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mardi 26 mars 2019

Réunion à  l'Elysée: Discours d'Emmanuel Macron devant Xi Jinping, Angela Merkel et JC Juncker

Mardi 26 mars 2019 à  l'Elysée, La France, l'Allemagne et la Commission européenne ont plaidé, pour un partenariat plus équilibré entre la Chine et l'Europe

La Chine doit accueillir en 2020 une conférence de l'ONU sur la biodiversité qui doit marquer une étape importante pour la protection de l'environnement. Le Président Emmanuel Macron avait pris l'initiative de cette rencontre à  quatre: Xi Jinping, le président chinois, est entouré à  sa droite de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, et, à  sa gauche, du président français aux cà´tés de la chancelière Angela Merkel, à  l'Élysée, afin de présenter un front européen uni face à  la Chine.

Mardi 26 mars 2019, Jean-Claude Juncker, Xi Jinping, Emmanuel Macron et Angela Merkel réunis à  l`Elysée

Monsieur le Président de la République populaire de Chine, Madame la Chancelière de la République fédérale d'Allemagne, Monsieur le Président de la Commission européenne, Mesdames et Messieurs, chers amis,

je tiens tout d'abord à  remercier, en notre nom à  tous, le Président XI Jinping d'avoir accepté de participer à  cet échange à  l'occasion d'une visite d'État bilatérale. Le dialogue entre la Chine et l'Europe est en effet devenu incontournable pour la définition des équilibres mondiaux, pour la préservation du multilatéralisme, surtout dans le contexte que nous connaissons et une crise sans précédent dans notre histoire récente.

Nous venons d'avoir, tous les quatre, une discussion, pendant un peu plus d'une heure, très fructueuse sur ces sujets, de manière très libre, évoquant à  la fois la relation bilatérale entre la Chine et l'Union européenne mais également nos visions du multilatéralisme, et de nos discussions très constructives, je retiens au fond quatre points de convergence.

Le premier est la nécessité de construire ensemble un multilatéralisme fort en termes de paix et de sécurité internationale. Et, je dois le dire, il y a sur ce point un vrai travail conjoint entre la Chine et l'Union européenne, travail qui a été conduit, par exemple, pour préserver l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien. C'est la même perspective commune que nous avons pour assurer la dénucléarisation de la péninsule coréenne, dans le plein respect des résolutions du Conseil de sécurité, et c'est également sur cet axe que nous voulons travailler ensemble pour faire davantage en matière, justement, de développement et de sécurité sur le continent africain, où l'Europe et la Chine sont très présentes.

Le deuxième point de convergence est de bà¢tir ce multilatéralisme fort sur le sujet climatique. Nous devons, en effet, répondre à  cette urgence. Le Secrétaire Général des Nations Unies nous a écrit un mot pour justement insister sur cet agenda climatique, qu'il a mis au cœ“ur des ambitions, en particulier, du sommet de septembre prochain. Très clairement, nous avons ensemble les moyens d'agir. Nous avons su donner l'impulsion au G20 pour l'adoption des règles d'application de l'accord de Paris. Nous devons maintenant passer à  la vitesse supérieure, et l'accord qui a été signé sur le plan bilatéral entre la Chine et la France, et qui est rendu public ce matin, est pour moi un point d'avancée extrêmement fort sur ce sujet. Je veux vraiment remercier le Président XI Jinping des indications claires qu'il donne sur les ambitions de la Chine en matière de réduction, justement, des émissions de gaz à  effet de serre, de volonté de s'engager dans des actions très concrètes, sur des questions telles que le financement du développement, ou encore la mise en œ“uvre de l'amendement de Kigali sur les HFC, ce qui est un point et un combat essentiel que nous voulons mener ensemble pour justement tenir nos engagements internationaux en matière climatique. L'Union européenne sera aussi présente pour assurer, justement, ce leadership, mais cet agenda climatique est, pour moi, à  cà´té des sujets de sécurité et de paix, un élément extrêmement structurant de ce multilatéralisme fort auquel nous croyons beaucoup et dont nous venons de parler.

