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10 Questions à  Albert Kisukidi, le poing levé contre le Caïn Congolais !

Albert Kisukidi

Son patriotisme ne s'exprime pas dans les endroits de partage de gà¢teau, mais dans la fierté et la protection de la République démocratique du Congo. Professeur en retraite depuis 2008, Mbuta Albert Kisukidi est ferme:- Est Caïn tout citoyen Congolais qui tue son frère Congolais, sa sœ“ur Congolaise; - Est Caïn tout Congolais qui fait tuer ou qui laisse se faire tuer un autre Congolais; - Est Caïn tout Congolais qui empêche que les tueries des Congolais cessent IMMÉDIATEMENT ! A la retraite depuis 2008, Mbuta Albert Lisukidi est l'homme de l'intelligence engagée et libre ! Nous avons beaucoup de respect et d'affection pour lui. Il vient d'accomplir 50 ans en Europe, il est à  la retraite depuis 2008. Ancien élève des internats de Sona-Bata, Tumba et colonie scolaire de Boma dans le Kongo-Central. Après ses études secondaires, Mbuta Albert Kisukidi travailla dans la presse comme journaliste-reporter au quotidien "Le Progrès" à  Kinshasa. Fin 1967, il quitte Kinshasa pour l'école supérieure de navigation maritime d'Anvers (Belgique). Ne se sentant pas de pieds de marin, il s'inscrit à  l'Université catholique de Louvain, cycle court de Bruxelles en passant par une école d`études sociales. A Louvain, il étudie des sciences du travail et passe une agrégation pour l`enseignement secondaire supérieur. Il prépare et obtint un diplà´me de 3ème cycle d'études européennes : section économie (système d`intégration économique régional). Mbuta Albert Kisukidi, quitte la Belgique pour la France, pour l'université de Poitiers où il passe un diplà´me de 3ème cycle d`économie régionale et aménagement du territoire. Il passe un concours de Professeur d'enseignement de Lycée et d'enseignement supérieur technique (BTS = Brevet technique Supérieur) Il a enseigné l'économie, le droit et la gestion commerciale en Lycée et en BTS.

Albert Kisukidi et son épouse

Accrédité pour couvrir le G20, organisé à  Cannes du 3 au 4 novembre 2011, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Anecdotes: Après la bévue de CNN qui a situé Cannes en Espagne, place à  la vilaine pique de Barack Obama qui s'était ouvertement et publiquement moqué du physique de Nicolas Sarkozy. Devant les caméras du monde, Barack Obama s'était livré à  un discours et en avait profité pour féliciter le président Nicolas Sarkozy pour la naissance de la petite Giulia , née le 19 octobre à  la clinique de La Muette. Sans pitié, il a déclaré : " Je veux féliciter Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy pour la naissance de Giulia. Je suis sà»r que Giulia a hérité de l'apparence de sa mère plutà´t que celle de son père, ce qui, je pense, est une excellente chose ". Cette phrase collector est encore plus savoureuse quand on voit la mine déconfite de Nicolas Sarkozy qui encaisse la vanne avec un sourire forcé. Pour rattraper le coup, le président français avait déclaré: "Vous voyez la grande influence de Barack Obama. à‡a fait quatre ans maintenant qu'il m'explique qu'être père de filles c'est fantastique , lui qui en a deux. Je l'ai donc écouté et j'ai suivi son exemple".

La carte d'Afrique sur une marre d'eau après la pluie !

Plus des chambres à  Cannes, le professeur Albert Kisukidi et son épouse étaient venu me chercher à  la gare de Nice. Affectueux, je m'étais vraiment senti en famille chez eux. Mais les Va et vient de Nice à  Cannes ne m'avait pas laissé trop de temps. Très actif sur le net, même si on ne se parle pas tous les jours, je vois ses publications. Le professeur émérite Albert Kisukidi m'a appris à  chanter notre hymne national "Debout Congolais"en Kikongo, l'une des 4 langues nationales de la RDC. Albert Kisukidi combat à  sa manière les dictatures qui s'implantent chez nous. "Le Congo ne va nulle part si nous ne procédons pas à  la démobutisation, dékabilisation, dékadogisation et dénazification du Congo. Plus que jamais la République démocratique du Congo n'a pas besoin de réconciliation comme prétendent certains fumistes, les Kongolais ont besoin de justice pour tous les spoliés et victimes de l'arbitraire".

Pour Mbuta Albert Kisukidi, la RDC est un poème dont voici :

- Ne nous laissons pas surprendre un matin au réveil que nous vivions dans des réserves à  l`amérindienne parce que nos terres appartiendraient aux propriétaires étrangers vivant au pays ou sous de lointains autres cieux - !

Je ne suis pas de ceux qui cherchent à  aimer la RDC pour subtiliser aux autres compatriotes les fruits de ses entrailles jusqu' à  s'allier à  des vautours venus du monde entier pour s'y enrichir en appauvrissant les citoyens de la RDC

J'aime ce pays de façon tripale et de façon cérébrale pour ce qu'il est de Mutetela, de Mukongo, de Mungala, de Muluba..etc..ces nobles appellations inaliénables que portent ceux et celles qui ont constitué tant au pays quand j'y vivais encore et dans la diaspora mon portefeuille d'amis et des frères et des compatriotes.

