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mardi 15 décembre 2020

Corruption des députés, la destitution de Jeanine Mabunda a coûté 4,2 millions $!

Corruption des députés, la destitution de Jeanine Mabunda a coûté 4,2 millions $!

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Mabunda B.jpg, déc. 2020










La grande honte pour la RDC. Pour faire virer Jeanine Mabunda du perchoir de l'Assemblée nationale, Tshilombo a usé et abusé de corruption. La présidence usurpée de Tshilombo a corrompu les députés. 15.000 dollars x 280= 4,2 millions de dollars. Jeanine Mabunda, une femme doite dans ses bottes, a du faire face aux hommes corrompus et achetés. Union sacrée-sucrée et salée=corruption!

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Courageuse, collier cervical au cou, Jeanine Mabunda, ex-présidente de l'Assemblée nationale était présente à la séance de sa destitution et de son bureau. Or les pétitionnaires étaient tous des députés corrompus. Papa Molière Nembanemba avoue avoir reçu 15.000 dollars $. Donc la pétition de destitution de Jeanine Mabunda n'était pas motivé avec des arguments objectifs. Les députés achetés, députés marchandises et députés corrompus étaient là pour exécuter une destitution dejé acquise par la corruption. Pourtant 4,2 millions de dollars pour défenestrer Mabunda du perchoir aurait pu servir dans le pays. 

*15.000$x 280= 4,2 millions USD. Pourtant, cela correspond à* :

*1* _Le Salaire de 25.000$ enseignants pendant 4,5 mois de quoi assurer la gratuité effective des enseignements._

*2* _Le Salaire respectable de 20.000 fonctionnaires de l'état pendant 6 mois afin d'atténuer les tracasseries administratifs dans les services publics._

*3* _Réhabilitation de 200 kilomètres des routes d'intérêt national pour faciliter la desserte agricole et la liaison des provinces les unes envers les autres._

*4* _Cela aurait pu garantir l'eau potable à 50 millions de congolais._

*En des terme simple, la destitution de Jeanine Mabunda  à coûtée 4,2 millions de dollars au trésor congolais. Mais est-il, disposé à débourser la même somme pour l'intérêt du peuple congolais ?*

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vendredi 11 décembre 2020

RDC: Tshilombo avec sa république des "Bena Mpuka", "Bana Munyere" et Wewas!

RDC: Tshilombo avec sa République des "Bena Mpuka", "Bana Munyere" et Wewas!

Freddy Mulongo Mukena, République démocratique du Congo

freddy-mulongo-faussaire-tshilombo-1267.jpg, déc. 2020




















Défenestrer Jeanine Mabunda, présidente de l'Assemblée nationale à coups de billets verts, est une honte pour la République. Acheter, corrompre des députés nations avec acompte de 7.000 dollars chacun pour avoir, ils sont 500 députés pour à tout prix avoir une majorité, Tshilombo n'est pas digne de diriger le Congo. Tshilombo Faussaire et Checkuleur veut sa république des Bena Mpuka, Talibans...

freddy-mulongo-faussaire-tshilombo-1267

L'UDPS avec ses Wewas, Talibans, Kulunas , Bena Mpuka et Tribalo-Etniques  instrumentalise et tribalise le Congo.   Tshilombo se trompe d'époque, la République démocratique du Congo n'est pas un Royaume ni un Empire. . La RDC n'a pas besoin d'un bonhomme qui a les pleins pouvoirs. L'autoritarisme rime avec totalitarisme. L'euphorie et triomphalisme sur la destitution de Jeanine Mabunda au perchoir de l'Assemblée nationale avec le concours des députés achetés, députés corrompus et députés marchandises, est une honte pour toute nation.  L'Etat de droit des corrompus et débauchés. 

Les "Bena Mpuka" doivent se calmer. La République, c'est autre chose que sa tribu, son clan. La République, c'est la République, en respectant des règles communes imposables à tous.

Les Talibans-Ethno-Tribalistes de l'UDPS sont entrain de lui savonner la planche. Cette milice de l'Udps qui exalte l'intolérance et le tribalisme, qui injurie, insulte et menace tous les compatriotes, qui ne sont pas d'accord avec  Tshilombo font le lit de l'échec de la fameuse République des "Bena Mpuka", "Bana Munyere".

Les "Bena Mpuka" sont à l'oeuvre. Extrêmement tribalistes, ils ont pris en otage l'Udps, qu'ils considèrent comme un royaume. C'est eux ou rien! C'est  Tshilombo Président ou rien ! Un imposteur-usurpateur, non élu et putschiste, Tshilombo.  Avec leurs casquettes gavroches, les "Bana Munyere" sont violents et veulent prendre en otage la République démocratique du Congo. Ils sont une minorité mais espèrent faire la loi. Ils ont en face d'eux, tous les congolais, amourent du Congo, qui ont pointés Martin Fayulu comme un homme intègre, qui a des valeurs et convictions républicaines, qui n'est pas clivant, qui ne divise pas le peuple congolais mais veut gagner à la loyal pour mieux présider avec légitimité. La République, c'est la règle de la démocratie. La République démocratique du Congo doit rassembler le peuple congolais dans sa diversité.

