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mercredi 24 août 2022

Bena Mpuka : Agent de Tutsi Power ! Pas une larme pour Kuye Ndondo wa Mulemera traître au KONGO !

Bena Mpuka : Agent de Tutsi Power ! Pas une larme pour Kuye Ndondo wa Mulemera traître au KONGO !

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International 

FB_IMG_1661375647891.jpg, août 2022

Kuye Ndondo wa Mulemera était le beau-frère  de Enoch Sebineza, un extremiste Tutsi Rwandais, parmi les personnalités du reseau de Ruhimbika Muller, les prétendus Banyamulenge au Sud-Kivu.

Catapulté à la présidence de la commission vérité et réconciliation (CVR) issue du dialogue intercongolais avec son monstrueux  gouvernement 1+4=0 , Kuye Ndondo wa Mulemera avait des accointances avec les Azarias Ruberwa, Moïse Nyarugabo... du RCD-Goma, Pro-Rwanda.

Il avait reçu comme consigne de ne pas faire fonctionner la commission vérité et réconciliation (CVR) , une institution d'appui à la démocratie au risque d'éclabousser sa belle famille. Kuye Ndondo wa Mulemera a fait le choix de protéger ses beaux-frères criminels, seigneurs de guerre et génocidaires au KONGO, au détriment de la paix.

La Commission Vérité et réconciliation en Afrique du sud a été une réussite, grâce à la personnalité de Desmond Tutu, prix Nobel de la Paix. Au KONGO, Kuye Ndondo wa Mulemera fut un foireux incapacitaire ventripitent qui n'a servi que son ventre, pas le KONGO.

Ce traître au KONGO ne mérite aucune compassion. 

Aucun digne fils de MFUMU TATA KIMBANGU DIANTUNGUNUA ne peut verser une seule larme pour Kuye Ndondo wa Mulemera traître et collabo contre le KONGO.

Qu'il aille au diable et brûle en enfer !

Freddy Mulongo Mukena

Réveil FM International

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lundi 22 août 2022

Bena Mpuka : Fossoyeur du KONGO, foireux et incapacitaire président de la commission vérité et réconciliation, Kuye Ndondo wa Mulemera s'en est allé !

Bena Mpuka : Fossoyeur du KONGO, foireux et incapacitaire président de la commission vérité et réconciliation, Kuye Ndondo wa Mulemera s'en est allé !

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International 

FB_IMG_1661171979294.jpg, août 2022

A Réveil FM International, nous nous refusons d'encenser des traîtres et collabos KONGO, qui ont trahi la partie, quelque soit leurs rangs.

Pas une larme pour Kuye Ndondo wa Mulemera. Il est décédé en France, loin de la terre de ses ancêtres. Kuye Ndongo wa Mulemera avait combattu le pasteur Jean Ruhigita Ndagora, le représentant légal de la 8ème CEPAC-ECC. C'est ce dernier qui l'avait pris comme fils, l'a élevé, l'a fait étudier, lui a trouvé une bourse d'études. La communauté évangélique pentecôtiste en Afrique Centrale, la 8ème de l'Église du Christ au Congo n'a jamais eu une tradition d'épiscopalisme. Mais Kuye Ndondo s'était fait sacré "Évêque" lorsqu'il était devenu président de l'ECC-Sud Kivu.

Tireur des ficelles hors pair, homme de tous les coups tordus, Kuye Ndondo Mulemera qui avait des accointances avec les criminels et seigneurs de guerre du RCD-Goma, pro-Rwanda a trahi le KONGO.

Il est un Fossoyeur de la République des venteipotents ventriotes qui ont trahi le KONGO pour des intérêts personnels, comme Abbé tricheur Apollinaire Malu Malu qui présida la Commission Électorale Indépendante (CEI). C'est à bord d'un char de la Monuc, flanqué d'un gilet pare-balles et d'un casque de l'ONU, que l'abbé fraudeur Malu Malu s'était rendu à la RTNC pour enregistrer ses faux résultats électoraux de l'élection présidentielle Louis Michel 2006. Quant à , "Momo" Modeste Mutinga Mutshisuayi, fourbe, roublard, grand requin qui fut de la fameuse Haute autorité des Médias (HAM), un etouffoir des libertés. Il musela des journalistes, baillonna des médias et candidats de l'opposition. Il fut récompensé par une nomination : Rapporteur au Sénat. 

Kuye Ndondo wa Mulemera était le président de la Commission vérité et réconciliation (CVR) qui n'a jamais fonctionné. Or cette commission aurait permis d'extiper tous les criminels et seigneurs de guerre de nos institutions.

Malgré son cuisant échec de faire fonctionner la Commission Vérité et réconciliation, Kuye Ndondo wa Mulemera a été nommé "Sénateur".

Cet homme n'a jamais servi le KONGO. Il s'est plutôt servi de lui. 

Au terme du dialogue inter-congolais tenu en 2002, à Sun City, en Afrique du Sud, le KONGO s'était doté de 5 structures pour appuyer le processus démocratique amorcé après les pourparlers.

Au lendemain de l’Accord global et inclusif obtenu le 19 avril 2002 par les belligérants congolais et le pouvoir de Joseph Kabila, près de la ville de Rustenburg, en Afrique du Sud, une Constitution de transition avait vu le jour et 5 commissions d'appui à la démocratie ont été mis en place:

La Constitution de Transition du dialogue inter-congo prévoyait, à son article 154, la création de cinq institutions d’appui à la démocratie. Il s’agit de:

1. la Commission électorale indépendante,

2. l’Observatoire national des droits de l’homme,

3. la Haute autorité des médias,

4. la Commission vérité et réconciliation

5. la Commission de l’éthique et de la lutte contre la corruption.

La Commission Vérité et réconciliation avait de bons articles pour sa missions et ses objectifs sauf qu'elle n'a jamais fonctionné. 

ARTICLE 2:

Aux termes du présent Règlement Intérieur, il faut entendre par :

« Vérité » : le rétablissement clair et objectif de la réalité historique des faits, crimes et violations des droits humains ayant causé un préjudice à une personne ou à un groupe de personnes..

« Réconciliation » : le rétablissement de l’harmonie, de la concorde, de la paix de coeur et d’esprit entre Congolais et /ou groupes de Congolais auteurs et victimes des divers préjudices et crimes perpétrés, en vue de restaurer l’unité nationale et la réhabilitation tant morale que physique des personnes concernées.

Toute autre interprétation contraire à la loi organique précitée est exclue.

CHAPITRE II: DE LA MISSION

CHAPITRE II: DE LA MISSION, DES OBJECTIFS, DES ATTRIBUTIONS ET DE LA COMPETENCE DE LA COMMISSION

Section 1 : De la Mission et des Objectifs

ARTICLE 7:

a) La CVR a pour mission de rétablir la vérité et de promouvoir la paix, la justice, la réparation, le pardon et la réconciliation en vue de consolider l’unité nationale.

b) Pour ce faire, la CVR est tenue d’entreprendre toutes activités jugées utiles, notamment :

1. s’impliquer dans les différentes phases et étapes de la Transition et assurer son accompagnement citoyen ;

2. prévenir, autant que possible, les conflits et, en cas de leur survenance, intervenir de façon optimale, soit par la médiation entre les communautés en conflit, soit par toute autre voie qu’elle juge opportune ;

3. créer un espace de libre expression ouvert à tous les Congolais, notamment les acteurs politiques, économiques, sociaux, culturels en vue de la consolidation de la paix, du pardon, de la justice, de la réconciliation et de l’unité nationales ;

4. rechercher la guérison des traumatismes, par des moyens thérapeutiques, psychiatriques et spirituels pour refonder la confiance mutuelle entre Congolais.

ARTICLE 8:

La CVR recourt aux voies et moyens légaux et moraux disponibles, avec le concours de toute personne congolaise ou étrangère pouvant contribuer à atteindre les résultats attendus d’elle.

Ces résultats sont :

1. l’unité et la cohésion nationales ;

2. la vérité sur les événements politiques et socio-économiques qui se sont produits en RDC ;

3. la réconciliation des acteurs politiques et militaires entre eux, d’une part, avec le peuple, d’autre part, et du peuple avec lui-même ;

4. l’émergence et la consolidation d’un Etat de droit en RDC ;

5. la reconnaissance d’une nouvelle conscience nationale et patriotique;

6. le rapprochement des gouvernants avec les gouvernés ;

7. un climat de confiance mutuelle entre les différentes communautés et la cohabitation inter - ethnique;

8. l’acceptation, par les auteurs, des fautes par eux commises contre la République et la population congolaise ;

9. l’établissement des responsabilités individuelles et collectives des torts et des crimes commis;

10. l’éradication du tribalisme, du régionalisme, de l’intolérance, de l’exclusion et de la haine sous toutes leurs formes.

ARTICLE 10:

La Commission Vérité et Réconciliation est guidée par les principes ci-après :

1. la vérité ;

2. l’indépendance ;

3. l’impartialité ;

4. l’honnêteté ;

5. la transparence ;

6. la compassion envers les victimes ;

7. l’égalité de traitement à l’égard aussi bien des victimes que des auteurs des crimes, dans le respect strict de leurs droits et de leurs libertés fondamentales;

8. le bannissement de toute recherche de la vengeance et des représailles.

Pas des larmes pour Kuye Ndondo wa Mulemera, un ennemi intérieur du KONGO.

Freddy Mulongo Mukena 

Réveil FM International 

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mercredi 20 juillet 2022

Bena Mpuka: EST-CE QUE ZELENSKY, PRÉSIDENT DE L'UKRAINE DONT LE PAYS EST EN GUERRE, PART-IL PASSER SES VACANCES AUX ÉTATS-UNIS ?

Bena Mpuka : EST-CE QUE  ZELENSKY, PRÉSIDENT DE L'UKRAINE DONT LE PAYS EST EN GUERRE, PART-IL PASSER SES VACANCES AUX ÉTATS-UNIS ?

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International 

FB_IMG_1658339911932.jpg, juil. 2022

LE KONGO EST AGRESSÉ, ENVAHI ET OCCUPÉ, ANGWALIMA TSHILOMBO TSHINTUNTU TSHIFUEBA ET SA BANDE DES MÉDIOCRES FAKWA, CHECKULEURS, FRAPPEURS ET BALLADOS SONT EN VACANCES À MARBELLA, SITE BALENAIRE EN ESPAGNE !

LE JOUISSEUR PAR EXCELLENCE, TSHILOMBO TSHINTUNTU TSHIFUEBA ET SON ESCADRON DE LA JOUISSANCE  EN CHAIR ET  OS SONT À MARBELLA POUR BRONZER ET FESTOYER, AUX FRAIS DU CONTRIBUABLE KONGO.

EN FRANCE, LE : PRÉSIDENT DE LA  RÉPUBLIQUE NE PEUT PAS ALLER EN VACANCES DANS UN PAYS ÉTRANGER.

"Bâtir des châteaux en Espagne" Cette expression prend tout son sens avec le vacancier qui séjourne à Marbella. Un danger pour la république comme disait l'autre, une vraie catastrophe ambulante qui festoie et s'enjaille pendant que le peuple tire le diable par queue. Filous ! Berry Muekatone

Haro sur l'incorrigible Marbellero ! Ça tire à boulets rouges, après le métis noir, voici F.Diongo qui savate le bourlinguer. La fin de cette usurpation ressemble de plus en plus au siège de Fort Alamo. Le temps joue contre l'imposteur, le contre-feu ne fera qu'attiser le foyer. #BerryMuekatone

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jeudi 21 avril 2022

BENA MPUKA : LES KONGO APPLAUDISSENT LE DÉBAT MACRON-LE PEN EN FRANCE ! AMNÉSIQUES, ILS ONT OUBLIÉ QUE MOMO MODESTE MUTINGA MUTUISHAYI LES AVAIENT PRIVÉ DU DÉBAT JP BEMBA-ALIAS KABILA LORS DE L'ÉLECTION LOUIS MICHEL 2006 !

Bena Mpuka Election Louis Michel 2006, "MOMO" MODESTE MUTINGA MUTUISHAYI, président de la  fameuse HAUTE AUTORITÉ DES MÉDIAS (HAM) AVAIT PRIVÉ LE PEUPLE KONGO DU DÉBAT DÉMOCRATIQUE QUI DEVRAIT OPPOSER JEAN-PIERRE BEMBA À HYPOLITE KANAMBE KAZEMBERE MUTWALE ALIAS KABILA !

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International 

FB_IMG_1650551925431.jpg, avr. 2022

Des compatriotes amnésiques et inconscients qui applaudissent le grand débat démocratique en France, qui a opposé Emmanuel Macron à Marine Lepen pour l'élection présidentielle de 2022 ! Ils trouvent génial qu'un débat ait lieu entre deux candidats dont l'un assume déjà la magistrature suprême et l'autre à l'ambition d'y accéder. Ils trouvent cela légitime.

FB_IMG_1650551907200.jpg, avr. 2022

Et pourtant en 2006 au Kongo, lors de l'élection Louis Michel, "MOMO" MODESTE MUTINGA MUTUISHAYI avait privé plus de 60 millions de Kongo, un débat démocratique inscrit dans la constitution de transition du dialogue Intercongolais, qui devrait opposer les deux candidats arrivés en lice: Jean-Pierre Bemba et Hypolite Kanambe Kazembere Mutwale Alias Kabila.

Corrompu jusqu'à la moelle épinière, fourbe, roublard et requin, "MOMO" MODESTE MUTINGA MUTUISHAYI avait muselé les journalistes, bâillonné des médias et opposants.

"MOMO" MODESTE MUTINGA MUTUISHAYI avait monnayé le non débat. Il s'était vendu et s'était fait acheter par Alias Kabila.

Après le premier hold-up électoral, "MOMO" MODESTE MUTINGA MUTUISHAYI a été recompensé et catapulté "RAPPORTEUR AU SÉNAT" par Alias Kabila.

Et c'est "MOMO" MODESTE MUTINGA MUTUISHAYI qui a pondu la loi sur les Anciens chefs d'Etat pour rendre l'ascnceur à son bienfaiteur qui l'a sorti de sa misère. La loi d'impunité de "MOMO" MODESTE MUTINGA MUTUISHAYI octroie à Alias Kabila 680.000 $ par mois et Tshilombo Tshintuntu Tshifueba 2.070.000 $ par mois. Alors même que leseu fils et filles Kongo vivent avec-1$ par jour.

Mangeur à tous les râteliers, mangeriste patenté, l'homme de la mangeoire MOMO MODESTE MUTINGA MUTUISHAYI N'EST-IL PAS LE MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES DE SON FRÈRE DE TRIBU, TSHILOMBO TSHINTUNTU TSHIFUEBA ? ALLEZ À GOMA VOIR LES VICTIMES DU VOLCAN NYRAGONGO ! ILS DORMENT SOUS DED BÂCHES BLEUES COMME DES RÉFUGIÉS DANS LEUR PROPRE PAYS !

C'EST BIEN BEAU D'APPLAUDIR LE DÉBAT MACRON-LE PEN EN FRANCE. POURQUOI N'AVOIR PAS APPUYÉ LE DÉBAT DANS VOTRE PROPRE PAYS EN 2006 ? DEPUIS LORS L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE AU KONGO A ÉTÉ RÉDUITE À UN TOUR.

DE 2006 À AUJOURD'HUI, TROIS ÉLECTIONS PRÉSENTIELLES ONT TOUTES ÉTÉ FRAUDULEUSES. IL Y A ENCORE DES FILS ET FILLES KONGO QUI CROIENT AUX ÉLECTIONS DANS UN PAYS SOUS-OCCUPATION !

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mardi 12 avril 2022

BENA MPUKA : VITAL KAMERHE, BRAQUEUR DE LA RÉPUBLIQUE ET PREMIER MINISTRE ?

BENA MPUKA: VITAL KAMERHE, BRAQUEUR DE LA RÉPUBLIQUE ET PREMIER MINISTRE ? 

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International 

FB_IMG_1649747237237.jpg, avr. 2022

LES TUTSIS POWER COALISÉS CONTRE LE KONGO : LE BRAQUEUR VITAL KAMERHE BIENTÔT PREMIER MINISTRE !