Ils constituent le CONGO dans sa diversité physique et spiritualiste l C'est cette diversité qui constitue le vrai poème qui trottine dans ma tête sans en piper un mot.

Je ne veux en aucune façon que ces frères perdent le contrà´le des terres que nos ancêtres nous ont léguées, car c'est ces terres là  qui ont façonné ce que nous sommes.

La modernité que je prêche pour ces peuples sur ces terres est qu'ils soient les vrais propriétaires du sol et du sous-sol de la RDC sur la portion leur léguée par leurs ancêtres.

Qu'ils soient physiquement ou par délégation les acteurs premiers de toute l'activité économique et sociale se déroulant sur ces terres.

Ce qui signifie concrètement que toute entreprise nationale ou transnationale opérant sur ces terres ait pour une partie d'actionnaires à  majorité ou à  minorité de blocage les ressortissants de ces terres congolaises.

Mon cher ami Momi Mbuze; c'est sur cette base que nous allons construire les institutions d'un véritable Etat de la RDC dont je t'ai parlé et qui répondra à  ces préoccupations et d'en être le gendarme.

L'on tue au Kongo Central, l'on tue à  Beni, l'on tue dans le Kasai simplement parce que l'on ne veut pas que les populations originaires restent les maîtres de ces lieux. C'est donc une nouvelle dépossession des terres ancestrales qui se prépare au détriment des populations congolaises.

Ne nous laissons pas surprendre un matin au réveil que nous vivions dans des réserves à  l`amérindienne parce que nos terres appartiendraient aux propriétaires étrangers vivant au pays ou sous de lointains autres cieux !

Le président Joseph Kasa-Vubu

1. Réveil FM International: On dit dans l'histoire du Congo que le premier Président Joseph Kasa-Vubu n'avait jamais piqué dans la caisse de l'Etat. Savez-vous combien il avait laissé comme somme d'argent pour l'Etat lors de son éviction du coup d'Etat de Mobutu le 24 nov 1965 ?

Albert Kisukidi: La probité de Joseph Kasa-Vubu est notoire ! Il est bon de retenir est que durant sa présidence il n'y avait pas de mélange des genres dans le fonctionnement et gestion des ministères et le Parlement (Assemblée Nationale et Sénat), quant à  leurs rà´les et missions, ainsi que des organes de contrà´le dont le plus important an matière de gestation des finances publiques, la Cour des Comptes. En sus, la politique monétaire de la Banque Central de la RDC était indépendante de l'Exécutif. Oui, tous les Congolais de l'époque connaissait le salaire du Président Joseph Kasa-Vubu en francs congolais, mais j'en ai oublié le montant exact. Ca devait tourner autour de 35.000 francs congolais. Ce qui est connu des Congolais, comme anecdote est que le Président Joseph Kasa-Vubu rendait au Trésor public le reliquat d'argent qui traînait encore dans sa poche à  ses retours des missions officielles.

Le président Joseph Kasa-Vubu et son épouse

Quant à  l'importance du montant, qu'il aurait laisse dans les caisses de l'Etat au jour dit du 25 novembre 1965 après son éviction, il m'est difficile aujourd'hui de le connaître. Il était aussi notoire que la réserve d'or détenu à  la banque centrale de la RDC n`était pas touchée. Tout ce que l'on peut dire sur la question est que son remplaçant et ses collaborateurs gouvernants ne s'étaient pas plaints de manquer d'argent pour commencer à  travailler. Ce qui ne fut pas le cas avec M'zee Laurent-Désiré Kabila qui s'était plaint de n'avoir rien trouvé dans les caisses de l'Etat en 1997. J'aimerai faire observer qu'en plus du Président Joseph Kasa-Vubu, l'ensemble des membres de l'élite politique congolaise, qui ont fait parler d'eux au cours de la décennie 1950 avaient acquis, leur formation d'hommes de façon classique sur le banc de l'école, qui n`allait pas plus loin au-delà  des études secondaires de cycle, moyen, ( 4 ans) et de cycle complet (6 ans).

Le mausolée du Président Joseph Kasa-Vubu à  Singini dans le Territoire de Tshela au Kongo-Central

Tous pour la plupart de confession protestante (Tshombe, Lumumba) et surtout catholique (Kasa-Vubu, Bolikango). Les Catholiques alignaient en plus des formations de niveau secondaire, celles des Grands-Séminaires bien trempées en philosophie. Dans l'ensemble tous, leur éducation les 'avait bien préparés à  bien distinguer l'intérêt général de l'intérêt particulier. Ainsi s'ils ne furent pas des cracs émoulus universitaires, l'éthique de vie ne leur manquait pas. Et de 1960 à  1965, l'on ne parlait jamais, même s'ils avaient existé de Président ou des Ministres milliardaires en dollars. Voire jusqu'en 1970.

