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mardi 24 mars 2020

Paris: Hommage à Manu Dibango !

Paris: Hommage à Manu Dibango !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Manu Dibango.jpg, mar. 2020

Les hommages se sont multipliés des quatre coins du monde pour pleurer la légende camerounaise du jazz, Manu Dibango, décédé des suites du Covid-19, survenue le 24 mars 2020 à l'âge de 86 ans.

Rédacteur à l'hebdomadaire protestant "Le Christianisme au XXè siècle", en 1994, j'avais entrepris de faire des interviews de grands artistes d'origine protestante résidant en France. Pour la série j'avais réalisé les interviews de Golden Gate Quartet, Manu Di Bango, Marcel Mboungu et les Palata, les américaines Liz MComb et Roda Scott, puis Francis Bebey. Belle série d'interview et de découvertes.

En 1994, je n'avais que 29 ans, il m'avait reçu chez lui à Champigny sur Marne. il m'avait parlé de sa foi protestante, héritée de ses parents. En effet, né à Douala au Cameroun, en 1933, il s'initie à la musique en fréquentant le temple protestant, où sa mère dirige une chorale, tout en écoutant des disques français, américains et cubains sur le gramophone familial. Après l'obtention de son certificat d'études, il part pour la France poursuivre sa scolarité, avec trois kilos de café dans sa valise pour payer ses premiers mois de pension. À force d'écumer les lieux de concert, il finit par louper une partie de son bac, à la grande fureur du paternel, qui lui coupe les vivres en 1956.

Le jeune Emmanuel n'a pas le choix, il multiplie les contrats, joue dans des cabarets, notamment à Bruxelles, où sa musique s'africanise un peu plus au contact de la communauté congolaise présente dans la capitale. Embauché par le chef d'orchestre de l'African Jazz, Joseph Kabasele, surnommé Le Grand Kalle, il parfait sa formation musicale, enregistre des disques et multiplie les tournées en Afrique. Il me confiait un jour, que les artistes congolais meurent trop jeunes: Franco Lwambo Makiadi , Rochereau Tabu Ley, Madiata...

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vendredi 20 mars 2020

France: Le pasteur Gilbert Suku Molimo mérite la présidence de la pastorale des pasteurs Congolais de France et Europe!

France: Le pasteur Gilbert Suku Molimo mérite la présidence de la pastorale des pasteurs Congolais de France et Europe!

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Gilbert Suku.jpg, mar. 2020


Arrivée en France en 1975, il n'avait que 29 ans, le pasteur Gilbert Suku Molimo Mangando est l'un des pionniers des Eglises Évangéliques de Réveil en France. Il est parmi ceux qui ont contribué à l'évangélisation de France par des pasteurs africains. Ils sont quelques uns à être sorti du lot: pasteur Mathieu Kayeye, pasteur Luzolo, pasteur Mayimona, pasteur Emmanuel Botolo, pasteur Gilbert Suku, pasteur Denis Ndelengo, Couple pastorale Moke, pasteur Bolamba..

Né dans une famille de dix enfants, dont cinq filles et cinq garçons. Dans ma famille élargie, il y a des prêtres, des évêques, et il y a eu un cardinal Frédéric Etshou, Archevêque Kinshasa, décédé le 6 janvier 2007.

Freddy Mulongo-Gilbert Suku 3.jpg, mar. 2020


Le pasteur Gilbert Suku Molimo est parmi ceux qui peuvent témoigner aujourd'hui, que son épouse Maman Emilie Suku, ses enfants et petits enfants sont engagés dans l'Eglise et servent le Seigneur. Même son jeune frère, le pasteur Charlemagne Suku prêche l’Évangile.

Pasteur responsable de l’Église « La Grâce de l’Eternel », dont à Nogent-sur-Oise, postule à la présidence de la pastorale des pasteurs Congolais de France et de l'Europe.

Freddy Mulongo-Gilbert Suku 4.jpg, mar. 2020


Le pasteur Gilbert Suku Molimo n'est un un OVNI venu de nulle part. La traçabilité de son ministère.

Il a vécu à Sarcelles. Ayant découvert la Bible, alors qu'il provient d'une famille catholique, il s'est formé pour devenir pasteur. Il est allé à l’école du pasteur Selvaraj Rajiah, "Parole de Foi et évangélisation mondiale" à La Courneuve. Il a été à l’institut biblique de Nogent-sur-Marne, et enfin, à la Faculté Évangélique de Vaux-sur-Seine.

Sa première et vraie formation aura été le travail de terrain. Évangélisation de rue et prédication dans des maisons.
L'Assemblée Évangélique le Rocher a commence dans une maison vers Marcadet-Poissonniers. L'appartement étant devenu trop étroite. L'Assemblée a demandé à l'Eglise Luthérienne de louer le dimanche après midi, l'église Saint-Paul située 90 boulevard Barbès, métro Marcadet Poissonniers, non loin de Château Rouge, dans le 18ᵉ arrondissement de Paris.

Or cette église luthérienne dépendait de Mission Mission intérieure luthérienne qui était personnifiée en la personne du pasteur Jacques Fischer. Il s'était investi pour que les Églises luthériennes accueillent les Églises africaines à Paris en région parisienne pour célébrer leurs cultes dans leur liturgie.

Plus tard, Jacques Fischer, avec d'autres pasteurs protestants progressistes, s'est investi pour que les Églises africaines, en majorité congolaises, adhérent à la Fédération Protestante de France. Jacques Fischer était un ami du Zaïre, il aimait le nom Zaïre plutôt que celui de République Démocratique du Congo.

Pour soutenir l'Église du Christ au Zaïre, c'est Jacques Fischer qui, après un séjour à Kinshasa, avait obtenu une bourse d'études, à notre regretté frère Charles Mombaya, pour ses études en musicologie à la Sorbonne.

Et lorsque la délégation de l'Église du Christ au Zaïre conduite par l’Évêque Jean Bokeleale est venue en 1995 invitée par la Fédération Protestante de France, Jacques Fischer était présent et avait plaidé pour le rapprochement de deux plus grandes fédérations d'Églises au niveau francophone, lors d'une réunion organisée au siège du Défap.

L'Eglise luthérienne étant devenue petite, l'Assemblée Évangélique le Rocher déménagea à dans la zone industrielle de Montreuil. Aux côtés du pasteur Emmanuel Botolo, le pasteur Gilbert s'y investi dans les travaux de la diaconie et de l'évangélisation. Il a quitté Sarcelles pour Nogent-sur-Oise. Mais tous les jours, il était à Paris pour enseigner, s'occuper des fidèles et organiser la chorale. Ce travail bénévole et pionnier a été bénéfique, car le pasteur Gilbert Suku Molimo Mangando met sa foi dans le Seigneur. Maman Emilie Suku a été d'un grand soutien pour son mari.

Petite anecdote, c'est à l'Assemblée Évangélique le Rocher à Montreuil, après la rencontre de la COF 5 à Bordeaux, 22 pasteurs Congolais vinrent à Paris. La majorité d'entre eux prêchèrent au Rocher.  Le témoignage de Frère Jacob Dominique Sakombi Inongo à l'Assemblée Évangélique le Rocher à Montreuil  dans la région parisienne est mémorable. C'était le 4 août 1993 ! A l'époque responsable de communication des Eglises Zaïroises en France (CEZAF) auprès de la Fédération Protestante de France, je l'avais interviewé  à Fréquence Protestante , rue Denis-Poisson, Métro Argentine, à proximité de l'aveneue des Grandes Armées dans le 16è arrondissement de Paris. A l'Assemblée Évangélique le Rocher, les pasteurs Emmanuel Botolo, Gilbert Suku Molimo-en veste blanche dans la vidéo qui arrange le micro de Dominique Sakombi Inongo-et moi, nous nous étions mis d'accord pour inviter le couple Sakombi mais surtout Dominique pour son témoignage. Frère Dominique Sakombi Inongo, ancien ministre de Mobutu a témoigné de sa libération par Jésus de l'occultisme. Témoignage époustouflant dont tout Paris s'en était emparé. Et c'est le frère Constant qui avait filmé.

https://www.youtube.com/watch?v=nhozICS75fo

De tous les hommes politiques de ce qui fut le Zaïre, Dominique Sakombi Inongo, mort le 28 septembre à Kinshasa à l’âge de 70 ans, constitue un cas à part. Ministre de l’Information à 30 ans (il dirigera cinq fois le ministère), il devient l’un des piliers du régime du maréchal Mobutu grâce à un bagout sans pareil, un sens de l’emphase poussé à l’extrême, un zèle débordant et un art parfait de la séduction – le propre des démagogues. Son parcours sera celui d’un enfant gâté qui peut tout se permettre, jusqu’à ce générique du journal télévisé où un Mobutu quasi déifié apparaît entouré de nuages.

En 1972, le Zaïre est en plein « recours à l’authenticité ». Sakombi Inongo est nommé secrétaire général du parti unique chargé de la Propagande, de la Presse et de l’Information. Un rôle sur mesure qui lui permet, pendant un an, de relayer la bonne nouvelle de la « révolution zaïroise authentique ». Et, surtout, de convaincre les militants de resserrer les rangs derrière le guide Mobutu. S’il n’est pas le seul dans ce cas, il se distingue des autres par un sens aigu de la communication. Revenu au gouvernement entre 1973 et 1975, on lui confie l’Orientation nationale. Il fait imprimer et graver sur microsillons le discours prononcé par Mobutu aux Nations unies en octobre 1973. Député, gouverneur de Kinshasa, secrétaire général de la jeunesse du parti, membre du bureau politique, du comité central, ambassadeur à Paris puis à Dakar… Sakombi Inongo aura tout été.

C’est au début des années 1990, marquées par la fin du parti unique et la tenue de la Conférence nationale, que Sakombi, ministre de l’Information depuis 1988, décide de rompre avec Mobutu. Il se découvre alors une vocation de prédicateur et demande pardon à ses compatriotes pour avoir contribué à leur appauvrissement. Mobutu devient le diable qui, à l’en croire, s’adonnait à des pratiques occultes. Il affirme même l’avoir trouvé un jour « en train de boire du sang humain ». Ses détracteurs y voient un délire du pasteur Sakombi, peu enclin à assumer son passé. D’autant qu’après la chute de Mobutu, l’homme se met au service du vainqueur, Laurent-Désiré Kabila. Que Dominique Sakombi ait fait son témoignage mémorable à Montreuil et pas ailleurs, cela reste dans les archives des églises africaines en mission en France.

Dès le début, le pasteur Gilbert Suku Molimo s'est toujours investi pour l'unité dans le respect de la diversité au sein des églises membres de la Communauté des Eglises Zaïroises en France (CEZAF) qui devint plus tard, la Communauté des Eglises Africaines de France (CEAF), qui est membre de la Fédération Protestante de France.

Lorsque le pasteur Gilbert Suku Molimo a commencé l'évangélisation en France, dans les années 1980, il n’y avait pas d’Eglises de Réveil comme aujourd’hui. Il n' y avait surtout que des Églises traditionnelles: Catholique, Réformée, Luthérienne, Méthodiste, Mennonite, Baptiste, Armée du salut…Les pasteurs Congolais sont pionniers dans l'implantation des Eglises de Réveil dans les cités en banlieue où les communautés musulmanes sont imposantes. On retrouve la fervente communauté chrétienne congolaise dans toutes les Eglises de France. Il n'est pas rare de retrouver dans un coin de France une chorale française qui chante les cantiques en lingala.

Son Eglise "La Grâce de l’Éternel " est d'abord une "Eglise évangélisatrice", chaque âme gagnée à christ doit gagner d'autres âmes selon l'expression consacrée. On voit l'effet multiplicateur. Le pasteur Gilbert Suku Molimo y tient "l'Eglise " la Grâce de l’Éternel" est cosmopolite l'on y retrouve plusieurs nationalités: angolaises, congolaises, françaises -de souche et des îles, coréennes, tchadiennes... Il faut prêcher l’Évangile à temps et contre temps ne cesse dedéclare le pasteur Gilbert Suku Molimo.

Rien ne peut remplacer le travail sur terrain. Le pasteur Gilbert Suku Molimo fait beaucoup de visites pastorales et cure d'âme pour ses fidèles. Ces derniers proviennent de Montataire, Pont saint Maxens, Chantilly,Compiègne etc. l'Eglise la Grâce de l’Éternel avait commencé dans la maison du Gilbert Suku à Saint-Paul dans l'Oise, aujourd'hui, il explose des kilométrages de sa voiture pour ses visites pastorales. Le dimanche, il cède sa voiture à un fidèle de son Eglise pour aller chercher les personnes âgées et ceux qui n'ont pas de moyen de transport pour le ramener au culte.

L'Eglise vit du Saint-Esprit. Dans la vie mondaine on dit "Miso Makasi Ndoki Té", l'Eglise n'est pas le monde même si elle est dans le monde. Dans une élection, il faut laisser le Saint-Esprit agir. Voyez le Congo aujourd'hui, il y a eu putsch électoral. Un voleur a volé le destin de toute une Nation. La RDC tourne en rond. Elle est dernière sur tous les plans malgré les nombreuses ressources qu'elle regorge.

La pastorale des pasteurs Congolais en france et l'Europe existe depuis une quinzaine d'années. Il faut laisser l'opportunité à ceux qui veulent servir de le faire. La candidature du pasteur Gilbert Suku Molimo est méritoire à plusieurs points de vue. Nous espérons que dieu guidera tous ces pasteurs Congolais à faire le bon choix.

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vendredi 13 mars 2020

France: Allocution du président de la République, Emmanuel Macron sur le Coronavirus-Covid 19 !


Freddy Mulongo-Emmanuel Macron.jpg, mar. 2020


ALLOCUTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

SUR LE CORONAVIRUS - COVID19

 

 

Françaises, Français, mes chers compatriotes,

 

Depuis quelques semaines, notre pays fait face à la propagation d'un virus, le Covid-19, qui a touché plusieurs milliers de nos compatriotes. J'ai, bien entendu, ce soir, avant toute chose, une pensée émue et chaleureuse pour les familles et les proches de nos victimes. Cette épidémie qui affecte tous les continents et frappe tous les pays européens est la plus grave crise sanitaire qu'ait connu la France depuis un siècle. Dans l'immense majorité des cas, le Covid-19 est sans danger, mais le virus peut avoir des conséquences très graves, en particulier pour celles et ceux de nos compatriotes qui sont âgés ou affectés par des maladies chroniques comme le diabète, l'obésité ou le cancer.

 

Durant plusieurs semaines, nous avons préparé, agi. Les personnels des hôpitaux, médecins, infirmiers, ambulanciers, les agents des Samu et de nos hôpitaux, les médecins de ville, l'ensemble des personnels du service public de la santé en France sont engagés avec dévouement et efficacité. Si nous avons pu retarder la propagation du virus et limiter les cas sévères, c'est grâce à eux parce que tous ont répondu présents. Tous ont accepté de prendre du temps sur leur vie personnelle, familiale, pour notre santé. C'est pourquoi, en votre nom, je tiens avant toute chose à exprimer ce soir la reconnaissance de la Nation à ces héros en blouse blanche, ces milliers de femmes et d'hommes admirables qui n'ont d'autre boussole que le soin, d'autre préoccupation que l'humain, notre bien-être, notre vie, tout simplement.

 

Je veux aussi, ce soir, saluer le sang-froid dont vous avez fait preuve. Face à la propagation du virus, vous avez pu ressentir pour vous-mêmes, pour vos proches, de l'inquiétude voire de l'angoisse, et c'est bien légitime. Tous, vous avez su faire face en ne cédant ni à la colère, ni à la panique. Mieux, en adoptant les bons gestes, vous avez ralenti la diffusion du virus et ainsi permis à nos hôpitaux et nos soignants de mieux se préparer. C'est cela, une grande Nation. Des femmes et des hommes capables de placer l'intérêt collectif au-dessus de tout, une communauté humaine qui tient par des valeurs : la solidarité, la fraternité.

 

Cependant, mes chers compatriotes, je veux vous le dire ce soir avec beaucoup de gravité, de lucidité mais aussi la volonté collective que nous adoptions la bonne organisation, nous ne sommes qu'au début de cette épidémie. Partout en Europe, elle s'accélère, elle s'intensifie. Face à cela, la priorité absolue pour notre Nation sera notre santé. Je ne transigerai sur rien.

 

Un principe nous guide pour définir nos actions, il nous guide depuis le début pour anticiper cette crise puis pour la gérer depuis plusieurs semaines et il doit continuer de le faire : c'est la confiance dans la science. C'est d'écouter celles et ceux qui savent. Les plus grands spécialistes européens se sont exprimés ce matin dans une publication importante. J'ai réuni aujourd'hui, avec le Premier ministre et le ministre de la Santé, notre comité scientifique de suivi. Nous avons en France les meilleurs virologues, les meilleurs épidémiologistes, des spécialistes de grand renom, des cliniciens aussi, des gens qui sont sur le terrain et que nous avons écouté, comme nous le faisons depuis le premier jour. Tous nous ont dit que malgré nos efforts pour le freiner, le virus continue de se propager et est en train de s'accélérer. Nous le savions, nous le redoutions.

 

Ce qui risque de se passer, c'est que la maladie touchera d'abord les personnes les plus vulnérables. Beaucoup d'entre eux auront besoin de soins adaptés à l'hôpital, souvent d'assistance respiratoire. C'est pourquoi, et j'y reviendrai dans un instant, nous prenons des mesures très fortes pour augmenter massivement nos capacités d'accueil à l'hôpital car l'enjeu est de continuer à aussi soigner les autres maladies. C'est aussi de se préparer à une possible deuxième vague qui touchera un peu plus tard, en nombre beaucoup plus réduit, des personnes plus jeunes, a priori moins exposées à la maladie, mais qu'il faudra soigner également.

 

Dans ce contexte, l'urgence est de protéger nos compatriotes les plus vulnérables. L'urgence est de freiner l'épidémie afin de protéger nos hôpitaux, nos services d'urgence et de réanimation, nos soignants qui vont avoir à traiter, comme je viens de vous l'expliquer, de plus en plus de patients atteints. Ce sont là nos priorités. C'est pour cela qu'il nous faut continuer de gagner du temps et suivre celles et ceux qui sont les plus fragiles. Protéger les plus vulnérables d'abord. C'est la priorité absolue.

