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10 Questions à  Modeste Mutinga, baron du joséphisme !

"Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, baron du joséphisme

Notre reporter, Kalonji Mandiangu Bukama, un roquet hargneux qui aime aboyer, qui s`agrippe sur le pantalon, le pagne ou la jupe et adore mordre des mollets, a rencontré "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi à  Mangercratie-ville, au restaurant "La Mangeoire de Kin-la-Belle" où les députés et sénateurs se retrouvent une fois qu'ils reviennent de la Ferme de kingakati, avec des billets verts en poches. Avec "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, c'est de la "Poudre de perlimpinpin", comment pouvait-il réussir, après avoir été nommé Rapporteur au Sénat, par Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et continuer à  critiquer le régime qui le nourrissait dans son journal Le Potentiel ? Etre assis sur deux chaises, c'est difficile et impossible ! Il avait l'outrecuidance de signer ses billets: Modeste Mutinga, sénateur ! Avec son sourire narquois, ses allures d'un dandy bon vivant, on peut croire qu'on a affaire à  un enfant de choeur, pardon... "Momo" Modeste Mutinga Mutsuisayi est un grand requin. Un faux-gentil, il est l'homme des kabbales, habitué à  salir et dégommer ses adversaires et concurrents avec des complicités de l'ANR et autres services de l'Etat. Il a été rattrapé par l'histoire. Suite à  ses nombreux voyages en Belgique, il a été dénoncé par les services des renseignements belges d'avoir voulu fomenter un coup d'Etat au Congo, avec son poulain John Tshibangu, cet officier congolais rebelle à  la tête d`un mouvement insurrectionnel au sein de des FARDC en 2012. Paraît-il, le go lui aurait été donner via Le Potentiel, le journal du sénateur, par un titre codé... Depuis qu'il a été accusé en juin 2016, de proxénétisme homosexuel aggravé, par la justice sud-africaine, Momo"Modeste Mutinga rase les murs. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazmbere Mtwale l'a fait virer de son poste de Rapporteur du Sénat, mais garde quand même son titre de sénateur. Homme sans position fixe, il est inconstant, versatile dont la fourberie, roublardise, ses coups-bas et coups-fourrés sont connus de tous.

Kinshasa, mars 2006, à  la résidence du représentant du Centre Wallonie-Bruxelles: Freddy Mulongo, Réveil FM et président Arco, Polydor Muboyayi, le Phare et président de l'Omec, le professeur Lukusa Mende, président de l'Alliance franco-congolaise et son épouse, Maître André Mwila Kayembe de "Toges noires" et son épouse. Photo Réveil-FM, Archives

"Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a ses pinacles près des chaudrons du Joséphisme. Comme une grenouille qui passe d'un nénuphar à  un autre, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi est passé du Mobutisme, au tshisekedisme, il a fini par devenir l'un des barons Joséphisme. Tiré à  quatre épingles avec son costume trois pièces, avec sa calvitie légendaire, ses lunettes visés au nez et son chapeau à  la main, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a toujours sa table réservé près des chaudrons du restaurant "La Mangeoire de Kin-la-Belle". Mangeur à  tous les rà¢teliers, il est l'adepte de habeo ergo sum. Arriviste et parvenu, il est l'un des fossoyeurs de la République démocratique du Congo. Lorsque Modeste se rase le matin devant la glace est-il content de Mutinga ? La liberté d'expression est un droit essentiel à  chaque individu. Prédateur de la liberté d'expression, étouffeur des libertés, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, qui est l'ancien président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), qui s'était octroyé les fréquences: Radio 7 et Télé 7, entant que président de la HAM, c'est-à -dire en étant juge et partie, sans que cela n'effleure sa conscience, alors que l'instance de régulation des médias, institution citoyenne d'appui à  la démocratie, devrait être impartiale, neutre et équitable! Que dire des fausses accusations auprès de l'ANR, la Gestapo d'Alias Joseph Kabila, pour noyer des journalistes et médias. La culture, c'est comme la confiture: moins on en a, plus on l'étale. Sparadrap qui lui colle à  ses mocassins, cailloux dans ses souliers, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, est celui qui contre espèces sonnantes et trébuchantes, a privé 60 millions de Congolais d'un débat démocratique constitutionnel entre Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba, lors de l'élection Louis Michel 2006. Dans cette interview fictive, l'ex-Rapporteur au Sénat et ex-président de la fameuse et défunte Haute Autorité des Médias (HAM) "made Alias Joseph kabila", aujourd'hui simple sénateur, avec l'allure d'un mammouth repu, Mutinga qui n'est "Modeste" que par le nom, a accepté de répondre aux 10 Questions de notre reporter Kalonji Mandiangu Bukama.

Modeste Mutinga, baron et apparatchik du Joséphisme.

1. Réveil FM International: Que répondez-vous à  tous ceux qui ne vous reconnaissent plus? Modeste Mutinga Mutuishayi, qu'êtes-vous devenu ?

