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Allemagne: Freddy Mulongo au tribunal du jugement des Nazis à  Nuremberg !

Freddy Mulongo au tribunal du jugement des Nazis à  Nuremberg !

Crimes contre l'humanité, crimes de sang, pillages et recels des ressources de la République démocratique du Congo, par Paul Kagame , dictateur Rwandais et bourreau du peuple congolais, avec ses 12 millions de victimes, l'ogre de Kigali continue de jouir de l'impunité de ses crimes au Congo. Et de plus en plus des Congolais réclament un Tribunal International pour la République démocratique du Congo. A Nuremberg, dans la Bavière en Allemagne, j'ai pu visiter la salle 600 du palais de justice, qui se se situe à  5 minutes à  pied du métro Bà¤renschanze (ligne U1), au 72 Bà¤renschanzstraàŸe.

C'est le 20 novembre 1945 que débuta le procès contre les ``principaux criminels de guerre» dans la sale d'audience de la Cour d'assises du Palais de justice de Nuremberg. Là , devant un tribunal international, 21 dirigeants nazis durent répondre de leurs crimes contre la paix et contre l'humanité. 12 autres process suivirent, entre 1946 et 1949, devant des tribunaux militaires américains. L'importance des procès, de par leur signification pour l'évolution du droit international pénal moderne, rendit la ``salle 600» célèbre dans le monde entier. Les ``principes de Nuremberg» issus des décisions de la Cour militaire internationale constituent aujourd'hui les fondements du droit international pénal de la Haye. Ils font clairement apparaître un profond changement d'attitude depuis 1945/46 vis-à -vis de ceux qui portent une responsabilité dans le destin des peuples.

La ville de Nuremberg a été choisie pour des raisons à  la fois pratiques et symboliques. Le Palais de Justice de Nuremberg était suffisamment vaste pour accueillir ce genre de procès… et il pouvait, moyennant quelques travaux, être remis en état après la guerre dans un délai raisonnable. Il existe une prison elle aussi très vaste au sein même du Palais de Justice, ce qui évitait de déplacer les détenus sur de longues distances et simplifiait donc la logistique du procès. Nuremberg était l`une des villes préférées d`Hitler, qui y organisait chaque année les congrès du parti nazi et y avait fait promulguer des lois antisémites (les Lois de Nuremberg). Juger les dirigeants nazis à  Nuremberg était donc un symbole fort pour signifier la fin du régime et de tout ce qu`il représentait. Compte-tenu du rà´le important de Nuremberg aux yeux du parti nazi, la ville avait été particulièrement bien équipée pour recevoir des visiteurs, que ce soit en termes de transports et en termes de capacité d`accueil : le Grand Hotel, par exemple, tenait encore debout et pouvait donc héberger le personnel qui allait participer au procès ainsi que la presse internationale. Quand on arrive aux abords du Palais de Justice sur Fà¼rther StraàŸe, on constate effectivement très vite à  quel point le bà¢timent est grand.

à€ l`extérieur, la symbolique est forte car on peut voir sur des panneaux les drapeaux des 4 grandes puissances qui ont mis sur pied ces procès hors norme : les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l`URSS et la France.

Le régime de terreur des nazis a conduit à  une souffrance humaine incomensurable... A travers les procès de Nuremberg, où pour la première fois dans l'histoire les représentants d'un Etat furent obligés d'endosser la responsabilité de leurs crimes de guerre ainsi que de leurs crimes contre l'humanité, la salle d'audience 600 du Palais de justice de Nuremberg s'est muée en un lieu historique mondial.

C'est en aoà»t 1945 que les Américains prirent possession de l'ensemble du Palais de justice de Nuremberg et qu'ils le réaménagèrent pour les procès. Ces travaux concernèrent principalement la salle numéro 600. Le plus grand changement fut la construction d'une tribune pour les spectateurs. Le mur antérieur fut démoli, afin de créer un espace dévolu à  la presse. Au dessus, les Américains firent construire une galerie pour les spectateurs. Aujourd'hui, quatre petites fenêtres y ont été insérées pour permettre au visiteur de regarder la salle 600 depuis l'exposition.

