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lundi 24 février 2020

Hommage à Hervé Bourges, Français, Francophone et Francophile !

Hommage à Hervé Bourges, Français, Francophone et Francophile !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Herve Bourges 2.jpg, fév. 2020

C'est mon kiosquier constatant mes habitudes de l'achat du Canard Enchaîné tous les mercredis matins, qui m'avait glissé qu'Hervé Bourges habitait dans le coin, non de loin de la Bibliothèque Centre Pompidou "Beaubourg" en plein centre de Paris. Il y a deux ans, nous nous croisions dans ce quartier où l'on ne dort jamais, il était un peu fatigué.

Freddy Mulongo-Herve Bourges1.jpg, fév. 2020

Hervé Bourges était un Français, apôtre de la Francophonie et un Francophile engagé. Décédé le dimanche 23 février à l'âge de 86 ans, Il était une figure majeure des médias en France. Hervé Bourges, ancien président de France 2, France 3, TF1 et RFI, puis dirigeant du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).

freddy Mulongo-Herve Bourges.jpg, fév. 2020

Lors du 14è sommet de la Francophonie, Hervé Bourges était le représentant personnel, d'Abdou Diouf, à l'époque secrétaire général de l'OIF, aux assises de l'Union International de la presse Francophone. Avec Bongos Roger, le 21 novembre 2014, au soir, nous l'avions interviewé à la résidence de l'ambassadeur de France à Dakar. Le lendemain, au village de la Francophonie, il était tout content de nous voir: "Vous êtes terribles, tout paris sait que je suis à Dakar, à cause vous ! " Son interview a été relayée par plusieurs médias, la même nuit.

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Souvent rallié par des confrères lorsqu'il était président du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, Hervé Bourges est un familier de l'Afrique, où il a fondé l'école de journalisme de Yaoundé, avant de rentrer en France et de diriger successivement RFI, TF1 et France Télévisions.

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vendredi 21 février 2020

Francophonie-Commonwealth: Paul Kagame y cache ses crimes de sang, crimes de génocide et crimes contre l'humanité !

Francophonie-Commonwealth: Paul Kagame y cache ses crimes de sang, crimes de génocide et crimes contre l'humanité !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

freddy-mulongo-francophonie.jpg, fév. 2020

Le ver est dans le fruit de la francophonie. Le loup est dans la bergerie du Commonwealth. Le Rwanda avec son régime assassin dirige la francophonie. Le silence assourdissant de Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), ancienne ministre des Affaires étrangères du Rwanda et N°2 du régime de Kigali est ahurissant.

freddy-mulongo-commonwealth-3.jpg, fév. 2020

Le Rwanda, dernier membre du Commonwealth, zigouille, tue, assassine, massacre en toute impunité. Les crimes de sang, crimes de génocide, crimes contre l'humanité, pillages et recels des ressources de la République démocratique du Congo, par le Rwanda sont passés sous silence.

Le criminel Paul Kagame est chouchouté, choyé et admiré malgré ses crimes. Même Augusto Pinochet, Nicolae Ceaușescu et Pol Pot, tous réunis, n'arrivent à pas à la cheville de Paul Kagame, Hitler noir, corsaire et conquistador sans foi ni loi qui jouit d'une impunité qu'aucun n'être humain sur cette terre des hommes.

Bill Clinton ne s’est pas trompé lorsque, emporté par l’émotion, dévoila sa pensée profonde en disant que Kagamé "is our kind of guy". Eh oui ! Kagamé offre, sans état d’âme, sur un plateau d’argent les minerais du sang, du génocide et des crimes contre l'humanité du peuple congolais, ce qui lui garantit l’impunité ! Cette situation dramatique dure et perdure, depuis 25 ans et rien ne semble pouvoir l’estomper.

Le Rwanda vient de se fabriquer son affaire Chebeya. L'icone des droits humains de la RDC fut assassiné au quartier général de la police, dans la nuit du 2 juin 2010. Les mains ensanglantées du pouvoir sanguinaire de Kigali viennent d’étrangler dans sa cellule après l'avoir bastonné pendant deux heures, une voix discordante, celle de Kizito Mihigo, un jeune Tutsi de 38, chanteur très populaire au Rwanda qui chantait la réconciliation et la cohésion nationale de tous les Rwandais. Il était qualifié de "Révisionniste et Négationniste" par ses bourreaux et tortionnaires.

La liberté avec laquelle Paul Kagame, Hitler Noir, tue ses opposants et le soutien international qui va avec sont simplement sidérants. Le régime de Kigali tue la mouche avec un marteau. Ils sont plusieurs opposants à être assassinés hors du Rwanda, dans des pays qu'ils s'étaient réfugiés. On souvient avec stupeur, la manière dont l'opposante Diane Rwigara, sa sœur et sa maman étaient conduites en prison. Elle avait osé se présenter comme candidate présidente de la République. Ses photos nues ont été diffusées pour mieux la diaboliser. Quant à l'arrestation spectaculaire de Victoire Ingabire, elle demeure dans les annales. Même si elles ont été libérées, la dictature kagaméenne est atroce et terrible.

freddy-mulongo-ciakudia.jpg, fév. 2020

Pour le patriarche Julien Ciakudia Sr à Londres, il faut boycotter le sommet de Commonwealth à Kigali en juin prochain. La jurisprudence existe. Le 4 ème sommet de la Francophonie qui s'était tenu du 19 au 21 novembre 1991, à Paris au Palais de Chailot, devait se tenir, à Kinshasa au Zaïre de Mobutu. En effet, dans la nuit du 11 au 12 mai 1990, il y a eu massacre d’étudiants à Lubumbashi. Une cinquantaine d’étudiants ont été sauvagement assassinés par des hommes de l’unité d’élite du maréchal dictateur Mobutu. Un massacre a eu lieu sur le campus de l’université de Lubumbashi.

Déjà le discours de la Baule prononcé par le Président de la République française François Mitterrand, le 20 juin 1990, dans le cadre de la 16e conférence des chefs d’État d’Afrique et de France auquel étaient invités 37 pays africains et qui s'est déroulée dans la commune française de La Baule-Escoublac (Loire-Atlantique) avait planté le décor.

Les passages clé du discours de François Mitterrand relie l'aide publique importante en pleine crise de la dette à une "démocratisation" par un passage au "multipartisme": « la France liera tout son effort de contribution aux efforts qui seront accomplis pour aller vers plus de liberté ; Il y aura une aide normale de la France à l'égard des pays africains, mais il est évident que cette aide sera plus tiède envers ceux qui se comporteraient de façon autoritaire, et plus enthousiaste envers ceux qui franchiront, avec courage, ce pas vers la démocratisation... » ; « s'agissant de démocratie, un schéma est tout prêt : système représentatif, élections libres, multipartisme, liberté de la presse, indépendance de la magistrature, refus de la censure.... » ; « A vous peuples libres, à vous Etats souverains que je respecte, de choisir votre voie, d'en déterminer les étapes et l'allure. »

D'autres passages complètent le propos dont : « Il nous faut parler de démocratie. C’est un principe universel qui vient apparaître aux peuples de l’Europe centrale comme une évidence absolue au point qu’en l’espace de quelques semaines, les régimes, considérés comme les plus forts, ont été bouleversés. Le peuple était dans les rues, sur les places et le pouvoir ancien sentant sa fragilité, cessait toute résistance comme s’il était déjà, et depuis longtemps, vidé de substance et qu’il le savait. Et cette révolution des peuples, la plus importante que l’on eut connue depuis la Révolution française de 1789, va continuer… Si bien que l’histoire reste encore en jeu. Il faut bien se dire que ce souffle fera le tour de la planète. »

Mitterrand dit aussi : « la démocratie est un principe universel. Mais il ne faut pas oublier les différences de structures, de civilisations, de traditions, de mœurs. Il est impossible de proposer un système tout fait. La France n’a pas à dicter je ne sais quelle loi constitutionnelle qui s’imposerait de facto à l’ensemble de peuples qui ont leur propre conscience et leur propre histoire et qui doivent savoir comment se diriger vers le principe universel qu’est la démocratie… la France n’entend pas intervenir dans les affaires intérieures des Etats africains amis… Pour nous, cette forme subtile de colonialisme qui consisterait à faire la leçon en permanence aux Etats africains et à ceux qui les dirigent, c’est une forme de colonialisme aussi perverse que tout autre. »

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Francophonie: Kizito Mihigo, le chanteur rwandais engagé retrouvé mort dans sa cellule !

Francophonie: Kizito Mihigo, le chanteur rwandais engagé retrouvé mort dans sa cellule !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

freddy-mulongo-kizito.jpg, fév. 2020

Louise Mushikiwabo, la Secrétaire Générale de l'Organisation Internationale de la francophonie (OIF) doit se réveiller, sortir de son silence alambiqué et dénoncer publiquement ce que son pays, le Rwanda cause comme dégâts dans l'espace francophone. Après des pressions alambiquées du gouvernement dictatorial rwandais, le journaliste Jacques Matand de la BBC Afrique a été licencié pour avoir interviewé Charles Onana, journaliste, politicologue et expert des pays des grands lacs pour son livre: "Rwanda, la vérité de l'opération Turquoise" !

Quatre jours après son arrestation, l'artiste rwandais a été retrouvé pendu dans sa cellule. Il se serait suicidé, selon un communiqué de la police nationale rwandaise.

freddy-mulongo-kizito-1.jpg, fév. 2020 Le chanteur rwandais âgé de 38 ans avait été arrêté jeudi 13 février dans le district de Nyaraguru, dans le sud du Rwanda. Il tentait de se rendre au Burundi, selon les autorités rwandaises.

Le Rwanda a trompé la Francophonie. Pour obtenir la direction de l'OIF pour Louise Mushikiwabo, le Rwanda avait fait sortir Kizito Mihigo suicidé comme "Armand Tungulu". En effet, le hanteur de gospel très populaire, Kizito Mihigo avait été condamné en 2015 à 10 ans de prison à Kigali, reconnu notamment coupable de conspiration contre Paul Kagame, Hitler Noir, dictateur rwandais et bourreau du peuple congolais avec ses 12 millions des morts congolais, pillages et recels des ressources de la République démocratique du Congo.

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mercredi 15 janvier 2020

Francophonie: Une épine dans le pied de Mushikiwabo, la loi anti-caricature au Rwanda !

Louise Mushikiwabo, secrétaire général de l'OIF

Je suis francophone de cœ“ur et d'esprit. Je suis francophile convaincu. Je crois profondément à  la Francophonie des peuples. Lorsque je vais au Sénégal, à  Ngor à  Dakar ou à  Saint-Louis, même si je ne parle pas le wolof on se parle en français et on se comprend. A L'ONU, je pose toujours mes questions dans la langue de Voltaire. à€ Oslo, lors de la conférence de presse pour la remise du prix Nobel de la paix 2018 au Dr. Denis Mukwegue et Nadia Murad, j'ai été le premier à  poser ma question en français bien que la conf était en anglais. J'ai de plus en plus du mal à  croire à  la francophonie institutionnelle. Or c'est cette dernière qui doit contribuer à  ce que la langue française continue à  briller dans le monde.

Aujourd'hui, la voix de la Francophonie est aphone. Elle est pratiquement inaudible sur la démocratie et le respect des droits humains.

Louise Mushikiwabo, ancienne ministre rwandaise des affaires étrangères, la plus Kagamiste des Kagamistes, a déployé mille et une énergie pour être catapultée à  la tête de l'Organisation International de la Francophonie (OIF). Depuis sa nomination par des Chefs d'État francophones, c'est l'hibernation.

Déjà , à  Erevan en Armémie, lors de sa première conférence de presse en tant que nouvel Secrétaire Général de l'OIF, Louise Mushikiwabo alors que j'étais le premier assis au premier rang à  lever le doigt pour poser ma question, je n'ai jamais posé ma question. Le modérateur-museler Arménien avait récu la consigne de ne pas me donner de la parole pour poser mes questions. https://blogs.mediapart.fr/…/erevan-un-moderateur-museleur-… Un musellement indigne d'une organisation dont les valeurs sont démocratiques. La liberté d'expression et la défense des journalistes, des priorités dans ses objectifs.

Louise Mushikiwabo a passé une année à  faire "le ménage à  l`OIF" afin d`installer ses équipes. Balayés, de nombreuses personnes à  tous les échelons et pratiquement tous les directeurs et directrices en fonction durant le mandat de la Canadienne Michaà«lle Jean à  qui elle a succédé.

