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samedi 3 octobre 2020

La France gronde contre les éoliennes, Linda Munyengeterwa (IFC) veut en fourguer pour l'Afrique!

La France gronde contre les éoliennes, Linda Munyengeterwa (IFC) en veut pour l'Afrique!

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

Linda-Munyengeterwa.jpg, oct. 2020

Si l'énergie éolienne était propre et vertueuse, les Français ne seraient pas en grogne contre des mastodontes monstres d'acier. Avec plus de 8 000 éoliennes en France, les éoliennes ne produisent que 7% d'électricité. Voilà que Linda Munyengeterwa avec son IFC veulent fourguer des éoliennes à l'Afrique. Une étude menée pour l’IFC, le continent affiche un potentiel de 59 000 gigawatts (GW)?

La France profonde gronde contre les éoliennes. Les Français d'en bas sont en colère. Les éoliennes envahissent les champs, sites historiques, collines et montagnes en France. Même la Sainte Victoire dans le Var a ses éoliennes. Déjà plus de 8 000 éoliennes implantés qui ne produisent que 7% de l'électricité dans toute la France. L'énergie éolienne est une énergie aléatoire et intermittente. Il faut du vent pour produire l'électricité. A-t-on toujours du vent ? Les éoliennes n'ont aucun impact sanitaire pour les riverains ? Les accidents des éoliennes sont tus, les conséquences sur la faune et flore sont minorés. L'Afrique est-elle la poubelle de la terre entière ? Pourquoi ce qui ne marche pas ailleurs doit marcher sur le continent africain ? En France, pays démocratique, les Anti-Éolien ont  de la peine à se faire entendre. Les promoteurs éoliens ont des moyens colossaux et leurs lobbyistes fonctionnent à pleine tube. Que dire de l'Afrique, où  des régimes dictatoriaux corrompus dont les peuples n'ont jamais droit à la parole...les dictateurs qui veulent garder leur fauteuil présidentiel seront soutenus et le tour est joué. Des politicailleurs ventriotes qui sont prêts à tout pour se vendre et s'acheter, ne vont pas hésiter une seconde pour sacrifier des générations futures. Chaque pays en Afrique devrait faire l'étude de son mix énergétique et ne pas se fier à tous ceux les charlatans qui veulent du bien à l'Afrique. 

Les éoliennes sont-elles bonnes pour l'Afrique ? N'y a-t-il d'autres énergies alternatives possibles pour le continent ? A-t-on épuisé tous les atouts de l'énergie solaire sur le continent. Au lieu des parcs photovoltaïques, n'a-t-on pas intérêt que chaque maison et case  aient des panneaux sur son toit ? Une éolienne a une durée de vie de 15 ans et après ? Qui va s'occuper de démantèlements sur le continent ? L'étude de  Linda Munyengeterwa (IFC) doit être confrontée à d'autres études, par des africains non inféodés de la Banque mondiale et autres institutions financières pour une indépendance totale ! 

Linda Munyengeterwa est présentée comme la responsable de la Société financière internationale (IFC), filiale du groupe Banque mondiale. Linda Munyengeterwa est la directrice régionale du secteur des infrastructures au Moyen-Orient et en Afrique. Elle est responsable de l'infrastructure de base d'IFC (transport d'électricité et services publics), des activités pétrolières, gazières et minières dans ces deux régions. Avant son poste actuel, Linda Munyengeterwa a occupé le poste de gestionnaire de portefeuille pour les actifs d'infrastructure de base d'IFC en Afrique subsaharienne. Elle possède environ 15 ans d'expérience dans le secteur des infrastructures. Elle est membre des équipes de direction mondiales et régionales d'IFC. Avant de rejoindre IFC, elle a travaillé en tant que banquière d'investissement dans les équipes de fusions et acquisitions de JPMorgan et Fleming Martin. Linda est une comptable agréée et a servi chez Pricewaterhouse Coopers.
 

ifc-image-rapport-eolien-terrestre-afrique

C'est un article de "Energies-Média", site du Cameroun qui avec un titre pompeux a attiré notre attention: " Le potentiel de l’Afrique dans l’éolien onshore représente 90 fois la capacité installée de cette ressource dans le monde (étude)" !

