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dimanche 6 avril 2008

HAM: Sakombi "Buka Lokuta" suspendu !

Dominique SAKOMBI est-il le bouc émissaire d'un système de prédation depuis la transition instaurée par la Haute Autorité des Médias ?

L'information nous est tombé comme un couperet. Dominique Sakombi INONGO, le créateur des dieux, le fabulateur qui a vu Mobutu boire le sang humain, l'homme qui avait affirmé à  toute la communauté nationale et internationale, Mzée laurent Kabila n'était que blessé alors qu'il était bel et bien assassiné au Palais de Marbre depuis le 16 janvier 2001, a été suspendu le vendredi de ses fonctions du président a.i de la Haute Autorité des Médias (HAM) à  cause la mégestion de 49 millions de Francs Congolais. Caméléon politique, Dominique SAKOMBI a toujours su saisir les opportunités pour demeurer dans les allés du pouvoir. Mobutiste avec Mobutu, Mzéeiste avec Laurent Désiré Kabila et Joséphiste avec JK. Mais au delà  de la suspension de Frère Jacob Sakombi INONGO, c'est la remise en question même de la Haute Autorité des Médias (HAM) qu'il faut analyser. Voulue institution citoyenne d'appui à  la démocratie sous la transition très vite, la HAM s'est transformée en organe de prédation de la liberté d'expression des journalistes, des acteurs politiques et des médias Congolais. Le "Césaro-mutingisme", l'autoritarisme à  outrance de Modeste MUTINGA, son premier président et ses acolytes-des composantes et entités-dont Dominique Sakombi prouve que le monstre du système 1+4=0 qui a accompli sa mission en bà¢illonnant les journalistes, en muselant les acteurs politiques et les médias, pour que le candidat choisi par Louis Michel, le commissaire européen, se fasse élire. Ce système là  a ses limites. La République Démocratique du Congo doit encourager l'auto-régulation des professionnels des médias faite par l' Observatoire des Médias Congolais (OMEC) plutà´t d'accepter une institution régenter les esprits des journalistes Congolais financé par l'Union européenne.

Que l'union européenne ait mis ses millions pour les élections présidentielles et législatives en République Démocratique du Congo, les Congolais avaient le droit, le devoir civique de choisir les acteurs politiques qu'ils voulaient. Et non les acteurs imposés. L' union européenne à  travers ses ong satellitaires présentes en République Démocratique du Congo, ont mis en place une stratégie qui a bien fonctionné. Instrumentaliser la Haute Autorité des Médias dans le but de parvenir à  leur fins.

La Congolité, invention des animateurs de la HAM

Alors que les institutions citoyennes d'appui à  la démocratie devraient revenir à  la société civile, le PPRD qui deviendra plus tard AMP finit par choisir ses membres pour diriger la Haute Autorité des Médias: Modeste MUTINGA, président, Dominique SAKOMBI, vice-président de la HAM, les deux autres vice-présidents seront des apparentés AMP. Dans quelle pays au monde, avez-vous vous déjà  vu que lors élections que les journalistes soient interdit de parler du passé, du niveau d'études, du profil et parcours des acteurs politiques qui concourent aux hautes fonctions de la nation? A-t-on le devoir journalistique d'informer les populations sur les personnalités politiques qu'ils vont élire ou non? La HAM a réussi à  tout interdire aux journalistes Congolais. Les journalistes Congolais n'avaient pas le droit de couvrir les manifestations en direct. On se croirait au Tibet avec le pouvoir Chinois. La HAM a été incapable d'organiser un débat contradictoire entre les deux candidats arrivés en lice au second tour. Elle a usé des subverfuges pour museler les Congolais. Elle a été pillé pour son parti-pris. Concernant les fameuses élections présidentielles et législatives 2006 nous espérons que les historiens finiront un jour par tout décortiquer et nous dire la vérité. Pour les organismes internationaux, seule la voix monocorde de la HAM comptait. Y compris pour les médias internationaux qui se sont fait avoir en reprenant le disque de mensonges mis en place par la Haute Autorité des Médias. les ivoiriens ont crée l'ivoirité un concept de la manipulation de l'identité ivoirienne. Pour la République Démocratique du Congo, on inventa la congolité qui ne veut rien dire pour les Congolais de toutes les classes confondues. La HAM devrait pousser le bouton de la congolité pour justifier ses dérives d'autoritarisme et de prédation. Elle était couvert par les institutions internationales. On étouffa les autres voix discordantes à  la position majoritaire de la HAM.