 

C'est pourquoi je demande ce soir à toutes les personnes âgées de plus de 70 ans, à celles et ceux qui souffrent de maladies chroniques ou de troubles respiratoires, aux personnes en situation de handicap, de rester autant que possible à leur domicile. Elles pourront, bien sûr, sortir de chez elles pour faire leurs courses, pour s'aérer, mais elles doivent limiter leurs contacts au maximum. Dans ce contexte, j'ai interrogé les scientifiques sur nos élections municipales, dont le premier tour se tiendra dans quelques jours. Ils considèrent que rien ne s'oppose à ce que les Français, même les plus vulnérables, se rendent aux urnes. J'ai aussi demandé au Premier ministre, il l'a fait encore ce matin, de consulter largement toutes les familles politiques, et elles ont exprimé la même volonté. Mais il conviendra de veiller au respect strict des gestes barrières contre le virus et des recommandations sanitaires. Je fais confiance aux maires et au civisme de chacun d'entre vous. Je sais aussi que les mairies et les services de l'Etat ont bien organisé les choses. Des consignes renforcées seront données dès demain afin que nos aînés n'attendent pas longtemps, que des files ne se constituent pas, que les distances soient aussi tenues et que ces fameuses mesures barrières soient bien respectées. Mais il est important, dans ce moment, en suivant l'avis des scientifiques comme nous venons de le faire, d'assurer la continuité de notre vie démocratique et de nos institutions. Voilà, la priorité des priorités aujourd'hui est donc de protéger les plus faibles, celles et ceux que cette épidémie touche d'abord.

 

La deuxième, c'est de freiner l'épidémie. Pourquoi ? Le ministre de la Santé et le directeur général de la Santé vous l'ont expliqué à plusieurs reprises : pour éviter l'accumulation de patients qui seront en détresse respiratoire dans nos services d'urgence et de réanimation. Il faut continuer de gagner du temps, et pour cela, je vais vous demander de continuer à faire des sacrifices et plutôt d'en faire davantage, mais pour notre intérêt collectif.

 

Dès lundi et jusqu'à nouvel ordre, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités seront fermés pour une raison simple : nos enfants et nos plus jeunes, selon les scientifiques toujours, sont celles et ceux qui propagent, semble-t-il, le plus rapidement le virus, même si, pour les enfants, ils n'ont parfois pas de symptômes et, heureusement, ne semblent pas aujourd'hui souffrir de formes aiguës de la maladie. C'est à la fois pour les protéger et pour réduire la dissémination du virus à travers notre territoire.

 

Un service de garde sera mis en place région par région, nous trouverons les bonnes organisations pour qu'en effet, les personnels qui sont indispensables à la gestion de la crise sanitaire puissent faire garder leurs enfants et continuer d'aller au travail pour vous protéger et vous soigner. Cette organisation sera travaillée par le Gouvernement dans les prochains jours avec l'ensemble des élus et tous les responsables sur notre territoire.

 

Quand cela est possible, je demande aux entreprises de permettre à leurs employés de travailler à distance. Les ministres l'ont déjà annoncé, nous avons beaucoup développé le télétravail. Il faut continuer cela, l'intensifier au maximum. Les transports publics seront maintenus, car les arrêter, ce serait tout bloquer, y compris la possibilité de soigner. Mais là aussi, c'est à votre responsabilité que j'en appelle, et j'invite tous les Français à limiter leurs déplacements au strict nécessaire. Le Gouvernement annoncera par ailleurs des mesures pour limiter au maximum les rassemblements.

 

Dans le même temps, notre système de santé, notamment dans les services de réanimation, doit se préparer à accueillir de plus en plus de cas graves de Covid-19 et continuer à soigner les autres malades. Des places doivent se libérer dans les hôpitaux. Pour cela, toutes les capacités hospitalières nationales ainsi que le maximum de médecins et de soignants seront mobilisés. Nous allons aussi mobiliser les étudiants, les jeunes retraités. Des mesures exceptionnelles seront prises en ce sens. Beaucoup, d'ailleurs, ont commencé. Je veux les remercier. J'ai vu il y a quelques jours, au Samu de Paris, une mobilisation magnifique, émouvante, exemplaire, où des étudiants, à quelques mois de leur concours, étaient là pour répondre aux appels, aider, et où des médecins à peine retraités étaient revenus pour prêter main forte. C'est cela que nous allons collectivement généraliser en prenant les bonnes mesures. En parallèle, les soins non essentiels à l'hôpital seront reportés, c'est à dire les opérations qui ne sont pas urgentes, tout ce qui peut nous aider à gagner du temps. La santé n'a pas de prix. Le Gouvernement mobilisera tous les moyens financiers nécessaires pour porter assistance, pour prendre en charge les malades, pour sauver des vies quoi qu'il en coûte. Beaucoup des décisions que nous sommes en train de prendre, beaucoup des changements auxquels nous sommes en train de procéder, nous les garderons parce que nous apprenons aussi de cette crise, parce que nos soignants sont formidables d'innovation et de mobilisation, et ce que nous sommes en train de faire, nous en tirerons toutes les leçons et sortirons avec un système de santé encore plus fort.

 

La mobilisation générale est également celle de nos chercheurs. De nombreux programmes français et européens, essais cliniques, sont en cours pour produire en quantité des diagnostics rapides, performants et efficaces. Nous allons améliorer les choses en la matière, et au niveau français comme européen, les travaux sont lancés. Nos professeurs, avec l'appui des acteurs privés, travaillent d'ores et déjà sur plusieurs pistes de traitement à Paris, Marseille et Lyon, entre autres. Les protocoles ont commencé. J'espère que dans les prochaines semaines et les prochains mois, nous aurons des premiers traitements que nous pourrons généraliser. L'Europe a tous les atouts pour offrir au monde l'antidote au Covid-19. Des équipes sont également à pied d'œuvre pour inventer un vaccin. Il ne pourra pas voir le jour avant plusieurs mois, mais il est porteur de grands espoirs. La mobilisation de notre recherche française, européenne, est aussi au rendez-vous et je continuerai de l'intensifier.

 

Cette épreuve exige aussi une mobilisation sociale envers les plus démunis, les plus fragiles. La trêve hivernale sera reportée de deux mois, et je demande au Gouvernement des mesures exceptionnelles, dans ce contexte, pour les plus fragiles. Enfin, l'épreuve que nous traversons exige une mobilisation générale sur le plan économique. Déjà, des restaurateurs, des commerçants, des artisans, des hôteliers, des professionnels du tourisme, de la culture, de l'événementiel, du transport souffrent, je le sais. Les entrepreneurs s'inquiètent pour leurs carnets de commandes, et tous, vous vous interrogez pour votre emploi, pour votre pouvoir d'achat. Je le sais, c'est légitime. Avec les décisions que je viens d'annoncer ce soir, cette inquiétude économique va évidemment s'accroître.

 

Nous n'ajouterons pas aux difficultés sanitaires la peur de la faillite pour les entrepreneurs, l'angoisse du chômage et des fins de mois difficiles pour les salariés. Aussi, tout sera mis en œuvre pour protéger nos salariés et pour protéger nos entreprises quoi qu'il en coûte, là aussi. Dès les jours à venir, un mécanisme exceptionnel et massif de chômage partiel sera mis en œuvre. Des premières annonces ont été faites par les ministres. Nous irons beaucoup plus loin. L'Etat prendra en charge l'indemnisation des salariés contraints à rester chez eux. Je veux, en la matière, que nous nous inspirions de ce que les Allemands ont su par exemple mettre en œuvre avec un système plus généreux, plus simple que le nôtre. Je veux que nous puissions préserver les emplois et les compétences, c'est à dire faire en sorte que les salariés puissent rester dans l'entreprise, même s'ils sont obligés de rester à la maison, et que nous les payions. Je veux que nous puissions protéger aussi nos indépendants. Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour donner cette garantie sur le plan économique.

 

Toutes les entreprises qui le souhaitent pourront reporter sans justification, sans formalité, sans pénalité le paiement des cotisations et impôts dus en mars. Nous travaillerons ensuite sur les mesures nécessaires d'annulation ou de rééchelonnement, mais je nous connais collectivement, on prend toujours trop de temps à faire cela. Je veux, pour nos forces économiques, des mesures simples. Les échéances qui sont dues dans les prochains jours et les prochaines semaines seront suspendues pour toutes celles et ceux qui en ont besoin. Nous défendrons nos entreprises de toutes tailles. Nous défendrons l'ensemble des travailleurs et des travailleuses. En parallèle, j'ai demandé au Gouvernement de préparer d'ores et déjà un plan de relance national et européen cohérent avec nos priorités et nos engagements pour l'avenir.

 

Nous devons aussi porter une réponse européenne. La Banque centrale a déjà, aujourd'hui, fait part de ses premières décisions. Seront-elles suffisantes ? Je ne le crois pas. Il lui appartiendra d'en prendre de nouvelles. Mais je vais être là aussi très clair avec vous ce soir : nous, Européens, ne laisserons pas une crise financière et économique se propager. Nous réagirons fort et nous réagirons vite. L'ensemble des gouvernements européens doit prendre les décisions de soutien de l'activité puis de relance quoi qu'il en coûte. La France le fera, et c'est cette ligne que je porterai au niveau européen en votre nom. C'est déjà ce que j'ai fait lors du conseil exceptionnel qui s'est tenu hier. Je ne sais ce que les marchés financiers donneront dans les prochains jours, et je serai tout aussi clair. L'Europe réagira de manière organisée, massive pour protéger son économie. Je souhaite aussi que nous puissions nous organiser sur le plan international, et j'en appelle à la responsabilité des puissances du G7 et du G20. Dès demain, j'échangerai avec le président TRUMP pour lui proposer une initiative exceptionnelle entre les membres du G7, puisque c'est lui qui a la présidence. Ce n'est pas la division qui permettra de répondre à ce qui est aujourd'hui une crise mondiale, mais bien notre capacité à voir juste et tôt ensemble et à agir ensemble.

 

Mes chers compatriotes, toutes ces mesures sont nécessaires pour notre sécurité à tous et je vous demande de faire bloc autour d'elles. On ne vient pas, en effet, à bout d'une crise d'une telle ampleur sans faire bloc. On ne vient pas à bout d'une crise d'une telle ampleur sans une grande discipline individuelle et collective, sans une unité. J'entends aujourd'hui, dans notre pays, des voix qui vont en tous sens. Certains nous disent : "vous n'allez pas assez loin" et voudraient tout fermer et s'inquiètent de tout, de manière parfois disproportionnée, et d'autres considèrent que ce risque n'est pas pour eux. J'ai essayé de vous donner, ce soir, ce qui doit être la ligne de notre Nation tout entière. Nous devons aujourd'hui éviter deux écueils, mes chers compatriotes.

 

D'une part, le repli nationaliste. Ce virus n'a pas de passeport. Il nous faut unir nos forces, coordonner nos réponses, coopérer. La France est à pied d'œuvre. La coordination européenne est essentielle, et j'y veillerai. Nous aurons sans doute des mesures à prendre, mais il faut les prendre pour réduire les échanges entre les zones qui sont touchées et celles qui ne le sont pas. Ce ne sont pas forcément les frontières nationales. Il ne faut céder là à aucune facilité, aucune panique. Nous aurons sans doute des mesures de contrôle, des fermetures de frontières à prendre, mais il faudra les prendre quand elles seront pertinentes et il faudra les prendre en Européens, à l'échelle européenne, car c'est à cette échelle-là que nous avons construit nos libertés et nos protections.

 

L'autre écueil, ce serait le repli individualiste. Jamais de telles épreuves ne se surmontent en solitaire. C'est au contraire en solidaires, en disant nous plutôt qu'en pensant je, que nous relèverons cet immense défi. C'est pourquoi je veux vous dire ce soir que je compte sur vous pour les jours, les semaines, les mois à venir. Je compte sur vous parce que le Gouvernement ne peut pas tout seul, et parce que nous sommes une nation. Chacun a son rôle à jouer. Je compte sur vous pour respecter les consignes qui sont et seront données par les autorités, et en particulier ces fameux gestes barrières contre le virus. Elles sont, aujourd'hui encore, trop peu appliquées. Cela veut dire se laver les mains suffisamment longtemps avec du savon ou avec des gels hydroalcooliques. Cela veut dire saluer sans embrasser ou serrer la main pour ne pas se transmettre le virus. Cela veut dire se tenir à distance d'un mètre. Ces gestes peuvent vous paraître anodins. Ils sauvent des vies, des vies. C'est pourquoi, mes chers compatriotes, je vous appelle solennellement à les adopter.

 

Chacun d'entre nous détient une part de la protection des autres, à commencer par ses proches. Je compte sur vous aussi pour prendre soin des plus vulnérables de nos compatriotes, ne pas rendre visite à nos aînés. C'est, j'en ai bien conscience, un crève-cœur. C'est pourtant nécessaire temporairement. Écrivez, téléphonez, prenez des nouvelles, protégez en limitant les visites. Je compte sur vous, oui, pour aussi aider le voisin qui, lorsqu'il est personnel soignant, a besoin d'une solution de garde pour ses enfants pour aller travailler et s'occuper des autres. Je compte sur les entreprises pour aider tous les salariés qui peuvent travailler chez eux à le faire. Je compte sur nous tous pour inventer dans cette période de nouvelles solidarités. Je demande à ce titre au Gouvernement de travailler avec les partenaires sociaux, avec les associations dans cette direction. Cette crise doit être l'occasion d'une mobilisation nationale de solidarité entre générations. Nous en avons les ressorts. Il y a déjà des actions qui existent sur le terrain. Nous pouvons faire encore plus fort tous ensemble.

 

Je compte évidemment aussi sur tous nos soignants. Je sais tout ce qu'ils ont déjà fait, je sais ce qu'il leur reste à faire. Le Gouvernement et moi-même serons là, nous prendrons toutes nos responsabilités pour vous. Je pense à tous nos soignants à l'hôpital, qui auront les cas les plus graves à traiter mais aussi beaucoup d'urgences. Je pense aux médecins, aux infirmiers, aux infirmières, à tous les soignants qui sont aussi hors de l'hôpital qui se sont formidablement mobilisés et que nous allons de plus en plus solliciter dans les semaines à venir.

Je sais pouvoir compter sur vous. Le ministre de la Santé aura l'occasion aussi de préciser, dans les prochaines heures, les règles pour que nous vous aidions à bien vous protéger contre le virus. C'est le respect que nous avons envers vous, et c'est évidemment ce que la Nation vous doit. Les règles seront claires pour chacun, elles seront là aussi proportionnées et expliquées.

 

Je compte sur vous toutes et tous pour faire Nation au fond. Pour réveiller ce qu'il y a de meilleur en nous, pour révéler cette âme généreuse qui, par le passé, a permis à la France d'affronter les plus dures épreuves.

 

Mes chers compatriotes, il nous faudra demain tirer les leçons du moment que nous traversons, interroger le modèle de développement dans lequel s'est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile ses failles au grand jour, interroger les faiblesses de nos démocraties. Ce que révèle d'ores et déjà cette pandémie, c'est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre Etat-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. Ce que révèle cette pandémie, c'est qu'il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner notre cadre de vie au fond à d'autres est une folie. Nous devons en reprendre le contrôle, construire plus encore que nous ne le faisons déjà une France, une Europe souveraine, une France et une Europe qui tiennent fermement leur destin en main. Les prochaines semaines et les prochains mois nécessiteront des décisions de rupture en ce sens. Je les assumerai.

 

Mais le temps, aujourd'hui, est à la protection de nos concitoyens et à la cohésion de la Nation. Le temps est à cette union sacrée qui consiste à suivre tous ensemble un même chemin, à ne céder à aucune panique, aucune peur, aucune facilité, mais à retrouver cette force d'âme qui est la nôtre et qui a permis à notre peuple de surmonter tant de crises à travers l'histoire.

 

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Face au Coronavirus, soyons unis mais faisons en sorte que Macron soit cohérent !


Communiqué de presse : 
 
Face au Coronavirus, soyons unis mais faisons en sorte que Macron soit cohérent
Freddy Mulongo-Génération S 2.jpg, mar. 2020


Nos premières pensées vont aux victimes et à leurs familles. Nous savons que les personnes âgées, les plus modestes, celles et ceux qui ont le moins accès aux services de soin sont les plus vulnérables. Nous devons d’abord nous préoccuper d’elles.

Le Président de la République a arbitré en faveur d’actions fortes face à l’épidémie de Cov-19 : fermeture des établissements d’éducation, chômage partiel (qui devra être pris en charge à 100%), report de deux mois de la trêve hivernale, report des paiements des cotisations et impôts pour les entreprises.
Si ces mesures sont nécessaires, nous souhaitons qu’elles ne soient accompagnées de mesures fortes d’investissement d’urgence et à moyen terme dans un système hospitalier fragilisé par des années d’austérité, ainsi que de mesures financières d’urgence pour accompagner les soignants, notamment les plus mal rémunérés.
Nous proposons que des mesures en ce sens soient prises rapidement.
Nous proposons également que la scandaleuse réforme de l’Assurance-Chômage soit annulée : devant les difficultés économiques qui nous attendent, la fragilisation de la situation des chômeurs est un déni de solidarité nationale.
Enfin, il apparaît urgent et nécessaire que nos concitoyens les plus fortunés contribuent mieux aux besoins du pays : flat-tax, exit-tax, suppression de l’ISF, leur contribution a manqué aux services publics, il est plus que temps d’en finir avec ces privilèges incompréhensibles.

Au-delà de ces propositions immédiates, nous prenons actes des évolutions du discours politique du Président de la République.
Comme Nicolas Sarkozy lors de la crise économique de 2008, il a paru tourner le dos au néo-libéralisme et au « tout-marché » catastrophiques, origine profonde des déstabilisations du monde et des multiples crises écologiques et sociales que nous vivons.
Cette fois-ci que les mots se traduisent en actes !
Les règles européennes absurdes et dangereuses nous condamnant à l’austérité ne doivent plus être respectées et la France doit proposer un vaste plan d’investissement national et européen
Celui-ci doit obliger le financement de notre changement de modèle productif, vers une transition écologique et sociale intégrale : fin des pesticides, énergie non-polluante, sortie du marché des biens essentiels, plan d’urgence pour les services publics et leur accès, préservation et reconstitution de la bio-diversité.
Soyons conscients que la transmission de plus en plus fréquente des virus des animaux à l’homme est une des conséquences de de la déforestation et l’élevage intensif.

Nous en appelons à la fin de l’obsession de la croissance : notre protection sociale doit s’y adapter, notamment par un revenu minimal pour chacune et chacun, considéré comme un droit inaliénable, particulièrement en cas de crise.

Il faut réunir les partenaires sociaux pour répondre à l’exigence d’augmenter les salaires et de baisser le temps de travail pour éviter une grave crise sociale potentielle.

Tout cela ne sera possible qu’à la condition d’une rupture complète avec le libre-échange anti-écologique et anti-social pratiqué par l’Europe et la France.
En ce sens, Emmanuel Macron doit dénoncer sans tarder tous les acc
ords commerciaux indignes qu’il a soutenu : ceux-ci sont destructeurs pour nos emplois, notre santé et notre souveraineté.

