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RDC: Félix Tshilombo est-il devenu un Ayatollah des églisettes ?

La République démocratique du Congo est un pays laïc, où toutes les religions ont droit de s'exprimer. Le Congolais a droit de croire et de ne pas croire. Gagner l'élection présidentielle, vous donne la légitimité pour agir. 6 mois après sa NOMINATION ÉLECTORALE, par un deal avec Alias Kabila, contre le peuple congolais, il est devenu le masque et bouclier, d'Alias Kabila et ses 18 ans d'imposture et d'occupation. En quête de légitimité de sa présidence usurpée et volée, l'inconscient et l'envoà»té Félix Tshilombo devient un chef religieux et se met à  demander pardon au nom du peuple. On écarquille les yeux pour mieux voir...Tout est faux en Félix Tshilombo, il a tout faux ! Ce inculte-faussaire né, voleur du destin de tout un peuple sombre dans un charlatanisme politique. Rien n'empêche l'imposteur-usurpateur d'assister à  une messe ou un culte. De là  à  se transformer en un Ayatollah religieux, cela viole la Constitution :

`` ... J`endosse la responsabilité de toutes nos fautes et te demande pardon pour tout abus de pouvoir contre les faibles, pardonne nous aussi de n`avoir pas été de bons gérants de toutes nos richesses que tu nous a données... Je confesse mes péchés, ceux de mon peuple et ceux commis par les autres sur le sol de mon pays. Pardonne nous d`avoir donné ta place aux hommes, en les adorant comme des dieux... Pardonne nous pour le culte de la personnalité ancrée dans toutes les couches de notre société. Au nom de toutes les autorités anciennes comme présentes, je te demande pardon pour le sang des innocents qui a été versé intentionnellement ou par des simples erreurs... Au nom de tous les enfants de Dieu ici présents et ceux partout dans le pays, Moi Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo Président de la république, je dédie solennellement en ce jour la république démocratique du Congo entre les mains de l`Éternel Dieu Tout-Puissant... Je recommande et soumets ma nation toute entière à  ton autorité suprême. Assieds-toi sur le trà´ne de ce Pays et règne en Maître absolu. Sois le Roi du Congo et prends la place qui t`est due... »-Extrait de la prière du Président du 23 juin 2019 au stade des Martyrs.

De quel droit, Félix Tshilombo peut-il du jour au lendemain, sans connaissances bibliques, se prévaloir de devenir un Ayatollah ! Si la guerre des religions se déclenchent en RDC, Félix Tshilombo ne pourra pas tenir. Se choisir quelques églisettes, pour organiser une journée nationale d'action de grà¢ce (JNAG) alors que le pays en compte plusieurs, c'est légitimer les églisettes. Félix Tshilombo qui a passé son temps en Belgique, à  l'école buissonnière et aux Nganda de Matongé pour se soà»ler, il aurait su que l'on ne badine pas avec les histoires religieuses. Une guerre peut se déclencher et l'emporter lui-même. Si les mêmes du monde viennent au secours des musulmans congolais, puisqu'ils sont minoritaires...Félix Tshilombo ne saura pas où se cacher. L'histoire de la France est instructive par rapport aux religions.

La France connaît au XVIe siècle une fracture religieuse : la grande majorité du pays reste fidèle au catholicisme, tandis qu`une importante minorité rejoint la Réforme. Le principe de la coexistence de deux confessions dans le Royaume se révèle inapplicable. La guerre ne peut être évitée, signe de l`échec de la coexistence pacifique entre catholiques et protestants. Huit guerres vont se succéder sur une durée de 36 ans, entrecoupées de périodes de paix fragile. Elles s`achèvent avec l`édit de Nantes (30 avril 1598) qui établit une dualité confessionnelle. Pendant la fin du règne d`Henri IV, assassiné en 1610, le roi fait respecter l`édit, ce qui protège les protestants. La Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l'Etat.

Le Sénat et la chambre des députés ont adopté,

Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Titre Ier : Principes.

Article 1

La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.

Article 2

La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à  partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l'Etat, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à  l'exercice des cultes.

Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à  des services d'aumà´nerie et destinées à  assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons.

Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à  l'article 3.

La fonction première de la laïcité n'est pas de "former l'homme", mais de créer les conditions pour que la formation des individus soit organisée dans le strict respect de leur conscience. Dans le passé, on aurait dit : "former et non conformer". Aujourd'hui, on dirait plutà´t : "éduquer dans le respect de la personnalité et des convictions des individus".La laïcité est le cadre juridique qui protège une des libertés les plus fondamentales qui soient, la liberté de conscience. Mais dès l'origine du concept, la laïcité a été associée à  une ambition morale, difficile à  atteindre : concourir à  former "des consciences autonomes". " se fabriquer soi-même " une conscience autonome, c'est-à -dire une conscience qui n'ait nul besoin d'un recours extérieur à  elle-même pour s'épanouir pleinement. La laïcité ne vise pas l'éradication de la foi. les dispositions juridiques établissent la liberté pour chaque individu de croire, de ne pas croire ou de changer de croyance en toute conscience, c'est-à -dire en toute liberté. " L'autonomie " doit être considérée comme la forme supérieure d'une liberté conquise à  force de travail sur soi, de connaissances acquises, de réflexions, de va-et-vient entre la raison et la foi, entre l'analyse et l'intuition. L'autorité publique ne doit pas régir les consciences. Cette philosophie politique de 1905 repose sur une haute conception de la liberté de conscience qui interdit toute intervention d'autorité - en particulier de la puissance publique et de ses agents - dans le champ intime des convictions et des représentations individuelles. Conséquences pratiques : les agents de l'État, dans l'exercice de leur fonction, n'ont pas à  interpréter les signes religieux, ni a fortiori à  s'appuyer sur cette interprétation pour juger, discriminer, sanctionner, exclure...