Au plafond de la salle étaient suspendus des lustres qui furent remplacés par des lampes projecteurs diffusant une forte lumière. Cette mesure était nécessaire, car les fenêtres de la salle étaient recouvertes, pour des raisons de sécurité et pour pouvoir filmer le procès. plusieurs ouvertures furent percées à  travers les murs et dans les boiseries. Ainsi , les chroniqueurs et cameramen avaient la possibilité d'observer le procès.

Même si quelques personnages capitaux du "IIIème Reich" se sont démis de leur responsabilité par le biais du suicide (Adolphe Hitler, joseph Goebbels et Heinrich Himmler), les forces alliées réussirent, à  la fin de la guerre, à  emprisonner et à  traduire en justice les représentants de premier plan du régime nazi ayant eu des responsabilités politiques, économiques et militaires. Ils avaient été autorisés à  porter des lunettes justement parce que les éclairages étaient éblouissants.

Au premier rang de gauche à  droite, on voit Gà¶ring (lunettes de soleil, accoudé au box des accusés), commandant de la Luftwaffe ; Rudolf Hess (chef de la chancellerie du parti nazi) ; Joachim von Ribbentrop (ministre des Affaires Etrangères d`Hitler) ; Wilhelm Keitel (chef de l`Oberkommando, organe suprême de contrà´le de l`armée allemande) ; Ernst Kaltenbrunner (l`un des principaux responsables de la police nazie). Et au second rang, Karl Dà¶nitz (lunettes de soleil, Hitler l`avait désigné comme son successeur dans son testament) ; Erich Raeder (commandant de la Marine allemande) ; Baldur von Schirach (lunettes de soleil aussi, chef des Jeunesses Hitlériennes) ; Fritz Sauckel (qui a organisé les déportations d`ouvriers étrangers vers l`Allemagne).

Accusés mais absents: Robert ley (se suicide avant le procès), Gustav Krupp von Bohlen und Halbach (malade, mort en 1950), Martin Borman (recherché, mort en 1945).

Les accusés pouvaient soit se défendre eux-mêmes, soit se faire aider d'un avocat. Ils tentèrent, en tant que groupe, d'imposer leurs intérêts et réussirent à  obtenir les décisions voulues en matière d`éléments de preuve à  charge. Au cour du procès , plus de 280 témoins furent interrogés. Les témoignages furent étoffés par des supports visuels, notamment des films réalisés par des Alliés lors de la libération des camps.

Le 20 novembre 1945 commença le procès des grands criminels de guerre devant le Tribunal Militaire international. Dans son discours inaugural le 21 novembre 1945, le Procureur Général Américain, Robert H. Jackson, énonça le haut niveau d'exigence attendu lors du de ce procès: "Il ne nous faudra jamais oublier que les faits sur lesquels nous jugeons ces accusés aujourd'hui, sont les mêmes sur lesquels l'Histoire nous jugera demain. il faut que dans notre tà¢che nous fassions preuve d'une intégrité et d'une objectivité intellectuelle telles que ce procès s'imposera à  la postérité comme ayant répondu aux aspirations de l'humanité". Ils étaient huit juges: Robert H. Jackson, procureur en chef général des Etats-Unis, Geoffrey Lawrence, juge du Royaume Uni, président du tribunal, Général Roman A Rudenko, Procureur en chef de l'Union Soviétique, Iona T Nikitschenko, juge de l'Union Soviétique, Hartley William Shawcross, procureur en chef du Royaume-Uni, Francis A Biddle, juge des Etats-Unis, Auguste Champetier de Ribes, Procureur en chef de la République française et Henri Donnedieu es Vabres, juge de la République française.

Le procès se déroula durant 218 jours. Le 31 aoà»t 1946, les accusés purent s'exprimer brièvement une dernière fois devant la cour et l'opinion publique. le tribunal se retira jusqu'au 30 septembre pour déliber et définir la sentence. La proclamation du jugement se fit sur deux jours. dans la matinée du 1 octobre, les juges se sont relayés pour la lecture des motifs des condamnations et des acquittements, avec justifications. L'après-midi, le tribunal statua envers les accusés: trois acquittements, douze condamnations à  mort par pendaison (contre Borman par contumace), trois condamnations d'emprisonnement à  perpétuité et quatre condamnations à  réclusion temporaire.

Le Tribunal International pour la République démocratique du Congo, il faut y travailler. Contre l'impunité, seule justice peut aider les victimes. 12 millions de morts congolais, ceux qui vivent doivent devenir chacun, la voix de sans voix!

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