Tshilombo est l’homme qui accompagne le régime en place. Il est compromis dans plusieurs affaires et il est lié à l’imposteur Alias Kabila. Les Talibans de l'Udps clament qu'ils ont 36 ans d'existence mais quel es le bilan de ce parti ? La lutte pour l'alternance politique au Congo laisse à désirer: 36 ans d'inconstance, de radicalisme, de sophisme, de la désunion, de division, d'inexpérience...36 ans de fourberies et roublardises. La majorité des politicailleurs ventriotes qui ont trahi le peuple pour se retrouver à la mangeoire, proviennent de l'Udps:  "Momo" Modeste Mutinga, Freddy Mulumba, Samy Badibanga, Bruno Tshibala Nzenze et même Emmanuel Ramazani Shadary, le dauphin d'Alias  Kabila et candidat FCC, est un ancien de l'Udps. Les Talibans de l'Udps frondent contre Martin Fayulu et tous les Congolais qui ne pensent pas comme ce parti Nazi-famillio-ethno-tribaliste. Injures, insultes et menacent sont déversés sur des congolais patriotes.

Patrice Emery Lumumba est né le 2 juillet 1925, il a été assassiné le 17 janvier 1961. Il a vécu donc durant 36 ans ! Lumumba est extrêmement connu hors de nos frontières: plusieurs places, écoles, universités... portent son nom. En 36 ans d'existence, Patrice Emery Lumumba a appris aux Congolais le patriotisme, l'amour de la Nation et nous avons l'indépendance. Le Congo a un drapeau, une hymne nationale, ses frontières sont reconnues, il siège aux Nations Unies en tant que membre !

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vendredi 4 décembre 2020

RDC: "Respect" pour Jeanine Mabunda, présidente de l'Assemblée nationale!

RDC: "Respect" pour Jeanine Mabunda, présidente de l'Assemblée nationale!

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Jeanine Mabunda retour.jpg, déc. 2020



















Des Bena Mpuka, Talibans, Tribalo-Ethniques et Extrémistes fanatiques de l'Udps, en toute impunité s'arrogent le droit d'insulter Jeanine Mabunda, présidente de l'Assemblée nationale , y compris sur sa féminité. Il  y a deux semaines,  une Land Gruiser du ministère de l'intérieur  a cogné sa  jeep dans le cortège. Jeanine Mabunda porte un collier cervical pour soulager les tensions et immobiliser le cou.

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C'est avec une minerve que Jeanine Mabunda, présidente de l'Assemblée nationale s'est présentée hier au palais du peuple, siège du parlement congolais.  Image dure qui n'appelle qu'à la compassion. Il y a deux semaines,   Jeanine Mabunda a été victime d’un accident de circulation sur le boulevard Tshatshi à la gombé,  le 20 novembre dernier. En effet, une Jeep Toyota Land Cruiser,  de couleur blanche, dont l'immatriculation a révélé appartenir du ministère de l'intérieur, n'a cogné que sa jeep dans son cortège. Accident de circulation ou attentat contre jeanine Mabunda ?

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Dans un pays démocratique, le ministre Udps de l'intérieur, Gilbert Kankondé devrait s'expliquer. Surtout que ces sont des Bena Mpuka, Talibans, Tribalo-Ethniques et Extrémistes fanatiques de l'Udps qui injurient  Jeanine Mabunda, présidente de l'Assemblée nationale, matins, midis et soirs. Ces radicaux de l'Udps vont jusqu'à insulter sa féminité.

Son intelligence choque des phallocrates, ses convictions désarçonnent des politicailleurs qui estiment qu'une femme ne doit jamais penser. Les écervelés Udpsiens diabolisent  la présidente de la chambre basse du parlement. Ils sont incapables d'avoir des neurones qui fonctionnent comme chez elle. 

Elle est la fierté de la République démocratique du Congo. A l'heure où Tshilombo veut dictaturer le Congo, en ignorant les autres pouvoirs de la République, avoir une femme forte, aux idées claires, qui défend la Constitution est une aubaine. La RDC n'a plus besoin d'un Mobutu Bis. Si Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba se prend pour Mobutu, veut être Mobutu et jouer et miner Mobutu , il n'a qu'à retourner à Kabeya Kamuanga.  Comment un président nommé, qui est bénéficiaire d'une nomination électorale après un odieux deal à Kingakati avec Kabila, peut avoir l'outrecuidance de penser que son pouvoir  est légitime, ( alors qu'il était battu par Martin Fayulu 62,8%, Emmanuel Shadary 17% et Tshilombo 15%) et les autres pouvoirs sont illégitimes ? Alors que les élections: présidentielle et législative ont eu lieu le même jour ? Si Tshilombo est légitime, le parlement congolais (Assemblée nationale et Sénat)  est aussi légitime. Si Tshilombo est illégitime, le parlement l'est aussi. Ce n'est pas au faussaire, checkuleur et voleur de destin du peuple congolais,  Tshilombo de se croire qu'il est légitime. Qui l'a élu comme président ? Avec 15% sur 80 millions d'habitants, peut-on vraiment s'autoproclamer légitime ? Le culot ! 