Mobutu et les fantà´mes de ses pendus de la pentecà´te

2. Réveil FM international: Arrivée au pouvoir par un coup d'Etat, Mobutu Sese Seko va faire pendre les Martyrs de la Pentecà´te, quatre politiciens congolais exécutés par pendaison le 1er juin 1966 . Il s`agit de Jérà´me Anany (Ministre de la Défense dans le gouvernement de Cyrille Adoula de 1961-1964 , Emmanuel Bamba (sénateur, ministre des finances sous Adoula et dignitaire de l`église kimbanguiste), Évariste Kimba (Premier ministre jusqu`en novembre 1965) et Alexandre Mahamba (Ministre des Affaires foncières dans le gouvernement de Cyrille Adoula), pourquoi cette pendaison ?

Albert Kisukidi: Le coup d'Etat militaire du Haut-Commandement de l'Armée Nationale Congolaise (ANC) rondement mené était reçu comme un salut pour les Congolais, d'autant plus que ce dernier, selon le Président Mobutu, les militaires ne resteraient que pendant 5 ans au pouvoir avant de le rendre aux civils. Et subitement l'on s'aperçut, que le Président Joseph Kasa-Vubu hors la ville de Kinshasa et le Kongo-Central, n'était pas populaire dans le pays.

On pouvait s'en rendre compte aux déclarations des citoyens interrogés dans la rue, même si la réalité pouvait autre chose. Cependant à  partir de 1966, les gens commençaient à  se poser les questions sur la réalité démocratique du pouvoir qui se mettait en place. Il commençait y avoir comme un frottement dans l'opinion, du moins au niveau d'acteurs politiques. Ainsi tout paraissait aux jours dits: de l'arrestations des 4 anciens ministres citées, les modalités d'arrestation, les protagonistes, des personnes à  la base de l'arrestation, l'organisation du procès et, le choix des personnes composant les juges du Tribunal Militaire, donnèrent l'impression que, le Président Mobutu voulait prendre la situation en main et infliger une trouille atroce aux aux acteurs politiques et civiles qui voulaient contester son pouvoir.

Congo-Zaïre : l`empire du crime permanent, les pendus de la Pentecà´te Et comme la pendaison n'avait pas provoqué une révolte à  Kinshasa, il est considéré que la pendaison des 4 anciens ministres de Joseph Kasa-Vubu fut l'assurance pour le Président Mobutu Se Seko d'installer sa dictature sur la RDC. Mais comme il était malin, il pouvait imaginer que le problème de son pouvoir se poserait au cours de l'année 1967 qui avait suivi la création du MPR sur base du `` Manifeste de la Nsele ».

Le Général Léonard Mulamba Nyunyi, premier Premier ministre de Mobutu

Le pouvoir ne sera peut-être plus rendu aux civils en 1970, dans la forme qui avait été promise, mais dès 1967 avec le MPR, les civils revinrent au pouvoir sous une autre forme. Des militaires devinrent des politiques. C'était un statut ambigu, ils étaient des ministres mais logés dans des casernes. Mais le plus spectaculaire démontrant que le pouvoir politique militaire comme présenté par le Haut-commandement militaire le 24 Novembre 1965 n'était plus de mise, c'est le départ du Général Léonard Mulamba de son poste de Premier ministre.

3. Réveil FM International: Le dernier recensement en RDC date de 1984. A chaque élection on parle d'enrà´lement et les politicailleurs brandissent leur carte d'électeur alors que depuis 1996 il n'y a plus de carte d'identité nationale. Un pays sans recensement, sans carte d'identité nationale...Par où commencer pour remettre le pays sur le rail ?

Albert Kisukidi: Suite aux débats sur la nationalité congolaise qui avaient précédé les élections nationales présidentielles et législatives de 2006, j'avais émis le vœ“u en écrivant que les premiers travaux auxquels que devront engager les représentants de la Nation au Parlement (Assemblé Nationale et Sénat) sont:

Premièrement, la résolution du problème de la Nationalité congolaise et celui de la double ou des plusieurs nationalités portées par les citoyens congolais tant au pays qu'à  l'étranger.

Deuxièmement, de l'organisation tout de suite du recensement de la population congolaise totale. J'avais même émis l'idée qu' à  ce que le recensement se fasse à  l'antique romaine qui vit l'arrivée sur terre de Jésus-Christ à  Bethléem en Judée, Joseph et Marie allant se faire recenser dans leur village d'origine et ainsi que que chaque Congolais rentre dans son village pour se faire recenser pour qu'on sache vraiment qui est qui aujourd'hui en RDC ? (Cela avait fait sourire plus d'une de mes compatriotes qui m'avaient lu ). Cela inclus des techniques de recensements modernes foyer par foyer avec le redressement et des doubles comptages des mêmes personnes éparpillés dans des différents foyers, (familiaux dans les communes et d'autres foyers au pays comme des internats scolaires, des couvents religieux, des casernes militaires et ainsi qu'à  l'étranger dans les Consulats et dans les ambassades de la RDC. et aboutir aux résultats acceptables.

