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mardi 10 mars 2020

RDC : le Rapport Mapping a déjà été discuté à l’Assemblée nationale française !

RDC : le Rapport Mapping a déjà été discuté à l’Assemblée nationale française !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Denis Mukwege Z.jpg, mar. 2020

Sous le support du député Français Vincent Bru, le séminaire intitulé : "Rapport Mapping, un instrument pour la fin de l'impunité" a eu lieu dans la salle Colbert de l'Assemblée nationale, qui paraissait étroite au regard de l'affluence.  Voici le discours de Dr. Denis Mukwege, prix Nobel de la paix, prononcé par Jean-Jacques Lumumba, à l'Assemblée nationale française, le lundi 2 décembre 2019. Le Dr. Denis Mukwege ayant perdu sa mère s'était absenté.  

Mr Le Président de l’Assemblée Nationale, Mesdames et Messieurs les députés, Mr Le Président de l’Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie, Distingués invités, Mesdames, Messieurs,
Il nous a été demandé d’évoquer avec vous « Quelles sont nos attentes suite au rapport Mapping » ?
Elles sont grandes et nombreuses, car nous sommes convaincus qu’il n’y aura pas de paix sans la justice en RDC et dans la région des Grands Lacs.
Je tiens d’abord à remercier l’IFJD et tous ceux qui vont apporter leurs expériences et leur expertise durant ce colloque qui a vocation à faire sortir de son placard le rapport Mapping, et à faire sortir les autorités congolaises et la communauté internationale de leur procrastination face à la nécessité d’exploiter tous les outils de la justice transitionnelle en RDC : l’heure n’est plus à l’attente mais à l’action.
A l’occasion des 20 ans du massacre commis à Lemera, en octobre 2016, j’étais retourné sur place, à l’hôpital où j’ai commencé ma profession de gynécologue obstétricien, et où 30 de mes patients et membres de mon personnel soignant ont été sauvagement assassinés le 6 octobre 1996.

Cette date restera pour toujours gravée dans ma mémoire et marque le début des atrocités de masse commises au Congo. Les troupes de l’AFDL, qui se présentaient comme des « libérateurs », dirigés par Laurent Désiré Kabila et soutenues par le Rwanda, commencèrent leur marche à travers le pays pour chasser les Hutus et mettre fin à l’ère du Maréchal Mobutu.
20 ans plus tard, j’étais de retour à l’hôpital de Lemera avec Sonia Rolley, journaliste à RFI. Nous cherchions à nous entretenir avec des survivants, des témoins de ce crime de guerre.
Aucune plaque commémorative n’a été érigée, pas même une simple croix pour signaler la fosse commune où les restes humains de mes patients et de mes collègues reposent – probablement pas en paix – sur le flanc de l’Hôpital.
Lors de ce voyage à Lemera, j’étais accompagné de la fille d’une victime. C’était la première fois qu’elle retournait sur les lieux du crime où ses parents ont perdu la vie, et son seul souhait était de déposer des gerbes de fleurs sur leur sépulture. Sa déception fut grande de constater qu’aucune trace n’évoquait la vie de ceux qui lui étaient si chers.
Elle m’avait expliqué son incapacité à faire son travail de deuil et confié que dans ses rêves, elle nourrissait toujours l’espoir que ses parents reviendraient…
Mesdames, Messieurs,
L’ambiance est lourde dans ce village, où l’on sent directement le poids d’un traumatisme individuel et collectif, mais aussi de la peur. Personne ne semblait vouloir s’exprimer.

Alors que nous étions en passe de reprendre la route pour rejoindre Bukavu, un infirmier s’approcha, et nous dit : « Docteur, on ne peut pas parler, le Commandant de l’armée en poste ici, était l’un des auteurs du massacre à l’Hôpital il y a 20 ans. Si nous parlons, il nous tuera ».
Vingt ans après, la population est profondément terrorisée, l’absence de la libération de la parole et de la vérité empêche toute possibilité de guérison et de renouer avec le fil d’une vie normale.
Mesdames, Messieurs,
On ne construira pas la paix avec des bourreaux en uniforme qui intimident chaque jour les victimes.
Parmi les mesures les plus urgentes préconisées par le rapport Mapping, il y a donc l’assainissement de nos institutions.
Après 20 ans de présence de la plus grande mission de maintien de la paix des Nations Unies, si la stabilité n’est toujours pas assurée, si les initiatives de paix sont bloquées, si les massacres continuent dans l’impunité en Ituri, dans les Kivus, ou au Mamiema, c’est tout simplement parce que les criminels sont protégés au plus haut niveau de l’Etat et au plus haut niveau de la hiérarchie de nos forces de sécurité et de défense.
Une profonde réforme du secteur de la sécurité s’impose en priorité, et constitue un prérequis indispensable à toute effort visant à apporter la paix et la stabilité.
Cette réforme devra inclure non seulement la police, l’armée et les services de renseignements mais aussi le secteur de la justice.