Le troisième point de convergence est la nécessité que le partenariat entre la Chine et l'Europe soit exemplaire de l'esprit de coopération qui est celui du multilatéralisme, et, au fond, de bà¢tir ce que nous avons qualifié de confiance stratégique entre nous. Nous avons longuement débattu des sujets de partenariat, d'amitié, de rivalité, qui existent et qui font partie justement de l'univers dans lequel nous avançons, mais la volonté qui est la nà´tre, c'est d'avoir un agenda de confiance stratégique. L'Union européenne forme avec la Chine l'un des trois grands pà´les économiques du monde. L'ouverture du marché européen a accompagné à  cet égard la spectaculaire émergence de la Chine, qui a sorti 700 millions de personnes de la pauvreté. Ces progrès considérables ont, dans le même temps, engendré de profondes transformations et des tensions dans nos sociétés. Nous en avons fait l'expérience, nous les connaissons, avec des déséquilibres qui ont émergé sur le plan de la production ou des conséquences économiques et sociales, des tensions profondes qui font naître un besoin de protection légitime. Je crois que notre volonté commune est d'éviter que la réponse à  ces tensions ne soit dans la fracturation de l'ordre international commercial, dans une nouvelle conflictualité commerciale ou dans des politiques d'isolation ou de repli.

Ce que nous voulons bà¢tir ensemble, c'est un cadre multilatéral rénové, plus juste, plus équilibré, et, alors même que l'Union européenne est l'une des économies les plus ouvertes au monde, de pouvoir œ“uvrer ensemble, dans les prochains jours, lors du sommet Union européenne-Chine, avec le point de rendez-vous du G20 d'Osaka et dans les mois qui viennent, sur un agenda conjoint de modernisation du multilatéralisme commercial pour, dans notre intérêt commun et dans celui de la planète, bà¢tir de nouvelles formes de concurrence loyale et de bà¢tir justement ces nouveaux équilibres. Nous devons donc, à  cet égard, accélérer les travaux qui sont actuellement menés entre la Chine et l'Union européenne sur la modernisation de l'EMC pour mieux répondre, dans un cadre coopératif, aux questions de transparence, de surcapacité, de subvention d'État et de règlement des différends. Nous en avons la volonté, nous en avons longuement parlé, et l'enjeu est aussi de démontrer dans les faits que la coopération rapporte plus que la confrontation, et que nous avons plus à  gagner à  l'ouverture qu'à  la fermeture.

Là  aussi, le partenariat entre l'Europe et la Chine peut et doit être exemplaire, en aboutissant à  des résultats tangibles lors du prochain sommet Union européenne-Chine, en particulier sur l'accord global sur les investissements et sur les indications géographiques.

Et puis le quatrième axe, pour moi, de convergence de notre discussion, est la nécessité de renforcer notre dialogue pour une vision commune de l'avenir du multilatéralisme à  travers les initiatives qui sont menées de part et d'autre. La Chine joue en effet aujourd'hui le rà´le qui correspond à  son rang et à  sa puissance, et l'initiative des routes de la soie que vous avez proposée au monde, Monsieur le Président, est un geste extrêmement structurant qui peut contribuer à  la stabilité, au développement, à  la coexistence pacifique entre les peuples.

De son cà´té, l'Union européenne, qui est le plus grand bailleur mondial d'aide au développement, doit aussi jouer pleinement son rà´le sur la scène internationale, et je crois que c'est dans l'articulation de ces initiatives que nous pouvons bà¢tir quelque chose d'extrêmement novateur et structurant. En effet, il nous faut réussir à  définir, et je crois en cette possibilité, un agenda commun justement de connectivité, où nous pourrons bà¢tir des infrastructures et des équipements, tenir nos engagements climatiques et le faire avec beaucoup de scrupules, avoir une politique en matière d'éducation et de santé extrêmement forte, et avoir un agenda de soutenabilité financière pour tous les pays tiers partenaires à  ces initiatives.