"Cependant, pas la moindre trace d`offres d`emplois ni d`ouvertures de postes affichées par l`Organisation. Les directeurs et directrices responsables respectivement de Programmation et Développement stratégique, de Langue française et de Culture, des Ressources humaines, de l`Administration et des Finances, ont été abruptement limogés. Le directeur chargé de l`Éducation et de la Jeunesse ayant atteint l`à¢ge obligatoire de la retraite, il arrivait en fin de contrat en 2019. Les représentants permanents de l`OIF aux Nations unies à  New York et à  Genève ont également été remerciés, tout comme celui à  la tête de la Représentation permanente auprès de l`Union européenne à  Bruxelles. Le directeur du Bureau régional de l`Afrique de l`Ouest, qui avait affiché sa loyauté à  Michaà«lle Jean pendant la campagne, a été révoqué à  la suite d`une procédure disciplinaire. Le Camerounais de nationalité canadienne, chef de la direction Affaires politiques et gouvernance démocratique, a été muté représentant permanent de l`OIF auprès des Nations unies à  Genève. Le Belge qui occupait ce poste a été, lui, promu directeur de la Francophonie numérique. On savait déjà  que la Rwandaise Oria K. Vande Weghe, responsable des communications de Louise Mushikiwabo notamment sur les réseaux sociaux, avait été promue directrice de la Communication de l`OIF. Ce grand remaniement s`est passé dans la plus grande opacité, voire parfois à  l`encontre des dispositions relatives au statut du personnel en vigueur" écrit Isidore Kwandja Ndembo dans son article: Où va la Francophonie ? Publié dans la presse au Canada le 3 janvier dernier.

A Erevan, j'avais deux questions à  poser à  Louise Mushikiwabo:

1. Le Rwanda vient de voter une loi anti-caricature qui punit ceux qui s'hasardent à  humilier les autorités rwandaises de 2 ans de prison et 1145 dollars. Et la diffamation Paul Kagame, c'est 7 ans de prison et 8000 dollars. N'est-ce pas abusive comme décision liberticide. En tant que nouvel Secrétaire Général de l'OIF comptez-vous rappeler au Rwanda les valeurs de la Francophonie ?

2. Depuis plus de deux décennies, le Rwanda se comporte en voisin criminel et conquistador de la République démocratique du Congo, le plus grand pays francophone. Le Rwanda pille les ressources de la RDC. Le coltan qui n'existe qu'en RDC est cà´té en bourse à  Londres au profit du Rwanda, pays receleur. Que comptez-vous faire pour que les deux pays puissent vivre en paix ?

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vendredi 26 octobre 2018

Francophonie: Ces pays membres qui "Khashoggisent" des journalistes !

Louise Mushikiwabo, Secrétaire Générale de l'OIF

Silence radio à  l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), pas de communiqué officiel pour dénoncer l'odieux assassinat du journaliste Jamal Khashoggi. Faut-il attendre en janvier 2019, lorsque Louise Mushikiwabo, Secrétaire Générale "désignée" de l'OIF va prendre ses fonctions, pour qu'il y ait un communiqué de condamnation de l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi ? Et sur le Continent Africain, le président Macky Sall du Sénégal et Mohamed VI roi du Maroc, deux pays piliers de la Francophonie et les plus ardents avocats de l`adhésion du Royaume d'Arabie Saoudite à  la Francophonie, sont devenus silencieux et aphones depuis l'assassinat barbare en Turquie du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, très critique envers le pouvoir.

Accusée notamment de violations des droits humains, l`Arabie saoudite a décidé de retirer sa demande, très contestée, d`adhésion à  l`Organisation internationale de la francophonie (OIF), le jeudi 11 octobre, c'est-à -dire le premier jour de l'ouverture du XIVè Sommet de la Francophonie à  Erevan en Arménie. La Gambie, l`Irlande, l`État américain de la Louisiane et Malte ont demandé à  intégrer l`Organisation internationale de la francophonie (OIF) lors du Sommet de la Francophonie à  Erevan. En aoà»t dernier, Riyad a en effet expulsé l`ambassadeur canadien Dennis Horak, après que la diplomatie canadienne avait demandé la `` libération immédiate » de militants des droits humains dans le pays. En Arabie Saoudite, les femmes ne jouissent pas du statut d`adulte majeur. Le royaume pétrolier applique la peine de mort par décapitation et ne respecte pas l`égalité homme-femme.

Des journalistes pris en otages, tués, disparus dans des conditions mystérieuses ou encore emprisonnés en raison de leurs idées, cela fait, désormais, partie du lot quotidien. Le risque du métier, dit-on…Les attaques dont sont victimes les journalistes constituent un abus de pouvoir et une négation totale de la liberté d'expression, c'est-à -dire une violation des droits de l'Homme. Les internautes se sont déchaînés sur les réseaux sociaux: "Jamal Kashoggi a été tué par l'état qui est le principal représentant de l'islam sunnite dans le monde !", "Un journaliste s`est fait dépecer au couteau pendant 7 min avant qu`il ne meurt au consulat d`Arabie Saoudite en Turquie. Pas un mot de la profession", "Si un journaliste avait reçu une baffe au consulat de Russie, qu`est-ce qu`on n`aurait pas entendu sur Poutine!", "L'Arabie reconnait que le journaliste Khashoggi est bien mort dans son consulat - "accidentellement" (pendant qu'ils découpaient son corps ?)" !, "Comment une "rixe" dans un Consulat peut entraîner la mort d'un homme? Qui étaient les adversaires de Khashoggi et que faisaient-ils là  au Consulat? Pourquoi en sont-ils venus aux mains avec le journaliste? Qu'ont-ils fait de son corps?"... Réponse: Le corps de Jamal Khashoggi aurait été retrouvé dans un puits situé sur le territoire de la résidence du consul saoudien à  Istanbul, selon le président du parti turc VATAN, Dogu Perinçek.

Le corps sans vie de Viktoria Marinova, 30 ans, journaliste dans une télévision bulgare a été retrouvé , dans un parc de la ville. Elle a été, selon le procureur régional, `` frappée à  la tête et étranglée ». Le jour même, les autorités turques ont annoncé que le célèbre journaliste saoudien, Jamel Khashoggi, porté disparu avait été supprimé à  l`intérieur du consulat de son pays à  Istanbul. Les deux journalistes ont en commun de ne pas être en odeur de sainteté dans les hautes sphères de leurs pays respectifs. Marinova qui animait une émission sur les questions de société, avait, la veille de son assassinat, diffusé un reportage sur `` des soupçons de fraude aux subventions européennes qui impliqueraient des hommes d`affaires et des élus ». Alors que Khashoggi, est un pourfendeur du régime saoudien et de son actuel homme fort, l`Emir Mohamed Ben Salmane. Entré au consulat, le mardi 2 octobre 2018, pour obtenir une attestation de divorce de sa femme saoudienne afin d`épouser une jeune turque, il n`en est jamais ressorti. Khashoggi, 60 ans, le 13 octobre, était un célèbre éditorialiste saoudien. Il a été interdit d`exercer son métier de journaliste dans son pays en raison de ses critiques contre le président américain Donald Trump. Il avait décidé de s`exiler dans le pays de Trump pour pouvoir le critiquer à  son aise, et critiquer son jeune allié le prince héritier Mohamed Ben Salmane, MBS, dans le `` Washington Post » où il collaborait depuis 2017, ainsi que dans des journaux arabophones. Il était souvent sollicité par des chaines de télévision pour commenter l`actualité dans le monde et dans son pays.

Caricaturer Paul Kagame, le roitelet au Rwanda: 7 ans de prison !

Au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2018, le Rwanda est 154e. Parmi les 58 Etats membres de l`OIF, seuls cinq pays ont un bilan pire que le Rwanda en matière de liberté d`information. Censure, menaces, arrestations, violences, assassinats… Le régime dirigé d`une main de fer par Paul Kagamé depuis 2000, et dont Louise Mushikiwabo est ministre depuis près de 10 ans, dispose de l`un des pires systèmes de répression à  l`égard des médias et des journalistes. Son président occupe une place de choix dans la galerie des prédateurs de la presse constituée par RSF.

Caricaturer le président rwandais Paul Kagamé peut toujours conduire les journalistes rwandais en prison. Le nouveau code pénal adopté le 27 septembre dernier reste extrêmement répressif. L`outrage d`un parlementaire ou d`un agent de la fonction publique par la parole, l`écrit ou la caricature est passible d`une peine pouvant aller jusqu`à  deux ans de prison et 490 euros d`amende. La peine est même doublée lorsque les faits concernent les "Hautes Autorités du pays".

Le nouveau texte supprime la diffamation envers les particuliers mais crée des délits d`injure et de diffamation envers le président assortis de peines allant de cinq à  sept ans de prison et d`un maximum de 6 860 euros d`amende. L`article 156 fait également peser une épée de Damoclès sur la production de reportages audiovisuels en considérant que tout montage de photos ou d`images qui ne sera pas précisé comme tel constituera une infraction passible d`une peine maximum d`un an de prison.

Louise Mushikiwabo, Secrétaire Générale de l'OIF aura-t-elle le courage de dénoncer les exactions qui se passent dans son propre pays le Rwanda ? Alors que c'est Paul Kagamé, le dictateur rwandais qui a usé de son poids de Président de l'Union africaine pour la hisser au prestigieux poste de SG la Francophonie ?

Trois journalistes Russes assassinés en Centrafrique !

La République Centrafricaine occupe la 112e place sur 180 dans le classement 2018 de la liberté de la presse établi par RSF. Les assassins, en aoà»t 2018, de trois journalistes russes toujours encore identifiés: `` Orhan Djemal, célèbre reporter de guerre indépendant, Kirill Radtchenko, caméraman, et Alexandre Rasstorgouïev, documentariste, ont été assassinés par un groupe d`hommes armés non-identifiés » alors qu`ils enquêtaient sur l`implication de mercenaires russes en Centrafrique pour Tsour, `` un média d`investigation en ligne appartenant à  Mikhaïl Khodorkovski, l`un des principaux opposants de Vladimir Poutine » les trois journalistes se trouvaient sur le territoire centrafricain depuis quelques jours pour enquêter sur la présence et le rà´le de mercenaires appartenant à  Wagner, une société militaire privée russe également connue pour ses activités en Syrie » Plus de quatre ans après la mort de la photojournaliste Camille Lepage, ce triple assassinat vient rappeler à  quel point il reste extrêmement dangereux pour les journalistes de témoigner du conflit en République centrafricaine !

RDC: 18 journalistes et activistes des droits humains "Khashoggisés" par le régime de Kinshasa

Floribert Chebeya sur la place de la Bastille à  Paris. Photo Réveil FM International

Fondateur de l'ONG de défense des droits de l'homme la Voix des sans voix, Floribert Chebeya était retrouvé mort dans sa voiture et son chauffeur et beau-frère Fidèle Bazana porté disparu. Floribert Chebeya s'était rendu la veille à  une convocation de l'inspecteur général de la police nationale, le général John Numbi. Floribert Chebeya, l'icà´ne des droits humains en République démocratique du Congo, a été Khashoggisé dans un poste de police !

L'affaire Chebeya-Bazana a déjà  fait l'objet de deux procès devant la justice congolaise. En 2011, la Cour militaire de Kinshasa poursuit huit policiers dont trois sont en fuite. Quatre sont condamnés à  mort, un autre à  la perpétuité. En 2015, l'affaire est jugée en appel par la Haute cour militaire de Kinshasa. Au procès, quatre des policiers sont acquittés à  leur tour, faute de preuves. Le cinquième, le colonel Daniel Mukalay, voit sa peine réduite à  15 ans de prison. Quant aux poursuites contre les trois fugitifs, elles sont suspendues.

Depuis 2014, une procédure est en cours, du cà´té du Sénégal-pays qui soutient l'adhésion de l'Arabie Saoudite à  l'OIF ! Paul Mwilambwe, le policier congolais s'est mis à  la disposition de la justice sénégalaise, qui a compétence universelle, traîne l'affaire malgré une plainte des familles des deux victimes de ce double assassinat. Démuni, Paul Mwilambwe depuis qu'il s'est déclaré témoin est tourné en bourrique par les autorités sénégalaises qui ne souhaitent pas que la vérité éclate, de l`implication de certains hauts gradés de la police congolaise dans ce double assassinat, à  commencer par le général John Numbi, chef de la police à  l'époque des faits.

La situation des défenseurs des droits humains s`est encore dégradée. Les violences dans la région du Kasaï ont fait des milliers de morts, provoqué le déplacement à  l`intérieur du pays d`au moins un million d`habitants et contraint plus de 35 000 personnes à  fuir en Angola, pays frontalier. Dans l`est du pays, des groupes armés et les forces gouvernementales ont continué, en toute impunité, de s`en prendre aux civils et d`exploiter illégalement les ressources naturelles. La police, les services du renseignement et les tribunaux ont cette année encore réprimé les droits à  la liberté d`expression, d`association et de réunion pacifique. Des défenseurs des droits humains et des journalistes ont été harcelés, intimidés, arrêtés arbitrairement, expulsés ou tués.

La République démocratique du Congo est le pays qui occupe le 152e place du classement mondial établi par l`ONG Reporters sans frontières (RSF). Plusieurs cas d`assassinat de journalistes sont enregistrés depuis qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale trà´ne abusivement en toute illégalité et illégitimité à  la tête de la RDC. Alias Joseph Kabila reste en poste malgré l`expiration, le 19 décembre 2016, de son deuxième mandat, le dernier autorisé par la Constitution. Les arrestations arbitraires de journalistes sont monnaie courante au Congo.

