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lundi 13 juillet 2020

LE CONSEIL TIENT SES DIALOGUES SUR L’INDÉPENDANCE DES JUGES ET AVOCATS ET SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME AU MYANMAR

LE CONSEIL TIENT SES DIALOGUES SUR L’INDÉPENDANCE DES JUGES ET AVOCATS ET SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME AU MYANMAR


Freddy Mulongo-Conseil des droits de l'homme 210.jpg, juil. 2020

 

 

Il est également saisi de plusieurs rapports au titre de la promotion et la protection des droits de l’homme

 

 

 

Cet après-midi, le Conseil des droits de l’homme a tenu ses dialogues avec les Rapporteurs spéciaux sur l’indépendance des juges et avocats, M. Diego García-Sayán, et sur la situation des droits de l’homme au Myanmar, M. Thomas Andrews. 

 

Au titre du point de l’ordre du jour relatif à la promotion et à la protection des droits de l’homme, la Directrice des activités thématiques, des procédures spéciales et du droit au développement au Haut-Commissariat des droits de l’homme, Mme Peggy Hicks, a en outre présenté plusieurs rapports préparés à la demande du Conseil par le Haut-Commissariat et par le Secrétaire général des Nations Unies. 

 

Présentant son rapport, qui traite des répercussions de la corruption sur les ministères publics, M. García-Sayán a mis en avant un certain nombre d’aspects fondamentaux dans ce contexte, soulignant notamment que des procureurs indépendants sont irremplaçables pour lutter contre la corruption.  Il a insisté sur la nécessité de mettre en place des processus de sélection et de nomination (desdits magistrats) basés sur le mérite, l'aptitude et la transparence.  Il a en outre souligné qu’au regard de l'impact de la corruption sur la société, une attention particulière doit être accordée aux victimes de la corruption et aux défenseurs des droits de l'homme. 

 

M. García-Sayán a ensuite rendu compte de ses visites au Honduras et en Ouzbékistan, avant que les délégations de ces deux pays n’interviennent et que s’ouvre avec le Rapporteur spécial un dialogue auquel ont participé de nombreuses délégations*.

 

Dans le cadre du dialogue qu’il a engagé avec le Conseil, le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Myanmar a notamment regretté que l’appel au cessez-le-feu lancé par le Secrétaire général de l’ONU ait été ignoré jusqu’à aujourd’hui au Myanmar.  Les ravages de la guerre sont particulièrement lourds et s'intensifient dans l'État Rakhine, causant un nombre croissant de victimes civiles et de déplacements, a constaté le Rapporteur spécial.  Pendant ce temps, des centaines de milliers de Rohingyas vivent dans des conditions déplorables dans des camps et sont privés de leurs droits fondamentaux, a ajouté M. Andrews.

 

Le Myanmar a fait une déclaration en tant que pays concerné.  Le débat avec le Rapporteur spécial, auquel plusieurs délégations** ont d’ores et déjà pris part cet après-midi, se poursuivra demain après-midi.

 

En fin de séance, la Turquie, l’Azerbaïdjan et la Chine ont exercé leur droit de réponse.

 

 

Demain à 10 heures, le Conseil tiendra la deuxième partie de sa journée annuelle de débat sur les droits des femmes. 

 

Les séances de la quarante-quatrième session du Conseil sont retransmises sur le site UN Web TV.

 

 

Dialogue avec le Rapporteur spécial sur l'indépendance des juges et des avocats

 

Présentation du rapport

 

Le Conseil était saisi du rapport de M. DIEGO GARCÍA-SAYÁN, Rapporteur spécial sur l'indépendance des juges et des avocats (A/HRC/44/47), qui contient une analyse des répercussions de la corruption sur les ministères publics et sur l’exercice effectif des droits de l’homme.  Deux additifs au rapport traitent des visites du Rapporteur spécial en Ouzbékistan (Add.1) et au Honduras (Add.2).

 

M. García-Sayán a mis en avant trois aspects fondamentaux pour garantir l'indépendance des parquets par rapport au pouvoir politique.  D’abord, des procureurs indépendants sont irremplaçables pour lutter contre la corruption : cela nécessite des processus de sélection et de nomination basés sur le mérite, l'aptitude et la transparence.  Ensuite, a-t-il ajouté, une coopération internationale efficace contre la corruption exige un pouvoir judiciaire indépendant, pour qu’il n’y ait aucun doute quant aux raisons pour lesquelles cette coopération est demandée.  Enfin, vu l'impact de la corruption sur la société, une attention particulière doit être accordée aux victimes de la corruption et aux défenseurs des droits de l'homme. 

 

Rendant compte de sa mission au Honduras, effectuée en août 2019, le Rapporteur spécial a ensuite observé que des efforts avaient entraîné certains progrès contre la corruption et le crime organisé, mais que des obstacles inquiétants empêchaient encore de sanctionner les coupables.  Du côté positif, M. García-Sayán a noté la création de tribunaux pour délits de corruption et la création de l'Unité spéciale de poursuite contre l'impunité de la corruption.  Mais le Rapporteur spécial a regretté que le Gouvernement ait décidé de mettre fin au mandat de la Mission d’appui à la lutte contre la corruption et l'impunité au Honduras (MACCIH) de l'Organisation des États américains. 

 

S’agissant de l’Ouzbékistan, qu’il a visité en septembre 2019, le Rapporteur spécial a ensuite dit avoir constaté des progrès dans le renforcement de l'indépendance de la profession d'avocat ainsi que dans l’adoption de nouvelles procédures de sélection et de nomination des candidats aux postes judiciaires.  Mais il reste beaucoup à faire pour garantir que le système judiciaire soit réellement indépendant dans ce pays, a-t-il ajouté.  Les autorités gouvernementales conservent un rôle important dans l'organisation et le fonctionnement du système judiciaire et les procureurs continuent d'avoir un poids excessif dans les décisions des juges, a-t-il précisé. 

 

Enfin, le Rapporteur spécial a condamné le meurtre récent de deux juges latino-américains : Uriel Villegas Ortiz au Mexique et Diane Mereles Duarte au Paraguay – indiquant qu’il s’agit là de faits qui soulignent l'urgence de mesures préventives adéquates pour protéger l'intégrité des juges.  M. García-Sayán a aussi noté la mobilisation pour l'indépendance de la justice en Pologne, défendue à Varsovie par des juges de quatorze pays européens et par l'Association européenne des juges, entre autres. 

 

Pays concernés

 

La délégation du Honduras a remercié M. García-Sayán d'avoir accepté l'invitation de son Gouvernement à se rendre dans le pays en 2019.  Le Rapporteur spécial a pu constater l’efficacité de la procédure de sélection et de nomination des candidats à l'organisme national de lutte contre la corruption, a notamment fait valoir la délégation.  Pour renforcer les institutions, le Gouvernement a aussi créé une unité spéciale en tant que mécanisme de poursuite des crimes de corruption, a-t-elle en outre rappelé. 

 

Le Honduras reconnaît que le système judiciaire doit encore relever des défis, a poursuivi la délégation hondurienne.  Il prend donc des mesures pour accélérer les procédures, réduire les délais judiciaires et introduire une législation appropriée, a-t-elle indiqué.  Des efforts sont également déployés pour améliorer l'accès des citoyens à la justice, notamment en augmentant le nombre de cours et de tribunaux dans tout le pays, en réformant la loi sur le service judiciaire et en assurant une formation durable des talents humains. 

 

La délégation de l’Ouzbékistan a elle aussi remercié le Rapporteur spécial pour sa visite et son rapport et s’est félicitée de l'évaluation de la réforme du système judiciaire faite par celui-ci.  Le rapport note positivement les progrès réalisés à ce jour par l'Ouzbékistan pour renforcer l'indépendance du pouvoir judiciaire et le libre exercice des activités professionnelles des avocats, a poursuivi la délégation.  En particulier, il prend note de la création du Conseil supérieur de la magistrature et de nouvelles procédures de sélection et de nomination des candidats à des postes judiciaires. 

 

L'Ouzbékistan attachant une grande importance à l’application des recommandations du Rapporteur spécial, des travaux sont en cours pour améliorer le système judiciaire sur la base des meilleures pratiques et des normes internationales selon le principe "un tribunal, une instance", a indiqué la délégation.  D’autre part, a-t-elle ajouté, l'élaboration d'un plan d'action national pour appliquer les recommandations du Rapporteur spécial a commencé.

 

Aperçu du dialogue

 

Les effets néfastes de la corruption sur la jouissance des droits de l'homme ont été mis en avant tout au long du dialogue avec le Rapporteur spécial.  Les délégations se sont dites d'accord avec M. García-Sayán pour constater que les membres du ministère public ont un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre la corruption.  Comme l’a souligné le Rapporteur spécial dans son dernier rapport, la corruption peut entraver l'exercice des fonctions des parquets et, par conséquent, la jouissance légitime des droits de l'homme.

 

Les délégations ont relevé que la lutte contre la corruption transnationale était un élément fondamental du mandat de défense des droits de l'homme du Conseil.  Il a aussi été affirmé que l'approche internationale de ce fléau devait toujours être menée dans le respect des principes de la Charte des Nations Unies, en particulier pour ce qui concerne le principe de souveraineté des États.

 

L’importance d’une coopération internationale efficace en matière de lutte contre la corruption a été mentionnée à plusieurs reprises, surtout aux fins du rapatriement – dans les pays lésés – d’actifs acquis de manière illégale.  Une délégation a regretté, à ce propos, que certains pays développés soient devenus des refuges pour les fonctionnaires corrompus et leur argent.  Le Rapporteur spécial a été prié de dire comment le Conseil pourrait contribuer au renforcement de la coopération internationale entre les parquets.

 

Outre la Convention des Nations Unies contre la corruption (2004), a relevé une délégation, la Convention de l'Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption de 2006 encourage le développement par chaque État des mécanismes nécessaires pour prévenir et sanctionner la corruption dans les secteurs public et privé.  Ont en outre été évoquées des initiatives régionales contre la corruption, en particulier dans les pays arabes et en Amérique latine.

