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dimanche 6 décembre 2020

La RDC divisée en deux par le discours de Tshilombo: les Luba Kaïsens et les autres!

Le RDC divisée en deux par le discours de Tshilombo: les Luba Kaïsens et les autres!

 Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International 

Freddy Mulongo-Angwalima Faussaire 1.jpg, déc. 2020













Liesse chez les Luba Kasïens, Bena Mpuka, Talibans, Ethno-Tribalistes et extrémistes Upsiens. Peurs et désolations chez la majorité des Congolais. Le discours plein de promesses de campagne de Tshilombo ne rassure personne sauf des tribaux, tribalistes et tribalisés, Tshilombo veut diriger la RDC par l'arrogance et des menaces, Lui un non élu, putschiste, imposteur et usurpateur !

freddy-mulongo-angwalima-faussaire-1

La théâtralisation de la politique congolaise ! Avec Tshilombo rien de bon ne sortira, il est le fruit de la malédiction !T shilombo est un mythomane qui se moque du peuple congolais. Attendu à 14h30, Monsieur 15% Tshilombo n'est venu s'exprimer qu'à 17h03 sans présenter des excuses. Le peuple est son mouton qui doit l'attendre jusqu'à ce que Jupiter descende sur terre. Son discours de campagne plein des promesses, qu'il a lu sur un prompteur n'a pas sa raison d'être aujourd'hui. Il devrait agir pas venir avec des constats. Vœu pieux, une énième promesse alambiquée de plus pour un pseudo président nommé qui a volé le destin de tout un peuple. Par déni, Tshilombo continue de sombrer dans son mensonge. Il n'a jamais été élu à l'élection présidentielle. Monsieur 15% est dans le déni. Il a bénéficier d'une NOMINATION ÉLECTORALE. Et la baudruche s'est dégonflée et le matador s'est assis sur son épée. Mawa !

Seuls ses Fatshilogues et Fatshikwiti se réjouissent d'un discours creux. Il y a deux ans son discours serait valable s'il était mis en application. Mais deux ans, après le putsch électoral, le putschiste Tshilombo, qui s'est allié à Alias Kabila contre le peuple congolais, son discours est hors temps. Maintenant que Tshilombo et Alias Kabila se sont chamaillés. Son allié et partenaire Alias Kabila, qui l'a nommé est devenu le diable en personne. Tshilombo croit couper son lien ombilical avec JoKa à s'en sortir avec une pichenette, avec des promesses kilométriques.

Liesse forcée chez les Bena Mpuka, Talibans, Ethno-Tribalistes, Wewa et extrémistes Udpsiens. Silence plat, questionnements et désolations chez les autres Congolais sur toute la République. La RDC est aujourd'hui divisée en deux. Les Luba Kasaïens d'un côté et la majorité des Congolais qui sont spectateurs.

Les 5 raisons de réfuter le discours tarabiscoté d'Angwalima Tshilombo, l'Enfarineur:

1. Nulle part dans son discours , Tshilombo ne parle de Minembwe ! Puisqu'il n'a fait qu'égrainer les propositions de ses compilations , est-ce que pendant les folkloriques consultations le cas de Minenbwe n’a jamais été à l’ordre du jour. Aucun Congolais n'a soulevé le cas de Minembwe ? Où en est-on avec l'arrêté d'annulation de Minembwe comme commune rurale ? Les compatriotes de l'Est sont dubitatifs. Aucun klaxon dans les rues. Pas de liesse à Goma, Beni, Butembo, Kanyabayonga...Le cas de Vital Kamerhe non évoqué ne rassure personne. Tshilombo avait fait premier deal avec Vital Kamerhe pour 2023. Avec Alias Kabila n'est que le second dealer. 

2. Tshilombo espère d'un TPI pour juger les criminels ? En s'exprimant devant la presse, lors de sa sortie de la consultation, le Dr. Denis Mukwege était clair "le Président de la République Félix Tshisekedi devrait écrire au Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, afin que celui-ci saisisse le Conseil de sécurité afin d’obtenir la création d’un Tribunal Pénal pour le Congo.. Pourquoi Tshilombo devant le peuple n'a pas le courage de dire qu'il a déjà écrit au Secrétaire Général de l'ONU ? Pourquoi Tshilombo n'a fait que constater la volonté pour la création de TPI

pour RDC .

