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lundi 3 janvier 2022

RDC : HOMMAGE À PAPA CELESTIN NGOY MANYONWE LUBENDE WA KYALWE !

RDC: HOMMAGE À PAPA CELESTIN NGOY MANYONWE LUBENDE WA KYALWE !

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International 

FB_IMG_1641214915149.jpg, janv. 2022

Pourquoi en Occident, les cimetières sont propres bien entretenus. Les occidentaux honorent leurs parents et ancestres. Pourquoi les Fils et filles Kongo jetons nos morts et les oublions ? Que gagnons-nous à ignorer nos morts ? Avec des broussailles hautes comme en forêt, nos cimetières sont les repères de serpents, Kuluna et Shégués.

En oubliant nos morts, eux aussi nous oublient. Et lorsque nous décidons à aller le voir, ils se cachent. Leurs tombes sont introuvables.

La République démocratique du Congo est le seul pays au monde, où des agents immobiliers vendent des cimetières et de fameux propriétaires construisent sur des tombes sans l'état qui est protecteur des vivants et des morts, ne lève sont petit doigt pour stopper la profanation.

Paradoxe, nous prions pour la paix au Kongo mais nous profanons les tombes de ceux qui sont morts avant nous ? Le cimetière de Kinsuka n' a aujourd'hui que 13 m2 alors qu'il mesurait 100 ha ! A Lubumbashi, des cimetières sont rasés. Avec tous les espaces vides et inoccupés au Kongo, ce sont les cimetières qu'il faut occuper ?

Le "laissez les morts enterrer leurs morts" imposés par des CONQUISTADORS est une catastrophe pour nos familles Kongo. Nous jetons nos morts après l'enterrement et les oublions. Celui qui va au cimetière pour l'entretenir est supposé être un sorcier potentiel.

Apprenons à honorer nos grands hommes. Ceux qui ont marqué notre vie. Nous avons décidé en début de l'année 2022, de rendre un hommage à Papa Célestin Manyonwe. 

Cadre à la Banque Centrale du Zaïre, Papa Célestin Manyonwe a été un grand notable Katangais à Kinshasa. Sa présence était hautement remarquable dans des deuils Luba Katanga. Il a été organisateur groupe socio-culturel Bana Ba Mbidi à l'époque qui s'est transformé en Buluba I Bukata !

Je n'ai jamais oublié. Directeur Provicial de la Banque Centrale du Zaïre au Sud-Kivu, Papa Celestin Manyonwe et Maman Vicky son épouse, ma tante, m'avaient accompagné chez papa Jean Ruhigita à Bukavu. Papa Célestin Manyonwe me parlait toujours en Kiluba Katanga. Il rigolait avec moi de mon ignorance de ma langue maternelle, sans aucune méchanceté. Aujourd'hui je me rends compte de la perte énorme. 

NGOY MANYONWE LUBENDE wa KYALWE Célestin est né à KAYUMBA dans le KATANGA le 19 juin 1940, décédé à Johannesburg en République Sud Africaine le 3 Juillet 2010 après avoir eu un parcours lumineux et élogieux pour sa communauté et pour la

République Démocratique du Congo.

Père de six enfants, papa Manyonwe fut marié à MIZIBU BANZA KAYEMBE Victorine, sa veuve. 

Il commence ses études à KAFUMBE dans la chefferie de Museka, ensuite il continue au college St. George de Lubumbashi puis alla à Kaliémie d’où il sort avec un diplôme qui lui ouvre les portes de l’enseignement puis redacteur dans un journal du Nord-Katanga, il travailla aussi a Kamina comme redacteur.

Il travailla à Kalemie de 1963 à 1965 dans l’administration du gouvernement du

NORD-KATANGA. Il fait un bref passage à l’Assemblée où il est secrétaire de l’organe

délibérant établi à KAMINA. apres, il est selectionne pour poursuivre ses etudes supérieures à  Kinshasa où il est gradué en Linguistique francais. Il est affecté à  l’ecole normale de la Katuba à Lubumbashi en 1967.

Puis successivement 1968- 1969, il devient préfet d’ecole à Sandoa et de 1969-1971, il fut préfet au CAMP MASSART, actuel Camp VANGU) 1972. Il retourne à Kinshasa  comme fonctionnaire à l'office de route.

 En 1973, il est engagé à la Banque Centrale du Zaire. Et en 1976, il retourne aux études et décroche son diplôme de licence en Linguistique Française de l’Université Nationale Pédagogique alors Institut Nationale Pédagogique à Kinshasa.