Au fond, si nous respectons ce cadre conjoint dont nous avons beaucoup parlé ce matin, nous pouvons, je le crois, non seulement sortir beaucoup de pays et de peuples de la pauvreté, les aider, mais le faire de manière extrêmement inclusive et durable. Et c'est là  que je vois ce que j'appellerais les nouveaux liens d'équilibre, que nous pouvons bà¢tir. Il y a des routes et des agendas multiples, et ces nouveaux liens d'équilibre sont ce que nous pouvons créer, et c'est peut-être ce point d'appui qui serait un peu le point d'Archimède pour bà¢tir ce nouveau multilatéralisme et ce cadre de coopération.

Au total, pour atteindre ces objectifs, c'est à  dire un multilatéralisme fort, l'esprit de coopération et ce nouveau lien d'équilibre, nous souhaitons pouvoir avancer sur la construction d'un multilatéralisme rénové. Nous avons des divergences, évidemment l'exercice de la puissance dans l'histoire de l'humanité ne va pas sans rivalités. Nul d'entre nous n'est naïf. Nous respectons la Chine et nous sommes déterminés au dialogue et à  la coopération, et nous entendons naturellement de nos grands partenaires qu'ils respectent, eux aussi, l'unité de l'Union européenne comme les valeurs qu'elle porte pour elle-même et dans le monde. Autour de ce respect des souverainetés, de la construction de ces nouveaux équilibres et de la construction d'un cadre rénové loyal, je crois que nous avons, Monsieur le Président et chers amis, le chemin pour bà¢tir ce nouveau lien.

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mardi 15 avril 2008

RDC-Chine: Réception à  l'Ambassade de Chine à  Paris en honneur du Colonel-supérieur Bi JINGSAN pour son départ à  Kinshasa

Le jeudi 10 avril dernier, l'avenue Washington dans le 8 ème Arrondissement de Paris était bouclé. Au 20 de cette avenue se trouve l'Ambassade de Chine. Une grande réception était donné en l'honneur du Colonel-supérieur Bi JINGSAN qui est affecté comme attaché militaire en République Démocratique du Congo. La réception a été présidé par le Général de division Zhang Changtai, attaché de Défense, Naval et de l'Air près de l'ambassade de Chine en France. Les attachés militaires des autres ambassades: Etats-Unis, Grande-Bretagne, Suisse, Inde, Pologne,Australie, Malaisie, Aurtiche, Cà´te d'Ivoire...et plusieurs officiels Français du Ministère de la Défense et de l'Intérieur. Seul journaliste Congolais à  cette réception: Lilo MIANGO. Le président du "Mouvement Ngambo Na Ngambo", "Journalistes Congolais en Europe" a représenté Réveil FM , la première radio associative et communautaire de Kinshasa.

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jeudi 27 septembre 2007

RDC: Pourquoi l'aide de la Chine inquiète les Congolais ?

En 1973, Alain Peyrefitte a popularisé la phrase de Napoléon 1er " Quand la Chine s'éveillera, le monde tremblera ". Mao Zedong et le Parti communiste n'ont pas pu développer la Chine mais il lui ont donné l'unité et imposé, à  partir de 1949, un gouvernement central. Sous leur régime, la science chinoise comme l'indienne a conquis la maîtrise du nucléaire et de l'espace. "Notre territoire est vaste, notre population nombreuse, notre position géographique avantageuse...Il serait intolérable de ne pas nous hisser au premier rang des nations ", disait Mao Zedong vers la fin de sa vie.