Modeste Mutinga: Vous savez, moi je ne suis pas né avec une cuillère en or dans la bouche. J'ai travaillé dur pour arriver où je suis. J'étais gendarme de Mobtutu, j'ai compris avec le Maréchal je n'allais rien avoir. Je me suis jeté corps et à¢me dans le journalisme en apprenant sur le tas. Avec le discours de Mobutu "comprenez mon émotion..." à  la N'séle, nous avons peaufiné Le Potentiel qui au départ n'était qu'un journal économique de 4 pages pour en faire un journal politique. La Conférence Nationale Souveraine (CNS) qui s`est étalée sur une année et demie, soit du deuxième semestre de 1990 à  1992, nous a donné du grain à  moudre. Nous avons soutenu en particulier Etienne Tshisekedi et parfois l'opposition. Là  aussi je n'ai rien reçu. L'arrivée de l'AFDL de M'zée Laurent-Désiré Kabila n' a pas été facile pour moi.

M'zée Laurent-Désiré Kabila

Souvenez-vous de l'épisode "Casprom" (Caisse de Solidarité des Professionnels des Médias). La Casprom était l'appendice de la coopérative Pamoja créée à  l'initiative de neuf éditeurs des journaux paraissant à  Kinshasa. Pamoja était née neuf mois avant la Casprom dans un but tout à  fait commercial. M'zée Laurent-Désiré kabila qui avait compris que la presse et les médias pouvaient être des alliés plus puissant les armées coalisées contre la République démocratique du Congo.

Michel Lady Luya

Le 19 aoà»t 1998, lorsque Michel Lady Luya, président de Pamoja et plus tard de Casprom, a pris la parole devant M'zée Laurent-Désiré Kabila, pour solliciter une aide financière au près du chef de l'Etat et qui a été accordée, car l'argent est arrivé dans le coopérative Pamoja. Combien M'zée Laurent Désire Kabial à  donné à  la presse et aux médias ? Personne ne sait. Sauf que de 9 éditeurs au départ, deux jours après son lancement le 22 aoà»t 1998, la Casprom comptait 57 organes membres. Et le Potentiel a été exclu. Fin aoà»t et durant tout le mois de septembre 1998, ce fut la guerre des tranchées entre nous les exclus de Casprom et ceux qui avaient bouffés. Je suis monté au front avec mon journal contre la Casprom et ses membres. J'ai été victime d'agression à  deux reprises de la part de Michel Ladi Luya. A Kinshasa, il était parvenu à  me mettre dans sa coffre de voiture, heureusement Didier Mumémgi qui était Ministre de l'information l' avait supplié pour qu'il me relà¢che. La seconde fois à  New-York, lors de la réunion du Conseil de Sécurité où les journalistes accompagnés M'zée Laurent-Désiré kabila, j'ai été pris et tabassé par Michel Ladi Luya et certains membres la garde présidentielle devant témoins. J'ai attendu mon temps avec Joseph Kabila, j'ai tout de suite compris que mon heure était venue. Avec lui j'ai tout obtenu: maisons, voitures, comptes en banques florissantes...Rapporteur au Sénat durant dix ans, je peux me permettre beaucoup des choses, je peux même épouser plusieurs femmes si je voulais encore.

2. Réveil FM International: Pour la justice sud-africaine, vous êtes un proxénète homosexuel, pourquoi ne faites-vous pas "Le coming out" pour affirmer votre identité sexuelle et soulager votre conscience ? Vous allez continuer à  tricher avec vous-même jusqu'à  quand ?

"Momo" Modeste Mutinga: Vous êtes marrant ! D'abord il faut être courageux, ce que je ne suis pas. Croyez-vous qu'il est facile dans un pays, comme la République démocratique du Congo, où il y a diverses confessions religieuses: Catholiques, Protestants, Kimbanguistes, Musulmans ... où dans chaque rue de Kinshasa, il y a quatre à  cinq églises de réveil, qui se font concurrence, croyez-vous qu'il est facile de faire "son coming out" ? Le regard des autres vous y avez pensé ? Fort heureusement, notre association "Le Grand Kasaï" n'a pas suivi les recommandations de mes frères du Kasaï: Steve Mbikayi et sa bande des excités homophobes pour mon exclusion. Je regrette que le chef de l'Etat et la Majorité Présidentielle dont je fais partie, aient demandé que je quitte mon poste de Rapporteur de Sénat. Quelle ingratitude ? Le président Joseph Kabila a-t-il oublié que c'est moi qui est proposé la loi qui porte mon nom "Loi Mutinga" au Sénat sur le statut des anciens chefs d'Etat?"Outre le statut de sénateur à  vie accordé à  un ancien chef de l`État par la Constitution en vigueur en République démocratique du Congo, la loi proposée par le sénateur Modeste Mutinga donne d`autres avantages à  l`ancien président de la République, parmi lesquels sa prise en charge et celle de sa famille..

