Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

samedi 28 mars 2020

Paris: Décès de Manu Dibango, le communiqué de l'Elysée !

Freddy Mulongo-Manu Dibango 6.jpg, mar. 2020



Palais de l’Élysée, le mardi 24 mars 2020

 

 

COMMUNIQUÉ

 

La musique mondiale a perdu un géant. Manu Dibango, saxophoniste, compositeur, passeur de rythmes et lanceur de tubes, était l’un de ces musiciens virtuoses et généreux dont le talent ne connaissait pas de limites : ses créations ont fait danser plusieurs générations, plusieurs continents. Il est hélas l’une des premières personnalités mondiales à succomber à la pandémie du Covid-19.

 

C’est à Douala au Cameroun qu’Emmanuel Dibango a vu le jour en 1933. Au temple protestant où sa mère est chef de chœur, il apprend à vocaliser sur Bach et Haendel et à caresser les cordes sous la bienveillante férule d’un oncle guitariste. En 1949, il a 15 ans lorsqu’il arrive en France pour faire ses études, avec 3 kilos de café dans ses bagages pour payer un premier mois d’accueil à ses hôtes. Mais, assez vite, la musique le tire loin des manuels scolaires. Un enseignant lui fait découvrir le piano, puis un ami, Francis Bebey, qui deviendra lui aussi une grande figure de la musique camerounaise, l’initie au jazz et au saxophone, son instrument-roi.

 

De Paris à Bruxelles, de caves en cabarets, il fréquente la diaspora afro-caraïbéenne et la bouillonnante scène jazz de l’après-guerre. Il rencontre bientôt Joseph Kabaselé, alias « Grand Kallé », le père de la rumba congolaise et le créateur de l’un des hymnes des indépendances africaines, Indépendance Tcha-tcha, qui l’embauche comme saxophoniste dans son orchestre African Jazz. Installé pour un temps à Léopoldville au Congo, Manu Dibango débute alors une carrière en solo, se fait connaître avec « Premier twist à Léo », et ouvre son propre club de musique, le Tam-Tam.

 

Revenu en France avec un répertoire qui s’est enrichi au fil de ses pérégrinations et de ses rencontres, qui s’est ouvert à la soul et au funk, il travaille avec quelques-unes des plus grandes vedettes de l’époque : Dick Rivers, Nino Ferrer, Mike Brant. A la fin des années 1960, il est le premier à faire jouer des artistes africains pour une émission de télévision française, Pulsations, dont il signe le générique en live avec son big band.

 

Manu Dibango se riait des frontières : il sautait d’un continent à l’autre, d’une culture à l’autre, d’un genre à l’autre, d’un instrument à l’autre – il les maîtrisait presque tous – pour créer une musique universelle, qui était à la fois africaine et caraïbéenne, américaine et européenne, mais qui était surtout chaloupée, entrainante et joyeuse. À chaque album, il inventait de nouveaux rythmes de joie, des mélodies du bonheur.

 

C’est avec un tube funk en diable, « Soul Makossa », qu’il avait accédé à une renommée internationale. Un hymne à la danse et au mélange qui n’était à l’origine que la face B d’un 45-tours sorti à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations de 1972, et qui est devenu, par un improbable cheminement d’admirations et de reprises, un hymne mondial dont le succès ne se dément pas : découvert par les pionniers new-yorkais du Disco, pillé par les plus grandes stars, cité, repris, il est joué et rejoué depuis près de cinquante ans.

 

Infatigable musicien voyageur, il a fait résonner son art virtuose sur les scènes de France et de Belgique, aux États-Unis, en Amérique Latine, en Côte d’Ivoire où il a un temps dirigé l’Orchestre de la Radio-télévision ivoirienne. Apôtre d’une musique où les artistes du monde entier dialoguent ensemble sur un pied d’égalité, Manu Dibango n’a jamais cessé de jeter des ponts, d’inventer des hybridations nouvelles, de susciter des rencontres, collaborant tour à tour et parfois en même temps avec Youssou N’Dour, Angélique Kidjo, Peter Gabriel, Sting, Serge Gainsbourg, Herbie Hancock ou Fela Kuti.