La Base de l'udps insulte Jeanine Mabunda © BISO PONA FUNA TV

Appelée aussi collier cervical, la minerve est idéale pour soulager les tensions et immobiliser le cou afin d’éviter la sollicitation des muscles.  Le collier cervical est un dispositif médical, aussi désigné par le mot minerve dans certains cas. Il assure une immobilisation des vertèbres cervicales de manière plus ou moins forte tout en étant disposé autour du cou. Il permet notamment de calmer les symptômes et de traiter, à terme, la cause de la cervicalgie.

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mardi 1 décembre 2020

Sadc: Jeanine Mabunda désignée présidente du forum parlementaire ! Camouflet au...!

Sadc: Jeanine Mabunda désignée présidente du forum parlementaire ! Camouflet au...!

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Jeanine Mabunda 1.jpg, déc. 2020


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LesLe tweet de Berry Muekatone, le meilleur de la twittosphère sur la RDC est parlant: "Le choix de Jeanine Mabunda comme présidente du forum parlementaire de la Sadc est un camouflet infligé à Tshilombo. La porte de la dissolution étant fermée, comme questionnait l'autre : Maintenant, il y aura quoi ? Ni dissolution, Ni coalition, Ni cohabitation?" Le déboulonneur doit se calmer! Rien de rien. Présidents des Parlements des pays membres de la SADC ont désigné Jeanine Mabunda, présidente de l’Assemblée Nationale de la RDC; pour présider le Forum Parlementaire, une des principales institutions de cette organisation sous-régionale. Le Forum parlementaire de la SADC est l’une des 9 instituions de prise de décision de la SADC; qui a en son sein actuellement 15 pays membres, dans la sous-région.

Inepties, acharnements,  odieuses  insultes,  et menaces de mort des fanatiques écervelés et lobotomisés Udpsiens contre une femme, Jeanine Mabunda, présidente de l'Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, la ligne rouge a été franchie par les affidés de Tshilombo.

A Réveil FM International, nous avons pris la résolution de défendre, Jeanine Mabunda, femme politique intelligente et courageuse. Etre droite dans ses prises de position, est une qualité démocratique. Cela se respecte mais si on n'est pas toujours d'accord avec elle. L'intolérance politique des Udpsiens est inacceptable. A croire que ces individus se clament d'une lutte dans l'opposition 40 ans durant. Que Jeanine Mabunda soit une femme qui représente l'Assemblée nationale cela mérite respect. Son appartenance au Pprd ne doit pas être une raison pousser à entendre toutes les injures proférées contre elle.  Injures qui touchent à sa féminité. Vouloir atteindre à sa vie, c'est la goutte d'eau qui déborde la vase.  En créant un accident de circulation, avec une jeep Land Cruiser du ministère de l'intérieur qui a cogné uniquement son véhicule dans un cortège est aussi grave. Le régime de Tshilombo s'est discrédité. Surtout que le ministre Udps de l'intérieur n'est rien d'autre que Gilbert Kankondé, bras droit de Tshilombo. Face à la voyoucratie d'Etat, la vigilance tous azimuts s'impose. 

C'est un camouflet infligé à Tshilombo face aux menaces de ses fanatiques Bena Mpuka, Talibans et Tribalo-Ethniques contre Jeanine Mabunda, présidente de l'Assemblée nationale de la RDC. La Protection de Jeanine Mabunda n'est plus congolaise, elle est maintenant internationale. Tshilombo et ses fanatiques ne peuvent plus rien contre elle. 

Jeanine Mabunda  prendra ses fonctions à l’issue de la 49ème session de l’assemblée parlementaire du Forum Parlementaire; qui sera organisée à Kinshasa (RDC) du 4 au 5 décembre prochain par visioconférence.

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lundi 23 novembre 2020

Justice: Camouflet de la plainte de Fabrice Puela vs le bureau de Jeanine Mabunda !

Justice: Camouflet de la plainte de Fabrice Puela contre le bureau de Jeanine Mabunda !

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Jeanine Mabunda 2.png, nov. 2020


freddy-mulongo-jeanine-mabunda-2

Un vrai camouflet ! La République, c'est le respect des institutions et la séparation des pouvoirs. le Conseil d’Etat n’est pas compétent pour se prononcer sur une affaire législative. Seule la plénière est habilitée à se prononcer sur une question qui relève du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Irrecevabilité de la plainte de Fabrice Puela contre le bureau de Jeanine Mabunda.

On ne s'engage pas sur l'autoroute de la connaissance avec le wewa de l'ignorance ! Honte au "Gourdiflot" André Mbata, auto-proclamé et fabriqué professeur constitutionnaliste de Bena Mpuka, après ses délires dans l'affaire Fabrice Puela contre Jeanine mabunda et son bureau de l'Assemblée nationale. André Mbata professeur ? Ses inepties etincantations scrabreuses de la rue, sans cohérence scientifique prouvent à suffisance combien sa légerté est liée à l'analyse tribalo-ethnique  du ventre et de la poche. Notre fameux "professeur Wewa" Mbata a soutenu avec des arguments bidon,  une requête introduite de manière cavalière juste pour plaire à un camp politique de Tshilombo sans un fondement juridique. L’ingérence de l'appareil judiciaire dans les institutions est désolant. L’Assemblée nationale une institution autonome.  Le Règlement Intérieur et la constitution régissent cette institution.

