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25 ans de génocide rwandais: l'article de Charles Onana censuré !

Freddy Mulongo-kagame RDC.jpg, mai 2020
Paul Kagamé, le dictateur sanguinaire Rwandais terrorise tout le monde. Le génocide rwandais est son fonds de commerce. Si au Rwanda, il a transformé les journalistes en thuriféraires de la cause tutsi. pourtant, le Rwanda est composé des Hutus, Tutsis et Twa-pygmées. Paul Kagamé a tellement diabolisait la France et culpabilisait l'Etat français que même en France, pays des droits de l'homme, tout celui qui veut parler du génocide rwandais doit s'aligner sur la vision étriquée de Paul Kagamé. Refuser de la faire, c'est se voir attriquer le qualificatif de Négationniste. On marche sur la tête ! Moi, journaliste congolais et rescapé de la barbarie Kagamesque à  l'Est de la République démocratique du Congo, dois-je me taire alors qu'avec 12 millions des morts en RDC ? Paul Kagamé célèbre le génocide rwandais alors qu'il a perpétré un génocide en République démocratique du Congo. Des crimes contre l'humanité commis par la soldatesque rwandaise de Paul Kagamé. Le Rwanda est devenu le premier producteur du Coltan, qui ne se trouve pas dans son sous-sol. Pour mieux piller des ressources de la République démocratique du Congo, Paul Kagame a Une guerre de basse intensité
`` le premier problème face à  un génocide, c`est de savoir qui l`a commis, avec quelles complicités, non les prétextes utilisés pour justifier son déclenchement. [...] » [5] Avant, puis au cours du génocide et de la guerre civile, le FPR a commis des crimes, tout aussi avérés que l`est le génocide, notamment dans sa reconquête du Rwanda, puis, à  partir de 1996, lors de l`invasion du Zaïre et durant l`occupation de la partie est de ce pays, devenu la République démocratique du Congo (RDC) [6]. Quelle que soit la difficulté de la situation dont il a hérité, sa gestion du pouvoir est à  bien des égards critiquable. Survie n`a jamais cherché à  minimiser ces crimes ainsi que la nature autoritaire du nouveau régime de Kigali. Le régime de Paul Kagame (actuel président du Rwanda) et ses méthodes militaires et policières, ont plusieurs fois été dénoncés, notamment dans Billets d`Afrique et d`ailleurs qui parlait en novembre 2003, lors de l`élection présidentielle au Rwanda, de `` gestion policière de l`opinion, qui amalgame l`indispensable disqualification des discours de haine à  toute contestation... » [7]. Dans Noir silence, François-Xavier Verschave écrit : `` On peut et on doit dénoncer les crimes de guerre commis par l`Armée patriotique rwandaise (APR) [8] lors des conflits où elle a été successivement impliquée, au Rwanda (1990-1994, 1995 à  Kibeho, 1997-1998) ou au Congo-Zaïre (1996-1997 et 1998-1999). En 1997, le massacre au Zaïre de dizaines de milliers de réfugiés hutus relève du crime contre l`humanité, imprescriptible. » [9] Certains auteurs et journalistes (tels Stephen Smith et Pierre Péan...) s`appuient sur la véracité de ces crimes pour étayer une thèse proche de celle du double génocide fortement suggérée par François Mitterrand : le FPR aurait commis parallèlement un génocide à  l`encontre des Hutu, c`est la fameuse thèse du `` double génocide » destinée à  minimiser la nature et l`ampleur du génocide contre les Tutsi. Survie appelle à  faire la nécessaire distinction entre les crimes commis par le Front Patriotique Rwandais (ou sa gestion du pouvoir) d`une part, et le génocide des Tutsi d`autre part, commis avec préméditation et dans l`intention d`exterminer un groupe de personnes pour ce qu`ils sont. D`autre part, de par son objectif de dénoncer les relations franco-africaines développées dans le mépris de la démocratie et des aspirations des peuples, Survie s`intéresse avant tout au rà´le de la France, impliquée dans le génocide rwandais et non dans les crimes commis par le FPR. 5. La position de Survie sur le régime rwandais et Jean Carbonare Certains auteurs ont tenté de discréditer Survie en évoquant une collusion entre Jean Carbonare, président de Survie et le nouveau régime de Paul Kagamé (dont l`avancée au Rwanda est considérée comme déterminante pour l`arrêt du génocide). Jean Carbonare n`a jamais été le `` conseiller politique » de Paul Kagame, ni du Chef d`Etat de l`époque Pasteur Bizimungu. S`il est en effet parti travailler au Rwanda au lendemain du génocide, ce séjour s`est effectué dans le cadre d`un projet de coopération technique (notamment la construction de logements pour les veuves du génocide) que lui a confié le Président Bizimungu. Il a souhaité participer à  la reconstruction