 

Avec le temps, celui qu’on surnommait « Papa Groove » était devenu « Papy groove », mais il n’avait jamais perdu son énergie et son enthousiasme : il était encore en tournée en France et à travers le monde l’an dernier, à l’occasion de ses 60 ans de carrière avec son « Safari symphonique », où s’entrelaçait harmonieusement le jazz et la musique classique.

 

Manu Dibango était aussi une voix, grave, engagée, qui savait se faire entendre pour célébrer les indépendances, pour dénoncer le racisme et l’apartheid, pour combattre partout les injustices, et pour célébrer cette Afrique dont il était l’un des fils les plus connus. En 1994, il en avait même pris le visage, sur la pochette de son album Wakafrica, auquel il avait fait participer les plus grandes stars du continent.


Immense musicien, il était aussi une figure d’humaniste universelle qui, par-delà les frontières géographiques et les styles musicaux, semait à foison la générosité et la joie. 

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mardi 24 mars 2020

Paris: Hommage à Manu Dibango !

Paris: Hommage à Manu Dibango !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Manu Dibango.jpg, mar. 2020

Les hommages se sont multipliés des quatre coins du monde pour pleurer la légende camerounaise du jazz, Manu Dibango, décédé des suites du Covid-19, survenue le 24 mars 2020 à l'âge de 86 ans.

Rédacteur à l'hebdomadaire protestant "Le Christianisme au XXè siècle", en 1994, j'avais entrepris de faire des interviews de grands artistes d'origine protestante résidant en France. Pour la série j'avais réalisé les interviews de Golden Gate Quartet, Manu Di Bango, Marcel Mboungu et les Palata, les américaines Liz MComb et Roda Scott, puis Francis Bebey. Belle série d'interview et de découvertes.

En 1994, je n'avais que 29 ans, il m'avait reçu chez lui à Champigny sur Marne. il m'avait parlé de sa foi protestante, héritée de ses parents. En effet, né à Douala au Cameroun, en 1933, il s'initie à la musique en fréquentant le temple protestant, où sa mère dirige une chorale, tout en écoutant des disques français, américains et cubains sur le gramophone familial. Après l'obtention de son certificat d'études, il part pour la France poursuivre sa scolarité, avec trois kilos de café dans sa valise pour payer ses premiers mois de pension. À force d'écumer les lieux de concert, il finit par louper une partie de son bac, à la grande fureur du paternel, qui lui coupe les vivres en 1956.

Le jeune Emmanuel n'a pas le choix, il multiplie les contrats, joue dans des cabarets, notamment à Bruxelles, où sa musique s'africanise un peu plus au contact de la communauté congolaise présente dans la capitale. Embauché par le chef d'orchestre de l'African Jazz, Joseph Kabasele, surnommé Le Grand Kalle, il parfait sa formation musicale, enregistre des disques et multiplie les tournées en Afrique. Il me confiait un jour, que les artistes congolais meurent trop jeunes: Franco Lwambo Makiadi , Rochereau Tabu Ley, Madiata...

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jeudi 8 novembre 2018

Cameroun: Paul Biya 85 ans, son discours d'investiture pour 7 ans de plus !

Paul Biya 85 ans prête serment pour son 7è mandat

Ils sont extrêmement rares les médias qui ont publié l'intégralité du discours d'investiture de Paul Biya au Cameroun. Réveil FM International met à  la disposition du discours d'investiture tel que parvenu à  notre rédaction. La prestation de serment officielle de Paul Biya, 85 ans, réélu pour un nouveau mandat de 7 ans après 36 ans au pouvoir, s'est effectivement déroulée le mardi 6 novembre à  l'Assemblée nationale, une date symbolique pour le RDPC, le parti au pouvoir, puisqu'elle coïncidait avec celle du 6 novembre 1982, date de l'accession de Paul Biya à  la magistrature suprême de son pays. Un septième mandat sous haute tension pour Paul Biya, dans un pays déchiré par une violente crise séparatiste dans les régions anglophones. Alors que la cérémonie de prestation de serment de Paul Biya se déroulait à  l'assemblée nationale à  Yaoundé, Maurice Kamto, candidat du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) à  la présidentielle du 7 octobre dernier, tenait un rassemblement public en compagnie de ses partisans au Rond-Point Nlongkak, non loin de son QG de campagne à  Yaoundé pour dénoncer ce qu'il appelle un ``hold-up électoral». L'opposant a été interpellé et conduit à  son domicile par la police.