3. Angwalima Tshilombo dit qu'il va nommer un informateur! Comment peut-il nommer un informateur alors que le premier ministre et son gouvernement sont toujours en place ? Peut-être c'est possible selon la Constitution sous les manguiers de Limete . Avec l'Enfarineur, il n'y aura ni coalition, ni cohabitation, mais il y a un informateur. Le Fossoyeur dans son art d'enfariner...

4. Après avoir insulté les Congolais de la diaspora de "Banyangalakata" à Bruxelles, "Ba Ndoki" à Paris et "Ba "CombatNtaba" à Londres, Tshilombo fait volteface, il espère acheter la diaspora congolaise à son imposture et usurpation , avec des mesurettes: la diaspora congolaise peut voter, elle peut avoir ses représentant à l'Assemblée...Les Congolais de l'étranger peuvent garder leur nationalité d'origine...Et pourtant Tshilombo a tourné le dos à la diaspora congolaise. Va-t-il arriver à convaincre ? Ceux qui vont se faire avoir par une promesse sans décret n'auront que leurs yeux pour pleurer d'avoir cru un checkuleur-faussaire.

5. Pas un mot de compassion pour les compatriotes qui viennent d'être massacrés à Goma.

Tshilombo déclare: Établir une administration appropriée en zone de conflits (Beni, Butembo), pour retour de la paix.

- Proscrire incorporation des rebelles au sein des FARDC. Voyons !

Son discours de campagne peut séduire. Mais nous ne sommes pas en campagne électorale. Les Congolais ont-ils oublié que de janvier à juillet 2019, Angwalima Tshilombo et Vital Kamerhe ont dirigé à eux deux la RDC. On sait ce qu'il est advenu: Saut de moutons, affaires 100 jours, maisons préfabriquées....Avec Tshilombo, les promesses sont sa marque de fabrique. Un proverbe africain dit: "La rivière a beau être à sec, elle garde son nom". Tshilombo garde son nom d'enfarineur, comme Mathieu Kerekou portait bien son nom de caméléon.

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mardi 26 mai 2020

RDC: Le silence assourdissant de Jean-Pierre Bemba et ballet diplomatique à sa résidence doit interpeller !

RDC: Le silence assourdissant de Jean-Pierre Bemba et ballet diplomatique à sa résidence doit interpeller !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Bemba 1.jpg, mai 2020

Jean-Pierre Bemba aura beaucoup déçu le peuple congolais qui l'a aussi beaucoup pardonné. Dans la situation actuelle de la RDC, où Alias Kabila a placé son pantin-marionnette à la tête du Congo pour mieux le manipuler, que peut JP Bemba ?

Il est le Seigneur de guerre, que ses fourmis rouges avaient mis en débandade les ampicilines d'Alias Kabila, après la proclamation de faux résultats de l'abbé Apollinaire Malu Malu lors de l'élection Louis Michel 2006. Jean-Pierre Bemba avait accepté l'inacceptable. Après un entretien avec Louis michel dans sa résidence à Bruxelles, il a été cueilli par la police belge pour la Cour Pénale Internationale (CPI). Après 10 ans d'emprisonnement, il est rentré à Kinshasa et a été empêché d'aller dormir dans la résidence familiale. C'est sur une chaise qu'il a passé sa première nuit après son retour.

Ayant accepté que le Sénat congolais lui paye son argent, Bemba a retrouvé son poste de Sénateur, il a reconnu illicitement la légitimité d'Alias kabila.

Depuis la nomination d'Angwalima tshilombo Tshintuntu Tshifueba comme président nommé, les choses vont de mal en pire. Jean-Pierre Bemba vient d'essuyer une fin de non recevoir pour le paiement de ses frais de rétention à la CPI.

Qu'augure le ballet diplomatique à la résidence de Jean-pierre Bemba à Kinshasa. JP Bemba est-il l'homme de la situation actuelle où Angwalima Tshilombo et Alias Kabila sont en guerre déclarée ? Pourquoi tous ces ambassadeurs chez Jean-Pierre Bemba ? Avec son carnet d'adresse de Seigneur de guerre, il est le seul qui peut en découdre avec Alias Kabila. En a-t-il le courage et la volonté ? Il faut un "Coupage" spécial pour Jean-Pierre Bemba, il finira par enfiler son treillis militaire ! la solution du Congo est dans le problème du Congo.