Cet assainissement est indispensable pour assurer la protection des personnes, des biens et du territoire, et la sécurité tant physique que juridique.
Toutes les tentatives de la communauté internationale visant à réformer le secteur de la sécurité ont échoué car les autorités congolaises ont systématiquement fait preuve de mauvaise foi pour maintenir le chaos organisé et leurs privilèges.
L’Union Européenne a déployé deux missions d’appui à la réforme du secteur de la sécurité, EUSEC et EUPOL, respectivement pour réformer l’armée et la police. Malgré des moyens conséquents et du personnel qualifié, le manque de volonté politique des autorités de la RDC a voué ces missions à l’échec, pour la simple raison que leurs partenaires au niveau des forces de sécurité et de défense et de leurs Ministères de tutelle étaient eux-mêmes impliqués dans des crimes internationaux.
Après des années de formation, de monitorat, de conseils et de projets couteux, toujours pas de loi de programmation pour l’armée congolaise, toujours pas de formation d’un corps d’armée. Les forces de sécurité et de défense sont donc toujours constituées pour protéger les intérêts du régime et de ses protégés, et non la protection de la population, de la loi ou de l’intégrité du territoire.
La dernière tentative de la communauté internationale pour instaurer la paix en RDC et dans la région des Grands Lacs, l’Accord Cadre d’Addis Abeba pour la Paix, la Sécurité et la Coopération de 2013 – qui bénéficiait du soutien de la résolution 2098 du Conseil de la Sécurité autorisant le déploiement d’une Brigade d’Intervention, prévoyait aussi des dispositions visant à appuyer la réforme du secteur de la sécurité et les efforts de lutte contre l’impunité pour mettre fin à la violence et à l’instabilité.
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Quelle a été la réaction du régime ? Placer des Généraux sous le régime des sanctions des Nations Unies au commandement des FARDC pour empêcher la Brigade d’Intervention de mener à bien son mandat, car la politique de diligence voulue des Nations Unies en matière de droits de l’homme empêche bien évidemment les Casques Bleus de venir en appui à des auteurs présumés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Mesdames, Messieurs,
Depuis 20 ans, la justice a été sacrifiée sur l’autel d’une paix qui n’est toujours pas arrivée.
Les processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (DDR) et de brassage/mixage ont intégré l’indiscipline dans les forces de sécurité et de défense et jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Le niveau de cruauté a servi de tremplin à des promotions. Les criminels bénéficiant de l’impunité poursuivent donc leurs activités criminelles sans gêne.
Ceux qui sont censés protéger la population et le territoire – l’armée, la police, les services de renseignement, constituent en réalité une source de menace pour la population et pour le pays, et sont des acteurs du chaos organisé pour piller les ressources minières et naturelles de l’Est de la RDC.
Il faut non seulement désarmer les milices mais aussi leurs esprits.
Les recherches en neurosciences ont démontré que les enfants soldats entraînés à violer, à piller et à tuer après un lavage de cerveau gardent une mémoire traumatique qui peut se réveiller à tout moment et qui peut donc les pousser à commettre des actes d’une violence extrême.

Ces enfants, qui sont à la fois des bourreaux et des victimes, devaient bénéficier d’une prise en charge psycho-traumatique et sociale pour gérer leur trauma et les rendre moins nuisible pour la société. Leur place n’est pas dans l’armée.
Dans le même registre, comment le débat national actuel autour de la question de l’amnistie de membres du M23 peut-il même exister ?
D’abord l’amnistie est interdite par le droit international pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité ; ensuite comment est ce que nos responsables ne sont pas capables de retenir les erreurs du passé et veulent encore intégrer des criminels et des personnes souffrant de troubles psychologiques dans nos forces de sécurité ?

Mesdames, Messieurs,
Un Ministre du gouvernement central, candidat au gouvernorat de la Province du Sud Kivu, s’est publiquement vanté de pouvoir ramener la paix dans la Province avec le concours de sa milice.
Comment est ce possible que de tels propos puissent être exprimés par un soi disant responsable politique sans que la justice ne mène une enquête sur l’existence et la capacité de nuisance d’un tel groupe armé non étatique ?
C’est dans ce contexte d’impunité que des Ministres et des Généraux, mais aussi des dirigeants de la région, continuent d’être les instigateurs des crimes commis par les nombreux groupes armés qui terrorisent l’Est du pays.
Et c’est dans ce contexte qu’il y a encore eu plus de 100 morts en moins d’un mois à Beni, sans que la chaîne de commandement ne puisse être clairement établie.

Nous le disons haut et fort : c’est assez ! La paix maintenant !
Mesdames, Messieurs,
Le temps est venu de briser le cycle de l’impunité qui gangrène tous les efforts de consolidation de la paix et de la société.
Il faut d’abord et avant tout assainir nos institutions et mettre à l’écart de leur position de pouvoir tous les agents de l’Etat, en particulier ceux de l’armée, des services de sécurité, de la police, des services de renseignements et du corps judiciaire, qui ont été impliqués personnellement dans des violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire, mais aussi impliqués dans des activités de corruption à grande échelle.
Cet assainissement est un préalable indispensable à tout effort visant à instaurer la paix et l’état de droit en RDC, et contribuera à prévenir la répétition des violations des droits de l’homme. Ensuite, il faut poursuivre et juger les auteurs des crimes les plus graves. Ils sont listés dans le rapport Mapping mais la liste des auteurs présumés a été expurgée du rapport à la demande et sous la pression de certains Etats impliqués dans ces crimes.
Parmi les 617 crimes répertoriés par les Nations Unies qui, rappelons-le, sont imprescriptibles, il y a des femmes qui ont été enterrées vivantes après avoir été empalées, des croyants qui cherchaient refuge dans des Eglises et qui ont été calcinés, et des malades assassinés sur leur lit d’hôpital. Ces crimes ne peuvent être ni oubliés ni rester impunis.
En l’absence de volonté et de capacité de la justice congolaise, le rapport préconise l’établissement d’un Tribunal Pénal International Pénal pour le Congo et/ou de Chambres spécialisées mixtes.

Nous appelons de nos vœux la mise en œuvre de cette recommandation et pensons que la compétence d’une telle juridiction ne devra pas se limiter aux crimes commis de 1993 à 2003 mais devrait s’étendre jusqu’à aujourd’hui.
En parallèle, nous appelons la RDC et les Etats de la région des grands Lacs à poursuivre et à renforcer leur collaboration avec la Cour Pénale Internationale pour les crimes commis après l’entrée en vigueur du Statut de Rome, et nous exhortons les Chefs d’Etats du monde entier à arrêter d’accueillir des criminels sur des tapis rouges, et à mettre en œuvre des lois de compétence universelle, afin de juger ou d’extrader tous les auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de crimes de génocide.

Mesdames, Messieurs,
Face aux exactions massives commises en RDC, il faudra aussi affronter notre passé, dire la vérité et établir les responsabilités des acteurs étatiques et non étatiques pour éviter la répétition de nouveaux conflits et contribuer à la réconciliation, au sein du pays et dans la région.
Vu la dimension régionale du conflit et la multitude d’acteurs impliqués, qui constituent autant de défis à l’administration de la justice en l’absence d’une franche coopération des Etats et des acteurs concernés, nous appelons donc à l’instauration d’un mécanisme non judiciaire d’établissement des faits, sous la forme d’une Commission de la Vérité, pour déterminer les responsabilités institutionnelles, politiques, militaires de tous les acteurs impliqués dans la commission des crimes de masse en RDC depuis 25 ans, y compris les multinationales.
Mesdames, Messieurs,

Dans un pays où chaque famille a été endeuillée, où chacun a été confronté directement ou indirectement à des actes d’une violence extrême, le nombre de victimes est énorme et pose la question des réparations.
Ainsi nous appelons les autorités congolaises à mobiliser des ressources et une réelle volonté politique pour initier des programmes et des projets de réparation, individuels et collectifs, matériels et symboliques, en vue de contribuer à la réhabilitation des communautés affectées par la violence, faciliter leur réinsertion dans la société et promouvoir la réconciliation.
Le gouvernement actuel à Kinshasa doit se forger une légitimité et prouver qu’il peut apporter le changement. Nous l‘invitons donc à gagner cette légitimité en accompagnant le pays et les générations futures sur le chemin de la paix ; ce chemin existe et il passera par la justice, la vérité, des réparations et des réformes ambitieuses et profondes.
Mesdames, Messieurs,
J’espère que pour les commémorations des 25 ans du massacre commis à Lemera, je retrouverai sur place une communauté apaisée, dont la souffrance aura été reconnue, dont les morts bénéficieront d’une sépulture digne, et dont les bourreaux auront enfin été jugés pour leurs crimes.