 

Un intervenant a demandé au Rapporteur spécial son avis sur le rôle de son mandat parmi les autres instances onusiennes chargées de la lutte contre la corruption.  Un autre intervenant a noté que le rapport [du Rapporteur spécial] contient des éléments, exemples de cas et évaluations qui ne relèvent pas de la compétence du Conseil mais de celle des mécanismes basés à Vienne qui sont chargés de la lutte contre la corruption au niveau international et de la coopération dans ce domaine.

 

Une organisation non gouvernementale a recommandé qu’une plus grande attention soit accordée au choix des candidats à des fonctions de juge ou d’expert à la Cour européenne ou dans un organe conventionnel des Nations Unies, par exemple, afin d'éviter la nomination de militants : l'indépendance et la crédibilité de ces organismes internationaux sont en jeu, a estimé l’ONG.  Une autre a souligné le rôle essentiel des avocats dans l'accès à la justice et a insisté sur l'importance de l’application des Principes de base des Nations Unies relatifs au rôle du barreau.  Des critiques ont été émises face au manque d’indépendance des magistrats et de la justice de plusieurs pays.

 

*Liste des intervenants : Union européenne, Burkina Faso (au nom du Groupe africain), État de Palestine (au nom du Groupe arabe), Pérou (au nom d’un groupe de pays), Fédération de Russie, Angola, Libye, Chine, Afghanistan, France, Cuba, Pakistan, Arménie, Équateur, Suède, Tunisie, Inde, Philippines, Australie, Iran, Jordanie, Botswana, Maroc, Iraq, Hongrie, Lituanie, Azerbaïdjan, Égypte, Maldives, Népal, Albanie, Pérou, Bolivie, Qatar, République démocratique du Congo, Burkina Faso, Organisation internationale du droit du développement (IDLO), Mexique, Grèce, Chypre, Centre européen pour le droit, la justice et les droits de l'homme, Lawyers' Rights Watch CanadaInternational Bar Association, Commission internationale de juristes, Sociedade Maranhense de Direitos HumanosBeijing Zhicheng Migrant Workers' Legal Aid and Research CenterAmericans for Democracy & Human Rights in Bahrain Inc., International Service for Human RightsChristian Solidarity Worldwide et China Society for Human Rights Studies (CSHRS). 

 

Réponses et conclusion du Rapporteur spécial

 

M. García-Sayán s’est félicité que le Honduras et l’Ouzbékistan aient accueilli favorablement ses recommandations, ce qui augure bien de la coopération qui s’annonce avec ces pays.  Le Rapporteur spécial a conseillé aux deux pays de poursuivre la modernisation de leur système de justice.

 

S’agissant de son mandat, le Rapporteur spécial a rappelé que l’ancienne Commission des droits de l’homme avait déjà conclu que la corruption, en tant que menace pour la démocratie, était effectivement un problème relevant des droits de l’homme.  Mais il ne s’agit pas pour le Conseil de remplacer les mécanismes créés par la Convention contre la corruption, a précisé le Rapporteur spécial : le Conseil doit, dans son rôle, veiller à ce que les États garantissent que les juges sont vraiment indépendants, autrement dit que les ministères publics puissent accomplir leur mission avec les moyens nécessaires.  Il importe aussi, ce faisant, de renforcer la participation des femmes procureures, a ajouté M. García-Sayán. 

 

La lutte contre la corruption ne fonctionne pas si le principe fondamental du renforcement de l’indépendance des autorités judiciaires n’est pas respecté, a insisté le Rapporteur spécial. 

 

Présentation de rapports

 

MME PEGGY HICKS, Directrice des activités thématiques, des procédures spéciales et du droit au développement au Haut-Commissariat des droits de l’homme, a présenté plusieurs rapports préparés à la demande du Conseil par le Haut-Commissariat et le Secrétaire général de l’ONU.

 

Un rapport porte sur les effets des transferts illicites d’armes sur les droits humains des femmes et des filles (A/HRC/44/29, version préliminaire en anglais).  Une étude analytique est consacrée aux droits des personnes handicapées dans le contexte des changements climatiques (A/HRC/44/30).

 

Plusieurs rapport sont consacrés, respectivement, aux effets des nouvelles technologies sur la promotion et la protection des droits de l’homme dans les contextes des assemblées (A/HRC/44/24, version préliminaire en anglais) ; au « champ d’action de la société civile : coopération avec les organisations internationales et régionales » (A/HRC/44/25) ; à la convergence de la discrimination raciale et de la discrimination fondée sur le genre dans le sport (A/HRC/44/26) ; aux « mise en place et renforcement de la coopération internationale dans le domaine des droits de l’homme » (A/HRC/44/28) ; aux efforts pour lutter contre la corruption notamment des acteurs non-étatiques et renforcer la coopération internationale dans ce domaine (A/HRC/44/27) ; et à l’amélioration de la responsabilisation des entreprises et de l’accès à des voies de recours pour les victimes de violations des droits de l’homme liées à une activité commerciale au moyen de mécanismes de réclamation ne relevant pas de l’État (A/HRC/44/32 et Add.1). 

 

Un autre document, portant la cote A/HRC/44/37, présente des exemples d’activités d’assistance technique menées par le Haut-Commissariat et de services consultatifs qu’il a fournis pour promouvoir et protéger les droits des personnes privées de liberté (« Coopération technique et renforcement des capacités pour promouvoir et protéger les droits des personnes privées de liberté : application de l’Ensemble de règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus et des Règles des Nations Unies concernant le traitement des détenues et l’imposition de mesures non privatives de liberté aux délinquantes »).

 

D’autres rapports sont consacrés à réunion du Groupe d’experts pour l’élimination des mutilations génitales féminines (A/HRC/44/33, juillet 2019) ; au dialogue intersessions sur les moyens de renforcer la participation des représentants des peuples autochtones et de leurs institutions aux réunions du Conseil des droits de l’homme sur les questions qui les concernent (A/HRC/34/35, juillet 2019) ; à la réunion-débat du Conseil sur les droits des peuples autochtones (A/HRC/44/34, septembre 2019) ; et à la journée annuelle de débat consacrée aux droits humains des femmes (A/HRC/44/36, juin 2019). 

 

Quant au rapport de l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes), transmis par le Secrétaire général de l’ONU, il présente les activités en 2019 du Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies à l’appui de la lutte contre la violence à l’égard des femmes (A/HRC/44/3–E/CN.6/2020/8).  Un dernier rapport du Secrétaire général, traitant des droits humains des migrants (A/HRC/44/29), qui devait être présenté à cette session, sera soumis à une date ultérieure.

 

Enfin, s’agissant des Fonds de contributions volontaires, le rapport sur le Fonds de contributions volontaires pour la participation à l'Examen périodique universel (A/HRC/44/18) souligne que le fonds a contribué à assurer la participation des délégués de 26 États en 2019, en particulier des pays en développement, des pays les moins avancés et des petits États insulaires en développement.  Le rapport sur le Fonds de contributions volontaires pour l'assistance financière et technique dans la mise en œuvre de l'Examen périodique universel (A/HRC/44/19) décrit les résultats obtenus grâce aux diverses activités financées par le Fonds en 2019.  Il donne également un aperçu des contributions et des dépenses au 31 décembre 2019.

 

Dialogue avec le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Myanmar

 

Présentation du rapport

 

THOMAS H. ANDREWSRapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Myanmar, a cité quelques exemples des questions qu’il avait commencé à examiner et des questions qu’il pose en tant que Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Myanmar.

 

S’agissant des prochaines élections nationales, il a demandé aux autorités du Myanmar si les principes fondamentaux en matière d’élections libres et équitables seraient respectés, notamment pour ce qui est du droit de vote de chacun quelles que soient sa race, son appartenance ethnique ou sa religion.  Il a aussi demandé si les lois qui sont maintenant utilisées pour emprisonner ceux qui critiquent pacifiquement l'armée continueront d'être appliquées ou si les journalistes pourront faire leur travail librement et sans crainte de représailles.

 

M. Andrews a ensuite regretté que l’Appel à un cessez-le-feu lancé par le Secrétaire général de l’ONU ait été ignoré jusqu’à aujourd’hui au Myanmar.  Les ravages de la guerre sont particulièrement lourds et s'intensifient quotidiennement dans l'État Rakhine, causant un nombre croissant de victimes civiles et de déplacements, a constaté le Rapporteur spécial.  Pendant ce temps, des centaines de milliers de Rohingyas sont contraints de vivre dans des conditions déplorables dans des camps de personnes déplacées ou dans des villages, sans droits fondamentaux, y compris sans la liberté de mouvement. 

 

Le Rapporteur spécial a salué la stratégie nationale qui vise à fermer les camps de personnes déplacées à l’intérieur du pays et qui prévoit le retour volontaire et durable, la réinstallation ou la réintégration locale des personnes déplacées.  Toutefois, M. Andrews a constaté avec regret que le projet pilote dans le cadre de cette nouvelle stratégie ne permet pas la jouissance du droit des personnes déplacées de rentrer chez elles et peut même forcer ces personnes à s’installer dans des terres susceptibles d'être inondées et sans accès aux services de base, notamment aux soins de santé et à l'éducation.  Il s’agit donc d’un retour qui n’est pas volontaire et pas durable, a-t-il insisté, avant de plaider pour la jouissance, par les habitants du Myanmar, de tous leurs droits fondamentaux. 

 

Pays concerné

 

Le Myanmar a déclaré que les autorités du Myanmar souhaitent la paix et le développement durable pour le pays.  Les personnes qui vivent dans les zones de conflit peuvent bénéficier des dividendes de la paix et la stabilité a pu l’emporter, a assuré la délégation du Myanmar.  Les autorités préparent la conférence de la paix prévue pour le mois d’août, a-t-elle ajouté. 

 

La paix et le développement durable sont les deux faces d’une même médaille pour apporter la jouissance des droits et la démocratie dans le pays, a poursuivi la délégation.  Des observateurs pourront assister aux prochaines élections, a-t-elle indiqué.  L’objectif est de tenir des élections libres, justes et transparentes et que le choix de la population soit respecté, a-t-elle souligné. 

