Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

Mot-clé - Couthure sur garonne

Fil des billets Fil des commentaires

vendredi 27 juillet 2018

Festival International du Journalisme: Courrier International et presse étrangère !

Organisée par le groupe Le Monde, dont Courrier international fait partie, la troisième édition du Festival international de journalisme a eu lieu dans le village Couthures-sur-Garonne du 13 au 15 juillet. En partenariat avec l`association fondatrice du festival, les Ateliers de Couthures, et avec le soutien de la région Nouvelle-Aquitaine, du département du Lot-et-Garonne, de Val-de-Garonne Agglo et de la ville de Marmande, Sud-Ouest, France 3 Nouvelle-Aquitaine et les quotidiens Le Temps (Suisse) et la Libre Belgique sont également partenaires, de même que Reporters sans frontières et l`association Colibris.

Directeur de la rédaction de Courrier international Eric Chol dirige la rédaction de Courrier international depuis avril 2012

Faire du journalisme en public et en plein air sur des sujets d`actualité, échanger sans filtre avec celles et ceux qui nous lisent, nous regardent et nous écoutent, discuter des enjeux actuels de l`information et du journalisme, refaire le monde à  minuit en bord de Garonne, c`est l`esprit de ce festival animé par les rédactions du Groupe Le Monde !

Richard Werly (Le Temps), Louis Keumayou (Gabon 24), Marc Bassets (El Pais) et Sébastien Hervieu (Courrier International)

Le Kiosque International

Animé par Richard Werly (Le Temps-Suisse) et Sébastien Hervieu (Courrier International), chaque jour entre 14 h 30 et 15 h 45, des correspondants étrangers et journalistes de la presse internationale tentaient de comprendre la France et de la raconter. Au village Couthures-sur-Garonne, sur la place de Cale, c'est la Francophonie qui était à  l'honneur. Des journalistes étrangers, qui vivent en France, parlent français et écrivent sur la France.

Ignorer la Francophonie aurait fait perdre au Festival International du journalisme, un pan important de l'autre regard sur la France. Les journalistes étrangers ont souvent deux, trois ou plusieurs cultures à  la fois, cela est toujours un plus. Un enrichissement pour le pays d'accueil. Les journalistes de la presse étrangère ­ont parler de leurs déboires, leurs erreurs, le poids inévitable des clichés dans la vision qu`ils ont de ce bizarre animal politique, historique et géographique qu`est la France. Un journaliste français qui a été correspondant dans d'autres pays, son retour en France est toujours enrichissant.

Au Festival International du journalisme, il était intéressant et rare de découvrir un autre regard journalistique, et de se frotter aux critiques décapantes des éditorialistes internationaux sur les médias français, leurs comportements, leurs tabous et clichés.

Trois sessions pour entendre parler de la France et des Français autrement et avec distance : ``Ces drà´les de journalistes français», ``Macron année 1, la victoire en chantant ? », ``Correspondant en France, rêve ou sinécure ? ».

Plusieurs journalistes étrangers ont témoigné de leur métier en France: Anaïs Ginori (La Repubblica), Marc Bassets (El Pais), Gilles Toussaint (La Libre Belgique), Louis Keumayou (Gabon 24), Stéphane Benoît-Godet (Le Temps), Xenia Fedorova (Russia Today), Romy Strassenburg (journaliste indépendante)...

Lire la suite...

Partager sur : Partager

jeudi 26 juillet 2018

Festival International du Journalisme: Chemins de l'exil pour les migrants !

Mohamed Koné et Siriki Traoré, auteurs et comédiens malien et ivoirien, racontent l'exil dans la pièce `` Mieux vaut en rire »

C`est la persécution ou la faim qui les ont forcés à  partir de chez eux. Ou alors le choix d`une autre vie. Certains sont partis pour quelques mois, d`autres demeureront ailleurs jusqu`à  leur dernier souffle. Il y a ceux qui sont sans cesse rejetés et ceux qui sont accueillis à  bras ouverts. Il y en a qui se promettent de revenir un jour au pays, d`autres non. Les chemins de migration de ces femmes et de ces hommes sont sinueux et divers. Migrants, militants et journalistes témoigneront de ces exils souvent douloureux, parfois heureux.

Ils sont encore mineurs quand ils se rencontrent à  Paris en 2014. Siriki Traoré vient de Cà´te d`Ivoire ; Mohamed Koné, du Mali. Tous deux ont pris la difficile décision de quitter l`Afrique pour l`Europe, via la frontière grillagée de Melilla ou les flots funestes de la Méditerranée. Grà¢ce au conteur Kamel Zouaoui, ils racontent leur odyssée dans une pièce de théà¢tre intitulée 50, d`après le numéro d`un récépissé de demande d`asile. La pièce est jouée à  Couthures-sur-Garonne au Festival International du journalisme, entre deux représentations données dans le cadre du off du Festival d`Avignon.

Deux jeunes migrants sans papiers sont convoqués à  la préfecture de police pour récupérer leur récépissé de demande de régularisation. Deux jeunes hommes, migrants africains, volontaires ; `` Mo » et Siriki, un metteur en scène plein de générosité et d`humanité, le conteur Kamel Zouaoui, 400 heures de travail et surtout beaucoup de solidarité, celle de la tradition d`accueil en France qui, ici, n`a pas fait défaut comme c`est parfois le cas dans notre société.

Nous assistons au récit du `` passage entre les mailles du filet », du parcours par les `` chemins de traverse », de deux de ceux qui ont eu `` la chance » de trouver le bout du tunnel. L`expérience de deux jeunes mus par la volonté de réussir leur `` choix » de l`exil. Ils se soutiennent, grà¢ce à  la solidité de leur rencontre et de leur amitié, malgré la faim, le froid, les dangers multiples, un chemin chaotique, englués qu`ils sont dans les méandres et les freins de l`administration, devant affronter les réactions divergentes concernant le sujet de l`immigration. Heureusement, ils rencontrent une grande solidarité d`associations, de personnes ouvertes et par le canal du théà¢tre, ils nous expliquent avec la plus grande clarté qu`un migrant ne part pas de chez lui pour le plaisir de voyager (comme le font tant de touristes) mais pour sortir la tête hors de l`eau et se construire une vie digne de ce nom et un avenir.

Lire la suite...

Partager sur : Partager