Alors que l'histoire montre que le peuple Congolais est hospitalier, non xénophobe, épris de paix...La cabale "Congolité" fonctionna à  merveille. Avec le foisonnement des ateliers formations sur le traitement impartial des informations en période électorale pour les journalistes Congolais, ces derniers pouvaient-il vraiment se permettre les dérapages ? Les "moutons noirs" de la HAM contre espèces sonnantes et trébuchantes avait un "deal" et avaient des missions bien spécifiques à  accomplir. C'est pourquoi, On ne pouvait ouvrir sa bouche sans que Modeste MUTINGA vous inflige une suspension farfelue, alambiquée. C'est à  la pelle que les suspensions pleuvaient sans aucune notification au préalable. Véritable mouton noir dans la profession Modeste MUTINGA lisait lui-même ses communiqués.

Pour comprendre la situation de la suspension de Dominique Sakombi aujourd'hui, il faut comprendre le fonctionnement en amont et en aval. Les enjeux de la haute Autorité des Médias et les pressions pour la mise en place du Conseil supérieur de l'Audiovisuel et Communication (CSAC).

Primo: Pour avoir bien rempli sa mission pour le compte du candidat de louis Michel, le premier président de la HAM a été bien récompensé : Modeste MUTINGA alors tout puissant président de la HAM pendant la transition s'est octroyé une chaine de télévision et une station de radio (Radio 7). Juge et partie, Modeste MUTINGA continua à  exercer sa fonction de président de la HAM sans qu'aucune protestation ne soit entendue ni au près de l'union européenne encore au près des ong satellitaires qui n'ont pipé mot. Leur silence complice prouve à  dessein l'important était que leur objectif soit atteint. Pour service rendu, il sera coopté par l'AMP, Modeste MUTINGA est rapporteur au bureau du Sénat.

Secundo: Esdras KAMBALE qui vient de séjourner à  Paris, le 1er Vice-président de la HAM. Pour service rendu est l'actuel Ministre de la culture et des Arts dans le gouvernement GIZENGA.

Tierso: Dominique Sakombi INONGO devenu président a.i devrait conduire la HAM jusqu'à  sa mutation en Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et Communication. Mais la mauvaise gestion de 49 Millions de Francs Congolais dont on sait que chaque membre du bureau avait empoché 3,5 Millions,fait qu'il est donc remplacé par Primo MUKAMBILWA, qui était 3eme Vice-président de la HAM, un ex-seigneur de guerre.

Les vraies questions demeurent:

Dominique SAKOMBI n'est-il pas aujourd'hui le bouc émissaire d'un système de prédation qui a caractérisé cette instance de régulation tyrannique? Dominique SAKOMBI s'est-il sacrifier pour couvrir tous les autres avant lui qui ont usé de mêmes pratiques? Comment comprendre alors que les enseignants sont impayé voire payé au lances-pierre, que la HAM pour ses agents du Centre de Monitoring des Médias Congolais (CMMC) puisse recevoir 49 Millions de Francs Congolais du gouvernement GIZENGA , si ce n'est pour mieux museler les médias? formater les journalistes Congolais vers le retour à  la pensée unique?

Dans les pays développés démocratiques, le système de monitoring existe jamais pour museler les journalistes or dans un pays comme la République Démocratique du Congo où la HAM est auxillaire de l'Agence Nationale de Renseignements (ANR). Les animateurs et agents de cette instance de régulation s'octroient un pouvoir immense, c'est souvent eux qui dérapent avec des BI mensongers et profitent de leur situation pour rendre des comptes aux journalistes.