La tête de Jeanine Mabunda est toujours mise à prix. A travers la Speaker de la Chambre, c'est tout le Bureau qui est visé. Pas besoin d'être un observateur particulièrement doué pour subodorer que la fatwa contre la présidente de l'Assemblée nationale est en lien direct avec les manœuvres politiciennes en cours aux fins de faire une OPA (offre publique d'achat) sur la majorité parlementaire.

Le Conseil d’Etat,  la haute juridiction du pays a tranché: il déclare l'irrecevabilité de la requête de  Fabrice Puela, élu de Matadi exigeant la démission du bureau de l’Assemblée nationale pour n’avoir pas déposé, dans les délais, le rapport financier de la session de mars. Beaucoup des bruits pour rien.  Malgré le Covid-19 et le confinement, Fabrice Puela se basait sur l’article 139 du règlement intérieur de la Chambre basse du parlement pour obtenir la démission du bureau de l’Assemblée nationale. Ce rapport a été déposé dans le délai, soit le 15 avril 2020. Le rapport de la Commission spéciale sur la gestion financière du bureau a même été approuvé au cours d'une plénière en date du 7 juillet de l'année en cours.

Le bureau de l'Assemblée nationale reste en place. La démarche initiée par le fameux député Fabrice Puela devant le conseil d'Etat est non fondée. 

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mardi 10 mars 2020

RDC : le Rapport Mapping a déjà été discuté à l’Assemblée nationale française !

RDC : le Rapport Mapping a déjà été discuté à l’Assemblée nationale française !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Denis Mukwege Z.jpg, mar. 2020

Sous le support du député Français Vincent Bru, le séminaire intitulé : "Rapport Mapping, un instrument pour la fin de l'impunité" a eu lieu dans la salle Colbert de l'Assemblée nationale, qui paraissait étroite au regard de l'affluence.  Voici le discours de Dr. Denis Mukwege, prix Nobel de la paix, prononcé par Jean-Jacques Lumumba, à l'Assemblée nationale française, le lundi 2 décembre 2019. Le Dr. Denis Mukwege ayant perdu sa mère s'était absenté.  

Mr Le Président de l’Assemblée Nationale, Mesdames et Messieurs les députés, Mr Le Président de l’Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie, Distingués invités, Mesdames, Messieurs,
Il nous a été demandé d’évoquer avec vous « Quelles sont nos attentes suite au rapport Mapping » ?
Elles sont grandes et nombreuses, car nous sommes convaincus qu’il n’y aura pas de paix sans la justice en RDC et dans la région des Grands Lacs.
Je tiens d’abord à remercier l’IFJD et tous ceux qui vont apporter leurs expériences et leur expertise durant ce colloque qui a vocation à faire sortir de son placard le rapport Mapping, et à faire sortir les autorités congolaises et la communauté internationale de leur procrastination face à la nécessité d’exploiter tous les outils de la justice transitionnelle en RDC : l’heure n’est plus à l’attente mais à l’action.
A l’occasion des 20 ans du massacre commis à Lemera, en octobre 2016, j’étais retourné sur place, à l’hôpital où j’ai commencé ma profession de gynécologue obstétricien, et où 30 de mes patients et membres de mon personnel soignant ont été sauvagement assassinés le 6 octobre 1996.

Cette date restera pour toujours gravée dans ma mémoire et marque le début des atrocités de masse commises au Congo. Les troupes de l’AFDL, qui se présentaient comme des « libérateurs », dirigés par Laurent Désiré Kabila et soutenues par le Rwanda, commencèrent leur marche à travers le pays pour chasser les Hutus et mettre fin à l’ère du Maréchal Mobutu.
20 ans plus tard, j’étais de retour à l’hôpital de Lemera avec Sonia Rolley, journaliste à RFI. Nous cherchions à nous entretenir avec des survivants, des témoins de ce crime de guerre.
Aucune plaque commémorative n’a été érigée, pas même une simple croix pour signaler la fosse commune où les restes humains de mes patients et de mes collègues reposent – probablement pas en paix – sur le flanc de l’Hôpital.
Lors de ce voyage à Lemera, j’étais accompagné de la fille d’une victime. C’était la première fois qu’elle retournait sur les lieux du crime où ses parents ont perdu la vie, et son seul souhait était de déposer des gerbes de fleurs sur leur sépulture. Sa déception fut grande de constater qu’aucune trace n’évoquait la vie de ceux qui lui étaient si chers.
Elle m’avait expliqué son incapacité à faire son travail de deuil et confié que dans ses rêves, elle nourrissait toujours l’espoir que ses parents reviendraient…
Mesdames, Messieurs,
L’ambiance est lourde dans ce village, où l’on sent directement le poids d’un traumatisme individuel et collectif, mais aussi de la peur. Personne ne semblait vouloir s’exprimer.

