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RDC: Des pasteurs tordent la Bible, "Tshilombo est Jacob, voleur de bénédictions" !

Qui l'eut cru ? Des pasteurs tribalo-ethniques tentent de justifier le hold-up électoral de Félix Tshilombo par l'histoire biblique. Jacob qui suit l`injonction de Rebecca, sa mère. Il trompe Isaac, son père et abuse également Ésaü, son frère. Tshilombo a volé l'élection du peuple congolais. Il est voleur du destin de notre peuple. Martin Fayulu, le président élu avec 62,8% n'est pas Esaü. Il n'a jamais vendu son élection à qui que ce soit, pour un plat des lentilles.
Il faut une bonne exégèse des Écritures.  A trop vouloir actualiser les 
La vie de Jacob peut se diviser en trois époques : l`homme proche de sa mère, l`exil chez son oncle Laban, le temps de la paix retrouvée avec son frère. Pendant la première période, le récit biblique nous détaille l`épisode où Ésaü renonce à  son droit d`aînesse pour un plat de lentilles. Peu après survient le chapitre de la bénédiction, la grande duperie lors de laquelle Jacob suit l`injonction de sa mère. S`il trompe son père, il abuse également son frère.
 Isaac prie son fils préféré de lui préparer son plat favori avant de le bénir. Ésaü revient de la chasse prêt pour la bénédiction paternelle qui lui semble due, mais il découvre la trahison de sa mère et de son frère. Le récit biblique fait allusion à  cet acte de traîtrise par le nom donné au vêtement que Rébecca choisit lors qu`elle remet à  Jacob l`habit de son frère, afin de déguiser son odeur qu`Isaac, aveugle, pourrait reconnaître. Cette pièce est nommée beged (27, 15). La racine trilitère [4] [4] L`hébreu est une langue sémitique formée, principalement, de… de ce mot se compose de [B.G.D.], qui forme aussi la famille sémantique du mot "traître", "trahir", "trahison". 
Le traité talmudique Sanhédrin (37A) mentionne le rabbin Zéra, qui suggère de ne pas lire le génitif pluriel des vêtements cités ci-dessus avec la vocalisation de begadav - ses vêtements - mais plutôt celle de Bogdav - ses traîtres, ou ses traîtrises. 10. La haine d`Ésaü naît de cette déception et il projette de tuer son frère à  la mort de leur père (27, 30-41). 11. Rébecca est informée de ses desseins et décide d`éloigner Jacob en l`envoyant dans sa famille à  Haran. Elle épargne son époux et ne lui révèle pas les idées funestes de son fils aimé. Rébecca allègue le risque d`un mariage avec une fille cananéenne. Isaac réitère ses souhaits à  Jacob, qui part vers son oncle. 12. Dans cet épisode, trois personnages expriment leurs émotions - craintes, doutes, frustrations, tristesse, haine, inquiétude. 
Un seul protagoniste, l`élu, devient presque insonore  [5] [5]. Jacob exprime la crainte d`être reconnu par son père, mais sa…. Jacob hésite à  tromper son père, argumente le risque, mais la Bible ne mentionne aucun de ses sentiments alors qu`il ne peut exister de doute qu`un tel comportement en ait suscité. Ce silence est retentissant. Et si Jacob aimait son frère ? Et si, pendant vingt-deux ans et sans renier la bénédiction paternelle qu`il porte dans son cœur, Jacob regrettait d`avoir tromper son frère et se languissait de lui ? Que trouvons-nous dans le texte ? Au moment de son bonheur absolu - la naissance de Joseph, fils de sa femme préférée - Jacob décide de reprendre son chemin et je marcherai (30,25), une route qui doit avancer comme celle de son ancêtre Abraham. Il se sent la force et le courage d`affronter sa part  tordue, sa dimension de fourberie. Il progresse vers la droiture. Les retrouvailles entre les frères constituent l`étape finale de leur devenir. Jacob y gagnera un nom nouveau - Israà«l, une rectitude, une dignité sans les torsions de la ruse. Il envoie des messagers au pays de Séir, où habite Ésaà¼, et s`avance vers lui en lui offrant des présents. Était-ce le seul choix possible ? Il aurait pu éviter de le croiser ; s`installer au nord du pays ; se retrancher et prévoir une offensive. Cet homme qui reprend la marche de son destin opte pour une confrontation, risquée mais présentée comme inévitable. En cela, il applique la leçon de Caïn, la haine qui ne trouve pas ses mots engendre le meurtre [6] [6] Le paysage de cette contrée, selon les midrashim (PRE 30),… : `` Et Caïn dit à  Abel son frère, et quand ils étaient dans les champs, alors Caïn se leva vers Abel son frère et le tua. » (4, 8). 13Le verset nous enseigne que l`acte fatal a inévitablement surgi faute de paroles. Le lien de parenté, répété à  deux reprises, n`a rien empêché. Pour Jacob, la leçon de Caïn signifie que la haine présente doit être purgée, évacuée par du langage. Ignorer ce sentiment dévastateur, ne pas l`aborder, implique le risque de meurtre. Nous voyons ce même processus se développer chez Ésa༠qui demande la bénédiction d`Isaac : il parle, supplie, puis, en passant par un cri perçant, il reparle, pleure et, sans plus de bruit, sombre dans la haine et son silence de mort. Dès cet instant, Ésa༠atteint le stade du mutisme de Caïn et devient une menace pour son frère. Rébecca l`a compris qui éloigne Jacob.

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