Léon Lobitch Kengo Wa Dongo, président du Sénat et "Momo" Modeste Mutinga, ex-Rapporteur du Sénat

Mes détracteurs ont même accusé Léon Lobitch Kengo wa Dondo, président de la chambre haute du parlement, d'avoir fermé les yeux sur mes agissements puisqu'accusé par la justice sud-africaine d`entretenir un vaste réseau de proxénétisme homosexuel, d`outrage aux bonnes mœ“urs et d` atteinte à  la moralité publique en République Sud-Africaine. Ma vie sexuelle est du domaine du privé, elle ne dépend pas du Sénat. La justice sud-africaine m'a enquiquiné avec cette accusation de proxénète homosexuel, faut-il le rappeler que je suis Sénateur Congolais donc je jouis de l'immunité. L'Afrique du Sud de Jacob Zuma et la RDC de Joseph Kabila ont des bonnes relations bilatérales. Je ne suis ni inquiet ni inquiéter. Mieux vaut être homosexuel en Afrique du Sud qu'en RDC. La communauté gay d`Afrique du Sud est monté au créneau pour prendre ma défense contre le député homophobe Steve Mbikayi en plein deuil de Papa Wemba. Qui a oublié cela ? Le Président de la communauté gay sud-africaine, Sebastian Matroos, à  Pretoria, s`était fendu d`une déclaration de soutien à  mon endroit, le vendredi 29 Avril 2016, tout en me félicitant d`avoir bloqué la loi Mbikayi, il avait notamment déclaré : "MOMO" est de notre communauté et nous restons solidaire car nous considérons qu`il ne peut être victime de sa liberté de choix d`orientation sexuelle". J'espère que les mentalités de mes compatriotes vont finir par évoluer.

Louis Michel, mentor de Alias Joseph Kabila

3. Réveil FM International: Quel était le vrai deal avec Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale lors de l'élection présidentielle Louis Michel 2006 ? Vous aviez privé 60 millions de Congolais du débat démocratique inscrit dans la Constitution de Transition qui devait opposer Jean-Pierre Bemba Gombo à  Alias Joseph Kabila, quel toupet ?

"Momo" Modeste Mutinga: Vous savez je suis né à  Kananga, le 1 janvier 1947, j'ai 70 ans. Dans quelques jours mon compteur aura une année de plus. Je ne suis pas un idéologue mais un opportuniste. Je change ma veste toujours du bon cà´té. Je ne suis plus jeune, mon avenir est derrière moi. Lorsque j'ai quitté Kananga pour m'installer à  Kinshasa, je n'avais rien. J'ai vécu tout mon temps dans la parcelle familiale à  Ngaba à  la frontière avec Makala. Le goà»t de l'eau de puits, je connais. L'insalubrité, l'insécurité, le délestage... tous ces problèmes je les connais et les aient vécus. Malgré le fait que les agitateurs aient réfuté ma nomination arguant que j'étais juge et partie en tant que éditeur du meilleur journal du Congo "Le Potentiel", je ne pouvais pas être Président de la Haute Autorité des Médias (HAM). Mais le président Joseph Kabila a eu le courage de me nommer et j'ai fais un deal avec lui. Il était entre le marteau des fauves de l'opposition et l'enclume des journalistes-alligators. Moi j'ai proposé mes services rémunérés: 400.000 $ tout de suite et 800.000 $ plus tard. J'ai demandé à  être non seulement Sénateur mais aussi membre du bureau, cela m'a été accordé. Le Président Joseph Kabila en a parlé à  Malu-Malu de la Commission Électorale Indépendante (CEI), institution siamoise à  la mienne.

Kinshasa, le 19 mars 2001, au Palais du peuple, Dominique Sakombi Inongo, ministre de l'information et presse inaugure le Festival "Fréquences Libres" organisé par Réveil FM et d'autres partenaires. Photo Réveil FM International, archives

J'ai obtenu aussi que Esdras Kambale, mon vice-président devienne Ministre de la Culture et des arts, même si en tant que seigneur de guerre, il n'y connaissait rien. D'où sa bourde de vouloir remettre la statue du génocidaire Léopold II en pleine journée sur le boulevard du 30 Juin du cà´té de la gare centrale. Opération échouée. Enfin, pour Dominique Sakombi Inongo,"Buka Lokuta", mon stratège mais déjà  souffrant du diabète aigu, j'ai obtenu qu'il me remplace à  la tête de la HAM. Une fois acquis tout ce que je voulais, je me suis mis au boulot. J'ai commencé par louer un appartement dans un immeuble de l'avenue Mbuji-Mayi à  Gombe, à  proximité du restaurant Chà¢teau Margaux de Michel Lognoul, pour être proche de mon journal et non loin du Palais de la Nation afin de rendre des comptes. Le défunt Sakombi Inongo "Buka Lokuta" m'avait beaucoup appris, il me fallait devenir un Pitbull ravageur. Je devrait mordre, encore mordre et toujours mordre. J'ai demandé qu'on coupe les signaux de CCTV et Canal Kin de Jean-Pierre Bemba dont le directeur n'était autre que Stéphane Kitutu, ancien président de l'Union de la presse congolaise (UPC).