Selon une étude menée pour l’IFC, le continent affiche un potentiel de 59 000 gigawatts (GW), la capacité installée dans le monde étant de 650 GW. Inciter aux investissements à grande échelle dans le secteur

 L’Afrique représente actuellement moins de 1% de la capacité éolienne onshore (terrestre) installée dans le monde actuellement (650 GW) mais a le potentiel d’assurer 90 fois cette capacité installée, affirme la Société financière internationale (IFC) du groupe de la Banque mondiale dans les résultats d’un rapport présenté le 30 septembre.

Le potentiel éolien total en Afrique est évalué à 59 000 GW, selon cette étude qui soutient que le continent a un potentiel “de classe mondiale” dans cette énergie.

Vingt-sept pays du continent africain – qui compte 54 Etats – ont les ressources, juste au niveau de l’éolien terrestre, pour satisfaire la demande d’électricité sur l’ensemble du continent africain, affirme l’IFC.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime les besoins annuels d’électricité du continent à 700 térawattheures (TWh). 

L’étude de l’IFC souligne que le potentiel éolien terrestre de l’Afrique peut générer un productible annuel de 180 000 TWh, “assez pour satisfaire 257 fois la demande totale d’électricité sur le continent africain”.

Selon les résultats de l’étude, l'Algérie a les plus importantes ressources du continent avec 7 700 gigawatts (GW).

Quinze autres pays ont un “potentiel éolien technique” supérieur à 1 000 GW, dont la Mauritanie, le Mali, l’Egypte, la Namibie, l’Afrique du Sud, l’Ethiopie et le Kenya.

L’étude met aussi en avant des pays qui ne sont pas souvent considérés comme très “venteux” mais qui, avec des turbines modernes et de grands rotors, peuvent aussi tirer parti de leur potentiel dans le domaine. Il s’agit ici notamment de la Côte d’Ivoire, du NigeriaBotswanaCameroun et Mozambique.

D’après l’IFC, 17 des pays étudiés ont la particularité d’avoir un fort potentiel éolien, avec une productivité moyenne (mesurée par le “facteur de charge”*) supérieure à 46%, rivalisant ainsi avec “les sites d’éolien terrestre les plus productifs au monde”

Un tiers du potentiel éolien terrestre de l’Afrique se trouve “dans des zones avec des vents forts, ayant en moyenne [une vitesse] de plus de 8,5 mètres par seconde”

La Société financière internationale, à travers Linda Munyengeterwa (directrice régionale de l’IFC pour les infrastructures et les ressources naturelles en Afrique et au Moyen-Orient), se dit engagée à travailler avec les secteurs public et privé en Afrique afin d’aider le continent à réaliser son potentiel éolien qui est “remarquable et largement inexploité”. L’éolien, indique l’institution, peut bien contribuer à la diversification du mix énergétique du continent. 

L’éolien figure parmi les nouvelles sources de production d’électricité à la croissance la plus rapide. D’après les données de Bloomberg (BNEF), l’éolien a représenté avec le solaire plus de 60% des nouvelles capacités de production électrique installées dans le monde en 2019.

L’étude présentée par l’IFC a été menée en collaboration avec le Conseil mondial de l’énergie éolienne (Global Wind Energy Council, (GWEC), Everoze et Vortex – deux sociétés de conseil spécialisées dans les énergies renouvelables.

D’après les explications fournies par la Société financière internationale, le document a été réalisé en exploitant les données de l’Atlas mondial de l’énergie éolienne (Global Wind Atlas)  et en y appliquant des contraintes techniques qui peuvent influencer le vent (collines, altitude, vitesse minimale du vent, occupation des sols, densité de la population, zones protégées, etc.).

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vendredi 25 janvier 2008

Rêve d'une Afrique Olympique pour 2020 ?