C'EST LA RADIO NATIONALE KENYANE QUI L'A ANNONCÉ DEPUIS HIER QUE LE BRAQUEUR DE LA RÉPUBLIQUE : VITAL KAMERHE SERAIT LE PROCHAIN PREMIER MINISTRE EN REMPLACEMENT DE SAMA LUKONDE.

LE CACH FABRIQUÉ À NAIROBI AU KENYA, APRÈS AVOIR RENIÉ LEURS SIGNATURES À GENÈVE, EST MORT AVEC L'ARRESTATION DE VITAL KAMERHE DANS L'AFFAIRE 100 JOURS.

CONDAMNÉ À 20 ANS DE PRISON, VITAL KAMERHE A VU SA PEINE DE 13 ANS, AVANT DE BÉNÉFICIER D'UNE LIBÉRATION PROVISOIRE... LE BRAQUEUR DE LA RÉPUBLIQUE A QUITTÉ KINSHASA À BORD D'UN JET PRIVÉ OÙ IL VIT EN VILLÉGIATURE.

LES TUTSIS COALISÉS : KENYA, OUGANDA, RWANDA ET BURUNDI S'ACTIVENT POUR DOMINER SUR LE KONGO. L'OCCUPATION NE SUFFIT PLUS.

VITAL KAMERHE PREMIER MINISTRE AU KONGO, CELA VEUT-IL DIRE QUE LE JUGE YANGI EST MORT POUR RIEN ?

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dimanche 5 décembre 2021

Grande Arche La Défense: Mélenchon ouvre le bal des meeting contre les droites !

Grande Arche La Défense: Mélenchon ouvre le bal des meeting contre les droites !

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Mélenchon Grande Arche Défense.jpg, déc. 2021

A 14h30, la grande salle de la Grande Arche La Défense était déjà pleine. 5000 Insoumis, certains ont suivi le discours devant les écrans assis par terre. Jean-Luc Mélenchon, son discours est pour les classes populaires et honore la France, pour la remettre sur la bonne route.

Si je suis élu, il y aura une loi d'urgence sociale. Ceux qui ont beaucoup gagné pendant la crise, devront beaucoup payer pour la réparer. Les prix de 1ère nécessités seront bloqués, le SMIC sera augmenté ainsi que les minimas sociaux. #MelenchonParis
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En 2022, chacun doit prendre sa part au combat. Il n'y a que les combats qu'on ne mène pas que l'on perd. Le monde nous regarde, il sait que si la chaîne du capitalisme craque en France, elle craquera partout ailleurs. Quoiqu'il arrive, ne baissez jamais la tête ! #MelenchonParis
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Oui, nous sommes la famille de la rupture avec le système capitaliste. Ce qui va changer, c'est la direction dans laquelle on va : priorité à l'intérêt général humain, à la paix, au développement des intelligences, car oui, nous faisons le choix de l'intelligence. #MelenchonParis
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Une société dans laquelle la justice n’est plus en état de faire son travail est une société qui s’abandonnera aux vendettas et la vengeance. Nous sommes les partisans de la justice, mais pour qu’il y ait de la justice il faut qu’il y ait les moyens de la justice. #MelenchonParis
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Ils ont saccagé l'école. Pourtant, c'est l'école qui nous rend meilleur, qui nous permet de nous libérer des préjugés, du racisme et de l'ignorance qui nous enferme. Elle est le premier pilier de l'édifice républicain. Il faut reconstruire l'école et l'hôpital ! #MelenchonParis
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mercredi 1 décembre 2021

RDC: Imposée comme ambassadrice en France, Isabel Tshombe est l'oreille de JoKabila!

RDC: Imposée comme ambassadrice en France, Isabel Tshombe est l'oreille de JoKabila ! 

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

Louise Mushikiwabo-Isabel Tshombe.jpg, déc. 2021

Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l'OIF, Bruno Tshibala et Isabel Tshombé à Kinshasa.

Isabel Tshombe ne s'est jamais battue pour une cause de la RDC. Fille de Moïse Tshombe, le sécessioniste Katangais, elle vient d'être imposée comme ambassadrice de la RDC en France. C'est le choix et la décision d'Alias Kabila. Elle a été sa représentante à la francophonie depuis 2001. Elle vient à Paris retrouver Louise Mushikiwabo et détricoter la Fatwa Anticoncerts en vigueur jusqu'en 3085!

Moïse Tshombe est connu pour avoir fait la sécession Katangaise dans les années 60. Isabel Tshombe ne s'est jamais battue pour une cause connue. Sous M'Zée Laurent-Désiré Kabila à Kinshasa, elle n'a jamais été titulaire d'un ministère. A deux reprises, elle a été vice-ministre. Dès 2001 à avant sa nomination comme ambassadrice de la RDC en France, Isabel Tshombé a été les yeux et oreilles d'Alias Kabila, à la francophonie. Durant 20 ans, elle a été la représente personnelle d'Alias Kabila. Isabel Tshombé est nommée ambassadrice sur demande et recommandation d'Alias Kabila. Tshilombo Tshintuntu n'a fait que signer.   Nommée à Paris pour venir au soutien à sa copine coquine la Kagamiste Louise Mushikiwabo, 60 ans bien sonnée, secrétaire général de l'OIF et ancienne Ministre des Affaires étrangères du rwanda qui est entrain de tuer la francophonie, Isabel Tshombé dont l'intelligence avoisine celle de Tshilombo Tshintuntu, c'est-à-dire se limite à déclarer que l'on est fille et fils de...se résume sa mission d'ambassadrice à reconcilier les musiciens aux résistants patriotes pour le retour des concerts. Or, la Fatwa Anticoncerts est en vigueur jusqu'en 3085 ! Elle n'est pas négociable. En tant qu'ambassadrice, Isabel Tshombe a une formidable opportunité à montrer une autre image de la RDC, en créant par exemple un centre culturel où des jeunes Franco-Congolais peuvent apprendre de la culture du pays de leurs parents: Ils peuvent nos langues et dialectes, nos danses traditionnelles, nos cuisines...Vouloir jouer à la barbouze et Matador avec la distraction des concerts, alors que les résistants-patriotes ont réussi à faire en sorte que les occupants ougando-rwandais ne puissent plus qualifier les Congolais de Beer Music Wife -BMW. Isabel Tshombe risque d'échouer lamentablement comme son prédécesseur Myra Njoku, de triste mémoire.  

L’avenir de la langue française se doit d’être une préoccupation pour tous ceux qui utilisent cette belle langue comme outil de communication, de travail, de culture et de distraction.  «... la mort programmée de notre belle langue le français au détriment de l’anglais qui a fini de métastaser et de gangrener à l’extrême notre belle langue pour la transformer en un galimatias que j’appellerai franglophonie. », « on sent la dérive angliciste du français au point qu’il devient de plus en plus rare de trouver un texte voire une déclaration en français sans y trouver toute une floraison de mots et d’expressions en anglais. »

Comme l'internet a de la mémoire, nous avons retrouvé notre question sur la Francophonie au candidat François Hollande à la conférence de presse du 25 avril 2012.

Hollande Conférence de presse 1.jpg, déc. 2021

PARIS AFP / 25 avril 2012 17h22- Le candidat socialiste à la présidentielle française François Hollande a estimé mercredi qu'une rupture était nécessaire par rapport à des pratiques qui ont desservi la France et l'Afrique.

M. Hollande a assuré que si il était élu le 6 mai, il veillerait à ce que ces relations reposent sur des principes, et notamment celui de la solidarité.

La rupture est nécessaire par rapport à des pratiques qui ont desservi la France et l'Afrique, par rapport à des usages qui n'ont rien d'acceptable ni de légaux, a déclaré le candidat socialiste lors d'une conférence de presse.

Evoquant les liens, sous la Ve République, entre Paris et certaines de ses anciennes colonies, le candidat socialiste a relevé qu'il y avait eu des relations dont nous voyons encore quelques soubresauts aujourd'hui dans un certain nombre d'instructions judiciaires.

Une enquête judiciaire est en cours en France sur les conditions dans lesquelles le président équato-guinéen Teodoro Obiang, le président du Congo Denis Sassou Nguesso, ainsi que le défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba, ont acquis un important patrimoine immobilier et mobilier en France.

Je veillerai à ce que les relations entre la France et l'Afrique puissent être posées sur des principes. D'abord celui d'une solidarité que nous avons, d'une politique que nous pouvons mener à la fois pour l'économie mais aussi pour la langue, a enchaîné François Hollande.

M. Hollande a en particulier été questionné sur l'organisation à l'automne du sommet de la Francophonie en République démocratique du Congo, ancienne colonie belge où les dernières élections n'ont pas été jugées crédibles par l'Union européenne en raison de nombreuses irrégularités et fraudes.

Sur les régimes eux-mêmes, les règles doivent être aussi celles de la démocratie et donc je n'accepterais pas des élections qui auraient été frauduleuses où que ce soit, a fait valoir le candidat PS, sans précision.

Il a qualifié la Francophonie d'élément très important pour une politique à l'égard de l'Afrique.
https://cdn.embedly.com/widgets/media.html?src=https%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fembed%2Fvideo%2Fxqdifc&display_name=Dailymotion&url=https%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fvideo%2Fxqdifc&image=https%3A%2F%2Fs2.dmcdn.net%2Fv%2F2e_Y81VtI6hYIzTX4%2Fx240&key=fbab48d0309b4a55bd8c1874098bbfc1&type=text%2Fhtml&schema=dailymotionConférence de presse de François Hollande - 25 avril 2012 © Parti socialiste

Freddy Mulongo, Réveil FM International: Irez-vous à Kinshasa au Sommet de la francophonie qui se tiendra du 12 au 14 octobre 2012, si vous êtes élu, alors que l’Union européenne vient de dire clairement que les élections qui se sont tenues en République démocratique du Congo ont été frauduleuses ? Il y a eu des fraudes massives. Par ailleurs, quelle sera votre relation avec la Françafrique et la France « du fric et des mallettes » dont on parle ?

François Hollande : Une rupture est nécessaire par rapport à des pratiques qui ont desservi la France et l’Afrique et par rapport à des usages qui n’ont rien d’acceptable, ni de légal. Il y a eu des relations dont nous voyons encore quelques soubresauts aujourd’hui dans un certain nombre d’instructions judiciaires. Je veillerai donc à ce que les relations à la France et l’Afrique puissent reposer sur des principes. D’abord celui d’une solidarité que nous avons, d’une politique que nous pouvons mener à la fois pour l’économie mais aussi pour la langue. De ce point de vue-là, la francophonie est un élément très important d’une politique à l’égard de l’Afrique et, d’une manière générale, à l’égard de la culture française à l’étranger. Deuxièmement, sur les régimes eux-mêmes, les règles doivent être aussi celles de la démocratie et donc je n’accepterai pas des élections qui auront été frauduleuses. Où que ce soit.

 NDLR : Avec ces propos sans ambiguïté du très probable futur président de la République française, les oreilles de plusieurs professionnels de modification constitutionnelle pour s’accrocher à vie au pouvoir et de fraudes électorales en Afrique ont dû énormément siffler.https://cdn.embedly.com/widgets/media.html?src=https%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fembed%2Fvideo%2Fx2wyfpw&display_name=Dailymotion&url=https%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fvideo%2Fx2wyfpw&image=https%3A%2F%2Fs1.dmcdn.net%2Fv%2FAWUmK1VtGcn-zOXvQ%2Fx240&key=fbab48d0309b4a55bd8c1874098bbfc1&type=text%2Fhtml&schema=dailymotionL'ARRIVÉE DE FRANÇOIS HOLLANDE À KINSHASA POUR LA FRANCOPHONIE © Scotchbegin

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RDC: Imposée comme ambassadrice en France, Isabel Tshombe est l'oreille de JoKabila!

RDC: Imposée comme ambassadrice en France, Isabel Tshombe est l'oreille de JoKabila ! 

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

Louise Mushikiwabo-Isabel Tshombe.jpg, déc. 2021

Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l'OIF, Bruno Tshibala et Isabel Tshombé à Kinshasa.

Moïse Tshombe est connu pour avoir fait la sécession Katangaise dans les années 60. Isabel Tshombe ne s'est jamais battue pour une cause connue. Sous M'Zée Laurent-Désiré Kabila à Kinshasa, elle n'a jamais été titulaire d'un ministère. A deux reprises, elle a été vice-ministre. Dès 2001 à avant sa nomination comme ambassadrice de la RDC en France, Isabel Tshombé a été les yeux et oreilles d'Alias Kabila, à la francophonie. Durant 20 ans, elle a été la représente personnelle d'Alias Kabila. Isabel Tshombé est nommée ambassadrice sur demande et recommandation d'Alias Kabila. Tshilombo Tshintuntu n'a fait que signer.   Nommée à Paris pour venir au soutien à sa copine coquine la Kagamiste Louise Mushikiwabo, 60 ans bien sonnée, secrétaire général de l'OIF et ancienne Ministre des Affaires étrangères du rwanda qui est entrain de tuer la francophonie, Isabel Tshombé dont l'intelligence avoisine celle de Tshilombo Tshintuntu, c'est-à-dire se limite à déclarer que l'on est fille et fils de...se résume sa mission d'ambassadrice à reconcilier les musiciens aux résistants patriotes pour le retour des concerts. Or, la Fatwa Anticoncerts est en vigueur jusqu'en 3085 ! Elle n'est pas négociable. En tant qu'ambassadrice, Isabel Tshombe a une formidable opportunité à montrer une autre image de la RDC, en créant par exemple un centre culturel où des jeunes Franco-Congolais peuvent apprendre de la culture du pays de leurs parents: Ils peuvent nos langues et dialectes, nos danses traditionnelles, nos cuisines...Vouloir jouer à la barbouze et Matador avec la distraction des concerts, alors que les résistants-patriotes ont réussi à faire en sorte que les occupants ougando-rwandais ne puissent plus qualifier les Congolais de Beer Music Wife -BMW. Isabel Tshombe risque d'échouer lamentablement comme son prédécesseur Myra Njoku, de triste mémoire.  

L’avenir de la langue française se doit d’être une préoccupation pour tous ceux qui utilisent cette belle langue comme outil de communication, de travail, de culture et de distraction.  «... la mort programmée de notre belle langue le français au détriment de l’anglais qui a fini de métastaser et de gangrener à l’extrême notre belle langue pour la transformer en un galimatias que j’appellerai franglophonie. », « on sent la dérive angliciste du français au point qu’il devient de plus en plus rare de trouver un texte voire une déclaration en français sans y trouver toute une floraison de mots et d’expressions en anglais. »

Comme l'internet a de la mémoire, nous avons retrouvé notre question sur la Francophonie au candidat François Hollande à la conférence de presse du 25 avril 2012.

Hollande Conférence de presse 1.jpg, déc. 2021

PARIS AFP / 25 avril 2012 17h22- Le candidat socialiste à la présidentielle française François Hollande a estimé mercredi qu'une rupture était nécessaire par rapport à des pratiques qui ont desservi la France et l'Afrique.

M. Hollande a assuré que si il était élu le 6 mai, il veillerait à ce que ces relations reposent sur des principes, et notamment celui de la solidarité.

La rupture est nécessaire par rapport à des pratiques qui ont desservi la France et l'Afrique, par rapport à des usages qui n'ont rien d'acceptable ni de légaux, a déclaré le candidat socialiste lors d'une conférence de presse.

Evoquant les liens, sous la Ve République, entre Paris et certaines de ses anciennes colonies, le candidat socialiste a relevé qu'il y avait eu des relations dont nous voyons encore quelques soubresauts aujourd'hui dans un certain nombre d'instructions judiciaires.

Une enquête judiciaire est en cours en France sur les conditions dans lesquelles le président équato-guinéen Teodoro Obiang, le président du Congo Denis Sassou Nguesso, ainsi que le défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba, ont acquis un important patrimoine immobilier et mobilier en France.

Je veillerai à ce que les relations entre la France et l'Afrique puissent être posées sur des principes. D'abord celui d'une solidarité que nous avons, d'une politique que nous pouvons mener à la fois pour l'économie mais aussi pour la langue, a enchaîné François Hollande.

M. Hollande a en particulier été questionné sur l'organisation à l'automne du sommet de la Francophonie en République démocratique du Congo, ancienne colonie belge où les dernières élections n'ont pas été jugées crédibles par l'Union européenne en raison de nombreuses irrégularités et fraudes.