Partiale, instrumentalisée, corrompue et non indépendante, le siège de la Haute Autorité des Médias (HAM) sur l'avenue Sendwe a été ravagé, pillé par des Kinois en colère. Photo Réveil FM International, archives

Il me fallait terroriser les journalistes estimés dans la population et humilier tout le monde pour instaurer la peur aux près des journalistes, des médias mais surtout dans l'opposition. Pasteur Théodore Ngoy, Joseph Olengankoy, Justine Kasa-Vubu, Christian Badibangi et autres acteurs politiques ont été suspendus par moi. Il me fallait tuer un poulet pour effrayer les singes. Je me suis mis à  distribuer des sanctions farfelues à  la pelle, à  donner des avertissements fallacieux. J'ai transformé la HAM en organe hautement répressif. Je faisais moins la régulation que de la répression. Soutenus par des faiseurs de roi ! Cela me colle à  peau comme un sparadrap, des compatriotes lorsqu'ils me croisent m'interpellent: Pourquoi ai-je annulé le débat qui devait opposer Jean-Pierre Bemba au Président Joseph Kabila ? Ces compatriotes n'ont jamais prie la peine d'interpeller Louis Michel ni l'ambassadeur de la Belgique à  Kinshasa. En bon roublard, j'ai vite compris qu'il fallait un deal. Eux voulaient que Joseph Kabila soit Président de la République en RDC pour défendre leurs intérêts. Moi j'avais besoin de vivre et ne plus survivre. Je vous dis j'ai obtenu tout ce que je voulais: l'argent, maisons, véhicules...Je suis même propriétaire d'une station service vers N'séle. C'est tout dire. En contre partie, j'ai été loyal. Ceux qui me traitent de corrompu, vendu, collabo, traître à  la Nation, n'ont jamais vécu des pressions comme moi à  l'époque. Mon téléphone sonnait toutes les deux minutes. J'étais épiait, on devait savoir où j'étais, qu'est-ce-que je faisais ? Mes invitations aux ambassades accrédités en RDC n'étaient pas une sinécure.

"Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, préident de la HAM convoqua les journalistes à  la Monuc pour signer la charte de bonne conduite devant les ambassadeurs du CIAT

Pour permettre à  Joseph Kabila d'apparaître comme un arbitre. Avec Henri Mova Sankany qui était ministre de l'information nous avions mis en place une stratégie simple: nous devions nous chamailler nos prérogatives. Dans cette gué-guerre, orchestrée et voulue, il fallait victimiser la Haute Autorité des Médias. Je savais que le Le comité international d'accompagnement de la transition ( CIAT) organe international mis en place pour épauler la transition démocratique en République démocratique du Congo, allait nous soutenir. Le CIAT a été créé en application de l'annexe IV de l'accord global et inclusif de Prétoria de 2002, composé des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), de l'Afrique du Sud, de l'Angola, de la Belgique, du Canada, du Gabon, de la Zambie, de l'Union africaine, de l'Union européenne et de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC), son pouvoir était énorme et important. Par ricochet, comme la HAM bénéficiait de l'appui de plusieurs partenaires internationaux, parmi lesquels le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA), le Gret, l'institut Panos, la Communauté française de Belgique et la Région wallonne....Les ONG congolais bien pensants, ne pouvaient que tomber dans les panneaux. Tout le monde ne pouvait que nous apporter son secours, surtout que nous étions une Institutions d'appui à  la démocratie. Lorsque nous avons sorti l'arme de destruction massive la "Congolité", c'était le buzz ! La HAM a été soutenue à  2000%. Tout était "boutiqué" pour l'élection de Joseph Kabila qui avait déjà  le quitus de Louis Michel et de la Communauté internationale. Je pouvais fermer des médias à  tour de bras, pénaliser des journalistes dans l'exercice de leur fonction...Tout m'était acquis, aucune voix au niveau international ne s'élevait pour protester. Je savais que mon avenir était joué, il fallait que je devienne sénateur et personne ne pouvait arrêter le deal.

3. Réveil FM Mulongo: Vous avez menti publiquement en disant que vous étiez parti au dialogue Inter-congolais à  vos propres frais, pourquoi ce mensonge de plus ? Pourquoi avoir envoyé Freddy Mulumba Kabuayi, ex-directeur de Rédaction du "Potentiel" à  l'aéroport de N'djili chercher Freddy Mulongo, Président de l'association des radios communautaires et responsable de Réveil FM International, qui voyageait pour Katmandou au Népal afin de vous signer une procuration que vous devriez remettre au bureau de Ketimule Masiré, le médiateur du dialogue Inter-congolais ? Pourquoi n'avez-vous pas dit que c'est au nom de Fopromédia (Fédération des organisations professionnelles des médias), une organisation presque fantà´me que vous êtes allé à  Sun-City ?