Le vrai enjeu de la démission de Dominique SAKOMBI INONGO n'est-il pas la création du Conseil Supérieur de l'audiovisuel et Communication (CSAC) qui aiguise tant les appétits et ambitions. Les ong "Chantres du pluralisme médiatique en Afrique" alors tout ce qui les intéressent ce sont les commissions qu'ils perçoivent au près des bailleurs de fond et des confrères qui ne pensent plus louper l'occasion, le dialogue inter-congolais de Sun-City ayant montré qu'il faut accéder à  n'importe quel poste, ce qui compte est d'y arriver quelque soit soit les moyens utiliser.

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mercredi 7 novembre 2007

RDC: La Sakombisakion des Médias Congolais par Toussaint Tsilombo

Freddy MULONGO au Palais des Congrès de Paris à  Porte Maillot

L'histoire des médias bégaie et se repète en même temps en République Démocratique du Congo. Les assassinats des journalistes ne suffisent plus, les arrestations intempestives et inopportunes des professionnels des médias ne suffisent plus, les ménaces et intimidations n'ont plus d'en prises, il faut fermer les médias. A chaque fois qu'un gouvernement en République Démocratique du Congo s'en prend aux médias ce qu'il est aux abois et veut se radicaliser. Comment un ministre qui a vécu en exil en France, pays de voltaire, peut une fois rentré au pays se comporter en Ayatollah face au pluralisme médiatique? Comment peut-on fermer les médias qui ont été autorisés à  couvrir la campagne officielle des élections présidentielles et législatives qui ont eu lieu il ya un an ?

Dominique Sakombi Inongo aura marqué d'une façon indélebile la volonté du muselement des médias dans l'histoire de notre pays. Le Goebbels de Mobutu, qui avait fait de la Radio et Télé Nationale Congolaise, " la voix de son Maître Mobutu", un média étatique de propagante, d'asservissement, Dominique Sakombi peut se targuer d'avoir au moins plusieurs élèves dont Toussaint tshilombo. Tous les successeurs de " Frère Jacob-Dominique " à  la tête du ministère presse et information ont eu tendance à  s'en prendre d'une manière ou d'une autre aux médias à  l'exception de Vital Kamerhe, l'actuel Président de la chambre basse- le parlement qui n'a jamais tenté de museler les médias et les journalistes lors de son passage à  ce ministère.

La décision de Toussaint Tshilombo ressemble comme deux gouttes d'eau à  la décision arbitraire qu'avait pris Dominique Sakombi Inongo, le 14 septembre 2000 où 6 stations de radios et 4 chaines de télévisions étaient fermées à  kinshasa pour des motifs soit disant administratifs.

Pour exemple : la Radio Elykia a été fermée par manque dans son dossier de l'attestation de bonne vie et moeurs du cardinal Etshou. Un Cardinal doit-il brandir une attestation de bonne vie et moeurs pour prouver qu'il est cardinal? Devant les caméras de la RTNC, Sakombi Inongo argua que Réveil FM était une Radio sans dossier. Déclaration fausse , car dans notre dossier l'attestation du paiement au PTT de notre récepissé de 5000 $ n'était pas pris en compte. Le minsistre exigait notre licence d'exploitation alors que le PTT avait perçu l'argent sans nous le délivrer. Sans doute que nos informations de proximité génait beaucoup Sakombi qui n'avait pas une main mise. Réveil FM mit 48 jours de radio silence.

Dominique sakombi Inongo ira trop loin le 22 septembre 2000 en " Congolisant " les chaines de télévisions privées RTKM d'Aubain Ngongo Luwowo et Canal Kin de Jean Pierre Mbemba. Première raison invoquée à  l'époque par Dominique Sakombi était la présence de leurs propriétaires dans les rangs de la rébellion.

Plus tard on saura qu'en ce qui concerne Aubain Ngongo Luwowo , ils avaient une idylle féminine commune et c'est Aubain qui avait remporté la partie. Dans un autoritarisme caractériel, le 30 octobre 2000, les deux chaînes privées -confisquées seront débaptisées: Radio Télé Kin Malebo ( RTKM) deviendra Radio télé nationale Congolaise (RTNC) 4 et Canal Kin deviendra, RTNC 3. Il nommera même les mandataires dans ces chaines de télévisions privées-congolisées, Dominique Sakombi ira jusqu'à  dicter les grilles de programmes de ces nouveaux médias accès vers le culte de la personnalité.