La France traverse une crise sanitaire sans précédent depuis le début du XXème siècle, elle est le produit d’un mode de développement obsolète qu’il faut changer en totalité.

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Face au Coronavirus, soyons unis mais faisons en sorte que Macron soit cohérent !

Communiqué de presse : Face au Coronavirus, soyons unis mais faisons en              sorte que Macron soit cohérent !

Freddy Mulongo-Génération S 1.jpg, mar. 2020
 
 
 

Nos premières pensées vont aux victimes et à leurs familles. Nous savons que les personnes âgées, les plus modestes, celles et ceux qui ont le moins accès aux services de soin sont les plus vulnérables. Nous devons d’abord nous préoccuper d’elles.

Le Président de la République a arbitré en faveur d’actions fortes face à l’épidémie de Cov-19 : fermeture des établissements d’éducation, chômage partiel (qui devra être pris en charge à 100%), report de deux mois de la trêve hivernale, report des paiements des cotisations et impôts pour les entreprises.
Si ces mesures sont nécessaires, nous souhaitons qu’elles ne soient accompagnées de mesures fortes d’investissement d’urgence et à moyen terme dans un système hospitalier fragilisé par des années d’austérité, ainsi que de mesures financières d’urgence pour accompagner les soignants, notamment les plus mal rémunérés.
Nous proposons que des mesures en ce sens soient prises rapidement.
Nous proposons également que la scandaleuse réforme de l’Assurance-Chômage soit annulée : devant les difficultés économiques qui nous attendent, la fragilisation de la situation des chômeurs est un déni de solidarité nationale.
Enfin, il apparaît urgent et nécessaire que nos concitoyens les plus fortunés contribuent mieux aux besoins du pays : flat-tax, exit-tax, suppression de l’ISF, leur contribution a manqué aux services publics, il est plus que temps d’en finir avec ces privilèges incompréhensibles.

Au-delà de ces propositions immédiates, nous prenons actes des évolutions du discours politique du Président de la République.
Comme Nicolas Sarkozy lors de la crise économique de 2008, il a paru tourner le dos au néo-libéralisme et au « tout-marché » catastrophiques, origine profonde des déstabilisations du monde et des multiples crises écologiques et sociales que nous vivons.
Cette fois-ci que les mots se traduisent en actes !
Les règles européennes absurdes et dangereuses nous condamnant à l’austérité ne doivent plus être respectées et la France doit proposer un vaste plan d’investissement national et européen
Celui-ci doit obliger le financement de notre changement de modèle productif, vers une transition écologique et sociale intégrale : fin des pesticides, énergie non-polluante, sortie du marché des biens essentiels, plan d’urgence pour les services publics et leur accès, préservation et reconstitution de la bio-diversité.
Soyons conscients que la transmission de plus en plus fréquente des virus des animaux à l’homme est une des conséquences de de la déforestation et l’élevage intensif.

Nous en appelons à la fin de l’obsession de la croissance : notre protection sociale doit s’y adapter, notamment par un revenu minimal pour chacune et chacun, considéré comme un droit inaliénable, particulièrement en cas de crise.

Il faut réunir les partenaires sociaux pour répondre à l’exigence d’augmenter les salaires et de baisser le temps de travail pour éviter une grave crise sociale potentielle.

Tout cela ne sera possible qu’à la condition d’une rupture complète avec le libre-échange anti-écologique et anti-social pratiqué par l’Europe et la France.
En ce sens, Emmanuel Macron doit dénoncer sans tarder tous les acc
ords commerciaux indignes qu’il a soutenu : ceux-ci sont destructeurs pour nos emplois, notre santé et notre souveraineté.

La France traverse une crise sanitaire sans précédent depuis le début du XXème siècle, elle est le produit d’un mode de développement obsolète qu’il faut changer en totalité.

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mardi 10 mars 2020

RDC : le Rapport Mapping a déjà été discuté à l’Assemblée nationale française !

RDC : le Rapport Mapping a déjà été discuté à l’Assemblée nationale française !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Denis Mukwege Z.jpg, mar. 2020

Sous le support du député Français Vincent Bru, le séminaire intitulé : "Rapport Mapping, un instrument pour la fin de l'impunité" a eu lieu dans la salle Colbert de l'Assemblée nationale, qui paraissait étroite au regard de l'affluence.  Voici le discours de Dr. Denis Mukwege, prix Nobel de la paix, prononcé par Jean-Jacques Lumumba, à l'Assemblée nationale française, le lundi 2 décembre 2019. Le Dr. Denis Mukwege ayant perdu sa mère s'était absenté.  

Mr Le Président de l’Assemblée Nationale, Mesdames et Messieurs les députés, Mr Le Président de l’Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie, Distingués invités, Mesdames, Messieurs,
Il nous a été demandé d’évoquer avec vous « Quelles sont nos attentes suite au rapport Mapping » ?
Elles sont grandes et nombreuses, car nous sommes convaincus qu’il n’y aura pas de paix sans la justice en RDC et dans la région des Grands Lacs.
Je tiens d’abord à remercier l’IFJD et tous ceux qui vont apporter leurs expériences et leur expertise durant ce colloque qui a vocation à faire sortir de son placard le rapport Mapping, et à faire sortir les autorités congolaises et la communauté internationale de leur procrastination face à la nécessité d’exploiter tous les outils de la justice transitionnelle en RDC : l’heure n’est plus à l’attente mais à l’action.
A l’occasion des 20 ans du massacre commis à Lemera, en octobre 2016, j’étais retourné sur place, à l’hôpital où j’ai commencé ma profession de gynécologue obstétricien, et où 30 de mes patients et membres de mon personnel soignant ont été sauvagement assassinés le 6 octobre 1996.

Cette date restera pour toujours gravée dans ma mémoire et marque le début des atrocités de masse commises au Congo. Les troupes de l’AFDL, qui se présentaient comme des « libérateurs », dirigés par Laurent Désiré Kabila et soutenues par le Rwanda, commencèrent leur marche à travers le pays pour chasser les Hutus et mettre fin à l’ère du Maréchal Mobutu.
20 ans plus tard, j’étais de retour à l’hôpital de Lemera avec Sonia Rolley, journaliste à RFI. Nous cherchions à nous entretenir avec des survivants, des témoins de ce crime de guerre.
Aucune plaque commémorative n’a été érigée, pas même une simple croix pour signaler la fosse commune où les restes humains de mes patients et de mes collègues reposent – probablement pas en paix – sur le flanc de l’Hôpital.
Lors de ce voyage à Lemera, j’étais accompagné de la fille d’une victime. C’était la première fois qu’elle retournait sur les lieux du crime où ses parents ont perdu la vie, et son seul souhait était de déposer des gerbes de fleurs sur leur sépulture. Sa déception fut grande de constater qu’aucune trace n’évoquait la vie de ceux qui lui étaient si chers.
Elle m’avait expliqué son incapacité à faire son travail de deuil et confié que dans ses rêves, elle nourrissait toujours l’espoir que ses parents reviendraient…
Mesdames, Messieurs,
L’ambiance est lourde dans ce village, où l’on sent directement le poids d’un traumatisme individuel et collectif, mais aussi de la peur. Personne ne semblait vouloir s’exprimer.

Alors que nous étions en passe de reprendre la route pour rejoindre Bukavu, un infirmier s’approcha, et nous dit : « Docteur, on ne peut pas parler, le Commandant de l’armée en poste ici, était l’un des auteurs du massacre à l’Hôpital il y a 20 ans. Si nous parlons, il nous tuera ».
Vingt ans après, la population est profondément terrorisée, l’absence de la libération de la parole et de la vérité empêche toute possibilité de guérison et de renouer avec le fil d’une vie normale.
Mesdames, Messieurs,
On ne construira pas la paix avec des bourreaux en uniforme qui intimident chaque jour les victimes.
Parmi les mesures les plus urgentes préconisées par le rapport Mapping, il y a donc l’assainissement de nos institutions.
Après 20 ans de présence de la plus grande mission de maintien de la paix des Nations Unies, si la stabilité n’est toujours pas assurée, si les initiatives de paix sont bloquées, si les massacres continuent dans l’impunité en Ituri, dans les Kivus, ou au Mamiema, c’est tout simplement parce que les criminels sont protégés au plus haut niveau de l’Etat et au plus haut niveau de la hiérarchie de nos forces de sécurité et de défense.
Une profonde réforme du secteur de la sécurité s’impose en priorité, et constitue un prérequis indispensable à toute effort visant à apporter la paix et la stabilité.
Cette réforme devra inclure non seulement la police, l’armée et les services de renseignements mais aussi le secteur de la justice.

Cet assainissement est indispensable pour assurer la protection des personnes, des biens et du territoire, et la sécurité tant physique que juridique.
Toutes les tentatives de la communauté internationale visant à réformer le secteur de la sécurité ont échoué car les autorités congolaises ont systématiquement fait preuve de mauvaise foi pour maintenir le chaos organisé et leurs privilèges.
L’Union Européenne a déployé deux missions d’appui à la réforme du secteur de la sécurité, EUSEC et EUPOL, respectivement pour réformer l’armée et la police. Malgré des moyens conséquents et du personnel qualifié, le manque de volonté politique des autorités de la RDC a voué ces missions à l’échec, pour la simple raison que leurs partenaires au niveau des forces de sécurité et de défense et de leurs Ministères de tutelle étaient eux-mêmes impliqués dans des crimes internationaux.
Après des années de formation, de monitorat, de conseils et de projets couteux, toujours pas de loi de programmation pour l’armée congolaise, toujours pas de formation d’un corps d’armée. Les forces de sécurité et de défense sont donc toujours constituées pour protéger les intérêts du régime et de ses protégés, et non la protection de la population, de la loi ou de l’intégrité du territoire.
La dernière tentative de la communauté internationale pour instaurer la paix en RDC et dans la région des Grands Lacs, l’Accord Cadre d’Addis Abeba pour la Paix, la Sécurité et la Coopération de 2013 – qui bénéficiait du soutien de la résolution 2098 du Conseil de la Sécurité autorisant le déploiement d’une Brigade d’Intervention, prévoyait aussi des dispositions visant à appuyer la réforme du secteur de la sécurité et les efforts de lutte contre l’impunité pour mettre fin à la violence et à l’instabilité.
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Quelle a été la réaction du régime ? Placer des Généraux sous le régime des sanctions des Nations Unies au commandement des FARDC pour empêcher la Brigade d’Intervention de mener à bien son mandat, car la politique de diligence voulue des Nations Unies en matière de droits de l’homme empêche bien évidemment les Casques Bleus de venir en appui à des auteurs présumés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Mesdames, Messieurs,
Depuis 20 ans, la justice a été sacrifiée sur l’autel d’une paix qui n’est toujours pas arrivée.
Les processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (DDR) et de brassage/mixage ont intégré l’indiscipline dans les forces de sécurité et de défense et jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Le niveau de cruauté a servi de tremplin à des promotions. Les criminels bénéficiant de l’impunité poursuivent donc leurs activités criminelles sans gêne.
Ceux qui sont censés protéger la population et le territoire – l’armée, la police, les services de renseignement, constituent en réalité une source de menace pour la population et pour le pays, et sont des acteurs du chaos organisé pour piller les ressources minières et naturelles de l’Est de la RDC.
Il faut non seulement désarmer les milices mais aussi leurs esprits.
Les recherches en neurosciences ont démontré que les enfants soldats entraînés à violer, à piller et à tuer après un lavage de cerveau gardent une mémoire traumatique qui peut se réveiller à tout moment et qui peut donc les pousser à commettre des actes d’une violence extrême.

Ces enfants, qui sont à la fois des bourreaux et des victimes, devaient bénéficier d’une prise en charge psycho-traumatique et sociale pour gérer leur trauma et les rendre moins nuisible pour la société. Leur place n’est pas dans l’armée.
Dans le même registre, comment le débat national actuel autour de la question de l’amnistie de membres du M23 peut-il même exister ?
D’abord l’amnistie est interdite par le droit international pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité ; ensuite comment est ce que nos responsables ne sont pas capables de retenir les erreurs du passé et veulent encore intégrer des criminels et des personnes souffrant de troubles psychologiques dans nos forces de sécurité ?

Mesdames, Messieurs,
Un Ministre du gouvernement central, candidat au gouvernorat de la Province du Sud Kivu, s’est publiquement vanté de pouvoir ramener la paix dans la Province avec le concours de sa milice.
Comment est ce possible que de tels propos puissent être exprimés par un soi disant responsable politique sans que la justice ne mène une enquête sur l’existence et la capacité de nuisance d’un tel groupe armé non étatique ?
C’est dans ce contexte d’impunité que des Ministres et des Généraux, mais aussi des dirigeants de la région, continuent d’être les instigateurs des crimes commis par les nombreux groupes armés qui terrorisent l’Est du pays.
Et c’est dans ce contexte qu’il y a encore eu plus de 100 morts en moins d’un mois à Beni, sans que la chaîne de commandement ne puisse être clairement établie.

Nous le disons haut et fort : c’est assez ! La paix maintenant !
Mesdames, Messieurs,
Le temps est venu de briser le cycle de l’impunité qui gangrène tous les efforts de consolidation de la paix et de la société.
Il faut d’abord et avant tout assainir nos institutions et mettre à l’écart de leur position de pouvoir tous les agents de l’Etat, en particulier ceux de l’armée, des services de sécurité, de la police, des services de renseignements et du corps judiciaire, qui ont été impliqués personnellement dans des violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire, mais aussi impliqués dans des activités de corruption à grande échelle.
Cet assainissement est un préalable indispensable à tout effort visant à instaurer la paix et l’état de droit en RDC, et contribuera à prévenir la répétition des violations des droits de l’homme. Ensuite, il faut poursuivre et juger les auteurs des crimes les plus graves. Ils sont listés dans le rapport Mapping mais la liste des auteurs présumés a été expurgée du rapport à la demande et sous la pression de certains Etats impliqués dans ces crimes.
Parmi les 617 crimes répertoriés par les Nations Unies qui, rappelons-le, sont imprescriptibles, il y a des femmes qui ont été enterrées vivantes après avoir été empalées, des croyants qui cherchaient refuge dans des Eglises et qui ont été calcinés, et des malades assassinés sur leur lit d’hôpital. Ces crimes ne peuvent être ni oubliés ni rester impunis.
En l’absence de volonté et de capacité de la justice congolaise, le rapport préconise l’établissement d’un Tribunal Pénal International Pénal pour le Congo et/ou de Chambres spécialisées mixtes.

Nous appelons de nos vœux la mise en œuvre de cette recommandation et pensons que la compétence d’une telle juridiction ne devra pas se limiter aux crimes commis de 1993 à 2003 mais devrait s’étendre jusqu’à aujourd’hui.
En parallèle, nous appelons la RDC et les Etats de la région des grands Lacs à poursuivre et à renforcer leur collaboration avec la Cour Pénale Internationale pour les crimes commis après l’entrée en vigueur du Statut de Rome, et nous exhortons les Chefs d’Etats du monde entier à arrêter d’accueillir des criminels sur des tapis rouges, et à mettre en œuvre des lois de compétence universelle, afin de juger ou d’extrader tous les auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de crimes de génocide.

Mesdames, Messieurs,
Face aux exactions massives commises en RDC, il faudra aussi affronter notre passé, dire la vérité et établir les responsabilités des acteurs étatiques et non étatiques pour éviter la répétition de nouveaux conflits et contribuer à la réconciliation, au sein du pays et dans la région.
Vu la dimension régionale du conflit et la multitude d’acteurs impliqués, qui constituent autant de défis à l’administration de la justice en l’absence d’une franche coopération des Etats et des acteurs concernés, nous appelons donc à l’instauration d’un mécanisme non judiciaire d’établissement des faits, sous la forme d’une Commission de la Vérité, pour déterminer les responsabilités institutionnelles, politiques, militaires de tous les acteurs impliqués dans la commission des crimes de masse en RDC depuis 25 ans, y compris les multinationales.
Mesdames, Messieurs,

Dans un pays où chaque famille a été endeuillée, où chacun a été confronté directement ou indirectement à des actes d’une violence extrême, le nombre de victimes est énorme et pose la question des réparations.
Ainsi nous appelons les autorités congolaises à mobiliser des ressources et une réelle volonté politique pour initier des programmes et des projets de réparation, individuels et collectifs, matériels et symboliques, en vue de contribuer à la réhabilitation des communautés affectées par la violence, faciliter leur réinsertion dans la société et promouvoir la réconciliation.
Le gouvernement actuel à Kinshasa doit se forger une légitimité et prouver qu’il peut apporter le changement. Nous l‘invitons donc à gagner cette légitimité en accompagnant le pays et les générations futures sur le chemin de la paix ; ce chemin existe et il passera par la justice, la vérité, des réparations et des réformes ambitieuses et profondes.
Mesdames, Messieurs,
J’espère que pour les commémorations des 25 ans du massacre commis à Lemera, je retrouverai sur place une communauté apaisée, dont la souffrance aura été reconnue, dont les morts bénéficieront d’une sépulture digne, et dont les bourreaux auront enfin été jugés pour leurs crimes.

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lundi 24 février 2020

ONU: Jean-Yves Le Drian, Ministre Français de l'Europe et des Affaires étrangères intervient devant le Conseil des droits de l’Homme sur le désarmement !

ONU: Jean-Yves Le Drian, Ministre Français de l'Europe et des Affaires étrangères intervient devant le Conseil des droits de l’Homme sur le désarmement !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Yves Le Drian 2.jpg, fév. 2020

Jean-Yves Le Drian est intervenu ce matin dans la salle de Conseil de droits de l'homme à Genève. Il a donné la position de la France, voici son allocution:

Monsieur le Président, Madame la Secrétaire générale, Mesdames et Messieurs les Ministres Mesdames les Ambassadrices, Messieurs les Ambassadeurs, Mesdames et Messieurs,

C'est, pour un moi, un très grand honneur de m'exprimer aujourd’hui à la Conférence du désarmement. Car, au fil des années, la Conférence a su édicter des normes et négocier des traités qui ont renforcer notre sécurité collective et la stabilité de notre environnement stratégique.

Je mesure aussi la responsabilité qui est la mienne en m'adressant à vous, car ce que la Conférence a construit, comme d'ailleurs ce qu'elle incarne, est aujourd'hui remis en cause.

Freddy Mulongo-Yves Le Drian.jpg, fév. 2020

Remis en cause, d'abord, par ceux qui ne respectent pas les instruments que nous avons négociés ici-même. Et je pense notamment, dans un passé récent, aux violations caractérisées de la Convention sur les armes chimiques.