 

Aperçu du dialogue

 

Une délégation a déploré les victimes civiles du conflit, notamment les enfants, et a dénoncé les nombreuses allégations de graves violations des droits de l’homme au Myanmar. 

 

Plusieurs délégations ont déploré les attaques répétées à l’encontre des Rohingyas et ont appelé les autorités du Myanmar à permettre l’accès à l’aide humanitaire ainsi qu’un retour des populations chez elles en toute sécurité.  Une délégation a déploré les informations faisant état de nouvelles opérations militaires dans l’État Rakhine. 

 

Le Gouvernement doit respecter le jugement de la Cour internationale de justice et les auteurs de crimes de haine doivent être tenus responsables de leurs actes, ont déclaré plusieurs intervenants.

 

Une délégation a dénoncé l’interruption d’Internet, notamment dans l’État Rakhine, ainsi que les menaces contre les journalistes et les défenseurs des droits de l’homme – des menaces qui entravent la liberté d’expression. 

 

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RDC: Papa Kangafu Vingi Gudubangana "Les Congolais ont marché contre le deal, pour la vérité des urnes à la CENI et contre le faussaire Malonda à la tête de la Commission Électorale Nationale Indépendante " !

RDC: Papa Kangafu Vingi Gudubangana "Les Congolais ont marché contre le deal, pour la vérité des urnes à la CENI et contre le faussaire Malonda à la tête de la Commission Électorale Nationale Indépendante " !

Freddy Mulongo, Réveil FM international

Freddy Mulongo-Kangafu 5.jpg, juil. 2020

Papa Kangafu Vingi Gudubangana est l'un des Congolais actifs en Suisse. Il est l'architecte et préside la plateforme «LeCongoLibre Groupe», regroupant des intellectuels congolais. Il dirige également l’Institut «Eur’Afer», actif dans la pédagogie interculturelle en Suisse alémanique.

Freddy Mulongo-Kangafu Vungi 4 janvier.jpg, juil. 2020

"LeCongoLibre Groupe" s'oppose contre le "principat stalinien installé qui est en déroute" en République démocratique du Congo "qui asphyxie la nation congolaise dans la corruption, fraude et illégalité généralisées.

Freddy Mulongo-Kangafu Vungi 4 janvier 1.jpg, juil. 2020

Depuis la Suisse alémanique, "LeCongoLibre" que préside Papa Kangafu Vingi Gudubangana estime que les marches pacifiques au Congo-Kinshasa sont contre le deal "Tshilombo-Alias Kabila", elles le sont pour la vérité des urnes par la CENI et contre Ronsard Malonda, un expert patenté de la fraude électorale. Les élections au Congo doivent devenir: libres, démocratiques et transparentes. La CENI est devenue une machine des fabrications de faux résultats électoraux.

Freddy Mulongo-Kangafu Vungi 4 janvier 2.jpg, juil. 2020

Le CongoLibre groupe de rappelait que la manifestation de 4 janvier 1959, c'est elle qui nous a acquis l'indépendance le 30 juin 1960. Il faut toujours interroger notre histoire. Après la marche "pacifique" que font les congolais ? Ils sont toujours affamés et se retrouvent chez eux en famille. La corruption bat son plein. Les ressources du pays ne profitent qu'à une poignée d'individus.

Freddy Mulongo-Kangafu 4.jpg, juil. 2020

Des corrompus, fraudeurs, tricheurs sont des "Mopao" et sont encensé par une population qui n'a ni espoir ni rêves. Léon Lobitch Kengo élévé au rang du grand cordon de l’Ordre des héros nationaux Kabila-Lumumba, n'est-ce pas une insulte à notre peuple ? Il faut vraiment expliquer ce que l'on entend par Héros national en RDC car élever des fossoyeurs est un signe de manque de respect à notre peuple.

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samedi 11 juillet 2020

14 juillet 2020: Défilé militaire à huis-clos sur les Champs-Elysées et place Concorde !

  • 14 juillet 2020: Défilé militaire à huis-clos sur les Champs-Elysées et place Concorde !

    Freddy Mulongo, Réveil FM international

    Freddy Mulongo-Elysée 40.jpg, juil. 2020
    Chaque 14 juillet, c’est la même chose, la journée commence tôt pour les militaires. Et pour cause, dès 10h, c’est le traditionnel défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées. En 2020, le célèbre défilé militaire se déroulera à huit clos sur la Place de la Concorde seulement, avec interdiction de se réunir autour des Champs-Elysées pour voir défiler les troupes.

    Il faudra alors être devant sa télévision pour découvrir ce spectacle de 1 heure qui réunit 52 avions, 18 hélicoptères, et 39 troupes militaires réunies autour de la Concorde !

    Le Ministère des Armées a précisé qu'une formation Résilience sera composée d’une part, d’un bloc de personnels soignants des hôpitaux d’instruction des armées (HIA) et de centre médicaux des armées (CMA), et d’autre part d’un bloc de personnel du Service venus en soutien des soignants. Par ailleurs, des élèves de l’école de santé des armées (ESA), des internes praticiens (EVDG) et des élèves de l’école paramédical du personnel des armées (EPPA) seront représentées parmi les écoles présentes.

    Au Programme du défilé du 14 juillet 2020 :

    • 8h30 : fin de la mise en place des troupes sur la place de la Concorde.
    • 10h05 : prise de commandement par le général de brigade Guillaume Bailleux de Marisy, général adjoint engagements auprès du général de corps d’armée Bruno Le Ray, Gouverneur militaire de Paris (GMP), commandant des troupes.
    • 10h45 : arrivée du Président de la République.
      Accueil par le général d’armée François Lecointre, chef d’état-major des armées, accompagné du GMP. Revue des troupes à partir du pont de la Concorde.
    • 10h50 : honneurs rendus au Président de la République, place de la Concorde. Accueil par le Premier ministre, la ministre des Armées, la ministre déléguée en charge de la Mémoire et des Anciens combattants et le chef d‘état-major particulier du Président de la République.
    • 11h00 : animation d'ouverture
      En 2020, l'animation sera un Hommage au général de Gaulle.
      Le traditionnel passage de la Patrouille de France est intégré au tableau initial, puis 13 aéronefs français et britanniques seront rassemblés spécialement pour cet hommage. La participation de la Royal Air Force, avec deux chasseurs de type Typhoon, rappellera la fraternité d’armes avec les Forces aériennes françaises libres créées à Londres en 1940 par l’homme du 18 Juin.
    • Freddy Mulongo-Elysée 1.jpg, juil. 2020
    • 11h15 : le défilé aérien
      Ce défilé des avions sera commandé par le général de division aérienne Laurent Lherbette, commandant en second la défense aérienne et les opérations aériennes. A 305 mètres de haut, 29 appareils défileront sur plus de 7 km depuis la Défense, avec 1 avion allemand. Au programme : A400M Atlas, Casa CN-235, A330 MRTT, Falcon, A400M Atlas allemand, E-3F Awacs, M2000-5, Rafale C, C-135, M2000-5, Rafale B, C-135, M2000-D, Rafale B, ATL2, Falcon 50M, A400M Atlas, C-160, KC-130J, Canadair et DASH Q400.
    11h40 : Défilé des troupes à pied 
    Les hommes et femmes de 39 brigades et écoles miliaires défileront, dont les élèves des Ecoles Militaires nationales, les agents de gendarmeries, Armée de terre, Marine nationale, Service de santé des armées, Cyberdéfense, Police nationale et les les Sapeurs-Pompiers
  • Freddy Mulongo-Elysée 2.jpg, juil. 2020

  • 11h50 : Animation finale d'hommage à la Nation

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RDC : Que veut l'Udps ? N'est-ce pas le même Ronsard Malonda, avocat de la CENI qui avait défendu le Hold-up électoral d'Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba à la Cour Constitutionnelle ?

RDC : Que veut l'Udps ? N'est-ce pas le même Ronsard Malonda, avocat de la CENI qui avait défendu le Hold-up électoral d'Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba à la Cour Constitutionnelle ?

Freddy Mulongo, Réveil FM International


freddy-mulongo-faussaire-tshilombo-3351.jpg, juil. 2020


Personne ne connaît, l'odieux et satanique deal fait nuitamment entre Alias Kabila et Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba. Qu'est-ce que le barbu de Kingakati lui a fait pour le rendre "Zombie" à la tête du Congo ? Le fameux fils Tshisekedi, Monsieur 15% n'est pas en phase avec la volonté du peuple congolais. Le grand voleur du destin de notre peuple n'est qu'un pantin-marionnette. Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba est utilisé comme un rempart et bouclier qui protège celui qui l'a nommé.

Dans la vie, on ne peut pas marcher ensemble lorsqu'on ne regarde pas dans la même direction. La Sainte Bible est claire. On ne peut pas servir deux maîtres à la fois : Dieu et Mammon. On aimera l'un et on haïra l'autre.

Pourquoi l'Udps qui est au pouvoir avec un président nommé se comporte-t-il comme s'il est dans l'opposition ? Bientôt 2 ans, à la tête du Congo, Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba ne s'est jamais rendu au Kasaï pour réconforter des compatriotes revenus de l'Angola dans l'affaire Kamwina Nsapu. 55 voyages pour rien d'Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba ! Où sont des investisseurs tant promis ? Rien ! Sa république des copains-coquins-Bena Mpuka a montré ses limites.

38 ans dans l'opposition sans des projets concrets de transformation de la société congolaise.

Notre dénonciation de Ronsard Malonda n'est pas dans la même lignée que l'Udps qui avec sa manifestation a montré que ce parti n'a pas changé: inciviques, loubards et Wewacrates ont pris ce parti politique à la dérive en otage, fort en gueule mais incapacitaire dans la gestion de la chose publique. Le ministre de l'intérieur, Gilbert Kakonde qui a fait tirer à balles réelles sur des manifestants n'est-il pas de l' Udps ?

L'action désolante de l'Udpisse continue de choquer. Cette femme Udpessienne, qui soulève son pagne, montrant ses jambes et pisse publiquement avec indence sur l'affiche d'Alias Kabila... Udpisse Viva !