"Momo" Modeste Mutinga: Vous savez dans cette "République des inconscients", il faut trouver sa place au soleil. Sans roublardise et fourberie, je ne serais arrivé à  rien. La vérité ce n'est pas mon fort. J'ai menti que j'étais de la société civile alors que je n'y étais pas. Car si j'étais de la société civile, j'allais encourager les journalistes à  écrire et parler librement, ce qui n'a pas été le cas avec la Haute Autorité des Médias (HAM). Je dis nous car Dominique Sakombi Inongo et les autres m'encourageaient dans la farce et mascarade des décisions prises. Oui, j'ai menti à  la population congolaise et à  l'opinion internationale. Je suis allé au dialogue Inter-congolais au nom de Fopromédias comme jamais personne n'a protesté à  ma déclaration, que voulez-vous ? Ketimule Masiré, l'ex-président Botwanais et médiateur du Dialogue Intercongolais n'a pu accepter et intégrer ma demande d'aller à  Sun-City que puisque les 5 confrères journalistes m'avaient accordé leur procuration dont Freddy Mulongo, Réveil-FM et président de l'Arco. Il faut dire qu'avec l'à¢ge, je deviens parfois amnésique. Ce qui compte c'est le fait que j'ai été le premier président de la Haute Autorité des Médias. Même si aujourd'hui, la communauté internationale qui m'avait soutenu à  l'époque avec mes décisions à  l'emporte-pièces me tourne le dos, j'ai acquis ce que je voulais. Je voudrais ajouter quelque chose sur la question qui m'a été posée tout à  l'heure que j'ai répondu en disant que j'avais tout obtenu de Joseph kabila, mais pas sans concessions. Gondavi "l'apostropheur" du Le Potentiel, j'ai dà» le nommé à  mon cabinet de la HAM. Comme c'est lui qui écrit mes livres, il fallait qu'il soit prêt de moi. Ce n'était pas une décision facile de le virer du journal. Pour me venger j'ai nommé Eddy, mon neveu au protocole, Alice et Albertine, mes nièces au secrétariat de la HAM. J'avais ma petite cour du roi Pétaud familiale sur l'avenue Sendwe et personne n'a jamais rien dit. Ce qui comptait c'est l'image que la HAM donnait à  l'extérieure et les décisions qui devraient être respectées.

Février 2006, à  l'institut Congolais de l'Audiovisuel (ICA) dans l'enceinte de la RTNC, lors de la formation financée par l'Ambassade de France, sur le traitement impartial de l'information en période électorale par Jean-Karim Fall de RFI pour les médias congolais. Freddy Mulongo, président des radios au Congo (1er à  gauche), Modeste Mutinga Mutuuishayi (4è), Président de la HAM, avec sa main dans sa poche !

4. Réveil FM International: 35 ans du Journal "Le Potentiel", vous tirez encore à  1500 exemplaires pour 12 millions de Kinois et plus de 60 millions des Congolais, le Journal est toujours en noir et blanc, avec seulement 12 pages, n'est-ce pas un échec ? La Francophonie vous a doté d'une imprimerie flambant neuve, quel usage en faites-vous ? Pourquoi le Potentiel qui devrait être le fer de lance pour la défense de la démocratie est devenu un journal thuriféraire du régime des Joséphistes ?