Sur les régimes eux-mêmes, les règles doivent être aussi celles de la démocratie et donc je n'accepterais pas des élections qui auraient été frauduleuses où que ce soit, a fait valoir le candidat PS, sans précision.

Il a qualifié la Francophonie d'élément très important pour une politique à l'égard de l'Afrique.
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Freddy Mulongo, Réveil FM International: Irez-vous à Kinshasa au Sommet de la francophonie qui se tiendra du 12 au 14 octobre 2012, si vous êtes élu, alors que l’Union européenne vient de dire clairement que les élections qui se sont tenues en République démocratique du Congo ont été frauduleuses ? Il y a eu des fraudes massives. Par ailleurs, quelle sera votre relation avec la Françafrique et la France « du fric et des mallettes » dont on parle ?

François Hollande : Une rupture est nécessaire par rapport à des pratiques qui ont desservi la France et l’Afrique et par rapport à des usages qui n’ont rien d’acceptable, ni de légal. Il y a eu des relations dont nous voyons encore quelques soubresauts aujourd’hui dans un certain nombre d’instructions judiciaires. Je veillerai donc à ce que les relations à la France et l’Afrique puissent reposer sur des principes. D’abord celui d’une solidarité que nous avons, d’une politique que nous pouvons mener à la fois pour l’économie mais aussi pour la langue. De ce point de vue-là, la francophonie est un élément très important d’une politique à l’égard de l’Afrique et, d’une manière générale, à l’égard de la culture française à l’étranger. Deuxièmement, sur les régimes eux-mêmes, les règles doivent être aussi celles de la démocratie et donc je n’accepterai pas des élections qui auront été frauduleuses. Où que ce soit.

 NDLR : Avec ces propos sans ambiguïté du très probable futur président de la République française, les oreilles de plusieurs professionnels de modification constitutionnelle pour s’accrocher à vie au pouvoir et de fraudes électorales en Afrique ont dû énormément siffler.https://cdn.embedly.com/widgets/media.html?src=https%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fembed%2Fvideo%2Fx2wyfpw&display_name=Dailymotion&url=https%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fvideo%2Fx2wyfpw&image=https%3A%2F%2Fs1.dmcdn.net%2Fv%2FAWUmK1VtGcn-zOXvQ%2Fx240&key=fbab48d0309b4a55bd8c1874098bbfc1&type=text%2Fhtml&schema=dailymotionL'ARRIVÉE DE FRANÇOIS HOLLANDE À KINSHASA POUR LA FRANCOPHONIE © Scotchbegin

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mercredi 10 novembre 2021

France: A Isabel Tshombe, jusqu'en 3085, la Fatwa Anticoncerts n'est pas négociable!

France: A Isabel Tshombe, jusqu'en 3085 la Fatwa Anticoncerts n'est pas négociable!

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

Isabel Tshombe.jpg, nov. 2021

Joseph Moïse Tshombe, 81 ans est SDF à Bruxelles ! Isabel Machik Ruth Tshombe nommée ambassadrice de la RDC par l'imposteur-usurpateur-Angalima Tshilombo Tshintuntu Wayawaya, se fixe comme objectif de réconcilier les musiciens collabos et les Résistants Patriotes Kongo. Isabel Tshombe a déjà échoué d'avance: la Fatwa Anticoncerts est non négociable, elle court jusqu'en 3085!

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Joseph Tshombe qui a 81 ans, le fils aîné de l'ancien Premier ministre congolais, Moïse Tshombe Kapend, est un SDF à Bruxelles. Il survit avec peines et difficultés. Depuis cinquante deux ans,  Moïse Tshilombe ancien président de l'État séparatiste du Katanga, ancien Premier ministre du Congo-Kinshasa, est toujours dans le froid dans un cimentière à Etterbeek à Bruxelles. "M. Tiroir-caisse" par ceux qui ne lui pardonnaient pas ses liens avec le colonat et le patronat belges, il était de façon un peu schématique considéré comme l'homme de paille des "néo-colonialistes", pas une once de démarche pour le rapatriement du corps de ce père de l'indépendance au Congo.  La famille Tshombe s'entredéchire dans des tribunaux sur les biens immobiliers en succession.

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Nommée ambassadrice de la RDC en France par l'imposteur-usurpateur-collabo-Maréchal Pétain, Angwalima Tshilombo Tshintuntu, Isabel Machik Tshombe a-t-elle déjà échoué d'avance comme l'un de ses prédécesseurs, le fameux Myra Njoku de triste mémoire ? Comment Isabel Machik Tshombe peut-elle se donner comme objectif de réconcilier les collabos musiciens et les Résistants Patriotes Kongo ? Isabel Machik Tshombe sert un régime d'occupation d'usurpation et d'imposture, que la diaspora congolaise dénonce et réfute, elle serait culotée de penser un seul  instant que c'est elle qui va réconcilier qui que ce soit. La communauté congolaise n'est pas en conflit.  Le slogan  BMW (Beer Music Wife) que des occupants ont abusivement affublé des Congolais ne fonctionne plus. L'interdiction des concerts est  le clé boa contre l'occupation. La Fatwa anticoncerts n'est pas négociable jusqu'en 3085 ! Cette Fatwa est liée à l'occupation ! Tant que la RDC sera occupée par des troupes ougando-rwandaises, en complicité avec le régime d'imposture de Kinshasa, la Fatwa Anticoncerts ne sera levée qu'à la libération. Le Kimpwanza Dia Zole de Mvuluzi Kimbangu Diantungunua arrive à grands pas. 

Isabel Matchik Tshombe doit réconcilier sa famille qui est en procès. La Fatwa Anticoncerts n'est pas négociable.  Aucun Résistant Patriote Kongo ne se rendra au 32 cour Albert II pour une négociation quelconque avec Isabel Matchik Tshombe. Les Résistants ne reconnaissent pas le régime du fossoyeur Tshilombo Tshintuntu. C'est une peine perdue pour Isabel Matchik Tshombe collabo de Tshilombo ! La Fatwa Anticoncerts est en vigueur, elle va se corser davantage.  Bientôt, il y aura une généralisation des Fatwa: Antipartispolitiques, Antibinzambinzambi, Antifauxongsdesdroitshumains...

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lundi 3 mai 2021

RDC: Patrick Muyaya, être imaginatif ne signifie pas copier le design de la France !

RDC: Patrick Muyaya, être imaginatif ne signifie pas copier le design de la France !

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

Freddy Mulongo-patrick Muyaya 1.jpg, mai 2021

Patrick Muyaya a eu le culot de déclarer avec arrogance inouïe que la RDC n'a plus besoin d'opposition avec l'union sacrée, sucrée, salée de Tshilombo...Pardieu, être créatif et innovateur en tant que porte-parole du gouvernement congolais ne signifie pas copier le design de la France. En plus le bleu de fond absorbe trop de lumière, le blanc reflète mieux. Muyaya l'arrogance ne paye pas.

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Pour un individu, Patrick Muyaya Katembwe, qui a eu l'outrecuidance de déclarer que la République démocratique du Congo n'a plus droit à l'opposition avec l'union sacrée-sucrée-salée de Tshilombo...“En regardant l’état actuel du pays, nous ne devrions même pas avoir d’opposition. Tous comme un seul homme derrière le PR nous devons nous engager ”, Patrick Muyaya Katembwe, son tweet date du 3 janvier 2021,  après une rencontre organisée par Tshilombo avec les députés godillots, députés achetés, députés marchandises qui se sont vendus et ont traversé la rue pour la fameuse et corruptible: union sacrée, sucrée, salée !  Patrick Muyaya Katembwe prône le retour du parti État !  Ivresse de l'illusion de pouvoir quand tu nous tiens...Opportunisme, instabilité, inconstance, absence d'idéologie, de Vision et des valeurs, aveuglement, navigation à vue, incertitude de leadership, absence d'engagement citoyen, absence des valeurs pour une République! Hier journalisme, politicien Palu, politicien allié-PPRD, allié-FCC, union sacrée, sucrée, salée ! La transhumance politique bat son plein au Gondwana. "L’ivresse du lait, l’union est trop sucrée...voilà ce que donne le pouvoir. Un député national hier opposant, qui aujourd’hui ose dire que l’opposition devrait disparaître, pour que tous les congolais se prosternent devant Fatshi. C’est hallucinant, je crois rêver!", Le mm discours était tenu pour soutenir le coup d Etat du 24 Novembre 1965. Nous connaissons la suite et ses conséquences. D un côté vs prônez #NousBriserPourNousReconstruire de l autre vs ne voulez pas de l opposition. L'opposition est à la démocratie ce que le sang est pour le cœur", "La légèreté de conviction du politique Congolais. Comment pouvez vous promouvoir la pensée unique et prétendre être démocrate ? Même pendant la seconde mondiale, il y avait l'opposition dans les démocraties !

Bizarre que le plateau du porte-parole du gouvernement du Congo soit la copie conforme du design de la France. Le jeune Patrick Muyaya Katembwe est-il imaginatif et créatif du gouvernement Titanic Sama Lukombe ? Les deux micros accrochés sur le revers  de la veste amplifient l'effet larsen et le son n'est pas correct. Micros sur pupitre, c'est mieux grâce à la distanciation. L'éclairage laisse à désirer. Il faudra augmenter des projecteurs. Le décor du porte-parole de la RDC n'est pas virtuel mais bien réel. Ce n'est pas la première fois, que la RDC copie la France. En RDC, il n'y a pas des designers professionnels ? Le but premier du design est d’inventer, d’améliorer ou de faciliter l’usage ou le processus d’un élément ayant à interagir avec un produit ou un service matériel ou virtuel. Le design n'est pas un art décoratif. Un des rôles du design est de répondre à des besoins, de résoudre des problèmes, de proposer des solutions nouvelles ou d’explorer des possibilités pour améliorer la qualité. La médiocrité du déco de Jolino Makelele  et Lambert Mende Omalanga ne doit pas baliser le copie-coller du décor de la France.

D'ailleurs, ce n'est pas la première fois que Réveil FM International met en exergue le copie-coller. Le 20 septembre 2018, nous tritons: "RDC: Felix Tshisekedi Tshilombo sa photo officielle sur Twitter!"

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Son portrait officiel-copie de la photo officielle de Nicolas Sarkozy élu Président de la République Française en 2007, frise l'imposture, l'immaturité, la fausseté de  sa photo officielle sur Twitter! La France est une République démocratie. Tshilombo dans son école buissonnière à Matongé-Ixelles-Bruxelles a vécu en Belgique, une monarchie héréditaire. Copier la France, c'est aussi accepter ses valeurs démocratiques. Tshilombo est un Léopoldien qui emprisonne des écoliers et élèves à la prison de Beni. Il veut le plein pouvoir en RDC. Despote, Tshilombo abuse du népotisme et du tribalisme exacerbé...Tshilombo crée une dynastie tyrannique au Congo.

Un gouvernement des Warriors dont le design du porte-parole est la copie de la France ?   

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jeudi 1 avril 2021

Diaspora: Honoré Ngbanda Nzambo enterré en toute intimité en France !

Diaspora: Honoré Ngbanda Nzambo enterré en toute intimité en France !

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Honoré !.jpg, avr. 2021

Paix à son âme. De sources sûres, Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba vient d'être enterré en toute intimité par sa famille en France. Décédé le 21 mars dernier à Rabat au Maroc, le corps du père de la résistance a été rapatrié en France, pour des obsèques intimes, réservés uniquement à quelques membres de sa famille. Il est enterré dans un caveau familial jusqu'à libération du Congo.

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Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba a fait sa grande part dans la résistance congolaise. Paix à son âme.

La crainte des patriotes, résistants, libérateurs étaient que le corps d'Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba, décédé  soit  enterré au Congo  sous occupation Ougando-Burundo-Rwandaise. La famille a respecté sa volonté de ne pas l'enterrer au Congo, sous un régime d'occupation ! 

Vieux H, comme aimaient l'appeler ses proches de l'Apareco est enterré en France, dans un caveau familial, après des obsèques intimistes. 

Avec l'enterrement d'Honorer Ngbanda Nzambo Ko Atumba, la trompette de la résistance-libération doit sonner l'hallali pour un rassemblent patriotique. Qui ne signifie pas changer des structures mais tout le monde doit regarder dans la même direction. La libération est le cap-objectif ! Mais pas avec des collabos, traîtres et infiltrés.  La République démocratique du Congo est sous occupation. Les Congolais ont le devoir légitime de se libérer. Les pantins-marionnettes et accompagnateurs de l'occupation doivent se ré-saisir. Ceux qui vivent du sang et des malheurs du peuple congolais doivent se raviser.  

La victoire de la libération contre les occupants est spirituelle avant de devenir physique. En cette période du centenaire de Mfumu Kimbangu Diantungunua, lui seul doit être l'étendard.

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jeudi 3 décembre 2020

Valéry Giscard d'Estaing, les Zaïrois se souviennent du Concorde et de Kolwezi !

Valéry Giscard d'Estaing, les Zaïrois se souviennent du Concorde et de Kolwezi !

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

L’ancien président Valéry Giscard d’Estaing, âgé de 94 ans, est décédé mercredi soir « entouré de sa famille » dans sa propriété d’Authon dans le Loir-et-Cher. Les Français rendent hommage, un adieu à un homme brillant ministre des Finances à 36 ans et président de la République à 48, qui voulait réunir deux Français sur trois mais ne se remettra jamais de la chute, de sa défaite en 1981.

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Les Français vont s'en doutent se souvenir de sa phrase à François Mitterrand lors du débat présidentiel: "Vous n'avez pas le monopole de cœur !" Mais aussi « Au revoir… » Dans cette pièce totalement vide de l’Élysée, à l’exception d’un ridicule pot de fleurs, Valéry Giscard d'Estaing  se lève et sort lentement du champ de la caméra alors que La Marseillaise retentit sur une chaise et une table vides. Pourquoi nous reste-t-il en mémoire cette image grandiloquente neuf jours après sa défaite face à François Mitterrand en mai 1981 ?

C'est à bord du Concorde, vol 070875 F Paris-Kinshasa que le président Valéry Giscard D'Estaing accompagné de son épouse débarquent au Zaïre de Mobutu. Nous sommes en août 1975.  Valéry Giscard d’Estaing est en visite officielle, de deux jours, à Kinshasa. Il  a fait le voyage en Concorde.  C'est pour la première fois que des les Zaïrois découvrent l'avion supersonique le Concorde. Lors qu’il atterrit à Ndjili, le président français Giscard donne à son ami Mobutu  l’opportunité de visiter l’intérieur du supersonique avec son épouse Mama Sese.

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Le bain de foule au stade du 20 mai à Kinshasa est inoubliable et mémorable. Les Kinois scandent le nom du  jeune président Français Valéry Giscard d'Estaing qui n'a que 49 ans, élu une année plutôt en France.  

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Valéry Giscard d'Estaing - Campagne présidentielle 1974 (2ème tour) | Archive INA © INA Politique

Il y a 42 ans, la Légion sautait sur Kolwezi au Zaïre du Maréchal Mobutu ("Bonite") !

Il y a 42 ans, le 19 mai 1978, six cents légionnaires sautaient sur Kolwezi (province du Shaba, ex-Katanga, Zaïre), pour secourir des milliers d'Africains et d'Européens en butte aux exactions des rebelles katangais qui avaient pris le contrôle de cette ville minière.

De toutes les interventions de la France en Afrique post-coloniale, c'est la plus légendaire: le 19 mai 1978, la Légion sautait sur Kolwezi au Zaïre (actuel République démocratique du Congo) officiellement pour sauver 2 000 Européens menacés voire massacrés par des rebelles séparatistes.

Six jours plus tôt, 4 000 « Katangais » commandés par Nathanaël Mbumba, venus d’Angola via la Zambie, s’étaient emparés de Kolwezi, ville stratégique au cœur du Katanga minier, gisement des richesses du Congo et haut-lieu de l’industrie métallurgique où sont extraits et transformés cuivre, zinc, cobalt et uranium.

De nombreux Français et Belges, employés par la société minière Gécamines, se retrouvent pris en étau et en otages par les « Tigres du Shaba » qui veulent renverser le maître du Zaïre, le Maréchal Mobutu.

Cette intervention au cœur de l'Afrique à 8.000 km de la France, la plus grande opération aéroportée depuis Suez (octobre 1956), fut riche d'enseignements pour l'armée française.