Qui ose le croire les jeux Olympiques n'ont jamais eu lieu en Afrique ! Les Jeux Olympiques modernes crées par le français Pierre de Courbertin en 1889 ont depuis cette date vu l'attribution de 4 anneaux olympiques à  4 continent, le 5 ème continent n'a pas encore obtenu son anneau:l'Afrique. Le cinquième commence à  être revendiqué." L"Afrique a beaucoup donné aux jeux olympiques et n'a rien eu en retour, il faut faire découvrir cette lacune à  l'hémisphère Nord ". Une vente aux enchères de l'oeuvre du peintre français K.Rey au profit de " Foundation for the Olympic Games in Africa: la Fondation Internationale NewSporAfrica ". La vente a eu lieu le 18 janvier dernier à  l'hôtel Meurisse au 228 rue Rivoli à  Paris à  proximité du jardin des Tuileries.

Ni incantations, ni revendications mais actions !

Jean-Pierret Sirot, un jeune homme de soixante et un an , autrefois dans le commerce international, s'est trouvé un sacré pari pour ses vieux jours: promouvoir l'organisation des Jeux Olympiques en Afrique: " J'avais remarqué que les africains étaient leaders dans l'athlétisme, notamment dans les épreuves de course. Puis un jour de 2001, j'ai découvert une équipe de France qui était noire, pour ne pas dire africaine. Mais quand des jeux Olympiques ont-ils eu lieu en Afrique? J'avais 56 ans à  l'époque. Je me dit voilà  une belle occupation pour ma retraite " dit-il. NewSportAfrica est une équipe de femmes et d'hommes réunis solidairement autour d'un objectif de paix visant à  mobiliser la jeunesse africaine afin qu'elle puisse accéder à  la reconnaissance internationale en relevant un défi sportif mondial à  une date historique. Les Ambassadeurs de NewSporAfrica sont: Mr. Dogad Dogoui, président d'Africagora; Mme Nadia Murabet, présidente vision media; Mr.Bruno Benetti, industriel italien;Mme Maryse Ewanje-Epée, directrice de Ya Foye Events; Princesse Marilyn Yav, présidente Etoile d'Afrique; pierre Cornette de Saint-Cyr, commissaire priseur.

M.Dogoui Dogad, président d'Africagora, Ambassadeur de NewSporAfrica

K.Rey, le grand peintre dont l'oeuvre a eté vendu aux enchères

Freddy Mulongo et S.A.R.Princesse Ester Kamatari, coordonnatrice de la soirée

Les Jeux Olympiques modernes

Pierre Fredy, baron de Courbetin, jeune intellectuel passionné de philo ancienne mais épris de modernisme voyait le sport " comme la réunion de pays dans un effort d'émulation, infiniment utile au bien général ". Présentant l'intérêt du sport comme principe universel d'éducation physique, intellectuelle, moral, artistique, et civique auprès de la jeunesse du monde entier, il eut l'idée dès 1894, lors du congrès international tenu dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne à  Paris de rénover les yeux olympiques. Sa proposition fut acceptée à  l'unanimité et un comité international de quinze membres fut immédiatement constitué en vue de l'organisation des premiers " jeux Olympiques modernes " qui furent fixés à  Athènes en 1896. Plus de 112 ans après, la pensée humaniste de paix et de fraternité de Pierre de Courbetin rayonne-t-elle encore ?

J.O business ?

Si les jeux Olympiques demeurent avant tout une affaire de performances sportives et de records à  battre, les Jeux Olympiques sont aussi une histoire de business dont les enjeux se calculent en million de dollars ainsi qu'une gigantesque guerre politique animée par les Etats les plus conquérants. En 1996, au lieu d'Athènes, berceau de la flamme olympique, le Comité internationale Olympique avait préféré Atlanta: Douzième ville des Etats-Unis, siège de Coca-Cola, de la chaîne télévisée CNN et de la compagnie aérienne Delta Airlines. Ce choix fut dicté par des considérations économiques et politiques vis-à -vis desquels le CIO, n'a pu s'opposer. Sponsors et chaines de télévision sont depuis longtemps chez eux au chateau de Vidy, siège social du CIO à  Lausanne en Suisse, pesant de leurs poids dans les décisions. Pour exemple, nombre d'athlètes aux jeux de Séoul, ont du pour concourir s'adapter aux horaires de télévisions occidentales. Depuis 1980, le nombre d'athlètes présents a été multîplié par deux, soit 10.000 sportifs pour les jeux d'Atlanta, plus de 15.000 journalistes accrédités. Cela ne va pas sans poser des choix quant aux villes capables d'organiser une telle manifestation sportive au plan technologique et économique: sécurité publique, télécommunication, infrastructure de jeu, transports, hébergements. La satisfaction de ces exigences semblent de plus en plus être l'apanage des pays occidentaux.