Et ce n'est qu'a partir de la connaissance, des habitants commune par commune et munis de leurs extraits d'actes des Naissance, les citoyens peuvent aller chercher leurs cartes d'Identité nationale.. La carte d'Identité servira à  chaque citoyen à  sa majorité d'aller se faire inscrire à  la commune sur la liste électorale gérée par chaque commune. Et c'est la commune domiciliaire suite à  cette inscription qui envoie la carte d'électeur. On s'inscrit sur une liste électorale à  la commune et l'on s`enrà´le pour un service d'Etat, par exemple le service militaire. Lors de mes deux séjours, au pays en 2008 et en 2009, j'avais pu rencontrer quelques jeunes députés de cette première législature en leur disant qu'ils étaient les détenteurs de la souveraineté du peuple congolais et qu'ils avaient le droit voire le devoir tout seul ou avec un groupe d'autres députés, et cela abstraction faite au groupes parlementaires, auxquels ils appartenaient d'initier des propositions des lois, pour légiférer tant sur la nationalité congolaise que sur la mise en route du recensement de la population congolaise.

Force est de constater qu'ils m'avaient écouté ,mais pour l'initiative j'avais attendu jusqu'en 2011 sans suite. Sauf un de mes anciens camarades `` Etudiant Congolais Progressiste », qui avait initié une proposition de loi pour résoudre le problème de la double nationalité. Sa proposition avait été rejetée par le bureau de l'Assemblée nationale. Il s'agissait du député Constant Ndom Ombel du MLC. Enfin pendant cette même période précédante, la préparation des élections de la première législature, il y avait des débats homériques sur la nationalité du président Joseph Kabila et d'autres personnalités dirigeantes de la RDC comme Monsieur Ruberwa. J'avais écrit que ces personnalités quelle que fà»t leur nationalité, si les Congolais en leur à¢me et conscience les élisaient au suffrage universel direct et, selon la valeur que les Congolais donneraient à  ce suffrage universel et à  leur nationalité congolaise, le suffrage universel se présenterait comme l'onction d'acceptation de leur nationalité congolaise et de leur entrée dans la famille nationale congolaise. Cependant si après avoir été consacrés, comme faisant partie de la communauté nationale congolaise, et qu'il apparaissait qu'il, y avait fraudes avérées et que le peuple congolais avait été floué cela pourrait être qualifié de trahisons de leur part. Le peuple souverain congolais par sa représentation nationale pourrait les déchoir de cette nationalité.

4. Réveil FM International: Qu'est-ce que est venue faire Nikki Haley ambassadrice des Etats-Unis auprès de l'ONU ? Pourquoi ce message du glissade des élections en 2018 alors que le premier glissement c'est au 31 décembre 2017 ?

Albert Kisukidi: D'emblée, en me rappelant de la visite à  Laurent-Désiré Kabila de Suzan Rice, conseillère pour l'Afrique de Bill Clinton, de l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila, de la Table Ronde de Bruxelles organisée en Belgique par Louis Michel autour de quelques Congolais et parmi eux deux ou trois grosses pointures de la période de l'indépendance (1959-1960) de la RDC, et ainsi que de l'arrivée récente de Nikki Hasley, l'on aurait comme l'impression que la RDC est rentrée dans le rang de sa position dessinée à  Berlin en 1885. Tout se décidant pour elle de l'étranger.

Susan Rice

L'on ne peut donc s'étonner que du glissement de 2017, l'on en passe au glissement de 2018. Comme si soudainement je serai envahi par un sourire, à  ma demander, pourquoi les Américains envoient-ils auprès de nos dirigeants leurs conseillers de la gente féminine, mais c'est quoi ça ? Monsieur Trump, la RDC mériterait la visité de Rex Tillerson, le Secrétaire d'Etat des Etats-Unis !

Pour en revenir à  la période du Président Joseph Kasa-Vubu, que je connais un peu mieux, dans la mesure où du 30 Juin 1960 à  la fin d'année 1967, je n'ai pas souvenance des va et vient des officiels de la représentation nationale ou des dirigeants des partis politiques se rendant constamment dans des capitales de pays occidentaux, pour rechercher des solutions aux problèmes politiques, qui se posent dans notre pays. Et non plus de souvenance des visites impromptues des conseillers des dirigeants occidentaux.

Si les pressions occidentales sur notre pays la RDC ont toujours existé, mais c'est la première fois et cela remonte à  l'arrivée du Président Laurent-Désiré au pouvoir que cette pression n'est aussi visible.

Paul Kagamé et Bill Clinton

On peut se rappeler bien avant que le président Georges W. Busha n'entre en fonction, que le 16 Janvier 2001, le Président Laurent-Désiré Kabila fut assassiné. Et l'on sait que bien avant cela, le président Laurent-Désiré Kabila avait reçu la visite de Suzan Rice, la Conseillère pour l'Afrique.

Louis Michel, Léopoldien et faiseur de rois au Congo !

Après l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila, il était étonnant que la nouvelle de cet acte odieux soit annoncée en premier par Louis Michel sur RFI depuis la Belgique et confirmée par Youweri Museveni en Ouganda, avant que cela ne soit connu en RDC.