En novembre 2016, un journaliste de la radiotélévision publique nationale congolaise (RTNC) a été tué par balle à  son domicile dans la nuit de lundi à  mardi, à  Mbuji-Mayi, dans le centre de la République démocratique du Congo. Dix huit journalistes tués en RDC et trop souvent les auteurs et commanditaires ne sont jamais sanctionnés.

Makoko Musheni de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), mort de chagrin en 1993 après l'assassinat de son fils Willy Makoko, alors conseiller au ministère de l'Information, abattu en plein centre de Kinshasa. Les deux autres journalistes, Pierre Kabeya de l'Hebdomadaire Kin-Matin, enlevé et torturé et Adolphe Kavula Massamba du journal Nsemo, activiste de l'UDPS (Union pour la démocratie et le Progrès social),enlevé et mort mystérieusement.

Deux nouveaux meurtres sont venus secouer le monde de la presse en RDC, celui de Belmonde Magloire, un béninois exerçant comme photographe au quotidien Salongo et fondateur du journal le Point, disparu en 1998 après un bref séjour en prison ainsi que celui de Fabien Fortune Bitumbo de Radio Liberté, pris en otage et abattu par une milice.

En 2000, Crispin Kandolo de la presse de l'UNESCO est tué dans une embuscade et son corps brà»lé alors qu'en 2003, Akite Kisembo, correspondant de l'AFP est enlevé et exécuté par les rebelles. Le 3 novembre 2005, Franck Kangundu Ngyke, ancien reporter à  l'Agence Congolaise de Presse (ACP) et journaliste au quotidien La Référence Plus est abattu avec son épouse, Hélène Mpaka devant leur résidence à  Limete-Mombele, à  Kinshasa ; suivi en 2006 de Bapuwa mwamba, blessé à  mort par des tirs de trois agresseurs qui s'étaient introduits dans sa résidence.

Serge Maheshe de la Radio Okapi, est abattu le 13 juin 2007 en sa résidence à  Bukavu dans le Sud-Kivu. Didace Namujimbo est assassiné le 21 novembre 2008, Koko Bruno Chirhambiza est tué le 27 aoà»t 2009, et un cameraman-Patient Chebeya Bankome-est assassiné le 5 avril 2010) dans le Nord-Kivu !

Dans l`affaire Maheshe, les condamnés affirment avoir été mandatés pour tuer le journaliste. On connaît d`où ils sont venus et combien de temps ils ont mis à  attendre leur cible, sans s`attaquer à  quiconque d`autre. Deux militaires initialement accusés et détenus au cachot ont été relà¢chés dans des conditions étonnantes au détriment de deux amis du journaliste, accusés d`être les commanditaires du crime.

Pour le procès Namujimbo, trois militaires et un civil accusés affirment que leur objectif était seulement d`arracher l`ordinateur du journaliste. Le groupe d`accusés a marché environ sur cinq kilomètres, sans inquiéter personne sur la route. Il ne s`est attaqué qu`au journaliste. La victime était ciblée.

Le cas de Chirhambiza est tout drà´le. Il revenait d`une fête, la nuit, et c`est vrai qu`il est entré dans un quartier où des bandits s`attaquent souvent aux passants. Mais le seul accusé s`avère être l`ami du défunt avec qui il revenait le même soir de la fête.

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mercredi 17 octobre 2018

Francophonie: Louise Mushikiwabo à  l'OIF, Charles Onana répond !

Charles Onana, journaliste d'investigation et expert de la relation Franco-Rwandaise

Nous revenons d'Erevan en Arménie où s'est tenu le XVIIè Sommet de la Francophonie. L'Arménie a été victime d'un génocide par des turcs. Le peuple arménien est hospitalier, digne et fier de sa culture. Il n'est pas dans un chantage de son génocide ni son marchandage. Au Rwanda, des crà¢nes humains sont entassés et exposés au Mémorial du génocide à  Nyamata, où des milliers de personnes ont été massacrées en 1994, lors du génocide des tutsi et hutu modérés. Le régime de Kigali a fait du génocide rwandais un fonds de commerce, pour s'absoudre du respect des droits humains dans le pays. Le dictateur-autocrate rwandais, Paul Kagamé, a toujours accusé la France d'avoir participé à  ``la préparation politique du génocide» et ``à  son exécution». Paris a toujours catégoriquement démenti toute implication dans les massacres qui ont fait, selon l'Onu, environ 800.000 morts en trois mois principalement au sein de la minorité tutsi mais aussi des Hutu modérés. Les massacres de la région de Bisesero (ouest), haut lieu de résistance tutsi face aux milices génocidaires. Le régime dictatorial de Kigali reproche à  des militaires français de s'être présentés le 27 juin 1994 dans cette zone, d'avoir promis aux réfugiés tutsi de revenir, de ne l'avoir fait que le 30 juin. Un délai de trois jours au cours duquel des centaines de personnes ont été massacrées. ``Rien ne vient sérieusement à  l`appui de ces accusations», avait estimé en 1998 la mission parlementaire d'information sur le Rwanda, qui avait considéré que ce délai n'était pas ``intentionnel».

Charles Onana est l'un des meilleurs journalistes d'investigation qui fait la fierté de la corporation en France. Il a défendu pas très longtemps sa thèse de doctorat sur le Rwanda, à  l'université de Lyon. Charles Onana journaliste, il est un expert du génocide rwandais et de la relation Franco-Rwandaise. Qui d'autre que Charles Onana peut nous éclairer sur le fait que Louise Mushikiwabo est catapultée au Secrétariat Général de l'OIF ? Il a déjà  publié plusieurs ouvrages sur l'Afrique à  sa maison d'édition les Editions Duboiris. Charles Onana est le journaliste qui a terrorisé Paul Kagamé, Hitler Africain, ce dernier avait porté plainte contre lui et par peur d'être ridiculisé à  la Cour, le dictateur-terroriste rwandais avait vite, vite, vite retiré sa plainte à  Paris. Journaliste d'enquête et essayiste franco-camerounais, Charles Onana s'est surtout fait connaître par ses écrits concernant le génocide au Rwanda. Il est également connu pour son travail pionnier sur l'histoire des tirailleurs africains de l'armée française pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a dirigé l'Organisation panafricaine des journalistes indépendants au sein de laquelle il a mené une enquête sur l'assassinat du journaliste burkinabé Norbert Zongo. C'est un journaliste engagé qui répond aux questions de Réveil FM International. Un grand merci à  ce grand journaliste toujours disponible pour éclairer les lanternes de nos lecteurs.

Louise Mushikiwabo désignée et catapultée au Secrétariat Général de la Francophonie

1. Réveil FM International: Quelles sont les vraies raisons du choix du président Macron pour placer Louise Mushikiwabo à  l'OIF ?

Charles Onana: Les vrais raisons sont à  chercher dans un rapprochement qui a plus à  voir avec des intérêts privés qu'avec une quelconque raison d`État. Paul Kagame veut des gages sur l'enterrement du dossier de l'attentat du 6 avril 1994 en souffrance depuis 1997 devant la justice française. C'est son obsession ! C'est incontestablement le dossier qui menace le plus sa situation personnelle et son régime pas l`État rwandais. Quant au chef de l`État français, sous l'influence de certains lobbies pro-Kigali, il reprend la ligne tracée par Nicolas Sarkozy pour des raisons qui semblent manifestement très éloignées des intérêts nationaux et de l'honneur de la France. De Gaulle et Mitterrand auraient eu quelques difficultés à  serrer la main chaleureusement à  un dirigeant étranger qui insulte la France et ses soldats à  longueur de journée. Et, ni l'un ni l'autre n'étaient vraiment des nains en politique et en diplomatie. Le choix de la ministre rwandaise à  la tête de la francophonie est une imprudence française, une hérésie.

Erevan, le 10 octobre 2018, Louise Mushikiwabo se déhanchait déjà  au Village de la Francophonie

2. Réveil FM International: Les noces Franco-rwandaises se sont-elles faites au détriment de la charte de la Francophonie ?

Charles Onana: Ce n'est pas seulement au détriment de la charte, c'est aussi en dehors du bon sens. Quel message lance-t-on aux vrais militants de la francophonie, aux intellectuels, aux artistes, aux enseignants, aux dirigeants politiques, qui s'investissent quotidiennement pour construire, enrichir, développer les échanges dans le monde francophone ? Quelle considération a-t-on pour tous ces gens qui donnent beaucoup de leur temps, de leur énergie, de leur talent pour la francophonie ? Même le procédé utilisé pour désigner la ministre rwandaise est déshonorant pour la France et les quatre anciens ministres français de la francophonie, Charles Josselin, Pierre-André Wiltzer, Hélène Conway-Mouret et André Vallini, qui ont signé une tribune soutenant que `` Louise Mushikiwabo n'a pas sa place à  la tête de la francophonie » l'ont bien compris. Ils ont pris leur responsabilité et c'est courageux de leur part. Il fallait une réaction digne, au moins pour sauver les apparences. Ce n'est pas le cas des Africains. Ils ont failli, ils se sont couchés devant une initiative hasardeuse des chefs d`État français et rwandais. Les Africains sont pourtant majoritaires dans la francophonie. On leur a dit que cette candidature rwandaise était une `` candidature africaine » et ils ont accepté cette escroquerie. Combien de fois ont-ils vu Louise Mushikiwabo dans les réunions de la francophonie, promouvoir la langue française, défendre les cultures francophones ? Comment laisser croire que dans tout le continent africain, parmi les diplomates, les politiques et les cerveaux que regorge la francophonie, l'Afrique et la France n'ont n'ont trouvé comme candidate valable que Mushikiwabo ? Ce choix est objectivement indéfendable.

Dictateur-autocrate, Paul Kagamé a fait du génocide rwandais un fonds de commerce...ça marche

3. Réveil FM International: Le Rwanda est le pays frondeur de la France et la langue française, c'est une rwandaise qui va présider à  sa destinée durant 4 ans, n'est-ce pas incompréhensible ?

Charles Onana: Non, c'est très compréhensible car le travail a été bien fait par les chefs d`État du Rwanda et de la France. Le premier a joué de sa position de président de l'Union Africaine pour faire du lobbying auprès des chefs d`État africains et faire passer sa candidate pour une `` candidature africaine » et le second a utilisé le poids de la France pour faire valider, a priori, cette curieuse candidate, peu connu du monde francophone. Tous ceux qui ont laissé faire ce tour de passe-passe vont avaler les couleuvres pendant quatre ans. Je ne serai d'ailleurs pas surpris qu'elle utilise désormais la tribune de la francophonie pour faire un peu de publicité sur le `` génocide du Rwanda » ou que les fonds de la francophonie soient utilisés en partie pour alimenter la propagande autour du génocide et éventuellement le rà´le de la France. `` L'amitié » franco-rwandaise vient de franchir un grand pas.

Erevan, Michaà«lle Jean arrivant pour le concert de la Francophonie sur la Place de la République

4. Réveil FM International: Les Etats n'ont que des intérêts. Michaelle Jean a -t-elle était sacrifiée par le Canada et Québec ? On dit que le Canada vise un siège au Conseil de sécurité il aura besoin de la France et des pays africains...

Charles Onana: Les échanges de bons procédés entre États sont habituels au Conseil de sécurité, les chantages et les représailles aussi. Personnellement, je n'ai pas été surpris par l'attitude du Canada envers Michaà«lle Jean. J'avais même envisagée son là¢chage connaissant bien le rà´le du Canada dans la prise de pouvoir de Kagame en 1994 et son silence à  l'égard des prêtres canadiens assassinés par les hommes de Kagame. C'est plutà´t Michaà«lle Jean qui, à  mon humble avis, a péché par excès de confiance au début de la campagne. Elle a cru que ça se jouerait seulement dans les circuits officiels et elle n'a pas fait une campagne populaire. Elle n'a pas cru non plus en sa victoire en Afrique francophone alors qu'elle était plus crédible et plus légitime que Mushikiwabo. Il y a eu une coalition cynique contre elle, à  partir de son pays et cela était prévisible. Il ne s'agissait pas d'une compétition à  la loyale. Il ne s'agissait pas d'une compétition tout court.

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lundi 15 octobre 2018

Erevan: Bruno Tshibala Nzenze, aphone et sa bande des vadrouilleurs !

A quoi sert d'être le plus grand pays francophone au monde et de n'avoir aucun congolais dans les institutions internationales ? Pire de soutenir la candidature du Rwanda, un pays agresseur, criminel, pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo. Que faisait donc Bruno Tshibala Nzenze au XVIIè Sommet de la Francophonie à  Erevan en Arménie ? L'ancien opposant de l'Udps, qui n'a mieux trouvé que de traverser la rue et devenir Premier ministre d'un gouvernement d'imposture-occupation, a été aphone tout au long du Sommet de la Francophonie. Bruno Tshibala Nzenze n'a même pas toussé dans la salle du Sommet où étaient présents des chefs d'Etat et membres de gouvernements. Représenter un grand pays comme la République démocratique du Congo, être silencieux et suiviste est honteux. La voix de la République démocratique du Congo a été aphone au XVIIè Sommet de la Francophonie à  Erevan en Arménie. Bruno Tshibala Nzenze ne doit pas se targuer d'avoir été un opposant. Les anciens de l'Udps qui sont devenus des Traîtres et Collabos à  la Nation se ramassent à  la pelle. Bruno Tshibala Nzenze sait qu'il n'entrera jamais dans l'histoire du Congo. Il est bon pour la poubelle de la République.