La Chine compte 1,3 milliards d'habitants, soit un peu plus du cinquième de l'humanité. Elle est le deuxième pôle d'attractions mondiales des capitaux étrangers. La croissance y a augmenté de 136% depuis 1990. l'agriculture ne représente plus que 20% de la production, le secteur tertiaire est monté à  32%, le taux de l'épargne privée est évalué à  plus de 40% du PNB et la production a quadruplé en vingt ans. Le commerce s’accroît de 15% par an, avec un excédent commercial de 16 milliards de dollars et des réserves en devises estimées à  plus de 100 milliards. Le dernier grand pays communiste du monde réinvente ainsi le capitalisme d'Etat, sous l'autorité d'un parti Communiste qui ne représente guère aujourd'hui qu'une autorité administrative, dernier avatar de l'ancienne bureaucratie impériale.

Forte de près de 60 millions d'individus répartis dans 119 pays du globe, la diaspora chinoise offre un spectacle non moins surprenant. En Asie du sud-est, elle forme "un réseau de bambou" qui domine presque toute l'économie de la région. Son PNB, évalué à  2250 milliards de francs dépasse le PNB total du continent africain, et le montant de ses investissements excède celui des investissements des américains à  l'étranger. On compte 1,8 millions de chinois aux Etats-Unis. A Vancouver, troisième ville du Canada, le chinois est depuis 1996 plus parlé que l'anglais.

Pékin, ville immense !

Pékin est une gigantesque ville: 13 millions d'habitants selon certains observateurs, près de 16 millions de personnes y vivent. Pour se faire une idée de cette démesure: la principale artère de la ville , Jianguo Menwai, qui traverse en son milieu, fait plus de 40 kilomètres ! La place Tiananmen (où le mouvement des étudiants, d'intellectuels et d'ouvriers chinois fut réprimé le 4 juin 1989) ...44 hectares, la plus vaste de la planète. la cité interdite... 72 hectares, impossible de se marcher les uns sur les autres. Depuis le célèbre slogan de Deng Xiaoping" devenir riche et glorieux ", prononcé en 1984, nombre de chinois se sont engouffrés dans cette première brèche idéologique. liberté économique oui; démocratie , pas encore. Tandis que l'Union soviétique se désintégrait par le haut, la chine maintenait ses structures politiques et, pour la forme, le dogme idéologique marxiste. Mais se lançait à  corps perdu dans l'économie de marché et pratiquait dans ses régions côtières un capitalisme effréné. En 1992, la relance des réformes économiques a consommé la rupture définitive avec la période maoïste et consacre le règne de l'argent. Au pays du communisme, le capitalisme est désormais roi...le premier millionnaire chinois en dollars apparaît en 1992. Une étude d'un cabinet de consultants étrangers en a dénombré plus de 250 000 en 2004. Une très faible proportion de la population totale, mais un chiffre hallucinant dans l'absolu. Selon le Bureau des statistiques, 75 millions de personnes disposent d'un revenu par ménage compris entre 900 et 4000 euros.Ils pourraient être 170 millions à  l'horizon 2010. Cette classe moyenne bouleverse l'économie de la Chine. Le marché automobile chinois est devenu le troisième de la planète, derrière les Etats-Unis et le japon, devant l'Allemagne et la France. près de 5 millions de voitures ont été vendues à  des particuliersdepuis 2000 contre 1 million entre 1995 et 1999. Depuis 1999, 30 millions de chinois ont eu recours à  un emprunt bancaire pour acheter un logement. Un tiers des ménages urbains possèdent un ordinateur, contre 2,6% en 1997. Enfin, près de 30 millions de chinois se sont rendus à  l'étranger en touristes, une progression de 20% par an depuis le début de 2000. les autorités chinoises ont instauré, en 1999, les deux semaines de congés payés, en plus de la période du nouvel an chinois. L'une à  l'occasion de la fête nationale du 1 er octobre, l'autre pour le 1 er mai. une véritable industrie du tourisme intérieur s'est alors créée: pas moins de 60 millions de chinois profitent de ces goden weeks " semaines en or pour découvrir leur pays".