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vendredi 31 mars 2017

Massacres au Kasaï: Déclaration de Fatou Bensouda, Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) !

Fatou Bensouda, Procureur de la Cour pénale internationale (CPI)

Je suis profondément préoccupée par les nombreux rapports faisant état d`une situation de violences graves depuis plusieurs mois en République Démocratique du Congo (RDC), en particulier dans les provinces des Kasaï. Des informations font état de violences entre des milices locales et les forces congolaises, du meurtre de nombreuses personnes, civiles et non civiles, d`enlèvements et d`exécutions sommaires de personnes, y compris d`experts des Nations Unies en mission et de leurs accompagnateurs. Ces actes pourraient constituer des crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale (la CPI).

Je tiens à  rappeler à  toutes les parties concernées que nous avons ouvert une enquête en RDC en 2004, et que mon Bureau continue à  surveiller avec une extrême vigilance la situation sur toute l`étendue du territoire congolais, y compris sur celle qui prévaut actuellement dans les provinces des Kasaï.

J`appelle toutes les parties potentiellement impliquées à  s`abstenir de recourir à  la violence criminelle. J`encourage les autorités compétentes de la RDC, conformément au principe de complémentarité qui est au cœ“ur du Statut de Rome de la CPI et qui confère aux Etats parties la responsabilité première de poursuivre et de juger, à  prendre toutes les dispositions nécessaires pour que des enquêtes véritables soient menées afin de faire la lumière sur les violences alléguées et de traduire en justice tous les auteurs impliqués dans la perpétration des actes criminels enregistrés dans les provinces des Kasaï.

J`encourage également le gouvernement à  poursuivre résolument ses efforts dans la mise en œ“uvre et le suivi des mesures annoncées en vue que justice soit rendue, ainsi qu`à  prendre les dispositions idoines afin de prévenir la commission ultérieure de tels actes.

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mercredi 27 mars 2013

CPI: Bosco Ntaganda, le Terminator Rwandais au Congo, répond en Kinyarwanda !

Bosco Ntaganda est l'un des plus grands criminels tutsi rwandais en République démocratique du Congo. Il est avec Laurent Nkundabatwaré, Jules Mutebusi, Runiga, Matenga...des criminels qui ont endeuillé le Congo, avec des crimes contre l'humanité, des viols utilisés comme arme de guerre, des pillages des ressources...Bosco Ntaganda qui né au Rwanda, grandit dans ce même pays agresseur du Congo, s'est autoproclamé congolais. Chose grave, il ne parle ni le swahili, langue parlée à  l'est de la République démocratique du Congo, ni le kikongo, le Tshiluba ou le lingala-les trois autres langues nationales congolaises, Bosco Ntaganda ne sait pas parler le français, la langue officielle au Congo. Général d'opérette, dès sa comparution à  la CPI, il demande la liberté provisoire. Quel culot !

Bosco Ntaganda, le terminator tutsi rwandais à  la CPI

Bosco Ntaganda était entendu par la Cour pénale internationale de La Haye, mardi 26 mars 2013. Incarcéré depuis le 22 mars dans la prison des criminels de guerre, le milicien faisait l'objet de deux mandats d'arrêt pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis en 2002 et 2003 en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

La Cour pénale internationale (CPI) attendait depuis plus de six ans l'arrivée de Bosco Ntaganda à  La Haye. Incarcéré depuis vendredi 22 mars au soir dans la prison des criminels de guerre, le milicien faisait l'objet de deux mandats d'arrêt pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis en 2002 et 2003 en Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo.

Il y a dix jours, Bosco Ntaganda combattait encore au sein du Mouvement du 23 mars (M23), l'une des nombreuses milices de la région, soutenue par le Rwanda et l'Ouganda qui convoitent à¢prement les richesses de RDC depuis plus de quinze ans. Mais le 18 mars, Washington, allié de Kigali, annonçait sa "reddition volontaire" à  l'ambassade des Etats-Unis au Rwanda. Deux jours plus tà´t, le Rwanda l'aurait "évacué par hélicoptère de RDC", selon un expert de la région, après des combats au sein du M23 alors que des pourparlers de paix sont en cours avec Kinshasa.