Avec Alias sans Kabila à  Erevan ? Bruno Tshibala, le ventriote, inconstant et girouette politique s'est affiché à  Erevan sans charisme, comme chef de la délégation composée de bras cassés, vadrouilleurs et troubadours de la République démocratique du Congo, en remplaçant celui qui brille par son absence éternelle, Alias "Joseph Kabila", le barbu et incapacitaire de Kingakati. Devenu "Millionnaire" du dimanche, avec des millions cachés, Bruno Tshibala Nzenze, le repu de la République avait hà¢te que le Sommet se clà´ture pour passer à  Dubaï et faire des emplettes.

Amener des vadrouilleurs-troubadours à  un Sommet stratégique où l'avenir de la RDC en dépend, est un non-sens. Que pense Bruno Tshibala Nzenze de la désignation de la rwandaise Louis Mushikiwabo au Secrétariat Général de l'OIF ? Pourquoi la RDC n'a pas postulé ? Quelles sont les raisons ? Il n'y a donc aucun congolais capable d'occuper ce poste ? Pourquoi la RDC ne s'est pas abstenue de voter pour Louise Mushikiwabo ? Avec tous les crimes contre l'humanité que la soldatesque rwandaise a commise sur le sol congolais, le pillage des ressources congolais et le recel de mêmes ressources la RDC donne sa voix au Rwanda ? Mais quel genre de politicailleur est Bruno Tshibala Nzenze ? Porter des lunettes noires en plein jour ne suffit plus.

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Erevan: Emmanuel Macron au mémorial du génocide arménien de Tsitsernakaberd

Emmanuel Macron, Président de la République au mémorial du génocide arménien

Avant de participer jeudi 11 octobre 2018 au sommet de la Francophonie en Arménie, Emmanuel Macron a fait une étape mémorielle. Accompagné de son épouse Brigitte, le président de la République s`est rendu au mémorial du génocide arménien de Tsitsernakaberd. Il s`est recueilli devant la flamme éternelle et le couple présidentiel a planté un sapin, comme des dizaines d`autres personnalités internationales.

La France "s`incline" devant les victimes du génocide arménien et "n`oubliera jamais" ce qu`ils ont enduré. Geste fort de la part du Président Macron. au mémorial du génocide commémorant les massacres d`au moins un million d`Arméniens de l`Empire ottoman entre 1915 et 1917. Une immense flèche qui se dresse vers le ciel, sur une colline d`Erevan, avec dans une crypte une flamme éternelle.

`` La France n`oubliera jamais et portera le combat pour la vérité et de la reconnaissance » de ce génocide que Paris a reconnu en 2001, a écrit Emmanuel Macron dans le livre d`or du musée.

Après sa visite au mémorial, Emmanuel Macron a participé au sommet de la Francophonie, Emmanuel Macron a appelé à  `` réinventer » la francophonie, qui n`est `` pas un club convenu, un espace fatigué mais un lieu de reconquête » des valeurs comme les droits de l`homme. S`adressant à  une quarantaine de dirigeants au premier jour du XVIIe Sommet de l`Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le président français a souligné les reproches parfois faits à  une Francophonie `` trop institutionnelle ».

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Erevan: Michaëlle Jean est partie la tête haute du Sommet de la Francophonie !

Avoir le dictateur-autocrate Paul Kagamé dans son soutient gorge ne suffira pas à  Louise Mushikiwabo, elle doit prouver qu'elle tient aux idéaux et valeurs démocratiques de la Francophonie. Si elle croit qu'être catapultée sur le poste de Secrétaire Général, elle pourra prendre en otage l'OIF et tout se permettre, elle se trompe lourdement. Le Rwanda criminel, pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo, n'est pas un pays démocratique. A Erevan, pour ses adieux à  l'OIF, Michaà«lle Jean s'est habillée en blanc, signe de pureté et zénitude. Et pourtant, lors de son dernier discours aux Chefs d'Etat et membres des gouvernements, le 11 octobre 2018, elle était habillée en noire, signe de deuil et colère. Elle est brave, courageuse, emphatique, dynamique...mais Michaà«lle Jean aura appris à  travers ce qui lui est arrivée pour le XVIIè Sommet de la Francophonie à  Erevan, que "Les États n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts" ! Elle qui était soutenu mordicus par le Canada et le Québec a vu ses soutiens s'étioler. Il ne dépend que de vous que ce XVIIè Sommet de la Francophonie à  Erevan en 2018, tenu sur cette terre de mémoire, d`espoir et de renaissance, devienne le symbole lumineux de l`avenir que nous voulons pour et avec les jeunes générations. (...) Et disons-nous bien que l`immobilisme, l`atermoiement et les compromis sont déjà  une forme de régression, car une organisation qui ruse avec les valeurs et les principes est déjà  une organisation moribonde !

Bizarre, c'est Paul Kagamé, le dictateur-autocrate rwandais qui répond en anglais sur France 24, une télévision française pour défendre son ministre Kagamiste Louise Mushikiwabo et dégommer Michaà«lle Jean: ``Il y a un consensus africain autour de Louise Mushikiwabo, et d`autres pays aussi… voir Michaà«lle Jean leur dire que c`est la mauvaise personne qui vient du mauvais pays, c`est triste (…) Ce n`est pas seulement le fait qu`elle ait tenu ces propos, c`est surtout la façon dont elle l`a fait… on pouvait voir qu`elle est amère, qu`elle est frustrée (…) Ce n`est pas à  moi de décrire le caractère d`une personne, de présumer de ce (…) qui l`influence, ce n`est pas de mes affaires (mais) dire aux gens qui ont fait un choix (…) qu`ils ont tort, que ce devrait être elle et personne d`autre… en ce sens, je pense que ça montre le problème» ! La reconduction de Michaà«lle Jean semblait gravement compromise depuis qu`au printemps dernier sa rivale avait obtenu le soutien de la France et de l`Organisation des États africains. Mais elle est devenue impossible il y a quelques jours alors qu`après des échanges entre Ottawa et Paris, le Canada et le Québec lui ont retiré leur appui. Dans le grand complexe sportif Karen Demirdjian, son discours d`adieu a néanmoins été chaudement applaudi.

à€ l`issue du Sommet de l`Organisation internationale de la francophonie vendredi à  Erevan, en Arménie, c`est la Rwandaise Louise Mushikiwabo que les membres de l`Organisation ont désigné pour succéder à  Michaà«lle Jean au grand dam de cette dernière. Visiblement déçue, l`ancienne gouverneure du Canada a dénoncé de `` petits arrangements entre États. »

`` Sommes-nous prêts à  accepter que la `` démocratie », les `` droits » et les `` libertés » soient réduits à  de simples mots que l`on vide de leur sens au nom de la real politique, de petits arrangements entre États, ou d`intérêts particuliers alors que cette aspiration légitime à  plus de liberté, plus de justice, plus de dignité, plus d`égalité est une aspiration universelle, portée toujours plus énergiquement par les jeunes et par les femmes ? », s`est interrogée Michaà«lle Jean comme pour dénoncer les arrangements diplomatiques et géopolitiques entre la France, le Canada et le Rwanda contre elle.

`` Sommes-nous prêts à  accepter que les organisations internationales soient utilisées à  des fins partisanes, alors que nous avons besoin, comme jamais, de nous unir dans un multilateralisme rénové et volontaire pour trouver des réponses et des solutions transnationales à  des menaces et des défis désormais transnationaux ? », a-t-elle fulminé dans son discours.

`` C`est sous votre impulsion que la francophonie a élargi ses missions, qu`elle s`est affirmée comme une francophonie politique et diplomatique », a-t-elle lancé à  l`adresse des 84 chefs d`État et de gouvernements présents au 17e Sommet de l`OIF. `` Les valeurs valent pour tous les temps, pour tous les peuples et toutes les nations », mais `` nous voyons métastaser le désenchantement de la démocratie », a-t-elle affirmé.

Pour défendre son bilan de quatre ans à  la tête de l`OIF, Michaà«lle Jean estime que ses réalisations sont aussi celles de tous les membres de la francophonie. ``…le bilan de mon mandat, que je vous présenterai, est aussi votre bilan, la somme de tout ce que nous avons porté et construit, ensemble, durant ces quatre années, dans le droit fil de ce que mes illustres prédécesseurs avaient engagé aussi, et ce grà¢ce à  la mobilisation constante et à  l`expertise de tous les acteurs et de tous les réseaux de la francophonie. »

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dimanche 14 octobre 2018

Francophonie: Le premier couac, Louise Mushikiwabo désignée ou élue à  Erevan ?

Louise Mushikiwabo, "désignée" ou "élue" à  l'OIF ?

On ne peut pas enfariner tous les journalistes. Jacques Kabalé, ambassadeur du Rwanda en France, a tenté vainement de me convaincre que Louise Mushikiwabo était la candidate de l'Union africaine (UA) et que 29 pays avaient voté pour elle. Ce que Jacques Kabalé a oublié de dire est que l'Union africaine, ce syndicat des dictateurs-autocrates et Dinosaures africains est présidé par le Rwandais Paul Kagamé, Hitler Africain. Le fameux ambassadeur rwandais a oublié aussi dire que lors du sommet de l'Union africaine à  à  Nouakchott, en République Islamique de Mauritanie, le lundi 2 juillet 2018, c'est Louise Mushikiwabo, ministre rwandaise des Affaires étrangères, qui a placé sa candidature à  l'OIF à  l'ordre du jour et a exigé que l'Afrique parle d'une seule et même voix sur sa candidature pour remplacer Michaà«lle Jean. Mentez, mentez, mentez...il en reste toujours quelque chose !

Nous sommes plusieurs journalistes qui quittons le Centre de presse du XVIIè Sommet de la Francophone pour la salle de presse pour la conférence de presse commune. Et nous étions tous convaincus de la présence du Président Emmanuel Macron et son homologue Arménien à  cette conférence de presse.

Et Louise Mushikiwabo, la nouvelle Secrétaire Générale " désignée" de l'OIF devait être aussi présente, à  cà´té du Président Tunisien. La Tunisie étant le pays hà´te du prochain Sommet de la Francophonie en 2020. Le président français Emmanuel Macron a appelé lors d'un discours prononcé jeudi 11 octobre 2018 à  l'ouverture du 17ème sommet de la Francophonie à  Erevan en Arménie, les pays membres à  soutenir le président Béji Caïd Essebsi. "Je veux ici souligner le courage du président Essebsi, qui, alors que nous vivons la montée des obscurantismes et de celles et ceux qui voudraient enfermer tout un continent dans une lecture déformée d`une religion, s`est dressé et a appuyé des textes fondamentaux pour le droit d`être libre, les droits des femmes, le droit dans le mariage, le droit dans l`héritage… Alors que tous les autres avaient peur, alors que les obscurantistes disaient de ne pas le faire, le président Essebsi l`a fait et nous devons le soutenir dans ce combat. Nous serons là , Président. Ne cédez rien, ne cédez rien dans ce combat… Vous venez d'un pays où l`indépendance a été faite par un grand Président, qui a éduqué les femmes et les hommes, les petites filles et les garçons.. Vous venez d`un pays qui a été un exemple dans la francophonie et dans la conquête de l`Afrique. Vous venez d`un pays qui nous rend fiers et nous a rendu fiers. Alors nous continuerons à  être là  ! Et pour ce combat pour le droit des femmes". Il a également rendu hommage à  Bourguiba "le libérateur de la femme".

Le président français a salué l`apport important de la Tunisie en tant que pays fondateur de l`Organisation internationale de la Francophonie, qui `` a fortement contribué aux succès enregistrés par cette institution, notamment dans la consécration des principes de la coexistence pacifique et de la coopération entre les pays ayant le français en partage ». Il s`est aussi félicité de l`organisation, par la Tunisie, du prochain Sommet de la Francophonie, en 2020, se déclarant confiant en la capacité de la Tunisie, cette démocratie naissante, à  faire réussir cette importante manifestation francophone qui coïncide avec la célébration du 50e anniversaire de l`Organisation internationale de la Francophonie.

Le Président Tunisien Béji Caïd Essebsi qui ne restera pas longtemps sur la tribune, Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d'Etat Français auprès du Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères et Louise Mushikiwabo avec son chevalet: "Secrétaire Générale "Désignée" ! Photo Réveil FM International

Le Président Tunisien Béji Caïd Essebsi qui ne restera pas longtemps sur la tribune, Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d'Etat Français auprès du Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères et Louise Mushikiwabo..eh hop le chevalet est changé: "Secrétaire Générale "Élue" !. Photo Réveil FM International

Les journalistes ont attendu plusieurs heures d'une heure, avant que la valse de chevalets porte-noms. Le drapeau de la France a été enlevé à  deux reprises puis remis en dernière minute. Le chevalet de la Secrétaire Générale "désignée" y est demeurée tout le temps sans que le service de protocole ne s'en rende compte. Il y a une différence lexicale entre être désigné et être élue. Et cela implique la légitimité. Louise Mushikiwabo a été désignée comme Secrétaire Générale de l'OIF, sa légitimité se limité aux Chefs d'Etat et membres des gouvernements qui l'ont choisi. Louise Mushikiwabo n'a aucune légitimité des peuples francophones. La Francophonie institutionnelle se fourvoie avec la désignation d'un francophobe à  la tête de son organisation, elle devra assumer.