Remis en cause, aussi, par ceux qui refusent de s'engager vraiment dans la négociation des nouvelles normes qui doivent nous permettre de contrer le retour d'une course aux armements conventionnels ou nucléaires.

Permettez-moi de prendre un exemple. Il est aujourd'hui urgent de définir collectivement les voies et moyens d'encadrer les risques d'incidents, d'actes délibérés, voire d'actes hostiles dans l'espace extra-atmosphérique. Pourtant, sur ce sujet stratégique majeur qui engage notre sécurité collective, nous ne sommes pas encore parvenus à nous retrouver autour d'un agenda pragmatique conjuguant mesures de confiance et de transparence et négociation juridique.

Freddy Mulongo-Yves Le Drian 1.jpg, fév. 2020

Les Etats qui ont compris qu'il est dans leur intérêt de pouvoir compter sur des règles protectrices et stabilisatrices - c'est-A-dire, en fait, l'immense majorité des Etats - ne sauraient accepter d’être les seuls à respecter nos règles communes et se satisfaire de ces manquements, de ces blocages et, pour dire le fond de ma pensée, de cette crise du désarmement, qui est l'une des plus préoccupantes manifestions de la crise du système multilatéral, de la systématisation des rapports de forces et de l'intensification de la compétition internationale qui caractérisent notre époque.

Pour la France, la Conférence du désarmement demeure une enceinte incontournable. C'est pourquoi j'ai tenu a saisir cette occasion de venir devant vous aujourd'hui pour vous dire, concrètement, ce que peut être, selon nous, un désarmement responsable qui serve la stabilité internationale.

Et j'insiste sur ce mot : <<responsable >>. Car il ne faut jamais perdre de vue une évidence : si le désarmement a pour fin notre sécurité collective, il ne saurait se faire sans prise en compte des intérêts de sécurité de ceux qui le mettent effectivement en oeuvre. C'est particulièrement vrai s'agissant du désarmement nucléaire, qui se construit peu à peu sur la base du principe de sécurité non diminuée pour tous.

La vision de la France sur cette question a été exposée de manière très claire par le Président de la République dans le discours sur la stratégie de défense et de dissuasion de notre pays qu'il a prononcé le 7 février dernier.

C"est cette vision que la France défendra dans quelques semaines à la Conférence d'examen du Traité de Non-Prolifération des armes nucléaires.

L'agenda que nous défendons est un fonde sur trois piliers. 1) D'abord, le respect strict de la norme centrale que constitue le Traite de non-prolifération nucléaire, que nous appelons tous les Etats à mettre en oeuvre.

C'est pourquoi nous sommes particulièrement vigilants face aux risques de crises de prolifération, qui constituent autant de menaces existentielles pour l'intégrité du TNP. Nous poursuivons ainsi nos efforts pour préserver le JCPoA et obtenir de l'Iran qu'il revienne en conformité avec cet accord. Et nos efforts pour parvenir au démantèlement complet, vérifiable et irréversible des programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord.

2) Deuxième pilier de notre approche : l'approfondissement du travail normatif que nous menons dans cette enceinte. Avec la négociation, ici-même, d'un Traité d'Interdiction de Production de Matières Fissiles à usage militaire (FMCT). Vous avez récemment eu l'occasion de visiter nos installations de Pierrelatte et Marcoule que nous avons démantelées de façon irréversible et vous savez donc que, sur ce sujet, la France a donné l'exemple.

Avec l'universalisation du Traité d'Interdiction Complet des Essais (TICE), négocié avec succès par la Conférence - je tiens :a le rappeler. Avec de nouveaux échanges sur la vérification du désarmement nucléaire, pour garantir que tout accord de désarmement soit vérifié de façon robuste.

3) Enfin, il faut conduire des travaux concrets pour la réduction des risques stratégiques et pour le renforcement de la confiance et de .la transparence sur les arsenaux et les doctrines et stratégies nucléaires des Etats dot's du P5.

Je n'ignore pas la qualité des discussions qui ont lieu a Genève sur ce sujet et je veux en saluer la cheville ouvrière : l'UNIDIR [Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement, dont nous célébrons les 40 ans d'activité cette année.

Nous sommes également convaincus de l'importance de définir un nouvel agenda pour la maîtrise des armements. Un agenda dans lequel la France souhaite s'engager et encourage ses partenaires européens à s'engager à ses côtés. C'est indispensable. A la fois pour sauvegarder les instruments existants, avec le renouvellement que nous souhaitons du traité New Start qui lie les Etats-Unis et la Russie. Et pour nous doter d'instruments nouveaux, suite A l'effondrement du Traité FNI et du Traité sur les Forces conventionnelles en Europe.

Dans le domaine, justement, des armes conventionnelles, d'importants travaux se poursuivent au sein du groupe gouvernemental d'experts sur les systèmes d'Armes Létaux Autonomes.

Nous devons travailler à les renforcer. Car, une fois posées les bases d'un accord international sur ce sujet, des inquiétudes sont apparues que les réalités stratégiques actuelles ne justifient en rien. Il faut désormais que chaque pays cherche, sans attendre, à mettre en oeuvre, au niveau national, les onze principes qui ont été agrées dans ce cadre. Avec l'Allemagne, nous plaiderons pour que des engagements politiques précis soient pris lors de la Conférence d'examen de 2021 de la CCAC [Convention sur certaines armes classiques.

Et je n'oublie pas la question des armes explosives dans les conflits urbains. Il faut que leur usage soit encadré par une coopération accrue entre Etats, en particulier grâce à l'échange de bonnes pratiques. C'est ce que doit viser la déclaration, politique qui est actuellement en négociation ici, à Genève.

Mesdames et Messieurs, Je veux, pour conclure, vous redire le plein soutien de la France à la Conférence du désarmement et saluer le travail de tous les experts de la communauté du désarmement, dont je sais l"engagement sincère et exigeant sur ces questions d'importance vitale.

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samedi 30 novembre 2019

Procès Onana: Richard Gisagara risque de se casser des dents !

Paris, Charles Onana, drapé du drapeau de la Cà´te d'Ivoire par la diaspora ivoirienne. Photo Réveil FM International, archives

Richard Gisagara, c'est la terreur en toute puissance. L'avocat de Pontoise, dont l'appartenance au FPR et des accointances avec Paul Kagame dictateur Rwandais et bourreau du peuple congolais-ex-zaïrois ne sont plus à  démontrer. Et le bras droit de Kagamé se croit tout permis en France comme s'il était au Rwanda. Des faussaires de l'histoire et assassins de la mémoire des victimes du génocide rwandais sont à  Kigali et non pas à  Paris. Le 8 avril dernier, il s'est s'autorisé ce qu'un avocat ne pouvait pas faire. Il a fait pression au club Mediapart pour dépublier l'article mis en ligne de Charles Onana: 6 avril 1994-6 avril 2019, 25 ans de mensonges, de silence sur l'assassinat de deux chefs d'Etat africains! Culotté, Richard Gisagara s'est réjouit sur son compte Twitter de cet ignoble réussite. On se croirait en France sous l'occupation de IIIè Reich des Nazis où le bà¢illonnement des journalistes étaient monnaie courante. Je l'avais appelé pour lui signifier ma désapprobation. Il m'avait répondu, c'est sa cliente "Communauté Rwandaise de France" qui lui avait demandé cette démarche comme si celle-ci était au dessus des lois. Ne fallait-il pas passer par un juge pour déplubier l'article de Charles Onana sur mon site ? Culotté, Richard Gisagara, cet extrémiste Kagamiste s'est autorisé de porter plainte contre moi d'avoir osé publier Charles Onana. Je suis victime de double peine: dépublication et procès !

Richard Gisagara, bras droit de Paul Kagamé en tenue du FPR-Rwandais !

Journaliste Congolais, je soutiens la démarche de vérité de Charles Onana. Digne fils d'Afrique, journaliste aguerri et politologue expérimenté sur les pays des grands Lacs. La République démocratique du Congo est victime d'agression-invasion Ougando-Rwandaise. Paul Kagamé, le dictateur Rwandais et bourreau du peuple congolais (ex-Zaïrois), 12 millions de morts, est le plus grand pyromane, criminel et Négationniste du génocide qu'il a commis au Congo-ex-Zaïre. Paul Kagamé est le Conquistador, pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo ex-Zaïre. Paul Kagamé est l'instigateur, le promoteur et le financier de toutes les rebellions qui endeuillent l'Est de la République démocratique du Congo: Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) et ils se sont déclarés Mouvement du 23 Mars (M23) dont les revendications sont rwandaises et non congolaise. James Kabarebe, qui a été chef d'Etat Major sous Laurent-Désiré Kabila, lorsque ce dernier avait décidé que les Rwandais qui l'avaient aidé à  accéder au pouvoir rentraient chez eux au Rwanda. N'est-ce pas le même James Kaberebe devenu Chef d'Etat Major au Rwanda, qui a déclenché la seconde guerre d'agression contre la RDC, le 2 aoà»t 1998 ? James Kabarebe n'est-il pas le ministre de la Défense de Paul Kagamé ? Comment peut-on se déclarer Congolais le matin et le soir être Rwandais ? Le criminel Laurent Nkundabatwaré qui a commis des crimes imprescriptibles en RDC, pour échapper au Tribunal Pénal international, n'a-t-il pas brandi sa nationalité rwandaise acquise paraît-il en 1991 et agité même sa carte de membre des services de renseignement obtenue en 1994, prouvant ainsi qu'il avait joué un rà´le important dans la chute du régime rwandais d'Habyarimana. Bosco Ntanganda, qui vient d'être condamné à  30 ans de prison à  la CPI, Sultani Makenga, Jean Marie Runinga et autres criminels Rwandais patentés ne sont-ils pas au service de Paul Kagamé ? Comment Richard Gisagara pense-t-il nous imposer le génocide des rwandais alors même que ces sont des rwandais qui commis le plus grand génocide en RDC, un génocide silencieux que personne ne veut voir car l'objectif premier est le pillage des ressources ? Un régime politique ne devrait pas dicter sa lecture de l'histoire aux universitaires et aux scientifiques, mais plutà´t les données, les sources, l'analyse et la méthode. Concernant les événements de 1994 au Rwanda, le régime de Paul Kagamé s'attache les services de certains universitaires et de nombreux journalistes pour attaquer, discréditer et finalement dicter sa seule lecture des événements du Rwanda.

Opération Turquoise au Rwanda en 1994. © Photo : Nicolas José/Sipa

Les juges en France ne sont pas adeptes et aux ordres FPR, ils disent la loi au nom de la République française. Richard Gisagara-Communauté Rwandaise de France vient de porter plainte contre Charles Onana. En cause, l'interview considérée comme "Négationniste" qu'Onana a accordée à  Vincent Hervouà«t sur LCI sur son dernier livre: "Rétablir la vérité sur l`Opération Turquoise".

Voici les Raisons de Réveil FM International que Richard Gisagara, homme de main de Paul Kagamé risque de se casser des dents :

1. Charles Onana est le journaliste d'investigation et politologue Franco-Camerounais qui fait honneur au continent d'Afrique. Il a un parcours traçable et la défense de sa thèse en doctorat à  l'université de Lyon, fait partie de son couronnement: "L'Opération Turquoise et la controverse médiatique, analyse des enquêtes journalistiques, des documents secret-défense et de la stratégie militaire". Il a analysé les accusations de la presse sur le rà´le de la France de 1994 à  2014. Il a confronté ces données à  de nombreuses archives américaines, rwandaises, onusiennes, françaises, et à  des témoignages d'acteurs de premier plan... Contrairement à  Richard Gisagara, avocat certes, qui défend aveuglement une idéologie du régime sanguinaire rwandais. Membre du FPR, principal artisan du régime dictatorial au Rwanda (justice aux ordres, presse, journalistes et médias muselés, exécutions extrajudiciaires...Richard Gisagara utilise les institutions démocratiques françaises pour s'en prendre, chercher à  faire taire ceux qui dénoncent la dictature rwandaise. Négationnisme et Révisionnisme sont les deux épées que brandissent Paul Kagamé et son régime sanguinaire pour museler. Richard Gisagara a-t-il reçu l`aval du régime de Kigali qui seul détient la gà¢chette de cette arme ? Son interprétation de la loi à  des fins politiques pour museler Charles Onana risque de se retourner contre lui et le régime dictatorial du Rwanda qu'il défend. L'opprobre sera Kagamienne et éclaboussera tous les kagamistes. Charles Onana est loin d'une idéologie. Il défend des faits et n'est pas complaisant. Dans sa biographie, Charles Onana a publié plusieurs ouvrages où il critique la France, par exemple dans "La France et ses tirailleurs: Enquête sur les combattants de la république, 1939-2003", "France-Cà´te d'Ivoire: la rupture", "1940-1945: Noirs, Blancs, Beurs : libérateurs de la France", "Un racisme français: le communautarisme blanc menace la république". Charles Onana est un homme des dossiers. Rien que pour son dernier ouvrage: Rétablir la vérité sur l`Opération Turquoise, Charles Onana a fouillé plus de 400 documents du Conseil de sécurité de l'ONU. Richard Gisagara, même avec son souffleur Paul Kagamé, a intérêt a bien réviser ses cours de droits, pour ne pas se ramasser devant les juges !

2. Pierre Péan était critiqué par ses accusateurs qu'il était Français Blanc et ne connaissait pas l'Afrique. Franco-Camerounais, Charles Onana est Africain ! La Communauté Rwandaise de France ne pas lui dénier le fait de ne pas être africain. Le Cameroun, c'est l'Afrique en miniature sur le continent. Charles onana est le vrai successeur émérite du grand journaliste d'investigation Pierre Péan qui a été son ami. Il a repris le flambeau et il l`amènera loin et très loin. Le 31 juillet 2019, jour de l'enterrement de Pierre Péan à  Bouffémont, Charles Onana a été à  l'Eglise Saint George pour la célébration des obsèques. Nous avions marché juqu'au cimetière de Bouffémont dans l'Oise. Et puis dans la salle municipale pour l'exposition et des témoignages. Tout au long de la journée, Charles Onana a pleuré de toutes ses larmes. Je crois qu'il a pris la mesure de la responsabilité qui lui incombait ce jour-là . Les extrémistes Rwandais, n'oseront pas accuser Charles Onana de ne pas être Africain et de ne rien comprendre de l'Afrique. Il est la prunelle des yeux pour des Congolais-ex-Zaïrois, les Ivoiriens l'adulent, les Tchadiens, Soudanais, Sénégalais l'aiment, les Rwandais en majorité Hutu l'ont adopté. Richard Gisagara, qui est au service du régime Hitlérien et Nazi de Paul Kagamé risque de se retrouver avec toutes les pancartes des différentes diasporas africaines contre son Paul Kagamé au Palais des justice. Pour tenter d'enfoncer Pierre Péan, les accusateurs ramenés des pleureuses Tutsi de Kigali à  Paris. Toutes les femmes africaines dans la diaspora savent pleurer.

3. Le génocide Rwandais est usé et abusé comme un fonds de commerce. Il est brandit comme une interdiction pour ne museler des journalistes, médias, chercheurs, politiciens, activistes des droits de l'homme...le génocide rwandais est un paravent! Or Charles Onana prouve par ses recherches que le vrai objectif du FPR de Paul Kagamé était l'invasion de la République démocratique du Congo ex-Zaïre pour mieux piller ses ressources. Envahir ses terres et voler ses richesses. Cela où le bà¢t blesse pour tous ceux qui chérissent et caressent le génocide rwandais pour mieux enfumer l'opinion internationale. Ce sont des crimes commises au Congo, pillages et recels des ressources minières de la République démocratique du Congo, qui ont permis à  Paul Kagamé de construire le Rwanda et de commencer à  se vanter comme un meilleur dirigeant africain.

4. Richard Gisagara voudrait-il faire de la France, un "Goulag" pour des journalistes ? Le Rwanda est classé par Reporters Sans Frontières 155è sur 180 pays ! Déjà  au pays des Mille collines, Les législateurs rwandais considèrent comme une "humiliation" la publication de caricatures représentant une personnalité de l'Etat. La loi prévoit une peine de deux ans d'emprisonnement et une amende de plus de mille dollars US. Et la pénalité est double si la personnalité faisant l'objet de la caricature est un député ou un "haut responsable". Pour sa première venue en France, sous Nicolas Sarkozy, Paul Kagamé avait eu sa déconvenue: Alain Juppé, Ministre des Affaires étrangères s'était sciemment absenté pour ne pas le rencontrer et lui serrer la main. Les militaires français étaient en colère et remontaient contre sa présence en France. Le 12 septembre 2011, c'est nous journalistes Congolais qui étions empêchés de poser des questions aux ministres rwandais au Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (CAPE). "Le journaliste Congolais Roger Bongos a été brièvement interpellé par la police française lundi 12 septembre en marge de la visite du président rwandais Paul Kagame. Venu assister à  la conférence de presse de Louise Mushikiwabo, Ministre des affaires étrangères rwandaise, au Centre d`accueil de la presse étrangère (CAPE), Roger Bongos a été prié de quitter la salle pour être maintenu dans un fourgon de Police jusqu`à  la fin de la conférence de presse. Plusieurs incidents ont émaillé la visite du président rwandais Paul Kagame en France. Mais un événement est passé inaperçu. La scène se passe au CAPE, le Centre d`Accueil de la Presse Étrangère à  Paris, en face du pont Alexandre III. Un journaliste congolais du site Afrique Rédaction, Roger Bongos, a été empêché d`assister à  la conférence de presse de Louise Mushikiwabo, Ministre des affaires étrangères rwandaise et de plusieurs ministres. Pourtant accrédité par ce Centre de presse, Roger Bongos a été `` invité » par la police français à  sortir de la salle et à  s`installer dans un fourgon de police pendant toute la durée de la conférence de presse. Joint par téléphone, notre confrère nous explique s`être installé dans la salle de conférence à  14h40 pour y préparer son matériel. A 15h15 deux policiers français viennent trouver Roger Bongos, l`invitant à  les suivre. A l`extérieur du Centre, le journaliste demande des explications aux deux hommes qui lui répondent qu`il `` ne peut pas assister à  cette conférence ». Roger Bongos proteste en leur montrant sa carte de journaliste de l`APE, l`Association de la Presse Étrangère. Rien n`y fait, le journaliste est embarqué dans un fourgon de police jusqu`à  17h40… heure de la fin de la conférence de presse. Visiblement, ce journaliste congolais n`était pas le bienvenu à  cette rencontre entre plusieurs ministres rwandais et la presse étrangère à  Paris". Il est vrai que la visite du président rwandais s`est déroulé dans un climat de tension permanent. Entre l`opposition rwandaise qui s`estime traquée et muselée et les Congolais de RDC qui tiennent pour responsable Paul Kagamé de tous leurs malheurs à  l`Est du pays, les services de sécurité rwandais et français étaient sur les dents. Pour toutes ces raisons, certains médias `` hostiles » ont été tenus à  l`écart de la visite présidentielle. C`est visiblement le cas de Roger Bongos, journaliste, certes engagé, et de son site Afrique Rédaction. Ému par sa mésaventure, Roger Bongos s`est déclaré très étonné que ce type de pratiques se déroulent en France `` dans le pays des droits de l`homme ». De nombreux journalistes présents au CAPE ont protesté contre cette entrave à  la liberté de la presse en France. Au sommet de la francophonie à  Erevan en Arménie, moi Freddy Mulongo, j'ai été muselé par Louis Mushikiwabo qui était nommé Secrétaire général de l'OIF ! Erevan: Un "Modérateur-Museleur" qui bà¢illonne pour Louise Mushikiwabo ! https://blogs.mediapart.fr/freddy-mulongo/blog/141018/erevan-un-moderateur-museleur-qui-baillonne-pour-louise-mushikiwabo-2.