Dans son livre Les Présidents face à  Dieu, Marc Tronchot, ancien directeur de la rédaction d`Europe 1, a mené une enquête minutieuse sur les présidents de la Ve République, dans leur expression publique comme dans l`intimité de leur foi. S`ils ont occupé la même fonction, ces hommes ont chacun adopté une approche très différente du fait religieux. La foi ardente et intime du général de Gaulle `` Je suis un Français libre. Je crois en Dieu et en ma patrie. Je ne suis l`homme de personne », affirme le général de Gaulle en 1941. Devenu président, il ne conçoit pas qu`elle rentre en contradiction avec les fonctions de chef d`un État laïc. Il poursuit son devoir de chrétien et va régulièrement à  la messe mais lorsqu`il y assiste en tant que chef de l`État, il se refuse à  communier car il incarne alors l`État dans l`Église. Locataire de l`Élysée, il y fait installer une chapelle donnant sur la cour d`honneur. D`une quinzaine de mètres carrés, la pièce a été aménagée à  ses frais, avec un autel contre le mur, cinq chaises, cinq prie-Dieu.

Le septennat de Valéry Giscard d`Estaing aura été marqué par la loi Veil, promulguée en janvier 1975, qui dépénalise le recours des femmes à  l`avortement. Cette loi a marqué durablement les relations du président avec le pape Paul VI d`abord puis Jean Paul II. à€ l`issue de sa première visite en France en 1980, ce dernier posera la question : `` France, fille aînée de l`Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? ». Un appel à  l`introspection qui s`adresse tout autant aux évêques de France qu`au président de la République. S`il a peut-être raisonné en lui il ne l`empêchera pas, en 1981, lors de son départ du 55, rue du Faubourg Saint-Honoré, de confier la France à  la providence. Avec un p minuscule.

François Mitterrand est l`homme mystique. Celui qui commence son septennat par une visite au Panthéon, le `` Temple de la République », termine sa vie quelques années avec une image de saint François sur sa table de chevet. Dualité de cet être habité par le doute, `` en permanence en quête de connaissances et en recherche de certitudes », selon Marc Tronchot. Né dans une famille bourgeoise de province, il grandit dans une tradition catholique et conservatrice. Les événements de la seconde guerre mondiale émoussent sa foi et ébranlent ses croyances. Cet homme à  l`intelligence brillante s`intéresse de plus en plus à  la politique et s`éloigne peu à  peu de la religion. Cependant, sur les affiches électorales de 1981, une église de campagne se dessine en arrière-plan. D`aucuns diront que c`est de la pure communication, d`autres y voient la volonté de n`exclure personne de la part d`un homme pour lequel certains `` liens ne devaient pas être rompus ». Il a `` une sensibilité esthétique pour certains grands lieux de spiritualité ». On sent chez lui quelque chose de l`ordre du mysticisme.

Jacques Chirac, entre croyances et spiritualité. Sur le plan politique, Jacques Chirac et François Hollande s`opposent. Mais sur le plan religieux, les deux hommes se rejoignent : ils aiment garder leurs distances avec la religion. Pour le journaliste Marc Tronchot, Jacques Chirac est `` humaniste », plus que religieux. `` Il préfère l`homme à  son divin créateur ! », précise-t-il dans son livre. `` Grand républicain partageant avec la gauche les valeurs fondatrices de l`humanisme français, catholique modéré, constant dans ses convictions, épris de tolérance, très libre vis-à -vis de l`épiscopat, gallican plutà´t qu`ultramontain, attaché à  la laïcité, curieux et respectueux des autres religions ».

Nicolas Sarkozy, le croyant dissipé. Décrit par Marc Tronchot comme un `` mélange d`opportunisme impatient, et de réactivité exigeante », orgueilleux, démesuré et affectif, Nicolas Sarkozy grandit dans un univers qui laisse peu de place au spirituel. Son grand-père maternel est juif séfarade mais ne pratique pas. Lui-même a grandi dans la religion catholique, sans jamais être pour autant un pilier de sacristie. Il semble chrétien davantage par tradition et culture que par conviction personnelle. Cependant, au cours de sa vie politique, la religion n`est pas laissée de cà´té. Regain de spiritualité ? Manipulation politique ? On est partagé entre sa bonne foi et son cà´té opportuniste qui fait songer, selon Marc Tronchot, à  un `` golden boy matérialiste, sans foi ni loi ».

François Hollande le non-croyant `` Jamais sans doute la France n`aura eu à  sa tête un président aussi peu concerné officiellement par le salut de son à¢me », écrit Marc Tronchot. Né dans une famille croyante, François Hollande est passé chez les lassaliens, frères des écoles chrétiennes, disciples de saint Jean-Baptiste. Mais `` un beau jour, au milieu de ses études d`après ce que j`ai cru comprendre, il rompt avec la religion. Qui ne lui inspirera dès lors que prudence et réserve. Sans verser pour autant dans quelque anticléricalisme que ce soit »

Félix Tshilombo, imposteur-usurpateur doit démissionner. Il est illégitime et se prend pour Ayatollah religieux. Ne connaissant pas les conséquences de sa bigoterie !

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