La légitimité est un concept qui trouve ses origines dans le terme latin lex-legis, racine des mots légal, légitime, mais aussi loyal. Étymologiquement, la légitimité est le caractère de ce qui est fondé en droit et/ou en justice (Laufer et Burlaud, 1980). Le concept de légitimité renvoie donc aussi bien à  la loi, au droit, au juste et à  la fidélité (Boddewyn, 1995) et évoque le fondement du pouvoir et la justification de l`obéissance qui lui est due. la légitimité est `` une condition ou un statut qui existe quand le système de valeurs d`une entité est congruent avec le système de valeurs porté par le plus grand système social auquel l`entité appartient » (Dowling et Pfeffer, 1975, p.122).

Louise Mushikiwabo, la plus Kagamiste des ministres rwandais doit se légitimer à  l'OIF, par des actions qui respectent la charte de ce dernier. Agir en dictatrice en pagne à  l'OIF serait une aberration que personne ne saurait tolérer.

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vendredi 12 octobre 2018

Erevan: Le dernier discours de Michaëlle Jean, "La Francophonie au milieu du village" !

Michaëlle Jean ne rempile pas au poste de Secrétaire Général de l'OIF

Durant son mandat de Secrétaire Général de l'OIF, Michaëlle Jean n'aura été reçu qu'une seule fois à  l'Elysée pour 45 minutes. Il y a 4 ans, la Canadienne d'origine haïtienne avait été élue, le dimanche 30 novembre 2014, à  Dakar, pour prendre la tête de l`Organisation internationale de la Francophonie. Ce jour là , certains Chefs d'Etat avaient quitté la salle, pour signe de protestation, dont Alassane Ouattara de la Cà´te d'Ivoire, suivi de Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, qui avait son candidat Henry Lopez, écrivain et son ambassadeur à  Paris depuis des années. Michaà«lle Jean avait succédé à  Abdou Diouf avec ses 12 ans de pantouflage. Elle était une femme de l'Amérique du Nord, pas une africaine. Or les dinosaures, Mammouths, dictateurs africains considèrent que le Secrétariat Général de l'OIF, revient à  l'Afrique. C'est un deal qu'ils avaient conclu avec Jacques Chirac au Sommet de la Francophonie d'Hanoï en 1997! Donc depuis le départ d'Abdou Diouf, rare sont les Chefs d'Etat africains qui sont passés au 19-21 avenue Bosquet, dans le 7è arrondissement de Paris.

Avec sa voix qui porte, une larme au coin de l`œ“il, habillée en noire comme si elle faisait déjà  son deuil, avec des signes de mérite sur sa poitrine gauche, Michaà«lle Jean a tenu rappeler aux Chefs d'Etat et membres de gouvernements présents au XVIIè Sommet de la Francophonie à  Erevan que son bilan était le leur. Qu'elle s'était battu pour remettre la Francophonie au milieu du village, que son bilan étant défendable, car elle n'a fait qu'appliquer et respecter la Charte de la Francophonie. Quant à  Louise Mushikiwabo, la plus Kagamiste des ministres rwandais, la fidèle parmi les fidèles du dictateur-autocrate-sanguinaire Paul Kagame, elle serait l`une des rares à  bénéficier de sa totale confiance, parait-il. D'après sa propre déclaration lors de la conférence de presse à  Erevan à  l'issue de sa désignation comme Secrétaire Général de l'OIF, Louise Mushikiwabo ne vient pas faire un miracle à  la Francophonie ni inventer une roue ! Mais que vient donc faire cette anglophone dans la Francophonie ? Ses idées ne sont pas claires, elle ne sait pas ce qu'elle veut apporter à  la Francophonie, elle a été catapulté pour des intérêts politiques. Etre ministre des Affaires étrangères d'un petit pays le Rwanda, pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo, ne signifie en rien que la vision belliqueuse et belliciste, apporteront un plus à  la Francophonie.

Rapport de la Secrétaire générale au XVIIe Sommet de la Francophonie

Messieurs les Chefs d`État et de Gouvernement,

Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation,

Mesdames et Messieurs,

J`ai à  cœ“ur de rappeler ici, devant vous, l`article premier de la Charte de la Francophonie adoptée en 2005 :

`` La Francophonie, consciente des liens que crée entre ses membres le partage de la langue française et des valeurs universelles, et souhaitant les utiliser au service de la paix, de la coopération, de la solidarité et du développement durable, a pour objectifs d`aider à  l`instauration et au développement de la démocratie, à  la prévention, à  la gestion et au règlement des conflits, et au soutien à  l`État de droit et aux droits de l`Homme ; à  l`intensification du dialogue des cultures et des civilisations ; au rapprochement des peuples par leur connaissance mutuelle ; au renforcement de leur solidarité par des actions de coopération multilatérale en vue de favoriser l`essor de leurs économies ; à  la promotion de l`éducation et de la formation. 

Et s`il le faut encore, je vous rappelle les mots de Léopold Sédar Senghor, qui, dans le même esprit, dit la raison d`être de notre Organisation commune, c`était à  quelques mois du premier Sommet des Chefs d`État et de gouvernement tenu à  Versailles en 1986 :  Notre Francophonie n`est ni une tour ni une cathédrale. Elle s`enfonce dans la chair ardente de notre temps et ses exigences. 

Et c`est bien ainsi que nous engageons ensemble, d`un Sommet à  l`autre, la Francophonie, au rythme du monde et partant  des exigences de notre temps .

La Francophonie au rythme du monde, tel a été le fil conducteur du mandat que vous m`avez confié en 2014, au XVe Sommet, à  Dakar, et j`en ai fait le titre du rapport d`activités que j`ai eu l`honneur de vous faire parvenir le mois dernier.

Mettre résolument la Francophonie institutionnelle au diapason des grands défis de notre temps, accompagner nos pays afin qu`ils puissent mieux répondre à  ces enjeux inédits, proposer à  nos populations des réponses concrètes, cohérentes et concertées, adaptées à  la diversité des situations, telle a été la feuille de route que vous m`avez dictée à  Dakar, et de nouveau, au XVIe Sommet, à  Antananarivo, en 2016.

Fidèle à  l`esprit et à  la lettre de notre Charte, fidèle aussi, aux feuilles de route des Sommets, j`ai eu à  cœ“ur de décliner les quatre missions du Cadre stratégique 2015-2022, en adaptant les actions de notre Organisation aux exigences d`un monde de plus en plus complexe et en perpétuel mouvement.

Notre Organisation, je l`ai dit hier, est tout sauf fatiguée. Nous sommes debout et à  pied d`œuvre, chaque jour et à  votre demande.

C`est sous votre impulsion que la Francophonie , au fil de ces quelque cinquante ans, a renforcé ou élargi ses missions, pour répondre au plus près, oui des besoins et des aspirations nouvelles des populations, notamment des femmes et des jeunes, en matière d`éducation et de formation, en matière de développement durable, d`innovation technologique, d`entrepreneuriat.

C`est sous votre impulsion, que la Francophonie s`est affirmée comme une Francophonie politique et diplomatique, toujours plus sollicitée par ses pays membres, mais aussi toujours plus entendue et attendue par ses partenaires internationaux.

C`est sous votre impulsion, aussi, que nous nous sommes dotés de textes normatifs et de référence exigeants sur la pratique de la démocratie, des droits et des libertés dans l`espace francophone ainsi que sur la prévention des conflits et la sécurité humaine, tout en les revisitant à  la lumière des menaces nouvelles.

C`est en cela que le bilan de mon mandat, que je vous présente, est aussi votre bilan, la somme de tout ce que nous avons porté et construit, ensemble, durant ces quatre années, dans le droit fil de ce que mes illustres prédécesseurs avaient engagé aussi, et ce, grâce à  la mobilisation constante et à l`expertise de tous les acteurs et de tous les réseaux de la Francophonie.

Et nous ne nous sommes pas contentés de nous adapter aux défis du monde, nous avons su aussi être à  l`avant-garde quand il le fallait, démontrant que les principes et les valeurs au fondement de notre projet et de notre idéal valent pour tous les temps, tous les peuples et toutes les nations.

L`édition 2018 du rapport La langue française dans le monde, dont nous vous avons fourni les chiffres et les tendances, montre un irrésistible mouvement ascendant du nombre de francophones.

Nous sommes désormais 300 millions, en progression de 10% depuis 2014, grâce notamment à  la vitalité démographique du continent africain qui regroupe désormais 59% des francophones.

La langue française, ce formidable levier de toute notre action, a certes un bel avenir devant elle, mais il faut pour cela qu`elle soit bien enseignée, il faut des dizaines de milliers de professeurs de plus et que tous les maîtres soient bien formés.

Il faut aussi que la langue française constitue pour tous ces jeunes, notamment africains, un facteur de réussite, qu`elle soit considérée par tous, comme un inestimable atout professionnel.

La Francophonie, qui a toujours été active pour l`éducation, la formation, l`enseignement supérieur et la recherche, connaît une montée en puissance dans ces domaines, et j`en suis fière, grâce à  la création de l`Institut de la Francophonie pour l`Éducation et la Formation (l`IFEF), pleinement opérationnel depuis 2017 à  Dakar, et qui est une réalisation forte du mandat.

Cet Institut rassemble les meilleurs contenus, tout ce qui se pense, se crée et s`accomplit de mieux dans l`espace francophone et dans le monde.

Devant l`importance du défi, l`urgence de la demande et l`ampleur de la tâche, il fallait fédérer toutes nos expertises : celles de nos Opérateurs directs, notamment l`Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et l`Université Senghor d`Alexandrie, ainsi que les Conférences ministérielles permanentes de l`Éducation, de la Jeunesse et des Sports (la CONFEMEN et la CONFEJES) ; celles des partenaires internationaux, la Banque mondiale, le Partenariat mondial pour l`Éducation (PME) ou l`UNESCO, qui siègent d`ores et déjà  au comité de pilotage de l`IFEF ; celles, surtout, des Ministères de l`Éducation de tous nos pays avec lesquels nous travaillons.

L`IFEF intervient aussi bien dans l`accompagnement de nos États et gouvernements membres pour la conception et la mise en œ“uvre de politiques éducatives cohérentes et novatrices, que dans la modernisation des approches, méthodes et outils pédagogiques, dans la formation des enseignantes et des enseignants. Rien qu`en Côte d`Ivoire, par exemple, nous en formons plus de 20 000 en ce moment.

L`objectif pour les prochaines années est de faire passer à  une plus grande échelle les dispositifs IFADEM (Initiative pour la formation à  distance des maîtres) et ELAN (École et langues nationales), pour lesquels nous sommes reconnus, parce que nous les avons déployés avec succès, respectivement dans 15 et 12 pays, afin d`augmenter par milliers les effectifs de professeurs, de formateurs et de cadres, sur des barèmes d`excellence.

L`enjeu est crucial pour l`avenir de la langue française, comme pour les perspectives de développement de nos pays.

En prenant appui sur la feuille de route d`Antananarivo qui plaidait `` pour une croissance partagée et un développement responsable », l`OIF, a résolument mis l`accent sur la formation professionnelle, technique et technologique des jeunes. Et il y a une vraie urgence à  lutter contre le chômage chronique des jeunes.

L`IFEF est désormais en mesure de concevoir des formations en adéquation avec les besoins en main d`œuvre qualifiée des secteurs prioritaires de l`économie. En à  peine deux ans, 10 pays bénéficient déjà  de cette expertise.

Je vous remercie, Monsieur le Président du Sénégal, d`avoir mis tout un immeuble à  disposition des équipes de l`IFEF qui sont à  pied d`œuvre.

Je salue votre engagement en faveur du financement de l`éducation, ainsi que le vôtre, Monsieur le Président de la République française. J`ai moi-même porté le plaidoyer fort de la Francophonie dès 2015, au Forum mondial sur l`Éducation organisé par l`UNESCO à  Incheon, en République de Corée, et lors de l`édition suivante, à  l`ONU en 2017, où vous avez accepté d`être les co-champions de cette cause.

La troisième `` Conférence de reconstitution des fonds du Partenariat Mondial pour l`Éducation » (PME) que vous avez organisée à  Dakar en février de cette année a su rassembler de nombreux autres chefs d`État africains ici présents, que je félicite.

Cette mobilisation a permis d`encourager les efforts de quelque 50 pays en développement qui consacrent parfois jusqu`à  20%, voire 30%, de leurs dépenses publiques à  l`éducation, et de convaincre les décideurs mondiaux de refinancer substantiellement ce secteur.