Comment un ministre de presse et information qui a vécu en exil en France, ce qui est le cas de Toussaint Tshilombo, qui a bénéficié de la liberté d'expresion et toutes les structures pluralistes au pays de voltaire, peut-il une fois en fonction se comporter en Ayatollah? Comment Toussaint tshilombo qui a pour conseiller juridique, Me Charles Mushizi qui a longtemps oeuvré chez JED, Journalistes en Danger, peut-il prendre des décisions qui vont dans le sens du muselement des médias? Avec toutes les conséquences que cela peut impliquer pour notre pays? Le 3 mai dernier lors de la journée de la liberté de la presse, La République Démocratique du Congo était classé 4eme parmi les dix pays les dangereux au monde pour les professionnels des médias. N'ya-t-il pas risque aujourd'hui avec cette fermeture massive des médias nous soyons mis à  la tête du peloton des pays prédateurs de la liberté d'expression?

Comme sous Sakombi Inongo, ce sont quelques médias qui sont visés dans cette décision alambiquée de Toussaint Tshilombo. Pour noyer le poisson on généralise la décision pour montrer à  la face du monde qu'on ne vise personne alors que cette décision est hautement politique. Qui veut-on viser dans cette décision? Pourquoi hier a-ton encourager tous ces médias à  couvrir les élections? Alors qu'ils n'étaient pas en ordre et aujourd'hui on les ferme. La majorité des médias d'opinion qui émettent depuis Kinshasa appartiennent aux acteurs politiques, certains sont au sénat , d'autres au parlement. Il y en a qui ont occupé des hautes fonctions de la République: Afrika TV: Azarias Ruberwa, ex-vice-président de la République pendant la transition; Global Tv: Cathérine Nzuzi wa Mbombo, ministre aux affaires humanitaires durant la transition; Canal 5 et radio 7: Modeste Mutinga Mutuishayi, ex-président de la Haute Autorité des Médias et Sénateur de l'Alliance Majorité Présidentielle; Horizon 33: Charles Okoto, député; RadioTélé Lisanga: Roger Lumbala, sénateur; CCTV: Jean Pierre Bemba, sénateur en exil au portugal; Rtg@: Puis Mwabilu, député... Si les médias appartenant aux acteurs de l'opposition sont visés, ce serait très grave pour l'installation de la démocratie dans notre pays. CCTV a-t-il droit par exemple de faire parler Jean Pierre Bemba même s'il est en exil?

Les radios associatives et communautaires visées, les radios citoyennes de proximité- sans parapluie politique sont victimes d'une décision globalisante qui au départ ne vise que quelques médias dont le miniistre Tousaint tshilombo a du mal à  dompter. Les radios associatives et communautaires : Radio Elykia, Réveil FM, Radio ECC, Radio Sango Malamu, Radio Kintuadi, Radio Kimbanguiste, Radio méthodiste lokolé sont victimes d'une décision arbitraire hautement politique dont l'objectif premier est de mettre fin au pluralisme médiatique et à  la pluralité d'opinion partie prenante de l'apprentissage de la démocratie.

L'urgence est ailleurs !

Les six priorités pour le ministre Toussaint Tshilombo devraient être:

1. Protéger et sécuriser les journalistes congolais contre les assassinats politiques, les ménaces, les intimidations et arrestations arbitraires et inopportunes.

2. Arrêter les commanditaires des assassinats de journalistes.

3. Faire de la RTNC, un média public et non plus étatique.

4. Respecter la loi 002/96 du 22 juin 1996 qui régit la liberté de presse en République Démocratique du Congo. Cette loi n'a jamais été abrogée et son article 30 stipule clairement que la création audiovisuelle est libre en République démocratique du Congo.

5. Dans les cachiers de charges, respecter les 3 secteurs médiatiques:

a.Médias publics

b.Médias privés commerciaux

c.Médias associatifs et communautaires

6. Trouver un statut claire à  la Radio Okapi, radio onusienne.

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