Pourquoi une telle reddition ? Le milicien a-t-il été là¢ché par le Rwanda ? A-t-il promis à  Kigali de dédouaner le Rwanda de son implication dans les violences en RDC ? Quoi qu'il en soit, Bosco Ntaganda commencera, lors d'une audience mardi 26 mars, un face-à -face avec des juges internationaux qui devrait durer plusieurs années.

A La Haye, le milicien serait "un peu perdu", affirme une bonne source. Il y a pourtant retrouvé Thomas Lubanga, sous les ordres duquel il a combattu en 2002 et 2003, au sein de l'Union des patriotes congolais (UPC), commettant alors les faits qui lui sont aujourd'hui reprochés : meurtres, viols, attaques de civils, persécutions, pillages...

L'Ituri n'est qu'un chapitre dans la carrière sanglante du milicien. Après 2003, Bosco Ntaganda a continué à  piller les sous-sols congolais et commis d'autres massacres. En 2006, "nous avions un plan pour l'arrêter mais quelqu'un de l'ONU l'a prévenu, raconte un ancien enquêteur. C'était un peu déprimant de voir ce type-là  se promener librement." A la faveur d'un accord de paix signé en 2009, Bosco Ntaganda intègre l'armée congolaise avec le grade de général malgré le mandat émis par la CPI. L'officier coule des jours tranquilles à  Goma, sous l`œ“il de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc).

"Ce n'est pas l'arrestation de Ntaganda qui va régler le problème"

A ce jour, trois miliciens congolais ont comparu devant la Cour, mais leurs procès sont restés superficiels, ramenant à  de simples conflits ethniques les drames de l'est du Congo. Les juges n'ont jamais appelé à  la barre des responsables de Kampala, Kinshasa ou Kigali, pourtant mis en cause par les témoins. "Il faut aller au-delà  des seigneurs de guerre locaux et poursuivre les hauts responsables qui les soutiennent", soutient Géraldine Mattioli-Zeltner de Human Rights Watch. En novembre, un rapport des Nations unies accusait le Rwanda de fournir "des armes, des munitions et des renseignements au M23 la chaîne de commandement dont fait partie Bosco Ntaganda a, à  sa tête, le général James Kabarebe, ministre rwandais de la défense".

Il y a quelques années, le procureur avait commencé à  enquêter pour arracher les racines du crime : le pillage du pays. Ce fut coà»teux, mal mené et vite abandonné. D'autant que l'ancien procureur, Luis Moreno Ocampo, ne cachait pas son admiration pour le président rwandais.

Pourtant, dans l'est de la RDC, on estime que "ce n'est pas l'arrestation de Ntaganda qui va régler le problème". Lundi soir sur Radio Okapi, un auditeur s'inquiétait de l'attitude du Rwanda dans cette affaire : "Ils vont faire valoir à  tout le monde qu'ils sont capables de coopérer. Mais le Rwanda est capable de produire encore un autre Ntaganda."

Sur la même radio, un autre regrettait que M. Ntaganda ne soit pas poursuivi "pour les crimes commis dans le Nord-Kivu". "Dans le dossier Ntaganda, nous en restons aux crimes commis en Ituri. Mais nous continuons nos enquêtes dans les Kivus", affirme Pascal Turlan, responsable de la coopération internationale au bureau du procureur. Beaucoup d'observateurs rappellent que le procureur, qui enquête déjà  dans huit pays, a des moyens limités pour enquêter (moins d'un quart du budget de la CPI).

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mardi 26 février 2013

CPI : La défense de Gbagbo assomme la Procureure Fatou Bensouda

Les avocats de Laurent Gbagbo sont décidés de faire éclater la vérité à  la face du monde entier. Au cinquième jour de l`audience à  la Cour pénale internationale (Cpi), la défense a encore sorti l`artillerie lourde pour démonter le document contenant les charges (Dcc) contre Laurent Gbagbo. Après sa jeune consœ“ur, Me Fauveau Ivanovic a pris le relais pour démontrer aux juges que le Dcc du procureur est totalement infondé et truqué de mensonges à  couper le souffle. A la lecture de ce document, la défense s`est posé certaines questions. ``On se demande si c`est un brouillon ou un mémorandum interne au bureau du Procureur pour savoir quel mode de responsabilité choisir à  l`encontre du Président Gbagbo. Pourtant, le Président Gbagbo a le droit de savoir de quoi, pourquoi et en vertu de quoi on l`accuse, mais on ne sait rien avec le Dcc», se désole Me Ivanovic.