Ce n'est pas parce que le fameux Ronsard Malonda est soutenu par des Kimbanguiste qu'il est décrié. Un faussaire, tricheur, fraudeur qu'il soit Mulumba, Mukongo, Muswahili, Mungala doit être dénoncer !

En République démocratique du Congo, nous avons connu un abbé fraudeur : Apollinaire Malu Malu, avec l'élection Louis Michel 2006. Nous avons eu un pasteur tricheur : Daniel Ngoyi Mulunda avec l'élection de 2011.
Le mafieux Corneille Nangaa est un laïc protestant. L'homme de Martini Bodho est une honte.

Or Ronsard Malonda a travaillé avec les trois fraudeurs-tricheurs-faussaires: Malu Malu, Daniel Ngoyi Mulunda et Corneille Nangaa. Ronsard Malonda se vanté d'avoir l'expertise de la fraude électorale. Durant 15 ans, cet individu au visage d'ange qui n'est qu'un démon, a passé son temps dans l'exercice de la fabrication des faux résultats. Ronsard Malonda est un criminel. En janvier 2019, c'est lui qui a été à la Cour Constitutionnelle pour défendre la fabrication des faux résultats d'Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba.
Pourquoi la publication des résultats de la CENI s'est fait à 3h du matin à l'heure où le drapeau congolais ne flotte pas encore sur le territoire du pays ? pourquoi sur le site de la CENI, aucune trace des élections de décembre 2018 ? On joue avec notre peuple.

Ronsard Malonda qui a contribué à la fraude électorale de Tshilombo, veut-il présider la CENI pour le retour d'Alias Kabila ?

Un pays ne se développe pas dans la corruption généralisée des fraudeurs, tricheurs, faussaires... Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba confond la vente des pizzas, où l'on enfarine facilement ses clients et la gestion d'un pays. Ce n'est pas parce qu' on a été Checkuleur en Belgique, que le checkula marchera bien au Congo.

Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba a volé le destin de tout un peuple, avec son deal avec Alias Kabila. Il ne dirige et contrôle rien. Il est incompétent et incapacitaire. Il est devenu le problème du Congo. Voler n'est pas bon. On vole seul pour son ventre et on envoie les enfants des autres au casse-pipe ! Que fait la famille Tshisekedi dans les carrés miniers de Kolwezi au Katanga ? Des voleurs !

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vendredi 10 juillet 2020

LE CONSEIL SE PENCHE SUR LA PROMOTION ET LA PROTECTION DU DROIT À LA LIBERTÉ D'OPINION ET D'EXPRESSION

LE CONSEIL SE PENCHE SUR LA PROMOTION ET LA PROTECTION DU DROIT À LA LIBERTÉ D'OPINION ET D'EXPRESSION


Freddy Mulongo-Conseil des droits de l'homme 21.jpg, juil. 2020

 

 

Il achève également le dialogue sur les sociétés transnationales et les droits de l’homme

 

 

 

Le Conseil des droits de l’homme a entendu, cet après-midi, la présentation du dernier rapport de M. David Kaye, Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression, dont le mandat s’achève.  Il a ensuite engagé avec lui un dialogue auquel ont pris part de nombreuses délégations**.  En début de séance, le Conseil avait auparavant conclu son dialogue, entamé hier, avec la Présidente du Groupe de travail sur la question des droits de l’homme et des sociétés transnationales et autres entreprises, Mme Anita Ramasastry, en entendant les déclarations de quelques organisations non gouvernementales*.

 

Présentant son rapport, M. Kaye a notamment insisté sur le fait que les autorités doivent toujours démontrer la nécessité et la proportionnalité des restrictions qu’elles entendent imposer à la liberté d’opinion et d’expression.  Les gouvernements ne jouissent pas d'un pouvoir discrétionnaire illimité pour imposer ces restrictions : leurs choix dans ce domaine sont bornés par le droit relatif aux droits de l'homme, a rappelé le Rapporteur spécial.

 

S’agissant de son rapport thématique, M. Kaye a noté qu’en période de pandémie, les restrictions illégales à la liberté l'expression menacent la vie et la santé.  Les gouvernements doivent au contraire, face à l’«infodémie» et à la désinformation qui sévissent actuellement, diffuser des informations honnêtes concernant l'évolution de la COVID-19 et les outils pour s’en protéger.  Ils doivent, en même temps, mettre fin à la pratique des fermetures d'Internet et s'abstenir d’attaquer les médias, a recommandé le Rapporteur spécial.  Il a en outre plaidé pour que les pouvoirs publics, plutôt que de sanctionner les discours de haine, les dénoncent publiquement.

 

Après que le Rapporteur spécial eut rendu compte de sa visite en Éthiopie, la délégation de ce pays a fait une déclaration. 

 

Les délégations suivantes ont exercé leur droit de réponse à la fin de la séance : Inde, Éthiopie, Azerbaïdjan, Chine, Cuba, Brésil et Pakistan. 

 

 

Lundi 13 juillet, à partir de 10 heures, le Conseil tiendra sa discussion annuelle sur les droits des femmes. 

 

Les séances de la quarante-quatrième session du Conseil sont retransmises sur le site UN Web TV.

 

 

Fin du dialogue avec le Groupe de travail sur la question des droits de l’homme et des sociétés transnationales et autres entreprises

 

Aperçu du dialogue

 

Plusieurs intervenants de la société civile ont souligné que la corruption sapait les fondements mêmes des institutions et affaiblissait l'état de droit.  Dans un tel contexte, il ne faut pas se contenter de réglementer les entreprises privées ; il faut aussi se pencher sur le rôle des gouvernements, en particulier dans les économies contrôlées par l'État, a-t-il été déclaré.  La corruption est l'un des principaux facteurs qui facilitent la mainmise des entreprises sur l'État en Asie, a-t-on aussi affirmé.  L'industrie minière, en particulier, a été présentée comme un secteur mal réglementé et rongé par la corruption. 

 

Les effets de la COVID-19 sur les travailleurs migrants ont été jugés particulièrement inquiétants : des gouvernements et entreprises se sont soustraits à leurs responsabilités, avec pour effet de laisser des travailleurs migrants bloqués dans leur pays d'accueil, a-t-il été rappelé. 

 

*Liste des intervenants : Forum asiatique pour les droits de l'homme et le développement, Institute for NGO Research, Société pour les peuples menacésInstitut International pour les Droits et le Développement, China Society for Human Rights Studies (CSHRS), Iraqi Development Organization.

 

Réponses et conclusion de la Présidente du Groupe de travail

 

MME ANITA RAMASASTRY a déclaré que les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme fournissent un cadre pour aider tous les acteurs – États, entreprises et société civile – à défendre les droits de l’homme.  Il n’en reste pas moins qu’il demeure de la responsabilité explicite des gouvernements de faire respecter les droits de l’homme.  Les Principes, qui sont d’application volontaire, font partie du « paquet » composé également des traités, conventions et autres règlements ayant force de loi, a souligné la Présidente du Groupe de travail. 

 

Mme Ramasastry a précisé que le Groupe de travail mettait l’accent non seulement sur les acteurs étatiques coupables de corruption, mais aussi sur la corruption des entreprises, avec ses effets sur les droits de l’homme. 

 

Dialogue avec le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression

 

Présentation du rapport

 

Le Conseil était saisi du dernier rapport de M. DAVID KAYE, Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression (A/HRC/44/49), intitulé « Pandémies et liberté d’opinion et d’expression ».  Un additif au rapport traite de la visite du Rapporteur spécial en Éthiopie (Add.1)

 

S’agissant du rapport thématique, M. Kaye a noté qu’en période de pandémie, les restrictions illégales à la liberté d'expression menacent la vie et la santé.  Des personnes sont en effet mortes parce que des gouvernements ont menti, caché des informations, détenu des journalistes, n'ont pas été à l'écoute de la population, s’agissant de la nature de la menace, et ont criminalisé des individus en arguant qu’ils diffusaient de fausses informations.

 

Le Rapporteur spécial a indiqué que son rapport insiste sur la nécessité pour les gouvernements de partager un maximum d'informations concernant l'évolution de la COVID-19 et les outils pour s’en protéger.  En outre, les gouvernements doivent en tout temps – pendant comme avant la pandémie – non seulement mettre fin à la pratique des fermetures d'Internet, mais aussi s'abstenir d’attaquer les médias et libérer les journalistes détenus. 

 

Le Rapporteur spécial a aussi noté que les gouvernements pourraient être tentés de combattre la désinformation en matière de santé publique (que l’OMS qualifie d'« infodémie ») par des mesures sévères étant donné le tort qu’elle peut causer.  Or, a mis en garde M. Kaye, les sanctions, si elles peuvent remédier à certaines désinformations, limitent également la volonté des gens de partager des informations utiles. 

 

D’autre part, les tests, la recherche des contacts et la notification sont aujourd’hui essentiels pour contrôler la propagation de la maladie, a reconnu l’expert ; mais toute mesure de surveillance doit être conforme aux normes de nécessité et de proportionnalité et ne doit jamais être utilisée pour criminaliser des individus, a-t-il insisté.

 

Rendant compte de sa visite en Éthiopie, M. Kaye a relevé que le Gouvernement actuel avait libéré les journalistes, les militants politiques et les défenseurs des droits de l'homme détenus arbitrairement par le gouvernement précédent et s’était engagé à éviter la surveillance illégale du passé.  Le Gouvernement a aussi commencé à réformer le cadre juridique régissant les médias et le travail de l'Autorité de diffusion, pour créer un environnement favorable aux médias indépendants, a ajouté le Rapporteur spécial.

 

Mais les dernières semaines ont mis en évidence les risques posés par certaines forces sociales et politiques en Éthiopie, a poursuivi M. Kaye.  Il s’est dit très préoccupé par l’assassinat, fin juin, du chanteur populaire Hachalu Hundessa.  Il a recommandé que le Gouvernement réduise les tensions en construisant un environnement protecteur de la liberté d'expression, notamment en veillant à ce que la nouvelle proclamation sur la prévention et la suppression des discours de haine et de la désinformation, critiquée dans le rapport, n'exacerbe pas les tensions. 