5. Richard Gisagara doit savoir qu'il n'a pas un procès contre un Blanc Pierre Péan mais contre un Africain Charles Onana. Ce procès qu'il intente à  un fils de l'Afrique non Rwandais qu'il sache qu'il sera celui des intelligences, réseaux et lobbys. Il n'a pas gagné d'avance. Nous sommes pas à  Kigali où la justice est aux ordres, la presse, des journalistes et médias sont bà¢illonnés, les exécutions extrajudiciaires sont commises pour défendre l'idéologie hégémonique de ceux qui sont au pouvoir. Nous sommes à  Paris, ville lumière, la différence est de taille. Plusieurs enquêtes sérieuses, menées dans des pays différents et par différents acteurs prouvent les activités d`espionnages, de surveillance ainsi que des assassinats d`opposants et activistes Rwandais ou encore d`autres personnes qui se montrent critiques au régime dictatorial et sanguinaire de Paul Kagame ou dénoncent ses crimes. Parmi ces enquêtes :

En Belgique, la sà»reté de l`Etat ``confirme que les services de renseignement rwandais sont actifs» sur le sol belge. ``Ils tentent principalement d`affaiblir ce qui est perçu comme une menace politique potentielle émanant de l`opposition rwandaise en Belgique».

Aux Etats-Unis, le géant américain Whatsapp a conclu que le Rwanda était parmi les pays qui avaient recours aux piratages de smartphones de ses opposants et critiques. Au Sénat Américain une enquêtes est en passe de démarrer également.

Au Canada, la journaliste Chantal Lavigne dans son reportage `` Des espions parmi nous » relate les activités criminelles d`espionnages et d`assassinats de la dictature rwandaise.

En Australie, la chaîne ABC est arrivée aux mêmes conclusions d`espionnages et intimidations de réfugiés rwandais en Australie.

En Afrique du Sud et au Kenya, plusieurs membres des services de l`ambassade ont été arrêtés ou expulsés pour leurs activités incluant les assassinats et tentatives d`assassinats, dont certains ont été reconnus à  demi-mot par Paul Kagame, lui-même.

Au Royaume-Uni, le gouvernement britannique a mis en garde, trois ressortissants britanniques que leurs vies étaient en danger, et que la menace provenait du gouvernement rwandais.

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samedi 17 août 2019

France: Emmanuel Macron rend hommage aux soldats africains en Provence !

Le Président Emmanuel Macron a commémoré, jeudi, le 75e anniversaire du débarquement de Provence aux cà´tés des présidents ivoirien et guinéen Alassane Ouattara et Alpha Condé. L'occasion de mettre l'accent sur la participation des soldats venus d'Afrique. Alpha Condé, président de la République de Guinée depuis 2010. à€ 81 ans, il souhaite changer la Constitution afin de rempiler pour un nouveau mandat, alors que la Constitution guinéenne lui interdit de se présenter à  la prochaine élection présidentielle de 2020. Alassane Ouattara est sur la même poussée du tripatouillage de la Constitution en Cà´te d'Ivoire.

Alassane Amadou, Boudjema Ben Hamou, Bruneta Maurice, Cisse Samba, Diegane Douf, Morana François, Niakara Ballo, Rabah Ben Ali, Sedio Traoré, Yahyaoui Mouhoub... Des tirailleurs sénégalais, algériens, tunisiens, des pieds-noirs. C`est dans la nécropole nationale de Boulouris, près de Saint-Raphaà«l, dans le Var, que reposent 464 combattants de l`armée B française, devenue ensuite la 1re armée de l'Hexagone, tombés lors de ces combats.

Près de 250 000 soldats des forces françaises ont participé en aoà»t 1944 au débarquement de Provence, dont 90 % était originaires d`Afrique du Nord et d`Afrique subsaharienne, européens et non européens rassemblés. Traditionnellement, cette commémoration annuelle est l'occasion de saluer la contribution des combattants des anciennes colonies françaises à  la Libération. Lors du 50e anniversaire en 1994, 18 pays africains avaient été représentés et pour le 60e, en 2004, une quinzaine de chefs d'État d'Afrique noire et du Maghreb étaient présents.

Alors que la France commémorait jeudi le 75ème anniversaire du débarquement de Provence, le président a évoqué la mémoire des soldats africains. Un hommage un peu tardif, estime Julien Masson, qui a recueilli le témoignage des derniers tirailleurs sénégalais. Le 15 aoà»t 1944, deux mois après le célèbre débarquement de Normandie, des troupes françaises et alliées prennent d`assaut Toulon et Marseille pour libérer le sud du pays. La moitié des bataillons français proviennent d'Afrique. Tirailleurs sénégalais et algériens, goumiers et tabors marocains et pieds-noirs, jouent un rà´le crucial dans la victoire. Pendant toute la Seconde Guerre Mondiale, 55'000 d'entre eux meurent au combat.

Malgré leur rà´le majeur, ces combattants sont moins bien traités que leurs frères d'armes, pendant et après la guerre. "Il y avait une disparité de traitement entre les soldats blancs et les soldats noirs, qui avaient entre autres une solde différente", explique le photographe et réalisateur Julien Masson, qui a recueilli dans un livre et un film les témoignages des derniers tirailleurs sénégalais.

Politologue et journaliste d'investigation, Charles Onana écrit sur sa page Facebook: "La France a une part d`Afrique en elle. Et sur ce sol de Provence, cette part fut celle du sang versé". Ces mots du président Macron sont accueillis avec plaisir par ceux qui connaissent un peu l'histoire. De Gaulle les approuverait. Lui qui, plus que quiconque, dans la solitude de Londres en juin 1940, savait ce que cela voulait dire que de résister et lutter. Lui qui a mesuré ce que pouvait signifier avoir le soutien de l'Afrique quand beaucoup en métropole préféraient la soumission et la résignation. Quand j'ai publié en 2003 la France et ses tirailleurs, certains grinçaient des dents, mécontents de me voir relater cette part de l'histoire de France, d'Afrique et du monde. Il s'agissait de la Seconde guerre mondiale telle que l'on ne l'enseignait pas. Je ne savais pas en écrivant ce livre que seize ans plus tard, les tirailleurs, souvent méprisés tant en Afrique qu'en France, bénéficieraient d'une si grande publicité... Une fois de plus, j'ai eu tort de parler avant l'heure... Il faut savoir être dans l'air du temps. J'ai pris la fà¢cheuse habitude d'être en décalage tout le temps... C'est heureusement bon pour la santé de l'esprit. Une noble pensée à  tous ces honorables anciens que j'ai rencontrés au Sénégal et qui sont presque tous partis. Mon Joseph Ndiaye, ancien conservateur de la maison des esclaves de Gorée, qui me disait "fiston, j'étais libérateur", avec son habituel sourire de fierté, aurait apprécié ces quelques mots gentils pour ce qu'ils ont fait entre 1940 et 1945".

Voici le discours du Président Emmanuel Macron à  l`occasion du 75ème anniversaire du débarquement en Provence à  Saint-Raphaà«l (Var), le 15 Aoà»t 2019

Messieurs les Présidents de la République de Cà´te d`Ivoire et de la République de Guinée, monsieur le Président, madame la Secrétaire d`État auprès de la Ministre des Armées, monsieur le Chef d`État-Major des Armées, mesdames et messieurs les Ambassadeurs, mesdames et messieurs les élus, monsieur le Préfet, messieurs les anciens combattants, mesdames et messieurs.

Il y a 75 ans, avec l`aide des forces alliées, la France brisait enfin les chaînes dans lesquelles l`armée d`Hitler l`avait enchaînée durant quatre longues années, car pour la seconde fois, en cette année 1944, une armada de braves débarquaient sur les plages de notre pays pour le délivrer du joug de l`occupant. Il y eut le débarquement de Normandie et il y eut le débarquement de Provence. Il y eut le 6 juin et il y eut le 15 aoà»t. La reconquête de la France avait commencé par le nord, sur les cà´tes de la Manche, elle se poursuivit par le sud sur les cà´tes de la Méditerranée.

Et cette fois, nos libérateurs étaient majoritairement français. Sur les plages de Cavalaire et de Saint-Raphaà«l, dans les villes de Toulon et de Marseille, dans les massifs des Maures et de l`Esterel, la France renouait enfin un fil rompu quatre ans auparavant : celui de ses valeurs et de sa grandeur. Ce n`était plus des groupes épars ou des détachements esseulés qui se levèrent alors. C`était une armée nationale reconstituée, `` une belle armée française », selon les mots du Général DE LATTRE DE TASSIGNY dans toutes ses composantes terrestre, maritime, aérienne, une armée d`environ 250 000 hommes soutenus par plus de 120 000 soldats des forces alliées britanniques, américains, canadiens et de tant d`autres nations, une armée qui sortait enfin de l`ombre et de l`exil pour se préparer au rendez-vous de l`histoire. Après la débà¢cle, l`occupation et la collaboration, après l`humiliation, l'assujettissement et l`infamie, la France retrouvait l`éclat de ses couleurs, celles que DE GAULLE porta si haut à  Londres, Brazzaville, puis Alger.

Le débarquement du 15 aoà»t est le deuxième acte de notre libération. Après Overlord, ce fut l`opération Dragoon, le débarquement de Provence mené sur les ordres de l`Amiral américain HEWITT, puis de son compatriote le Général PATCH. Il permit d`ouvrir un nouveau front, de déloger les garnisons d`Hitler en les chassant du sud de la France et de ravitailler toutes les troupes alliées. Le 15 aoà»t, donc, des milliers d`hommes guidés par la liberté, traversèrent la Méditerranée. Ils avaient embarqué en Corse et en Algérie, en Italie, à  Malte.

Bientà´t, une armada fantastique de plusieurs centaines de bà¢timents de guerre convergeait sur les rives du Var. Au cà´té de leurs alliés américains, qui débarquèrent en nombre et en force ce premier jour, les forces françaises étaient là  : des marins, des aviateurs, des soldats, fiers et déterminés. Les premiers libérateurs vinrent du ciel.

Dès l`aube, des avions de guerre et des milliers de parachutistes américains et britanniques qui avaient pris leur envol quelques heures plus tà´t, vibrant à  l`unisson de chants guerriers, prirent d`assaut la Provence et bloquèrent les accès aux renforts allemands. Après les airs, la mer allait bientà´t charrier sur notre sol ses flots de soldats. A bord de leurs canots, deux commandos français se faufilèrent dans la nuit pour débarquer en éclaireur.

A Théoule, les hommes du groupe naval d`assaut se heurtèrent aux champs de mines et aux tirs ennemis. Les pertes furent terribles. Mais au Cap-Nègre, les hommes des commandos d`Afrique escaladèrent la façade abrupte, réduisirent au silence une batterie d`artillerie au sommet du Promontoire, puis sécurisèrent l`ensemble de la zone.

L`affrontement fut violent. Mais la mission était accomplie. Le débarquement pouvait alors commencer. Il était 8 heures. Appuyées par la puissance de feu de la force navale, les premières vagues d`assaut déferlaient sur Alpha, Delta, Camel, les plages de l`opération. Le soir même, 100 000 soldats, notamment américains, avaient déjà  pris pied sur le sol provençal. La libération du sud de la France était en marche.

Le lendemain, l`armée B, qui sera bientà´t rebaptisée première armée française, entrait en scène. Des milliers d`hommes aux parcours si divers et aux destinés si différentes, dans la guerre comme dans la vie, dans une fraternité d`arme et dans une fraternité d`à¢me, partageaient un même idéal et un même courage : abnégation, bravoure, panache. Cette armée était à  l`image de son chef, Jean DE LATTRE DE TASSIGNY. Ce Vendéen, fait de la même trempe que son voisin CLÉMEANCEAU, était un combattant de Verdun et du Chemin des Dames.

En novembre 1942, il avait suivi le seul chemin qui vaille, celui de l`honneur, et gagna Alger pour prendre le commandement de cette première armée française. Parmi les valeureux combattants de sa grande armée, il y avait des Français libres venus de la métropole, dont certains s`étaient déjà  couverts de gloire en Tunisie, en Sicile, en Corse, en Italie. Il y avait aussi bon nombre de Résistants de la France des outremers, des dissidents des Antilles, des Guyanais, des Réunionnais, des Tahitiens, des Néo-Calédoniens, qui avaient souvent pris tous les risques pour rejoindre l`armée de DE LATTRE.

Mais la très grande majorité, des soldats de la plus grande force de l`armée française de la libération, venait d`Afrique. Français d`Afrique du nord, pieds noirs, tirailleurs algériens, marocains, tunisiens, zouaves, spahis, goumiers, tirailleurs que l`on appelait sénégalais, mais qui venaient en fait de toute l`Afrique subsaharienne, et parmi eux des Guinéens, des Ivoiriens, cher Alpha, cher Alassane.

Tous se sont unis contre l`ennemi nazi au service du drapeau et de la liberté. Tous ont fait preuve d`un courage immense et d`une bravoure hors pair. Ils ont payé un lourd tribut à  la victoire qu`ils ont largement contribuée à  forger. Ils sont des milliers à  s`être sacrifiés pour défendre une terre lointaine, une terre souvent inconnue, une terre jusqu`alors jamais foulée, une terre à  laquelle ils ont à  jamais mêlé leur sang.

Ils ont fait l`honneur et la grandeur de la France et pourtant qui d`entre nous se souvient aujourd`hui de leurs noms, de leurs visages ? Vous en avez rappelé quelques-uns monsieur le Professeur. Qui se souvient d`un héros comme Yorgui KOLI, cet homme né au Tchad en 1896 qui fit toute sa carrière dans l`armée française ? Sous-officier en 1940, il refusa l`armistice et rallia la France libre avec ses hommes à  partir du Congo, il fut ensuite de toutes les batailles de la campagne d`Afrique, débarqua le 17 aoà»t 1944 sur ces plages de Provence après s`être coiffé des lauriers durant la campagne d`Italie.

Fait compagnon de la Libération en 1945, comme 16 autres Africains, naturalisé Français en 1949, il regagna ensuite le Tchad et la vie civile. Je pense à  un autre compagnon de la Libération, le Lieutenant Mohamed BEL HADJ. Né en Algérie en 1905, en juin 1942 à  Bir-Hakeim alors Adjudant, il sauve par deux fois, au péril de sa vie, son Commandant de compagnie. Débarqué en Provence le 17 aoà»t avec ses frères d`armes du 22ème bataillon de marche nord-africain, Mohamed BEL HADJ est mort pour la France le 10 janvier 1945 au cours de la campagne d`Alsace. Il dit au médecin qui tentait de soigner sa blessure : `` le Lieutenant BEL HADJ va mourir mais cela ne fait rien. Vive la France ! ».

Honoré à  juste titre par leurs camarades de l`époque, ces combattants africains, pendant nombre de décennies, n`ont pas eu la gloire et l`estime que leur bravoure justifiait. La France a une part d`Afrique en elle et sur ce sol de Provence, cette part fut celle du sang versé. Nous devons en être fiers et ne jamais l`oublier : les noms, les visages, les vies de ces héros d`Afrique doivent faire partie de nos vies de citoyens libres parce que sans eux nous ne le serions pas.

C`est pourquoi je lance aujourd`hui un appel aux maires de France pour qu`ils fassent vivre par le nom de nos rues et de nos places, par nos monuments et nos cérémonies la mémoire de ces hommes qui rendent fiers toute l`Afrique et disent de la France ce qu`elle est profondément : un engagement, un attachement à  la liberté et à  la grandeur, un esprit de résistance qui unit dans le courage. Je sais que certains maires ont déjà  honoré de cette dette de mémoire et de fraternité — Reims, Menton ou encore Chasselay et tant d`autres communes.

La gloire de tous les soldats de la Libération est immense et notre gratitude en retour doit être impérissable et nous n`oublierons rien ni personne. Aussità´t qu`elles eurent débarquées, les troupes tricolores se tournèrent vers les deux mà´les de résistance allemands : Toulon et Marseille. La conquête de ces ports en eaux profondes était indispensable mais les garnisons ennemies eurent le tort de tenir jusqu`au bout, coà»te que coà»te, à  n`importe quel prix. Les affrontements furent à¢pres. Les rues, les fortifications, les bunkers furent le théà¢tre de rudes batailles.

Pourtant, dès le 23 aoà»t, Toulon était libérée, 12 jours avant les prévisions initiales. Et après d`épiques combats sur la colline de Notre-Dame de la Garde et alors que la nouvelle de la libération de Paris se répandait, Marseille était reprise le 29, avec 26 jours d`avance sur le calendrier stratégique. Ces succès éclatants des forces françaises et alliées, nous les devons au courage des troupes et à  l`audace de leurs chefs aguerris et intrépides, à  l`image du Général DE MONSABERT, lui que le régime de Vichy avait déchu de sa nationalité française.

Nous le devons à  tous les soldats alors présents mais aussi à  la Résistance intérieure, à  toutes ces femmes, à  tous ces hommes farouchement résolus à  accomplir le devoir simple et sacré qu`évoquait le Général DE GAULLE. Le 15 aoà»t résonna comme un signal. L`insurrection nationale pouvait paraître au grand jour, les forces françaises de l`intérieur furent de tous les combats, de toutes les luttes : Draguignan, à  l`époque préfecture du Var, fut ainsi libérée par les Résistants eux-mêmes, dès le 16 aoà»t, soutenus peu après par l`arrivée des troupes.

Le 19, les Marseillais se soulevaient à  leur tour. Ici, en Provence, cette infanterie patriotique se leva partout sans rien attendre que les fruits de la liberté. En maints endroits elle balisa le chemin des armées de la Libération, accompagna l`armée régulière avant souvent de la rejoindre. Par le sang versé, la Résistance a reconduit le pacte séculaire de la France avec la liberté.