Docteur Aurore Kinduelo, Freddy Mulongo et Angéla Minyem de l'Image de l'Afrique.Com

S.A.I. Mwant-a-MWAD, Princesse YAV Marilyn, présidente Etoile du sud , Ambassadrice NewSporAfrica

Madame Vandoorne Marie-Christine, écrivain et diplomate en poste au Maroc

Salle Pompadour, assistance lors de la vente aux enchères

Jeux Olympiques, enjeux politiques !

Dès 1936, les Nazis utilisèrent la vitrine de l'olympisme pour montrer au monde entier leurs idéaux. A maints égards et dans nombreux cas, les jeux olympiques sont témoins de manifestations politiques. En 1952, à  Helsinki, les Russes poussé d'un fanatisme communiste exacerbé par Staline symboliseront mieux que tout le nouvel objectif qui leur assigné aux jeux. " Les athlètes russes sont de véritables soldats entraînés , avec obligation de résultat quelqu'en soit le coût ". En 1968 à  México, le poing ganté et la main levée des athlètes noires américains dénoncèrent le racisme. La prise d'otages et la tuerie d'athlètes israëliens à  Munich en 1972. En 1976 à  Montréal, l'absence des africains pour des motifs de ségrégation raciale. Les jeux Olympiques de Moscou en 1980 seront marqués par le boycottage des Etats-Unis. En 1984, à  Los Angeles, ce sera la réponse du berger à  la bergère: le bloc de l'Est s'enfermera à  son tour dans le boycottage. Néanmoins le sport est également utilisé comme arme diplomatique pour de rapprochement. Les Jeux Olympiques de Séoul qui avaient mis face à  face pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale: Américains, Russes et Chinois s'étaient soldés par un accroissement spectaculaire des échanges. C'est le CIO qui dénonça l’apartheid et exclue l’Afrique du sud en 1970. C'est encore lui qui obtiendra son retour en 1982, à  Barcelone. Les Ongs de droits de l'homme font pression à  la Chine et brandissent le boycottage des jeux de Beijing dans quelques mois.

La scène diplomatique des jeux olympiques est irremplaçable. Pour les Etats forts et puissants, l'organisation des jeux est un atout maître qu'il faut avoir dans son arsenal. Pour les nations affaiblies, critiquées ou non reconnues, la participation olympique revient ipso facto à  un signe de respectabilité.

L'Afrique ne doit pas se rebiffer !

Le projet des Jeux olympiques en Afrique initié par NewSporAfrica est un grand défi pour les Africains. Défi pour la jeunesse africaine dont 400 millions de personnes sur le continent ont moins de 20 ans. Défi car il faut rallier les politiques, les entrepreneurs, les autorités sportives, l'opinion publique à  cette cause. " En 2012, les jeux Olympiques se dérouleront à  Londres. Cela fera 116 ans que les Jeux existent, 116 ans que les Africains sont compétiteurs et 116 ans qu'ils ne sont pas allé chercher l'anneau olympique qui leur revient " déclare Jean-Pierre Sirot. les afropessimistes et négrologues qui ventillent leur scépitisme:" les jeux de 2004 ont coà»té presque 13 milliards de dollars. Pour Londres, on parle de sommes délirantes. Ces montants sont inimaginables pour le continent africain ". Les membres de la Fondation Internationale NewSporAfrica proposent " de revenir à  ce qu'avait coà»té Barcelone en 1992, soit 3 milliards de dollars. Là  ça devient tout à  fait réalisable pour l'Afrique " disent-ils. 4 à  5 pays Africains peuvent poser leur candidature. 

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jeudi 27 septembre 2007

RDC: Pourquoi l'aide de la Chine inquiète les Congolais ?