 

Pour conclure, M. Kaye, dont le mandat de Rapporteur spécial s’achève, a insisté sur le fait que les autorités doivent toujours démontrer la nécessité et la proportionnalité des restrictions qu’elles entendent imposer à la liberté d’opinion et d’expression.  Les gouvernements ne jouissent pas d'un pouvoir discrétionnaire illimité pour imposer des restrictions : leurs choix dans ce domaine sont bornés par le droit relatif aux droits de l'homme.

 

Il est impossible, d'ignorer le fait que les gouvernements ne respectent pas ces normes, a regretté le Rapporteur spécial, citant des violations commises par l'Arabie saoudite, le Bélarus, la Chine, l'Inde, la Turquie et l'Égypte.

 

Pays concerné

 

Le représentant de l’Éthiopie a indiqué que ces deux dernières années, son pays avait entrepris des réformes audacieuses ayant conduit à l'élargissement de l'espace démocratique et politique et donné aux citoyens la possibilité de s'impliquer dans les affaires du pays.  Outre des mesures législatives favorables à la liberté des médias et à l'accès à l'information, le Gouvernement a ainsi autorisé l'accès à plus de 246 sites web et chaînes de télévision, y compris des organes d'information et des blogs qui étaient auparavant bloqués en raison de leur contenu politique. 

 

Malgré toutes ces mesures de réforme, les discours de haine et la désinformation ont augmenté, a poursuivi le représentant.  En conséquence, le Conseil consultatif pour la justice et les affaires juridiques a rédigé une proclamation visant à mettre en garde contre les discours de haine et la désinformation par divers moyens, a-t-il indiqué.

 

Le représentant a par ailleurs mis en garde contre toute référence à de prétendus « affrontements interethniques » en Éthiopie :  il ne faut pas exagérer inutilement quelques incidents localisés, à l’initiative de groupes mécontents déterminés à perturber les réformes actuellement en cours et à perpétuer les tensions politiques dans le pays, a-t-il déclaré. 

 

Aperçu du dialogue

 

Il a été rappelé que le respect de la liberté d'opinion et d'expression est une condition de la protection et de la promotion de tous les droits de l'homme.  Le respect de ce droit permet aux journalistes et autres travailleurs des médias, aux défenseurs des droits de l'homme et aux organisations de la société civile, entre autres, de fournir les informations dont nous avons besoin pour protéger la démocratie, lutter contre la corruption, participer efficacement à la vie publique et veiller à ce que les pratiques commerciales respectent les droits de l'homme, a-t-il été souligné. 

 

Des délégations ont insisté sur le fait que la liberté d'opinion et d'expression en ligne et hors ligne – qui comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de communiquer des informations – est essentielle pour lutter contre la crise sanitaire et économique mondiale actuelle.  Elles ont dit partager la préoccupation du Rapporteur spécial selon laquelle les efforts déployés pour lutter contre la pandémie de COVID-19 ne répondent pas toujours aux normes de légalité, de nécessité, de proportionnalité et de non-discrimination.

 

Plusieurs délégations ont fait part de leur préoccupation devant l’«infodémie» qui se répand par le biais des médias numériques et des réseaux sociaux et sous-tendue par «des intérêts politiques clairs».  Le Rapporteur spécial a été prié de s’intéresser à ce qui se passe sur ces réseaux électroniques et sociaux par lesquels se répand la désinformation, de même qu’aux dérives possibles des lois contre les fausses nouvelles.

 

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a dit combattre la désinformation en matière de santé publique en produisant des supports pédagogiques et des fiches d’information sur la «désinfodémie» entourant la COVID-19, entre autres initiatives.

 

Il a été rappelé, également, que la liberté d’expression et d’opinion ne doit pas servir de justification à la diffusion de fausses nouvelles, de discours de haine ou à l'incitation à la haine et à la violence, mais doivent être exercés avec la plus grande responsabilité, dans l'intérêt d'une paix et d'une sécurité durables, et en particulier en cette période difficile de pandémie. 

 

Une autre délégation a regretté que, même dans la situation actuelle où il importe de sauver des vies, certains États reproduisent leurs attaques sans fondement contre d’autres pays et organisations internationales, en essayant de leur faire porter l'entière responsabilité de la crise épidémiologique actuelle.  Cela se fait souvent par la diffusion d'informations sciemment fausses sur les mesures prises dans le cadre de la lutte contre la COVID-19, a dit cette délégation. 

 

Un autre intervenant a dénoncé les « avalanches d'informations » mensongères diffusées contre son pays par des plateformes numériques basées et financées dans un pays tiers. 

 

Des violations de la liberté d’expression et des droits des journalistes ont en outre été dénoncées dans plusieurs pays et dans des régions sous occupation.

 

Une ONG a fait remarquer que le coronavirus était apparu dans un contexte déjà marqué par la censure et le dénigrement de la dissidence ou de l'opposition politique.  Trop d'États ont pris le mauvais chemin et ont profité de la pandémie pour intensifier la répression de la liberté d'expression : d’arrestations massives de journalistes en blocages d'Internet, l’ONG a dit craindre que le virus ne soit devenu un « agent pathogène de la répression », pour reprendre une expression du Rapporteur spécial. 

 

Enfin, une ONG a constaté avec inquiétude que de nombreux gouvernements ou employeurs interdisent aux personnels de santé d'exprimer leurs préoccupations, notamment en ce qui concerne le manque d'équipements de protection et les conditions de travail dangereuses.

 

Certaines délégations ont dénoncé ce qu’elles ont qualifié d’«affirmations dangereuses» voire d’accusations infondées de la part du Rapporteur spécial.

 

Réponses et conclusion du Rapporteur spécial

 

Le risque de désinformation existe toujours et il y aura toujours des personnes pour refuser de croire les pouvoirs publics, a affirmé M. KAYE.  Contre la désinformation sur la COVID-19, le Rapporteur spécial a donc recommandé que les États jouent un « rôle proactif » en donnant au public des informations honnêtes et en évitant de cacher certains éléments.  L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), bien avant cette pandémie, avait mis en garde les gouvernements quant à l’importance d’écouter le public et, le cas échéant, de corriger les fausses informations, a-t-il relevé.  Internet et les médias doivent être disponibles pour diffuser ces informations, a-t-il ajouté. 

 

Pour ce qui est de la lutte contre la diffusion de fausses informations en ligne, il serait utile de réfléchir à la manière d’imposer des obligations de transparence aux entreprises de médias sociaux, a recommandé M. Kaye.  Il a plaidé pour que les pouvoirs publics, plutôt que de sanctionner les discours de haine, les dénoncent publiquement.

 

M. Kaye a demandé à l’Inde de s’abstenir de couper l’accès à Internet et d’inviter son successeur (c’est-à-dire le prochain Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression) à se rendre dans le pays.  S’agissant de la Chine – dont il a salué par ailleurs les progrès dans le domaine économique et social –, le Rapporteur spécial a fait observer que certaines informations, et même certains mots, sont interdits dans les médias de ce pays. 

 

M. Kaye a également déploré l’impunité dont bénéficient encore les auteurs de crimes contre des journalistes.  Il a insisté sur l’obligation qu’ont les gouvernements de prouver que les restrictions qu’ils entendent imposer à la liberté d’expression respectent bien les critères de légalité, de nécessité et de proportionnalité.  L’expert s’est enfin dit préoccupé par les attaques, dans certains pays, contre les artistes et contre les personnes LGBTI qui s’expriment publiquement.

 

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jeudi 9 juillet 2020

LE CONSEIL DÉBAT DES SOCIÉTÉS TRANSNATIONALES ET DES DROITS DE L’HOMME, AINSI QUE DE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE

LE CONSEIL DÉBAT DES SOCIÉTÉS TRANSNATIONALES ET DES DROITS DE L’HOMME, AINSI QUE DE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE


Freddy Mulongo-Conseil des droits de l'homme 20.jpg, juil. 2020

 

 

Il achève également son dialogue avec l’Expert indépendant sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre

 

 

 

Cet après-midi, le Conseil des droits de l’homme a entendu la présentation des rapports de l’Expert indépendant sur les droits de l’homme et la solidarité internationale, M. Obiora Chinedu Okafor, et de la Présidente du Groupe de travail sur la question des droits de l’homme et des sociétés transnationales et autres entreprises, Mme Anita Ramasastry – deux titulaires de mandat avec lesquels il a ensuite eu un dialogue.  Auparavant, le Conseil a entendu plusieurs délégations* achever le débat avec l’Expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination en raison de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre, M. Victor Madrigal-Borloz, qui a une nouvelle fois appelé à l’éradication de la « thérapie de conversion ».

 

Présentant son rapport, M. Okafor a estimé que la pandémie de COVID-19 avait mis en évidence notre vulnérabilité mutuelle, une réalité qui souligne la nécessité d'intensifier la solidarité et la coopération internationales pour optimiser la jouissance des droits de l'homme.  Il a notamment plaidé pour un financement international et pour des transferts de technologie afin d’aider les pays en développement à s'adapter au changement climatique. 

 

L’Expert indépendant a également rendu compte de sa visite au Qatar.  Ce pays a fait une déclaration avant que les délégations** n’engagent le dialogue avec M. Okafor.

 

Présentant le rapport du Groupe de travail qu’elle préside, Mme Ramasastry a notamment insisté sur la nécessité pour les États de garantir que les entreprises préviennent activement la corruption et veillent au respect des droits de l'homme, comme le préconisent les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme.  Elle a ensuite rendu compte de ses visites en Géorgie et au Honduras.  Ces deux pays ont fait des déclarations avant que les délégations*** n’entament avec Mme Ramasastry un dialogue qui se poursuivra demain après-midi. 

 

En fin de séance, l’Iran, le Brésil, le Burkina Faso, l’Arabie saoudite et le Mexique ont exercé leur droit de réponse.

 

 

Demain matin à 10 heures, le Conseil continuera le dialogue engagé ce matin avec le Rapporteur spécial sur les droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’association, avant d’examiner le rapport de la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme au Bélarus.