Alors que nous étions en passe de reprendre la route pour rejoindre Bukavu, un infirmier s’approcha, et nous dit : « Docteur, on ne peut pas parler, le Commandant de l’armée en poste ici, était l’un des auteurs du massacre à l’Hôpital il y a 20 ans. Si nous parlons, il nous tuera ».
Vingt ans après, la population est profondément terrorisée, l’absence de la libération de la parole et de la vérité empêche toute possibilité de guérison et de renouer avec le fil d’une vie normale.
Mesdames, Messieurs,
On ne construira pas la paix avec des bourreaux en uniforme qui intimident chaque jour les victimes.
Parmi les mesures les plus urgentes préconisées par le rapport Mapping, il y a donc l’assainissement de nos institutions.
Après 20 ans de présence de la plus grande mission de maintien de la paix des Nations Unies, si la stabilité n’est toujours pas assurée, si les initiatives de paix sont bloquées, si les massacres continuent dans l’impunité en Ituri, dans les Kivus, ou au Mamiema, c’est tout simplement parce que les criminels sont protégés au plus haut niveau de l’Etat et au plus haut niveau de la hiérarchie de nos forces de sécurité et de défense.
Une profonde réforme du secteur de la sécurité s’impose en priorité, et constitue un prérequis indispensable à toute effort visant à apporter la paix et la stabilité.
Cette réforme devra inclure non seulement la police, l’armée et les services de renseignements mais aussi le secteur de la justice.

Cet assainissement est indispensable pour assurer la protection des personnes, des biens et du territoire, et la sécurité tant physique que juridique.
Toutes les tentatives de la communauté internationale visant à réformer le secteur de la sécurité ont échoué car les autorités congolaises ont systématiquement fait preuve de mauvaise foi pour maintenir le chaos organisé et leurs privilèges.
L’Union Européenne a déployé deux missions d’appui à la réforme du secteur de la sécurité, EUSEC et EUPOL, respectivement pour réformer l’armée et la police. Malgré des moyens conséquents et du personnel qualifié, le manque de volonté politique des autorités de la RDC a voué ces missions à l’échec, pour la simple raison que leurs partenaires au niveau des forces de sécurité et de défense et de leurs Ministères de tutelle étaient eux-mêmes impliqués dans des crimes internationaux.
Après des années de formation, de monitorat, de conseils et de projets couteux, toujours pas de loi de programmation pour l’armée congolaise, toujours pas de formation d’un corps d’armée. Les forces de sécurité et de défense sont donc toujours constituées pour protéger les intérêts du régime et de ses protégés, et non la protection de la population, de la loi ou de l’intégrité du territoire.
La dernière tentative de la communauté internationale pour instaurer la paix en RDC et dans la région des Grands Lacs, l’Accord Cadre d’Addis Abeba pour la Paix, la Sécurité et la Coopération de 2013 – qui bénéficiait du soutien de la résolution 2098 du Conseil de la Sécurité autorisant le déploiement d’une Brigade d’Intervention, prévoyait aussi des dispositions visant à appuyer la réforme du secteur de la sécurité et les efforts de lutte contre l’impunité pour mettre fin à la violence et à l’instabilité.
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Quelle a été la réaction du régime ? Placer des Généraux sous le régime des sanctions des Nations Unies au commandement des FARDC pour empêcher la Brigade d’Intervention de mener à bien son mandat, car la politique de diligence voulue des Nations Unies en matière de droits de l’homme empêche bien évidemment les Casques Bleus de venir en appui à des auteurs présumés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Mesdames, Messieurs,
Depuis 20 ans, la justice a été sacrifiée sur l’autel d’une paix qui n’est toujours pas arrivée.
Les processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (DDR) et de brassage/mixage ont intégré l’indiscipline dans les forces de sécurité et de défense et jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Le niveau de cruauté a servi de tremplin à des promotions. Les criminels bénéficiant de l’impunité poursuivent donc leurs activités criminelles sans gêne.
Ceux qui sont censés protéger la population et le territoire – l’armée, la police, les services de renseignement, constituent en réalité une source de menace pour la population et pour le pays, et sont des acteurs du chaos organisé pour piller les ressources minières et naturelles de l’Est de la RDC.
Il faut non seulement désarmer les milices mais aussi leurs esprits.
Les recherches en neurosciences ont démontré que les enfants soldats entraînés à violer, à piller et à tuer après un lavage de cerveau gardent une mémoire traumatique qui peut se réveiller à tout moment et qui peut donc les pousser à commettre des actes d’une violence extrême.

Ces enfants, qui sont à la fois des bourreaux et des victimes, devaient bénéficier d’une prise en charge psycho-traumatique et sociale pour gérer leur trauma et les rendre moins nuisible pour la société. Leur place n’est pas dans l’armée.
Dans le même registre, comment le débat national actuel autour de la question de l’amnistie de membres du M23 peut-il même exister ?
D’abord l’amnistie est interdite par le droit international pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité ; ensuite comment est ce que nos responsables ne sont pas capables de retenir les erreurs du passé et veulent encore intégrer des criminels et des personnes souffrant de troubles psychologiques dans nos forces de sécurité ?