En 1973, Alain Peyrefitte a popularisé la phrase de Napoléon 1er " Quand la Chine s'éveillera, le monde tremblera ". Mao Zedong et le Parti communiste n'ont pas pu développer la Chine mais il lui ont donné l'unité et imposé, à  partir de 1949, un gouvernement central. Sous leur régime, la science chinoise comme l'indienne a conquis la maîtrise du nucléaire et de l'espace. "Notre territoire est vaste, notre population nombreuse, notre position géographique avantageuse...Il serait intolérable de ne pas nous hisser au premier rang des nations ", disait Mao Zedong vers la fin de sa vie.

La Chine compte 1,3 milliards d'habitants, soit un peu plus du cinquième de l'humanité. Elle est le deuxième pôle d'attractions mondiales des capitaux étrangers. La croissance y a augmenté de 136% depuis 1990. l'agriculture ne représente plus que 20% de la production, le secteur tertiaire est monté à  32%, le taux de l'épargne privée est évalué à  plus de 40% du PNB et la production a quadruplé en vingt ans. Le commerce s’accroît de 15% par an, avec un excédent commercial de 16 milliards de dollars et des réserves en devises estimées à  plus de 100 milliards. Le dernier grand pays communiste du monde réinvente ainsi le capitalisme d'Etat, sous l'autorité d'un parti Communiste qui ne représente guère aujourd'hui qu'une autorité administrative, dernier avatar de l'ancienne bureaucratie impériale.

Forte de près de 60 millions d'individus répartis dans 119 pays du globe, la diaspora chinoise offre un spectacle non moins surprenant. En Asie du sud-est, elle forme "un réseau de bambou" qui domine presque toute l'économie de la région. Son PNB, évalué à  2250 milliards de francs dépasse le PNB total du continent africain, et le montant de ses investissements excède celui des investissements des américains à  l'étranger. On compte 1,8 millions de chinois aux Etats-Unis. A Vancouver, troisième ville du Canada, le chinois est depuis 1996 plus parlé que l'anglais.

Pékin, ville immense !

Pékin est une gigantesque ville: 13 millions d'habitants selon certains observateurs, près de 16 millions de personnes y vivent. Pour se faire une idée de cette démesure: la principale artère de la ville , Jianguo Menwai, qui traverse en son milieu, fait plus de 40 kilomètres ! La place Tiananmen (où le mouvement des étudiants, d'intellectuels et d'ouvriers chinois fut réprimé le 4 juin 1989) ...44 hectares, la plus vaste de la planète. la cité interdite... 72 hectares, impossible de se marcher les uns sur les autres. Depuis le célèbre slogan de Deng Xiaoping" devenir riche et glorieux ", prononcé en 1984, nombre de chinois se sont engouffrés dans cette première brèche idéologique. liberté économique oui; démocratie , pas encore. Tandis que l'Union soviétique se désintégrait par le haut, la chine maintenait ses structures politiques et, pour la forme, le dogme idéologique marxiste. Mais se lançait à  corps perdu dans l'économie de marché et pratiquait dans ses régions côtières un capitalisme effréné. En 1992, la relance des réformes économiques a consommé la rupture définitive avec la période maoïste et consacre le règne de l'argent. Au pays du communisme, le capitalisme est désormais roi...le premier millionnaire chinois en dollars apparaît en 1992. Une étude d'un cabinet de consultants étrangers en a dénombré plus de 250 000 en 2004. Une très faible proportion de la population totale, mais un chiffre hallucinant dans l'absolu. Selon le Bureau des statistiques, 75 millions de personnes disposent d'un revenu par ménage compris entre 900 et 4000 euros.Ils pourraient être 170 millions à  l'horizon 2010. Cette classe moyenne bouleverse l'économie de la Chine. Le marché automobile chinois est devenu le troisième de la planète, derrière les Etats-Unis et le japon, devant l'Allemagne et la France. près de 5 millions de voitures ont été vendues à  des particuliersdepuis 2000 contre 1 million entre 1995 et 1999. Depuis 1999, 30 millions de chinois ont eu recours à  un emprunt bancaire pour acheter un logement. Un tiers des ménages urbains possèdent un ordinateur, contre 2,6% en 1997. Enfin, près de 30 millions de chinois se sont rendus à  l'étranger en touristes, une progression de 20% par an depuis le début de 2000. les autorités chinoises ont instauré, en 1999, les deux semaines de congés payés, en plus de la période du nouvel an chinois. L'une à  l'occasion de la fête nationale du 1 er octobre, l'autre pour le 1 er mai. une véritable industrie du tourisme intérieur s'est alors créée: pas moins de 60 millions de chinois profitent de ces goden weeks " semaines en or pour découvrir leur pays".