Laurent Gbagbo à  la CPI.

Elle en veut pour preuve, la présentation de quatre chefs d`accusation sur la persécution. Le procureur argue que les partisans de Ouattara ont été ciblés à  partir de références religieuses, politiques, ethniques et nationales. Mais, le paragraphe 21 du Dcc montre une véritable contradiction de cette allégation. Ce paragraphe souligne que les membres des groupes étaient ciblés parce que partisans de Ouattara.

``Ce n`est donc pas pour leur appartenance religieuse, ethnique ou nationale qu`ils ont été ciblés selon le Procureur, mais pour leur appartenance politique», s`étonne la défense qui évoque là , une contradiction flagrante de considération dans les références de la part du procureur.

C`est pour cela que la défense demande que : ``on ne doit considérer que les références politiques. D`ailleurs, nous contestons l`existence même de persécution dans sa totalité y compris au niveau politique. Le Procureur a ajouté les références ethniques, religieuses et nationales pour masquer la persécution politique, c`est un manque de rigueur», attaque Me Fauveau Ivanovic.

Poursuivant, elle ajoute que le Procureur n`apporte aucun élément probant au terme de ses allégations. Alors que le statut de Rome imposait que le procureur enquête tant à  charge qu'à  décharge. ``Ces allégations citées dans le Dcc sont des accusations vagues, imprécises, brumeuses et politiques (...) ne s'appuyant sur aucune réalité», dénonce l`avocate Ivanovic. Revenant sur l`incongruité du Dcc, la défense indique le flou qu`il contient. Notamment au niveau temporel.

Car le Procureur argue encore que le Président Gbagbo a choisi de se maintenir au pouvoir avant novembre 2010 et après son arrestation. ``Nous ne savons pas exactement à  quelle période le Procureur se réfère. Antérieure à  novembre 2010 ne veut rien dire. 2002 ? 2005 ?

2009 ? 2010, on ne sait pas», se demande la défense. Pour comprendre la crise postélectorale de 2010, il faut remonter aux évènements de 1999, des gens date à  laquelle, le Président Gbagbo n`était pas au pouvoir. Me Ivanovic fait bien de rappeler cet épisode aux juges. Car ce sont les mêmes acteurs militaires du coup d`Etat de 1999, à  la solde de Ouattara qui vont tuer, massacrer, égorger, assassiner les partisans du Président Gbagbo de 2002 à  2010.

``Le Procureur date le début des faits en 2002. Les troubles sont antérieurs à  l'arrivée de Gbagbo au pouvoir en Cà´te d`Ivoire. Le procureur oublie pratiquement dix ans d'histoire. à‡a n'aide pas à  fonder des allégations solides», regrette l`avocate de la défense. Son désespoir est grand surtout que le procureur n`apporte pas d`éléments probants montant des attaques planifiées, systématiques et généralisées contre les partisans de Ouattara.

``Aucune preuve concrète de ces allégations vagues, imprécises, politiques et brumeuses, n`est visible dans le Dcc. Car ne s`appuyant pas sur la réalité». Me Ivanovic veut savoir qui sont les co-auteurs et auteurs directs des crimes commis pendant la période postélectorale, si le Président Gbagbo est le co-auteur indirect.

Le Dcc ne fait pas mention du mode de responsabilité, se contentant de citer la coaction indirecte. En outre, la défense souligne aux juges que c`est à  dessein que le procureur ignore le conflit armé intervenu en Cà´te d`Ivoire, de novembre 2010 à  mai 2011.

La défense est déçue de la démarche de l`accusation. Car son attitude dans cette affaire salit toute la famille judiciaire internationale. Parce que soutient Me Ivanovic : ``Le procureur n'a pas mis en doute seulement son indépendance, mais aussi son impartialité. Il a jeté une ombre sur la justice internationale. Il a mis la justice au service de la politique».