Nous savons leur grandeur, mais nous ne trouverons jamais assez de mots, ou des mots assez puissants, pour leur dire notre gratitude d'avoir ainsi continué à  se battre pour que vivent nos valeurs, pas de mots assez forts pour dire ces années de combat, parfois de doute, de ceux qui, dans cette région numéro 2, ont pris parfois tous les risques, comme le Capitaine ALEXANDRE, un certain René CHAR, et tant de compagnons d'armes. Grà¢ce à  ces forces conjuguées, moins d'un mois après le débarquement du 15 aoà»t, l'armée du Général DE LATTRE a rejoint celle du Général LECLERC, le 12 septembre, en Bourgogne, dans une émotion indescriptible.

L'étau se refermait. L'occupant était acculé hors de France. Après Toulon, Paris avait été libéré, puis Marseille, puis Lyon. Strasbourg attendait encore, mais quelques semaines seulement. La victoire, désormais, était inéluctable, et la France y avait pris sa part.

En ce jour, nous nous rappelons combien le débarquement de Provence et l'épopée de nos armées ont été décisifs pour la France et pour l'Europe, pour la place de la France dans le cercle des puissances victorieuses, pour la place de la France dans le monde. C'est une page cruciale de notre histoire, car ce fut plus qu'un sursaut, une résurrection. En 1944 et en 1945, la France redevenait la France. Elle recouvrait sa liberté et sa souveraineté, elle renouait avec ses valeurs et avec ses vertus. Vétérans, anciens combattants, anciens résistants, soldats de la Libération, je veux vous dire ici, en ce jour, à  nouveau, la reconnaissance de la nation.

Vous avez redonné à  notre pays sa liberté et sa dignité. Vous avez redonné ses couleurs à  notre drapeau et sa devise à  notre peuple. Votre engagement suprême est notre héritage. Il nous revient de le préserver, de le transmettre, de le faire fructifier contre tous les obscurantismes, contre l'ignorance, contre l'oubli, dire, raconter ce souvenir, agir à  notre tour pour que cette histoire, trop peu connue de nos concitoyens, prenne toute sa place dans nos mémoires et dans nos cœ“urs, à  la juste mesure du sang versé, pour rappeler aussi que cette liberté est venue de la Méditerranée par les Français, les alliés, les combattants d'Afrique unis dans l'amour de la liberté et de notre patrie, car tel est le vrai visage de notre Méditerranée. Chère jeunesse de France, votre participation à  cette cérémonie vous engage, car désormais, vous savez, vous avez vu.

Cela fait de vous non pas seulement les héritiers naturels mais encore les émissaires de cette histoire, car celle-ci vous honore mais vous oblige également. Vous devez la porter, en réaliser les promesses et en mesurer la dette. Nous ne vivrions pas libres sans tous ces héros et résistants de Londres, les résistants de l'ombre, les soldats du 6 juin et ceux du 15 aoà»t qui, pour certains, sont là , devant vous, devant nous, et qui, toujours, doivent vivre en nous. C'est en ne cédant rien de ce qu'ils ont conquis, eux qui ont contribué à  faire de la France une nation libre et souveraine, que nous serons dignes de leur combat.

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mardi 14 mai 2019

Aux Invalides: Emmanuel Macron a présidé l'hommage aux deux soldats d'élite tués au Burkina Faso!

Hà´tel des Invalides, Emmanuel Macron lors de son hommage aux deux soldats d'élite !

Le Président Emmanuel Macron a présidé l'hommage aux deux soldats d'élite tués au Burkina Faso à  l'hà´tel des Invalides à  Paris. Les deux commandos de marine reçoivent à  titre posthume le titre de Chevaliers de la Légion d'Honneur des mains du chef d'Etat.

La France a rendu ce 14 mai un hommage national, lors d'une cérémonie dans la cour des Invalides à  Paris en présence du président de la République, aux deux commandos de marine tués au Burkina Faso en libérant des otages enlevés au Bénin. Les cercueils de Cédric de Pierrepont, 33 ans et Alain Bertoncello, 28 ans, recouverts du drapeau tricolore, traversent d'abord la Seine sur le pont Alexandre III, où ``tous ceux qui veulent saluer une dernière fois les militaires pourront venir se recueillir», a fait savoir le ministère des Armées.

Les cercueils et les portraits des deux militaires sont ensuite disposés cà´te à  cà´te dans la cour d'honneur des Invalides, où le président Emmanuel Macron a fait une brève allocution, suivie de la sonnerie aux morts et de la Marseillaise.

Une cérémonie d'honneurs militaires, réservée aux familles et aux proches des deux membres des Forces spéciales, a déjà  eu lieu le 13 mai aux Invalides, au cours de laquelle le chef d'état-major de la Marine, l'amiral Christophe Prazuck, a présenté ses condoléances aux familles et a décoré les soldats, à  titre posthume, de la médaille militaire et de la Croix de la valeur militaire.

Le 10 mai, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, deux membres du commando de marine Hubert de Saint-Mandrier ont été tués au Burkina Faso en participant à  une opération victorieuse de libération de quatre otages - deux Français, une sud-Coréenne et une Américaine. Une enquête a été confiée à  la DGSI, ainsi qu'à  la sous-direction antiterroriste, sur ces événements.

10h35 Interrogée par TF1, la secrétaire d'Etat auprès du ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, a déclaré : ``On rend hommage à  leur action, on rend hommage à  leur courage, on rend hommage aux valeurs qu'ils ont déployées dans leur action, c'est-à -dire, la défense de la France, l'honneur de la France et c'est un moment très important.»

10h54 Les deux prédécesseurs d'Emmanuel Macron, François Hollande et Nicolas Sarkozy, sont aussi présents à  l'hommage rendu aux deux militaires aux Invalides.

10h55 Les familles des deux militaires ont pris place. Emmanuel Macron a été accueilli par le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre des Armées Florence Parly. Les notes de la Marseillaise ont ensuite retenti. Le chef de l'Etat va passer les troupes en revue, puis les cercueils des deux défunts, venus de la cathédrale Saint-Louis, seront disposés cà´te-à -cà´te dans la cour d'honneur. Ils seront décorés de la Légion d'Honneur à  titre posthume.

11h07 Emmanuel Macron est allé saluer les familles des deux victimes, venues aux Invalides avec les portraits des deux militaires tombés au Burkina Faso. Les cercueils font leur entrée dans la cour d'honneur, recouverts du drapeau français, dans le silence. Ils seront reliés symboliquement par une ``sangle de vie» utilisée lors des plongées difficiles par les nageurs de combat, un brevet que seuls possèdent les membres du prestigieux commando Hubert auquel appartenaient les deux défunts. Les cercueils étaient portés par des membres des forces spéciales au visage entouré d'une écharpe pour protéger leur anonymat.

11h29 ``Ceux qui attaquent un Français doivent savoir que jamais notre pays ne plie», a affirmé Emmanuel Macron lors de son discours d'hommage aux deux militaires, ``morts en héros», expliquant poursuivre implacablement la lutte contre le terrorisme. ``La mission était périlleuse, les ravisseurs déterminés», a-t-il ajouté. Une ``mission difficile» et ``nécessaire», car ``l'immensité plate et aride du Sahel ne laissait aucune opportunité aux militaires de s`approcher sans se dévoiler».

Les deux bérets verts ``n`hésitèrent pas un seul instant, défiant la mort pour sauver des vies, et ont mené l'assaut dans les tentes», sans faire feu. Le chef de l'Etat explique qu'ils ont pu exfiltrer les otages mais se sont ensuite fait abattre à  bout portant.

Le président français a loué les qualités de bravoure et d'excellence au combat des deux bérets verts et énuméré leurs décorations. ``La mort ne vous faisait pas peur [...] car vous aviez la volonté de servir les autres, y compris au prix de votre propre vie», a commenté Emmanuel Macron.

``Nous ne céderons rien des combats pour lesquels nous nous sommes engagés et pour lesquels vous avez donné votre vie», a-t-il ajouté.

HOMMAGE NATIONAL AUX PREMIERS MAàŽTRES CÉDRIC DE PIERREPONT ET ALAIN BERTONCELLO

Allocution d`Emmanuel MACRON

Monsieur le Premier ministre,

Monsieur le président du Sénat,

Monsieur le président de l'Assemblée nationale,

Messieurs les présidents,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Monsieur le chef d'état-major des armées,

Monsieur le chef d'état-major de la marine,

Mesdames et Messieurs les officiers généraux, officiers, officiers mariniers, sous-officiers, quartier-maitres et matelots, soldats, aviateurs, gendarmes,

Mesdames et Messieurs,

Chères familles,

La France était encore endormie en cette nuit du 9 au 10 mai lorsqu`à  plusieurs milliers de kilomètres de Paris, au nord du Burkina Faso nos forces spéciales s'engagèrent, pour neutraliser un groupe de terroristes islamistes et pour libérer deux de nos compatriotes capturés 8 jours plus tà´t au Bénin. La mission était périlleuse, les ravisseurs déterminés avaient les mains encore ensanglantées de l'assassinat du guide béninois Fiacre GBÉDJI. La mission était difficile. L`immensité plate et aride du Sahel elle ne laissait à  nos militaires nulle possibilité d'approcher le campement des terroristes sans se dévoiler, sans s`exposer. Mais la mission était nécessaire. Encore quelques heures et les otages seraient aux mains des terroristes maliens avec le risque de perdre complètement leurs traces. Et je pense en cet instant à  Sophie PETRONIN, toujours aux mains de ces ravisseurs. Nous ne l`oublions pas, la France ne l'oublie pas. Car la France est une nation qui n'abandonne jamais ses enfants quelles que soient les circonstances et fusse à  l'autre bout de la planète. Ceux qui attaquent un Français doivent savoir que jamais notre pays ne plie, que toujours ils trouveront notre armée, ces unités d`élites, nos alliés, sur leur chemin. Et nous continuerons ainsi à  lutter sans relà¢che contre le terrorisme, au Sahel comme au Levant, et sur le sol français. L'opération fut donc décidée. Des Français étaient menacés, il fallait les secourir. En-tête de la colonne d'assaut deux hommes, deux militaires d'expérience, deux guerriers d'exception le maître Cédric DE PIERREPONT et le maître Alain BERTONCELLO. Dans la nuit, ces deux hommes et à  leur suite leurs frères d'armes du Commando Hubert et du 1er régiment parachutiste d'infanterie de marine progressent sans se faire repérer de la sentinelle qui veillait. Soudain le silence absolu du désert cessa, brisé par le claquement des culasses et le fracas mécanique des armes. Après avoir neutralisé l'homme qui guettait, le groupe commando parvint au seuil du campement, les ravisseurs se tenaient là  derrière la toile épaisse des tentes, prêts à  en découdre, prêts à  faire feu sans discernement. Alors dans l'obscurité d'un ciel sans étoile, la clarté fulgurante de l'évidence. Pour sauver la vie des otages, une seule solution mener l'assaut sans ouvrir le feu. Le maître Cédric DE PIERREPONT et le maître Alain BERTONCELLO n'hésitèrent pas un seul instant. Défiant la mort pour sauver des vies, faisant preuve d'une bravoure inouïe, ils pénétrèrent, armes tenues silencieuses, dans les tentes, pour sauver les vies des nà´tres et ne prendre aucun risque pour eux. Rapidement les otages furent extraits. Mais l'ennemi tira à  bout portant. Le maître Cédric DE PIERREPONT et le maître Alain BERTONCELLO tombèrent. La mission était un succès, mais nos deux soldats n'étaient plus. Ils étaient morts en héros, pour la France, morts en héros parce que pour eux rien n'est plus important que la mission rien de plus précieux que la vie des otages.

Le maître Cédric DE PIERREPONT s'était engagé dans la marine nationale dès l'à¢ge de 18 ans. Major de son cours à  l'école des fusiliers-marins de Lorient ce jeune breton avait dès ses débuts tout d'un héros de la nation. L`abnégation, débutant au sein du commando de Penfentenyo, il travailla sans relà¢che, suivi les entraînements les plus sélectifs pour rejoindre le Commando Hubert qu`il rallia en 2012. La bravoure, engagé au Levant, au Sahel, le maître Cédric DE PIERREPONT fit très vite de la libération des otages plus qu`un métier, sa raison d`être. Prendre tous les risques pour que ses compatriotes vivent, c`était son serment. Le goà»t de l`excellence. Equipier contre le terrorisme lors de l`opération Chammal en 2016, son engagement fut distingué maintes fois par de nombreuses citations valant titres de guerre et par des décorations dans la Croix de la valeur militaire et la médaille d'or de la Défense nationale. Oui, il avait l'à¢me d'un chef. Cette nuit de mai, dans l'obscurité du désert donc, Cédric n'était pas seul au-devant du groupe qu'il commandait. Sous l'eau les nageurs sont sanglés. Sur terre, ils sont liés. Et cette nuit de mai, au bout de ce lien se tenait Alain BERTONCELLO.

Le maître Alain BERTONCELLO rejoignit les rangs de la marine national à  20 ans. Alain BERTONCELLO avait la rigueur, celle acquise au contact de sa montagne natale. Seulement cinq années après avoir intégré le commando d`assaut Jaubert, il fut projeté au levant comme chef d`équipe Commando. Membre du Commando Hubert depuis deux ans, sa technique et son niveau opérationnel était au dire de tous, remarquable. Il avait la bravoure aussi. Également appelé au sein de l`opération Chammal, il se distingua par son engagement dans le combat contre Daesh, lequel lui valut une citation avec attribution de la médaille d`or de la Défense nationale. Enfin, la générosité. L`homme toujours disponible, le sourire toujours là  qui rendait souvent service aux autres sans bien que cela ne se sache. De ces soldats qui façonnent la cohésion d`un groupe. Alain BERTONCELLO incarnait l`avenir du Commando Hubert fauché en pleine jeunesse il en sera lui aussi pour toujours un des symboles, oui, ces officiers mariniers étaient des soldats hors normes comme peu d`armée dans le monde ont la chance d`en compter.

Maître Cédric DE PIERREPONT, Maître Alain BERTONCELLO. Vous qui vous êtes entraînés ensemble, vous qui avez combattu ensemble, vous que la mort à  jamais a uni. Voyez la Nation rassemblée dans cette cour des Invalides pour rendre l'hommage que vous méritez. Si nous sommes réunis aujourd'hui devant vos dépouilles drapées des couleurs de la France, c'est pour nous incliner devant la douleur digne de vos familles. Et je sais que ceux qui vous doivent la vie, nos deux compatriotes comme les ressortissantes américaine et sud coréenne s'associent à  ce geste. C'est pour dire aussi notre solidarité avec vos frères d'armes. Ceux qui, des groupes commandos comme des autres, étaient avec vous au contact de l'ennemi et à  qui nous pensons, plus particulièrement ce jour. Les autres nageurs de combat d'Hubert avec qui au Cannier sur la presqu'île de Saint-Mandrier, vous avez partagé tant et tant d'épreuves, d'entraînements difficiles pour mériter cet insigne formé de deux hippocampes enlacés autour d'une ancre, le plus prestigieux de tous. Regardez, ils sont là  ce matin. Et les anciens, aussi, à  qui vous étiez reliés par cette longue chaîne de solidarité unissant tous ceux qui dans leur vie ont porté l'illustre béret vert. Nous pensons à  tous vos camarades des forces spéciales qui exposent si souvent leur vie - ils sont venus en nombre pour ce dernier adieu. A tous ceux de l'opération Barkhane engagés dans les dunes du Sahel, comme à  tous vos camarades militaires déployés partout dans le monde car ce sont les armées tout entières qui ce jour sont en deuil. Et nous sommes là  pour affirmer avec toute l'énergie que donne la rage de la tristesse que nous ne céderons rien. Des combats pour lesquels vous vous êtes engagés et avez donné votre vie.

Maître Cédric DE PIERREPONT, Maître Alain BERTONCELLO, la mort ne vous faisait pas peur parce que vous aviez ancré en vous, dans le mystère insondable de vos à¢mes, la volonté de servir les autres y compris au prix de votre propre vie. Parce que vous aviez fait le choix intime de consacrer cette existence à  une cause plus grande que vous, celle de la France, celle de la liberté. Parce que affronter le feu de l'ennemi comme un seul homme est l'ultime valeur du soldat. Surgis du ventre de la nuit, ils sont porteurs des foudres de Neptune. Ce sont les mots que de génération en génération, les membres de votre unité se transmettent avant d'engager le combat. Les mots du mystère, les mots du secret.

Une vie arrêtée n'est pas une vie perdue. Une vie arrêtée en pleine jeunesse, en pleine conscience aussi, n'est pas une vie perdue. Une vie donnée n`est pas une vie perdue. Celui qui meurt au combat, dans l'accomplissement de son devoir, n'a pas seulement accompli son devoir, il a rempli sa destinée. Ce n'est pas un sacrifice, non. C'est le sens même de l'engagement, la part tragique de la mission et vous le saviez. Et avec vous, je le savais. Cette indicible part obscure de l'engagement, celle qui fait sa force et sa clarté, celle du don que chaque soldat à  chaque mission consente à  la nation. Et notre pays sent bien, notre pays sait bien dans ses profondeurs que votre exemple nous sauve tous car il nous maintient à  la hauteur de nous-mêmes, de ce que nous avons à  être. Oui, une nation n`est libre et forte que par la fraternité et la solidarité qui l`unissent. Une nation est libre et forte que d'avoir des héros dont elle doit se montrer digne en s'élevant à  leur hauteur et en restant soudés tel est le sens profond de votre combat. Aujourd'hui, par votre mort, vous entrez dans la lumière éclatante de l'histoire de notre pays. Et voilà  qu'en écho, jaillit une succession de figures qui ont donné leur vie pour notre nation. Voilà , surgissant de l'eau salée de la Manche, les soldats du commandant KIEFFER et, parmi ses hommes qui débarquèrent à  Ouistreham le 6 juin 1944, la silhouette du lieutenant de vaisseau Augustin HUBERT, celui-là  même qui donna son nom à  votre commando et se dresse les ombres du capitaine de frégate François JAUBERT de l'enseigne de vaisseau Alain DE PENFENTENYO voilà  encore le capitaine de corvette Charles TREPEL, l'enseigne de Vaisseau Louis DE MONFORT et l'amiral Pierre PONCHARDIER et voilà  que les rejoignent tous ceux qui ont fait don de leur jeunesse pour le pays, pour la liberté. De Valmy à  Verdun, de Patay à  Camerone, de Basey au maquis, ceux dont on dit qu'ils sont tombés mais qui chaque fois ont élevé la France, c'est la cohorte de cette grande histoire, cette histoire de Français qui se sont battus pour d'autres Français, cette histoire de Français qui se sont battus pour les valeurs de la France, pour la part d'universel qui tient notre pays, que vous rejoignez aujourd'hui l'un et l'autre.