"Momo" Modeste Mutinga: Le Potentiel n'est encore la Pravda congolaise. Je crois qu'aucun journal Kinois ne concurrence L'Avenir en la matière. Le Potentiel est au milieu. Le journal est au service du pouvoir car il faut bien vivre et continuer à  exister. Et de temps à  autre, très rarement, nous critiquons le pouvoir. Nous ne sommes pas assez fou pour tirer sur le pouvoir alors que c'est le régime des Josephistes qui nous nourrit. Notre vrai problème, c'est un manque de viabilité financière. Sans les deux enveloppes mensuelles de la Banque Centrale du Congo et de la Présidence de la République, le Potentiel est un journal mort ! Souvenez-vous, le 19 octobre 2007, au salon Lubumbashi du Grand Hà´tel de Kinshasa, lors du 25 anniversaire de notre journal. J'avais ouvertement dit que le Potentiel ne devrait plus garder le statut d'entreprise individuelle et familiale il était temps que notre capital soit ouvert à  des nouveaux partenaires. Personne n'a suivi. Les gens ont-ils peur que je les "enfarinent", je ne sais pas. Une chose est claire le Journal ne paye pas son éditeur, il faut avoir d'autres ressources. Heureusement au Potentiel, nous avons deux enveloppes qui tombent tous les fins de mois: celle de la Banque Centrale du Congo (BCC) dont je ne vous dirais pas le moment même sous la torture (le Potentiel ne critique jamais les décisions de la BCC y compris les inflations vertigineuses et chroniques du franc congolais ) et la Présidence de la République. Nous sommes contre la Balkanisation du pays, c'est d'ailleurs notre campagne éditoriale, cela mérite un encouragement financier. Notre stratégie est simple: tout le journal pour encenser le pouvoir et un petit article contre. Nous avons l'art des titres pompeux et rien à  l'intérieur. Notre conscience c'est dans nos poches. Ceux qui critiquent notre ligne éditoriale n'ont qu'à  aller voir ailleurs. Ce n'est pas parce que nous tirons à  moins de 2000 exemplaires, que notre journal n'est pas lu, c'est faux. Les parlementaires débout peuvent en témoigner, ils inspirent nos écrits. Un journal publié passe toujours par plusieurs mains dans une maison, aux bureaux... Le pouvoir d'achat des Congolais est très faible, le taux de chà´mage est exponentielle, c'est aspect important à  tenir en compte. Il est vrai aussi que mon journal est infecté des moutons noirs, servir la vérité, la déontologie et l'éthique journalistiques, en tenant jalousement à  l'indépendance de son esprit comme à  la prunelle de ses yeux, n'est pas une mince affaire. Car au Potentiel nous vivons des Publi-reportages et les journalistes du "coupage". Celui qui paie voit son article paraître, les hommes politiques se bousculent. Nous ne sommes pas des philanthropes, le Potentiel est notre business. Il faut que les choses soient claires pour les internautes, la Francophonie a certes doté le Potentiel d'une imprimerie mais ce n'est pas la Francophonie, qui nous fournit les intrants, ce n'est pas elle qui paye l'électricité ni ceux qui passent la nuit aux marbres. Nous continuons à  publier en français, la Francophonie devrait se consoler. Nous ne fouillons pas leurs affaires qu'ils ne fouillent pas non plus aux nà´tres. Je suis quand même Rapporteur au Sénat. En haussant le ton, son policier de garde s'est approché. L'autoricrate, Modeste Mutinga s'est ressaisi par la suite.

5. Réveil FM International: Le fait d'avoir privé les Congolais d'un débat démocratique et constitutionnel pour vous enrichir, vous arrive-t-il de regretter votre acte ? Ou êtes-vous sans état d'à¢me ?

"Momo" Modeste Mutinga: Vous savez, je ne regrette rien. Lorsque je regarde d'où je suis venu. J'étais gendarme impayé sous Mobutu. J'ai habité la commune populaire Ngaba, tout près de Makala , avec tout ce que cela comporte. Aujourd'hui j'ai plusieurs maisons, mes comptes bancaires sont florissants, mes grands enfants sont au Canada, Belgique et Chine. Mes petits dont celle de 3 ans est à  mes cà´tés. Je suis comblé et je ne regrette rien. J'ai agi pour sauver mon pays et mon ventre. Il fallait éviter le débat à  Joseph Kabila. C'était la consigne, j'ai respecté et était récompensé pour ça, pourquoi dois-je me plaindre ? Seuls les aigris, ceux qui ne risquent rien peuvent s'en plaindre. Lors de la colère des Kinois du vandalisme et du pillage de la HAM en juillet 2006, j'ai failli perdre ma vie. Heureusement Dieu merci, les pillards ne m'ont pas trouvé au siège de la HAM sur l'avenue Sendwe. Les pillards sont passés par le siège de la HAM pour aller écouter le discours de Jean-Pierre Bemba. Pillant et mettant sens dessus-dessous la HAM. Brulant notre bus, dévalisant le coffre-fort, violant une fille qui pour des soins appropriés a été transférée en Afrique du Sud. Face à  cette violence, croyez-vous qu'on devrait permettre un débat entre Jean-Pierre Bemba et Joseph Kabila ? Nous n'avions pas besoin de voir notre président ridiculiser par Igwe à  la face du monde. Même si le débat démocratique a été inscrit dans la Constitution de transition, j'ai pris mes responsabilités avec d'autres pour l'annuler. Cela m'a rapporté gros: j'étais pendant dix ans Rapporteur au Sénat, ce n'est pas rien ! De toutes les manières, moi j'avance, je ne regarde pas le rétroviseur de mon passé. Voyons ce qui va se passer le 31 décembre 2017. Avec les 5 chantiers et la Révolution de la Modérnité, Joseph Kabila bien que le Rassop brandit les accords de la Saint-Sylvèstre va passer, je serais peut-être Premier ministre à  la place de Bruno Tshibala. Qui sait ? Moi je suis comme un poisson dans l'eau, je suis la route qu'arpente la rivière. Je sais aussi que dans la descente du courant, on peut se faire des amis, mais dans la montée, c`est impossible.

6. Réveil FM International: Le fait d'être sénateur et de continuer à  signer les édito du Potentiel, n'est-ce pas agir comme un enfoiré ?

