Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

dimanche 24 juin 2018

RDC: Alias Joseph Kabila a enfariné le pape, le COE réagit !

Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale a enfariné le pape François en ne respectant pas sa parole. Et pourtant, lorsque le pape François l'a reçu au Vatican, pour un entretien d'une vingtaine de minutes et pour la dernière fois au Vatican, le lundi 26 septembre 2016, quelques mois avant la fin du second mandat usurpé, dans un langage franc, le Saint-Père lui avait demandé de "Respecter la Constitution et de cesser la violence" ! Or la violence est la seconde nature du régime de Kinshasa...Pour remercier le Pape François, l'Eglise Catholique est la cible privilégiée du régime lors des manifestations pacifiques: Des paroisses sont profanées, des prêtres sont bastonnés, humiliés, déshabillés, des fidèles sont assassinés dans des paroisses, tabassés et gazés au lacrymogène... !

Le Vatican a toujours condamné et dénoncé les exactions de chrétiens de la part d'un régime. Or, l'excès de zèle et violence des autorités congolaises- illégitimes qui règnent par défi, sont exercés pour terroriser des citoyens paisibles non armés et sans défense. La foi dans l'instauration de la démocratie bafouée dans le pays, étant la seule arme non visible.

Après la mobilisation des associations et des citoyens organisée au travers des réseaux sociaux tout au long de 2016 et de 2017, celle des catholiques est devenue l`ultime recours des Congolais contre l`obstination du président à  se maintenir par la force, en toute illégitimité et impunité au pouvoir. L`Église catholique, qui avait joué la médiatrice a été flouée !

République démocratique du Congo, tous les signaux sont au rouge ! Dans notre pays extraordinairement riche qui compte plus de 75 millions d'habitants, le taux de personnes vivant sous le seuil de pauvreté absolue (1,25 dollar par jour et par personne) s'établit à  82%. Dans ces conditions, la violence somnole et ne demande qu'à  dégénérer. L'impunité pour les crimes commis sonne presque comme un encouragement.

Dans ce délitement général, ce chaos qui dure, l'église catholique représente un fusible et jouit d'un indiscutable pouvoir d'influence : Avec plus de 5.000 prêtres et 47 diocèses, l`église catholique est représentée sur toute l`étendue du territoire national. Près de 60% de la population est catholique. L`église catholique gère beaucoup d`écoles (les meilleures du pays et les intellectuels de la première génération ont été formés par elles) et plusieurs hà´pitaux à  travers le pays.

L‘église catholique a toujours joué un grand rà´le dans la politique depuis l`époque de Mobutu. Elle a lutté contre la dictature sous Mobutu et a organisé en février 1992 la marche des chrétiens qui a conduit à  la réouverture de la conférence nationale souveraine.

Depuis le 31 décembre 2017, les manifestations de militants catholiques se multiplient en République démocratique du Congo. Ils réclament la tenue d`élections libres avant fin 2018. Le pouvoir réplique violemment : au moins une vingtaine de morts, difficiles à  dénombrer précisément, des arrestations arbitraires et des lieux de culte profanés. Alors que son mandat usurpé a officiellement pris fin le 19 décembre 2016, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale préside toujours, en toute illégitimité, illégalité et impunité, la République démocratique du Congo. L'imposteur de Kingakati a reporté le scrutin deux fois déjà , en dépit de l`accord de la Saint-Sylvestre, passé en 2016 entre le gouvernement et l`opposition, qui prévoyait un calendrier électoral.

Le 4 octobre 2016, le régime Kabila a justifié un premier report par le fait que dix millions de personnes — pour la plupart de jeunes électeurs, dits `` nouveaux majeurs » — n`avaient pas été inscrites sur les listes.

Le 7 juillet 2017, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa, homme lige d'Alias Joseph Kabila, qui est sur le pas de Malu Malu, abbé tricheur de l'élection Louis Michel de 2006 et de Daniel Ngoy Mulunda, pasteur fraudeur de l'élection novembre 2011, ses deux prédécesseurs corrompus, a annoncé un nouveau report, arguant que les conditions de sécurité dans plusieurs provinces, notamment le Kasaï, n`étaient pas réunies. Pour mieux corser ses éhontés mensonges, il arguera que la diaspora congolaise doit participer au vote. Sans doute pour apaiser la grogne et gagner du temps !