En 1972, il est assistant de l’Administrateur Directeur Général de l’Office des Routes à Kinshasa ;

En 1973, il intègre la Banque Centrale du Congo où il fait carrière et finit Directeur avec maintes formations en Afrique et en Europe, et differentes fonctions:

-Responsable du Service de Formation,

-Gérant ou directeur Adjoint de la Banque Centrale à Kisangani,

-Gérant ou directeur titulaire de la Banque Centrale à Mbuji Mayi dans le Kasaï Oriental

-Directeur provincial a la Banque Centrale à Bukavu dans le Sud-Kivu ;

-Directeur de la Sécurité, puis des Services médicaux banque centrale Kinshasa

-Directeur provincial de la Banque Centrale au Katanga où il prend sa retraite en l’an 2000.

Son altruisme et sa serviabilité sont couronnés heureusement en l’an 2006 qui le voit

élu Député Provincial du KATANGA, dans la circonscription de Malemba-Nkulu pour le compte de l’Union National des Fédéralistes du Congo, UNAFEC, parti politique au sein dquel il a exercé les fonctions de Vice-Président en charge des Finances.

A Kinshasa, il est parmi les organisateurs du groupe socio-culturel BANA BA MBIDI qui deviendra plus tard BULUBA-I-BUKATA.

Il est également rassembleur des KATANGAIS dans toutes les villes où il a vécu pour raison de travail. Il est MULUBA sans attention au territoire d’origine et fidèlement KATANGAIS, ce qui lui fait de très bonnes et solides relations parmi les Hemba, Sanga, Lunda, Tabwa, Tshokwe, Ndembo,…

Il a été tellement honnête qu’il forçait le respect de qui l’approchait.

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mercredi 9 octobre 2019

RDC: Les invités de Tshilombo ont fui les Fantômes de Bukavu, Makobola, Mwenga, Kasika...