DISCOURS DE S.E.M. PAUL BIYA, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN

A l`occasion de la prestation de serment. Yaoundé, le 06 novembre 2018

-Monsieur le Président de l`Assemblée Nationale,

-Monsieur le Premier Vice-Président du Sénat,

-Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel,

-Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême,

-Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

-Mesdames et Messieurs les Députés,

-Mesdames, Messieurs,

-Chers compatriotes,

Qu`il me soit tout d`abord permis de remercier Monsieur le Président de l`Assemblée Nationale pour ses paroles de bienvenue et ses encouragements au début de ce nouveau mandat.

Je tiens à  exprimer une fois encore devant vous ma reconnaissance au peuple camerounais de m`avoir renouvelé sa confiance. Celle-ci sera pour moi un soutien indispensable dans l`exercice des hautes responsabilités que j`aurai à  assumer au cours des prochaines années.

Le serment que je viens de prêter `` devant le peuple », selon les termes de l`article 7 de notre Constitution, en présence de ses représentants, revêt une haute valeur symbolique à  un double titre :

- il implique une fidélité absolue aux institutions de la République, à  laquelle je ne saurais déroger ;

- il a d`autre part valeur d`engagement personnel irrévocable à  se conformer aux obligations qui sont celles du Chef de l`Etat, telles qu`elles sont définies par notre loi fondamentale. Comme par le passé, ce sont ces principes qui guideront mon action au service du peuple camerounais au cours du septennat des `` Grandes Opportunités » qui s`ouvre aujourd`hui.

Mesdames, Messieurs,

Avant d`en évoquer les perspectives, je souhaiterais que nous jetions ensemble un rapide regard en arrière, ce qui nous permettra de faire le point sur la situation présente. Le septennat qui vient de s`achever ne s`est pas écoulé comme un `` long fleuve tranquille ». Au plan de la sécurité, nous avons d`abord été confrontés aux attaques répétées du groupe terroriste Boko Haram, qui a semé la terreur et la désolation dans l`extrême-nord de notre pays. Nous avons fait face, de concert avec nos voisins et avec l`aide de nos partenaires traditionnels. Nos forces de défense et de sécurité, auxquelles je tiens ici à  rendre, à  nouveau, hommage, ont repoussé l`ennemi hors de nos frontières. Aujourd`hui, la situation est stabilisée mais nous restons vigilants et déterminés. Par la suite, dans nos régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, des forces négatives ont cru pouvoir profiter de revendications d`ordre corporatiste pour essayer de mettre en œ“uvre un projet de sécession. Il s`en est suivi une succession d`actes de violence terroriste auxquels le gouvernement a répondu en prenant des mesures nécessaires pour préserver l`ordre public, ainsi que la sécurité des citoyens et de leurs biens.

Il va sans dire que l`objectif des sécessionnistes porte atteinte à  notre Constitution, qui consacre le caractère `` indivisible » de notre République. En revanche, le désir maintes fois exprimé, de nos populations d`être mieux associées à  la gestion de leurs affaires locales, nous a conduits à  prendre des mesures nécessaires pour accélérer le processus de décentralisation. Ces tà¢ches prioritaires ne nous ont pas détournés de la nécessité d`œ“uvrer à  l`amélioration de notre économie, affectée par les effets de la crise économique et financière mondiale, ainsi que par la baisse des cours des matières premières.