à€ l`initiative du Comité laïque de coordination (CLC), la mobilisation pour l`organisation d`élections se déploie dans la capitale, Kinshasa, mais également en province, comme à  Kisangani. Ce 21 janvier 2018, les marcheurs brandissent des banderoles sur lesquelles on peut lire : `` Nous, fidèles laïques, demandons l`application complète et intégrale des accords de la Saint-Sylvestre 2016 », avant d`être dispersés par la police, qui blesse plusieurs membres de la paroisse Saint-Esprit. Le même jour, une manifestation prévue à  Lubumbashi a été annulée en raison de la présence importante de militaires armés, que les autorités justifient par le besoin de prévenir un prétendu complot `` terroriste ».

La marche des fidèles catholiques prévue du dimanche 25 février 2018 pour dénoncer le maintien au pouvoir d'Alias Joseph Kabila a été durement réprimée. On parle d'un mort et de quelques blessés graves. La manifestation qui n'a pas été autorisée par le gouverneur de la ville comme, a eu lieu au terme d'une prière pour la paix dans le pays, effectuée suivant l'appel du pape François.

La police a de nouveau réprimé une marche de l'opposition programmée par le Comité laïc de coordination (CLC, un collectif proche de l'Église catholique). Les organisateurs prévoyaient au cours de cette manifestation, demander à  Kabila de déclarer publiquement qu'il va ''bien quitter le pouvoir''.

Comme lors de leurs précédentes marches, dès leurs sorties de messe, les fidèles ont été dispersés par les forces de l'ordre dans la capitale Kinshasa et dans plusieurs autres grandes villes du pays. Plusieurs sources dénoncent déjà  des tirs de gaz lacrymogènes et des tirs à  balles réelles ayant fait selon les hà´pitaux, un mort et deux blessés.

`` La situation a vraiment dégénéré. On est en face d'une barbarie qui n'a pas son nom. Des forces de l'ordre sont venues et ont commencé à  tirer et, comme la fois dernière à  balles réelles. Nous attendions les amis de la paroisse Saint-Augustin et de Saint-Laurent. Dès leur arrivée, la police a commencé à  tirer des gaz lacrymogènes, cherchant à  disperser les gens. Les gens ont commencé à  résister et je pense que c'est à  ce moment-là  qu'ils ont commencé à  tirer à  balles réelles parce qu'il y a des blessés », a confié le père Tabu, curé de la paroisse Saint-Benoît à  Lemba. Il ajoutera qu'à  l'instant où il parlait, les manifestants et les paroissiens sont enfermés dans l'enceinte de la paroisse, barricadée par les forces de l'ordre. Un autre fidèle témoin oculaire apeuré, parle d'une répression ''terrible''.

Kinshasa, la cathédrale du centenaire protestant

Mgr. Jean Bokeleale alors Président de l'Eglise du Christ au Zaïre, fut attaché à  l`œ“cuménisme et au Conseil œ’cuménique des Eglises (COE). Pasteur issu de la Communauté des disciples du Christ au Congo (CDCC), Mgr. Jean Bokeleale était à¢gé de 83 ans, il est décédé en 2001 à  Kinshasa, il avait dirigé pendant plus de 30 ans l'Eglise du Christ au Congo (ECC) dont il fut cofondateur, en 1968. C'est sous son mandat que de nombreuses oeuvres ont été réalisées, notamment la construction à  Kinshasa du Temple du Centenaire (cathédrale protestante de Kinshasa). C'est encore lui qui dota l'ECC d'un siège administratif digne de ce nom.

Mgr. Jean Bokeleale fut remplacé en 2000, par Mgr. Marini Bodho, dont les accointances et la justification des dérives autocratiques du avec le régime d'Alias Joseph Kabila Kanamabe Kazembere Mtwale, n'ont fait qu'éloigner l'ECC du Conseil œ’cuménique des Eglises.

André Bokundoa, président de l'ECC et François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France

Les Congolais ne doivent pas minimiser la déclaration du Conseil œ’cuménique des Eglises sur la situation politique en République démocratique du Congo, la veille de l'arrivée du Pape François à  Genève, pour les 70 ans de sa fondation. L'arbre qui va tomber donner des signes. Les feuilles jaunissent, les branches s`élaguent toutes seules, il suffit d'un petit coup de vent...Il y a peu de temps, la Fédération de Protestante de France a fait une déclaration de soutien à  l'Eglise du Christ au Congo, la première fédération protestante au monde. Sous le lobbying accru de notre compatriote, le pasteur Roger Puati, les Eglises de Suisse ont fait la même chose.