du Rwanda après la tragédie, qu`il avait vu venir, et contre l`avènement de laquelle il a lancé l`alerte dès 1993. En outre, comme cela lui a été demandé afin d`éviter toute ambiguïté possible, Jean Carbonare a démissionné de son poste de Président de Survie dès son départ pour le Rwanda en juillet 1994, et cette démission a été actée à  l`Assemblée Générale qui en a fait suite (mars 1995). Survie est également qualifiée de `` cabinet noir du FPR » dans l`ouvrage de Pierre Péan. Or elle n`a jamais entretenu de relation avec le régime rwandais, pas plus qu`avec aucun régime politique de part le monde. Elle a d`ailleurs été souvent critiquée par des proches de ce régime en raison de ses critiques à  son égard. 6. Le contexte de ces ouvrages Les principaux objectifs des publications et des articles récemment parus et fustigeant l`action de Survie, sont : - 1. minimiser la nature et l`ampleur du génocide (en détournant l`attention sur les crimes du FPR) pour en faire un élément marginal de l`histoire du Rwanda ; - 2. rendre Paul Kagame et le FPR responsables du génocide (en utilisant l`argument de l`attentat du 6 avril comme élément déclencheur d`un génocide voulu à  seule fin de la prise du pouvoir) afin de gommer la dérive ethniste du régime Habyarimana et ainsi le déculpabiliser ; - 3. absoudre la France de toute responsabilité et collusion avec les auteurs du génocide. Ces initiatives médiatiques s`inscrivent incontestablement dans une logique visant à  discréditer les plaintes déposées en février 2005 par six rescapés rwandais au Tribunal aux Armées de Paris. Ces plaintes, déposées pour `` complicité de crime contre l`humanité et/ou complicité de génocide », visent des militaires français de l`opération Turquoise. Quelles conclusions ? 1. Selon Pierre Péan (qui se présente comme seul contre tous) la version la plus répandue du génocide, `` l`histoire officielle », serait celle de la complicité de la France. Lui, en revanche, présenterait une thèse marginale, `` l`histoire révisée ». Les travaux de Survie, jusqu`ici marginaux, sont de ce fait reconnus ouvertement. 2. La virulence des attaques montre que le travail de Survie, de la Commission d`enquête citoyenne (initiée par Survie), et de bien d`autres `` blancs menteurs » inquiètent. Non content de s`en prendre à  la thèse même de la complicité et d`argumenter sur cette question, Pierre Péan s`en prend désormais directement à  leurs auteurs pour mieux discréditer le contenu de leurs recherches. 3. Toutes ces attaques montrent que la thèse d`une complicité française commence à  faire peur aux tenants du système `` françafricain » et à  l`honneur de l`Etat Major militaire. Ceux-ci paraissent comme acculés et contre-attaquent par une arme déjà  bien connue : la désinformation et la manipulation. Le livre de Pierre Péan est manifestement de cette espèce : un acte de pure propagande, à  connotations raciste et négationniste, visant à  cacher ce que François-Xavier Verschave a surnommé, au lendemain de la CEC en 2004, un `` Rwandagate » pour la France. 4. Ce n`est pas la première fois que l`association, et en tête de celle-ci François-Xavier Verschave, font l`objet de propos mensongers et outranciers. Toutefois, Survie poursuit le mandat qu`elle s`est donné, à  savoir documenter, analyser et informer sur l`implication française dans le génocide. C`est sur ce terrain là  que Survie entend concentrer ses forces, afin que la vérité soit faite et la justice rendue. Comme le dit Sharon Courtoux, déléguée de notre présidente et co-fondatrice de la CEC, l`histoire continuera à  s`écrire pour autant, et ceux, dont nous-mêmes, qui oeuvrent pour que la vérité soit documentée et justice faite poursuivront leurs efforts. [1] Notamment Noires fureurs, blancs menteurs : Rwanda 1990-1994, de Pierre Péan, Mille et une nuits, et Les secrets de la justice internationale. Enquêtes truquées sur le génocide rwandais, de Charles Onana, Duboiris. [2] Front Patriotique Rwandais, au pouvoir à  Kigali depuis juillet 1994, après avoir mis fin au génocide. Il est constitué principalement de la seconde génération d`exilés tutsi, réfugiés en Ouganda depuis 1959. [3] `` Rwanda, l`enquête inachevée », Le Monde du 8-12-05 [4] P. Péan, Noires fureurs, blancs menteurs, p. 19 [5] F.-X. Verschave, Négrophobie, p. 145-146 [6] Sur la situation en RDC, lire le livre de Colette Braeckman : Les nouveaux prédateurs, Fayard, 2003. [7] Billets d`Afrique et d`ailleurs n° 119, novembre 2003, `` Rwanda : a voté », p. 6 [8] Branche armée du FPR [9] Noir silence, pp. 106-107.

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