Dans ce but, nous avons poursuivi la mise en œ“uvre de nos réformes structurelles et pris des mesures pour redresser notre situation budgétaire. Notre `` résilience » a été saluée par le FMI avec lequel nous avons conclu, en 2017, un programme économique et financier appuyé sur une `` facilité élargie de crédit ». Nos efforts expliquent sans aucun doute le retour progressif de notre croissance. Parallèlement, tout en veillant à  la soutenabilité de notre dette extérieure, nous avons donné une nouvelle impulsion à  nos grands projets d`infrastructures concernant la production d`énergie, la distribution d`eau potable et la construction des routes. De nombreuses réalisations en portent témoignage.

Malgré les difficultés de la conjoncture, de nombreux chantiers ont été ouverts dans les domaines de la santé, de l`éducation et des services sociaux. Il est indéniable que sur ce plan, des avancées notables ont été réalisées.

Nous avons, par ailleurs, continué le parachèvement de notre édifice institutionnel et démocratique, avec la mise en place effective du Sénat et du Conseil Constitutionnel.

Ainsi, contre vents et marées, nous avons maintenu notre cap vers l`émergence. Ce rapide bilan, qui est loin d`être exhaustif, montre bien que notre pays est en pleine transformation et qu`il avance résolument dans la voie du progrès.

Mesdames, Messieurs,

D`une façon générale, au cours du septennat qui s`annonce, nous veillerons à  consolider nos acquis, tout en explorant les pistes nouvelles, nous permettant de saisir toutes les opportunités d`un monde en constante évolution.

Dans cet esprit, il va de soi que nous allons poursuivre nos réformes structurelles afin de renforcer notre équilibre budgétaire et de conforter la soutenabilité de notre dette. Des finances saines sont en effet la condition de l`attractivité d`une économie et, donc, de son aptitude à  accueillir les investissements. A ce propos, je voudrais appeler votre attention sur les changements qui sont en cours au niveau international et qui ne manqueront pas d`avoir des répercussions sur notre pays.

Les règles qui régissaient la mondialisation des échanges depuis plusieurs décennies sont remises en cause. Les tendances au protectionnisme, voire à  l`isolationnisme gagnent du terrain. Il y a là  le risque clair d`un effet déstabilisateur pour de nombreux pays, en particulier pour ceux en développement comme le nà´tre. Nous allons de plus en plus subir les effets des changements climatiques qui impacteront la vie de nos concitoyens, notamment ceux du monde rural.Dans ce contexte, il me semble opportun de nous attacher à  développer les secteurs de notre économie qui pourront réduire sensiblement nos importations de biens et services. Cette politique présentera l`avantage de nous permettre de rééquilibrer notre balance commerciale chroniquement déficitaire.

Par ailleurs, nous allons réaliser une véritable `` révolution agricole » en modernisant nos moyens de production et en transformant davantage nos produits agricoles. Cela devrait aller de pair avec la mise à  disposition de nouveaux équipements, magasins de stockage et routes d`accès. Ainsi pourrait se conforter notre statut de grenier de l`Afrique Centrale.Une économie moderne ne saurait se concevoir sans l`existence d`un secteur industriel performant. Nous disposons d`un Plan Directeur d`Industrialisation qui définit les contours et le contenu d`un projet d`envergure dans ce domaine. Sa réalisation sera une des tà¢ches prioritaires du septennat.

L`industrie, comme l`agriculture, exigent un apport d`énergie stable et suffisant. Nous avons entrepris des efforts importants dans ce secteur depuis un certain temps déjà . Les barrages et les centrales hydroélectriques que nous avons construits devraient nous permettre, à  plus ou moins brève échéance, de répondre pleinement aux exigences de notre économie et aux préoccupations de nos populations en la matière.

Mais nous ne nous arrêterons pas là . Nous continuerons d`exploiter tous les sites et cours d`eau disponibles afin de faire du Cameroun un grand producteur d`électricité dans notre continent. Nous ne délaisserons pas pour autant les zones rurales en les dotant progressivement de centrales solaires.

De la même façon, nous continuerons à  développer nos infrastructures de transport (routes, ports, aéroports) au bénéfice de notre économie, mais aussi pour faciliter les communications avec nos voisins.