Dans sa démonstration, Me Ivanovic explique comment la marche dite pacifique lancée sur la Rti par les partisans de Ouattara, est plutà´t une attaque armée contre les positions des forces de défense et de sécurité de Cà´te d`Ivoire. Au cours de cette marche du 16 décembre 2010, on a vu des marcheurs armés de kalache, de Rpg et autres armes lourdes.

D`autres étaient en possession d`armes blanches. Des tirs sont partis de cette foule armée contre les postes des Fds. La défense démonte l`allégation du procureur qui tente de faire croire par le truchement d`un témoin P117 que cette marche était pacifique. ``Mais pourquoi faire confiance à  un témoin alors qu'une vidéo montre les instructions précises données aux militaires de Ouattara ?», s`étonne la défense devant des juges eux-mêmes ébahis.

Une vidéo prend à  défaut le procureur. On voit dans cette vidéo, Soro Guillaume et le commandant Wattao donner des ordres à  leurs hommes pour prendre la Rti. ``Soldats, militaires, (...) il faut que vous vous mobilisiez. Jeudi, nous allons à  la télévision», a soutenu Soro avant cette marche sur la Rti.

Pareil pour Wattao qui indique ceci : ``Huit heures, rassemblement à  la piscine, avec toutes les armes de combat». Comment avec de tels ordres militaires, peut-on parler de marche pacifique réprimée dans le sang par les soldats de l`armée ivoirienne ? Cela s`appelle de la manipulation médiatique.

A ce sujet, le ministre de l`Intérieur, feu Désiré Tagro, a annoncé que les ex-rebelles attaquaient à  l`arme lourde la commune de Cocody, où est situé le siège de la Rti, soutient la défense. ``Lorsque les forces de l'ordre sont attaquées par des personnes lourdement armées, ce n'est plus une opération de maintien de l'ordre...

C'est ce qui s'est passé le 16 décembre 2010. Les rebelles armés étaient dans la foule donc difficilement identifiables», apprend la défense aux juges toujours abasourdis par ces réalités que voulait cacher le procureur. La partialité et le manque d`éthique du procureur sont étalées devant les juges par Me Ivanovic, lorsqu`elle cite l`accusation disant que les morts Fds du 16 décembre 2010 ne sont pas liées à  la marche alors qu'il impute les événements produits même les jours d'après à  la marche.

La défense n`arrive pas à  comprendre comment le procureur qui énumère des meurtres sans préciser l'identité des victimes, l'identité des agresseurs, les circonstances, les lieux, ne puisse pas les documenter avec rigueur. ``Au lieu de chercher des preuves tangibles et concrètes, le procureur s'est appuyé sur un ouï dire. Le procureur affirme qu'il y a eu des morts le 16 décembre 2010 au matin lorsque les corps habillés ont attaqué le siège du Pdci. S'appuie sur la déclaration d'un témoin... qui n'était pas au siège du Pdci», a regretté la défense. ``Aucune preuve concrète et solide ne montre que les Fds n'ont attaqué les manifestants sans avoir été attaquées à  l'arme de guerre. Les manifestants se dirigeaient vers l'endroit où il y avait les combats entre Fds et rebelles. C'est pourquoi les Fds les en empêchaient.

Mais certains y sont arrivés. Evidemment que le chef d'Etat major a organisé des réunions ! Un bain de sang était annoncé ! Le courriel dont le procureur parle (adressé à  la secrétaire de Simone Gbagbo) avertissait d'un schéma où les rebelles devaient provoquer les populations. Des colonnes de rebelles dormantes devaient attaquer déguisées en gendarmes. Les Fds ont pris des dispositions pour prévenir un bain de sang annoncé. Le procureur dit que les attaques contre les civils étaient planifiées et organisées. Les rebelles planifiaient des troubles, comme le prouvent leurs déclarations.

Les preuves du procureur démontent elles-mêmes les accusations du procureur. Les Fds essayaient de se défendre en utilisant les moyens conventionnels», éclaire la défense. Sans souligner que le témoin P9 affirme que les Fds ont reçu l`ordre de ne pas tirer sur les manifestants. Il est même prouvé que les Fds ont été attaquées et désarmées par les manifestants venant du golf hà´tel.

