Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

Rivesaltes. Photos. Manuel Valls à  l'inauguration du musée-mémorial

Le Premier ministre Manuel Valls à  son arrivée à  Rivesaltes. Photo Réveil FM International

Manuel Valls a lancé un appel à  la "reconquête des esprits" contre la "résurgence" de l'antisémitisme et du racisme, en inaugurant vendredi 16 octobre, le musée-mémorial du camp de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), où échouèrent près de 60.000 Espagnols, juifs, tziganes, harkis, Guinéens et Malgches. Évoquant une "haine de l'autre" qui fracture "chaque jour davantage notre société", le chef du gouvernement a estimé qu'il ne "fallait pas faiblir", dans un discours d'une vingtaine de minutes devant des élus et des rescapés du camp. "Tous les lieux de mémoires sont les postes avancés de cette reconquête des esprits que nous devons mener au nom de la République et de tous ceux qui se reconnaissent en elle", a-t-il affirmé.

"Je le dis: nous avons trop tardé. Le temps de la reconquête des cœ“urs et des esprits est venu", a-t-il insisté, estimant que ce travail doit aussi être menée par les jeunes. Selon le chef du gouvernement, le Mémorial de Rivesaltes est un témoignage de tous les "malheurs du 20e siècle: conflits armés, dictatures, antisémitisme, racisme, fièvres et aveuglement des peuples". Situé sur l'un des ilots du site militaire Joffre de 600 hectares, il a été construit en 1938 et a servi à  partir de 1941 de plus grand camp d'internement d'Europe de l'Ouest, recouvrant trois guerres: une civile, une coloniale et une mondiale. "Ce camp de Rivesaltes est là  pour rappeler, pour dire haut et fort ce qui, pendant trop longtemps, s'est murmuré tout bas. Il est là  pour reconnaître toutes les mémoires, toutes les douleurs, pour n'en oublier aucune", a souligné M. Valls. Il a listé les occupants "privés de dignité", "humiliés", "pris au piège": républicains espagnols, juifs, harkis, tirailleurs guinéens, des "indésirables, des ennemis, des étrangers dont on ne voulait plus".

Partager sur : Partager