Le pasteur Philippe Kabongo M'Baya et André Bokundoa, président de l'ECC

En République Démocratique du Congo, plusieurs Eglises protestantes y compris l'Eglise Kimbanguiste sont membres du Conseil œ“cuménique des Eglises: 1. Communauté baptiste au centre de l`Afrique

2. Église du Christ au Congo - Communauté anglicane du Congo

3. Église du Christ au Congo - Communauté baptiste du Congo

4. Église du Christ au Congo - Communauté évangélique au Congo

5. Église du Christ au Congo - Communauté mennonite au Congo

6. Église du Christ au Congo - Communauté presbytérienne du Congo

7. Église du Christ au Congo - Communauté presbytérienne de Kinshasa

8. Église du Christ Lumière du Saint Esprit

9. Église du Christ au Congo - Église protestante baptiste en Afrique / Communauté épiscopale baptiste en Afrique

10. Église de Jésus Christ sur la terre par son envoyé spécial Simon Kimbangu

11. Église évangélique luthérienne au Congo

12. Église du Christ au Congo - Communauté des disciples du Christ

Membres du COE présents en République Démocratique du Congo

1. Église de Norvège

2. Patriarcat orthodoxe grec d'Alexandrie et de toute l'Afrique

3. Église méthodiste unie

4. Église méthodiste épiscopale africaine

Qu'est-ce que le Conseil Oecuménique des Eglises (COE) ?

Le Conseil œ“cuménique des Églises rassemble près de 350 Églises chrétiennes du monde en une `` communauté fraternelle ».

Le Conseil propose un lieu de rencontres des différentes Églises pour qu`elles puissent travailler ensemble, se connaître et parler d`une seule voix.

Comment est né le COE ?

Si plusieurs mouvements œ“cuméniques existaient déjà  au début du XXe siècle, c`est en 1920 que, pour la première fois, le patriarcat de Constantinople - orthodoxe - lance un appel pour la création d`une `` Société des Églises », sur le même principe que la Société des Nations, créée quelques mois plus tà´t. En 1937, des représentants de plus de 100 Églises manifestent leur volonté d`un Conseil œ“cuménique des Églises. Mais la guerre éclate. Le projet est suspendu. Ce n`est qu`en 1948 que le Conseil œ“cuménique voit le jour, à  Amsterdam (Pays-Bas). Il célèbre cette année ses 70 ans.

Que fait le COE ? Le COE agit dans différents domaines :

- La solidarité, le secours caritatif aux sans-abri, aux migrants, aux prisonniers et le respect de la dignité humaine.

- La consolidation de la paix dans les pays et régions instables.

- L`aide au développement des pays du tiers-monde.

- La formation des personnes impliquées dans le mouvement.

Tout au long de la Guerre froide (1947-1991), le Conseil œ“cuménique a servi de lieu de rencontre au dialogue Est/Ouest. En 1969, le Conseil s`est engagé contre le racisme et a fortement contribué à  mettre fin à  l`apartheid en Afrique australe.

Le centre administratif se trouve à  Genève, en Suisse. Mais le COE dispose de bureaux partout dans le monde : au Nations unies à  New York, à  Jérusalem (Israà«l), à  Nairobi (Kenya)…

Le Conseil tient une assemblée générale tous les huit ans. La dernière s`est déroulée en 2013, à  Busan (Corée du Sud).

Qui siège au COE ?

à€ ses débuts, en 1948, le COE comptait 147 églises. Elles étaient en majorité protestantes et occidentales. Aujourd`hui, elles sont 348 et majoritairement orthodoxes (chalcédoniennes et orientales). Mais la COE rassemble aussi un grand nombre d`Églises anglicanes, baptistes, luthériennes, méthodistes… Toutes reconnaissent Jésus comme `` Dieu et sauveur » et croient au mystère de la Trinité. Au total, plus de 500 millions de chrétiens de 120 pays différents sont représentés.

Et l'Eglise catholique dans tout cela ?

L`Église catholique romaine ne siège pas au COE. Elle n`a jamais demandé son admission. Lors des premières années, les relations entre Rome et le COE étaient tendues. Mais le concile Vatican II a permis d`établir un dialogue. En 1966, pour la première fois, une rencontre est organisée. Un groupe de travail `` mixte » a été mis en place dans la foulée. Aujourd`hui, Rome collabore avec le conseil à  titre d`observateur et de nombreux théologiens catholiques sont intégrés dans différentes commissions et groupes de travail

Lire la suite...