Vos familles vous pleureront toujours, avec la fierté triste qui accompagne le souvenir de celui dont l'horizon fut le sacrifice suprême. Vos frères d'armes n'oublieront jamais, et ils accompagneront vos dépouilles en entonnant ce chant, loin de chez nous, en Afrique, ils pleureront aussi en regardant droit devant pour vous rendre l'honneur qui vous est dà». Et la nation tout entière qui, en ce jour, vous rend hommage, se souviendra. Vos deux noms seront gravés au monument aux morts de vos communes, et la nation saura que vous avez fait votre devoir, car pour les peuples libres, pour les grandes nations, les noms des héros ne s'effacent jamais.

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mardi 26 mars 2019

Réunion à  l'Elysée: Discours d'Emmanuel Macron devant Xi Jinping, Angela Merkel et JC Juncker

Mardi 26 mars 2019 à  l'Elysée, La France, l'Allemagne et la Commission européenne ont plaidé, pour un partenariat plus équilibré entre la Chine et l'Europe

La Chine doit accueillir en 2020 une conférence de l'ONU sur la biodiversité qui doit marquer une étape importante pour la protection de l'environnement. Le Président Emmanuel Macron avait pris l'initiative de cette rencontre à  quatre: Xi Jinping, le président chinois, est entouré à  sa droite de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, et, à  sa gauche, du président français aux cà´tés de la chancelière Angela Merkel, à  l'Élysée, afin de présenter un front européen uni face à  la Chine.

Mardi 26 mars 2019, Jean-Claude Juncker, Xi Jinping, Emmanuel Macron et Angela Merkel réunis à  l`Elysée

Monsieur le Président de la République populaire de Chine, Madame la Chancelière de la République fédérale d'Allemagne, Monsieur le Président de la Commission européenne, Mesdames et Messieurs, chers amis,

je tiens tout d'abord à  remercier, en notre nom à  tous, le Président XI Jinping d'avoir accepté de participer à  cet échange à  l'occasion d'une visite d'État bilatérale. Le dialogue entre la Chine et l'Europe est en effet devenu incontournable pour la définition des équilibres mondiaux, pour la préservation du multilatéralisme, surtout dans le contexte que nous connaissons et une crise sans précédent dans notre histoire récente.

Nous venons d'avoir, tous les quatre, une discussion, pendant un peu plus d'une heure, très fructueuse sur ces sujets, de manière très libre, évoquant à  la fois la relation bilatérale entre la Chine et l'Union européenne mais également nos visions du multilatéralisme, et de nos discussions très constructives, je retiens au fond quatre points de convergence.

Le premier est la nécessité de construire ensemble un multilatéralisme fort en termes de paix et de sécurité internationale. Et, je dois le dire, il y a sur ce point un vrai travail conjoint entre la Chine et l'Union européenne, travail qui a été conduit, par exemple, pour préserver l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien. C'est la même perspective commune que nous avons pour assurer la dénucléarisation de la péninsule coréenne, dans le plein respect des résolutions du Conseil de sécurité, et c'est également sur cet axe que nous voulons travailler ensemble pour faire davantage en matière, justement, de développement et de sécurité sur le continent africain, où l'Europe et la Chine sont très présentes.

Le deuxième point de convergence est de bà¢tir ce multilatéralisme fort sur le sujet climatique. Nous devons, en effet, répondre à  cette urgence. Le Secrétaire Général des Nations Unies nous a écrit un mot pour justement insister sur cet agenda climatique, qu'il a mis au cœ“ur des ambitions, en particulier, du sommet de septembre prochain. Très clairement, nous avons ensemble les moyens d'agir. Nous avons su donner l'impulsion au G20 pour l'adoption des règles d'application de l'accord de Paris. Nous devons maintenant passer à  la vitesse supérieure, et l'accord qui a été signé sur le plan bilatéral entre la Chine et la France, et qui est rendu public ce matin, est pour moi un point d'avancée extrêmement fort sur ce sujet. Je veux vraiment remercier le Président XI Jinping des indications claires qu'il donne sur les ambitions de la Chine en matière de réduction, justement, des émissions de gaz à  effet de serre, de volonté de s'engager dans des actions très concrètes, sur des questions telles que le financement du développement, ou encore la mise en œ“uvre de l'amendement de Kigali sur les HFC, ce qui est un point et un combat essentiel que nous voulons mener ensemble pour justement tenir nos engagements internationaux en matière climatique. L'Union européenne sera aussi présente pour assurer, justement, ce leadership, mais cet agenda climatique est, pour moi, à  cà´té des sujets de sécurité et de paix, un élément extrêmement structurant de ce multilatéralisme fort auquel nous croyons beaucoup et dont nous venons de parler.

Le troisième point de convergence est la nécessité que le partenariat entre la Chine et l'Europe soit exemplaire de l'esprit de coopération qui est celui du multilatéralisme, et, au fond, de bà¢tir ce que nous avons qualifié de confiance stratégique entre nous. Nous avons longuement débattu des sujets de partenariat, d'amitié, de rivalité, qui existent et qui font partie justement de l'univers dans lequel nous avançons, mais la volonté qui est la nà´tre, c'est d'avoir un agenda de confiance stratégique. L'Union européenne forme avec la Chine l'un des trois grands pà´les économiques du monde. L'ouverture du marché européen a accompagné à  cet égard la spectaculaire émergence de la Chine, qui a sorti 700 millions de personnes de la pauvreté. Ces progrès considérables ont, dans le même temps, engendré de profondes transformations et des tensions dans nos sociétés. Nous en avons fait l'expérience, nous les connaissons, avec des déséquilibres qui ont émergé sur le plan de la production ou des conséquences économiques et sociales, des tensions profondes qui font naître un besoin de protection légitime. Je crois que notre volonté commune est d'éviter que la réponse à  ces tensions ne soit dans la fracturation de l'ordre international commercial, dans une nouvelle conflictualité commerciale ou dans des politiques d'isolation ou de repli.

Ce que nous voulons bà¢tir ensemble, c'est un cadre multilatéral rénové, plus juste, plus équilibré, et, alors même que l'Union européenne est l'une des économies les plus ouvertes au monde, de pouvoir œ“uvrer ensemble, dans les prochains jours, lors du sommet Union européenne-Chine, avec le point de rendez-vous du G20 d'Osaka et dans les mois qui viennent, sur un agenda conjoint de modernisation du multilatéralisme commercial pour, dans notre intérêt commun et dans celui de la planète, bà¢tir de nouvelles formes de concurrence loyale et de bà¢tir justement ces nouveaux équilibres. Nous devons donc, à  cet égard, accélérer les travaux qui sont actuellement menés entre la Chine et l'Union européenne sur la modernisation de l'EMC pour mieux répondre, dans un cadre coopératif, aux questions de transparence, de surcapacité, de subvention d'État et de règlement des différends. Nous en avons la volonté, nous en avons longuement parlé, et l'enjeu est aussi de démontrer dans les faits que la coopération rapporte plus que la confrontation, et que nous avons plus à  gagner à  l'ouverture qu'à  la fermeture.

Là  aussi, le partenariat entre l'Europe et la Chine peut et doit être exemplaire, en aboutissant à  des résultats tangibles lors du prochain sommet Union européenne-Chine, en particulier sur l'accord global sur les investissements et sur les indications géographiques.

Et puis le quatrième axe, pour moi, de convergence de notre discussion, est la nécessité de renforcer notre dialogue pour une vision commune de l'avenir du multilatéralisme à  travers les initiatives qui sont menées de part et d'autre. La Chine joue en effet aujourd'hui le rà´le qui correspond à  son rang et à  sa puissance, et l'initiative des routes de la soie que vous avez proposée au monde, Monsieur le Président, est un geste extrêmement structurant qui peut contribuer à  la stabilité, au développement, à  la coexistence pacifique entre les peuples.

De son cà´té, l'Union européenne, qui est le plus grand bailleur mondial d'aide au développement, doit aussi jouer pleinement son rà´le sur la scène internationale, et je crois que c'est dans l'articulation de ces initiatives que nous pouvons bà¢tir quelque chose d'extrêmement novateur et structurant. En effet, il nous faut réussir à  définir, et je crois en cette possibilité, un agenda commun justement de connectivité, où nous pourrons bà¢tir des infrastructures et des équipements, tenir nos engagements climatiques et le faire avec beaucoup de scrupules, avoir une politique en matière d'éducation et de santé extrêmement forte, et avoir un agenda de soutenabilité financière pour tous les pays tiers partenaires à  ces initiatives.

Au fond, si nous respectons ce cadre conjoint dont nous avons beaucoup parlé ce matin, nous pouvons, je le crois, non seulement sortir beaucoup de pays et de peuples de la pauvreté, les aider, mais le faire de manière extrêmement inclusive et durable. Et c'est là  que je vois ce que j'appellerais les nouveaux liens d'équilibre, que nous pouvons bà¢tir. Il y a des routes et des agendas multiples, et ces nouveaux liens d'équilibre sont ce que nous pouvons créer, et c'est peut-être ce point d'appui qui serait un peu le point d'Archimède pour bà¢tir ce nouveau multilatéralisme et ce cadre de coopération.

Au total, pour atteindre ces objectifs, c'est à  dire un multilatéralisme fort, l'esprit de coopération et ce nouveau lien d'équilibre, nous souhaitons pouvoir avancer sur la construction d'un multilatéralisme rénové. Nous avons des divergences, évidemment l'exercice de la puissance dans l'histoire de l'humanité ne va pas sans rivalités. Nul d'entre nous n'est naïf. Nous respectons la Chine et nous sommes déterminés au dialogue et à  la coopération, et nous entendons naturellement de nos grands partenaires qu'ils respectent, eux aussi, l'unité de l'Union européenne comme les valeurs qu'elle porte pour elle-même et dans le monde. Autour de ce respect des souverainetés, de la construction de ces nouveaux équilibres et de la construction d'un cadre rénové loyal, je crois que nous avons, Monsieur le Président et chers amis, le chemin pour bà¢tir ce nouveau lien.

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lundi 1 octobre 2018

France: Mathy Ngandu Kenya, la franco-congolaise qui parle à  l'oreille de Valérie Pécresse!

Mathy Ngandu Kenya, Conseillère régionale de l`île-de-France

Originaire de la République démocratique du Congo, fille d'un grand homme politique qui a travaillé avec Kalonji Mulopwe dans le Kasaï, Mathy Ngandu Kenya est Conseillère régionale, de la région île-de-France présidée par Valérie Pécresse depuis le 13 décembre 2015. Cette victoire a été historique, car cela faisait dix sept ans que la Gauche dirigeait cette région la plus importante de la France. Elle a été élue depuis 2017, pour le Groupe les Républicains et Indépendants. Elle intègre à  ce titre les commissions de la santé, du logement et de la rénovation urbaine ainsi que celle de la réforme territoriale...

Mathy Ngandu Kenya est de droite et réside à  Grigny, commune française située à  vingt-trois kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l`Essonne en région àŽle-de-France. Grigny fait partie du canton de Viry-Chà¢tillon. Courageuse, Mathy Ngandu Kenya est Grignoise, sa place est aux cà´tés des Grignois et Grinoises. Elle ne se défile pas. Elle ne cache pas non plus son attachement à  cette ville de l'Essonne. Elle a refusé de déménager, Mathy Ngandu Kenya aime Grigny: "Il faut se battre pour que les conditions des Grignois et Grignoises s'améliorent. La solution n'est pas dans la fuite et l'abandon de Grigny" !

Mathy Ngandu Kenya aux cà´tés de Valérie Pécresse, présidente de la région île-de-France

Depuis 1981, Mathy Ngandu Kenya est avec Grignoise, dans cette commune du sud de Paris, emblématique du mal des cités, la moitié des jeunes sortent du système scolaire sans diplà´me. Elle claque des bises aux jeunes qui le reconnaissent et l'appellent "Tata Mathy" ! Cela fait trente-sept ans, que Mathy Ngandu KenyaNous nous sommes baladés à  la Grande Borne de Grigny dans Essonne, une des cités les plus sensibles de France. A Grigny, le soir c`est parfois infernal ! s`exclame une dame, qui vit ici depuis quarante-huit ans. Les jeunes font la loi. Ils traînent à  rien faire, ils font du bruit, ils tournent avec des motos. La Grande Borne est devenue célèbre pour sa violence. N`est-ce pas là  qu`a grandi Amedy Coulibaly, le tueur de l`Hyper Cacher en 2015 ? Et de là  que sont venus les jeunes qui, en 2016, ont mis le feu à  une voiture de policiers à  Viry-Chà¢tillon ? Valérie Pécresse a annoncé dans Grand Jury RTL hier dimanche 30 septembre qu'elle était favorable au "doublement des peines pour les crimes commis dans les quartiers les plus criminogènes". Valérie Pécresse veut doubler les peines pour les crimes commis dans certains quartiers. La présidente de l'àŽle-de-France ne voit aucun risque de stigmatisation. Même si la présidente de la région àŽle-de-France a admis que son idée n'était "pas constitutionnelle" en l'état, elle a assuré que "c'est ce qu'ils font au Danemark, (...) ça permet de contenir la montée de l'extrême droite".

Grigny est une ville dirigée, depuis des lustres, par des Communistes débordés par les problèmes sociaux de cette ville. Battante pour les Franciliens, Valérie Pécresse qui est présidente de la région île de France à  temps plein, une élue sans cumul ni privilège, une républicaine rassembleuse, courageuse et son équipe tentent de rééquilibrer les choses. La réhabilitation des logements sociaux est en marche. Mais beaucoup reste à  faire.

Grigny n'est pas victime de la crise économique actuelle mais subit, sur le long terme, la dégradation du niveau de vie des habitants et les insuffisances de la politique de la ville. Un "effet de ciseaux" terrible, propre aux villes pauvres de banlieue : comme la population est très jeune (40 % de moins de 20 ans) et ne cesse de se paupériser (49 % de logements sociaux, 21 % de bénéficiaires de minima sociaux, etc.), les dépenses de la commune augmentent en permanence. Mais les ressources financières ne suivent pas : à  nouveau comme la population est pauvre (revenu par habitant inférieur de 40 % à  la moyenne), la ville dispose de recettes fiscales très limitées. C'est tout le problème des banlieues françaises qui est résumé dans l'exemple de Grigny.

La ville subit aussi les conséquences de l'évolution de sa population. Les classes moyennes, qui payaient des impà´ts, sont progressivement parties, remplacées par des populations pauvres, non imposables, notamment des immigrés nouvellement arrivés, pour lesquels Grigny constitue une des portes d'entrée en France. Conséquence de l'immigration, la population de la commune a augmenté. Avec beaucoup de sans-papiers. Et un nombre important d'habitants qui vivent, illégalement, dans des appartements sur-occupés.

Mathy Ngandu Kenya aux Nations Unies à  New-York

Une ville emblématique du mal des banlieues

Aujourd`hui Grigny, avec ses 30 000 habitants de 89 nationalités différentes, dont les deux tiers sont partagés entre les logements sociaux de la Grande Borne et la copropriété ultra-dégradée de Grigny II, est devenue une ville emblématique du mal des banlieues. En 2016, un rapport interministériel utilisait le terme terrible d``` apartheid social et territorial ».

Or, malgré les millions d`euros investis dans la rénovation urbaine, malgré les renforts en effectifs enseignants et policiers consentis en 2016, le territoire, qui ne compte pas de commissariat et deux fois moins de médecins que partout ailleurs, est toujours en décrochage. En octobre 2017, 150 élus de banlieue y ont lancé `` l`appel de Grigny » pour demander à  l`État de réagir. La ville fait donc logiquement partie des tout premiers territoires où sont expérimentés les emplois francs.

à€ Grigny, 44 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. La préfecture gère 80 % des attributions de logements sociaux et elle nous envoie tous les pauvres de l`Essonne.

Parmi les actifs, plus de 23 % sont au chà´mage. Chez les 15-24 ans, le taux grimpe à  40 % à  la Grande Borne. Or plus de la moitié des Grignois ont moins de 30 ans. Pourtant, même si la ville a vu fermer en 2016 son seul hypermarché, le bassin d`emploi, qui comporte la zone logistique de Sénart ou le futur entrepà´t ultramoderne d`Amazon à  Brétigny-sur-Orge, est dynamique.

La Francophonie, une chance pour les jeunes banlieusards

Pour Mathy Ngandu Kenya, qui vient de Léopoldville, la RDC étant le plus grand pays francophone dans le monde, la Francophonie est une chance pour nos jeunes des cités. Il faut qu'ils saisissent cet atout de parler français comme une chance pour eux. Elle qui croit en la diversité et a milité pour sur la rue Boetie siège de l'UMP, Mathy Ngandu Kenya préconise d'organiser un grand forum sur la Francophonie avec des jeunes de banlieues de l'île-de-France.

Qui se ferait soit à  l'Unesco ou le Sénat, où des jeunes, tout en respectant la parité filles et garçons, pourraient parler de la langue de Molière et en finir avec des stéréotypes: Lorsqu'on vit en banlieue, on est grillé d'avance ! Il faut redonner de l'espoir aux jeunes, les encourager à  ne pas baisser les bras même si beaucoup vivent dans des familles où les parents sont eux-mêmes au chà´mage. C'est l'école qui intègre pas autre chose. Savoir lire et écrire sont des atouts. La Francophonie représente aujourd'hui près de 40% des membres de l'ONU. il convient de donner un nouveau souffle à  ce moteur essentiel d'influence et de solidarité.

Depuis la révision constitutionnelle de 2008, la Francophonie est inscrite dans la Constitution française mais tous les effets de cette disposition n'ont pas encore été pris en compte. La demande de français dans le monde n'a jamais été aussi importante et l'offre ne suit pas. 900 000 enseignants de français et 819 Alliances françaises sur les 5 continents ne peuvent répondre à  la demande.

La langue française est aujourd'hui la 2ème langue apprise dans le monde après l'anglais, la langue française est à  la mode, la langue française est populaire. La réalité est la suivante : 135 millions de francophones en 1990, 274 millions en 2014... qui pourraient atteindre 767 millions en 2060.

Les langues comme les Hommes sont mortelles. Le monde fut latin, il fut français, il est anglo-américain, il pourrait être demain mandarin. Il nous appartient collectivement de le rendre riche de sa pluralité, c'est le combat de la diversité culturelle et linguistique que porte la Francophonie et son Organisation internationale.