Mesdames, Messieurs,
Un Ministre du gouvernement central, candidat au gouvernorat de la Province du Sud Kivu, s’est publiquement vanté de pouvoir ramener la paix dans la Province avec le concours de sa milice.
Comment est ce possible que de tels propos puissent être exprimés par un soi disant responsable politique sans que la justice ne mène une enquête sur l’existence et la capacité de nuisance d’un tel groupe armé non étatique ?
C’est dans ce contexte d’impunité que des Ministres et des Généraux, mais aussi des dirigeants de la région, continuent d’être les instigateurs des crimes commis par les nombreux groupes armés qui terrorisent l’Est du pays.
Et c’est dans ce contexte qu’il y a encore eu plus de 100 morts en moins d’un mois à Beni, sans que la chaîne de commandement ne puisse être clairement établie.

Nous le disons haut et fort : c’est assez ! La paix maintenant !
Mesdames, Messieurs,
Le temps est venu de briser le cycle de l’impunité qui gangrène tous les efforts de consolidation de la paix et de la société.
Il faut d’abord et avant tout assainir nos institutions et mettre à l’écart de leur position de pouvoir tous les agents de l’Etat, en particulier ceux de l’armée, des services de sécurité, de la police, des services de renseignements et du corps judiciaire, qui ont été impliqués personnellement dans des violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire, mais aussi impliqués dans des activités de corruption à grande échelle.
Cet assainissement est un préalable indispensable à tout effort visant à instaurer la paix et l’état de droit en RDC, et contribuera à prévenir la répétition des violations des droits de l’homme. Ensuite, il faut poursuivre et juger les auteurs des crimes les plus graves. Ils sont listés dans le rapport Mapping mais la liste des auteurs présumés a été expurgée du rapport à la demande et sous la pression de certains Etats impliqués dans ces crimes.
Parmi les 617 crimes répertoriés par les Nations Unies qui, rappelons-le, sont imprescriptibles, il y a des femmes qui ont été enterrées vivantes après avoir été empalées, des croyants qui cherchaient refuge dans des Eglises et qui ont été calcinés, et des malades assassinés sur leur lit d’hôpital. Ces crimes ne peuvent être ni oubliés ni rester impunis.
En l’absence de volonté et de capacité de la justice congolaise, le rapport préconise l’établissement d’un Tribunal Pénal International Pénal pour le Congo et/ou de Chambres spécialisées mixtes.

Nous appelons de nos vœux la mise en œuvre de cette recommandation et pensons que la compétence d’une telle juridiction ne devra pas se limiter aux crimes commis de 1993 à 2003 mais devrait s’étendre jusqu’à aujourd’hui.
En parallèle, nous appelons la RDC et les Etats de la région des grands Lacs à poursuivre et à renforcer leur collaboration avec la Cour Pénale Internationale pour les crimes commis après l’entrée en vigueur du Statut de Rome, et nous exhortons les Chefs d’Etats du monde entier à arrêter d’accueillir des criminels sur des tapis rouges, et à mettre en œuvre des lois de compétence universelle, afin de juger ou d’extrader tous les auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de crimes de génocide.

Mesdames, Messieurs,
Face aux exactions massives commises en RDC, il faudra aussi affronter notre passé, dire la vérité et établir les responsabilités des acteurs étatiques et non étatiques pour éviter la répétition de nouveaux conflits et contribuer à la réconciliation, au sein du pays et dans la région.
Vu la dimension régionale du conflit et la multitude d’acteurs impliqués, qui constituent autant de défis à l’administration de la justice en l’absence d’une franche coopération des Etats et des acteurs concernés, nous appelons donc à l’instauration d’un mécanisme non judiciaire d’établissement des faits, sous la forme d’une Commission de la Vérité, pour déterminer les responsabilités institutionnelles, politiques, militaires de tous les acteurs impliqués dans la commission des crimes de masse en RDC depuis 25 ans, y compris les multinationales.
Mesdames, Messieurs,

Dans un pays où chaque famille a été endeuillée, où chacun a été confronté directement ou indirectement à des actes d’une violence extrême, le nombre de victimes est énorme et pose la question des réparations.
Ainsi nous appelons les autorités congolaises à mobiliser des ressources et une réelle volonté politique pour initier des programmes et des projets de réparation, individuels et collectifs, matériels et symboliques, en vue de contribuer à la réhabilitation des communautés affectées par la violence, faciliter leur réinsertion dans la société et promouvoir la réconciliation.
Le gouvernement actuel à Kinshasa doit se forger une légitimité et prouver qu’il peut apporter le changement. Nous l‘invitons donc à gagner cette légitimité en accompagnant le pays et les générations futures sur le chemin de la paix ; ce chemin existe et il passera par la justice, la vérité, des réparations et des réformes ambitieuses et profondes.
Mesdames, Messieurs,
J’espère que pour les commémorations des 25 ans du massacre commis à Lemera, je retrouverai sur place une communauté apaisée, dont la souffrance aura été reconnue, dont les morts bénéficieront d’une sépulture digne, et dont les bourreaux auront enfin été jugés pour leurs crimes.

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vendredi 5 octobre 2018

Assemblée nationale: Jean-Luc Mélenchon tenait une conférence intitulée : "Institutions : le changement inévitable"!

Jean-Luc Mélenchon, chef de l'opposition de la Gauche française

Le jeudi 4 octobre 2018, jour du 60e anniversaire de la Constitution de la 5e République, Jean-Luc Mélenchon tenait à  l`Assemblée nationale une conférence intitulée : ``Institutions : le changement inévitable».