La coopération sino-africaine

Partenariat économique, appui aux projets de développement, relations diplomatiques...la coopération sino-africaine s'est fortement accrue à  la fin des années 1990. En plus d'une décenie, la Chine est devenue un partenaire de premier plan pour l'Afrique, au grand dam des Européens et des américains. Le continent africain représente pour Pékin un triple enjeu:

1. La Chine veut sécuriser de manière durable son approvisionnement en matières premières, moteur de croissance chinoise. Ce qui explique que pékin investit dans des champs pétroliers jugés peu rentables par les majors occidentales, comme au Soudan, par exemple. Il n'est pas question pour la Chine de rentabilité immédiate, mais de garantir l'avenir.

2. L'Afrique constitue un nouveau marché pour les entreprises chinoises, un marché vital pour la poursuite de la croissance. Cette politique permet également d'obtenir des appuis diplomatiques non négligeables au sein des instances internationales, contribuant à  asseoir le rang international de Pékin. Et toujours utiles quand il s'agira , lors de la réforme des Nations unies, d'empêcher le voisin japonais d'obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité...

3. Dans leur conquête du marché africain, les chinois jouissent d'un avantage par rapport à  leurs concurrents occidentaux: leur politique de non -ingérence dans les affaires intérieures des pays du continent. Ainsi, les chinois constituent parfois une planche de salut aux régimes dictatoriaux, sanguinaires en délicatesse avec les critères de bonne gouvernance. Les chinois jouent volontiers sur une relation win/win " gagnant/ganant " avec les partenaires africains et sur le fait qu'ils ne sont pas d'ex-colonisateurs.

Les congolais et la Chine

Même s'ils ne se mélangent pas avec les Congolais, la présence des Chinois est très discrète en République Démocratique du Congo. Ils vivent entre eux, mangent les produits venant de la Chine, se promènent en groupe... Mais leurs ouvrages demeurent imposants: le Palais du peuple construit sous Mobutu de 1975 à  1975. Lieu de culture, le Palais du peuple a été réquisitionné par les parlementaires. Le Palais du peuple constitue la majeure partie de la dette estimée à  100 millions de dollars (2001) de la République Démocratique du Congo à  la Chine, dont font partie le stade de Martyrs de Kinshasa et la sucrière de lotokila dans la Province orientale. Le coà»t total a été de 42.300. 000 dollars qui fut offert à  titre de don par le gouvernement chinois en 1983. L’hôpital chinois de N'djili à  proximité de Sainte therèse vient d'être remis aux autorités congolaises. Grâce aux vols réguliers de certaines compagnies aériennes Kenyans Airways, ethiopians, les commerçants congolais vont de plus en plus à  Quanzhou en Chine. A kinshasa s'habiller en Quanzhou n'a d'autre signification que porter une marque de contrefaçon.

Ni veaux, ni moutons

Les Congolais ne sont pas des veaux ni des moutons. Ils ne sont pas des naïfs comme on voudrait le croire. Tenez, le 12 septembre dernier, au Palais du Peuple, qui est le siège du Parlement et du Sénat, lors d'une conférence de presse Modeste Mutinga sénateur de l'Alliance Majorité Présidentielle (AMP) fustigeait la campagne menée pour empêcher les investisseurs chinois d' œuvraient dans le secteur minier de sa province le Kasai Occidental. Quelques jours après c'est-à -dire le 17 septembre, le gouvernement de Gizenga a signé un protocole d'accord avec la Chine d'une valeur de 8 milliards de dollars américains. Signalons qu'à  la tête de la Haute Autorité des Médias, Modeste Mutinga à  la manière de klaus Barbie n'avait pas hésité à  livrer les confrères journalistes aux agents de l'Agence Nationale de Renseignement (ANR), écrire des rapports fallacieux à  l' Union européenne et autres organismes internationaux pour salir et diviser la profession. Pourquoi Modeste Mutinga a-t-il crié si fort aux loups le 12 septembre dernier? En Janvier 2005, Modeste Mutinga était en Chine, pour le compte de qui ? de la HAM ? ou pour ses propres intérêts ? L'opinion reprouvait l'attitude du pouvoir chinois sur les journalistes. Dans son rapport 2005 , Reporters sans frontières, déclarait " avec 27 journalistes détenus, la Chine était , au 1 er janvier 2005, la plus grande prison du monde pour les professionnels de l'information", et Human Rights Watch accusait:" en particulier la Chine et la Russie d'être plus préoccupées par les contrats pétroliers et les ventes d'armes au régime soudanais, que par la survie des populations soudanaises ". Il n'existe pas de solidarité entre journaliste dans l'esprit et le fonctionnement de Modeste. Il n'ya que les interêts. Gare à  ceux qui crient au loup alors qu'ils le sont eux même. Comme Nicodème, c'est la nuit que Modeste Mutinga est allé négocier son poste de sénateur à  l'AMP.