Le Katanga, prospère province minière du sud de l'ex-Congo belge, près de l'Angola et de la Zambie, avait été le théâtre d'une sécession au début des années soixante, marquée par l'intervention des Casques bleus.

En avril 1977, une première tentative de renversement, depuis l'Angola, de Mobutu Sese Seko, à la tête de la République du Congo depuis novembre 1965 après un coup d'Etat, avait échoué.

Le 13 mai 1978, plusieurs milliers d'anciens gendarmes Katangais, les "Tigres", commandés par Nathanaël Mbumba, s'emparent de Kolwezi où vivent 2.000 Belges et Français, employés à la société minière La Gécamines.

Intervention militaire en solo

Le 16 mai, l'intervention manquée de parachutistes zaïrois et les rumeurs insistantes d'une opération occidentale mettent Kolwezi (80.000 habitants) à feu et à sangEn trois jours, 700 civils, dont une centaine d'Européens sont massacrés.

Le 17, le président Valéry Giscard d'Estaing, à la demande de Mobutu et avec le feu vert des Etats-Unis et de nombreux Etats africains, lance une intervention militaire française en solo, face aux hésitations du gouvernement belge.

Giscard d'Estaing mobilise le 2e régiment étranger de parachutistes (REP), commandé par le colonel Philippe Erulin et basé à Calvi (Corse).

L'opération "Bonite" est lancée dans la nuit du 17 au 18 mai en liaison avec la mission française de coopération militaire à Kinshasa, dirigée par le colonel Yves Gras.

A la base de Solenzara (Corse), 600 légionnaires embarquent dans trois DC-8 d'UTA, un Boeing 707 d'Air France et quatre DC-8 du transport militaire. Direction Kinshasa, en évitant l'Algérie et la Libye, soit huit heures de vol.

Les leçons de "Bonite"

Les huit appareils sont tellement chargés que les légionnaires ne peuvent emporter leurs parachutes. Ils s'équiperont à Kinshasa de parachutes américains de l'armée zaïroise.

Le 19 mai à 15h40, trois compagnies de combat et un état-major (400 hommes) sautent sur Kolwezi après six heures de vol dans quatre C-130 Hercules zaïrois et un C-130 Transall français. En quelques heures, ils contrôlent la ville, au prix de durs combats, et mettent sous leur protection les populations civiles.

Le 20, 200 autres légionnaires, dont une section de mortiers, les rejoignent. Chaque légionnaire saute avec 30 kg (arme individuelle, munitions, vivres) et un obus de mortier. Six légionnaires se blessent en touchant le sol. Au même moment, les paras-commandos belges se posent sur l'aérodrome de Kolwezi pour préparer l'embarquement des civils occidentaux.

Bilan : cinq légionnaires tués et une quinzaine de blessés, un para-commando belge tué, 247 rebelles tués, deux prisonniers, plus de 500 armes individuelles et lourdes saisies. Le 15 juin, les derniers légionnaires quittent Kolwezi, relevés par les Zaïrois et une force panafricaine.

Trois leçons seront tirées de "Bonite" : nécessité de posséder des unités professionnelles très entraînées, des transmissions par satellite protégées et des appareils de transport à long rayon d'action. Vingt gros porteurs de l'US Air force durent acheminer, de Solenzara à Lubumbashi, les 88 véhicules du 2e REP.

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mardi 24 mars 2020

Paris: Hommage à Manu Dibango !

Paris: Hommage à Manu Dibango !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Manu Dibango.jpg, mar. 2020

Les hommages se sont multipliés des quatre coins du monde pour pleurer la légende camerounaise du jazz, Manu Dibango, décédé des suites du Covid-19, survenue le 24 mars 2020 à l'âge de 86 ans.

Rédacteur à l'hebdomadaire protestant "Le Christianisme au XXè siècle", en 1994, j'avais entrepris de faire des interviews de grands artistes d'origine protestante résidant en France. Pour la série j'avais réalisé les interviews de Golden Gate Quartet, Manu Di Bango, Marcel Mboungu et les Palata, les américaines Liz MComb et Roda Scott, puis Francis Bebey. Belle série d'interview et de découvertes.

En 1994, je n'avais que 29 ans, il m'avait reçu chez lui à Champigny sur Marne. il m'avait parlé de sa foi protestante, héritée de ses parents. En effet, né à Douala au Cameroun, en 1933, il s'initie à la musique en fréquentant le temple protestant, où sa mère dirige une chorale, tout en écoutant des disques français, américains et cubains sur le gramophone familial. Après l'obtention de son certificat d'études, il part pour la France poursuivre sa scolarité, avec trois kilos de café dans sa valise pour payer ses premiers mois de pension. À force d'écumer les lieux de concert, il finit par louper une partie de son bac, à la grande fureur du paternel, qui lui coupe les vivres en 1956.

Le jeune Emmanuel n'a pas le choix, il multiplie les contrats, joue dans des cabarets, notamment à Bruxelles, où sa musique s'africanise un peu plus au contact de la communauté congolaise présente dans la capitale. Embauché par le chef d'orchestre de l'African Jazz, Joseph Kabasele, surnommé Le Grand Kalle, il parfait sa formation musicale, enregistre des disques et multiplie les tournées en Afrique. Il me confiait un jour, que les artistes congolais meurent trop jeunes: Franco Lwambo Makiadi , Rochereau Tabu Ley, Madiata...

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vendredi 20 mars 2020

France: Le pasteur Gilbert Suku Molimo mérite la présidence de la pastorale des pasteurs Congolais de France et Europe!

France: Le pasteur Gilbert Suku Molimo mérite la présidence de la pastorale des pasteurs Congolais de France et Europe!

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Gilbert Suku.jpg, mar. 2020


Arrivée en France en 1975, il n'avait que 29 ans, le pasteur Gilbert Suku Molimo Mangando est l'un des pionniers des Eglises Évangéliques de Réveil en France. Il est parmi ceux qui ont contribué à l'évangélisation de France par des pasteurs africains. Ils sont quelques uns à être sorti du lot: pasteur Mathieu Kayeye, pasteur Luzolo, pasteur Mayimona, pasteur Emmanuel Botolo, pasteur Gilbert Suku, pasteur Denis Ndelengo, Couple pastorale Moke, pasteur Bolamba..

Né dans une famille de dix enfants, dont cinq filles et cinq garçons. Dans ma famille élargie, il y a des prêtres, des évêques, et il y a eu un cardinal Frédéric Etshou, Archevêque Kinshasa, décédé le 6 janvier 2007.

Freddy Mulongo-Gilbert Suku 3.jpg, mar. 2020


Le pasteur Gilbert Suku Molimo est parmi ceux qui peuvent témoigner aujourd'hui, que son épouse Maman Emilie Suku, ses enfants et petits enfants sont engagés dans l'Eglise et servent le Seigneur. Même son jeune frère, le pasteur Charlemagne Suku prêche l’Évangile.

Pasteur responsable de l’Église « La Grâce de l’Eternel », dont à Nogent-sur-Oise, postule à la présidence de la pastorale des pasteurs Congolais de France et de l'Europe.

Freddy Mulongo-Gilbert Suku 4.jpg, mar. 2020


Le pasteur Gilbert Suku Molimo n'est un un OVNI venu de nulle part. La traçabilité de son ministère.

Il a vécu à Sarcelles. Ayant découvert la Bible, alors qu'il provient d'une famille catholique, il s'est formé pour devenir pasteur. Il est allé à l’école du pasteur Selvaraj Rajiah, "Parole de Foi et évangélisation mondiale" à La Courneuve. Il a été à l’institut biblique de Nogent-sur-Marne, et enfin, à la Faculté Évangélique de Vaux-sur-Seine.

Sa première et vraie formation aura été le travail de terrain. Évangélisation de rue et prédication dans des maisons.
L'Assemblée Évangélique le Rocher a commence dans une maison vers Marcadet-Poissonniers. L'appartement étant devenu trop étroite. L'Assemblée a demandé à l'Eglise Luthérienne de louer le dimanche après midi, l'église Saint-Paul située 90 boulevard Barbès, métro Marcadet Poissonniers, non loin de Château Rouge, dans le 18ᵉ arrondissement de Paris.

Or cette église luthérienne dépendait de Mission Mission intérieure luthérienne qui était personnifiée en la personne du pasteur Jacques Fischer. Il s'était investi pour que les Églises luthériennes accueillent les Églises africaines à Paris en région parisienne pour célébrer leurs cultes dans leur liturgie.

Plus tard, Jacques Fischer, avec d'autres pasteurs protestants progressistes, s'est investi pour que les Églises africaines, en majorité congolaises, adhérent à la Fédération Protestante de France. Jacques Fischer était un ami du Zaïre, il aimait le nom Zaïre plutôt que celui de République Démocratique du Congo.

Pour soutenir l'Église du Christ au Zaïre, c'est Jacques Fischer qui, après un séjour à Kinshasa, avait obtenu une bourse d'études, à notre regretté frère Charles Mombaya, pour ses études en musicologie à la Sorbonne.

Et lorsque la délégation de l'Église du Christ au Zaïre conduite par l’Évêque Jean Bokeleale est venue en 1995 invitée par la Fédération Protestante de France, Jacques Fischer était présent et avait plaidé pour le rapprochement de deux plus grandes fédérations d'Églises au niveau francophone, lors d'une réunion organisée au siège du Défap.

L'Eglise luthérienne étant devenue petite, l'Assemblée Évangélique le Rocher déménagea à dans la zone industrielle de Montreuil. Aux côtés du pasteur Emmanuel Botolo, le pasteur Gilbert s'y investi dans les travaux de la diaconie et de l'évangélisation. Il a quitté Sarcelles pour Nogent-sur-Oise. Mais tous les jours, il était à Paris pour enseigner, s'occuper des fidèles et organiser la chorale. Ce travail bénévole et pionnier a été bénéfique, car le pasteur Gilbert Suku Molimo Mangando met sa foi dans le Seigneur. Maman Emilie Suku a été d'un grand soutien pour son mari.

Petite anecdote, c'est à l'Assemblée Évangélique le Rocher à Montreuil, après la rencontre de la COF 5 à Bordeaux, 22 pasteurs Congolais vinrent à Paris. La majorité d'entre eux prêchèrent au Rocher.  Le témoignage de Frère Jacob Dominique Sakombi Inongo à l'Assemblée Évangélique le Rocher à Montreuil  dans la région parisienne est mémorable. C'était le 4 août 1993 ! A l'époque responsable de communication des Eglises Zaïroises en France (CEZAF) auprès de la Fédération Protestante de France, je l'avais interviewé  à Fréquence Protestante , rue Denis-Poisson, Métro Argentine, à proximité de l'aveneue des Grandes Armées dans le 16è arrondissement de Paris. A l'Assemblée Évangélique le Rocher, les pasteurs Emmanuel Botolo, Gilbert Suku Molimo-en veste blanche dans la vidéo qui arrange le micro de Dominique Sakombi Inongo-et moi, nous nous étions mis d'accord pour inviter le couple Sakombi mais surtout Dominique pour son témoignage. Frère Dominique Sakombi Inongo, ancien ministre de Mobutu a témoigné de sa libération par Jésus de l'occultisme. Témoignage époustouflant dont tout Paris s'en était emparé. Et c'est le frère Constant qui avait filmé.

https://www.youtube.com/watch?v=nhozICS75fo

De tous les hommes politiques de ce qui fut le Zaïre, Dominique Sakombi Inongo, mort le 28 septembre à Kinshasa à l’âge de 70 ans, constitue un cas à part. Ministre de l’Information à 30 ans (il dirigera cinq fois le ministère), il devient l’un des piliers du régime du maréchal Mobutu grâce à un bagout sans pareil, un sens de l’emphase poussé à l’extrême, un zèle débordant et un art parfait de la séduction – le propre des démagogues. Son parcours sera celui d’un enfant gâté qui peut tout se permettre, jusqu’à ce générique du journal télévisé où un Mobutu quasi déifié apparaît entouré de nuages.

En 1972, le Zaïre est en plein « recours à l’authenticité ». Sakombi Inongo est nommé secrétaire général du parti unique chargé de la Propagande, de la Presse et de l’Information. Un rôle sur mesure qui lui permet, pendant un an, de relayer la bonne nouvelle de la « révolution zaïroise authentique ». Et, surtout, de convaincre les militants de resserrer les rangs derrière le guide Mobutu. S’il n’est pas le seul dans ce cas, il se distingue des autres par un sens aigu de la communication. Revenu au gouvernement entre 1973 et 1975, on lui confie l’Orientation nationale. Il fait imprimer et graver sur microsillons le discours prononcé par Mobutu aux Nations unies en octobre 1973. Député, gouverneur de Kinshasa, secrétaire général de la jeunesse du parti, membre du bureau politique, du comité central, ambassadeur à Paris puis à Dakar… Sakombi Inongo aura tout été.

C’est au début des années 1990, marquées par la fin du parti unique et la tenue de la Conférence nationale, que Sakombi, ministre de l’Information depuis 1988, décide de rompre avec Mobutu. Il se découvre alors une vocation de prédicateur et demande pardon à ses compatriotes pour avoir contribué à leur appauvrissement. Mobutu devient le diable qui, à l’en croire, s’adonnait à des pratiques occultes. Il affirme même l’avoir trouvé un jour « en train de boire du sang humain ». Ses détracteurs y voient un délire du pasteur Sakombi, peu enclin à assumer son passé. D’autant qu’après la chute de Mobutu, l’homme se met au service du vainqueur, Laurent-Désiré Kabila. Que Dominique Sakombi ait fait son témoignage mémorable à Montreuil et pas ailleurs, cela reste dans les archives des églises africaines en mission en France.

Dès le début, le pasteur Gilbert Suku Molimo s'est toujours investi pour l'unité dans le respect de la diversité au sein des églises membres de la Communauté des Eglises Zaïroises en France (CEZAF) qui devint plus tard, la Communauté des Eglises Africaines de France (CEAF), qui est membre de la Fédération Protestante de France.

Lorsque le pasteur Gilbert Suku Molimo a commencé l'évangélisation en France, dans les années 1980, il n’y avait pas d’Eglises de Réveil comme aujourd’hui. Il n' y avait surtout que des Églises traditionnelles: Catholique, Réformée, Luthérienne, Méthodiste, Mennonite, Baptiste, Armée du salut…Les pasteurs Congolais sont pionniers dans l'implantation des Eglises de Réveil dans les cités en banlieue où les communautés musulmanes sont imposantes. On retrouve la fervente communauté chrétienne congolaise dans toutes les Eglises de France. Il n'est pas rare de retrouver dans un coin de France une chorale française qui chante les cantiques en lingala.

Son Eglise "La Grâce de l’Éternel " est d'abord une "Eglise évangélisatrice", chaque âme gagnée à christ doit gagner d'autres âmes selon l'expression consacrée. On voit l'effet multiplicateur. Le pasteur Gilbert Suku Molimo y tient "l'Eglise " la Grâce de l’Éternel" est cosmopolite l'on y retrouve plusieurs nationalités: angolaises, congolaises, françaises -de souche et des îles, coréennes, tchadiennes... Il faut prêcher l’Évangile à temps et contre temps ne cesse dedéclare le pasteur Gilbert Suku Molimo.

Rien ne peut remplacer le travail sur terrain. Le pasteur Gilbert Suku Molimo fait beaucoup de visites pastorales et cure d'âme pour ses fidèles. Ces derniers proviennent de Montataire, Pont saint Maxens, Chantilly,Compiègne etc. l'Eglise la Grâce de l’Éternel avait commencé dans la maison du Gilbert Suku à Saint-Paul dans l'Oise, aujourd'hui, il explose des kilométrages de sa voiture pour ses visites pastorales. Le dimanche, il cède sa voiture à un fidèle de son Eglise pour aller chercher les personnes âgées et ceux qui n'ont pas de moyen de transport pour le ramener au culte.

L'Eglise vit du Saint-Esprit. Dans la vie mondaine on dit "Miso Makasi Ndoki Té", l'Eglise n'est pas le monde même si elle est dans le monde. Dans une élection, il faut laisser le Saint-Esprit agir. Voyez le Congo aujourd'hui, il y a eu putsch électoral. Un voleur a volé le destin de toute une Nation. La RDC tourne en rond. Elle est dernière sur tous les plans malgré les nombreuses ressources qu'elle regorge.