 

Les séances de la quarante-quatrième session du Conseil sont retransmises sur le site UN Web TV.

 

 

Fin du dialogue avec l’Expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre

 

Aperçu du dialogue

 

Une délégation a souligné que la pandémie de COVID-19 touche toutes les régions et représente une menace pour la population, plus particulièrement les groupes les plus marginalisés comme la communauté LGBTI, victime de multiples discriminations. 

 

Ont par ailleurs été dénoncées les violences à l’encontre des personnes LGTBI et plusieurs intervenants se sont inquiétés des thérapies de conversion – en particulier lorsqu’elles visent des enfants – et les ont condamnées.  Une organisation a expliqué que ce type de thérapie pouvait s’apparenter à un traitement cruel, inhumain et dégradant et être la cause de suicides.  Cette thérapie est une forme de discrimination, a-t-il été affirmé.  Certains pays ont indiqué avoir interdit de telles pratiques. 

 

L’homophobie et la transphobie sont considérées comme une forme de racisme, a souligné une délégation.  Ont par ailleurs été présentées des mesures prises au niveau national pour protéger les personnes LGBTI.

 

Réponses et conclusion de l’Expert indépendant

 

M. VICTOR MADRIGAL-BORLOZ a précisé que son rapport se basait sur des réponses reçues des États et de la société civile ainsi que des personnes qui ont subi des violences fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre.  Il permet d’assurer une visibilité aux souffrances auxquelles sont confrontés les membres de la communauté LGBTI. 

 

M. Madrigal-Borloz a indiqué que son mandat visait à déconstruire la violence basée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre en s’appuyant sur les idées de «dépathologisation» et de dépénalisation.  L’Expert indépendant a de nouveau plaidé pour une éradication mondiale – par interdiction – de la pratique de la « thérapie de conversion ».  Il a rappelé que les thérapies de conversion sont inhumaines, cruelles et dégradantes et peuvent s’apparenter à de la torture.  Il faut un engagement politique pour mettre fin à cette pratique, a-t-il insisté, appelant à une coalition mondiale pour s’attaquer à ce défi. 

 

M. Madrigal-Borloz a regretté que le présent dialogue se soit étendu sur plusieurs jours, ce qui a empêché beaucoup de membres de la société civile d’y participer.  Il a affirmé ne pas comprendre la raison d’être de cette situation.  Beaucoup de gens se sont investis pour proposer leur contribution et se sont vus empêchés de parler en raison de cette organisation des choses, a-t-il insisté. 

 

*Liste des intervenants : Malte, Brésil, Géorgie, Islande, Italie, Stichting CHOICE for Youth and SexualityFederatie van Nederlandse Verenigingen tot Integratie Van Homoseksualoteit, Association lesbienne et gay internationale - Europe, Asociacion HazteOir.orgInternational Lesbian and Gay AssociationSwedish Federation of Lesbian, Gay, Bisexual and Transgender Rights, Right Livelihood Award Foundation, et International Humanist and Ethical Union.

 

Dialogue avec l’Expert indépendant sur les droits de l'homme et la solidarité internationale

 

Présentation du rapport

 

Le Conseil était saisi du rapport de M. OBIORA CHINEDU OKAFOR, Expert indépendant sur les droits de l'homme et la solidarité internationale (A/HRC/44/44), intitulé « Solidarité internationale et changements climatiques ».  Un additif au rapport relate la visite de l’Expert indépendant au Qatar en septembre 2019 (Add.1).

 

Présentant son rapport thématique, M. Okafor a indiqué qu’il était nécessaire et urgent d'apporter un soutien beaucoup plus important aux États et aux peuples les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète.  Il faut un engagement en faveur de la justice par-delà les frontières internationales, ainsi qu’un financement international et des transferts de technologie pour aider les pays en développement à s'adapter au changement climatique, a-t-il affirmé. 

 

L’Expert indépendant a estimé que la pandémie de COVID-19 avait mis en évidence notre interconnexion en tant qu'êtres humains et en tant que sociétés, de même que la profondeur de notre vulnérabilité mutuelle.  Cette réalité souligne avec force l'absolue nécessité d'intensifier la solidarité et la coopération internationales, entre les acteurs tant étatiques que non étatiques, si l'on veut optimiser la jouissance des droits de l'homme dans le monde entier, a déclaré M. Okafor. 

 

Rendant compte de sa visite au Qatar, l’Expert indépendant a affirmé que ce pays avait pris d'importantes mesures pour remédier à de nombreuses inégalités touchant la population des travailleurs migrants, mais qu’il devrait redoubler d'efforts pour atteindre les Objectifs de développement durable et pour prendre en compte le changement climatique dans ses pratiques de développement.  M. Okafor a souligné l’appui robuste accordé par le Qatar à la coopération internationale.

 

Pays concerné

 

Le représentant du Qatar a remercié M. Okafor de sa visite et de son rapport qui rappelle les mesures positives prises par le Gouvernement pour favoriser la solidarité et la coopération internationales.  Le Qatar est le premier pays du Golfe à avoir lancé des invitations ouvertes aux mécanismes du Conseil des droits de l’homme, a rappelé le représentant.  Il a évoqué d’autres mesures prises par le pays pour remédier aux effets négatifs du changement climatique et pour contribuer à la réalisation des Objectifs de développement durable par le biais de l’aide internationale.  S’agissant des droits des migrants, le représentant qatarien a fait savoir que la kafala avait été abolie pour être remplacée par un régime de contrat.

 

Aperçu du débat

 

Plusieurs délégations ont souligné que la solidarité internationale était plus que jamais nécessaire dans le contexte de la lutte contre la pandémie de COVID-19, afin, notamment, de favoriser la production de médicaments et l’aide technique aux États.  Une délégation a insisté sur les effets délétères, dans un tel contexte, des sanctions économiques et autres mesures coercitives unilatérales.

 

Un groupe de pays a recommandé de dédommager les populations qui ne sont pas responsables du changement climatique mais qui en subissent le plus durement les effets – le « principe de responsabilité commune mais différenciée » ayant été évoqué à ce propos.  Il a été souligné que les femmes subissent des répercussions comparativement plus graves du changement climatique. 

 

Le retrait des États-Unis – pourtant un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre – de l’Accord de Paris a été critiqué comme étant clairement contraire à la solidarité internationale. 

 

Certaines délégations ont cité les initiatives prises par leurs pays pour donner effet à la solidarité internationale, mentionnant notamment la mise à disposition de personnels médicaux pour les pays touchés par la COVID-19.

 

Une délégation a demandé à l’Expert indépendant ce qui pouvait être fait de plus pour protéger les défenseurs des droits de l’homme quand les États ne respectent pas leur devoir de protection envers eux, voire quand les États eux-mêmes sont responsables des violations des droits humains de ces personnes. 

 

Une ONG a estimé que les débats devraient se concentrer sur la protection des territoires indigènes et des ressources naturelles adjacentes : les peuples autochtones ne sont pas seulement victimes du changement climatique, a souligné l’organisation, mais aussi des agents du changement ; et leurs modes de vie apportent des enseignements importants au modèle économique dominant.

 

Une autre organisation a appelé la communauté internationale à respecter son devoir de solidarité envers les peuples palestinien et yéménite.

 

Réponses et conclusion de l’Expert indépendant

 

M. OKAFOR a jugé essentiel de redoubler de solidarité dans le contexte actuel de pandémie, a-t-il affirmé.  Il a d’autre part insisté sur les responsabilités «communes mais différenciées» qui doivent effectivement être assumées en raison des asymétries qui marquent notre monde – asymétries dans les effets subis mais aussi dans agents causals du changement climatique.

 

M. Okafor a par ailleurs plaidé en faveur d’une assistance financière et de transferts de technologie pour aider les plus pauvres à s’adapter aux changements climatiques.  La création de coalitions transnationales entre acteurs non étatiques est une autre dimension de la solidarité internationale, a-t-il en outre rappelé.

 

L’Expert indépendant a enfin mis en avant le rôle indispensable du Rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l’homme, parallèlement aux activités des tribunaux et de la société civile. 

 

**Liste des intervenants : Union européenne, Burkina Faso (au nom du Groupe africain), ONU Femmes, Saint-Siège, Togo, Cuba, Fédération de Russie, Djibouti, Angola, Libye, Chine, Équateur, Malaisie, Venezuela, Tunisie, Philippines, Jordanie, Indonésie, Maroc, Iraq, Égypte, Nigéria, Bahamas, Algérie, Tchad, EarthjusticeTerra de DireitosAssociazione Comunita Papa Giovanni XXIIIChina Society for Human Rights StudiesConselho Indigenista MissionárioInternational Youth and Student Movement for the United NationsSouth Youth OrganizationAmericans for Democracy and Human Rights in Bahrain Inc.Iraqi Development Organization et Institut international pour les droits et le développement.

 

Dialogue avec le Groupe de travail sur les sociétés transnationales

 

Présentation du rapport

 

Le Conseil était saisi du rapport thématique du Groupe de travail sur la question des droits de l’homme et des sociétés transnationales et autres entreprises (A/HRC/44/43, version préliminaire en anglais), accompagné d’additifs relatifs, notamment, aux visites du Groupe de travail en Géorgie (Add.1) et au Honduras (Add.2).

 

Présentant ce rapport, MME ANITA RAMASASTRY, Présidente du Groupe de travail, a indiqué qu’il se concentrait sur la manière dont le programme sur les entreprises et les droits de l'homme et les efforts de lutte contre la corruption, lorsqu'ils sont liés, peuvent améliorer le respect des droits de l'homme.  Le Groupe de travail souligne la nécessité pour les États de garantir que les entreprises préviennent activement la corruption et veillent au respect des droits de l'homme, comme le préconisent les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme

 

La pandémie montre que la corruption liée à l'activité des entreprises peut avoir de graves répercussions sur les droits de l'homme, a observé la Présidente du Groupe de travail.  Les gouvernements qui cherchent à obtenir des médicaments essentiels pour traiter les patients atteints de la COVID-19 doivent en même temps se prémunir contre la fraude et la corruption dans les chaînes d'approvisionnement des soins de santé. 