D`autre part, conscients que la finalité de la démocratie est d`apporter au plus grand nombre des conditions de vie aussi bonnes que possible et une véritable égalité des chances, je persisterai à  consacrer tous mes efforts :- à  favoriser la relance de la croissance économique, créatrice d`emplois, notamment pour les jeunes, et susceptible d`améliorer le pouvoir d`achat ;

- à  promouvoir le rà´le des femmes dans notre société ;

- à  faciliter l`intégration sociale des jeunes en développant encore davantage notre système éducatif, à  tous les niveaux, et en mettant l`accent sur la professionnalisation ;

- à  lutter contre l`exclusion, notamment par une meilleure protection des personnes vivant avec un handicap ;

- à  améliorer l`accès aux services publics de l`eau potable et de l`électricité ;

- à  renforcer notre système de santé, en ouvrant de nouveaux hà´pitaux et en finalisant un dispositif de sécurité sociale efficace ;

- à  mettre en valeur une politique d`habitat social digne de ce nom ;

- à  valoriser notre patrimoine culturel ;

- et enfin à  apporter au secteur sportif le soutien qu`il mérite, pour que les efforts que nous avons consentis pour accueillir la CAN 2019 reçoivent leur juste récompense.

Mesdames, Messieurs,

Les grands défis que nécessite l`accès à  l`émergence de notre économie, que j`ai rappelés, et les engagements que j`ai pris pour améliorer la qualité de la vie des Camerounais, supposent en premier lieu que des conditions adéquates de stabilité et de sécurité soient réunies. Je puis vous donner l`assurance que je ferai en sorte que ce soit le cas. L`objectif de l`émergence doit être érigé en grande cause nationale qui mobilise l`ensemble de nos concitoyens afin de faire du Cameroun un pays moderne et socialement avancé.

Les agents du service public, comme du secteur privé, ont à  cet égard un rà´le important à  jouer. Je connais leurs difficultés. Je prendrai les mesures nécessaires à  l`amélioration de leurs conditions de travail afin de leur permettre de mieux participer au progrès de notre pays. Avant de conclure, je veux souligner que je me suis attentivement penché sur les frustrations et les aspirations de la grande majorité de nos compatriotes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Un bon nombre de réponses à  ces préoccupations et à  ces aspirations sera apporté dans le cadre de l`accélération du processus de décentralisation en cours. Dans les meilleurs délais possibles, des mesures seront prises pour élargir le champ de compétences des collectivités territoriales afin de leur donner les moyens d`une plus grande autonomie.

Quant à  la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme, elle continuera à  être mise en œ“uvre par la commission qui y est dédiée.Ces actions et d`autres seront prises pour régler nombre de problèmes qui sont à  l`origine des frustrations et des insatisfactions qui se sont manifestées ces derniers temps. Nous espérons que cela permettra de rétablir le calme indispensable au retour à  des activités économiques et sociales normales. J`ai l`intime conviction que l`écrasante majorité de nos compatriotes des deux régions concernées aspirent à  retrouver rapidement la paix au sein de la communauté nationale.

Malheureusement, nombre d`entre eux, en raison de la menace que les sécessionnistes continuent de faire peser sur cette partie de notre pays, n`ont pu exercer leur droit de vote à  la récente élection présidentielle et, donc, exprimer leur attachement à  notre unité nationale. Je leur demande de ne pas perdre espoir et d`accorder tout le soutien possible à  l`action des autorités en vue du rétablissement de la paix. Ils savent mieux que personne ce que serait leur existence sous le joug d`extrémistes qui font régner la terreur et la désolation dans leurs régions depuis quelques mois.