Comment prétendre à  l'universalité de notre langue si les enfants de France abandonnent la langue française ? Avec la circulation inégalée de l'information, tout se sait et chaque continent connait l'actualité des autres à  la vitesse de l'éclair. Pourquoi apprendre le Français sur les cinq continents si même la France portant le flambeau des valeurs universelles, abdiquait ! Au lieu de cela, la France s'honorerait en proposant des signaux forts. Aujourd'hui, la langue française est la 3ème langue des affaires après l'anglais et le chinois. Elle représente 16% du PIB mondial même si dans le secteur du numérique, le retard est plus important. Si la jeunesse mondiale ne voit pas l'intérêt économique de la langue française, elle s'en détournera.

Les révolutions arabes n'ont-elles pas porté le mot français "dégage"? La planète entière, solidaire de la France attaquée en janvier, n'a-t-elle pas clamé partout en français : "je suis Charlie"? En matière culinaire, les mots de la langue française ne sont-ils pas exportés dans toutes les langues du monde ?Bref, demain, 350 millions de jeunes africains devraient parler français. L'Afrique sera essentielle à  l'économie mondiale avec de forts taux de croissance. Le cœ“ur de la Francophonie sera en Afrique. Les jeunes de cités doivent s`imprégner des idéaux de la Francophonie.

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jeudi 9 août 2018

RDC: La France veut un scrutin libre, transparent et inclusif !

Emmanuel Macron, Président de la République

Emmanuel Macron a salué jeudi la décision de Joseph Kabila de ne pas briguer un nouveau mandat à  la tête de la République démocratique du Congo et indiqué que la France était prête à  aider Kinshasa à  organiser un scrutin présidentiel "libre, transparent et inclusif".

Voici le communiqué de l'Elysée parvenu à  Réveil FM International: "Le Président de la République salue la décision annoncée hier par le Président Kabila de ne pas se représenter aux prochaines élections présidentielles, conformément à  son engagement de respecter les termes de la Constitution congolaise.

La France, qui s`est constamment tenue aux cà´tés de la République démocratique du Congo, rend hommage à  l`action du Président Kabila pour l`unité et l`intégrité de la RDC.

Aux cà´tés de de ses partenaires et en particulier de l`Union africaine, des organisations régionales et des pays voisins, la France se tient prête à  accompagner les efforts des autorités congolaises en vue de la tenue, le 23 décembre prochain, d`un scrutin libre, transparent et inclusif.

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mardi 31 juillet 2018

Coupe du Monde 2018: Ils vont payer un pv de 35 euros leurs coups de klaxon !

La police a relevé les plaques d`immatriculation des véhicules effectuant un usage abusif du klaxon et/ou des régimes moteurs.

FAITS DIVERS. Plusieurs automobilistes ont été surpris de recevoir une contravention pour avoir fait trop de bruit dans des rues de la ville après la finale de la coupe du Monde de football. La police de Tergnier, dans l`Aisne, a verbalisé plusieurs personnes qui `` ont poussé le bouchon un peu trop loin » le soir de la victoire de l`équipe de France en coupe du Monde…

eux semaines après le sacre de l`équipe de France de football à  la Coupe du monde, l`euphorie est retombée. En particulier chez ces supporteurs verbalisés le 15 juillet au soir, une date devenue historique pour le sport français. Eux, ils s`en souviendront aussi.

Une célébration qui ne plaît pas à  tout le monde. Une douzaine de personnes ont été verbalisées à  Tergnier, dans l'Aisne pour avoir trop klaxonné, le soir de la victoire de l`équipe de France en Coupe du monde, le 15 juillet.

Après la victoire des hommes de Didier Deschamps, `` il y a eu une phase avec énormément de monde sur la voie publique » dans cette ville de 13.000 habitants, a expliqué à  l`AFP le commandant divisionnaire, Didier Aubin.

Onze verbalisations d`un montant de 35 euros

Mais après 22h et le retour au calme, il y a eu des passages de véhicules klaxonnant de manière quasiment ininterrompue, selon la même source.

Aussi, les policiers ont dressé huit verbalisations d`un montant de 35 euros pour `` usage intempestif du klaxon » et trois pour `` usage abusif du régime moteur », quand les deux roues font rugir leur moteur, a-t-il expliqué, confirmant une information de L`Aisne nouvelle.

`` Elles ont poussé le bouchon un peu trop loin »

Les amendes, qui sont arrivées aux contrevenants cette semaine, ont été établies `` en deuxième partie de soirée avec les personnes qui ont poussé le bouchon un peu trop loin », a précisé le policier.

`` Beaucoup de gens qui n`en avaient rien à  faire du football rà¢laient, car ça hurlait dans la rue, ça klaxonnait, avec aussi des motos qui faisaient plein de bruit… On a eu aussi beaucoup de réclamations », a expliqué Didier Aubin.

L`équipe de France de football avait remporté la Coupe du monde à  Moscou en battant la Croatie 4 à  2.

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mardi 19 juin 2018

France: 60 étapes, 1 400 km, 1 200 marcheurs et marcheuses pour des migrants !

Des marcheurs partis de Vintimille pour soutenir les migrants ont été rejoints par plusieurs milliers de personnes à  Paris dimanche 17 juin

La `` marche solidaire et citoyenne », l`initiative a le soutien de la Ligue de l`Enseignement, de Réseau Education Sans Frontières, de S.O.S. Racisme, du Parti de Gauche, de nombreuses associations, comme la LDH, la Cimade, Emmaà¼s-France, et du parrainage des Etats Généraux des Migrations. Des personnalités seront présentes, notamment Lilian Thuram, Eric Coquerel, Cedric Herrou, Rokhaya Diallo, Marie-Christine Vergiat, Karima Delli, Yann Moix, Raphaà«l Glucksmann,...

Cette initiative vise aussi à  montrer le désaccord des participants avec le projet de loi Asile et Immigration, qui passe en première lecture au Sénat à  partir du 19 juin.

60 étapes, 1 400 km, "La Marche Solidaire Vintimille-Londres" est organisée par l`Auberge des Migrants, en lien avec la Roya Citoyenne et Utopia 56. Elle a le parrainage des Etats Généraux des Migrations. La Marche Solidaire est partie le 30 avril de Vintimille à  destination de Calais.

Quelques milliers de personnes ont défilé le dimanche dernier à  Paris lors de l'arrivée dans la capitale de la `` marche solidaire et citoyenne » partie de Vintimille pour soutenir les migrants et protester contre le blocage des frontières et le délit de solidarité.

Brandissant des pancartes `` Ici nous sommes tous d'ailleurs », ou `` Ablation urgente du Collomb » - allusion au ministre français de l'Intérieur -, les manifestants sont partis peu avant 17h de la place de la Bastille pour rejoindre la place de la République. Certains portaient des drapeaux du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), d'Attac ou de l'organisation antiraciste Mrap.

Presque partout, un cortège a pu être organisé, avec une centaine à  près de 2 000 personnes (Marseille), pour protester contre le blocage des frontières, contre le `` délit de solidarité » et demander un véritable accueil des migrants.

1 200 marcheurs et marcheuses différents ont participé à  au moins une étape, et parmi eux des réfugiés ou demandeurs d`asile (Iran, Pakistan, Afghanistan, Tchad…), ainsi que des citoyens de Suisse, Belgique, Espagne, Mexique, U.S.A., Grande-Bretagne….

Trois `` comités d`accueil » du Front National se sont manifestés, aux Arcs-Draguignan, à  Orange et à  Bray-sur-Seine, sans incidents. Dans la plupart des villes-étapes, les cortèges ont été autorisés, sauf à  Lyon, Tarascon, Langres, Le Luc (83).

La Marche Solidaire avait dà» modifier son itinéraire du fait de réactions hostiles de certains maires, notamment Fontainebleau et Montereau. A l`inverse, certaines municipalités les ont officiellement accueillis, notamment à  Martigues, Varennes, Villeneuve-Saint-Georges…

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mardi 12 juin 2018

France et Belgique pour un meilleur suivi commun des radicalisés à  leur sortie de prison

Paris, Edouard Philippe, Premier ministre et son homologue Belge Charles Michel

La France et la Belgique vont renforcer leur coopération dans le suivi des détenus condamnés pour terrorisme à  leur sortie de prison, un "défi majeur" pour ces deux pays, a annoncé lundi, Edouard Philippe, le Premier ministre français. "Nos deux pays doivent anticiper, dès aujourd'hui et ensemble, la sortie des détenus condamnés pour des infractions terroristes en lien avec l'islam radical, ainsi que celle des détenus de droit commun quand il aura été observé qu'ils feraient l'objet d'un processus de radicalisation", a déclaré Edouard Philippe, lors d'une conférence de presse commune avec son homologue belge, Charles Michel. Sur plus de 70.000 détenus en France, quelque 500 personnes sont incarcérées pour des faits de terrorisme et 1.200 prisonniers de droit commun ont été identifiés comme "radicalisés".

Déclaration conjointe de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre, et de M. Charles MICHEL, Premier ministre du Royaume de Belgique, sur la coopération en matière de sécurité intérieure et de lutte antiterroriste

Paris, lundi 11 juin 2018

A l`invitation de la France, les Premiers ministres de la République française et du Royaume de Belgique, Édouard PHILIPPE et Charles MICHEL, se sont réunis aujourd`hui pour examiner les voies de la coopération entre nos deux pays en matière de sécurité intérieure et de lutte antiterroriste.

En la zone irako-syrienne et de renforcer la coopération en matière de lutte contre l`immigration irrégulière. Ainsi, depuis deux ans et à  la suite d`échanges constructifs entre nos deux pays, des initiatives concrètes ont été prises par la France et la Belgique afin de mettre en œ“uvre cette coopération, dont la réorganisation des structures de concertation opérationnelle et stratégique dans la région frontalière, l`affectation en Belgique d`un magistrat de liaison français, l`intensification du recours aux équipes communes d`enquête (ECE), ou le détachement temporaire d`un agent de liaison de la police belge auprès du Préfet des Hauts-de-France à  Lille. Les centres de coopération policière et douanière (CCPD) de Tournai et de Luxembourg assument, en outre, un rà´le essentiel dans le développement de la coopération policière opérationnelle franco-belge dans la zone frontalière commune.

De même, la relation partenariale entre les services belges de renseignement et leurs homologues français a atteint un niveau de confiance et de transparence que nous pouvons qualifier d`exceptionnels. Nos deux pays franchissent aujourd`hui une étape importante pour que notre coopération s`étende aux nouveaux risques en matière de terrorisme islamiste et de radicalisation violente.

Le lancement de travaux sur les détenus radicalisés violents en fin de peine illustre ainsi notre volonté d`adapter notre coopération à  des problématiques sans cesse renouvelées.

Nous souhaitons que la dynamique de coopération engagée en 2016 et 2017 par nos deux Gouvernements puisse s`accroître. Seule une volonté forte et partagée peut nous permettre d`assoir durablement et d`enrichir la coopération opérationnelle qui s`est établie, tant en matière de sécurité, de renseignement que judiciaire.

Déterminées à  affronter sans relà¢che les nouveaux défis posés par la lutte contre le terrorisme et la radicalisation violente, la France et la Belgique ont décidé :

En matière de lutte contre le terrorisme :

- De poursuivre le renforcement des échanges d`informations, des coopérations opérationnelles et opérations conjointes entre nos services.

- De travailler sur l`harmonisation des critères d`identification biométriques au sein de nos bases de données, en particulier concernant le traitement de l`ADN, afin de faciliter l`arrestation de personnes mises en cause pour des faits de terrorisme.

- De faciliter les équipes communes d`enquêtes dès lors que des faits de terrorisme sont constatés sur les deux territoires. De veiller à  assurer une communication coordonnée de nos autorités, afin de respecter le bon déroulement des procédures d`enquêtes menées de part et d`autre de la frontière.

- Soulignant la nécessité d`agir contre le financement du terrorisme, de nous accorder sur le renforcement de notre coordination en matière de lutte contre le trafic de biens culturels, souvent source de financement des organisations terroristes, notamment pour permettre de retracer la provenance de l`acquisition d`objets d`art, de collection et d`antiquités.

- Soulignant la nécessité de lutter contre le financement du terrorisme, de renforcer notre coordination et notre coopération en vue de mettre pleinement en œ“uvre les engagements pris à  la conférence de mobilisation contre le financement du terrorisme (`` No Money For Terror », Paris, 25-26 avril 2018) ; de nous accorder sur le renforcement de notre coordination en matière de lutte contre le trafic de biens culturels, souvent source de financement des organisations terroristes, notamment pour permettre de retracer la provenance de l`acquisition d`objets d`art, de collection et d`antiquités.

- D`intensifier les échanges entre les centres de crise français et belge afin de faciliter la mise en place de coopérations dédiées en cas de de gestion de crise nationale présentant des menaces ou des effets transfrontaliers.

- D`œ“uvrer à  la mise en place d`une `` quadripartite ministérielle » associant les ministres de la justice de la Belgique, de l`Espagne, de la France et du Maroc, devant permettre de matérialiser à  haut niveau l`engagement de nos Gouvernements et leur solidarité dans la lutte contre le terrorisme islamiste. D`agir auprès de nos partenaires pour que celle-ci puisse se tenir d`ici la fin de l`année.

En matière de lutte contre la radicalisation violente :

- D`approfondir nos retours d`expérience et échanges de bonnes pratiques en vue de mieux lutter contre ce fléau et de prévenir de nouveaux passages à  l`acte.

- En prévention d`une menace terroriste en constante évolution à  laquelle nos deux pays font face ensemble, d`anticiper dès aujourd`hui la sortie [à  court et moyen terme] des détenus condamnés pour des infractions terroristes en lien avec l`islam radical, ainsi que celle des détenus de droit commun radicalisés violents (`` les sortants »). La perspective de ces fins de peine constitue un défi majeur pour nos administrations pénitentiaires, nos autorités judiciaires, nos services de renseignement, nos services de police et nos autorités administratives. Ces nouveaux thèmes de réflexion feront l`objet d`une concertation spécifique entre les autorités françaises et belges compétentes.

- De poursuivre notre collaboration en matière de lutte contre la radicalisation violente en milieu carcéral. Les administrations pénitentiaires et les services chargés du renseignement pénitentiaire, qui ont connu en France une montée en puissance importante ces derniers mois, approfondiront ainsi leur coopération afin de renforcer le suivi et la prise en charge des détenus radicalisés violents.

- Dans le prolongement de l`attaque terroriste qui a eu lieu à  Liège le 29 mai 2018, de réfléchir à  une harmonisation entre services français et belges des modalités de signalement des détenus radicalisés violent sortant de prison dans le Système d`Information Schengen (SIS).

- De poursuivre nos échanges sur la politique administrative et judiciaire de traitement et de suivi des combattants terroristes de retour de la zone irako-syrienne qui constitue une des priorités de la coopération franco-belge.

- De poursuivre les rencontres franco-belges de lutte contre l`extrémisme violent pour rassembler les autorités locales afin de les encourager à  créer des partenariats et des échanges de bonnes pratiques en matière de prévention et de lutte contre la radicalisation violente.

- De tenir avant la fin de l`année 2018 une réunion d`experts concernés par la problématique de la prise en charge des mineurs revenants, afin d`échanger sur les besoins spécifiques de prise en charge de ces mineurs et d`accompagner leur retour dans la société, pour qu`ils ne constituent pas à  terme une menace pour nos concitoyens.

Au niveau européen :

- D`appuyer avec détermination le renforcement des contrà´les aux frontières extérieures de l`Union européenne, en particulier dans le contexte d`un retour possible des combattants terroristes étrangers sur le territoire européen. Pour répondre à  ces défis, l`Union européenne s`est dotée depuis deux ans de nombreux outils : réforme et montée en puissance de l`Agence FRONTEX, contrà´les systématiques aux frontières extérieures de l`Union européenne, adoption le 25 avril d`un système ETIAS visant à  prévenir les risques sécuritaires et du système entrée/sortie le 30 novembre 2017 permettant l`enregistrement des passages des ressortissants de pays tiers en court séjour aux frontières extérieures de l`Union européenne.

- L`entrée en vigueur le 25 mai dernier du PNR européen constitue une avancée majeure dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité grave, le renforcement du contrà´le des frontières extérieures de l`Union européenne et la sécurité de l`espace européen. Toutefois, nous estimons devoir aller plus loin. Conjointement, avec nos partenaires néerlandais et britanniques, nous appelons à  travailler, dans le cadre d`une coopération intergouvernementale, au développement d`un PNR ferroviaire qui pourrait, à  terme, être élargi à  d`autres partenaires européens afin de compléter le PNR aérien.

- En matière de criminalité organisée dans le champ de la lutte contre les réseaux de trafics d`armes et de la lutte contre le narcotrafic, nous souhaitons renforcer notre coopération via notamment les agences Eurojust, Europol et intensifier notre coopération transfrontalière.

- L`accès à  la preuve numérique constitue un enjeu majeur dans nombre d`enquêtes judiciaires.

Dans le cadre de la coopération de justice pénale, nous appelons à  la mise en place de canaux de communication plus rapides entre les services enquêteurs et les prestataires de services de communications électroniques. L`Union européenne doit se doter d`un dispositif ambitieux, qui assure la sécurité juridique nécessaire aux opérateurs et aux services enquêteurs et remédie à  la disparité des cadres juridiques.

Nous nous engageons à  poursuivre nos échanges en vue d`adopter des positions convergentes dans les négociations européennes au sein du Conseil (Justice et Affaires intérieures).

Dans l`objectif de faciliter l`accès transfrontalier à  la preuve numérique, nous insistons sur l`importance de parvenir rapidement à  un accord sur la proposition de directive sur la nomination de représentants légaux des fournisseurs de service Internet et la proposition de règlement relatif aux injonctions européennes de production et de conservation des preuves numériques. Le système qui sera mis en place doit être efficace, y compris vis-à -vis des fournisseurs de services ayant leur siège hors du territoire de l`Union, tout en respectant les libertés fondamentales.

Nous nous engageons à  favoriser le partage et le retour d`expérience en matière d`identification des utilisateurs qui se connectent sur les plateformes Internet par l`intermédiaire de `` smartphones », pour lesquels les fournisseurs d`accès à  Internet n`attribuent pas un numéro d`identification de connexion Internet unique pour chaque utilisateur.

- Dans le contexte de l`entrée en vigueur le 25 mai dernier de la nouvelle réglementation générale européenne en matière de protection des données (RGPD), mais également de la jurisprudence de la CJUE en matière de collecte et d`utilisation des données personnelles, nous estimons nécessaire de veiller à  la préservation d`un haut niveau d`efficacité des instruments européens et nationaux de lutte contre le terrorisme, tout en préservant l`équilibre entre protection des données personnelles, respect de la vie privée et sécurité de l`espace européen.

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