La pastorale des pasteurs Congolais en france et l'Europe existe depuis une quinzaine d'années. Il faut laisser l'opportunité à ceux qui veulent servir de le faire. La candidature du pasteur Gilbert Suku Molimo est méritoire à plusieurs points de vue. Nous espérons que dieu guidera tous ces pasteurs Congolais à faire le bon choix.

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vendredi 13 mars 2020

France: Allocution du président de la République, Emmanuel Macron sur le Coronavirus-Covid 19 !


Freddy Mulongo-Emmanuel Macron.jpg, mar. 2020


ALLOCUTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

SUR LE CORONAVIRUS - COVID19

 

 

Françaises, Français, mes chers compatriotes,

 

Depuis quelques semaines, notre pays fait face à la propagation d'un virus, le Covid-19, qui a touché plusieurs milliers de nos compatriotes. J'ai, bien entendu, ce soir, avant toute chose, une pensée émue et chaleureuse pour les familles et les proches de nos victimes. Cette épidémie qui affecte tous les continents et frappe tous les pays européens est la plus grave crise sanitaire qu'ait connu la France depuis un siècle. Dans l'immense majorité des cas, le Covid-19 est sans danger, mais le virus peut avoir des conséquences très graves, en particulier pour celles et ceux de nos compatriotes qui sont âgés ou affectés par des maladies chroniques comme le diabète, l'obésité ou le cancer.

 

Durant plusieurs semaines, nous avons préparé, agi. Les personnels des hôpitaux, médecins, infirmiers, ambulanciers, les agents des Samu et de nos hôpitaux, les médecins de ville, l'ensemble des personnels du service public de la santé en France sont engagés avec dévouement et efficacité. Si nous avons pu retarder la propagation du virus et limiter les cas sévères, c'est grâce à eux parce que tous ont répondu présents. Tous ont accepté de prendre du temps sur leur vie personnelle, familiale, pour notre santé. C'est pourquoi, en votre nom, je tiens avant toute chose à exprimer ce soir la reconnaissance de la Nation à ces héros en blouse blanche, ces milliers de femmes et d'hommes admirables qui n'ont d'autre boussole que le soin, d'autre préoccupation que l'humain, notre bien-être, notre vie, tout simplement.

 

Je veux aussi, ce soir, saluer le sang-froid dont vous avez fait preuve. Face à la propagation du virus, vous avez pu ressentir pour vous-mêmes, pour vos proches, de l'inquiétude voire de l'angoisse, et c'est bien légitime. Tous, vous avez su faire face en ne cédant ni à la colère, ni à la panique. Mieux, en adoptant les bons gestes, vous avez ralenti la diffusion du virus et ainsi permis à nos hôpitaux et nos soignants de mieux se préparer. C'est cela, une grande Nation. Des femmes et des hommes capables de placer l'intérêt collectif au-dessus de tout, une communauté humaine qui tient par des valeurs : la solidarité, la fraternité.

 

Cependant, mes chers compatriotes, je veux vous le dire ce soir avec beaucoup de gravité, de lucidité mais aussi la volonté collective que nous adoptions la bonne organisation, nous ne sommes qu'au début de cette épidémie. Partout en Europe, elle s'accélère, elle s'intensifie. Face à cela, la priorité absolue pour notre Nation sera notre santé. Je ne transigerai sur rien.

 

Un principe nous guide pour définir nos actions, il nous guide depuis le début pour anticiper cette crise puis pour la gérer depuis plusieurs semaines et il doit continuer de le faire : c'est la confiance dans la science. C'est d'écouter celles et ceux qui savent. Les plus grands spécialistes européens se sont exprimés ce matin dans une publication importante. J'ai réuni aujourd'hui, avec le Premier ministre et le ministre de la Santé, notre comité scientifique de suivi. Nous avons en France les meilleurs virologues, les meilleurs épidémiologistes, des spécialistes de grand renom, des cliniciens aussi, des gens qui sont sur le terrain et que nous avons écouté, comme nous le faisons depuis le premier jour. Tous nous ont dit que malgré nos efforts pour le freiner, le virus continue de se propager et est en train de s'accélérer. Nous le savions, nous le redoutions.

 

Ce qui risque de se passer, c'est que la maladie touchera d'abord les personnes les plus vulnérables. Beaucoup d'entre eux auront besoin de soins adaptés à l'hôpital, souvent d'assistance respiratoire. C'est pourquoi, et j'y reviendrai dans un instant, nous prenons des mesures très fortes pour augmenter massivement nos capacités d'accueil à l'hôpital car l'enjeu est de continuer à aussi soigner les autres maladies. C'est aussi de se préparer à une possible deuxième vague qui touchera un peu plus tard, en nombre beaucoup plus réduit, des personnes plus jeunes, a priori moins exposées à la maladie, mais qu'il faudra soigner également.

 

Dans ce contexte, l'urgence est de protéger nos compatriotes les plus vulnérables. L'urgence est de freiner l'épidémie afin de protéger nos hôpitaux, nos services d'urgence et de réanimation, nos soignants qui vont avoir à traiter, comme je viens de vous l'expliquer, de plus en plus de patients atteints. Ce sont là nos priorités. C'est pour cela qu'il nous faut continuer de gagner du temps et suivre celles et ceux qui sont les plus fragiles. Protéger les plus vulnérables d'abord. C'est la priorité absolue.

 

C'est pourquoi je demande ce soir à toutes les personnes âgées de plus de 70 ans, à celles et ceux qui souffrent de maladies chroniques ou de troubles respiratoires, aux personnes en situation de handicap, de rester autant que possible à leur domicile. Elles pourront, bien sûr, sortir de chez elles pour faire leurs courses, pour s'aérer, mais elles doivent limiter leurs contacts au maximum. Dans ce contexte, j'ai interrogé les scientifiques sur nos élections municipales, dont le premier tour se tiendra dans quelques jours. Ils considèrent que rien ne s'oppose à ce que les Français, même les plus vulnérables, se rendent aux urnes. J'ai aussi demandé au Premier ministre, il l'a fait encore ce matin, de consulter largement toutes les familles politiques, et elles ont exprimé la même volonté. Mais il conviendra de veiller au respect strict des gestes barrières contre le virus et des recommandations sanitaires. Je fais confiance aux maires et au civisme de chacun d'entre vous. Je sais aussi que les mairies et les services de l'Etat ont bien organisé les choses. Des consignes renforcées seront données dès demain afin que nos aînés n'attendent pas longtemps, que des files ne se constituent pas, que les distances soient aussi tenues et que ces fameuses mesures barrières soient bien respectées. Mais il est important, dans ce moment, en suivant l'avis des scientifiques comme nous venons de le faire, d'assurer la continuité de notre vie démocratique et de nos institutions. Voilà, la priorité des priorités aujourd'hui est donc de protéger les plus faibles, celles et ceux que cette épidémie touche d'abord.

 

La deuxième, c'est de freiner l'épidémie. Pourquoi ? Le ministre de la Santé et le directeur général de la Santé vous l'ont expliqué à plusieurs reprises : pour éviter l'accumulation de patients qui seront en détresse respiratoire dans nos services d'urgence et de réanimation. Il faut continuer de gagner du temps, et pour cela, je vais vous demander de continuer à faire des sacrifices et plutôt d'en faire davantage, mais pour notre intérêt collectif.

 

Dès lundi et jusqu'à nouvel ordre, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités seront fermés pour une raison simple : nos enfants et nos plus jeunes, selon les scientifiques toujours, sont celles et ceux qui propagent, semble-t-il, le plus rapidement le virus, même si, pour les enfants, ils n'ont parfois pas de symptômes et, heureusement, ne semblent pas aujourd'hui souffrir de formes aiguës de la maladie. C'est à la fois pour les protéger et pour réduire la dissémination du virus à travers notre territoire.

 

Un service de garde sera mis en place région par région, nous trouverons les bonnes organisations pour qu'en effet, les personnels qui sont indispensables à la gestion de la crise sanitaire puissent faire garder leurs enfants et continuer d'aller au travail pour vous protéger et vous soigner. Cette organisation sera travaillée par le Gouvernement dans les prochains jours avec l'ensemble des élus et tous les responsables sur notre territoire.

 

Quand cela est possible, je demande aux entreprises de permettre à leurs employés de travailler à distance. Les ministres l'ont déjà annoncé, nous avons beaucoup développé le télétravail. Il faut continuer cela, l'intensifier au maximum. Les transports publics seront maintenus, car les arrêter, ce serait tout bloquer, y compris la possibilité de soigner. Mais là aussi, c'est à votre responsabilité que j'en appelle, et j'invite tous les Français à limiter leurs déplacements au strict nécessaire. Le Gouvernement annoncera par ailleurs des mesures pour limiter au maximum les rassemblements.

 

Dans le même temps, notre système de santé, notamment dans les services de réanimation, doit se préparer à accueillir de plus en plus de cas graves de Covid-19 et continuer à soigner les autres malades. Des places doivent se libérer dans les hôpitaux. Pour cela, toutes les capacités hospitalières nationales ainsi que le maximum de médecins et de soignants seront mobilisés. Nous allons aussi mobiliser les étudiants, les jeunes retraités. Des mesures exceptionnelles seront prises en ce sens. Beaucoup, d'ailleurs, ont commencé. Je veux les remercier. J'ai vu il y a quelques jours, au Samu de Paris, une mobilisation magnifique, émouvante, exemplaire, où des étudiants, à quelques mois de leur concours, étaient là pour répondre aux appels, aider, et où des médecins à peine retraités étaient revenus pour prêter main forte. C'est cela que nous allons collectivement généraliser en prenant les bonnes mesures. En parallèle, les soins non essentiels à l'hôpital seront reportés, c'est à dire les opérations qui ne sont pas urgentes, tout ce qui peut nous aider à gagner du temps. La santé n'a pas de prix. Le Gouvernement mobilisera tous les moyens financiers nécessaires pour porter assistance, pour prendre en charge les malades, pour sauver des vies quoi qu'il en coûte. Beaucoup des décisions que nous sommes en train de prendre, beaucoup des changements auxquels nous sommes en train de procéder, nous les garderons parce que nous apprenons aussi de cette crise, parce que nos soignants sont formidables d'innovation et de mobilisation, et ce que nous sommes en train de faire, nous en tirerons toutes les leçons et sortirons avec un système de santé encore plus fort.

 

La mobilisation générale est également celle de nos chercheurs. De nombreux programmes français et européens, essais cliniques, sont en cours pour produire en quantité des diagnostics rapides, performants et efficaces. Nous allons améliorer les choses en la matière, et au niveau français comme européen, les travaux sont lancés. Nos professeurs, avec l'appui des acteurs privés, travaillent d'ores et déjà sur plusieurs pistes de traitement à Paris, Marseille et Lyon, entre autres. Les protocoles ont commencé. J'espère que dans les prochaines semaines et les prochains mois, nous aurons des premiers traitements que nous pourrons généraliser. L'Europe a tous les atouts pour offrir au monde l'antidote au Covid-19. Des équipes sont également à pied d'œuvre pour inventer un vaccin. Il ne pourra pas voir le jour avant plusieurs mois, mais il est porteur de grands espoirs. La mobilisation de notre recherche française, européenne, est aussi au rendez-vous et je continuerai de l'intensifier.

 

Cette épreuve exige aussi une mobilisation sociale envers les plus démunis, les plus fragiles. La trêve hivernale sera reportée de deux mois, et je demande au Gouvernement des mesures exceptionnelles, dans ce contexte, pour les plus fragiles. Enfin, l'épreuve que nous traversons exige une mobilisation générale sur le plan économique. Déjà, des restaurateurs, des commerçants, des artisans, des hôteliers, des professionnels du tourisme, de la culture, de l'événementiel, du transport souffrent, je le sais. Les entrepreneurs s'inquiètent pour leurs carnets de commandes, et tous, vous vous interrogez pour votre emploi, pour votre pouvoir d'achat. Je le sais, c'est légitime. Avec les décisions que je viens d'annoncer ce soir, cette inquiétude économique va évidemment s'accroître.

 

Nous n'ajouterons pas aux difficultés sanitaires la peur de la faillite pour les entrepreneurs, l'angoisse du chômage et des fins de mois difficiles pour les salariés. Aussi, tout sera mis en œuvre pour protéger nos salariés et pour protéger nos entreprises quoi qu'il en coûte, là aussi. Dès les jours à venir, un mécanisme exceptionnel et massif de chômage partiel sera mis en œuvre. Des premières annonces ont été faites par les ministres. Nous irons beaucoup plus loin. L'Etat prendra en charge l'indemnisation des salariés contraints à rester chez eux. Je veux, en la matière, que nous nous inspirions de ce que les Allemands ont su par exemple mettre en œuvre avec un système plus généreux, plus simple que le nôtre. Je veux que nous puissions préserver les emplois et les compétences, c'est à dire faire en sorte que les salariés puissent rester dans l'entreprise, même s'ils sont obligés de rester à la maison, et que nous les payions. Je veux que nous puissions protéger aussi nos indépendants. Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour donner cette garantie sur le plan économique.

 

Toutes les entreprises qui le souhaitent pourront reporter sans justification, sans formalité, sans pénalité le paiement des cotisations et impôts dus en mars. Nous travaillerons ensuite sur les mesures nécessaires d'annulation ou de rééchelonnement, mais je nous connais collectivement, on prend toujours trop de temps à faire cela. Je veux, pour nos forces économiques, des mesures simples. Les échéances qui sont dues dans les prochains jours et les prochaines semaines seront suspendues pour toutes celles et ceux qui en ont besoin. Nous défendrons nos entreprises de toutes tailles. Nous défendrons l'ensemble des travailleurs et des travailleuses. En parallèle, j'ai demandé au Gouvernement de préparer d'ores et déjà un plan de relance national et européen cohérent avec nos priorités et nos engagements pour l'avenir.

 

Nous devons aussi porter une réponse européenne. La Banque centrale a déjà, aujourd'hui, fait part de ses premières décisions. Seront-elles suffisantes ? Je ne le crois pas. Il lui appartiendra d'en prendre de nouvelles. Mais je vais être là aussi très clair avec vous ce soir : nous, Européens, ne laisserons pas une crise financière et économique se propager. Nous réagirons fort et nous réagirons vite. L'ensemble des gouvernements européens doit prendre les décisions de soutien de l'activité puis de relance quoi qu'il en coûte. La France le fera, et c'est cette ligne que je porterai au niveau européen en votre nom. C'est déjà ce que j'ai fait lors du conseil exceptionnel qui s'est tenu hier. Je ne sais ce que les marchés financiers donneront dans les prochains jours, et je serai tout aussi clair. L'Europe réagira de manière organisée, massive pour protéger son économie. Je souhaite aussi que nous puissions nous organiser sur le plan international, et j'en appelle à la responsabilité des puissances du G7 et du G20. Dès demain, j'échangerai avec le président TRUMP pour lui proposer une initiative exceptionnelle entre les membres du G7, puisque c'est lui qui a la présidence. Ce n'est pas la division qui permettra de répondre à ce qui est aujourd'hui une crise mondiale, mais bien notre capacité à voir juste et tôt ensemble et à agir ensemble.

 

Mes chers compatriotes, toutes ces mesures sont nécessaires pour notre sécurité à tous et je vous demande de faire bloc autour d'elles. On ne vient pas, en effet, à bout d'une crise d'une telle ampleur sans faire bloc. On ne vient pas à bout d'une crise d'une telle ampleur sans une grande discipline individuelle et collective, sans une unité. J'entends aujourd'hui, dans notre pays, des voix qui vont en tous sens. Certains nous disent : "vous n'allez pas assez loin" et voudraient tout fermer et s'inquiètent de tout, de manière parfois disproportionnée, et d'autres considèrent que ce risque n'est pas pour eux. J'ai essayé de vous donner, ce soir, ce qui doit être la ligne de notre Nation tout entière. Nous devons aujourd'hui éviter deux écueils, mes chers compatriotes.