Alias Joseph Kabila et son mentor Louis Michel Que cela ait été ainsi, soit , mais qu'en plus l'on assista quelque temps après à  une `` convocation `` d'une `` Table Ronde de Bruxelles » autour de Louis Michel, comme pour dire: ``Allons chers amis congolais oublions la Table Ronde de février 1960 et reprenons tout à  zéro. Revenons à  l'Etat Indépendant du Congo-EIC».

Politicailleurs et Mabumucrates "Made Alias Joseph Kabila" !

5. Réveil FM International: A quoi est-dà» la médiocrité de nos politicailleurs ventriotes et ventripotents ? Pourquoi cette appétence à  aller à  la mangeoire du régime et trahir les aspirations du peuple congolais ?

Albert Kisukidi: De la `` Liste Bloementhal aux `` Panama Papers » ! De la médiocrité, c'est vrai, c'est le mot qui est souvent utilisé pour décrire la qualité de travail et comportement de nos dirigeants actuels de la RDC. Mais de cette médiocrité, je vois plutà´t de l`intelligence fourbe, de l'intelligence du mal faire, de l`égoïsme avec une volonté farouche de ne pas faire, cas des souffrances de nos compatriotes. Les politicailleurs de notre pays ne donnent pas l'image des compatriotes qui bossent pour la Nation et pour le bien du peuple congolais. Ils s`accrochent au poste politique de responsabilité comme l'on s'accrocherait à  un emploi à  l'usine. A la différence près qu'à  l'usine si tu bosses mal l'on se débarrasse de toi, alors qu'avec la politique en RDC l'on viole la loi, l'on change la règle pour garder son poste.

Mais ce comportement est copié de loin . C'est depuis la IIème République que nos compatriotes ont appris que faire de la politique l'on peut devenir riche et millionnaire. Rappelons-nous, que l'entrée de la IIème République dans la décennie 1980, était marqué par une grande crise économique et financière, qu'elle avait nécessité la présence d'une envoyé spécial de la Banque Mondiale, un certain Bloementhal pour y mettre de l'ordre. Il en était sorti une liste des compatriotes qui avaient largement profité des mannes financières de la République, qui avaient mis le pays à  terre. C'est donc au cours de la IIème République que nos compatriotes avaient découvert qu'on pouvait être riche très aisé en occupant un poste politique, le plus longtemps possible. C'est pendant la IIème République, que l'on avait commencé à  entendre parler de l'existence des milliards en dollars de X ou Y qui dépassaient le montant de la dette extérieur du Zaïre.

Mabumucrates et politicailleurs

La médiocrité politique commence à  partir du moment où faire de la politique cesse d'être un service à  rendre à  la Nation et aux citoyens en devenant un emploi lucratif à  décrocher. Et lorsque, l'on a un emploi aussi lucratif, l'on souhaite le garder le plus longtemps possible et l'on fini par le vouloir à  vie!

La Conférence Nationale Souveraine de la RDC a échoué parce qu'il y a eu des compatriote qui tenaient à  ne pas perdre leur emploi politique lucratif. La plupart des compatriotes contre Laurent-Désiré Kabila qui suivirent les fameux "Banyamulenge" dans le RCD à  Goma en 1998 ou le MLC, sans doute avec les bons intentions de combattre la dictature de Laurent-Désiré Kabila, mais l'on peut aussi émettre l'hypothèse qu'ils ne pouvaient pas attendre plus de cinq ans voire plus, d'être hors des postes politiques lucratifs.

Bref, la médiocrité politique à  laquelle vous faites allusion a une charge sémantique, à  savoir `` SE SERVIR DE L'ETAT » pour s'enrichir. Une bonne partie des membres de l'élite qui étaient au service du Président Mobutu se seraient aussi portés au service du Président Joseph Kabila et forcément l'on peut imaginer qu'ils ne doivent pas manquer de l'expertise pour se servir de l'Etat qui a abouti aux histoires de `` Panama Papers ». Cependant quelle que soit la nature des griefs qu'on peut porter sur les pratiques politiques pendant la IIème République, rien ne peut excuser le fiasco infligé à  la démocratie par nos politiques actuels.

Avec avec le Président Mobutu `` l'homme seul » dans le cadre du Parti-Unique, les politiques avaient une marge de manœ“uvre réduite pour peser dans le cours de la direction du pays. Par contre avec le régime pluraliste, nos politiques avaient une opportunité formidable pour l'édification d'un Etat de droit, qui devait leur conférer une gloire éternelle dans l`Histoire du pays, hélas ! De 2007 à  2016, pendant 10 ans la RDC disposait d'un parlement souverain, démocratiquement élu. Au-delà  de son rà´le de légiférer, il devait suivre, interpeller, surveiller, contrà´ler et sanctionner, si nécessaire tous les actes contraires aux intérêts supérieurs de la Nation posés par l`Exécutif.