Le président du groupe ``La France insoumise» a expliqué comment la 5e République était devenue un outil de privation du peuple de sa souveraineté et comment l`exercice du pouvoir macroniste aggravait encore ce phénomène. Il a décrit comment le peuple était entré en ``grève civique» et s`abstenait de plus en plus aux élections législatives.

Face à  ce système vermoulu, il a appelé à  la mise en place d`une assemblée constituante pour redéfinir la règle du jeu politique et pour que le peuple se saisisse de ses institutions. Il a également expliqué qu`il faudrait introduire de nouveaux droits politiques et individuels dans la Constitution de la 6e République comme le référendum révocatoire (pour révoquer un élu en cours de mandat), le référendum propositionnel (pour proposer une loi), le référendum abrogatif (pour abroger une loi), le droit au suicide assisté, le droit à  l`IVG ou encore le droit de choisir son état civil.

Soixante ans après, la Ve République inspire des sentiments mitigés aux Français. La Vème République est-elle toujours valable ?

Elle a 60 ans aujourd'hui. La Ve République a-t-elle bien vieilli ? Qu' a-t-elle réussi ? Où a -t-elle échoué ? Est-elle encore valable alors qu'elle a été taillée sur mesure pour le Général de Gaulle ? Analyse de Guillaume Perrault (Figaro Vox)

SONDAGE - Selon une étude Odoxa pour Le Figaro, seuls 44 % des Français expriment un attachement au régime fondé par le général de Gaulle.

En soixante ans d'existence, la Ve République a pris du plomb dans l'aile. Adoptée par huit Français sur dix en 1958, elle ne provoque plus de transports d'enthousiasme dans le cœ“ur des Français. Seuls 44 % d'entre eux se disent attachés au régime fondé par le général de Gaulle, selon le sondage Odoxa Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info. Une désaffection déjà  notée dans un sondage Odoxa de 2014: 62 % des Français se disaient favorables au passage à  une VIe République.

Les sympathisants Les Républicains (LR), parti fils du gaullisme, sont les plus fidèles au régime actuel (68 %), devant les proches de La République en marche (LaREM, 66 %). Les socialistes, héritiers d'un président, François Mitterrand, longtemps hostile à  la Ve, se sont convertis: ils sont une majorité (56 %) à  exprimer leur affection vis-à -vis de la Constitution. Loin devant les sympathisants de Jean-Luc Mélenchon (40 %), partisan d'une VIe République.

Les moins attachés (27 %) à  la Ve République sont les sympathisants du Rassemblement national (RN, ex-FN). Une hostilité surprenante: même si Marine Le Pen propose une République référendaire avec des consultations plus fréquentes pour ``redonner la parole au peuple», elle n'a jamais proposé de changement de régime.

Outre leur opinion mitigée sur la Ve, les Français ne sont que 53 % à  se dire attachés à  l'élection du président par tous les Français. Une disposition pourtant largement adoptée en 1962, par 62,25 % des électeurs. ``Si cette procédure enchante ceux à  qui ce mode de scrutin a permis de gouverner (PS, LR, LaREM), elle désole profondément les autres (LFI, RN)», note le président d'Odoxa, Gaà«l Sliman.

Organisée tous les cinq ans depuis 2002, cette élection reste tout de même ``un moment démocratique particulièrement fort» pour 62 % des Français, mais ``rend un peu fous les politiques briguant l'élection présidentielle», selon 71 % d'entre eux. Les partisans de Jean-Luc Mélenchon, convaincu que les Français ont été ``intoxiqués, infestés de mentalité césarienne», sont 75 % à  le penser.

Aux yeux des Français, François Mitterrand et Jacques Chirac représentent les meilleurs présidents de ces quarante dernières années

Les critiques contre un pouvoir trop vertical datent des débuts du régime, cette ``synthèse entre la monarchie et la République» voulue par de Gaulle, mais elles sont toujours présentes dans l'esprit des Français. 62 % d'entre eux estiment que notre régime est plus susceptible de favoriser les dérives d'un pouvoir trop personnel, par rapport à  un régime parlementaire, comme en Italie, Allemagne ou Espagne.

Sans pour autant y gagner en stabilité: 59 % des sondés considèrent que notre système est moins efficace qu'un régime parlementaire. ``Il faut lire dans ces résultats une injonction forte à  revoir notre système pour le “parlementariser” davantage», décrypte Gaà«l Sliman. De fait, 66 % des Français considèrent que l'Assemblée est un acteur ``utile» de la Ve République. Ne partagent cette opinion que 42 % des sympathisants de Marine Le Pen, sous-représentés parmi les députés en raison du scrutin majoritaire.

Que reste-t-il de la Vème République ?

Pour ``que toutes les sensibilités soient justement représentées» à  l'Assemblée, Emmanuel Macron propose l'élection de 15 % des députés à  la proportionnelle. Une mesure approuvée par une imposante majorité des sondés (65 %), tout comme la réduction d'un tiers du nombre de parlementaires (84 %) et la limitation à  trois du nombre de mandats consécutifs pour un élu (84 %).