Aucun chef d'Etat invité par Tshilombo à  Bukavu n'a répondu présent. Annoncés par la présidence congolaise, les présidents Paul Kagame du Rwanda, Pierre Nkurunzinza du Burundi et Uhuru Kenyatta du Kenya n'ont plus fait le déplacement. Même Alias kabila, qui quitte très rarement son bunker de Kingakati, sauf avec l'avion présidentiel de la RDC s'envoler pour la Chine ou le Zimbabwe a été annoncé. Personne n'est venue. les invités de Tshilombo ont-ils fui les fantà´mes de Bukavu, Makobola, Mwenga Kasika ...? En bon démagogue, Tshilombo a déclaré à  Bukavu "Je suis prêt à  mourir pour la paix à  l'Est de la RDC" ! Comment compte-il faire avec une Fardc infestée des infiltrés par des officiers et soldats étrangers qui tuent, massacrent, violent et pillent les populations civiles sans défense ? Depuis Londres, le patriarche Julien Ciakudia, prince de Bakwanga au Kasaï sonne la trompette de la résistance congolaise et n'hésite pas à  lancer son "Lusanzo" pour tous les morts victimes du Sud-Kivu: BAKISHI BETU BONSO JUKILAYI TSHILOMBO NUMUKWATA NUMUSUIKA MIONJI MUBIDI WENDA MUJIMA KU MABOKO NE KU MIKOLO. BALOJI, BA MPAKA MANGA , BA MFUMU BA KABUKULU NE BENA MIPONGO PAMWE NE BAKISHI BONSO SUIKAYI TSHILOMBO WA TSHISEKEDI MIONJI PAMWE NE BALUISHI BETU BADIYE MUTUELELA NABU TSHIPANGU BA TUTSI BA MIKOLO MILE BENA DUSHIMA BASHIPI BA BANTU BADI BATUBUELELA MUDITUNGA BUS KUTUNYANGA TSHIZUBU MU DITUNGA DIETU BU HITLER WA DJAMANI MU BUELELA BENA FRANCE NE BA NAZIS KANTU KABISHI KANFUNU KABUENZAVI KA PAUL KAGAME, KA JOSEPH KABILA , Ka AZARIAS RUBERWA, KA MOISE NYARUGABO, KA KAMERHE LWAKANYINGINYINGI NGINGI , KAKAJI KA MAFI KA BA TUTSI BADHIPI BS KONGO NYAKERU NKWATSHILAYI BAKISHI WETU BENA TSHINYANGU BA BATUTSI BONSO ABU NUBASUIKA MIONJI NUBANTUADILA BONSO BUABO NE MOYO BASUIKA BIKOLA MIONJI. NE NUPETA DIFUTU DINENE BUKAVU TSHIMENGA TSHINENE TSHIA EST WA CONGO. BUALU BUA DITUNGA , BUALU BUA BULOBA BUETU KATUENA MUA KUITABA TSHILOMBO FELIX MWANA WA ETIENNE TSHISEKEDI ADILA KONGO WETU WA MUNKALATA MAJANYI TO. TSHILOMBO MWENA TSHIBAWO BUALU MUITABA BUA KUIKALA MUENA MUDIMU WA BA TUTSI BATUNYANGI BA TSHIZUBU. LELO TSHILOMBO WATEKI TSHIADI TSHIENDA BUA KUKUBA BENA MUPONGO BASHIPI BA MWANA WA MWENA KONGO, BIMVI NE BENA MAFI BA BATUTSI BA BENA RWANDA BADI BATUBUELELA MU DITUNGA BUA KUTUSHIPA NE KUTUIBA MU DITUNGA DIETU, MU BULOBA BUETU. TSHIBUA TSHIENDA KU MESU KAMONU NGANDU. ANU BULOBA BUIKALA BUENU BAKISHI KWATAYI TSHILOMBO MWANA WA TSHISEKEDI, BALOJI NE BA MPAKA MANGA BANENE BA KINGO NE BA BENA BUKAVU MWELAYI MINKONDO KALUKIDI MUJIMA TO , NE YEYA NE KA TUTSI KAGAME KASHIPI KA KONGO WA MUNGALATA KIMVI KENE MUTSHIMA KENA MAFI TSHIYANDA TSHIABO BONSO BA NTOMBOJI BASHIPI BA BENA KONGO , BALOJI , BENA MUTSHIMA , BALUISHI BENA MOYO MUBI. LELO WA NDAYA EWU MEMA PRINCE MUNENE WA BAKWANGA PATRIARCHE CIAKUDIA LUKALEGA MAYI NGEDI MUKAYA NGEDI LUBILA MBIKILA KWA MULOPO MAWEJA NANGILA NE KUDI BAKISHI BONSO BA MWENA KONGO NE BA MPAKA MANGA BONSO NE BA MFUMU BA KABUKILU BUA SE MUNTU KALENGI BUKAVU NE EST WA DITUNGA BULOBA BUA MWANA KONGO NANSHA. BAKISHI BETU BONSO JUKILAYI TSHILOMBO NUMUKWATA NUMUSUIKA MIONJI MUBIDI WENDA MUJIMA KU MABOKO NE KU MIKOLO. BALOJI, BA MPAKA MANGA , BA MFUMU BA KABUKULU NE BENA MIPONGO PAMWE NE BAKISHI BONSO SUIKAYI TSHILOMBO WA TSHISEKEDI MIONJI PAMWE NE BALUISHI BETU BADIYE MUTUELELA NABU TSHIPANGU BA TUTSI BA MIKOLO MILE BENA DUSHIMA BASHIPI BA BANTU BADI BATUBUELELA MUDITUNGA BUS KUTUNYANGA TSHIZUBU MU DITUNGA DIETU BU HITLER WA DJAMANI MU BUELELA BENA FRANCE NE BA NAZIS KANTU KABISHI KANFUNU KABUENZAVI KA PAUL KAGAME , ,KA JOSEPH KABILA , Ka AZARIAS RUBERWA, KA MOISE NYARUGABO, KA KAMERHE LWAKANYINGINYINGI NGINGI , KAKAJI KA MAFI KA BA TUTSI BADHIPI BS KONGO NYAKERU NKWATSHILAYI BAKISHI WETU BENA TSHINYANGU BA BATUTSI BONSO ABU NUBASUIKA MIONJI NUBANTUADILA BONSO BUABO NE MOYO BASUIKA BIKOLA MIONJI.

Bukavu est une ville martyre. C'est la seule ville de la RDC qui a perdu deux évêques successivement. Mgr Christophe Munzihirwa sj, nommé archevêque de Bukavu le 27 mars 1994, un mois avant le drame des réfugiés rwandais venus s`installer nombreux à  Bukavu. Pendant deux ans, il rechercha une solution à  ce grand problème auquel tout le diocèse était contraint de faire face. Il a donc travaillé à  mettre en place un schéma de paix pour la région des Grands Lacs, à  travers des prises de position courageuses et un engagement sans réserve pour la défense de la dignité de la personne, quelle que soit son appartenance. Parmi ses multiples cris de détresse, notons cet appel de Mgr Munzihirwa, lancé le 3 aoà»t 1994, après les tentatives de rapatriement forcé des réfugiés Hutu.Les milieux internationaux ont donné l`impression d`observer le déchaînement des forces de la mort. Et l`on se demande, non sans raison, s`il n`existe pas un plan bien élaboré et dissimulé quelque part dans des lieux obscurs… Chrétiens, même si nous ne pouvons empêcher les violences, nous devons toujours les désapprouver : nous devons savoir dire NON… En outre, nous devons tenter de dépasser les violences et les hypocrisies pour éveiller une vision meilleure du monde… En ces jours où l`on continue à  creuser des fosses communes, où la misère et la maladie s`étendent sur des milliers de kilomètres de nos routes… nous sommes particulièrement interpellés par le cri du Christ en croix : `` Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu`ils font » . Mgr Christophe Munzihirwa a été assassiné le 29 octobre 1996, pour ses prises de position fortes et courageuses, tout au début de la première guerre d'agression-invasion rwandaise du Zaïre.