Des applaudisseurs dans le parlement godillot congolais

Ce parlement n'avait pas réussi à  contrer l'Exécutif qui a violé la Constitution en 2007, pour désarticuler une disposition constitutionnelle capitale de retenue à  la source des 40 % des recettes nationales produites en provinces. Ce parlement godillot a même révisé la Constitution pour supprimer le deuxième tour pour l'élection présidentielle vers la fin de la première législature. Ce parlement caisse de résonance du régime, n'a pas été capable de contraindre le président de la RDC de ne pas rester à  son poste au 20 décembre 2016.

Il faudrait peut-être un jour qu'on demande à  chaque parlementaire congolais, national et provincial, à  quoi il aurait servi en onze ans de législature dont une année - voire plus, peut-être-à  siéger sans mandat légal, pour les députés nationaux et six ans pour les députés provinciaux et les Sénateurs alors ?

Barthos, Barthelémy Bisengimana Rwema

6. Réveil FM International: On parle de Barthélemy Bisengima qui fut directeur de cabinet du président Mobutu qui avait reçu en octroyé 1972 la nationalité zaïroise à  tous les Rwandais. Est-ce que c'est de là  qu'est partie l'infiltration rwandaise...

Albert Kisukidi: `` Entre - les Deux Guerres -du Shaba »! Les paroles passent mais les écrits restent à  condition qu'on les retrouvent. Vers fin décennie 1970, `` Entre les Deux-Guerres-Du-Shaba » et depuis 1975, j'étais l'éditorialiste invité d'un Magazine de presse, `` Miso Gaa! », reconnu en Belgique comme un `` organe d'opinion » et que l'on pouvait trouver en kiosque. Cet organe de presse se voulait d'opposition à  la dictature du Président Mobutu et du MPR . Il était la propriété d'un parti politique nommé le MARC (Mouvement d'Action pour la Résurrectiondu Congo). Parti politique, fondé par feu Munguya, ancien gouverneur du Katanga et transfuge du MPR et exilé en Belgique. L'organe de presse, était édité et co-géré par deux compatriotes, tous deux originaires du Katanga, à  savoir feu Kanyonga Mobateli et Ali Kalonga. Retenons que ces derniers compatriotes, comme le parti MARC, ils prà´naient le libéralisme , alors que moi `` Etudiant Congolais Progressiste », j'ai toujours eu un penchant à  gauche. Mais le combat pour le pays contre la dictature ne pouvait s'attarder sur des clivages.

Albert Kisukidi et ses collègues étudiants zaïrois en Belgique

Après tout, l'époque voulait que nous soyons tous au MPR, `` Olinga Olinga te » ! Je n'ai pas pu retrouvé un petit encart que j'avais pondu dans un des numéros du Magazine `` Miso Gaa », où je m'interrogeais sur la nature de travail que pouvait faire Bisengimana Rwema, à  la direction du Secrétariat de la Présidence de la République ? En effet, dans des rencontres informelles entre compatriotes l'on parlait de ce décret présidentiel, incompréhensible pris par le Président Mobutu en 1972 et qui octroyait la nationalité zaïroise aux Rwandais vivant au Zaïre de manière collective. Le constat qui intriguait était simple, alors que la plupart des étudiants Zaïrois trimaient sans bourses d'études, certains faisant de la plonge à  l' aéroport de Zaventem, pour payer les frais universitaires -le couvert et le logis-ainsi que les soins du corps tant visibles-habillements-et-invisibles-maladies ou d'autres devant trouver des garants Belges pour assurer leurs séjours en Belgique et inscriptions dans les établissements scolaires... L'on observait que les étudiants Zaïrois d'origine Rwandaise étaient toujours boursiers et menaient une vie normale d'étudiants et ne se consacrant uniquement qu'à  leurs études.

Albert Kisukidi étudiant Zaïrois en Belgique

Et il était notoire que bien avant 1970, à  partir d'une brouille entre la Belgique et le Président Mobutu, dans la colère, ce denier avait demandé que la Belgique cesse d'accorder les bourses d'études aux Congolais et que la RDC était capable de prendre ses enfants étudiants en Belgique, en charge. Ces bourses congolaises remplaçant les bourses belges étaient payées sans problèmes avec régularité pendant quelques mois à  peine , mais après le payement se faisait irrégulier, puis en retard et enfin jusqu'à  disparaître.

Ainsi sans bourses d'études de la Belgique, sans bourses d'études de la RDC disparaissant, les étudiants Congolais devenus Zaïrois dans la décennie 1970 se débrouillaient pour vivre en Belgique, sauf les Doctorants de l'UNAZA. Et l'on savait aussi que malgré cela qu'il existait les bourses de la CEE (Communauté Economique Européenne) et celles d'autres organisations de l'ONU (OMS), mais qui s'octroyaient à  partir du Zaïre même.

L'on ne pouvait donc que se poser les questions sur la vie socialement sans soucis que menaient les étudiants Zaïrois d'origine Rwandaise. Et cela ne pouvait qu'entraîner à  s'interroger sur la présence de Bisengimana Rwema à  la direction du Secrétariat de la Présidence de la République n'y était pas pour quelque chose ? Mystère !