A ces entrepreneurs de guerre, qui mettent à  mal notre unité nationale et prà´nent la sécession, il faut qu`ils sachent qu`ils se heurteront non seulement à  la rigueur de la loi, mais aussi à  la détermination de nos forces de défense et de sécurité. Je leur lance un appel à  déposer les armes et à  retrouver le droit chemin. J`en appelle tout particulièrement aux jeunes qui se sont laissé entraîner dans une aventure sans lendemain. Il ne fait l`ombre d`aucun doute que le destin de nos compatriotes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest s`inscrit dans le cadre de notre République. Fort du soutien du peuple camerounais tout entier et persuadé qu`il existe une issue honorable, dans l`intérêt de tous, je ferai en sorte que le calme et la sérénité reviennent dans les deux régions concernées, dans le respect des institutions dont je suis le garant.

M`adressant maintenant à  mes jeunes compatriotes, je voudrais vous dire de ne pas perdre espoir, j`ai compris votre aspiration profonde à  des changements qui vous ouvrent les portes de l`avenir et permettent votre plein épanouissement. J`ai tout aussi compris votre désir de mieux participer à  la prise des décisions qui engagent l`avenir de notre pays. J`en tiendrai compte en ayant à  l`esprit que le Cameroun de demain se fera avec vous.

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dimanche 28 octobre 2018

Cameroun: Paul Biya, dictateur et la gérontocratie de son système à  l'Afrique en miniature !

Paul Biya, le dictateur indéboulonnable !

Ceux qui ont félicité le gérontocrate Paul Biya pour sa énième réélection sur le trà´ne du Cameroun ne rendent pas un bon service à  ce pays et au Continent africain. Le Cameroun est un pays d`une incroyable diversité. Souvent qualifié d```Afrique en miniature» pour sa diversité géographique et humaine. Parmi des facteurs en exergue figurent en bonne place : une situation idéale au centre du continent, entre l`Afrique des plaines et des plateaux, l`Afrique des forêts et des savanes, l`Afrique des chrétiens et des musulmans, l`Afrique anglophone et francophone...

Le roi fainéant Paul Biya défendu par des journalistes camerounais à  Erevan. C'est à  peine croyable mais c'est ça la réalité. "Paul Biya n'est pas dictateur, il est notre président élu", clame un thuriféraire sans complaisance dans le bus presse qui nous ramène à  Tsakhkadzor ! Pardieu, un pays sans alternance est une démocratie ! Si mêmes les journalistes Camerounais réfléchissent, le Cameroun est mal parti. Comment peut-on éclairer ses lecteurs, auditeurs et téléspectateurs en affirmant des niaiseries pareilles. Le Cameroun est une démocratie à  la camerounaise ! Les journalistes sont thuriféraires, la presse est muselée, la société civile bà¢illonnée, l'opposition divisée par le régime...Paul Biya est le seul Camerounais capable de diriger ce pays. On croirait entendre Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" avec son Kabila Désir TO Tondi Yo Nanu Té !

Le président Paul Biya, c'est connu participe rarement aux sommets africains et internationaux. Il occupe 8 mois par an, un étage de l'hà´tel International de Genève. Il se pavane, fait du ski, dépense des folles sommes d'argent..et ne connais même pas certains de ses ministres camerounais. Paul Biya à¢gé de 85 ans connu, pulvérise le record du plus vieux président du monde avec 36 ans de règne. Seulement, la gérontocratie des principaux acteurs du système Biya, reste un sujet de questionnement pour un pays où l`extrême longévité politique du régime semble de plus en plus écoeurer les citoyens de bonne foi.

Le Cameroun a aussi le plus vieux sénateur du monde avec Chief Victor Muketé à¢gé de 100 ans

Le plus ancien député du monde est Camerounais, en la personne de Cavaye Yeguié Djibril élu pour la première fois en 1958

Le plus vieux patron de la police nationale du monde est Camerounais Martin Mbarga Nguele à¢gé de nos jours à  85 ans

Tout comme le doyen des chefs des missions diplomatiques du monde est Camerounais: il s'agit de Koué Ntonga, actuel ambassadeur du Cameroun au Sénégal dont l'à¢ge est de 85 ans.

Le plus ancien membre du gouvernement de la planète est du Cameroun, et a pour nom Amadou Ali, actuel vice-Premier ministre, chargé des Relations avec l'Assemblée. Voilà  35 ans qu'il est ministre !

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