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Terrorisme: Trois mois après attentat et prise d'otages, le personnel de Radisson Blu Bamako se reconstruit !

Scandar Assani, Directeur de la Restauration du Radisson Blu Bamako. Photo Réveil FM international

Que peut-on face aux fous de Dieu radicalisés ? Rien ! Que peut-on face aux radicalisés qui ont échoué leur vie et espèrent gagner leur mort ? Mille fois rien ! Que dire de ceux qui épouvante des populations civiles et donnent une mauvaise image de l'islam, une religion de paix par excellence ? Rien ! Quelle sécurité a-t-on face aux esprits formatés qui croient qu'il faut tuer tous ceux qui ne vivent pas, ne pensent pas, ne s'habillent pas, ne mangent pas comme eux ? Pas grand chose ! Rien ne vaut la vie. Au Radisson Blu Bamako, le personnel se reconstruit, on voit l'esprit d'équipe. Il est serviable, souriant, dynamique et pourtant un drame s'est produit dans cet hà´tel de luxe il y a seulement trois mois !

Tamba Diarra, le Maître d'hà´tel du Radisson Blu Bamako. Photo Réveil FM International

Tamba Diarra veuille à  ce que ma tasse de café ne refroidisse pas. Et pourtant cet homme est un héros ! Tamba Diarra, c'est lui qui par son courage et impressionnant sang-froid qui a probablement sauvé la vie de beaucoup de personnes. Il est maître d'hà´tel au Radisson Blu de Bamako, au Mali, l'établissement assailli par plusieurs hommes vendredi 20 novembre 2015. Lorsque l'assaut a commencé, et tout au long de la journée, il a fait preuve d'un impressionnant sang-froid qui a aidé les clients comme les forces d'intervention. Lorsque les premiers coups de feu retentissent devant l'hà´tel, Tamba Diarra a le réflexe de fermer les portes, et de dire aux clients de se mettre à  l'abri dans un couloir. Mais ce n'est que le début de l'assaut du Radisson. Alors qu'il vient de protéger plusieurs personnes, il tombe sur l'un des hommes armés et s'échappe. Mais son rà´le ne s'arrête pas là . Pour intervenir efficacement dans le bà¢timent, les forces d'intervention ont besoin de connaître la configuration des lieux. Équipé d'un gilet pare-balles, c'est Tamba Diarra qui les guide, "porte par porte, couloir par couloir, étage par étage, afin qu'on puisse libérer tout le monde." Encore plus impressionnant, c'est lui qui met au point une astuce pour évacuer plus facilement et sà»rement les clients, barricadés dans leurs chambres. "Quand un client appelait de sa chambre, on lui donnait le mot de passe "Tamba". Quand on avait un appel, je disais aux militaires : "Allez à  tel étage, dites au client "Tamba", et là  le client sort"."

Membres du personnel du Radisson Blu Bamako, sur les 22, les trois victimes du terrorisme du 20 novembre 2015

Le Radisson Blu Bamako n'est pas une nécropole mais un hà´tel vivant qui récupère petit à  petit ses clients ! Les journalistes accrédités à  Matignon, quelques-uns sont logés au Radisson Blu Bamako: AFP, TV5 Monde, RFI, Réveil FM International... Rien ne vaut d'être proche à  la source pour mieux informer. Personnellement je suis très heureux d'être au Radisson Blu Bamako. Le matin je me suis rendu au restaurant quasi vide de l'hà´tel Radisson Blu Bamako pour le petit-déjeuner. Il faut préciser qu'il était 9h45 ! La disponibilité de Oumou Danté, Lancine Djalo et Aminatta m'a beaucoup égayé. Le 20 novembre 2015 dernier, l'hà´tel Radisson Blu, à  Bamako, avait été la cible d'un attentat terroriste revendiqué par un groupe djihadiste salafiste. Deux hommes armés s'étaient introduits dans le bà¢timent et avaient ouvert le feu avant de prendre 170 personnes en otage. L'attaque s'était soldée par la mort de 22 personnes, dont les deux assaillants, après l'assaut de forces maliennes et internationales.

Oumou Danté. Photo Réveil FM International

Lancine Djalo. Photo Réveil FM International

Pour mieux sécuriser les membres du personnel et des clients, l'hà´tel Radisson Blu Bamako ressemble de plus à  un bunker ! Des policiers et militaires sont omniprésents avec des kalachnikovs à  l'entrée de l'hà´tel 5 étoiles ! Avant d'entrée et de sortir on passe par un détecteur des métaux. Les agents de sécurité habilles en chemises blanches et pantalons noires ont des talkies Walkies accrochés à  leurs tenues et se parlent tout le temps. Les grilles ont été surélevées.

Hamed Coulibaly du bar Radisson Blu Bamako. Photo Réveil FM International

Hamed est l'un des membres du personnel de Radisson Blu Bamako qui est là  depuis l'érection de l'hà´tel de luxe dans la capitale malienne. Il précise tout de suite qu'il a suivi une formation in situ de deux mois avant l'ouverture de l'hà´tel. C'est la photo de ses collègues qu'Hamed nous a remis de son portable que nous publions en premier. "Souvent je pense à  mes collègues morts ! C'est lorsque je souris avec des personnes comme vous que j'oublie". Effectivement avec Hamed on rigole beaucoup ! En quelques heures, la confiance s'est instaurée. Jamais par moi-même j'aurais pu connaitre les visages de ceux qui ont été victimes de l'attaque du 20 novembre 2015.

Hamed Coulibaly à  son bar du Radisson Blu Bamako. Photo Réveil FM International

Trois mois plus tard, l'activité reprend lentement dans l'établissement de luxe. Celui-ci a perdu 40% de sa clientèle étrangère mais peut compter sur d'irréductibles habitués. Pour preuve la France a logé des journalistes dans cet hà´tel de luxe où le personnel est charmant.

Le Radisson Blu Bamako demeure un hà´tel où il fait bon vivre !

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