Partager sur : Partager

samedi 23 juin 2018

Les Congolais souffrent d'instabilité et de violence, selon le comité central du COE

Agnès Abuom, de l`Église anglicane du Kenya, est la présidence du Comité central du Conseil œ“cuménique des Églises

Il ne faut pas être devin pour comprendre que le régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale tend à  sa fin. Pourtant silencieuse depuis des années, le Conseil œ’cuménique des Eglises dont une dizaine d'Eglises protestantes de l'Eglise du Christ du Congo sont membres à  haussé le ton. La déclaration sur la République démocratique du Congo a été diffusée, la veille de la visite du pape François au Conseil œ’cuménique des Eglises pour les 70 ans de sa fondation.

L'accueil du pape François par Agnès Aboum, présidente et le pasteur Olav Fykse Tveit, Secrétaire Général du Conseil œ“cuménique des Églises

20 juin 2018: Citant une litanie d'horreurs en République démocratique du Congo, le comité central du Conseil œ“cuménique des Eglises (COE) a appelé à  "l'aggravation de la crise politique, humanitaire et des droits de l'homme" en RDC, et aux risques de nouveaux conflits, violations des droits de l'homme et crimes d'atrocité.

"Le peuple de la République Démocratique du Congo (RDC) a déjà  tant souffert pendant tant de temps de la part de tant d'acteurs intéressés de l'intérieur et de l'extérieur du pays. L'aggravation de la crise politique, des droits de l'homme et de l'humanitaire ainsi que l'escalade du conflit affectent de nouveau le pays et ses habitants ", peut-on lire dans le communiqué.

En raison de la violence récente, 4,5 millions de personnes ont été déplacées de leurs foyers, tandis que plus de 13 millions de Congolais ont besoin d'une aide d'urgence. On estime que 2 millions d'enfants sont menacés de famine.

La déclaration a spécifiquement cité le rà´le des propres forces de sécurité du gouvernement dans la violence dans ce pays et l'a exhorté à  arrêter les assassinats liés à  la politique et à  respecter les limites de la constitution sur les termes présidentiels.

Il a vivement recommandé que les élections prévues se déroulent comme prévu et que le gouvernement respecte et protège les droits et libertés fondamentaux de sa population.

Solidarity with the People and Churches of the Democratic Republic of the Congo

1. The people of the Democratic Republic of the Congo (DRC) have already suffered so much for so long at the hands of so many self-interested actors from within and from outside the country. A deepening political, human rights and humanitarian crisis and escalating conflict are again afflicting the country and its people.

2. Some 4.5 million people - more than in any other country in Africa - have been displaced from their homes, and tens of thousands of refugees are again fleeing to neighbouring countries. DRC`s neighbours are already hosting approximately 600,000 people who have fled conflicts in the centre and east of the country.

3. More than 13 million Congolese affected by recent violence are in need of emergency assistance, including food, sanitation, shelter, and education - the same level of need as in Syria. The conflict and instability have been accompanied by exceptionally high levels of sexual and gender-based violence, and have entailed particular suffering for people living with disabilities. Well over half of the number of crisisaffected people are children. An estimated 2 million children are at imminent risk of starvation.

4. Despite its great wealth of natural resources, the DRC remains one of the world`s poorest countries due to endemic instability, conflict, corruption, poor governance and unregulated exploitation of its resources. Ten out of 100 children in the DRC die before they reach the age of 5, and more than 40% have stunted growth due to malnutrition.

5. President Joseph Kabila has stayed in power beyond his constitutionally mandated two-term limit, and elections have been twice postponed on questionable grounds. In the context of this constitutional crisis, dissent and opposition is being brutally repressed, and violence is being fomented in different parts of the country for political ends, particularly in the Djugu territory of Ituri province, the Kasai region, North and South Kivu, and Tanganyika provinces.

6. It is sadly apparent that the gravest threat to Congolese civilians comes from the country`s own security forces. According to the UN human rights office in the DRC, some 1,180 people were extra judicially executed by Congolese “state agents” in 2017, far more than those killed by any of the armed groups, and a threefold increase over two years.

7. Government security forces have even fired into Catholic church grounds to disrupt peaceful services and processions following Sunday mass, killing at least 18 people and wounding and arresting scores of others. Hundreds of opposition leaders, supporters and pro-democracy and human rights activists have been imprisoned, often without charge or access to family members or lawyers, and meetings and demonstrations banned.

8. The Saint Sylvestre Accord, a power-sharing agreement signed on New Year`s Eve 2016 following mediation by the Roman Catholic Church, allowed for President Kabila to remain in power another year beyond the end of his constitutional two-term limit on 19 December 2016, but included a commitment to organize elections by the end of 2017. However, in November 2017 the Electoral Commission (CENI) set WCC Central Committee - Solidarity with the People and Churches of the Democratic. 23 December 2018 as the new date for elections, but suggested that numerous “constraints” could result in further postponement.