Cela était d`autant plus essentiel que près de la moitié des 67 pays bénéficiaires des programmes du PME sont membres de notre Organisation qui a désormais le statut d`observateur au Conseil d`Administration de ce Partenariat.

Il s`agit là  d`une vraie reconnaissance de l`OIF par les grands partenaires internationaux du domaine de l`éducation, et d`une nouvelle preuve, s`il en fallait, de notre rà´le de plus en plus actif sur l`échiquier multilatéral où nous menons un vigoureux plaidoyer politique afin de faire émerger une mondialisation, plus équitable et plus responsable.

C`est vers cette mondialisation nouvelle, que la Stratégie économique pour la Francophonie que vous avez adoptée en 2014, nous demande de tendre. Nous l`avons couplée à  la Stratégie numérique adoptée en 2012 au Sommet de Kinshasa. Cette Stratégie économique et numérique fait d`ailleurs de la formation et de l`emploi des jeunes, des femmes aussi, qui sont trop souvent les laissés-pour-compte de la croissance, l`une de ses principales priorités.

Et tous nous donnent raison, le FMI, la Banque mondiale, l`OCDE, et pas seulement. Investir dans les initiatives économiques portées par les jeunes et les femmes a un impact direct sur le PIB et la croissance.

La question de l`emploi constitue assurément un enjeu politique majeur. Sans perspective d`emploi, il ne peut y avoir de stabilité, ni même de sécurité pour quelque pays que ce soit.

C`est à  partir de ce constat qu`a été déployée la programmation de l`OIF dans le domaine économique, et en particulier, ce programme phare de soutien à  l`emploi par l`entrepreneuriat que j`ai tenu à  mettre immédiatement en route dès 2015, en vous lançant à  tous un appel à  contribution, qui a bien été entendu, d`abord, généreusement, par le Canada, suivi du Sénégal et du Niger. Soyez-en tous remerciés.

Nous avons souhaité commencer dans 13 pays d`Afrique subsaharienne et de l`océan Indien.

Nous avons privilégié la démarche de co-construction avec les autorités nationales, les forces économiques locales, les collectivités, les partenaires institutionnels et académiques, - pensons à  l`Observatoire de la Francophonie économique mis sur pied en 2017, à  Montréal, l`OIF et l`AUF ensemble. Pensons aux chercheurs, à  tous ces experts mobilisés !

Autant de synergies qui ont su produire des résultats encourageants dans les pays ciblés !

En trois ans d`efforts collectifs, nous voici aux cà´tés d`une centaine de structures nationales et de dispositifs d`accompagnement, d`espaces collaboratifs, d`incubateurs, d`accélérateurs de très petites, petites et moyennes entreprises et industries, ces TPME TPMI qui sont des moteurs de croissance qu`on ne peut négliger.

Plus de 20 500 femmes et jeunes entrepreneurs, dans des filières innovantes et porteuses, bénéficient déjà  de notre appui, pour le renforcement de leurs capacités, leurs performances, leurs plans d`affaires.

Nous les voyons générer à  leur tour quantité d`emplois et impulser des chaînes de valeurs plus solides et qualitatives. Quant à  ces centaines de jeunes femmes et de jeunes gens dont nous accompagnons la maîtrise des nouvelles technologies et du numérique, nous soutenons leur exceptionnelle créativité en déployant partout `` hackathons » et `` innovathons », en appuyant aussi leurs capacités.

Quel bonheur de les voir produire des applications, des dispositifs d`utilité publique, des solutions adaptés à  leurs communautés, leurs pays et au-delà  ! Et ces jeunes que nous accompagnons ainsi, se sentent utiles, mis à  contribution, reconnus, et ce sont des candidats en moins pour les passeurs, ceux qui poussent à  la radicalisation, l`embrigadement, la pulsion de mort. C`est une course contre la montre, face à  ceux qui cherchent à  les convaincre de réussir leur mort, notre devoir c`est d`aider les jeunes à  réussir leur vie.

Il nous faudra, sur cette lancée, capitaliser, consolider et pérenniser ! Je voudrais que vous soyez encore davantage de la partie.

Nous sommes un laboratoire de succès : c`est cela, la `` Francophonie des solutions » !

à€ cette action de terrain, nous jumelons une action structurante et faisons aussi entendre avec force les voix, les perspectives et les attentes de nos pays, notamment à  travers les Réseaux de ministres que nous accompagnons dans les enceintes économiques internationales : le Réseau des ministres du Commerce, très actif lors des réunions de l`OMC, celui des ministres des Finances des pays à  faibles revenus que nous aidons à  construire et à  défendre leurs positions lors des assemblées du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, ce Réseau, enfin, des ministres chargés de l`Économie numérique que nous avons lancé, à  votre initiative, Monsieur le Président de la République du Bénin, il y a deux jours, ici, au Forum économique d`Erevan.

Je veux vous remercier, Monsieur le Premier ministre d`Arménie, pour votre soutien à  ce Réseau. Et je me réjouis que votre pays ait placé le Forum économique d`avant hier, sous le signe du numérique et de l`innovation, dont le Centre Tumo est un cœ“ur battant, un modèle que vous voudrez, que nous voudrons voir disséminé dans tout l`espace francophone.

A travers ces Réseaux, nous aidons nos pays à  anticiper les prochaines transformations radicales de l`économie mondiale, celle du financement du développement et de l`émergence, comme celle, vertigineuse, et à  très court terme, de l`intelligence artificielle, de l`automatisation massive qui en découle, des transactions par chaîne de blocs, des cybermonnaies…

Ces mutations recèlent des risques majeurs d`exclusion qui demandent que nous nous saisissions résolument des enjeux, que nous ne soyons pas à  la traîne face à  ces multinationales, américaines ou chinoises qui sont les maîtresses du jeu.

Face à  tous ces défis, nous voyons la nécessité, pour les États, de se concerter, pour les populations, de se rencontrer, pour les entreprises, de tisser des partenariats plus audacieux.

Nous avons donc créé pour les entrepreneurs de l`espace francophone des plateformes de réseautage qui facilitent ces partenariats, maillages, échanges de bonnes pratiques et d`expériences concluantes.

La plus récente étant celle des Femmes entrepreneures, élaborée dans le sillage de la Conférence des femmes de la Francophonie tenue à  Bucarest, en novembre 2017. Je remercie la Roumanie qui s`est pleinement investie à  nos cà´tés pour la réussite de ce grand rendez-vous où elles sont venues très nombreuses et de tous nos horizons. Parmi elles, 700 femmes entrepreneures ont répondu à  l`appel, grà¢ce aussi à  la Suisse qui a contribué, à  ma demande, pour en faire venir un bon nombre du Sud !

Excellences, `` Femmes et jeunes en Francophonie, vecteurs de paix, acteurs de développement », tel était le thème du Sommet de Dakar. C`est fidèle à  cette feuille de route, que je suis si fière de soumettre à  votre approbation une solide `` Stratégie pour la promotion de l`égalité entre les femmes et les hommes, des droits et de l`autonomisation des femmes et des filles », qui se retrouvera de manière transversale, appliquée à  l`ensemble de nos missions.

Car l`égalité entre les femmes et les hommes est un préalable essentiel pour l`atteinte des objectifs internationaux en matière de développement durable, comme de paix et de sécurité.

La contribution effective des femmes à  la vie démocratique, leur prise en compte dans la prévention et la gestion des crises, sont essentielles.

Nous avons d`ailleurs déjà  soutenu bon nombre d`initiatives visant à  accompagner les femmes engagées dans la vie publique, notamment les candidates aux élections.

Cette mobilisation pour les droits des femmes participe d`un engagement plus large en faveur des droits et des libertés, du soutien indéfectible à  l`État de droit et à  la démocratie dans nos pays, d`une action déterminée pour la paix et la sécurité internationales.

J`en viens à  la Francophonie politique édifiée en 30 ans d`efforts continus. Et si nous avons été toujours plus actifs dans ce domaine ces dernières années, c`est parce que tout nous donne raison.

La philosophie du projet porté par les pères fondateurs de la Francophonie, les valeurs et principes qui nous rassemblent et qui sont énoncés dans notre Charte, ainsi que l`esprit de solidarité qui nous caractérise : tout cela exige que nous allions toujours plus loin dans nos actions de coopération et d`assistance technique structurelle à  nos pays les plus fragilisés et déstabilisés. Notre expertise est bien reconnue.

Nos textes normatifs et de référence que sont la Déclaration de Bamako pour le respect des pratiques de la démocratie, des droits et des libertés, et la Déclaration de Saint-Boniface sur la prévention des conflits et la sécurité humaine, constituent des outils précieux que nous valorisons et continuerons d`utiliser encore mieux, après avoir engagé ces deux dernières années une réflexion approfondie sur leur mise en œ“uvre.

Et ce qui justifie, avant tout, la vigueur de cette action politique, ce sont les urgences du moment.

Depuis ma prise de fonctions en janvier 2015, notre espace a connu un nombre record d`élections, principalement en Afrique. En 3 ans, nous aurons déployé, dans une trentaine de pays, plus d`une centaine de missions d`appui technique aux scrutins et aux institutions, fichiers électoraux à  constituer, audits à  réaliser, contentieux à  régler, formation d`observateurs nationaux, et des médias…, d`accompagnement politique également, pour un processus transparent, inclusif et, nous l`espérons toujours, apaisé.

L`OIF, pour tout cela, sait rassembler les expertises adaptées aux besoins de chaque pays. Nous connaissons le terrain. Là  réside notre plus-value. Vous le savez, vous qui faites appel à  nous à  ces moments cruciaux des échéances électorales.

La toute dernière aura été chez vous, Monsieur le Président de la République du Mali, et nous avons aussi apporté notre appui en amont de la présidentielle qui s`est tenue dimanche au Cameroun où j`ai dépêché, pour conduire notre mission, mon envoyé spécial, l`ancien Premier Ministre du Burkina Faso, M. Kadré Désiré Ouédraogo, l`actuel président de la Commission de la Communauté Économique des États d`Afrique de l`Ouest (CEDEAO).

Tout ce travail est bien adossé aux expertises de nos équipes, de mes envoyés spéciaux qui sont des personnalités émérites, et de nos 16 réseaux institutionnels qui regroupent plus de 600 institutions issues de 60 pays de notre espace.

Nous le portons aussi de manière concertée et coordonnée avec notre assemblée consultative, l`Assemblée parlementaire de la Francophonie, et - j`y tiens beaucoup - avec les Organisations partenaires : au premier chef, l`ONU, l`Union africaine et l`Union européenne.

Mais la tà¢che est souvent rude, en raison des circonstances de violentes tensions, et nous aurons eu à  déployer plus d`une cinquantaine d`autres missions de facilitation et de médiation.

Oui, nous affrontons des temps de fortes crispations : toutes ces menaces transnationales inédites que sont le terrorisme, l`extrémisme, la radicalisation violente, la criminalité organisée, tous ces trafics qui favorisent la corruption, fragilisent l`État de droit, exacerbent les fractures sociales, minent les structures économiques, et mettent à  mal tant d`efforts consacrés au développement humain !

Dans ce contexte, l`OIF a pris une part de plus en plus active et très appréciée de l`ONU, à  la mission universelle de construction de la paix et de la sécurité. Et dans le cadre de l`Initiative du Secrétaire général Guterres, `` Action en faveur du maintien de la paix », je viens de signer un accord-cadre de coopération avec le Bureau d`appui à  la consolidation de la paix.

C`est que nous jouons un rà´le légitime depuis près de 15 ans dans les Opérations de maintien de la paix (OMP) dont près de la moitié sont déployées dans des théà¢tres francophones et mobilisent près des deux tiers de personnels de terrain.

Pouvoir interagir dans la langue de ces pays et disposer d`une connaissance de leur culture institutionnelle et politique est essentiel pour la mise en œ“uvre efficace des mandats confiés par le Conseil de sécurité. Et là , justement, réside notre plus-value.

Nous nous sommes investis durablement dans les domaines de la formation et du développement de l`expertise civile dans les missions de paix, avec notamment la mise en réseau et le développement des programmes des Centres de formation au maintien de la paix établis dans les pays francophones.

Nous nous sommes attachés à  produire, en partenariat avec la France, et au bénéfice des pays contributeurs non francophones, une méthode d`apprentissage du français sur objectifs militaires, la Méthode `` En Avant ! » dont plus de 23 500 exemplaires ont été diffusés dans le monde pour ces formations déployées.

Nous avons aussi largement publicisé et rendu compréhensibles les procédures de recrutement. Et je veux vous dire ma satisfaction de voir progresser de manière significative la contribution en personnels francophones aux missions de paix des Nations unies.

Mais beaucoup reste à  faire…

C`est pourquoi, la Francophonie s`est dotée, en mars 2017, sur une initiative française soutenue par le Canada et la Belgique, d`un dispositif novateur, l`Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix, afin de mieux préparer les États francophones qui participent à  ces missions. L`Égypte, le Cambodge et le Maroc ont récemment rejoint cette initiative.