Foulant aux pieds les principes de neutralité, equité et impartialité qui devait caracteriser la HAM, organe de régulation et institution citoyenne de la société civile. On sait aujourd'hui qu'en prenant les décisions et suspensions alambiquées contre les journalistes, les acteurs politiques et les médias,au nom de la HAM, Modeste Mutinga, devait exécuter son deal politique avec l'AMP. Et étant rapporteur du sénat pour l'AMP savait sans qu'un contrat de 8 milliards de dollars américains était en préparation entre le gouvernement et la Chine. Sans doute que ce contrat ignorait notre Kasai Occidental. L' "autoroute chinoise ", qui quitterait la Province Orientale jusqu'à  Kasumbalesa dans le katanga à  la frontière de la Zambie, prouve à  dessein que les chinois visent en premier l’extradition des matières premières congolaises hors du Congo. Que les institutions de Bretton woods fassent pressions sur les autorités congolaises pour avoir la copie du contrat avec les chinois, si la RDC n'a rien à  cacher, elle doit néanmoins sauvegarder sa souveraineté..

Et Après !

"Scandale géologique ", la République Démocratique du Congo doit d'abord compter sur ses propres ressources. La politique de la main tendue n'est pas porteuse... La Banque Mondiale a imposé à  l'assemblée nationale non élue de la transition, la nomination de Paul Fortin à  la tête de la Gecamines qui est une entreprise congolaise à  vocation publique. Il est plus qu'urgent de résilier les contrats miniers léonins hérités de la guerre et de la transition pour redonner la souveraineté à  la République Démocratique du Congo sur ses ressources naturelles. Les organisations de la société civile avaient publié un mémorandum dénonçant le contenu des partenariats miniers conclus par le gouvernement de transition avec des societés privées. Et dans le mémo, elles analysent les partenariats avec Kinross Forrest Ltd- maintenant propriété de katanga Mining ltd, Global Entreprises Corporate Ltd- maintenant propriété de Nikanor Plc- et de Consortium formé par Phelps Dodge Corp / tenke Mining Corp; Ces contrats portent sur une part importante des ressources minières du pays et l'engagent pour plusieurs décennies à  venir. Une absence totale de transparence a entouré leur négociation et leur approbation.

En décembre 2006, Mme Ellen Johnson- Sirleaf, présidente élue du Liberia, est parvenue à  renégocier avec le groupe Arcelor-Mittal, un important contrat minier hérité du gouvernement de transition, et qui était extrêmement désavantageux pour son pays. La RDC doit faire pareille. La chine qui n'est pas toujours en odeur de sainteté avec les droits de l'homme ne donne pas 8 milliards à  la RDC pour les beaux yeux des congolais. Les richesses minières doivent d'abord profiter aux congolais. La République Démocratique du Congo doit continuer à  vivre au-delà  des 5 cinq chantiers du gouvernement actuel. L’exploitation des ressources naturelles congolaises ne doivent en aucun cas hypothéquer l'avenir de toute une nation.

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