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Christian Badibangi, président de l'Union Socialiste Congolaise nous a quitté !

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Christian Badibangi à  Nemours en France. Photo Réveil FM International, archives

A Nemours en France sa famille est inconsolable. A chacune de ses passages à  Paris, depuis 2007 lorsque le régime avait organisé une embuscade, tiré sur lui, il avait frà´lé la mort, la diaspora congolaise s'était vaillamment mobilisée. Nous nous voyons toujours avec Christian Badibangi. Depuis 2012, un froid glacial avait refroidi nos relations. Que les politiciens congolais comprennent une fois pour toute: La constance dans ses convictions est le B.A.BA de la politique. La versatilité n'a jamais payé, le virage à  800° non plus. Christian Badibangi était un politicien-stratège que la République démocratique du Congo. Cette dernière vient de perdre un patriote, un homme du peuple. D'ailleurs Christian Badibangi avait toujours gardé la permanence de son parti à  Ngaba ! Grand débatteur politique devant l`Éternel, les Tchops-Tchopdistes en avaient pour leur grade. Il avait vraiment excellé en député extra-parlementaire. En 2012, élu député national de l'opposition, le ressortissant de Dimbelenge avait accepté de siéger au palais du peuple avec tous les parlementaires applaudisseurs godillots, cela avait moucheté dans la communauté. Aller en Ouganda à  Kampala, l'un des pays agresseurs de la RDC, pour le compte du gouvernement d'alias Joseph Kabila, pour discuter sur le M23, Christian Badibangi a-t-il signé son empoisonnement qui a précipité sa mort ?

Christian Badibangi était compté parmi les vertébrés de l'opposition congolaise. L'ancien Ministre des Affaires étrangères du gouvernement Etienne Tshisekedi sorti de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) était un acteur politique-stratège qui maîtrise l'histoire de notre pays. Les Congolais se souviendront encore de la campagne politique lancée lors du gouvernement 1+4=0, par lui et son ami Gabriel Mokia, devenue le slogan de toute l'opposition: "la transition des composantes et entités en RDC s'arrête le 30 juin 2005 à  minuit". La mayonnaise avait tellement pris, que le président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, faisait une descente remarquée à  Kinshasa le 27 juin 2005, pour calmer l'opposition et signifier que la prolongation de 6 mois n'était plus ré-négociable par les animateurs repus de la Transition.

Avec la disparition de Christian Badibangi, la République démocratique du Congo est en deuil !

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