9. This long-running political crisis is deepening the misery of the people of the DRC, and raising the spectre of increased regional instability with very serious effects for the whole Great Lakes region and beyond.

10. The DRC has been identified as one of the ‘stations` - or focuses - for the ecumenical movement`s Pilgrimage of Justice and Peace. The WCC central committee, meeting in Geneva on 15-21 June 2018, reflecting on the mid-point of the Pilgrimage of Justice and Peace between the WCC`s 10th and 11th Assemblies, and with deepening alarm and concern for the deteriorating situation in the Democratic Republic of the Congo:

- Calls upon the Government of the DRC to stop the killing due to political intolerance, to protect its citizens from violent attack and harassment by state or non-state actors, and to respect fundamental human rights to assembly and to freedom of opinion and expression;

- Further calls on the Government of the DRC to uphold the constitution and refrain from worsening the crisis and provoking more widespread conflict and violence by further postponement of the elections;

- Appeals to all members of the international community, and particularly the Southern African Development Community, to strengthen their engagement for durable peace, stability, justice, development, and human rights in the DRC;

- Implores that countries and companies engaged in exploiting the natural resources of the DRC respect the sovereignty and territorial integrity of the country and the human rights of its people;

- Urges all churches and faith communities of the DRC to work together against politically-motivated violence and incitement to atrocity crimes, for a peaceful and fair election process, and for social and economic justice that provides a foundation for sustainable peace;

Lire la suite...

Partager sur : Partager

vendredi 22 juin 2018

Pourquoi le pape François a visité le Conseil œ’cuménique des Eglises ?

Le pape François est arrivé à  Genève pour une visite apostolique de dix heures visant à  renforcer l`unité des chrétiens. L'avion du pape François a atterri à  l'aéroport de Genève Contrin à  10h10, où il a été accueilli par une délégation du gouvernement suisse, dont le président Alain Berset et les ministres Doris Leuthard et Ignazio Cassis.

Après des entretiens officiels avec les responsables suisses, le Saint-Père s'est rendu au siège du Conseil œ’cuménique des Eglises (COE) pour une session de prière œ“cuménique avec des représentants des Eglises locales.

Arrivée du pape François au siège du COE

Le pape François est arrivé à  Genève pour ce qu`il a décrit comme un ``voyage vers l`unité» célébrant le 70e anniversaire du Conseil œ“cuménique des Églises (COE), qui rassemble 350 Églises protestantes, orthodoxes, anglicanes et autres, et représente plus de 550 millions de chrétiens dans plus de 120 pays.

Fondé en 1948, le Conseil œ“cuménique des Eglises (COE) rassemble les Eglises orthodoxes, anglicanes, méthodistes, baptistes, luthériennes et réformées du monde entier, mais pas l'Eglise catholique, avec laquelle il a entretenu des relations complexes. La visite du pape s'inscrit dans son programme ``Marcher, prier et travailler ensemble». Elle est le résultat de cinq années d'efforts de la part des responsables du COE pour le persuader de venir à  Genève après sa nomination en 2013. Une cinquantaine d'observateurs du Vatican participent aux travaux des comités du COE traitant de questions telles que la promotion de la paix, la doctrine religieuse et l'éducation.

Le voyage du pape est donc considéré comme une visite de travail très importante et une tentative de renforcer l'unité des chrétiens. Après un déjeuner à  l'Institut œ“cuménique au Chà¢teau Bossey dans le canton de Vaud voisin, il est retourné au COE pour des entretiens.

Il s`agit de la troisième visite d`un pontife romain au COE. Toutefois, quand le pape Paul VI était venu en 1969, c`était dans le cadre d`un voyage à  Genève pour le 50e anniversaire de l`Organisation internationale du Travail et, en 1984, le pape Jean Paul II effectuait une visite pastorale en Suisse.

Genève offrait beaucoup de tribunes à  partir desquelles le pape François aurait pu aborder les sujets qui lui tiennent à  cœ“ur:

l`Organisation mondiale de la Santé pour ce qui touche à  la vie et à  l`avenir de la santé, l`Organisation internationale du Travail pour la thématique de la dignité du travail, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés pour les questions ayant trait aux réfugiés et à  la migration, ou encore l`ONU elle-même pour aborder le thème de la paix.

Lire la suite...

Partager sur : Partager