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dimanche 8 mars 2020

L'Afrique des Grands Lacs au Sénat français avec Denis Mukwege, Hubert Védrine, Charles Onana, judi Rever, Jean-Marie Vianney Ndagijimana...et plusieurs autres intervenants !

L'Afrique des Grands Lacs au Sénat français avec Denis Mukwege, Hubert Védrine, Charles Onana, judi Rever, Jean-Marie Vianney Ndagijimana...et plusieurs autres intervenants !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Denis Mukwege X.jpg, mar. 2020

La France est toujours pointé du doigt par des extrémistes Rwandais pro-dictature Kagamiste pour la salir, l'humilier et l'outrager comme le pays qui a laissé faire le génocide au Rwanda en 1994. Les pointeurs du doigt contre la France sont aphones et cyniques face régime totalitaire stalinien-Hitlérien de Paul Kagamé au Rwanda, qui est également bourreau du peuple congolais, avec 12 millions des morts, pillages et recels des ressources de la République démocratique du Congo.

Freddy Mulongo-Hubert Védrine.jpg, mar. 2020

Pays de droit, la France ouvre le Palais du Luxembourg, siège de son sénat pour la conférence dont les organisateurs qui a pour titre: " L’Afrique des Grands Lacs, soixante ans de tragiques instabilités". Les Africains doivent se montrer dignes pour cette conférence. Une occasion en or, pour ceux qui pérorent en cachette d'apporter des preuves contraires sur les écrits de Charles Onana, journaliste d'investigation et politologue, auteur de plusieurs ouvrages dont le dernier: Rwanda, la vérité de l'opération turquoise" et Judi Rever, journaliste Canadienne et auteur de l'ouvrage "In Praise of Blood", qui a gagné très rapidement une audience internationale. Il consiste en une double mise en accusation : celle du Front patriotique rwandais (FPR) et de son chef, Paul Kagame (actuel président du Rwanda), mais aussi celle des États et des institutions internationales, notamment le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), qui ont contribué à ce que les crimes commis par le FPR contre des civils hutus depuis 1990 demeurent impunis.

Freddy Mulongo-Charles Onana.jpg, mar. 2020

N'est pas conspirationniste qui veut ! N'est pas non plus Négationniste qui veut ! Il ne suffit pas de qualifier quelqu'un de Négationniste qu'il le devient. Surtout pas des journalistes qui ont l'art d'écrire et fouine dans des preuves.

Freddy Mulongo-Judi Rever 3.jpg, mar. 2020

C'est sur des preuves scientifiques décortiquées que reposent les ouvrages de Charles Onana et Judi Rever. Ceux qui adorent la contradiction et ont des preuves palpables n'ont qu'à participer à la conférence de demain. Dans le cas contraire, les Museleurs-Blablateurs idéologiques et professionnels qui se nourrissent aux mamelles du régime dictatoriale de Kigali, ne doivent plus continuer à museler tous ceux qui ne pensent pas comme eux.

Les populations des pays des Grands Lacs sont victimes des dirigeants autocrates, pillards et receleurs. Pour développer son pays a-t-on besoin des piller les ressources du pays voisin ? Demain, il ne faudra pas tourner autour du pot: les pillages de ressources de la République démocratique du Congo sont à la base de l'instabilité dans la région des Grands Lacs. Par quelle magie, le Rwanda qui n'a pas le Coltan dans son sous-sol, peut devenir le premier producteur de ce minerai coté en bourse en Grande-Bretagne ? Le Coltan n'est pas le champignon que l'on va cueillir dans la forêt quand on veut !

Lundi 9 mars 2020

L’Afrique des Grands Lacs : 60 ans de tragique instabilité

Avec le soutien du Docteur Mukwege, Prix Nobel de la Paix, et le parrainage de l’Académie des Sciences d’Outre-mer.
Animé par Vincent Hervouët

Le docteur Denis Mukwege, dans son discours de remise du prix Nobel de la Paix, le 10 décembre 2018, a demandé que cesse enfin l’impunité dont jouissent les coupables de crimes perpétrés dans la région des Grands Lacs.

L’objet de ce colloque est de faire le point sur les conflits qui dévastent cette région depuis 60 ans et d’analyser, grâce aux interventions de spécialistes internationaux, les intérêts géopolitiques et économiques, les ambitions régionales et les groupes de pression actifs dans cette partie de l’Afrique.

Adresse : Palais du Luxembourg 15, rue de Vaugirard 75006 PARIS
Salle Médicis […]

9h00 : Accueil
9h15 : Ouverture du colloque par le sénateur Alain Richard, ancien ministre .
Mot du secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences d’Outre Mer,
9h30-12h15 : Historique, constat, 60 ans de massacres, de violences de masse, de crimes contre l’humanité et de génocide.
Intervenants :
– Professeur Olivier Lanotte, docteur en sciences politiques (Belgique)
– Pierre Jacquemot, ancien Ambassadeur (France)
– Johan Swinnen, ambassadeur honoraire (Belgique)
– Timothy Reid, ancien cadre onusien, responsable du désarmement et des droits de l’homme dans la région des Grands Lacs (Canada)
– Isidore Ndaywel, historien, professeur émérite de l’université de Kinshasa
12h15-13h45 : Pause déjeuner
14h15-17h15: Analyses des enjeux politiques, économiques, judiciaires et de mémoire. Responsabilités régionales et internationales
– Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères (France)
– Judi Rever, journaliste et auteure de l’ouvrage In Praise of Blood, the Crimes of the Rwandan Patriotic Front (Canada)
– Charles Onana, docteur en Sciences Politiques (France/Cameroun)
– Helen Epstein, professeur droits de l’homme au Bard College US (États-Unis)
– Jean-Marie Vianney Ndagijimana, ambassadeur, essayiste, spécialiste des conflits dans la région des Grands Lacs (France/Rwanda).
17h15 : Conclusion par le sénateur Gérard Longuet, ancien Ministre.

