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ONU: L'avenir de la Syrie se joue au Palais des Nations à  Genève !

ONU, les trois ministres des Affaires étrangères: Javad Zarif, de la République islamique de l'Iran, Sergei Lavrov, de la Fédération de Russie et Mevlut à‡avuœŸoÄŸlu, de la République de la Turquie, au Palais des Nations.

En huit ans, le conflit syrien a fait près de 400'000 victimes. Les besoins humanitaires restent également très importants pour des millions de Syriens. Ce mercredi à  Genève se tient la toute première réunion d'une ``assemblée constituante» chargée par l'ONU de décider l'avenir de la Syrie. Ce Comité constitutionnel comprend 150 membres issus de trois groupes : 50 choisis par le pouvoir, 50 par l'opposition et 50 par l'émissaire de l'ONU, qui sont censés être des délégués ``indépendants» de la société civile.La présence à  Genève de trois ministres des Affaires étrangères du groupe des garants Astana pour la Syrie: Javad Zarif, de la République islamique de l'Iran, Sergei Lavrov, de la Fédération de Russie et Mevlut à‡avuœŸoÄŸlu, de la République de la Turquie. Le trio Russie, Turquie, Iran s'approche-t-il vers la ligne d'arrivée ? Pour la première fois à  Genève, un Comité constitutionnel pour la Syrie composé de 150 membres, a pour but de s'accorder sur un nouveau texte fondateur pour ce pays ravagé par la guerre, l'envoyé spécial des Nations Unies, Geir O. Pedersen, a réitéré lundi son appel à  un un cessez-le-feu national et la libération des prisonniers pour renforcer la confiance entre les belligérants.

L'ONU souhaite que le Comité constitutionnel puisse être le déclencheur d'un processus politique plus large mais, prudente, elle se contente de souhaiter pour le moment que les participants honorent ces discussions.

Après de nombreuses tentatives de pourparlers indirects entre le gouvernement et les rebelles, le Comité constitutionnel doit permettre d'avancer sur le dossier politique. Alors même que les violences se poursuivent.

Même si les forces pro-gouvernementales ont récupéré plusieurs zones, la situation reste instable autour d'Idleb et la zone frontalière du nord-est est désormais pilotée par des patrouilles communes entre la Russie et la Turquie. Un dispositif qui se doit d'être ``temporaire», selon Geir Pedersen qui ajoute que la réunion de Genève pourra peut-être permettre une solution ``plus permanente» dans des régions du pays.

Plusieurs pays s'inquiètent aussi des conséquences de l'offensive turque sur la détention de djihadistes de l'Etat islamique (EI) ou de leurs proches dans des camps de déplacés. Les Etats-Unis ont revendiqué un succès en annonçant le décès de deux hauts responsables de ces extrémistes, dont leur chef Abou Bakr al-Baghdadi.

La cartographie du conflit syrien s`est profondément modifiée, sous le triple effet de l`offensive militaire turque, du retrait américain du nord-est du pays, et de l`avancée des troupes syriennes appelées à  l`aide par les Kurdes.

Les lignes de front ont bougé et vont continuer de bouger en de nombreux endroits, mettant désormais face-à -face les forces syriennes, alliées de Moscou, et les troupes turques, appuyées par leurs supplétifs syriens anti-Assad. Avec dans un rà´le délicat d`arbitre, la Russie, principale alliée de Bachar el-Assad, mais également partenaire de la Turquie dans les négociations d`Astana en vue d`un règlement du conflit.

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