"Momo" Modeste Mutinga: Enfoiré je le suis et le revendique. Enfoiré je l'ai été lorsque Président de la Haute Autorité des Médias, je me suis octroyé Radio 7 et télé 7. Enfoiré je le suis lorsque je signe mes articles avec mon titre de sénateur. Voyez-vous je constitue un tout. àŠtre juge et partie, cela me plait bien. Cela est ma seconde nature. Je suis sénateur pour gagner mon pain mais dans mon fort intérieur, je suis l'éditeur du journal le Potentiel. Je garde donc mes deux fers au feu. Si le pouvoir m'enquiquine trop, je là¢che mes fauves du le Potentiel. Pour que les Congolais ne m'oublient pas, j'ai décidé de signer mes édito, au grand dam des donneurs des leçons déontologiques. Si je quitte le Sénat demain, je rentre dans l'équipe de rédaction de mon journal. D'ailleurs je ne suis jamais parti, je suis là . Certains articles qui nous parviennent des officines de l' l'ANR (Agence Nationale des Renseignements) pour soutenir le pouvoir en place, il faut mon quitus pour la publication. Donc le Potentiel, c'est mon bébé, je ne là¢che pas.

7. Réveil FM International: Tout le monde parle de la ferme Kingakati, comme le lieu de la corruption par excellence, comme le Sodome et Gomorrhe de la politique congolaise. Vous y allez souvent ?

"Momo" Modeste Mutinga: Effectivement la ferme présidentielle de Kingakati a remplacé le bateau Ms Kamanyola du feu Maréchal Mobutu. Kingakati est devenu aujourd'hui le lieu de tous les intrigues, coups-bas contre la République. D'ailleurs le site Wikileaks en parle pour faire virer Vital Kamerhe du perchoir de l'Assemblée nationale, chaque membre du bureau a reçu 200.000 $ à  Kingakati. Lorsque j'entends des Congolais de la diaspora citer en référence le "Rapport de la commission Lutundula sur le pillage des ressources minières." pour soi-disant arguer que le pays est vendu. Je m'étonne et je m'interroge. En février 2009, n'est-ce pas Christophe Lutundula Opala, 1er vice-président, et de Mme Brigitte Kalaba, questeur adjoint qui furent les premiers comme membres du bureau de Kamerhe à  démissionner ? Ont-ils seulement reçu 200.000 $ à  chacun ? Nul ne sait ! Pourquoi s'attaque t-on à  Modeste Mutinga comme bluffeur, fourbe et roublard alors que les vrais "Kuluna au col blanc" noyautent les institutions ? Il y a une sorte de deux poids deux mesures. En tant que sénateur, je suis au parfum de tout. Lors du vote au palais du peuple pour le scrutin à  un tour de l'élection présidentielle, l'opposition s'en est pris à  Evariste Boshab. Mais qui est le premier à  avoir pris la parole à  tribune pour défendre cette révision constitutionnelle, n'est-ce pas le Député Christophe Lutundula Opala que vous acclamer dans la diaspora? Kingakati, kingakati, Kingakati...Le président Joseph Kabila reçoit à  la ferme présidentielle Kingakati, les Députés et Sénateurs de l'AMP, Parti-Etat pour uniquement nous donner des directives. Je suis membre de la Majorité Présidentielle, haut cadre du MP, il est clair que je dois suivre les instructions de l`autorité morale de notre famille politique. Et à  la fin, on nous distribue des enveloppes pour nos carburants, où est le mal ? Kingakati n'est pas la porte d'à  cà´té, il y a du chemin pour revenir en centre ville. Il me semble qu'il y a une volonté de diabolisation de la ferme présidentielle de Kingakati où les soldats Rwandais, Zimbabwéens, et Tanzaniens qui gardent celle-ci, nous sécurisent tous.

"Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi

8. Réveil FM International: Peut-on encore parler du pluralisme médiatique au Congo lorsque le Président de la République, le Premier ministre, les Députés et Sénateurs ont chacun sa station de radio et chaîne de télévision ?