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lundi 17 décembre 2018

Patriarche Julien Ciakudia : "Le prix Nobel de Denis Mukwege, une fierté pour tous les Congolais" !

Au Burkina Faso, cette affiche géante fait la fierté des hommes intègres et devrait réjouir Thomas Sankara et Patrice Emery Lumumba. En République démocratique du Congo, silence radio et la télévision parle d'autres choses. A la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), pas un mot ni une image de la remise du prix Nobel de la paix au Dr. Denis Mukwege à  Oslo, le lundi 10 décembre 2018. Le régime dictatorial de Kinshasa a décidé un black out total sur cet événement mondial. La méchanceté est dans l'ADN de toute dictature. Et aucun officiel congolais n'a pris la peine de se déplacer jusqu'à  Oslo pour encourager Mukwege pour son prix. Parmi les invités, nous cherchons des notables et mêmes chefs coutumiers congolais, personne ! Nous nous disons que nous verrons ne fut-ce que la présence du Cardinal Laurent Monsengo Pansiya, qui a longtemps joué un rà´le politique de premier plan en République démocratique du Congo, qui a été durant 5 ans membre du prestigieux conseil de neuf cardinaux-conseillers de tous les continents, baptisé "C9", chargé d'aider le pape François à  réformer l'administration du Saint-Siège, et qui vient de céder son fauteuil d'archevêque de Kinshasa, à  l'à¢ge de 79 ans...il n'est pas là  ! Nous recherchons des compatriotes que nous connaissons qui 7 ans avant que les lobbyistes et profito-situationnistes ne s' engouffrent et en fassent leur affaire, ceux de ces braves combattants et résistants femmes et hommes qui avaient marché contre les viols des femmes congolaises en RDC, de Paris à  Bruxelles 309 Km, durant 14 jours du 30 juin au 13 juillet 2011, nous n'en trouvons pas. Nous voyons des compatriotes inconnus, la majorité parlant Swahili, qui n'ont jamais bravé le froid de l'hiver pour la cause du Congo. Nous passons notre chemin.

Patriarche Julien Ciakudia devant le parlement norvégien à  Oslo. Photo Réveil FM International

Nous retrouvons en plein cœ“ur d'Oslo, à  à  l'hà´tel Continental: le Patriarche Julien Ciakudia Sr, avec Me Bamenga Musingatalu son Dircab , Maman Adèle Bala Kapi la conseillere et toujours dans cet l'hà´tel Continental d'Oslo nous y rencontrons Stefan Carlson, qui est venu de Gjavle en Suède, 12 heures de train... C'est bien lui Stefan Carlson qui avait fait des démarches depuis Brazzaville en 1987, à  l'époque il était comptable de la mission de l'Eglise Évangélique du Congo, pour l'évacuation de celui que l'on dénomme aujourd'hui le De Gaulle Congolais, dans la résistance patriotique congolaise mondiale, il est en même temps le président national du parti politique Union pour la République (UPR), lui c'est Le Patriarche Julien Ciakudia Sr , le Premier Pasteur Noir de l'Eglise d'Etat du Royaume de la Norvège.

1. Réveil FM International: Patriarche Julien Ciakudia, pourquoi êtes-vous à  Oslo ? Est-ce que c'est pour le Prix Nobel de Denis Mukwege ?

Patriarche Julien Ciakudia: Le prix Nobel de paix remis à  Denis Mukwege ce jour a Oslo, Norvège est la fierté de toutes les Congolaises et de tous les Congolais. Nous devons être là . Ce prix remet le Congo sur la table internationale. Ce prix est aussi celui des larmes et douleurs de toutes femmes congolaises victimes de viols en République démocratique du Congo. Ce n'est pas un prix de joie, loin de là . C'est pourquoi j'ai décidé de ne pas m'associer au banquet ou Gala en association avec le Belge léopodien Louis Michel que je considère comme le violeur par excellence du Congo, pas différent d'un terroriste extrémiste, un néo-colonialiste, néo-esclavagiste raciste blanc qui ne veut nullement de l`émancipation de l'homme noir, de la femme noire et des tous Africains, j'ai décidé ainsi de rester dans un lieu calme comme cet hà´tel Continental d'Oslo en face du Grand hà´tel du recipiendaire Dr Mukwege pour mieux réfléchir: Oui Le prix Nobel et après ? Il faut maintenant que je collabore stratégiquement avec mon compatriote et frère le Nobel Dr. Mukwege en tant qu'un chevronné lobbyiste international ayant sillonne plus d'une de trois décennies les capitales des trois continents avec le dossier du Congo pour ramener tous les décideurs internationaux au chevet du Congo comme nous l'avions fait a l`époque toujours d'Oslo avec mon respectueux ami un autre Nobel, le sud Africain Archevêque Desmond TUTU Mpilo pour mettre fin au règne d'apartheid en Afrique du Sud , la libération de Nelson Mandela et de nos camarades de l'ANC. Au chevet du Congo malade, les décideurs du monde doivent dire ensemble : PLUS JAMAIS CA EN RDC, LES CONGOLAIS DOIVENT VIVRE ET VIVRE DIGNEMENT AVEC UN LEADERSHIP NATIONAL PROMOTEURS DES VALEURS ÉTHIQUES DE BONNE GOUVERNANCE, DE RESPECT DES DROITS HUMAINS ET DEMOCRATIQUES. Le pillage des ressources de la RDC doit s'arrêter. Il nous faut discuter avec eux pour que la paix revienne au Congo, que le coltan soit exploité de manière normale en payant le juste prix, que le lithium pour la fabrication des voitures électriques le soit aussi. Les viols des femmes congolaises ne sont que les conséquences de pillages de ressources. S'ils veulent des minerais, ils doivent discuter avec les congolais. Nous devons avec eux mettre fin aux rebellions et aux seigneurs des rebellions et aussi nous déterminer contre l`impunité. C'est bien ça mon combat de plus de 35 ans de ma vie qui a culminer ce jour à  Oslo au prix Nobel de la paix donner par le Comite Nobel à  un de notre digne fils Dr Denis Mukwege dans sa courageuse intervention pour soigner les femmes victimes de la barbarie humaine à  l`hà´pital de Panzi à  Bukavu, à  l'Est de la RDC.