Il a été succédé par Mgr Emmanuel Kataliko, sa détermination d`emboîter le pas à  Mgr Munzihirwa est sans équivoque. Mgr Kataliko montrait sa préoccupation en face de la guerre permanente. Et c`est toujours la pauvre population qui paie : enlèvements, tortures, massacres, guerre. D`où réfugiés et déplacés qui meurent suite aux intempéries, aux épidémies et aux exécutions sommaires… Le tissu économique et familial du pays est deltoïdien, la paupérisation de la population est aggravée, à  savoir le manque de possibilité de se nourrir, de se vêtir, de se soigner, de scolariser les enfants ; déstabilisation des familles, rupture des échanges commerciaux et sociaux, soupçons et préjugés mutuels. On peut s`étonner alors de la démobilisation de tout un peuple, de la mort de l`idéal patriotique, de l`affaiblissement général ". Mgr Emmanuel Kataliko s`exprimait ainsi dans ce document, qui non seulement lui a valu l`exil forcé dans le diocèse voisin de Butembo dont il était originaire, mais aussi d`être tenu pour persona non grata dans la région des Grands Lacs :Nous sommes écrasés par une oppression comme il nous est rarement arrivé dans les périodes précédentes. Des pouvoirs étrangers, avec la collaboration de certains de nos frères congolais, organisent des guerres avec les ressources de notre pays. Ces ressources qui devraient être utilisées pour notre développement, pour l`éducation de nos enfants, pour guérir les malades, bref pour que nous puissions vivre d`une façon plus humaine, servent pour nous tuer… Même notre personne humaine n`échappe pas à  cette exploitation oppressive… La déchéance morale a atteint un niveau si aberrant auprès de certains de nos compatriotes qui n`hésitent pas à  livrer leur frère pour un billet de dix ou vingt dollars. Mes frères, prenons conscience de nos liens de servitude… Prenons le risque du chemin de la libération sous la conduite de l`Esprit !… Nous ses fidèles, à  partir de l`Évêque jusqu`au dernier des chrétiens, nous sommes appelés à  continuer la mission de Jésus : annonce de la vie… résister au mal sous toutes ses formes ; dénoncer tout ce qui avilit la dignité de la personne. Nous nous engageons avec courage, avec un esprit ferme, avec une foi inébranlable, à  être à  cà´té de tous les opprimés et, si nécessaire, jusqu`au sang, comme l`ont déjà  fait Mgr Munzihirwa, l`Abbé et les sœ“urs de Kasika, l`Abbé Georges Kakuja et tant d`autres chrétiens… C`est au prix de nos souffrances et de nos prières que nous mènerons le combat de la liberté et nous amènerons aussi nos oppresseurs à  la raison et à  leur liberté intérieure .. Le 4 octobre 2000, décès de Mgr Emmanuel Kataliko, Archevêque métropolitain de Bukavu. Ce jour-là , pendant qu`il participe en Italie à  une réunion des responsables des conférences épiscopales d`Afrique, Mgr Emmanuel Kataliko décède dans un hà´pital proche de Rome, où il avait été conduit d`urgence suite à  un malaise respiratoire. Il était alors à¢gé de 68 ans. Même si officiellement on attribue son décès à  un infarctus, certaines personnes à  Bukavu restent convaincues qu`il avait été empoisonné fortement par l`”occupant”. Sa mort survint alors qu`il venait, le 14 septembre 2000, de rentrer dans son diocèse de Bukavu après plus de six mois d`exil car en février de la même année, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) l`avait en effet refoulé de Bukavu, l`accusant de faire obstacle à  la réconciliation interethnique. Mgr Emmanuel Kataliko payait en fait le prix de ses prises de positions contre l`occupation rwandaise. Contraint de se réfugier à  Butembo, il était devenu le symbole de la résistance non-violente d`un diocèse animé par un important réseau associatif. Grève des messes, chaînes de prières, sit-in dans les paroisses étaient organisées pour son retour. Il s`était également investi corps et à¢me dans la recherche de la paix à  travers ses exhortations, ses déclarations, ses dénonciations des actes criminels commis par les rebelles du RCD avec leurs alliés rwandais.

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