"Momo" Modeste Mutinga: Je crois que comme la démocratie, il faut adapter le pluralisme médiatique à  chaque pays. Tenir compte de son histoire et de son environnement. Si moi j'ai acquis Radio 7 et Télé 7 c'est parce que les grands éditeurs de presse ont pour la plupart un journal, une radio et une télévision. Pius Mwabilu a le journal l'Avenir, Rtg@ radio et télé, Michel Ladi Luya a le journal "Palmarès", Mirador radio et télé. Comment voulez-vous moi qui était président de la Haute Autorité des Médias (HAM) ne puisse qu'avoir le Potentiel ? C'est inconcevable ! C'est pourquoi je me suis octroyé ma radio et télé. Aucun des organismes internationaux qui ont pignon sur rue pour défendre le pluralisme médiatique ne nous l'ont reprocher. Bien au contraire ils nous ont encouragés à  le faire, car les enjeux étaient de taille. Aujourd'hui, ils nous tournent le dos et proclament haut et fort que nous étions juge et partie ! Pourquoi ont-ils si vite changer d'avis ? Maintenant que le Président de la République, le Premier ministre et d'autres parlementaires aient leurs médias, cela ne me concerne pas. Ce qui compte pour moi, c'est le Potentiel qui ne doit pas se laisser damner les pions par d'autres. Moi je ne suis plus Président de la Haute Autorité des Médias, je suis Rapporteur du Sénat donc la régulation n'est pas mon affaire. La majorité des médias congolais, c'est pour la mangeoire. C'est pour négocier, monnayer les services lors de la campagne électorale de 2011. Avant le discours du 24 octobre 1990, le paysage audiovisuel visuel congolais était monocorde: à  cà´té de l`Office zaïrois de radio-télévision (OZRT) existaient quelques publications de statut privé mais détenues par des proches de Mobutu et entièrement au service du régime. à€ Kinshasa, Salongo et Elima, créés en 1972, relayaient la propagande gouvernementale et, dans chaque province, un seul journal était autorisé: Jua à  Bukavu, Mjumbe à  Lubumbashi, Boyoma à  Kisangani. Aujourd'hui avec Joseph kabila non seulement le Premier ministre et les parlementaires ont leurs médias, nous avons 52 télévisions et plus de 200 radios communautaires et associatives. Mais la présidence de la République compte sur 4 journaux pour sa propagande et ceux-ci ne peuvent jamais le trahir: l'Avenir, la République, le Soft et le Potentiel. Nous sommes les gardiens du temple et de la démocratie au Congo. Nous désinformons pour abrutir le peuple. Nous avons œ“illets. Nous sommes la voix du gouvernement congolais. Nous défendons ses points de vues. Nous sommes constamment consultés. Nous avons l'expertise en la matière. Nous avons obtenu que la reprise de RFI sur le territoire congolais soit fait avec le départ de Ghislaine Dupont de la rédaction africaine. Nous sommes très forts. Voyez comment notre ministre Lambert Mende-"Vuvuzélateur national" a répondu à  la manière de "Carte Blanche" de Mavungu Malanda à  Jeune Afrique qui a qualifié notre Président de Mobutu Light. Nous sommes payés pour soutenir et défendre le gouvernement congolais. Le pluralisme médiatique existe bel et bien au Congo. Rien qu'à  lire nos journaux, vous vous en rendait compte: nous disons tous la même chose avec des mots et des phrases différents. Tout converge vers notre guide éclairé : Joseph kabila, roi du Congo.

9. Réveil FM International: Pouvez-vous me regarder droit dans les yeux et répondre à  cette question: Modeste Mutinga, avez-vous peur ?

"Momo" Modeste Mutinga:Foncièrement non ! Mais comme tout le monde oui. Car nous sommes en Afrique, et en plus au Congo rien n'est certain. Tout peut basculer, du jour au lendemain, d'une minute à  l'autre. Mes amis Mobutistes qui sont avec moi au Sénat me disent qu'ils avaient traversé le fleuve Congo à  pied lors de l'entrée de l'AFLDL de M'zée Laurent-Désiré Kabila en 1997. Ma vraie crainte est que je sois pillé avec tous les biens que j'ai amassés. Ce n'est pas trop facile de devenir un apparatchik d'un régime corrompu. Et lorsqu'on est haut il faut savoir le rester mais rien n'est sà»r au Congo-démocratique. Mon salut, c'est encore le Potentiel car je pourrais toujours y revenir et retrouver ma liberté de parole. Je sais aussi que je suis allé trop loin en dribblant tout le monde car personne ne savait que je travaillais pour Joseph Kabila. Les gens l'on découvert lorsque je suis arrivé au Sénat. Les Congolais me pardonneront-ils cette fourberie? Je ne suis pas le premier. A l'époque de la Conférence nationale Souveraine (CNS), beaucoup de ceux qui insultaient le Maréchal Mobutu le matin, étaient à  Gbadolité le soir pour recevoir des enveloppes. Donc pas de regret de ma part. J'espère vraiment dans 150 ans, les Congolais se souviendront de moi pour avoir éviter un chaos au pays en annulant contre espèces sonnantes et trébuchantes, le débat démocratique entre Joseph kabila et Jean-Pierre Bemba.

10. Réveil FM International: Le policier qui vous garde avec son kalachnikov montre des signes de fatigue, le mot de la fin ?

"Momo" Modeste Mutinga: J'invite les internautes à  respecter la liberté de ton de cette interview fictive. Une liberté que j`apprécie, liberté que je n'ai plus car ayant choisi la mangeoire. Vous êtes plus libre que moi qui suis sénateur godillot. Enfin, il faudra que les internautes aient la sagesse et l'intelligence de démêler le vrai du faux dans cette interview fictive. Moi Modeste Mutinga, j'ai été sincère.

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