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mardi 31 juillet 2018

Assemblée nationale: "MOTION DE CENSURE" contre le gouvernement déposée par LFI, NG et GDR

André Chassaigne, le chef de file des communistes a été désigné comme premier signataire de la motion, après discussions entre les trois groupes.

Les députés ont rejeté mardi 31 juillet deux motions de censure. La première, de droite, avait été déposée par Les Républicains ; l`autre, de gauche, avait été déposée par une alliance inédite entre socialistes, communistes et insoumis. La première a rassemblé 143 votes, la seconde 74 votes, bien loin des 289 voix nécessaires pour faire chuter le gouvernement.

Voici le texte de la MOTION DE CENSURE présentée par les groupes parlementaires Nouvelle gauche, La France insoumise, Gauche démocrate et républicaine (déposée en application de l'article 49, alinéa 2, de la Constitution)

Notre pays traverse une crise politique qui révèle des dysfonctionnements graves au sommet de l`État et au cœ“ur des institutions républicaines. Les auditions des commissions parlementaires et les révélations de la presse attestent de la dérive autocratique et du sentiment d`impunité qui prévalent au plus haut sommet de l`État.

Des employés de l`Élysée, collaborateurs de la Présidence de la République, ont participé à  des opérations de police le 1er mai 2018, indépendamment de la hiérarchie préfectorale et policière, en usurpant insignes et fonctions et en faisant preuve d`une violence intolérable à  l`égard de citoyens.

Malgré l`illégalité de ces actes, les responsables informés n`ont pas jugé bon d`en référer au procureur de la République comme le leur impose pourtant l`article 40 du Code de procédure pénale. Il apparaît donc que plusieurs responsables au plus haut niveau de l`État ont tenté de dissimuler volontairement des faits qui auraient dà» être signalés à  l`autorité judiciaire. Ces faits ne peuvent laisser le Parlement indifférent, au moment où le pouvoir exécutif entend de surcroît diminuer ses capacités d`initiative, d`évaluation et de contrà´le.

Ces circonstances exceptionnelles soulignent combien la teneur du projet de réforme constitutionnelle défendu par la majorité n`est pas à  la hauteur de la crise des institutions de la Ve République.

Ces faits interrogent les habitudes du président de la République en matière de sécurité, la pratique gouvernementale en matière d`ordre public, et plus généralement une pratique du pouvoir et des institutions. Ils fragilisent l`autorité de l`État. Ils expriment une irresponsabilité assumée du pouvoir alors que le Premier ministre, selon l'article 21 de la Constitution, assure l`exécution des lois et dirige l'action d`un Gouvernement qui comprend le ministre de l'Intérieur.

Pendant une semaine, le Premier ministre a refusé de s`exprimer devant l`Assemblée nationale, alors qu`il est responsable devant elle selon l`article 20 de la Constitution. Il a notamment décliné les sollicitations émanant des groupes parlementaires, en vertu de l`article 50-1 de la Constitution.

Enfin, cette crise au sommet de l`Etat a atteint l`Assemblée nationale au lendemain de l`intervention du Président de la République devant sa majorité. Depuis, les députés de la République en Marche ont fait obstruction au bon fonctionnement de la commission d`enquête parlementaire, mise en place grà¢ce au volontarisme des groupes d`opposition.

Cette commission d`enquête a été verrouillée de telle manière que ses travaux ne permettent pas de faire émerger la vérité.

La confiance que le peuple doit accorder au Gouvernement et dans ses institutions est donc compromise.

L`Assemblée nationale doit pouvoir s`exprimer sur la responsabilité du gouvernement et lui retirer la confiance que son comportement a rompue.

Ils ont menti pour se protéger, nous avons cherché la vérité, ils ont refusé de s`expliquer, il ne nous reste plus qu`un moyen : la motion de censure que nous déposons en vertu de l`article 49-2.

Les signataires :

André Chassaigne, Jean-Luc Mélenchon, Valérie Rabault, Clémentine Autain, Joà«l Aviragnet, Ericka Bareigts, Marie-Noà«lle Battistel, Huguette Bello, Ugo Bernalicis, Gisèle Biémouret, Christophe Bouillon, Jean-Louis Bricout, Moetai Brotherson, Alain Bruneel, Marie-George Buffet, Luc Carvounas, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Alain David, Pierre Dharréville, Jean-Paul Dufrègne, Laurence Dumont, Elsa Faucillon, Olivier Faure, Caroline Fiat, Guillaume Garot, David Habib, Christian Hutin, Régis Juanico, Sébastien Jumel, Marietta Karamanli, Bastien Lachaud, Jérà´me Lambert, Michel Larive, Jean-Paul Lecoq, Serge Letchimy, Josette Manin, Jean-Philippe Nilor, Danièle Obono, Mathilde Panot, George Pau-Langevin, Stéphane Peu, Christine Pires Beaune, Dominique Potier, Loïc Prud'homme, Joaquim Pueyo, François Pupponi, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Muriel Ressiguier, Fabien Roussel, Sabine Rubin, François Ruffin, Hervé Saulignac, Gabriel Serville, Bénédicte Taurine, Sylvie Tolmont, Cécile Untermaier, Hélène VainqueurChristophe, Boris Vallaud, Michèle Victory, Hubert Wulfranc.

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