Le Patriarche Julien Ciakudia devant le Grand Hà´tel à  Oslo. Photo Réveil FM International

2. Réveil FM International: Vous êtes le Premier Pasteur Noir de l'Eglise d'Etat en Norvège ...

Patriarche Julien Ciakudia: Je n'avais que 27 ans, lorsque venant du Canada je suis rentré au Zaïre avec mon doctorat de l`université de Montréal. A Montreal, j'ai fus président des étudiants et stagiaires Africains au Quebec. Le Maréchal Mobutu qui voulait bénéficiait de la coopération avec le Canada avait organisé le rapatriement de tous mes biens du Canada au Zaïre. Il voulait me nommer Ministre des Affaires étrangères. Une fois à  Kinshasa, avec un background des spécialiste de théologie de libération, j'ai répondu que j'étais trop jeune et qu'il me fallait encore du temps, J'avais oublié que dans une dictature, on ne négocie pas la décision du chef éclairé. Sans le savoir j'avais signé mon arrêt de mort ! Suite à  plusieurs tracasseries et même risque d'assassinat, j'ai donc fuis à  Brazzaville. Deux ans après, je suis arrivé à  Oslo en Norvège comme réfugié politique contre l'ex-dictateur de l'ex-Zaïre, avec ma famille, le 29 Juin 1988 en provenance de Brazzaville avec un "Sauf Conduit" signé par la présidence de la République du Congo. A l'aéroport de Maya Maya, devant 50 amis missionnaires Suédois et Norvégiens incluant leurs enfants, le Colonel Ngolondele, général aujourd'hui chef des services de sécurité à  l`époque du président Dénis Sassou Nguesso est venu à  ma rencontre et m'a dit ceci: "Vous avez de la chance car nous ne voulons pas d'un autre Pierre Mulele ici. Là  où vous partez si on vous refuse l'asile ne remettait plus vos pieds ici. Sinon c'est Kinshasa qui va vous cueillir " ! Les 50 missionnaires qui m'avaient accompagné ont attendu une heure à  l'aéroport pour être sà»r que l'avion avait décollé sans retour. Le parlement norvégien a mis 6 mois avant de décider que j'oeuvre comme Pasteur dans son Eglise d'Etat. Sur recommandation de Sa Majesté le Roi OLAV V père de l'actuel Roi Sa Majeste le ROI HARALD V, dès novembre 1988, j'ai commencé à  travailler comme Invandrerprest ( Prêtre en charge de l'intégration des étrangers , de l'immigration et des réfugiés ) pour Det Norke Kirke, EGLISE d'Etat du Royaume de Norvège avec comme Chef Suprême, Bishop AArflot. Je suis ainsi le Premier Pasteur noir et étranger i det Norske Kirke au Royaume de Norvège. Il n'y avait pas beaucoup d'étrangers comme aujourd'hui. La Norvège était un pays fermé contre l'immigration. les Norvégiens ne connaissaient même pas le Zaïre. Il fallait les montrer sur une carte géographique où se situait le Zaïre, au cœ“ur du continent africain. J'ai dà» batailler fort pour que les étrangers aient leur place dans ce pays. J'ai convaincu par exemple Bishop AArflot que les musulmans devraient avoir leur cimetière. En même temps, je n'ai pas oublié mon pays. Il fallait combattre la dictature de Mobutu. J'ai ouvert à  Oslo, KONGO-ZAIRE INFORMATION OFFICE OF SCANDINAVIA afin de mettre le Zaïre sur l'agenda politique de la Norvège, des pays Scandinaves et tous les pays Nordiques.

Le Patriarche Julien Ciakudia à  l'entrée du parlement norvégien à  Oslo. Photo Réveil FM International

3. Réveil FM International: C'est vous qui aviez installé l'Udps en Scandinavie, pourquoi seulement ce parti politique ?

Patriarche Julien Ciakudia: A l'époque, nous sommes sous la dictature Mobutu. Le seul parti de la masse populaire qui regroupait toutes les tribus et provinces du pays, c'était l'Udps avec ses 13 parlementaires d'horizons divers. Donc pour combattre la dictature de Mobutu qui avait décapité l'Udps en reléguant les 13 parlementaires Fondateurs dans leurs villages respectifs, j'ai contribué à  sauver ce parti en installant la représentation de l'Udps en Scandinavie, sous le Président Prof Marcel Liyawu Ebwa, qui était à  Boston aux Etats-Unis ! C'est moi, qui ait amené à  la fin de sa relégation, mon oncle Isidore Kanana Tshiongo a Minanga, l'un des 13 parlementaires fondateuirs de l'Udps, au parlement norvégien ici. Lors de la rencontre avec le Comité parlementaires des Affaires étrangères et de la défense ici au parlement de Norvège, devant les autorités du ministères des Affaires étrangères, les leaders des églises, les organisations de la défense de droits humains. Je lui ai demandé d`enlever sa veste et chemise pour montrer aux parlementaires des séquelles de sévices corporelles du régime Mobutu. Je me suis battu en mettant en place des stratégies avec mes amis Norvégiens et Sud Africains pour le boycott international des produits miniers et autres venant de l'Afrique du Sud et même de la surveillance du dictateur Mobutu dans ses rapports d'affaires avec les Peter Botha et autre Declerk tentant à  contourner le boycott économique. Avec mes amis de l'ANC, peu avant la libération de Nelson Mandela, j'ai eu à  proposer à  ma camarde Madame Thandi LUYABA RANKOE, la représentante de l'ANC à  OSlo pendant l`apartheid, la cooptation du Zaïre, un pays francophone comme membre de SADC et même contribuer avec nos amis au prix Nobel de Nelson Mandela et Frederik Willem de Clerk en 1993.