 

D'une part, le repli nationaliste. Ce virus n'a pas de passeport. Il nous faut unir nos forces, coordonner nos réponses, coopérer. La France est à pied d'œuvre. La coordination européenne est essentielle, et j'y veillerai. Nous aurons sans doute des mesures à prendre, mais il faut les prendre pour réduire les échanges entre les zones qui sont touchées et celles qui ne le sont pas. Ce ne sont pas forcément les frontières nationales. Il ne faut céder là à aucune facilité, aucune panique. Nous aurons sans doute des mesures de contrôle, des fermetures de frontières à prendre, mais il faudra les prendre quand elles seront pertinentes et il faudra les prendre en Européens, à l'échelle européenne, car c'est à cette échelle-là que nous avons construit nos libertés et nos protections.

 

L'autre écueil, ce serait le repli individualiste. Jamais de telles épreuves ne se surmontent en solitaire. C'est au contraire en solidaires, en disant nous plutôt qu'en pensant je, que nous relèverons cet immense défi. C'est pourquoi je veux vous dire ce soir que je compte sur vous pour les jours, les semaines, les mois à venir. Je compte sur vous parce que le Gouvernement ne peut pas tout seul, et parce que nous sommes une nation. Chacun a son rôle à jouer. Je compte sur vous pour respecter les consignes qui sont et seront données par les autorités, et en particulier ces fameux gestes barrières contre le virus. Elles sont, aujourd'hui encore, trop peu appliquées. Cela veut dire se laver les mains suffisamment longtemps avec du savon ou avec des gels hydroalcooliques. Cela veut dire saluer sans embrasser ou serrer la main pour ne pas se transmettre le virus. Cela veut dire se tenir à distance d'un mètre. Ces gestes peuvent vous paraître anodins. Ils sauvent des vies, des vies. C'est pourquoi, mes chers compatriotes, je vous appelle solennellement à les adopter.

 

Chacun d'entre nous détient une part de la protection des autres, à commencer par ses proches. Je compte sur vous aussi pour prendre soin des plus vulnérables de nos compatriotes, ne pas rendre visite à nos aînés. C'est, j'en ai bien conscience, un crève-cœur. C'est pourtant nécessaire temporairement. Écrivez, téléphonez, prenez des nouvelles, protégez en limitant les visites. Je compte sur vous, oui, pour aussi aider le voisin qui, lorsqu'il est personnel soignant, a besoin d'une solution de garde pour ses enfants pour aller travailler et s'occuper des autres. Je compte sur les entreprises pour aider tous les salariés qui peuvent travailler chez eux à le faire. Je compte sur nous tous pour inventer dans cette période de nouvelles solidarités. Je demande à ce titre au Gouvernement de travailler avec les partenaires sociaux, avec les associations dans cette direction. Cette crise doit être l'occasion d'une mobilisation nationale de solidarité entre générations. Nous en avons les ressorts. Il y a déjà des actions qui existent sur le terrain. Nous pouvons faire encore plus fort tous ensemble.

 

Je compte évidemment aussi sur tous nos soignants. Je sais tout ce qu'ils ont déjà fait, je sais ce qu'il leur reste à faire. Le Gouvernement et moi-même serons là, nous prendrons toutes nos responsabilités pour vous. Je pense à tous nos soignants à l'hôpital, qui auront les cas les plus graves à traiter mais aussi beaucoup d'urgences. Je pense aux médecins, aux infirmiers, aux infirmières, à tous les soignants qui sont aussi hors de l'hôpital qui se sont formidablement mobilisés et que nous allons de plus en plus solliciter dans les semaines à venir.

Je sais pouvoir compter sur vous. Le ministre de la Santé aura l'occasion aussi de préciser, dans les prochaines heures, les règles pour que nous vous aidions à bien vous protéger contre le virus. C'est le respect que nous avons envers vous, et c'est évidemment ce que la Nation vous doit. Les règles seront claires pour chacun, elles seront là aussi proportionnées et expliquées.

 

Je compte sur vous toutes et tous pour faire Nation au fond. Pour réveiller ce qu'il y a de meilleur en nous, pour révéler cette âme généreuse qui, par le passé, a permis à la France d'affronter les plus dures épreuves.

 

Mes chers compatriotes, il nous faudra demain tirer les leçons du moment que nous traversons, interroger le modèle de développement dans lequel s'est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile ses failles au grand jour, interroger les faiblesses de nos démocraties. Ce que révèle d'ores et déjà cette pandémie, c'est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre Etat-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. Ce que révèle cette pandémie, c'est qu'il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner notre cadre de vie au fond à d'autres est une folie. Nous devons en reprendre le contrôle, construire plus encore que nous ne le faisons déjà une France, une Europe souveraine, une France et une Europe qui tiennent fermement leur destin en main. Les prochaines semaines et les prochains mois nécessiteront des décisions de rupture en ce sens. Je les assumerai.

 

Mais le temps, aujourd'hui, est à la protection de nos concitoyens et à la cohésion de la Nation. Le temps est à cette union sacrée qui consiste à suivre tous ensemble un même chemin, à ne céder à aucune panique, aucune peur, aucune facilité, mais à retrouver cette force d'âme qui est la nôtre et qui a permis à notre peuple de surmonter tant de crises à travers l'histoire.

 

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Face au Coronavirus, soyons unis mais faisons en sorte que Macron soit cohérent !


Communiqué de presse : 
 
Face au Coronavirus, soyons unis mais faisons en sorte que Macron soit cohérent
Freddy Mulongo-Génération S 2.jpg, mar. 2020


Nos premières pensées vont aux victimes et à leurs familles. Nous savons que les personnes âgées, les plus modestes, celles et ceux qui ont le moins accès aux services de soin sont les plus vulnérables. Nous devons d’abord nous préoccuper d’elles.

Le Président de la République a arbitré en faveur d’actions fortes face à l’épidémie de Cov-19 : fermeture des établissements d’éducation, chômage partiel (qui devra être pris en charge à 100%), report de deux mois de la trêve hivernale, report des paiements des cotisations et impôts pour les entreprises.
Si ces mesures sont nécessaires, nous souhaitons qu’elles ne soient accompagnées de mesures fortes d’investissement d’urgence et à moyen terme dans un système hospitalier fragilisé par des années d’austérité, ainsi que de mesures financières d’urgence pour accompagner les soignants, notamment les plus mal rémunérés.
Nous proposons que des mesures en ce sens soient prises rapidement.
Nous proposons également que la scandaleuse réforme de l’Assurance-Chômage soit annulée : devant les difficultés économiques qui nous attendent, la fragilisation de la situation des chômeurs est un déni de solidarité nationale.
Enfin, il apparaît urgent et nécessaire que nos concitoyens les plus fortunés contribuent mieux aux besoins du pays : flat-tax, exit-tax, suppression de l’ISF, leur contribution a manqué aux services publics, il est plus que temps d’en finir avec ces privilèges incompréhensibles.

Au-delà de ces propositions immédiates, nous prenons actes des évolutions du discours politique du Président de la République.
Comme Nicolas Sarkozy lors de la crise économique de 2008, il a paru tourner le dos au néo-libéralisme et au « tout-marché » catastrophiques, origine profonde des déstabilisations du monde et des multiples crises écologiques et sociales que nous vivons.
Cette fois-ci que les mots se traduisent en actes !
Les règles européennes absurdes et dangereuses nous condamnant à l’austérité ne doivent plus être respectées et la France doit proposer un vaste plan d’investissement national et européen
Celui-ci doit obliger le financement de notre changement de modèle productif, vers une transition écologique et sociale intégrale : fin des pesticides, énergie non-polluante, sortie du marché des biens essentiels, plan d’urgence pour les services publics et leur accès, préservation et reconstitution de la bio-diversité.
Soyons conscients que la transmission de plus en plus fréquente des virus des animaux à l’homme est une des conséquences de de la déforestation et l’élevage intensif.

Nous en appelons à la fin de l’obsession de la croissance : notre protection sociale doit s’y adapter, notamment par un revenu minimal pour chacune et chacun, considéré comme un droit inaliénable, particulièrement en cas de crise.

Il faut réunir les partenaires sociaux pour répondre à l’exigence d’augmenter les salaires et de baisser le temps de travail pour éviter une grave crise sociale potentielle.

Tout cela ne sera possible qu’à la condition d’une rupture complète avec le libre-échange anti-écologique et anti-social pratiqué par l’Europe et la France.
En ce sens, Emmanuel Macron doit dénoncer sans tarder tous les acc
ords commerciaux indignes qu’il a soutenu : ceux-ci sont destructeurs pour nos emplois, notre santé et notre souveraineté.

La France traverse une crise sanitaire sans précédent depuis le début du XXème siècle, elle est le produit d’un mode de développement obsolète qu’il faut changer en totalité.

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Face au Coronavirus, soyons unis mais faisons en sorte que Macron soit cohérent !

Communiqué de presse : Face au Coronavirus, soyons unis mais faisons en              sorte que Macron soit cohérent !

Freddy Mulongo-Génération S 1.jpg, mar. 2020
 
 
 

Nos premières pensées vont aux victimes et à leurs familles. Nous savons que les personnes âgées, les plus modestes, celles et ceux qui ont le moins accès aux services de soin sont les plus vulnérables. Nous devons d’abord nous préoccuper d’elles.

Le Président de la République a arbitré en faveur d’actions fortes face à l’épidémie de Cov-19 : fermeture des établissements d’éducation, chômage partiel (qui devra être pris en charge à 100%), report de deux mois de la trêve hivernale, report des paiements des cotisations et impôts pour les entreprises.
Si ces mesures sont nécessaires, nous souhaitons qu’elles ne soient accompagnées de mesures fortes d’investissement d’urgence et à moyen terme dans un système hospitalier fragilisé par des années d’austérité, ainsi que de mesures financières d’urgence pour accompagner les soignants, notamment les plus mal rémunérés.
Nous proposons que des mesures en ce sens soient prises rapidement.
Nous proposons également que la scandaleuse réforme de l’Assurance-Chômage soit annulée : devant les difficultés économiques qui nous attendent, la fragilisation de la situation des chômeurs est un déni de solidarité nationale.
Enfin, il apparaît urgent et nécessaire que nos concitoyens les plus fortunés contribuent mieux aux besoins du pays : flat-tax, exit-tax, suppression de l’ISF, leur contribution a manqué aux services publics, il est plus que temps d’en finir avec ces privilèges incompréhensibles.

Au-delà de ces propositions immédiates, nous prenons actes des évolutions du discours politique du Président de la République.
Comme Nicolas Sarkozy lors de la crise économique de 2008, il a paru tourner le dos au néo-libéralisme et au « tout-marché » catastrophiques, origine profonde des déstabilisations du monde et des multiples crises écologiques et sociales que nous vivons.
Cette fois-ci que les mots se traduisent en actes !
Les règles européennes absurdes et dangereuses nous condamnant à l’austérité ne doivent plus être respectées et la France doit proposer un vaste plan d’investissement national et européen
Celui-ci doit obliger le financement de notre changement de modèle productif, vers une transition écologique et sociale intégrale : fin des pesticides, énergie non-polluante, sortie du marché des biens essentiels, plan d’urgence pour les services publics et leur accès, préservation et reconstitution de la bio-diversité.
Soyons conscients que la transmission de plus en plus fréquente des virus des animaux à l’homme est une des conséquences de de la déforestation et l’élevage intensif.

Nous en appelons à la fin de l’obsession de la croissance : notre protection sociale doit s’y adapter, notamment par un revenu minimal pour chacune et chacun, considéré comme un droit inaliénable, particulièrement en cas de crise.

Il faut réunir les partenaires sociaux pour répondre à l’exigence d’augmenter les salaires et de baisser le temps de travail pour éviter une grave crise sociale potentielle.

Tout cela ne sera possible qu’à la condition d’une rupture complète avec le libre-échange anti-écologique et anti-social pratiqué par l’Europe et la France.
En ce sens, Emmanuel Macron doit dénoncer sans tarder tous les acc
ords commerciaux indignes qu’il a soutenu : ceux-ci sont destructeurs pour nos emplois, notre santé et notre souveraineté.

La France traverse une crise sanitaire sans précédent depuis le début du XXème siècle, elle est le produit d’un mode de développement obsolète qu’il faut changer en totalité.

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mardi 10 mars 2020

RDC : le Rapport Mapping a déjà été discuté à l’Assemblée nationale française !

RDC : le Rapport Mapping a déjà été discuté à l’Assemblée nationale française !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Denis Mukwege Z.jpg, mar. 2020

Sous le support du député Français Vincent Bru, le séminaire intitulé : "Rapport Mapping, un instrument pour la fin de l'impunité" a eu lieu dans la salle Colbert de l'Assemblée nationale, qui paraissait étroite au regard de l'affluence.  Voici le discours de Dr. Denis Mukwege, prix Nobel de la paix, prononcé par Jean-Jacques Lumumba, à l'Assemblée nationale française, le lundi 2 décembre 2019. Le Dr. Denis Mukwege ayant perdu sa mère s'était absenté.  

Mr Le Président de l’Assemblée Nationale, Mesdames et Messieurs les députés, Mr Le Président de l’Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie, Distingués invités, Mesdames, Messieurs,
Il nous a été demandé d’évoquer avec vous « Quelles sont nos attentes suite au rapport Mapping » ?
Elles sont grandes et nombreuses, car nous sommes convaincus qu’il n’y aura pas de paix sans la justice en RDC et dans la région des Grands Lacs.
Je tiens d’abord à remercier l’IFJD et tous ceux qui vont apporter leurs expériences et leur expertise durant ce colloque qui a vocation à faire sortir de son placard le rapport Mapping, et à faire sortir les autorités congolaises et la communauté internationale de leur procrastination face à la nécessité d’exploiter tous les outils de la justice transitionnelle en RDC : l’heure n’est plus à l’attente mais à l’action.
A l’occasion des 20 ans du massacre commis à Lemera, en octobre 2016, j’étais retourné sur place, à l’hôpital où j’ai commencé ma profession de gynécologue obstétricien, et où 30 de mes patients et membres de mon personnel soignant ont été sauvagement assassinés le 6 octobre 1996.

Cette date restera pour toujours gravée dans ma mémoire et marque le début des atrocités de masse commises au Congo. Les troupes de l’AFDL, qui se présentaient comme des « libérateurs », dirigés par Laurent Désiré Kabila et soutenues par le Rwanda, commencèrent leur marche à travers le pays pour chasser les Hutus et mettre fin à l’ère du Maréchal Mobutu.
20 ans plus tard, j’étais de retour à l’hôpital de Lemera avec Sonia Rolley, journaliste à RFI. Nous cherchions à nous entretenir avec des survivants, des témoins de ce crime de guerre.
Aucune plaque commémorative n’a été érigée, pas même une simple croix pour signaler la fosse commune où les restes humains de mes patients et de mes collègues reposent – probablement pas en paix – sur le flanc de l’Hôpital.
Lors de ce voyage à Lemera, j’étais accompagné de la fille d’une victime. C’était la première fois qu’elle retournait sur les lieux du crime où ses parents ont perdu la vie, et son seul souhait était de déposer des gerbes de fleurs sur leur sépulture. Sa déception fut grande de constater qu’aucune trace n’évoquait la vie de ceux qui lui étaient si chers.
Elle m’avait expliqué son incapacité à faire son travail de deuil et confié que dans ses rêves, elle nourrissait toujours l’espoir que ses parents reviendraient…
Mesdames, Messieurs,
L’ambiance est lourde dans ce village, où l’on sent directement le poids d’un traumatisme individuel et collectif, mais aussi de la peur. Personne ne semblait vouloir s’exprimer.

Alors que nous étions en passe de reprendre la route pour rejoindre Bukavu, un infirmier s’approcha, et nous dit : « Docteur, on ne peut pas parler, le Commandant de l’armée en poste ici, était l’un des auteurs du massacre à l’Hôpital il y a 20 ans. Si nous parlons, il nous tuera ».
Vingt ans après, la population est profondément terrorisée, l’absence de la libération de la parole et de la vérité empêche toute possibilité de guérison et de renouer avec le fil d’une vie normale.
Mesdames, Messieurs,
On ne construira pas la paix avec des bourreaux en uniforme qui intimident chaque jour les victimes.
Parmi les mesures les plus urgentes préconisées par le rapport Mapping, il y a donc l’assainissement de nos institutions.
Après 20 ans de présence de la plus grande mission de maintien de la paix des Nations Unies, si la stabilité n’est toujours pas assurée, si les initiatives de paix sont bloquées, si les massacres continuent dans l’impunité en Ituri, dans les Kivus, ou au Mamiema, c’est tout simplement parce que les criminels sont protégés au plus haut niveau de l’Etat et au plus haut niveau de la hiérarchie de nos forces de sécurité et de défense.
Une profonde réforme du secteur de la sécurité s’impose en priorité, et constitue un prérequis indispensable à toute effort visant à apporter la paix et la stabilité.
Cette réforme devra inclure non seulement la police, l’armée et les services de renseignements mais aussi le secteur de la justice.