 

Le Groupe de travail, qui s'est rendu en Géorgie en avril 2019, est encouragé par les efforts déployés dans ce pays pour appliquer les Principes directeurs et par l'inclusion d'un chapitre sur les entreprises et les droits de l'homme dans le plan d'action national sur les droits de l'homme 2018-2020, a poursuivi Mme Ramasastry.  Toutefois, le Groupe de travail a observé que les politiques économiques de la Géorgie consistent toujours à attirer les investissements, sans que l'on attende clairement des entreprises qu'elles respectent les droits de l'homme par le biais de processus de diligence raisonnable. 

 

Pour ce qui concerne le Honduras, où il s'est rendu en août 2019, le Groupe de travail a aussi salué l'engagement du Gouvernement hondurien à appliquer les Principes directeurs, a indiqué la Présidente du Groupe.  Mais l'absence d'un cadre juridique et institutionnel solide pour la protection contre les violations des droits de l'homme liées aux entreprises reste un problème majeur, a-t-elle ajouté.  En outre, des acteurs de la société civile et des représentants du secteur privé ont affirmé que la corruption généralisée avait érodé la confiance dans les institutions publiques et entravé une croissance économique saine et durable.

 

Pays concernés

 

La délégation de la Géorgie a remercié le Groupe de travail de sa visite, pendant laquelle des réunions fructueuses ont eu lieu avec plusieurs interlocuteurs.  Le Gouvernement géorgien va se doter d’une nouvelle stratégie sur les droits de l’homme couvrant également les activités des entreprises – une sensibilisation aux Principes directeurs est à l’étude – tandis que des mesures de protection des travailleurs handicapés sont prévues, a ajouté la délégation.  Le Code du travail contient plusieurs dispositions relatives au recours en justice, a-t-elle en outre indiqué.  Elle a enfin fait état d’une forte baisse des accidents de travail – y compris la contamination à la COVID-19 – grâce à la vigilance du service d’inspection du travail.

 

Le Honduras a remercié le Groupe de travail de son rapport, dont il a dit apprécier les recommandations, qui constituent un guide pour la mise en œuvre des Principes directeurs.  Le Honduras avait invité le Groupe de travail en mai 2019 en signe d'ouverture aux mécanismes spéciaux des Nations Unies, a rappelé la délégation hondurienne.  Elle a en outre fait savoir qu’en vertu d’un accord entre le Secrétariat hondurien aux droits de l'homme et le Haut-Commissariat aux droits de l'homme, un nouveau bureau sur les entreprises et les droits de l'homme avait été créé.  La délégation a par ailleurs remercié l'Union européenne de son soutien à travers le programme Proderechos, destiné à encourager l’application des Principes directeurs. 

 

Aperçu du débat

 

Il faut prévenir l’impact de la corruption sur les droits de l’homme, ont plaidé plusieurs délégations, soulignant que l'impact négatif de la corruption sur la jouissance des droits de l'homme est indéniable.  La corruption est un fléau mondial qui a une incidence pour l’ensemble de la population mondiale et qui touche aussi bien les pays développés que ceux en voie de développement, a-t-il été rappelé. 

 

Des délégations ont dit soutenir l'approche de la lutte contre la corruption fondée sur les droits de l'homme, telle que préconisée dans le rapport du Groupe de travail.  Une délégation a constaté avec satisfaction que le Groupe de travail était devenu expert dans l’application des Principes directeurs.  Elle a ajouté que la pandémie de COVID-19 avait révélé la nécessité d'organiser les chaînes d'approvisionnement mondiales d'une manière qui soit centrée sur l'homme et qui soit respectueuse de l'environnement et des normes internationales. 

 

Les sociétés transnationales ont été appelées à respecter les recommandations du Groupe de travail. 

 

Il a en outre été rappelé que la corruption minait les institutions démocratiques, ralentissait le développement économique et contribuait à l'instabilité administrative.  Le Groupe de travail a été prié de dire s’il entrevoit une possibilité d'élaborer un outil destiné aux entreprises opérant à l'étranger, équivalent au guide de bonnes pratiques associé à la Convention sur la lutte contre la corruption d'agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE).

 

Réponses de la Présidente du Groupe de travail

 

MME RAMASASTRY a plaidé pour que les plans de sauvetage des entreprises par les pouvoirs publics soient assortis de conditions très strictes relatives aux droits de l’homme et à l’application des Principes directeurs des Nations Unies. 

 

La Présidente du Groupe de travail a déclaré que le Groupe était prêt à proposer aux entreprises des mesures très concrètes pour lutter contre la corruption et améliorer la promotion et la protection des droits de l’homme. 

 

Il relève de la responsabilité des entreprises de contribuer aux Objectifs de développement durable et de n’infliger aucun dommage aux personnes – ou, dans le cas contraire, d’y remédier –, a conclu Mme Ramasastry. 

 

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LE CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME SE PENCHE SUR LA PROTECTION DES DROITS DES PERSONNES HANDICAPÉES FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

LE CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME SE PENCHE SUR LA PROTECTION DES DROITS DES PERSONNES HANDICAPÉES FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES



 Freddy Mulongo-Conseil des droits de l'homme 131.jpg, juil. 2020

 

Il poursuit son dialogue avec l’Expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre

 

 

 

Le Conseil des droits de l’homme a tenu, cet après-midi, une réunion-débat consacrée aux droits des personnes handicapées dans le contexte des changements climatiques. De nombreuses délégations** ont ensuite poursuivi le dialogue engagé hier après-midi avec l’Expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, M. Victor Madrigal-Borloz.

 

Présentant la réunion-débat de cet après-midi, Mme Nada Al-Nashif, Haute-Commissaire adjointe aux droits de l’homme, a fait remarquer que les personnes handicapées risquent de subir les effets du changement climatique différemment et plus gravement que d'autres.  Elle a ajouté qu’une action en faveur du climat véritablement inclusive dépendait de la participation des personnes handicapées et des organisations qui les représentent.

 

La réunion-débat a compté avec la participation des panélistes suivants : Mme Catalina Devandas Aguilar, Rapporteuse spéciale sur les droits des personnes handicapées ; Mme Amalia A. Decena, Présidente de l’association Handicapables (Cagayan, Philippines) ; M. Sébastien Jodoin, professeur assistant à la faculté de droit de l’Université McGill (Canada) ; Mme Deborah Iyute Oyuu, chargée de programmes à l’Union nationale des personnes handicapées de l’Ouganda.

 

Pendant la discussion, à laquelle ont participé de nombreuses délégations*, il a été relevé que les changements climatiques avaient des répercussions disproportionnées sur les personnes handicapées. Une délégation a fait observer que 80% des personnes handicapées ne seraient pas évacuables en cas de catastrophe naturelle.  Au nombre des mesures à prendre, a notamment été soulignée la nécessité d’assurer la participation régulière des personnes handicapées aux exercices de préparation aux situations d'urgence, de manière à prévenir ou minimiser les risques et dommages pour ces personnes. De même, des infrastructures physiques aménagées en fonction des besoins des personnes handicapées amélioreraient les chances de sécurité et de survie, a-t-il été relevé. Il a été recommandé d’interdire par la loi toute forme de discrimination fondée sur le handicap, ainsi que le refus d'aménagement raisonnable.

 

En fin de séance, l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont exercé leur droit de réponse.

 

 

Demain matin, à 10 heures, le Conseil doit achever le débat ouvert ce matin avec la Rapporteuse spéciale sur les droits des personnes déplacées à l’intérieur de leur pays. Le Conseil examinera tiendra ensuite ses dialogues avec la Rapporteuse spéciale sur les exécutions extrajudiciaires et avec le Rapporteur spécial sur les droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d'association. Il doit par ailleurs achever dans l’après-midi son dialogue avec M. Madrigal-Borloz.

 

Les séances de la quarante-quatrième session du Conseil sont retransmises sur le site UN Web TV.

 

 

Réunion-débat : promotion et protection des droits des personnes handicapées dans le contexte des changements climatiques

 

Le Conseil était saisi d’une Étude analytique sur la promotion et la protection des droits des personnes handicapées dans le contexte des changements climatiques, réalisée par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (A/HRC/44/30).

 

Remarques d’introduction

 

La réunion-débat a été ouverte par M. JURAJ PODHORSKÝ, Vice-Président du Conseil des droits de l’homme.

 

MME NADA AL-NASHIF, Haute-Commissaire adjointe aux droits de l’homme, a rappelé que les personnes handicapées représentent 15 % de la population mondiale, soit environ un milliard d'individus qui pourraient subir les effets du changement climatique différemment et plus gravement que d'autres. 

 

L'augmentation des températures et du niveau de la mer, les inondations et les glissements de terrain, la perte de biodiversité et les événements climatiques extrêmes de plus en plus fréquents compromettent l’accès des personnes handicapées à l'alimentation et à la nutrition, à l'eau potable et à l'assainissement, aux services de soins de santé et aux médicaments, à l'éducation et à la formation, à un logement adéquat et à un travail décent, a poursuivi la Haute-Commissaire adjointe.

 

Il est clair qu’une action en faveur du climat véritablement inclusive dépend de la participation des personnes handicapées et des organisations qui les représentent. Cette approche fondée sur les droits de l’homme, appliquée aux mesures pour faire face au changement climatique, contribue à une action plus efficace et, en fin de compte, plus durable, a souligné Mme Al-Nashif, avant de fournir des exemples de l’application de cette approche dans plusieurs pays.

 

Après la pandémie de COVID-19, il sera impossible de faire comme si rien ne s’était pas passé et le slogan « reconstruire en mieux » ne devra pas rester lettre morte, a affirmé la Haute-Commissaire adjointe. Dans le cadre des mesures prises au titre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, Mme Al-Nashif a recommandé aux États de veiller à ce que leurs efforts tiennent compte du handicap et soient fondés sur les droits.