Je voulais aussi un prix Nobel à  l'époque pour mon pays. Le travail de démocratisation des 13 parlementaires était significatif et donc un prix pour l'Udps n'était pas exclut. A l'époque, ils étaient encore 13 parlementaires unis et soudés. J'ai entrepris des démarches en ce sens. Sur recommandation du Comité Nobel, des amis parlementaires et autres autorités du ministère des Affaires étrangères du royaume de la Norvege. Je suis même rendu à  plusieurs reprises, à  mes frais, en Afrique du Sud, pour que mon ami l`archevêque Desmond Tutu Prix Nobel soutienne ma démarche en proposant Etienne Tshisekedi. J'ai envoyé l'invitation à  Etienne Tshisekedi "Mula Nkwasa", il a préféré envoyé Maman Marthe, son épouse me rejoindre à  Johannesburg. Mes démarches pour un prix Nobel pour la RDC ne date pas d'aujourd'hui. J'ai eu a dépense, pendant plus de trois décennies: temps, argents et énergies pour y arriver. Je suis content que 30 ans après mon arrivée à  Oslo en Norvège, et de toutes ces nombreuses démarches et stratégies que ce prix soit remis enfin aujourd'hui 10 décembre 2018 au Dr. Denis Mukwege, un congolais.

Le Patriarche Julien Ciakudia avec le premier laïc étranger à  Oslo Domkirke. Photo Réveil FM International

4. Réveil FM International: Est-ce que c'est cet échec qui vous rend très jaloux de Félix Tshilombo et son Udps ? Pourquoi soutenez-vous Martin Fayulu qui n'est pas Muluba du Kasaï ?

Patriarche Julien Ciakudia: Etre jaloux de qui et de quoi ? Lorsque j'appelais à  l'époque depuis Oslo, c'est ce jeune de Félix Tshilombo qui me répondait et allait remettre le téléphone et mes messages fidèlement et avec respect à  son père, Etienne Tshisekedi Wa Mulumba ou parfois à  sa maman mon amie à  l`époque, maman Marthe Kasalu.

Vous noterez que Je ne suis esclave de personne. J'ai vendu mes maisons en Europe pour investir dans des démarches que je faisais pour mon pays. J'ai privé ma famille surtout de ma présence par des multiples voyages à  travers 3 continents. J'ai été toujours entre deux avions car je croyais bien faire pour sauver mon peuple et mon pays. J'ai fais entrer l'UDPS dans international socialiste ; lors du passage de mon oncle Isidore Kanana à  Oslo en 1992. Pendant son séjour d'un mois chez moi à  Oslo, sur recommandation de son ami Etienne Tshisekedi à  l`époque Premier ministre élu, de la Conférence Nationale Souveraine. Felix Tshisekedi doit se souvenir de la cassette vidéo ramener par lui de Kinshasa à  Bruxelles et présentée par lui même dans son appartement à  la représentation de l'UDPS Benelux; s'il est sincère, il vous dira la recommandation faite par le plus influent des ces hommes d'affaires du Kasaï, en réunion avec le Premier ministre Tshisekedi au sujet du prix des vivres pour apaiser la tension sociale. Oui par la bouche du plus influent d'entre eux, le Premier ministre élu de la conférence nationale souveraine s'est vu renvoyer à  un certain pasteur Julien Ciakudia à  Oslo pour l'aider ,car eux aussi recours à  ses relations pour acheter les mêmes vivres à  l`extérieur du pays et que ce pasteur pourra vous être très utile pour stabiliser votre plan économique.

Mon oncle Isidore Kanana Tshiongo a Minanga m'avait demandé un vœ“ux de ne pas critiquer son ami Etienne Tshisekedi. J'ai respecté mon engagement ! Vous vous souvenez de votre confrère Roger Bongos-Afrique Rédaction qui m'avait titillé avec ses questions tatillonnes sur Etienne Tshisekedi, je n'avais rien répondu et cela m'avait fait apparaître comme un individu qui ne connaissait rien. Etienne Tshisekedi étant encore vivant, je ne pouvais rien répondre. Avec mon oncle Isidore Kanana Tshiongo a Minanga, j'avais pris l'engagement pour son ami Etienne Tshisekedi, pas pour toute la famille Tshisekedi ! Félix Tshilombo ne sait-il pas que je résides à  Londres ? Sa Maman non plus ? Pourquoi Félix Tshilombo au lieu de ramasser le parti, n'a-t-il pas pris la peine de rassembler tous les enfants de 13 parlementaires Fondateurs de l'Udps pour reconstruire l'avenir de l'Udps ? Et aussi de s'ouvrir aux anciens du parti, les fondateurs vivants et autres caciques abandonnés à  leur propre sort, après avoir investi autant d`énergie pour ce parti.

Aujourd'hui, Je suis attaqué sur les réseaux sociaux que je suis jaloux et haineux de Félix Tshilombo alors que moi j'ai investi mon argent , temps, énergie, intelligence et mon carnet d'adresse pour sauver internationalement ce parti. Qui est ingrat ? Moi ou Felix Tshisekedi et sa maman avec leur format familial de l'Udps actuel ? Je ne suis esclave de personne ! Je m'étais engagé pour Etienne Tshisekedi seul et pour l'UDPS de 13 parlementaires qui représentaient l'ensemble des ethnies et tribus de la RDC, pas pour le fils à  qui que ce soit ou pour la famille de quiconque encore moins pour les membres d'une ethnies ou tribu quelconque.

Le problème du Grand Kasaï, nous avons voulu un seul leader "Mula Nkwasa" maintenant qu'il n'est plus là . Certains Kasaïens pensent automatiquement que je dois me mettre au service du fils d'Etienne Tshisekedi. A mon à¢ge, après avoir travaillé près de 30 ans de ma vie avec le père, je suis sorti sans aucune reconnaissance, avec un constat de mépris et d'ingratitude et je dois travaillé pour l'incapacitaire de fils, qui n'écoute pas, qui est imbu de lui-même dans son orgueil de fils à  papa.. et qui va faire des incantations nocturnes sur le corps de son père, alors que ce dernier doit être enterré selon nos us et coutumes luba pour le repos de son à¢me après avoir rendu le compte à  ses collaborateurs qui lui ont précédé en lui laissant un parti et un peuple ...assassinés par le pouvoir dictatorial.

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vendredi 21 septembre 2018

L'université de Liège de Louis Michel: Denis Mukwege plutà´t que des jeunes de Lucha ?

Le Dr. Denis Mukwege fait Docteur honoris causa par l'université de Liège

"Congolais Fungola miso !" Nos jeunes de "Lucha" qui sont sur terrain, qui luttent pour la démocratie en République démocratique du Congo, qui se font emprisonnés arbitrairement et se font tuer par le régime d'imposture d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, sont autant méritants que le Dr. Denis Mukwege. Ils méritent le Doctorat honoris causa de la lutte pour la démocratie. Mais les néo-colonialistes belges ne voient pas. Nous peuple congolais avons compris. A la libération, les jeunes de Lucha auront des avenues, stèles et monuments dans toute la République, pour leur résistance pacifique contre le régime d'imposture et d'occupation du Congo.