Cet assainissement est indispensable pour assurer la protection des personnes, des biens et du territoire, et la sécurité tant physique que juridique.
Toutes les tentatives de la communauté internationale visant à réformer le secteur de la sécurité ont échoué car les autorités congolaises ont systématiquement fait preuve de mauvaise foi pour maintenir le chaos organisé et leurs privilèges.
L’Union Européenne a déployé deux missions d’appui à la réforme du secteur de la sécurité, EUSEC et EUPOL, respectivement pour réformer l’armée et la police. Malgré des moyens conséquents et du personnel qualifié, le manque de volonté politique des autorités de la RDC a voué ces missions à l’échec, pour la simple raison que leurs partenaires au niveau des forces de sécurité et de défense et de leurs Ministères de tutelle étaient eux-mêmes impliqués dans des crimes internationaux.
Après des années de formation, de monitorat, de conseils et de projets couteux, toujours pas de loi de programmation pour l’armée congolaise, toujours pas de formation d’un corps d’armée. Les forces de sécurité et de défense sont donc toujours constituées pour protéger les intérêts du régime et de ses protégés, et non la protection de la population, de la loi ou de l’intégrité du territoire.
La dernière tentative de la communauté internationale pour instaurer la paix en RDC et dans la région des Grands Lacs, l’Accord Cadre d’Addis Abeba pour la Paix, la Sécurité et la Coopération de 2013 – qui bénéficiait du soutien de la résolution 2098 du Conseil de la Sécurité autorisant le déploiement d’une Brigade d’Intervention, prévoyait aussi des dispositions visant à appuyer la réforme du secteur de la sécurité et les efforts de lutte contre l’impunité pour mettre fin à la violence et à l’instabilité.
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Quelle a été la réaction du régime ? Placer des Généraux sous le régime des sanctions des Nations Unies au commandement des FARDC pour empêcher la Brigade d’Intervention de mener à bien son mandat, car la politique de diligence voulue des Nations Unies en matière de droits de l’homme empêche bien évidemment les Casques Bleus de venir en appui à des auteurs présumés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Mesdames, Messieurs,
Depuis 20 ans, la justice a été sacrifiée sur l’autel d’une paix qui n’est toujours pas arrivée.
Les processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (DDR) et de brassage/mixage ont intégré l’indiscipline dans les forces de sécurité et de défense et jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Le niveau de cruauté a servi de tremplin à des promotions. Les criminels bénéficiant de l’impunité poursuivent donc leurs activités criminelles sans gêne.
Ceux qui sont censés protéger la population et le territoire – l’armée, la police, les services de renseignement, constituent en réalité une source de menace pour la population et pour le pays, et sont des acteurs du chaos organisé pour piller les ressources minières et naturelles de l’Est de la RDC.
Il faut non seulement désarmer les milices mais aussi leurs esprits.
Les recherches en neurosciences ont démontré que les enfants soldats entraînés à violer, à piller et à tuer après un lavage de cerveau gardent une mémoire traumatique qui peut se réveiller à tout moment et qui peut donc les pousser à commettre des actes d’une violence extrême.

Ces enfants, qui sont à la fois des bourreaux et des victimes, devaient bénéficier d’une prise en charge psycho-traumatique et sociale pour gérer leur trauma et les rendre moins nuisible pour la société. Leur place n’est pas dans l’armée.
Dans le même registre, comment le débat national actuel autour de la question de l’amnistie de membres du M23 peut-il même exister ?
D’abord l’amnistie est interdite par le droit international pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité ; ensuite comment est ce que nos responsables ne sont pas capables de retenir les erreurs du passé et veulent encore intégrer des criminels et des personnes souffrant de troubles psychologiques dans nos forces de sécurité ?

Mesdames, Messieurs,
Un Ministre du gouvernement central, candidat au gouvernorat de la Province du Sud Kivu, s’est publiquement vanté de pouvoir ramener la paix dans la Province avec le concours de sa milice.
Comment est ce possible que de tels propos puissent être exprimés par un soi disant responsable politique sans que la justice ne mène une enquête sur l’existence et la capacité de nuisance d’un tel groupe armé non étatique ?
C’est dans ce contexte d’impunité que des Ministres et des Généraux, mais aussi des dirigeants de la région, continuent d’être les instigateurs des crimes commis par les nombreux groupes armés qui terrorisent l’Est du pays.
Et c’est dans ce contexte qu’il y a encore eu plus de 100 morts en moins d’un mois à Beni, sans que la chaîne de commandement ne puisse être clairement établie.

Nous le disons haut et fort : c’est assez ! La paix maintenant !
Mesdames, Messieurs,
Le temps est venu de briser le cycle de l’impunité qui gangrène tous les efforts de consolidation de la paix et de la société.
Il faut d’abord et avant tout assainir nos institutions et mettre à l’écart de leur position de pouvoir tous les agents de l’Etat, en particulier ceux de l’armée, des services de sécurité, de la police, des services de renseignements et du corps judiciaire, qui ont été impliqués personnellement dans des violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire, mais aussi impliqués dans des activités de corruption à grande échelle.
Cet assainissement est un préalable indispensable à tout effort visant à instaurer la paix et l’état de droit en RDC, et contribuera à prévenir la répétition des violations des droits de l’homme. Ensuite, il faut poursuivre et juger les auteurs des crimes les plus graves. Ils sont listés dans le rapport Mapping mais la liste des auteurs présumés a été expurgée du rapport à la demande et sous la pression de certains Etats impliqués dans ces crimes.
Parmi les 617 crimes répertoriés par les Nations Unies qui, rappelons-le, sont imprescriptibles, il y a des femmes qui ont été enterrées vivantes après avoir été empalées, des croyants qui cherchaient refuge dans des Eglises et qui ont été calcinés, et des malades assassinés sur leur lit d’hôpital. Ces crimes ne peuvent être ni oubliés ni rester impunis.
En l’absence de volonté et de capacité de la justice congolaise, le rapport préconise l’établissement d’un Tribunal Pénal International Pénal pour le Congo et/ou de Chambres spécialisées mixtes.

Nous appelons de nos vœux la mise en œuvre de cette recommandation et pensons que la compétence d’une telle juridiction ne devra pas se limiter aux crimes commis de 1993 à 2003 mais devrait s’étendre jusqu’à aujourd’hui.
En parallèle, nous appelons la RDC et les Etats de la région des grands Lacs à poursuivre et à renforcer leur collaboration avec la Cour Pénale Internationale pour les crimes commis après l’entrée en vigueur du Statut de Rome, et nous exhortons les Chefs d’Etats du monde entier à arrêter d’accueillir des criminels sur des tapis rouges, et à mettre en œuvre des lois de compétence universelle, afin de juger ou d’extrader tous les auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de crimes de génocide.

Mesdames, Messieurs,
Face aux exactions massives commises en RDC, il faudra aussi affronter notre passé, dire la vérité et établir les responsabilités des acteurs étatiques et non étatiques pour éviter la répétition de nouveaux conflits et contribuer à la réconciliation, au sein du pays et dans la région.
Vu la dimension régionale du conflit et la multitude d’acteurs impliqués, qui constituent autant de défis à l’administration de la justice en l’absence d’une franche coopération des Etats et des acteurs concernés, nous appelons donc à l’instauration d’un mécanisme non judiciaire d’établissement des faits, sous la forme d’une Commission de la Vérité, pour déterminer les responsabilités institutionnelles, politiques, militaires de tous les acteurs impliqués dans la commission des crimes de masse en RDC depuis 25 ans, y compris les multinationales.
Mesdames, Messieurs,

Dans un pays où chaque famille a été endeuillée, où chacun a été confronté directement ou indirectement à des actes d’une violence extrême, le nombre de victimes est énorme et pose la question des réparations.
Ainsi nous appelons les autorités congolaises à mobiliser des ressources et une réelle volonté politique pour initier des programmes et des projets de réparation, individuels et collectifs, matériels et symboliques, en vue de contribuer à la réhabilitation des communautés affectées par la violence, faciliter leur réinsertion dans la société et promouvoir la réconciliation.
Le gouvernement actuel à Kinshasa doit se forger une légitimité et prouver qu’il peut apporter le changement. Nous l‘invitons donc à gagner cette légitimité en accompagnant le pays et les générations futures sur le chemin de la paix ; ce chemin existe et il passera par la justice, la vérité, des réparations et des réformes ambitieuses et profondes.
Mesdames, Messieurs,
J’espère que pour les commémorations des 25 ans du massacre commis à Lemera, je retrouverai sur place une communauté apaisée, dont la souffrance aura été reconnue, dont les morts bénéficieront d’une sépulture digne, et dont les bourreaux auront enfin été jugés pour leurs crimes.

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lundi 24 février 2020

ONU: Jean-Yves Le Drian, Ministre Français de l'Europe et des Affaires étrangères intervient devant le Conseil des droits de l’Homme sur le désarmement !

ONU: Jean-Yves Le Drian, Ministre Français de l'Europe et des Affaires étrangères intervient devant le Conseil des droits de l’Homme sur le désarmement !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Yves Le Drian 2.jpg, fév. 2020

Jean-Yves Le Drian est intervenu ce matin dans la salle de Conseil de droits de l'homme à Genève. Il a donné la position de la France, voici son allocution:

Monsieur le Président, Madame la Secrétaire générale, Mesdames et Messieurs les Ministres Mesdames les Ambassadrices, Messieurs les Ambassadeurs, Mesdames et Messieurs,

C'est, pour un moi, un très grand honneur de m'exprimer aujourd’hui à la Conférence du désarmement. Car, au fil des années, la Conférence a su édicter des normes et négocier des traités qui ont renforcer notre sécurité collective et la stabilité de notre environnement stratégique.

Je mesure aussi la responsabilité qui est la mienne en m'adressant à vous, car ce que la Conférence a construit, comme d'ailleurs ce qu'elle incarne, est aujourd'hui remis en cause.

Freddy Mulongo-Yves Le Drian.jpg, fév. 2020

Remis en cause, d'abord, par ceux qui ne respectent pas les instruments que nous avons négociés ici-même. Et je pense notamment, dans un passé récent, aux violations caractérisées de la Convention sur les armes chimiques.

Remis en cause, aussi, par ceux qui refusent de s'engager vraiment dans la négociation des nouvelles normes qui doivent nous permettre de contrer le retour d'une course aux armements conventionnels ou nucléaires.

Permettez-moi de prendre un exemple. Il est aujourd'hui urgent de définir collectivement les voies et moyens d'encadrer les risques d'incidents, d'actes délibérés, voire d'actes hostiles dans l'espace extra-atmosphérique. Pourtant, sur ce sujet stratégique majeur qui engage notre sécurité collective, nous ne sommes pas encore parvenus à nous retrouver autour d'un agenda pragmatique conjuguant mesures de confiance et de transparence et négociation juridique.

Freddy Mulongo-Yves Le Drian 1.jpg, fév. 2020

Les Etats qui ont compris qu'il est dans leur intérêt de pouvoir compter sur des règles protectrices et stabilisatrices - c'est-A-dire, en fait, l'immense majorité des Etats - ne sauraient accepter d’être les seuls à respecter nos règles communes et se satisfaire de ces manquements, de ces blocages et, pour dire le fond de ma pensée, de cette crise du désarmement, qui est l'une des plus préoccupantes manifestions de la crise du système multilatéral, de la systématisation des rapports de forces et de l'intensification de la compétition internationale qui caractérisent notre époque.

Pour la France, la Conférence du désarmement demeure une enceinte incontournable. C'est pourquoi j'ai tenu a saisir cette occasion de venir devant vous aujourd'hui pour vous dire, concrètement, ce que peut être, selon nous, un désarmement responsable qui serve la stabilité internationale.

Et j'insiste sur ce mot : <<responsable >>. Car il ne faut jamais perdre de vue une évidence : si le désarmement a pour fin notre sécurité collective, il ne saurait se faire sans prise en compte des intérêts de sécurité de ceux qui le mettent effectivement en oeuvre. C'est particulièrement vrai s'agissant du désarmement nucléaire, qui se construit peu à peu sur la base du principe de sécurité non diminuée pour tous.

La vision de la France sur cette question a été exposée de manière très claire par le Président de la République dans le discours sur la stratégie de défense et de dissuasion de notre pays qu'il a prononcé le 7 février dernier.

C"est cette vision que la France défendra dans quelques semaines à la Conférence d'examen du Traité de Non-Prolifération des armes nucléaires.

L'agenda que nous défendons est un fonde sur trois piliers. 1) D'abord, le respect strict de la norme centrale que constitue le Traite de non-prolifération nucléaire, que nous appelons tous les Etats à mettre en oeuvre.

C'est pourquoi nous sommes particulièrement vigilants face aux risques de crises de prolifération, qui constituent autant de menaces existentielles pour l'intégrité du TNP. Nous poursuivons ainsi nos efforts pour préserver le JCPoA et obtenir de l'Iran qu'il revienne en conformité avec cet accord. Et nos efforts pour parvenir au démantèlement complet, vérifiable et irréversible des programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord.

2) Deuxième pilier de notre approche : l'approfondissement du travail normatif que nous menons dans cette enceinte. Avec la négociation, ici-même, d'un Traité d'Interdiction de Production de Matières Fissiles à usage militaire (FMCT). Vous avez récemment eu l'occasion de visiter nos installations de Pierrelatte et Marcoule que nous avons démantelées de façon irréversible et vous savez donc que, sur ce sujet, la France a donné l'exemple.

Avec l'universalisation du Traité d'Interdiction Complet des Essais (TICE), négocié avec succès par la Conférence - je tiens :a le rappeler. Avec de nouveaux échanges sur la vérification du désarmement nucléaire, pour garantir que tout accord de désarmement soit vérifié de façon robuste.

3) Enfin, il faut conduire des travaux concrets pour la réduction des risques stratégiques et pour le renforcement de la confiance et de .la transparence sur les arsenaux et les doctrines et stratégies nucléaires des Etats dot's du P5.

Je n'ignore pas la qualité des discussions qui ont lieu a Genève sur ce sujet et je veux en saluer la cheville ouvrière : l'UNIDIR [Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement, dont nous célébrons les 40 ans d'activité cette année.

Nous sommes également convaincus de l'importance de définir un nouvel agenda pour la maîtrise des armements. Un agenda dans lequel la France souhaite s'engager et encourage ses partenaires européens à s'engager à ses côtés. C'est indispensable. A la fois pour sauvegarder les instruments existants, avec le renouvellement que nous souhaitons du traité New Start qui lie les Etats-Unis et la Russie. Et pour nous doter d'instruments nouveaux, suite A l'effondrement du Traité FNI et du Traité sur les Forces conventionnelles en Europe.

Dans le domaine, justement, des armes conventionnelles, d'importants travaux se poursuivent au sein du groupe gouvernemental d'experts sur les systèmes d'Armes Létaux Autonomes.

Nous devons travailler à les renforcer. Car, une fois posées les bases d'un accord international sur ce sujet, des inquiétudes sont apparues que les réalités stratégiques actuelles ne justifient en rien. Il faut désormais que chaque pays cherche, sans attendre, à mettre en oeuvre, au niveau national, les onze principes qui ont été agrées dans ce cadre. Avec l'Allemagne, nous plaiderons pour que des engagements politiques précis soient pris lors de la Conférence d'examen de 2021 de la CCAC [Convention sur certaines armes classiques.

Et je n'oublie pas la question des armes explosives dans les conflits urbains. Il faut que leur usage soit encadré par une coopération accrue entre Etats, en particulier grâce à l'échange de bonnes pratiques. C'est ce que doit viser la déclaration, politique qui est actuellement en négociation ici, à Genève.

Mesdames et Messieurs, Je veux, pour conclure, vous redire le plein soutien de la France à la Conférence du désarmement et saluer le travail de tous les experts de la communauté du désarmement, dont je sais l"engagement sincère et exigeant sur ces questions d'importance vitale.