La Conférence internationale sur la lutte contre le terrorisme et la prévention de la radicalisation violente que nous avons organisée à  Paris, en juin 2016, et à  votre demande pressante, notamment du Président Beji Caid Essebsi de Tunisie, tant nous étions de toutes parts, et nous le sommes encore, frappés par des attaques terroristes. Cette conférence a rassemblé un nombre saisissant des principaux acteurs nationaux et internationaux concernés, politiques comme de la société civile.

Il nous fallait engager une dynamique de mutualisation de nos forces, de nos moyens, de nos renseignements, de nos stratégies et l`OIF, par une action fédératrice de tous les acteurs, aide à  produire des outils, à  déployer des expertises et à  mobiliser des ressources. Et dans une résolution du Sommet de Dakar, vous avez souhaité que l`OIF joue ce rà´le de facilitation.

C`est dans cet esprit que nous avons lancé, en septembre dernier, le Réseau francophone de prévention de la radicalisation et de l`extrémisme violents pouvant conduire au terrorisme (FrancoPREV), ce dispositif unique de veille, d`intervention et de prospective. Je veux remercier la Fédération Wallonie-Bruxelles, ainsi que le gouvernement du Québec.

Déjà  l`Alliance du G5 Sahel qui réunit le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, demande que FrancoPREV lui vienne en aide. Ce renfort viendra s`ajouter à  l`importante expertise que nous apportons déjà  aux pays du G5 Sahel pour la mise en place d`un dispositif de liaison et de coordination entre leurs Centres d`études stratégiques, de veille, de collecte de données, de renseignements, et d`alerte précoce.

Cet appui contribuera à  rendre plus efficace la lutte contre les organisations criminelles, terroristes qui déstabilisent cette région et exposent les populations à  tous les dangers.

Je n`ai eu de cesse d`interpeller, comme vous me l`avez demandé, Monsieur le Président de la République du Tchad, cher Idriss Déby Itno, la communauté internationale sur l`urgence de venir en renfort à  la Force multinationale mixte des pays du bassin du Lac Tchad dans la lutte ardue contre Boko Aram, tout comme pour le financement de la Force de lutte contre le terrorisme du G5 Sahel : nous avons tenu à  l`ONU une concertation ministérielle de haut niveau, l`an dernier sur le sujet, à  laquelle les 84 États et gouvernements membres de l`OIF ont participé. J`ai porté le sujet de la mobilisation nécessaire jusqu`au Conseil de sécurité, à  l`invitation du Sénégal.

La Francophonie, Excellences, Mesdames et Messieurs, est désormais au cœ“ur de l`agenda international.

J`en veux pour preuve l`exceptionnelle mobilisation que nous avons orchestrée pour l`adoption à  l`ONU, en 2015, des objectifs de développement durable, ou encore, le soutien que nous avons apporté à  vos États lors de chacune des Conférences sur le climat.

C`est l`Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD), basé à  Québec, qui porte cette action si appréciée depuis 30 ans de nos pays et de nos partenaires.

L`IFDD a pris toute sa part dans l`organisation de la Conférence internationale sur la désertification et l`économie verte qui, à  notre initiative conjointe, Monsieur le Président de la République du Niger, a réuni, les 26 et 27 juillet dernier, à  Niamey, 21 pays de la région et au-delà , dont 17 membres de l`OIF.

Comme vous, Monsieur le Président, Je formule le vœ“u que l``` Appel de Niamey » issu de cette Conférence soit validé par les Chefs d`État lors de la réunion qui se tiendra en novembre 2018 dans votre capitale, car cet Appel insufflera, j`en suis persuadée, une nouvelle dynamique à  la lutte contre les effets dévastateurs du réchauffement climatique dans ces pays, tout particulièrement dans ceux qui sont le plus exposés aux problèmes d`insécurité et de remontée des groupes terroristes.

Je me félicite que la Francophonie soit toujours plus active sur le terrain, aux cà´tés des populations.

Car notre force est celle de tous les peuples que nous rassemblons sur les cinq continents d`Afrique et d`Europe, d`Asie et du Pacifique, des Amériques et de l`océan Indien, du Proche et du Moyen Orient. Notre Organisation tire, plus que jamais, son énergie des collectivités territoriales et locales, du génie et des forces vives du terrain, acteurs économiques, associations citoyennes, de femmes, de jeunes, d`hommes, d`action et de volonté, avec lesquels nous avons rénové notre partenariat lors de la 11è Conférence des OINGs qui a eu lieu ici-même à  Erevan le mois dernier.

Les organisations de la société civile sont des vigies de la protection des droits et des libertés, ces principes inaliénables qui nous gouvernent et que nous ne devons d`aucune façon mettre en veilleuse.

Elles sont aussi des sources d`inspiration et des forces de proposition pour notre Organisation comme pour nos États et gouvernements.

Elles nous apportent cette vivifiante bouffée d`oxygène dont nous avons tant besoin pour répondre toujours plus efficacement aux attentes.

C`est pour mieux répondre aux aspirations des peuples que l`OIF a renforcé le mandat de ses six bureaux régionaux à  Antananarivo, Bucarest, Hanoï, Libreville, Lomé et Port-au-Prince, et que vos Ministres ont décidé avant-hier de l`ouverture d`un nouveau Bureau en Tunisie, dès 2019, Monsieur le Président, suivi d`un autre au Liban en 2020 ou 2021, Monsieur le Président.

La force de notre Francophonie, c`est aussi celle d`une jeunesse qui représente dans beaucoup de pays plus de 70% de la population. Jamais les jeunes n`ont été aussi nombreux dans l`histoire de l`humanité. Jamais ils n`ont été à  tel point désireux de prendre part à  la construction d`une société plus juste, d`un développement plus humain, plus inclusif. Jamais ils n`ont autant aspiré à  `` Vivre ensemble », pour reprendre le thème que vous avez choisi pour ce Sommet, Monsieur le Premier ministre, cher Nikol Pachinian. Ils nous l`ont dit hier, au cours de la cérémonie inaugurale, et ils nous l`ont montré en contribuant massivement à  la préparation de `` l`Appel francophone d`Erevan pour le vivre ensemble » qui est soumis à  votre approbation aujourd`hui.

Jamais l`OIF n`a su mobiliser, ni rejoindre les jeunes en aussi grand nombre. Nous avons lancé avec eux l`initiative Libres ensemble, et nous avons touché plus de 2 millions de jeunes de l`espace francophone grà¢ce à  une plateforme et à  une campagne vigoureuse sur Internet. Libres ensemble est désormais un mouvement d`actions portées par les jeunes sur le terrain, dans tout l`espace francophone, des pays comme le Bénin, le Président Talon peut en témoigner, en ont fait un élément phare de leur politique jeunesse. La Bulgarie témoignait hier de la portée de libres ensemble dans la région. L`ONU, l`UE, le SEGIB, la CPLP… tous se sont associés à  notre Stratégie jeunesse, la qualifiant d`innovante et d`avant-garde.

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mardi 9 octobre 2018

OIF: Des Noces Franco-Rwandaises au détriment de la charte de la Francophonie ?

La francophonie, ce sont des idéaux et valeurs démocratiques. L'élection par "Consensus" de la kagamiste Louise Mushikiwabo déjà  acquise est une pilule difficile à  avaler et ça gronde dans de couloirs à  Erevan en Arménie. Il paraîtrait que Michaà«lle Jean, Secrétaire Général de l'OIF ne va pas rempiler à  son poste. Elle n'aura qu'un seul mandat de 4 ans. Sauf miracle, l'affaire est "boutiquée" et pliée. C'est Louise Mushikiwabo, la plus kagamiste des ministres rwandais, qui va diriger la plus prestigieuse institution de la Francophonie. Dire que Louise Mushikiwabo est la candidate de l'Union africaine est fausse et mensongère. L'enterloupe ne passe vraiment pas. Elle est la candidate du Rwanda, pays agresseur, pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo. Une vingtaine des pays seulement ont le français comme langue officielle sur le continent.

L`Afrique compte 54 pays. Le plus grand pays africain en nombre d`habitants est le Nigéria, avec 193 millions d`habitants, il n'est pas francophone. Mais en terme de taille et superficie, le plus grand pays africain est l`Algérie (qui est aussi le plus grand pays du monde arabe et du bassin méditerranéen). Avec une superficie de plus de 30 millions de kilomètres carrés (en prenant en compte les îles), l`Afrique est le troisième plus grand continent de la planète terre. Sa taille représente 20% de la surface immergée de la terre, ce qui est énorme. Avec un peu plus de 1,2 milliards d`habitants, c`est aussi l`un des continents qui connait la plus grande croissance.

Les Nonces Franco-Rwandaises vont se faire au détriment de la charte de la Francophonie. La France tient à  se réconcilier avec le Rwanda. Depuis le génocide rwandais de 1994, le régime dictatorial et autocratique de Paul Kagamé diabolise la France. 27 ans que cela dure. L'ambassade de France à  Kigali n'a pas d'Ambassadeur, la langue française est marginalisée par la dictature, les droits de l'homme sont foulés aux pieds par l'ogre de Kigali, Paul Kagamé.... Si Louise Mushikiwabo arrive à  être élue à  la Francophonie, ce serait une décision de la France. Celle-ci La décision est prépondérante et l`emporte sur l`ensemble des 83 autres états membres de l'organisation. La France a essayé habilement de refiler et de reporter le choix de la rwandaise-Kagamiste Louise Mushikiwabo sur l`Union africaine. Personne n`y croit une seule seconde. L`Union Africaine (UA) et les pays francophones d`Afrique s`alignent sur les résolutions de la France et des autres grandes puissances mondiales. L`expiation de la France !

Comme l'a si bien écrit un confrère Français sur Médiapart, "L`affaire est pliéé, c`est plus qu`une formalité, à  quelques jours de la tenue du XVIIe Sommet de la Francophonie à  Erevan - Arménie les 11-12 octobre". Louise Mushikiwabo, ministre rwandaise des Affaires étrangères, adoubée par la France et son président, recevra le ``cadeau du pardon», offert à  son président et mentor, M. Paul Kagamé, le poste très prestigieux de nouvelle "Secrétaire générale de l`Organisation internationale de la Francophonie" (OIF). Cela ne fait plus aucun doute. Donnant-donnant, espérons que le `` cadeau diplomatique » du président Emmanuel Macron, 24 ans après les massacres massacres entre entre Hutus et Tutsis , permettra aux deux pays de repartir sur des bases nouvelles et mettra fin à  tout jamais aux incriminations du Rwanda envers la France.

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mercredi 3 octobre 2018

OIF: Avec Louise Mushikiwabo,c'est saut vers l'inconnu, Michaëlle Jean perd le Québec, un allié de taille

Journalistes et caricaturistes francophones tremblez, tremblez, tremblez...Paul Kagamé, le roitelet de Kigali et son régime autocratique au Rwanda, pays de Mille collines, viennent de décréter que chaque caricature contre le président sanguinaire équivaut à  7 ans d'emprisonnement ! Des journalistes rwandais s'insurgent déjà  contre une nouvelle loi qui criminalise la publication de caricatures des personnalités de l`Etat. La loi votée prévoit une peine de deux ans d'emprisonnement et une amende de plus de mille dollars contre les contrevenants qui osent caricaturer les autorités rwandaises et 7 ans, pour ceux qui s'hasarderaient à  croquer la personne du dictateur Paul Kagamé. Les législateurs rwandais considèrent comme une "humiliation" la publication de caricatures représentant les personnalités gouvernementales. Et avec des lois scélérates et liberticides, le Rwanda fait caser au secrétariat de la Francophonie, la plus Kagamiste de ses ministres: Louise Mushikiwabo !

Rien qu'avec les deux caricatures Réveil FM International risque 14 ans d'emprisonnement à  Kigali. Imaginez tous les journalistes et caricaturistes que le dictateur de Kigali aura à  faire face, même s'il réussi à  fourguer Louise Mushikiwabo à  l'OIF ! Paul Kagame, l'ogre de Kigali a été réélu à  la tête de son pays avec 98 % des voix en 2017, après une révision de la Constitution qui lui permet potentiellement de rester au pouvoir jusqu`en 2034.

Le XVIIe Sommet de la Francophonie tiendra ses assises du 11 au 12 octobre à  Erevan. à€ cette occasion, les États et Gouvernements membres choisiront le Secrétaire général pour les quatre prochaines années. La Rwandaise Louise Mushikiwabo est la seule qui se porte candidate pour succéder à  l`actuelle Secrétaire générale qui achève son mandat à  la tête de cette Organisation.

Depuis l`annonce de sa candidature, le 23 mai dernier par le Président Emmanuel Macron pour sceller le pacte qu`il espère avec le Président Paul Kagame, Louise Mushikiwabo n`a pas été très explicite sur ses ambitions réelles pour la Francophonie. L`actuelle ministre rwandaise des Affaires étrangères n`en avait que pour le rapprochement entre son pays et la France qu`elle n`a pourtant cessé de vilipender avec virulence autrefois.