Mais aujourd`hui avec ce que la RDC vit depuis, une vingtaine d'années dans son voisinage, avec le Rwanda force est de se demander si les facilités des formations que bénéficiaient les jeunes Zaïrois d'origine Rwandaise, si feu Bisengimana Rwema n'avait pas contribué, à  préparer au Zaïre, de son poste de SG à  la Présidence la République, la force de ceux qui allaient se présentaient en aoà»t 1998 comme des "Banyamulenge" contre le président Laurent-Désiré Kabila ? N'étions-nous pas tous un peu naïfs ? Mais de Bruxelles, l'on se posait déjà  des questions dans ces années-là , d' `` Eentre les `` Deux-Guerres-du-Shaba »

Paul Kagamé, Hitler Africain

7. Réveil FM International: Tous nos regards se tournent vers l'extérieur alors que ce même extérieur convoite nos ressources. Manquons-nous des vrais leaders capables de soulever notre peuple ?

Albert Kisukidi: Je ne pourrais être sà»r, si tous les Congolais lisent tout ce que j'ai écrit sur ma désolation à  compter, le nombre de fois , depuis le déclenchement de la guerre des `` Banyamulenge » contre Laurent-Désiré Kabila. Le nombre des fois, que les politiciens congolais ont eu à  s'en remettre à  l'extérieur et à  de nombreux médiateurs pour résoudre leurs problèmes domestiques, c'est effarant. De Addis-Abeba à  Genval, en passant par Kampala, Nairobi ou de Ketumilé Masiré à  Eden Kodjo, je n'ai jamais compris alors que la RDC dispose de nombreuses villes et aussi certainement de nombreux sages congolais pouvant servir de médiateurs, il m'est très difficile et honteux d'observer cette infantilisation de nos dirigeants politiques. Concernant la dernière réunion de Bruxelles surnommée Genval en Belgique en 2016, ceux qui me lisent sur Facebook savent que le jour même de l'annonce de cette réunion, je l'avais tout de suite dénoncé et je m'étais indigné.

Politiciens Congolais à  Genval en Belgique. Encore du leurre !

J'avais fait observer que le choix de Bruxelles comme ville et de la Belgique comme pays, correspondait exactement comme pour le choix de l'insultante `` Table Ronde de Bruxelles de Louis Michel en 2001 ou 2002 ». J'étais abasourdi du fait que nos compatriotes continuaient à  donner l'impression infantilisante d'être les objets de la Belgique. Enfin, pour moi, les seuls rapports qui devaient encore survivre entre la RDC et la Belgique, ceux concernant la nature symétrique ou asymétrique des relations d'Etat à  Etat. Et on plus, ces sollicitations des lieux étrangers à  devoir résoudre nos problèmes internes, jusqu'au choix de terme de `` Conclave » lequel, pour moi, qu'il n'eut de vrais conclaves que, ceux qui s'organisaient au pays à  Lovanium et Kimuenza entre 1961 et 1963.

Je suis fils de l'Indépendance, je tiens énormément aux symboles qui font des grands peuples... En 1961, le Président de Madagascar Tshiranana invita le Président Joseh Kasa-Vubu et Moïse Tshombe pour qu'ils dialoguent ensemble pour mettre fin à  la sécession katangaise. Moïse Tshombe y avait mis, une telle mauvaise foi dans le échanges, que le Président Joseph Kasa-Vubu avait mis fin à  se prêter à  ce genre des réunions et conférences à  l`étranger pour résoudre les problèmes politiques du pays. La conférence contre la sécession katangaise se déroula enfin à  Coquilhatville (Mbandaka) ! Et toute les autres refusions, pour d`autres sujets se déroulaient en conclaves à  l'Université de Lovanium à  Kinshasa. La préparation de la Constitution de 1964 se faisait à  Luluabourg (Kananga).

Moïse Tshombe

Nous pouvions aussi observer, si ma mémoire ne me trahi pas que, pendant les 5 ans que Joseph Kasa-Vubu a été Président de la République, il n'avait pas effectué, un seul voyage officiel ou d'Etat en Belgique ! Il est évident qu à  chaque fois que l'on sollicite un pays étranger ou une ville étrangère en s'encombrant en plus de médiateur étranger pour discuter des affaires du pays, l'on dévoile aux autres vos forces, faiblesses et moyens. Et il n'est pas donc exclu, que l'on se serve de vos éventuelles faiblesses pour vous tenir en laisse.

Le peuple n'étant pas idiot, il ne se fait plus facilement embobiné par des politicailleurs à  le recherche de positionnement, postes ou maroquins ministériels...après s'être vendus ailleurs.

Patrice Emery Lumumba

8. Certains compatriotes parlent de la malédiction que Patrice Emery Lumumba aurait prononcé contre tous ceux qui avaient comploté contre lui: Moïse Tshombe est mort en prison en Algérie mais il est enterré en Belgique; Mobutu Sese Seko est enterré au Maroc. Étienne Tshisekedi, le ministre de l'Intérieur de l'époque son corps est encore enBelgique....Est-il possible d'honorer tous ceux qui ont assumé des hautes fonctions au pays pour apaiser les esprits pour réconcilier le peuple avec ses dirigeants?