L'université de Liège (ULG) vient de décerner les insignes de docteur honoris causa au Dr. Denis Mukwege, la plus haute distinction honorifique de l`Université de Liège, cette dernière est soutenue par le parti politique belge "MR' soit disant "Mouvement Réformateur" de Louis Michel. Tous les Congolais reconnaissent le travail abattu par le Dr. Denis Mukwege auprès des femmes violées à  l'hà´pital de Panzi à  Bukavu à  l'Est de la République démocratique du Congo. Il est d'ailleurs le seul Docteur de la République qui est gardé par des soldats de la Monusco. Que le Docteur Denis Mukwege soit honoré avec un Doctorat Honoris Causa de l'université de Liège, c'est bon pour lui. Quand le ressortissant d`un pays étranger est élevé à  un grade aussi important, il est de bon ton de convier à  la fête, tous ses concitoyens présents. Pourquoi des Congolais n'ont pas été conviés à  l'élévation de Denis Mukwege ?

Malu Malu, abbé tricheur des élections Louis Michel 2006

Il ne faudrait pas que les Congolais aient une mémoire courte. Après le premier hold-up électoral lors l'élection Louis Michel 2006, Bob Kazadi Kabamba avec l'université de Liège ont fait de Malu Malu docteur honoris causa, le jeudi 20 mars 2008. L'université de Liège est soutenu par le MR, parti de Louis Michel dont Bob Kazadi Kabamba est le garçon de course attitré. Abbé tricheur, Apollinaire Malu Malu, premier président de la Commission électorale indépendante (CEI) du Congo-Kinshasa, est celui qui avait orchestré et planifié, l'élection frauduleuse d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, candidat de Louis Michel et de la communauté internationale. Après Apollinaire Malu Malu Muholongu, abbé tricheur et président de la fameuse Commission électorale indépendante (CEI), lors des élections Louis Michel 2006, la même université de Liège (ULG) vient d'honorer Denis Mukwege. Qu'est-ce que cela veut dire ?

Louis Michel lobbyiste et manœ“uvrier !

"Congolais zibula Meso" Louis Michel considère la République démocratique du Congo comme un damier où il place et déplace ses pions. Député au Parlement européen depuis le 14 juillet 2009 sans discontinuité, après avoir été Commissaire Européen et ministre Belge des Affaires étrangère, Louis Michel est un personnage belge qui a fait beaucoup du mal au peuple congolais. Et cela continue. Si le Congo est un enfer pour des congolais, Louis Michel a une lourde responsabilité. Louis Michel est le marionnettiste et parrain d'alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, catapulté sur le trà´ne du Congo pour mieux piller ses ressources par la mafia internationale. Le politicien Belge a une conscience très chargée. L'extrême proximité et l'inséparabilité de Louis Michel et Alias Joseph Kabila, deux personnes aussi liées que peuvent l'être le corps et son vêtement ! C'est Louis Michel qui est à  la base de la Constitution de Liège-même tripatouillée par le régime de Kinshasa-, qui régit la République démocratique du Congo. Ce sont des professeurs belges de l'université de Liège qui ont rédigé la fameuse Constitution. La Constitution de Liège écrite par des belges et imposée à  la République démocratique du Congo, c'est Louis Michel. Les frauduleuses élections de 2006 sont appelées Elections Louis Michel.

La Constitution dite de Liège imposée par Louis Michel qui régit la République démocratique du Congo est une Constitution monarchique rédigée par des belges. Cette Constitution n' a rien de congolais, ses auteurs sont tous des Belges: Nicolas Banneux, Marc Bossuyt, Pierre Verjans, André Alen, Paul Lemmens et Jean Spreutels ! Louis Michel a pris le soin d'adjoindre à  l'équipe belge deux congolo-belges: Bob Kabamba Kazadi, son garçon de course "Mwana Bitinda" et Evariste Boshab son homme de main qu'il avait placé comme directeur de cabinet d'Alias Joseph Kabila avant que l'homme de Mwenga ne détourne 32 millions de la Société National d'Electricité (SNEL) payés par le Congo-Brazzaville. D'ailleurs, il faut préciser que Bob Kabamba Kazadi et Evariste Boshab n'ont été là  que comme observateurs, des moutons de Panurge, pour embellir la salle de rédaction ! La Constitution de Liège est une Constitution faite sur mesure pour alias Joseph Kabila. D'ailleurs, on a fixé l'à¢ge à  30 ans des candidats à  l'élection présidentielle Louis Michel 2006 pour permettre à  l'imposteur et usurpateur d'y participer et gagner coà»te que coà»te. La Constitution de Liège de Louis Michel a été imposée aux congolais sans un vrai référendum. 98 % de Congolais n'ont jamais eu cette Constitution de Liège entre les mains, elle n'a jamais été traduite dans les 4 langues vernaculaires du Congo: lingala, kikongo, Swahili et Tshiluba et elle n'a jamais été distribuée dans les coins et recoins de la République.

La relation entre Louis Michel"Big Loulou" et l'intelligentsia congolaise, décomplexée, progressiste et anti-coloniale est le "Je t'aime moi non plus" de Serge Gainsbourg ! Son impulsivité caractérielle, ses prises de position néo-colonialiste et esclavagiste déjà  tranchées sur l'histoire du Congo, ses impositions de vue aux Congolais, ses oukases néo-coloniales, ses intimidations paternalistes ont eu pour conséquence de dresser les Congolais contre ses appréhensions néo-colonialistes.

Denis Mukwege et Bob Kabamba Kazadi, garçon de course de Louis Michel

Bob Kabamba Kazadi, garçon de course "Mwana Bitinda" de Louis Michel

Léopoldien, néo-colonialiste, prestidigitateur...Il faut vraiment être congolais naïf pour croire aux élucubrations mensongères de Louis Michel sur le Congo. Personne n'avait pensé un jour que Bob Kabamba Kazadi né à  Bukavu en 1967 d'un père congolais commerçant originaire du Kasaï-Oriental et d'une mère tutsi burundaise, une femme affable, allait disjoncté et devenir une calamité pour le Congo pays d'origine de son défunt père et par ricochet la risée de la communauté congolaise à  l'Etranger. Parce qu'il fait partie de la bande des néo-esclavagistes et néo-coloniaux belges, cette bande mafieuse qui a ses grappins sur la République démocratique du Congo, Bob Kabamba Kazadi se dit riche et très puissant, il a même le toupet de menacer qui il veut ! Bob Kabamba Kazadi, le "Mwana Bitinda", garçon de course de Louis Michel, est celui qui envoyé pour des missions diurnes et nocturnes. Bob Kabamba Kazadi circule avec une escorte des militaires à  Kinshasa alors qu'il n'occupe aucune fonction officielle en République démocratique du Congo ni en Belgique, son pays d'adoption. Ne bénéficie-t-il pas de cette faveur parce qu'il est garçon de course de Louis Michel, gourou d'Alias Joseph Kabila ?