La coopération sino-africaine

Partenariat économique, appui aux projets de développement, relations diplomatiques...la coopération sino-africaine s'est fortement accrue à  la fin des années 1990. En plus d'une décenie, la Chine est devenue un partenaire de premier plan pour l'Afrique, au grand dam des Européens et des américains. Le continent africain représente pour Pékin un triple enjeu:

1. La Chine veut sécuriser de manière durable son approvisionnement en matières premières, moteur de croissance chinoise. Ce qui explique que pékin investit dans des champs pétroliers jugés peu rentables par les majors occidentales, comme au Soudan, par exemple. Il n'est pas question pour la Chine de rentabilité immédiate, mais de garantir l'avenir.

2. L'Afrique constitue un nouveau marché pour les entreprises chinoises, un marché vital pour la poursuite de la croissance. Cette politique permet également d'obtenir des appuis diplomatiques non négligeables au sein des instances internationales, contribuant à  asseoir le rang international de Pékin. Et toujours utiles quand il s'agira , lors de la réforme des Nations unies, d'empêcher le voisin japonais d'obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité...

3. Dans leur conquête du marché africain, les chinois jouissent d'un avantage par rapport à  leurs concurrents occidentaux: leur politique de non -ingérence dans les affaires intérieures des pays du continent. Ainsi, les chinois constituent parfois une planche de salut aux régimes dictatoriaux, sanguinaires en délicatesse avec les critères de bonne gouvernance. Les chinois jouent volontiers sur une relation win/win " gagnant/ganant " avec les partenaires africains et sur le fait qu'ils ne sont pas d'ex-colonisateurs.

Les congolais et la Chine

Même s'ils ne se mélangent pas avec les Congolais, la présence des Chinois est très discrète en République Démocratique du Congo. Ils vivent entre eux, mangent les produits venant de la Chine, se promènent en groupe... Mais leurs ouvrages demeurent imposants: le Palais du peuple construit sous Mobutu de 1975 à  1975. Lieu de culture, le Palais du peuple a été réquisitionné par les parlementaires. Le Palais du peuple constitue la majeure partie de la dette estimée à  100 millions de dollars (2001) de la République Démocratique du Congo à  la Chine, dont font partie le stade de Martyrs de Kinshasa et la sucrière de lotokila dans la Province orientale. Le coà»t total a été de 42.300. 000 dollars qui fut offert à  titre de don par le gouvernement chinois en 1983. L’hôpital chinois de N'djili à  proximité de Sainte therèse vient d'être remis aux autorités congolaises. Grâce aux vols réguliers de certaines compagnies aériennes Kenyans Airways, ethiopians, les commerçants congolais vont de plus en plus à  Quanzhou en Chine. A kinshasa s'habiller en Quanzhou n'a d'autre signification que porter une marque de contrefaçon.