Albert Kisukidi: Je suis très attaché aux traditions de nos milieux socio-culturels en RDC et cela n'a rien d'irrationnel. Les forces d'esprit doivent exister. Je suis rationnel , je ne suis pas superstitieux, mais je m'attache aux symboliques, us et coutumes de nos peuples de la RDC. En tant que Mukongo, je sais qu'il existe chez moi comme che d'autres peuples de l'ancien espace du Bassin Congolais, des mêmes valeurs valeurs. Et, parmi ces valeurs, retenons celles du respect que nous accordons aux morts à  leurs corps et dépouilles. Nous sommes liés à  ceux qui nous quittent et nous ont quittés. Il y a un attachement à  eux. Concernant la situation des morts cités, en RDC nous sommes portés par l'impunité ! Des criminels d'Etat devraient répondre de leurs actes, nous avons un grave problème de manque de courage. Et en matière de justice, le manque de courage rime avec l'impunité. Si en RDC, l'on avait le courage d`organiser des procès contre des crimes politiques, c'est serait salvateur pour le pays. Ces procès pourraient se conclure par des acquittements ou des condamnations. En RDC, beaucoup de familles qui ont perdu les leurs dans des crimes politiques n'ont jamais fait leur deuil, car ils ne connaissent pas où se trouvent des corps et tombes. Il faut déjà  penser à  organiser, une journée nationale d'expiation et de grand pardon en évoquant le nom de Patrice Emery Lumumba et d'autres compatriotes disparus sans tombes. Après ces manifestations d'expiation, devront suivre le pardon, la réparation et la réconciliation nationale. Pourquoi pas ramener les corps des compatriotes enterrés ailleurs pour être enterrés au pays ? Il faut toujours demander l'accord des familles, pas imposer cela.

Corneille Nangaa, le fameux président de la CENI

9. Réveil FM International: Le calendrier de Corneille Naanga et la corrompue Ceni, de la provocation, de l'inconscience ou la volonté de brà»ler le Congo?

Albert Kisukidi: Je vais vous décevoir cher ami Freddy Mulongo ! Je vous ai répondu au sujet de l'enrà´lement des électeurs en RDC. Tant que il n'y a pas de recensement de la population congolaise aboutissant à  la production des cartes d'identité nationale, pour se faire inscrire sur les listes électorales à  la commune de son domicile, rien d'honnête ne pourra accompagner l'organisation des élections en RDC. D'autant plus, loin de vouloir anticiper sur la réponse à  la question ci-après, la Constitution qui est la Bible de la démocratie et de ses pratiques, a été foulée aux pieds.

Notre élite politique se complainte non seulement à  tricher mais aussi à  ridiculiser tout un pays et ses habitants. La conscience droite avait déjà  pris congé des dirigeants de notre pays. Ce n'est même plus de la provocation, c'est du mépris ! Et il reste au peuple Congolais de trouver les voies qui mèneront à  son salut...

10. Réveil FM International: Il y a plus de Constitution au Congo remplacée par un accord de la Saint sylvestre concoctée par des policailleurs à  la recherche des postes ministériels. Comment revenir à  l'ordre constitutionnel? L'article 64 est-il toujours valable?

Albert Kisukidi: Tout au long de 2016, à  partir du 1er janvier au 18 décembre, le rà´le et la mission des partis politiques, auraient dà» être de préparer par toutes sortes des moyens légaux au départ et/ou à  faire partir le Président de la République en fin des deux mandats comme le prévoyait la Constitution, selon le fameux Art 64. Les partis politiques de l'opposition ne devaient s'occuper que de cela. Seulement voilà , il y eut à  Bruxelles le fameux conclave de Genval. L'opposition politique avait modifié ses stratégies. Là  où elle aurait travaillé au départ de Joseph Kabila et à  la préparation des élections générales: présidentielles, législatives et provinciales. L`opposition a donné l'impression de s'offrir des ministères de la main de Joseph Kabila au lieu d'aller les chercher dans les urnes. Au lieu d'aller solliciter de nouvelles missions au peuple congolais, les politicailleurs ont choisi de défendre leur ventre.

L'ART 64 a été bafoué, foulé aux pieds, le Président Kabila et sa bande ne sont pas partis. C'est tous les partis politiques représentatifs de la RDC qui en portent la responsabilité. Cela est d'autant plus vrai que la représentation nationale, les députés et les sénateurs ont entériné de facto le maintien du président Kabila à  son poste, en encourageant le glissement. En continuant à  siéger au parlement alors que constitutionnellement ils n'y avaient plus droit, une grave erreur. Il en est la même chose de la part, des députés des provinces qui continuent à  siéger, dans leurs assemblées provinciales. Pire, ces derniers et les Sénateurs sont en place depuis onze ans sans avoir été remplacés. Ils se sucrent gratuitement des émoluments de la République aux cours de ces six dernières années.

Le Président Joseph Kabila se passe de la Constitution pour présider le pays et il a un gouvernement illégitime, un parlement et des assemblées provinciales dépourvus tous des mandats du peuple souverain.

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