A Réveil FM International, nous refusons de céder à  l'amnésie. A quelques encablures des hypothétiques élections en République démocratique du Congo, des marionnettistes s`attellent. Fabriqué comme l'intello belge d'origine, Bob Kazadi Kabamba, est l'agent belge qui torpille la RDC dans toutes négociations belgo-congolaises. Qui ignore le rà´le néfaste de Bob Kazadi Kabamba dans les deux hold-up électoraux d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, élection Louis Michel 2006 et novembre 2011, pour mieux contribuer au pillage des ressources ? Le mafieux se clame être du parti belge Ecolo, il n'a d'écologiste que l'enrichissement personnel et le pillage du Congo. Bob Kazadi Kabamba est sur tous les coups contre la République démocratique du Congo, par son parrain Louis Michel. Pour que la petite Belgique soit reconnue sur le plan international, il faut qu'elle ait le Congo dans sa gibecière. Et s'il n'y a des problèmes, il faut en créer, avec ses collabos, pour que la Belgique puisse se retrouver.

A l'heure où le Congo est à  genoux et doit se mettre débout, il n'y a pas de place pour les pyromanes. Avec des "étiquettes trompeuses et fumeuses" de la démocratie, continuer à  faire croire aux pays membres de l'Union Européenne que la République Démocratie du Congo est devenue une démocratie depuis les fameuses élections de 2006, est un non-sens et une responsabilité énorme. Refuser aux Congolais d'aspirer à  la démocratie, à  la bonne gouvernance et au respect des droits humains, se faire complice des situations infra-humaines que subissent les ressortissants de son pays d'origine, et s'y complaire est un manque d'humanité criant. Nous espérons que tous les matins, Bob Kazadi Kabamba, le garçon de course de Louis Michel, se regarde dans la glace et se rase tranquillement en ayant sa conscience avec soi.

Pyromane qui joue parfois au sapeur pompier Bob Kazadi Kabamba est connu dans la diaspora congolaise comme le garçon de course de Louis Michel. Cette mauvaise image lui colle à  la peau et aux semelles. Lorsqu'on sait les dégà¢ts et les magouilles de la bande à  Big Loulou au Congo-Kinshasa, on peut comprendre la méfiance et l'animosité qui se dégagent à  chaque fois que l'on prononce le nom de Bob Kazadi Kabamba dans la communauté congolaise acquise au changement. Certaines langues parlent de la jalousie. Comment peut-on être jaloux d'un personnage ombrageux, médiocre qui contribue à  la prédation et au pillage du Congo ?

"Congolais Fungula Metso"

Le 14 février 2004, alias Joseph Kabila sous l'instigation de Louis Michel s'est mis à  vanter la vision irénique de la fameuse période léopoldienne au Congo, un hommage aux pionniers de l'aventure coloniale de Léopold II. On croyait rêver ! L'ignorance de l'histoire du Congo par le dénommé alias Joseph Kabila éclate au grand jour. Et un an après, alias Joseph Kabila décida la réhabilitation de tous les monuments du patrimoine congolais dont les statues coloniales font partie. La réinstallation de la statue équestre du roi Léopold II sur le boulevard du 30 juin , non loin de la gare centrale n'a pas l'assentiment des kinois: un jour après son érection, la statue de Léopold II en bronze massif, a rejoint le cimetière des bustes et des colosses coloniaux.

"Que Dieu protège la Belgique et notre Congo". C'est ainsi que le Roi Léopold III conclut, le 17 juillet 1951, son discours d'abdication en faveur de son fils, le Roi Baudouin. Huit ans après, alors que les Congolais font vaciller l'ordre colonial, le roi Baudouin attire fermement l'attention du Premier ministre Gaston Eyskens sur "l'incalculable préjudice moral et matériel que subirait la Belgique, si les Belges (devaient) perdre l'incomparable patrimoine que (nous) a légué le génie de Léopold II". Le 10 février 2004, devant le sénat belge, le président Joseph Kabila rend un vibrant hommage aux pionniers de l'aventure coloniale léopoldienne. Léopold II, faux philanthrope et monarque belge retira du Congo une fortune évaluée à  220 millions de francs de l'époque, l'équivalent de plus de 6 milliards de francs français, en 1997. Cette fortune a notamment servi à  l'embellissement de la Belgique. Cet enrichissement s'est réalisé au prix d'horribles atrocités où périrent des milliers de Congolais. Dès 1892, des missionnaires protestants anglo-saxons s'élevèrent contre les traitements terrifiants infligés à  la population congolaise. Créée par le décret du 23 juillet 1904, une commission d'enquête présidée par Edmond Janssens, avocat général à  la cour de cassation de Belgique, sillonna le Congo du 5 octobre 1904 au 21 février 1905. Le 1er février 1908, Léopold II renonce à  ses prétentions sur la Fondation du Domaine de la Couronne Elle établit un rapport accablant pour dénoncer de multiples exactions dont étaient victimes les Congolais. Le 3 juillet 1906, Léopold II se déclare prêt à  céder le Congo à  la Belgique, si celle-ci reconnaît la Fondation du Domaine de la Couronne, afin qu'il garde l'administration et l'exploitation de régions étendues dont la superficie équivalait à  10% du territoire congolais, représentant un espace d'environ dix fois plus grand que la Belgique. Le 1er février 1908, il renonce à  ses prétentions sur la Fondation du Domaine de la Couronne en exigeant en compensation d'un "témoignage de gratitude" qu'un fond spécial de 50 millions de francs belges, à  charge de la colonie, lui soit attribué ainsi qu'à  ses successeurs. Légué à  la Belgique, ce fonds est un des éléments constitutifs de la "Donation Royale" dont le patrimoine équivaut aujourd'hui à  500 millions d'euros" (Le Soir, Bruxelles 23-24 février 2008).

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