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samedi 3 octobre 2020

La France gronde contre les éoliennes, Linda Munyengeterwa (IFC) veut en fourguer pour l'Afrique!

La France gronde contre les éoliennes, Linda Munyengeterwa (IFC) en veut pour l'Afrique!

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

Linda-Munyengeterwa.jpg, oct. 2020

Si l'énergie éolienne était propre et vertueuse, les Français ne seraient pas en grogne contre des mastodontes monstres d'acier. Avec plus de 8 000 éoliennes en France, les éoliennes ne produisent que 7% d'électricité. Voilà que Linda Munyengeterwa avec son IFC veulent fourguer des éoliennes à l'Afrique. Une étude menée pour l’IFC, le continent affiche un potentiel de 59 000 gigawatts (GW)?

La France profonde gronde contre les éoliennes. Les Français d'en bas sont en colère. Les éoliennes envahissent les champs, sites historiques, collines et montagnes en France. Même la Sainte Victoire dans le Var a ses éoliennes. Déjà plus de 8 000 éoliennes implantés qui ne produisent que 7% de l'électricité dans toute la France. L'énergie éolienne est une énergie aléatoire et intermittente. Il faut du vent pour produire l'électricité. A-t-on toujours du vent ? Les éoliennes n'ont aucun impact sanitaire pour les riverains ? Les accidents des éoliennes sont tus, les conséquences sur la faune et flore sont minorés. L'Afrique est-elle la poubelle de la terre entière ? Pourquoi ce qui ne marche pas ailleurs doit marcher sur le continent africain ? En France, pays démocratique, les Anti-Éolien ont  de la peine à se faire entendre. Les promoteurs éoliens ont des moyens colossaux et leurs lobbyistes fonctionnent à pleine tube. Que dire de l'Afrique, où  des régimes dictatoriaux corrompus dont les peuples n'ont jamais droit à la parole...les dictateurs qui veulent garder leur fauteuil présidentiel seront soutenus et le tour est joué. Des politicailleurs ventriotes qui sont prêts à tout pour se vendre et s'acheter, ne vont pas hésiter une seconde pour sacrifier des générations futures. Chaque pays en Afrique devrait faire l'étude de son mix énergétique et ne pas se fier à tous ceux les charlatans qui veulent du bien à l'Afrique. 

Les éoliennes sont-elles bonnes pour l'Afrique ? N'y a-t-il d'autres énergies alternatives possibles pour le continent ? A-t-on épuisé tous les atouts de l'énergie solaire sur le continent. Au lieu des parcs photovoltaïques, n'a-t-on pas intérêt que chaque maison et case  aient des panneaux sur son toit ? Une éolienne a une durée de vie de 15 ans et après ? Qui va s'occuper de démantèlements sur le continent ? L'étude de  Linda Munyengeterwa (IFC) doit être confrontée à d'autres études, par des africains non inféodés de la Banque mondiale et autres institutions financières pour une indépendance totale ! 

Linda Munyengeterwa est présentée comme la responsable de la Société financière internationale (IFC), filiale du groupe Banque mondiale. Linda Munyengeterwa est la directrice régionale du secteur des infrastructures au Moyen-Orient et en Afrique. Elle est responsable de l'infrastructure de base d'IFC (transport d'électricité et services publics), des activités pétrolières, gazières et minières dans ces deux régions. Avant son poste actuel, Linda Munyengeterwa a occupé le poste de gestionnaire de portefeuille pour les actifs d'infrastructure de base d'IFC en Afrique subsaharienne. Elle possède environ 15 ans d'expérience dans le secteur des infrastructures. Elle est membre des équipes de direction mondiales et régionales d'IFC. Avant de rejoindre IFC, elle a travaillé en tant que banquière d'investissement dans les équipes de fusions et acquisitions de JPMorgan et Fleming Martin. Linda est une comptable agréée et a servi chez Pricewaterhouse Coopers.
 

ifc-image-rapport-eolien-terrestre-afrique

C'est un article de "Energies-Média", site du Cameroun qui avec un titre pompeux a attiré notre attention: " Le potentiel de l’Afrique dans l’éolien onshore représente 90 fois la capacité installée de cette ressource dans le monde (étude)" !