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Scandale à  la CPI : La Procureure Bensouda accuse Gbagbo de violences commises au Kenya, la presse kenyane fait de choux gras avec ce bide !

C`était le coup de théà¢tre hier au deuxième jour du procès de Laurent Gbagbo à  la CPI, pendant l`audience de confirmation ou d`infirmation des charges. La procureure de la Cour pénale internationale a ajouté à  l`acte d`accusation contre le Président Laurent Gbagbo, des dossiers et images de violences qui se sont déroulées au Kenya.

La Cour Pénale Internationale.

Révélation faite publiquement par Me Emmanuel Altit, avocat de Laurent Gbagbo, pour qui c`est la preuve que Fatou Bensouda ne connait pas le dossier d`accusation, et qu`elle n`a pas pris la peine de le lire ou de l`étudier. Dans la salle, un silence assourdissant s`est du coup fait sentir. La gêne était palpable du cà´té de l`accusation, dont la manipulation et la légèreté venaient d`éclater au grand jour.

La procureure Fatou Bensouda, du haut de sa chaire, était au paroxysme de la gêne. Prise la main dans le sac, elle évitait le regard de tous en jouant des mains et en faisant une moue. Elle aurait voulu si elle avait pu se cacher sous la table, tellement la gêne était perceptible sur son visage.

C`est un Me Altit des grands jours qui a pulvérisé méthodiquement le dossier d`accusation, balayant certaines énormités du revers de la main.

Par exemple, Me Altit s`est offusqué que Fatou Bensouda dise dans l`accusation que la Cà´te d`Ivoire était en paix jusqu`en 2010, et que le Président Gbagbo avait refusé le verdict des urnes à  la présidentielle de 2010. C`est plus tà´t Alassane Ouattara qui a toujours refusé le verdict des urnes. Laurent Gbagbo a même exigé le recomptage des voix pour que la vérité éclate, chose que Ouattara a toujours refusé.

Pour lui, la procureure Bensouda, en passant sous silence la rébellion de Guillaume Soro de 2002 et le fait que le pays était coupé en deux même pendant la présidentielle, est la preuve qu`elle ne connait pas son dossier, et que le dossier d`accusation est d`une vacuité flagrante.

A sa suite, Me Agathe Baroan, sa collègue de la Défense, a démontré que les termes `` ON GAGNE OU ON GAGNE » ET `` C`EST MAàS », étaient des termes communs employés par tous les ivoiriens. Elle s`est employée à  démontrer la sociologie de la Cà´te d`Ivoire pour faire ressortir la vacuité de l`acte d`accusation.

Par exemple, elle a expliqué que le terme `` ON GAGNE OU ON GAGNE » a été créé par la chanteuse Antoinette Hallany, fervente supportrice d`Alassane Ouattara. Laquelle s`employait durant la campagne, de le chanter dans ses chansons avant tous les meetings du RDR, le parti de Ouattara.

Comme on le voit, la défense de Gbagbo s`est employée avec brio hier, à  démonter les éléments de l`accusation. `` Tout se passe comme si le procureur avait été convaincu dès le début qu`il n`y avait qu`un seul responsable au drame ivoirien », a attaqué d`entrée Me Emmanuel Altit dans déclaration liminaire. Et de poursuivre : `` il n`existe aucune base factuelle aux accusations […] Le récit du procureur est biaisé car il dépend des éléments transmis par les autorités ivoiriennes. » et qu` »il s`agit d`un procès politique ».

Mercredi, la défense a réussi à  détruire le dossier du procureur, selon plusieurs analystes dont Stéphanie Maupas, correspondante de FRANCE 24 à  La Haye.

Pour la procureure Fatou Bensouda, Laurent Gbagbo a fomenté `` un plan pour rester au pouvoir à  tout prix à  travers des attaques mortelles, planifiées avec soin » contre des supporters de son rival. `` Le procureur, qui devra prouver que son dossier est solide, dispose de 614 pièces, qui sont des témoignages mais aussi des documents saisis dans la résidence présidentielle de Laurent Gbagbo après son arrestation le 14 avril 2011″, précise Stéphanie Maurepas.

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