Louise Mushikiwabo, la plus Kagamiste des ministes rwandais

L`idée d`Emmanuel Macron de présenter la candidature de Louise Mushikiwabo: "S`il y a une candidature africaine au poste de secrétaire générale de la Francophonie, elle aurait beaucoup de sens. Si elle était africaine et féminine, elle aurait encore plus de sens. Et donc, je crois qu`à  ce titre la Ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Louise Mushikiwabo, a toutes les compétences pour exercer cette fonction.", Paul Kagame affirmant n`avoir jamais démarché en ce sens, non seulement crée beaucoup de remous dans le gotha politique français et international, mais également au sein de nombreuses associations de défense des droits humains, parmi lesquelles Reporters sans Frontières (RSF) qui a d`ailleurs fait une sortie médiatique remarquée pour dénoncer les restrictions à  la liberté de la presse et d`expression au Rwanda, Human Rights Watch, Amnistie internationale et combien d`enquêtes journalistiques qui dans leurs rapports dévoilent le cà´té sombre d`un régime brutal, répressif et dictatorial.

Michaà«lle Jean perd le Québec, un allié de taille

Pour un coup dur s'en est un. Durant la campagne électorale, François Legault avait refusé de donner son appui à  la réélection de Michaà«lle Jean à  la tête de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Première femme à  diriger cette organisation, l`ancienne gouverneure générale du Canada a été au cœ“ur d`une controverse en raison de ses dépenses.

Les Québécois ont porté pour la première fois au pouvoir lundi la Coalition Avenir Québec, un parti nationaliste non indépendantiste qui souhaite réduire la taille de l'État et l`immigration, tournant la page de près de 15 ans de gouvernement libéral quasi ininterrompu.

``Aujourd`hui il y a beaucoup de Québécois qui ont mis de cà´té un débat qui nous a divisés pendant 50 ans». Pour la première fois depuis des décennies, la question de l`indépendance du Canada ne constituait pas un enjeu des élections au Québec. Et le nouveau Premier ministre de la province, François Legault, est un nationaliste non indépendantiste, cofondateur du parti Coalition Avenir Québec (CAQ).

Cet homme d`affaires multimillionnaire a promis ``un esprit de rassemblement, pour gouverner pour tous les Québécois», et a dit vouloir ``travailler pour un Québec fort au sein du Canada».

La CAQ disposera de la majorité absolue à  l`Assemblée nationale québécoise, avec 74 députés sur 125 selon des résultats préliminaires. Dans le précédent Parlement, dissous fin aoà»t, elle ne comptait que 21 sièges.

Le Premier ministre sortant, le libéral Philippe Couillard, a rapidement concédé sa défaite lundi soir et souhaité à  Legault ``tout le succès», depuis son fief du lac Saint-Jean.

Il s`agit d`un nouveau coup dur pour les Libéraux, la famille politique du Premier ministre fédéral Justin Trudeau. En juin ils avaient perdu l`Ontario, province la plus riche et la plus peuplée, au profit d`une autre formation conservatrice.

Le Canada organise des élections législatives dans un an, et le scrutin s`annonce incertain pour Trudeau, dans un contexte de montée du nationalisme.

Entre prospérité économique et quasi-plein emploi, la campagne électorale n`a guère passionné les 8,4 millions d`habitants de la Belle Province. La participation a été d`environ 67%, contre 71% en 2014 et 74% en 2012.

Pour la première fois en plus de 30 ans, la question de l`indépendance du Canada ne constituait pas un enjeu. Les partis favorables au fédéralisme canadien ont totalisé plus de 63% des suffrages.

Le prochain Premier ministre du Québec, François Legault, est un ancien ministre indépendantiste qui assure désormais ne plus vouloir se séparer d`Ottawa. Multimillionnaire, comptable de formation, il a fait fortune après avoir créé en 1986 la compagnie aérienne Air Transat.

La CAQ, qu`il a cofondée, promettait aux Québécois le ``changement», la fermeté sur l`immigration, dont il veut réduire les seuils pour mieux intégrer les nouveaux arrivants, et une meilleure gestion des finances publiques.

François Legault avait annoncé en campagne électorale vouloir, dès 2019, réduire de plus de 20% le nombre d`immigrants admis au Québec chaque année.

La Chambre de commerce de Montréal, la métropole du Québec qui concentre la moitié de la population et la majorité des immigrés, l`a exhorté lundi soir à  ``tenir compte de la nécessité d`élargir le bassin de main-d`œ“uvre qualifiée», alors que 100 000 emplois ne sont pas pourvus dans la province francophone, faute de candidats adéquats.

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samedi 23 mars 2013

Brigitte Ayrault, francophile et militante de la francophonie

Présente mais très discrète, Madame Brigitte Ayrault a assisté au premier forum mondial des femmes francophones, le 20 mars 2013 au musée du Quai Branly à  Paris. Difficile dès le premier abord de savoir qu'elle est l'épouse de Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre de la République française. Trois femmes la sépare de Yamina Benguigui, la ministre de la francophonie au premier rang. Pas non plus une sécurité envahissante et ultra-visible. Madame Brigitte Ayrault écoute les femmes francophones qui se relaient à  la tribune. Elles sont militantes, spécialités de terrain, percutantes dans leurs propos sur les droits des femmes dans l'aire francophone. Elle prend tranquillement ses notes. Personne ne peut s'imaginer que la veille, cette femme qui affiche la simplicité, était à  Rome reçue en compagnie de son mari par le pape François après la messe de son intronisation. Et qu'il y a quelques jours elle était au Canada, toujours accompagnant son mari qui est le Premier ministre de la République.

Paris, mercredi 20 mars 2013, Madame Brigitte Ayrault, l'épouse du Premier ministre Jean-Marc Ayraut a assisté au forum Mondial des femmes francophones au Musée du Quai Branly. Photo Réveil FM

Je me souviens encore comme si c'était hier, après l'inauguration du tram de Casablanca par le Roi Mohamed VI et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, la conférence avec les hommes d'affaires franco-marocaines, nous prenons la route direction Rabat. L'équipe de presse de Matignon a reçu à  arracher un off pour les journalistes avec le Premier ministre. Il est 23h passé lorsque Jean-Marc Ayraut accompagné de son épouse, ils entrent dans le salon réservé aux journalistes. Comme à  l'accoutumée, le Premier ministre ne s'emporte pas, il garde toujours son calme mais les questions fusent: Quand parlerez-vous des droits de l'homme au Maroc ? C'est quoi la colocalisation ? etc...Je tourne mon regard vers la gauche, Madame Ayrault est là  présente mais garde un silence olympien. Je ressens qu'elle soutient par et dans le silence.

Madame Maïga Hadizatou Hamzatou, enseignante à  Gao au Mali qui a fait un témoignage émouvant. Photo Réveil FM

Des femmes francophones lors du forum mondial. Photo Réveil FM

Madame Ndioro Ndiaye, Madame Aïche Bah Diallo, Madame Zohra Ben Lakhdar et Madame Michel-Ange Dagrain interviennent sur sur la deuxième table ronde: Comment mieux assurer l'éducation des filles et des femmes, de l'alphabétisation à  l'enseignement supérieur ? Photo Réveil FM

Je crois que c'est le même type de soutien que Madame Brigitte Ayrault a tenu à  apporter aux 400 femmes de l'espace francophone présentes au musée du Quai d'Orsay: celles qui se battent l'excision, celles qui sont veuves et n'ont aucun droit, celles qui ont étudié mais ne gagnent pas pareil que leurs collègues hommes, celles qui n'ont pas été à  l'école, celles qui sont victimes de viol comme arme de guerre, celles qui sont battues, celles qui en politique mais sont marginalisées, celles qui ont été victimes de toutes formes d'atrocités...

Madame Brigitte Ayrault et Freddy Mulongo à  l'Elysée. Photo réveil FM

Dr. Aurore kinduelo, Madame Brigitte Ayrault, Freddy Mulongo et Hervé Kashama à  l'Elysée. Photo Réveil FM

Elles sont militantes, étudiantes, professeures, politiques issues des 77 pays de l`espace francophone. Toutes militent dans leurs pays respectifs pour la défense des droits des femmes et se sont réunies, mercredi 20 mars, à  l`occasion du premier forum de la femme francophone.Le 20 mars s`est déroulé le premier Forum mondial des femmes francophones à  Paris. 400 invitées originaires de 77 pays y ont porté la parole des 120 millions de femmes francophones.

Le mercredi dernier s`est tenu le premier Forum mondial des femmes francophones au musée du Quai Branly. Parlementaires, personnalités politiques, ambassadeurs et militantes de la société civile se sont réunis pour échanger et proposer des axes de travail afin de promouvoir et protéger les droits des femmes dans le monde. Le rendez-vous, organisé par la ministre déléguée à  la Francophonie, Yamina Benguigui, a été ponctué par les interventions de Michelle Bachelet, directrice de l`ONU femmes, Abdou Diouf, secrétaire général de l`Organisation internationale de la Francophonie, et Irina Bokova, directrice générale de l`UNESCO. Intervenants et participants ont échangé leurs idées et expériences à  l`occasion de débats portant sur les questions d`emploi, de santé, d`accès à  l`éducation et à  la culture.

`` Sans la protection des femmes, il n`y a pas de développement possible »

Yamina Benguigui a ouvert la journée en pointant du doigt les atrocités commises envers les filles et les femmes dans certaines régions du monde, comme dans l`Est de la République Démocratique du Congo, où le viol est devenu une arme de destruction massive et les femmes des butins de guerre. `` J`ai décidé de mettre au cœ“ur de mon ministère la lutte pour les droits des femmes francophones et de militer pour que la société civile s`investisse dans la défense de vos droits. » a-t-elle déclaré. Elle a également souligné les menaces constantes qui pèsent sur les acquis, et le risque permanent de retour en arrière : exactions, violences de toutes sortes, absence de protection juridique ou sanitaire et exclusion du système scolaire sont autant de fléaux contre lesquels il faut lutter. `` C`est bien dans l`espace francophone, c`est bien en langue française, la langue des droits de l`Homme, que cette tragédie se déroule », a rappelé la ministre, rajoutant que `` sans la protection des femmes, il n`y a pas de développement possible ».

Le regard tourné vers l`Afrique

Les préoccupations s`orientent aujourd`hui vers les pays et les peuples qui se sont soulevés lors des `` printemps arabes », en particulier la Libye, où les femmes sont encore meurtries par le souvenir vivace du colonel Kadhafi, et la Tunisie qui, dès le lendemain de la révolution, a retiré des droits acquis aux femmes lors de l`élaboration de la nouvelle Constitution. Yamina Benguigui a dénoncé le `` sournois glissement sémantique » qu`a constitué la substitution du mot `` complémentarité » au mot `` égalité » femmes-hommes.

Le président de la République François Hollande a clà´turé la journée par un discours prononcé à  l'Élysée. Il a également fait référence à  l`enjeu de la protection des droits des femmes en Tunisie, en Égypte, en Syrie, mais aussi au Mali : `` Je pense aux femmes qui sont l`objet des conflits eux-mêmes, a-t-il déclaré. Si nous sommes au Mali, c`est parce que la cause des femmes vaut aussi que nous déployions nos armées pour les défendre. » Le président a affirmé sa volonté de faire des droits des femmes une grande cause de la francophonie, en annonçant notamment un plan d`action francophone sur les violences faites aux femmes.

Il n`a pas manqué de rappeler sur le ton de l`humour que le gouvernement français était désormais majoritairement féminin (19 femmes et 18 hommes), suite à  la démission de Jérà´me Cahuzac de son poste de ministre délégué Budget, qui n`a pas été remplacé numériquement. La ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem avait déjà  réagi sur ce sujet le matin même lors du compte-rendu du Conseil des ministres. En réponse à  une question un tantinet ironique d`un journaliste sur cette nouvelle composition du gouvernement, elle a rappelé avec fermeté qu`il ne fallait pas `` caricaturer l`enjeu de la parité ». Une manière de couper l`herbe sous le pied de tous ceux qui tendent à  penser que la parité est désormais réelle, et qu`il est temps de passer à  un autre sujet. La majorité de femmes au gouvernement est un signal positif, mais ne rend certainement pas caduque le combat pour l`égalité, bien au contraire.

`` 650 000 femmes dans le monde font l`objet d`un trafic »

Lors de son intervention, Najat Vallaud-Belkacem a détaillé quelques chiffres sur la question des violences, rappelant notamment que chez les femmes à¢gées de 15 à  44 ans, elles causent plus de décès et de handicaps que le cancer, le paludisme, les accidents de la circulation et les guerres réunis : `` On estime à  650 000 le nombre de femmes à  travers le monde qui font l`objet d`un trafic chaque année, a-t-elle expliqué. Dans 80% des cas, il s`agit d`une traite pour exploitation sexuelle. » On dénombre aujourd`hui 100 à  140 millions de filles et de femmes dans le monde ayant subi des mutilations génitales. En réaction à  ces chiffres alarmants, la ministre des Droits des femmes a formulé le vœ“u que `` nous ne cessions plus de conjuguer ensemble les droits de l`homme au féminin. »

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