Selon une étude menée pour l’IFC, le continent affiche un potentiel de 59 000 gigawatts (GW), la capacité installée dans le monde étant de 650 GW. Inciter aux investissements à grande échelle dans le secteur

 L’Afrique représente actuellement moins de 1% de la capacité éolienne onshore (terrestre) installée dans le monde actuellement (650 GW) mais a le potentiel d’assurer 90 fois cette capacité installée, affirme la Société financière internationale (IFC) du groupe de la Banque mondiale dans les résultats d’un rapport présenté le 30 septembre.

Le potentiel éolien total en Afrique est évalué à 59 000 GW, selon cette étude qui soutient que le continent a un potentiel “de classe mondiale” dans cette énergie.

Vingt-sept pays du continent africain – qui compte 54 Etats – ont les ressources, juste au niveau de l’éolien terrestre, pour satisfaire la demande d’électricité sur l’ensemble du continent africain, affirme l’IFC.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime les besoins annuels d’électricité du continent à 700 térawattheures (TWh). 

L’étude de l’IFC souligne que le potentiel éolien terrestre de l’Afrique peut générer un productible annuel de 180 000 TWh, “assez pour satisfaire 257 fois la demande totale d’électricité sur le continent africain”.

Selon les résultats de l’étude, l'Algérie a les plus importantes ressources du continent avec 7 700 gigawatts (GW).

Quinze autres pays ont un “potentiel éolien technique” supérieur à 1 000 GW, dont la Mauritanie, le Mali, l’Egypte, la Namibie, l’Afrique du Sud, l’Ethiopie et le Kenya.

L’étude met aussi en avant des pays qui ne sont pas souvent considérés comme très “venteux” mais qui, avec des turbines modernes et de grands rotors, peuvent aussi tirer parti de leur potentiel dans le domaine. Il s’agit ici notamment de la Côte d’Ivoire, du NigeriaBotswanaCameroun et Mozambique.

D’après l’IFC, 17 des pays étudiés ont la particularité d’avoir un fort potentiel éolien, avec une productivité moyenne (mesurée par le “facteur de charge”*) supérieure à 46%, rivalisant ainsi avec “les sites d’éolien terrestre les plus productifs au monde”

Un tiers du potentiel éolien terrestre de l’Afrique se trouve “dans des zones avec des vents forts, ayant en moyenne [une vitesse] de plus de 8,5 mètres par seconde”

La Société financière internationale, à travers Linda Munyengeterwa (directrice régionale de l’IFC pour les infrastructures et les ressources naturelles en Afrique et au Moyen-Orient), se dit engagée à travailler avec les secteurs public et privé en Afrique afin d’aider le continent à réaliser son potentiel éolien qui est “remarquable et largement inexploité”. L’éolien, indique l’institution, peut bien contribuer à la diversification du mix énergétique du continent. 

L’éolien figure parmi les nouvelles sources de production d’électricité à la croissance la plus rapide. D’après les données de Bloomberg (BNEF), l’éolien a représenté avec le solaire plus de 60% des nouvelles capacités de production électrique installées dans le monde en 2019.

L’étude présentée par l’IFC a été menée en collaboration avec le Conseil mondial de l’énergie éolienne (Global Wind Energy Council, (GWEC), Everoze et Vortex – deux sociétés de conseil spécialisées dans les énergies renouvelables.

D’après les explications fournies par la Société financière internationale, le document a été réalisé en exploitant les données de l’Atlas mondial de l’énergie éolienne (Global Wind Atlas)  et en y appliquant des contraintes techniques qui peuvent influencer le vent (collines, altitude, vitesse minimale du vent, occupation des sols, densité de la population, zones protégées, etc.).

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