Ni veaux, ni moutons

Les Congolais ne sont pas des veaux ni des moutons. Ils ne sont pas des naïfs comme on voudrait le croire. Tenez, le 12 septembre dernier, au Palais du Peuple, qui est le siège du Parlement et du Sénat, lors d'une conférence de presse Modeste Mutinga sénateur de l'Alliance Majorité Présidentielle (AMP) fustigeait la campagne menée pour empêcher les investisseurs chinois d' œuvraient dans le secteur minier de sa province le Kasai Occidental. Quelques jours après c'est-à -dire le 17 septembre, le gouvernement de Gizenga a signé un protocole d'accord avec la Chine d'une valeur de 8 milliards de dollars américains. Signalons qu'à  la tête de la Haute Autorité des Médias, Modeste Mutinga à  la manière de klaus Barbie n'avait pas hésité à  livrer les confrères journalistes aux agents de l'Agence Nationale de Renseignement (ANR), écrire des rapports fallacieux à  l' Union européenne et autres organismes internationaux pour salir et diviser la profession. Pourquoi Modeste Mutinga a-t-il crié si fort aux loups le 12 septembre dernier? En Janvier 2005, Modeste Mutinga était en Chine, pour le compte de qui ? de la HAM ? ou pour ses propres intérêts ? L'opinion reprouvait l'attitude du pouvoir chinois sur les journalistes. Dans son rapport 2005 , Reporters sans frontières, déclarait " avec 27 journalistes détenus, la Chine était , au 1 er janvier 2005, la plus grande prison du monde pour les professionnels de l'information", et Human Rights Watch accusait:" en particulier la Chine et la Russie d'être plus préoccupées par les contrats pétroliers et les ventes d'armes au régime soudanais, que par la survie des populations soudanaises ". Il n'existe pas de solidarité entre journaliste dans l'esprit et le fonctionnement de Modeste. Il n'ya que les interêts. Gare à  ceux qui crient au loup alors qu'ils le sont eux même. Comme Nicodème, c'est la nuit que Modeste Mutinga est allé négocier son poste de sénateur à  l'AMP.

Foulant aux pieds les principes de neutralité, equité et impartialité qui devait caracteriser la HAM, organe de régulation et institution citoyenne de la société civile. On sait aujourd'hui qu'en prenant les décisions et suspensions alambiquées contre les journalistes, les acteurs politiques et les médias,au nom de la HAM, Modeste Mutinga, devait exécuter son deal politique avec l'AMP. Et étant rapporteur du sénat pour l'AMP savait sans qu'un contrat de 8 milliards de dollars américains était en préparation entre le gouvernement et la Chine. Sans doute que ce contrat ignorait notre Kasai Occidental. L' "autoroute chinoise ", qui quitterait la Province Orientale jusqu'à  Kasumbalesa dans le katanga à  la frontière de la Zambie, prouve à  dessein que les chinois visent en premier l’extradition des matières premières congolaises hors du Congo. Que les institutions de Bretton woods fassent pressions sur les autorités congolaises pour avoir la copie du contrat avec les chinois, si la RDC n'a rien à  cacher, elle doit néanmoins sauvegarder sa souveraineté..

Et Après !

"Scandale géologique ", la République Démocratique du Congo doit d'abord compter sur ses propres ressources. La politique de la main tendue n'est pas porteuse... La Banque Mondiale a imposé à  l'assemblée nationale non élue de la transition, la nomination de Paul Fortin à  la tête de la Gecamines qui est une entreprise congolaise à  vocation publique. Il est plus qu'urgent de résilier les contrats miniers léonins hérités de la guerre et de la transition pour redonner la souveraineté à  la République Démocratique du Congo sur ses ressources naturelles. Les organisations de la société civile avaient publié un mémorandum dénonçant le contenu des partenariats miniers conclus par le gouvernement de transition avec des societés privées. Et dans le mémo, elles analysent les partenariats avec Kinross Forrest Ltd- maintenant propriété de katanga Mining ltd, Global Entreprises Corporate Ltd- maintenant propriété de Nikanor Plc- et de Consortium formé par Phelps Dodge Corp / tenke Mining Corp; Ces contrats portent sur une part importante des ressources minières du pays et l'engagent pour plusieurs décennies à  venir. Une absence totale de transparence a entouré leur négociation et leur approbation.

En décembre 2006, Mme Ellen Johnson- Sirleaf, présidente élue du Liberia, est parvenue à  renégocier avec le groupe Arcelor-Mittal, un important contrat minier hérité du gouvernement de transition, et qui était extrêmement désavantageux pour son pays. La RDC doit faire pareille. La chine qui n'est pas toujours en odeur de sainteté avec les droits de l'homme ne donne pas 8 milliards à  la RDC pour les beaux yeux des congolais. Les richesses minières doivent d'abord profiter aux congolais. La République Démocratique du Congo doit continuer à  vivre au-delà  des 5 cinq chantiers du gouvernement actuel. L’exploitation des ressources naturelles congolaises ne doivent en aucun cas hypothéquer l'avenir de toute une nation.

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