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samedi 30 novembre 2019

Procès Onana: Richard Gisagara risque de se casser des dents !

Paris, Charles Onana, drapé du drapeau de la Cà´te d'Ivoire par la diaspora ivoirienne. Photo Réveil FM International, archives

Richard Gisagara, c'est la terreur en toute puissance. L'avocat de Pontoise, dont l'appartenance au FPR et des accointances avec Paul Kagame dictateur Rwandais et bourreau du peuple congolais-ex-zaïrois ne sont plus à  démontrer. Et le bras droit de Kagamé se croit tout permis en France comme s'il était au Rwanda. Des faussaires de l'histoire et assassins de la mémoire des victimes du génocide rwandais sont à  Kigali et non pas à  Paris. Le 8 avril dernier, il s'est s'autorisé ce qu'un avocat ne pouvait pas faire. Il a fait pression au club Mediapart pour dépublier l'article mis en ligne de Charles Onana: 6 avril 1994-6 avril 2019, 25 ans de mensonges, de silence sur l'assassinat de deux chefs d'Etat africains! Culotté, Richard Gisagara s'est réjouit sur son compte Twitter de cet ignoble réussite. On se croirait en France sous l'occupation de IIIè Reich des Nazis où le bà¢illonnement des journalistes étaient monnaie courante. Je l'avais appelé pour lui signifier ma désapprobation. Il m'avait répondu, c'est sa cliente "Communauté Rwandaise de France" qui lui avait demandé cette démarche comme si celle-ci était au dessus des lois. Ne fallait-il pas passer par un juge pour déplubier l'article de Charles Onana sur mon site ? Culotté, Richard Gisagara, cet extrémiste Kagamiste s'est autorisé de porter plainte contre moi d'avoir osé publier Charles Onana. Je suis victime de double peine: dépublication et procès !

Richard Gisagara, bras droit de Paul Kagamé en tenue du FPR-Rwandais !

Journaliste Congolais, je soutiens la démarche de vérité de Charles Onana. Digne fils d'Afrique, journaliste aguerri et politologue expérimenté sur les pays des grands Lacs. La République démocratique du Congo est victime d'agression-invasion Ougando-Rwandaise. Paul Kagamé, le dictateur Rwandais et bourreau du peuple congolais (ex-Zaïrois), 12 millions de morts, est le plus grand pyromane, criminel et Négationniste du génocide qu'il a commis au Congo-ex-Zaïre. Paul Kagamé est le Conquistador, pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo ex-Zaïre. Paul Kagamé est l'instigateur, le promoteur et le financier de toutes les rebellions qui endeuillent l'Est de la République démocratique du Congo: Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) et ils se sont déclarés Mouvement du 23 Mars (M23) dont les revendications sont rwandaises et non congolaise. James Kabarebe, qui a été chef d'Etat Major sous Laurent-Désiré Kabila, lorsque ce dernier avait décidé que les Rwandais qui l'avaient aidé à  accéder au pouvoir rentraient chez eux au Rwanda. N'est-ce pas le même James Kaberebe devenu Chef d'Etat Major au Rwanda, qui a déclenché la seconde guerre d'agression contre la RDC, le 2 aoà»t 1998 ? James Kabarebe n'est-il pas le ministre de la Défense de Paul Kagamé ? Comment peut-on se déclarer Congolais le matin et le soir être Rwandais ? Le criminel Laurent Nkundabatwaré qui a commis des crimes imprescriptibles en RDC, pour échapper au Tribunal Pénal international, n'a-t-il pas brandi sa nationalité rwandaise acquise paraît-il en 1991 et agité même sa carte de membre des services de renseignement obtenue en 1994, prouvant ainsi qu'il avait joué un rà´le important dans la chute du régime rwandais d'Habyarimana. Bosco Ntanganda, qui vient d'être condamné à  30 ans de prison à  la CPI, Sultani Makenga, Jean Marie Runinga et autres criminels Rwandais patentés ne sont-ils pas au service de Paul Kagamé ? Comment Richard Gisagara pense-t-il nous imposer le génocide des rwandais alors même que ces sont des rwandais qui commis le plus grand génocide en RDC, un génocide silencieux que personne ne veut voir car l'objectif premier est le pillage des ressources ? Un régime politique ne devrait pas dicter sa lecture de l'histoire aux universitaires et aux scientifiques, mais plutà´t les données, les sources, l'analyse et la méthode. Concernant les événements de 1994 au Rwanda, le régime de Paul Kagamé s'attache les services de certains universitaires et de nombreux journalistes pour attaquer, discréditer et finalement dicter sa seule lecture des événements du Rwanda.

Opération Turquoise au Rwanda en 1994. © Photo : Nicolas José/Sipa

Les juges en France ne sont pas adeptes et aux ordres FPR, ils disent la loi au nom de la République française. Richard Gisagara-Communauté Rwandaise de France vient de porter plainte contre Charles Onana. En cause, l'interview considérée comme "Négationniste" qu'Onana a accordée à  Vincent Hervouà«t sur LCI sur son dernier livre: "Rétablir la vérité sur l`Opération Turquoise".

Voici les Raisons de Réveil FM International que Richard Gisagara, homme de main de Paul Kagamé risque de se casser des dents :

1. Charles Onana est le journaliste d'investigation et politologue Franco-Camerounais qui fait honneur au continent d'Afrique. Il a un parcours traçable et la défense de sa thèse en doctorat à  l'université de Lyon, fait partie de son couronnement: "L'Opération Turquoise et la controverse médiatique, analyse des enquêtes journalistiques, des documents secret-défense et de la stratégie militaire". Il a analysé les accusations de la presse sur le rà´le de la France de 1994 à  2014. Il a confronté ces données à  de nombreuses archives américaines, rwandaises, onusiennes, françaises, et à  des témoignages d'acteurs de premier plan... Contrairement à  Richard Gisagara, avocat certes, qui défend aveuglement une idéologie du régime sanguinaire rwandais. Membre du FPR, principal artisan du régime dictatorial au Rwanda (justice aux ordres, presse, journalistes et médias muselés, exécutions extrajudiciaires...Richard Gisagara utilise les institutions démocratiques françaises pour s'en prendre, chercher à  faire taire ceux qui dénoncent la dictature rwandaise. Négationnisme et Révisionnisme sont les deux épées que brandissent Paul Kagamé et son régime sanguinaire pour museler. Richard Gisagara a-t-il reçu l`aval du régime de Kigali qui seul détient la gà¢chette de cette arme ? Son interprétation de la loi à  des fins politiques pour museler Charles Onana risque de se retourner contre lui et le régime dictatorial du Rwanda qu'il défend. L'opprobre sera Kagamienne et éclaboussera tous les kagamistes. Charles Onana est loin d'une idéologie. Il défend des faits et n'est pas complaisant. Dans sa biographie, Charles Onana a publié plusieurs ouvrages où il critique la France, par exemple dans "La France et ses tirailleurs: Enquête sur les combattants de la république, 1939-2003", "France-Cà´te d'Ivoire: la rupture", "1940-1945: Noirs, Blancs, Beurs : libérateurs de la France", "Un racisme français: le communautarisme blanc menace la république". Charles Onana est un homme des dossiers. Rien que pour son dernier ouvrage: Rétablir la vérité sur l`Opération Turquoise, Charles Onana a fouillé plus de 400 documents du Conseil de sécurité de l'ONU. Richard Gisagara, même avec son souffleur Paul Kagamé, a intérêt a bien réviser ses cours de droits, pour ne pas se ramasser devant les juges !

2. Pierre Péan était critiqué par ses accusateurs qu'il était Français Blanc et ne connaissait pas l'Afrique. Franco-Camerounais, Charles Onana est Africain ! La Communauté Rwandaise de France ne pas lui dénier le fait de ne pas être africain. Le Cameroun, c'est l'Afrique en miniature sur le continent. Charles onana est le vrai successeur émérite du grand journaliste d'investigation Pierre Péan qui a été son ami. Il a repris le flambeau et il l`amènera loin et très loin. Le 31 juillet 2019, jour de l'enterrement de Pierre Péan à  Bouffémont, Charles Onana a été à  l'Eglise Saint George pour la célébration des obsèques. Nous avions marché juqu'au cimetière de Bouffémont dans l'Oise. Et puis dans la salle municipale pour l'exposition et des témoignages. Tout au long de la journée, Charles Onana a pleuré de toutes ses larmes. Je crois qu'il a pris la mesure de la responsabilité qui lui incombait ce jour-là . Les extrémistes Rwandais, n'oseront pas accuser Charles Onana de ne pas être Africain et de ne rien comprendre de l'Afrique. Il est la prunelle des yeux pour des Congolais-ex-Zaïrois, les Ivoiriens l'adulent, les Tchadiens, Soudanais, Sénégalais l'aiment, les Rwandais en majorité Hutu l'ont adopté. Richard Gisagara, qui est au service du régime Hitlérien et Nazi de Paul Kagamé risque de se retrouver avec toutes les pancartes des différentes diasporas africaines contre son Paul Kagamé au Palais des justice. Pour tenter d'enfoncer Pierre Péan, les accusateurs ramenés des pleureuses Tutsi de Kigali à  Paris. Toutes les femmes africaines dans la diaspora savent pleurer.

3. Le génocide Rwandais est usé et abusé comme un fonds de commerce. Il est brandit comme une interdiction pour ne museler des journalistes, médias, chercheurs, politiciens, activistes des droits de l'homme...le génocide rwandais est un paravent! Or Charles Onana prouve par ses recherches que le vrai objectif du FPR de Paul Kagamé était l'invasion de la République démocratique du Congo ex-Zaïre pour mieux piller ses ressources. Envahir ses terres et voler ses richesses. Cela où le bà¢t blesse pour tous ceux qui chérissent et caressent le génocide rwandais pour mieux enfumer l'opinion internationale. Ce sont des crimes commises au Congo, pillages et recels des ressources minières de la République démocratique du Congo, qui ont permis à  Paul Kagamé de construire le Rwanda et de commencer à  se vanter comme un meilleur dirigeant africain.

4. Richard Gisagara voudrait-il faire de la France, un "Goulag" pour des journalistes ? Le Rwanda est classé par Reporters Sans Frontières 155è sur 180 pays ! Déjà  au pays des Mille collines, Les législateurs rwandais considèrent comme une "humiliation" la publication de caricatures représentant une personnalité de l'Etat. La loi prévoit une peine de deux ans d'emprisonnement et une amende de plus de mille dollars US. Et la pénalité est double si la personnalité faisant l'objet de la caricature est un député ou un "haut responsable". Pour sa première venue en France, sous Nicolas Sarkozy, Paul Kagamé avait eu sa déconvenue: Alain Juppé, Ministre des Affaires étrangères s'était sciemment absenté pour ne pas le rencontrer et lui serrer la main. Les militaires français étaient en colère et remontaient contre sa présence en France. Le 12 septembre 2011, c'est nous journalistes Congolais qui étions empêchés de poser des questions aux ministres rwandais au Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (CAPE). "Le journaliste Congolais Roger Bongos a été brièvement interpellé par la police française lundi 12 septembre en marge de la visite du président rwandais Paul Kagame. Venu assister à  la conférence de presse de Louise Mushikiwabo, Ministre des affaires étrangères rwandaise, au Centre d`accueil de la presse étrangère (CAPE), Roger Bongos a été prié de quitter la salle pour être maintenu dans un fourgon de Police jusqu`à  la fin de la conférence de presse. Plusieurs incidents ont émaillé la visite du président rwandais Paul Kagame en France. Mais un événement est passé inaperçu. La scène se passe au CAPE, le Centre d`Accueil de la Presse Étrangère à  Paris, en face du pont Alexandre III. Un journaliste congolais du site Afrique Rédaction, Roger Bongos, a été empêché d`assister à  la conférence de presse de Louise Mushikiwabo, Ministre des affaires étrangères rwandaise et de plusieurs ministres. Pourtant accrédité par ce Centre de presse, Roger Bongos a été `` invité » par la police français à  sortir de la salle et à  s`installer dans un fourgon de police pendant toute la durée de la conférence de presse. Joint par téléphone, notre confrère nous explique s`être installé dans la salle de conférence à  14h40 pour y préparer son matériel. A 15h15 deux policiers français viennent trouver Roger Bongos, l`invitant à  les suivre. A l`extérieur du Centre, le journaliste demande des explications aux deux hommes qui lui répondent qu`il `` ne peut pas assister à  cette conférence ». Roger Bongos proteste en leur montrant sa carte de journaliste de l`APE, l`Association de la Presse Étrangère. Rien n`y fait, le journaliste est embarqué dans un fourgon de police jusqu`à  17h40… heure de la fin de la conférence de presse. Visiblement, ce journaliste congolais n`était pas le bienvenu à  cette rencontre entre plusieurs ministres rwandais et la presse étrangère à  Paris". Il est vrai que la visite du président rwandais s`est déroulé dans un climat de tension permanent. Entre l`opposition rwandaise qui s`estime traquée et muselée et les Congolais de RDC qui tiennent pour responsable Paul Kagamé de tous leurs malheurs à  l`Est du pays, les services de sécurité rwandais et français étaient sur les dents. Pour toutes ces raisons, certains médias `` hostiles » ont été tenus à  l`écart de la visite présidentielle. C`est visiblement le cas de Roger Bongos, journaliste, certes engagé, et de son site Afrique Rédaction. Ému par sa mésaventure, Roger Bongos s`est déclaré très étonné que ce type de pratiques se déroulent en France `` dans le pays des droits de l`homme ». De nombreux journalistes présents au CAPE ont protesté contre cette entrave à  la liberté de la presse en France. Au sommet de la francophonie à  Erevan en Arménie, moi Freddy Mulongo, j'ai été muselé par Louis Mushikiwabo qui était nommé Secrétaire général de l'OIF ! Erevan: Un "Modérateur-Museleur" qui bà¢illonne pour Louise Mushikiwabo ! https://blogs.mediapart.fr/freddy-mulongo/blog/141018/erevan-un-moderateur-museleur-qui-baillonne-pour-louise-mushikiwabo-2.

5. Richard Gisagara doit savoir qu'il n'a pas un procès contre un Blanc Pierre Péan mais contre un Africain Charles Onana. Ce procès qu'il intente à  un fils de l'Afrique non Rwandais qu'il sache qu'il sera celui des intelligences, réseaux et lobbys. Il n'a pas gagné d'avance. Nous sommes pas à  Kigali où la justice est aux ordres, la presse, des journalistes et médias sont bà¢illonnés, les exécutions extrajudiciaires sont commises pour défendre l'idéologie hégémonique de ceux qui sont au pouvoir. Nous sommes à  Paris, ville lumière, la différence est de taille. Plusieurs enquêtes sérieuses, menées dans des pays différents et par différents acteurs prouvent les activités d`espionnages, de surveillance ainsi que des assassinats d`opposants et activistes Rwandais ou encore d`autres personnes qui se montrent critiques au régime dictatorial et sanguinaire de Paul Kagame ou dénoncent ses crimes. Parmi ces enquêtes :

En Belgique, la sà»reté de l`Etat ``confirme que les services de renseignement rwandais sont actifs» sur le sol belge. ``Ils tentent principalement d`affaiblir ce qui est perçu comme une menace politique potentielle émanant de l`opposition rwandaise en Belgique».

Aux Etats-Unis, le géant américain Whatsapp a conclu que le Rwanda était parmi les pays qui avaient recours aux piratages de smartphones de ses opposants et critiques. Au Sénat Américain une enquêtes est en passe de démarrer également.

Au Canada, la journaliste Chantal Lavigne dans son reportage `` Des espions parmi nous » relate les activités criminelles d`espionnages et d`assassinats de la dictature rwandaise.

En Australie, la chaîne ABC est arrivée aux mêmes conclusions d`espionnages et intimidations de réfugiés rwandais en Australie.

En Afrique du Sud et au Kenya, plusieurs membres des services de l`ambassade ont été arrêtés ou expulsés pour leurs activités incluant les assassinats et tentatives d`assassinats, dont certains ont été reconnus à  demi-mot par Paul Kagame, lui-même.

Au Royaume-Uni, le gouvernement britannique a mis en garde, trois ressortissants britanniques que leurs vies étaient en danger, et que la menace provenait du gouvernement rwandais.

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