 

Exposés des panélistes

 

MME CATALINA DEVANDAS-AGUILAR, Rapporteuse spéciale sur les droits des personnes handicapées, a déclaré que l'une des principales menaces qui pèsent sur l'humanité, à savoir le réchauffement climatique, affecte de manière disproportionnée les personnes handicapées, qui courent un risque élevé d'être laissées pour compte en cas d'urgence, de catastrophe naturelle, de déplacement interne ou de migration, en raison d'obstacles structurels tels que le manque d'accessibilité et la pauvreté. Cependant, les personnes handicapées ont été largement absentes dans les discussions sur ces questions et peu d’études s’intéressent à l’impact des changements climatiques sur leurs droits.

 

La discrimination multiple et intersectionnelle peut rendre certaines personnes handicapées plus vulnérables aux effets néfastes du changement climatique et donc à la restriction de leurs droits, a poursuivi la Rapporteuse spéciale.  Le changement climatique peut sérieusement affecter leur accès à l’alimentation, à l'eau et à l'assainissement, à la santé, à un logement convenable, ou encore à un travail décent, a-t-elle précisé.

 

L’article 11 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées impose pourtant aux États parties de prendre toutes les mesures nécessaires pour «assurer la protection et la sûreté des personnes handicapées dans les situations de risque, y compris les conflits armés, les crises humanitaires et les catastrophes naturelles», a rappelé Mme Devandas-Aguilar.  Cette disposition est essentielle pour garantir que l'ensemble du cycle politique relatif au changement climatique – de la prévention et la planification à la réponse et à l’évaluation – soit inclusif et tienne compte des droits des personnes handicapées, a-t-elle ajouté.

 

Il faut donc adopter une approche fondée sur les droits de l'homme. Cette approche exige de reconnaître toutes les personnes handicapées en tant que titulaires de droits, a souligné la Rapporteuse spéciale. Il faut également s’assurer de la participation active et de la consultation des personnes handicapées et de leurs organisations représentatives dans la planification de l'action climatique et dans les processus de prise de décision et d'examen.

 

Nous devons reconnaître que le changement climatique et ses effets néfastes ne sont pas un accident de la nature, mais le résultat de décisions prises par des êtres humains, a insisté Mme Devandas-Aguilar.  Nous devons donc reconnaître que des actions nouvelles et différentes doivent être prises, a-t-elle ajouté. Le défi des environnements changeants dus à des phénomènes comme le changement climatique ou la COVID-19 est l'occasion de proposer des solutions inclusives et durables, a conclu la Rapporteuse spéciale.

 

MME AMALIA A. DECENA, Présidente de l’association Handicapables (Cagayan, Philippines), a déclaré qu’en tant que défenseuse des personnes handicapées dans la région, l'un de ses objectifs était de gérer et de réduire les risques de catastrophe en tenant compte du handicap. On sait que les personnes handicapées sont plus exposées à des risques supplémentaires de décès, de blessures et de déficiences, en raison de leur exclusion des politiques, plans et programmes de réduction des risques de catastrophe, a-t-elle rappelé. Malheureusement, les annonces de service public sont souvent publiées dans des formats et un langage qui ne sont pas accessibles aux personnes handicapées, entre autres lacunes, a-t-elle regretté.

 

Entre autres mesures, la participation régulière des personnes handicapées aux exercices de préparation aux situations d'urgence et à d'autres mesures de réduction des risques de catastrophe pourrait prévenir ou minimiser les risques et dommages, a poursuivi Mme Decena. De même, des infrastructures physiques et d'information aménagées en fonction des besoins des personnes handicapées amélioreraient les chances de sécurité et de survie, a-t-elle ajouté.

 

M. SÉBASTIEN JODOINprofesseur adjoint à la Faculté de droit de l'Université McGill (Canada), a déclaré que le changement climatique a des effets disproportionnés sur les personnes handicapées et menace leurs droits fondamentaux. Il a relevé que la grande vulnérabilité des personnes handicapées face aux conséquences du changement climatique découle en fin de compte des multiples barrières économiques, sociales et politiques qui entravent leur pleine participation à la société. Les personnes handicapées sont généralement parmi les plus marginalisées au sein d'une communauté et font face à un accès disparate à l'éducation, aux soins de santé, à l'emploi, aux transports et à d'autres biens et services de base. Leurs droits et perspectives sont souvent négligés dans la conception des efforts d'adaptation au climat et d'intervention en cas de catastrophe.

 

En raison de l'inaccessibilité aux services d'urgence et de secours, les personnes handicapées connaissent des taux de mortalité disproportionnellement élevés lors d'événements météorologiques violents alimentés par le changement climatique, tels que les cyclones, les inondations ou les vagues de chaleur, a poursuivi M. Jodoin.

 

Les États ont l’obligation d'adopter et de mettre en œuvre des mesures d'atténuation et d'adaptation au changement climatique qui peuvent efficacement prévenir et minimiser les impacts du changement climatique pour les personnes handicapées. Cette obligation s'étend au domaine international et exige que les États accordent la priorité aux droits des personnes handicapées dans leurs programmes sur le climat. Plus largement, en vertu du droit international ainsi que de la majorité des systèmes juridiques nationaux du monde, les gouvernements sont tenus de respecter, protéger et réaliser les droits des personnes handicapées dans l'élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l'évaluation des politiques et programmes climatiques.

 

Les personnes handicapées devraient être reconnus comme des agents qui peuvent apporter de précieuses contributions aux efforts du monde pour atteindre la neutralité carbone et s’adapter à notre planète en mutation. Les personnes handicapées sont des experts en résilience et en innovation, a conclu M. Jodoin.

 

Enfin, MME DEBORAH IYUTE OYUU, chargée de programmes à l’Union nationale des personnes handicapées de l’Ouganda, a fait observer qu’en reconnaissant les personnes handicapées comme des sujets de droits, la Convention relative aux droits des personnes handicapées donnait des orientations pour la formulation de politiques d'action climatique incluant le handicap et pour l'autonomisation des personnes handicapées en tant qu'agents de changement. En outre, la Convention propose une approche basée sur les droits de l'homme et centrée sur les personnes pour rendre l'action climatique efficace, en s'attaquant aux causes profondes de la marginalisation et de l'exclusion, en favorisant la justice sociale ainsi qu’une participation et une consultation significatives, et en luttant contre la discrimination.

 

Mme Iyute Oyuu a recommandé aux États que leurs lois intègrent une interdiction claire de toutes les formes de discrimination fondée sur le handicap, ainsi que du refus d'aménagement raisonnable. Les États devraient aussi consulter activement les personnes handicapées et les faire participer à toutes les décisions relatives à la prévention et à l'atténuation du changement climatique.  Il importe aussi que les droits et les opinions des femmes et des filles handicapées soient pris en compte dans les politiques relatives au changement climatique.

 

Aperçu du débat

 

Une délégation a relevé que l’année 2020 était d’ores et déjà appréhendée comme l’année la plus chaude jamais enregistrée, avec des répercussions disproportionnées sur les personnes vulnérables, notamment les personnes handicapées. 

 

Plusieurs délégations ont regretté l’impact sévère des changements climatiques sur les personnes handicapées et ont souligné que la discrimination à l’encontre des femmes handicapées est plus importante que celle subie par les hommes handicapés.

 

Les groupes les plus vulnérables sont souvent ceux qui trouvent les solutions les plus novatrices, basées sur leur situation concrète, a fait remarquer une délégation.

 

Les effets du changement climatique doivent être analysés par une évaluation des risques et donner lieu à un programme de renforcement des capacités, a-t-il été souligné.  Une délégation a insisté sur l’importance de la coopération régionale et internationale pour aborder les changements climatiques et leur impact sur les populations. Il faut augmenter le financement des programmes alloués à la lutte contre les changements climatiques, a insisté une autre délégation.

 

Environ 80% des personnes handicapées ne seraient pas en mesure d’être évacuées en cas de catastrophe naturelle, a déploré une délégation. Il faut sensibiliser la communauté internationale à la nécessité d’impliquer les personnes handicapées dans l’élaboration des programmes relatifs à la gestion des catastrophes, a-t-elle insisté.

 

*Liste des intervenants : Finlande (au nom des pays nordiques et baltes), Union européenne, Burkina Faso (au nom du Groupe africain), Azerbaïdjan (au nom du Mouvement des non-alignés), Viet Nam (au nom de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est), Nauru (au nom d’un groupe de pays), Mexique (au nom d’un groupe de pays), Bangladesh (au nom d’un groupe de pays), Népal, Équateur, ONU-Femmes, Fidji, Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Sierra Leone, Chine, Pakistan, Sénégal, Arménie, Venezuela, Iran, Chili, Cuba, Indonésie, Iraq, Commission nationale des droits de l’homme de la Nouvelle-Zélande, Center for International Environmental Law, Associazione Comunita Papa Giovanni XXIIISouth Youth OrganizationEarthjustice, et Institut international pour les droits et le développement.

 

Réponses et conclusions des panélistes

 

Pour MME DEVANDAS AGUILAR, l’enseignement principal du débat est que, dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques, il faut toujours avoir pour objectif de faire respecter les droits de l’homme des personnes handicapées, conformément aux dispositions de la Convention relative aux droits de ces personnes et aux autres instruments internationaux qui contiennent une stratégie d’intégration. La Rapporteuse spéciale a insisté sur le fait que l’inclusion des personnes handicapées dépendait de l’élimination des inégalités qui les frappent et de leur participation aux prises de décision.

 

M. JODOIN a insisté sur les obligations des pays au titre de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, en vertu de laquelle ils doivent appliquer des politiques d’intégration et d’adaptation des personnes handicapées. Il existe depuis plusieurs années déjà des initiatives pour veiller à ce que les personnes handicapées bénéficient d’une meilleure accessibilité ; aussi, les compétences sont-elles disponibles dans ce domaine parmi les personnes handicapées, compétences que les États doivent utiliser, en sus de celles des experts. Le professeur Jodoin a recommandé que le Conseil nomme un rapporteur spécial sur la question du changement climatique et des personnes handicapées.

 

Pour finir, MME IYUTE OYUU a elle aussi insisté sur la nécessaire inclusion des personnes handicapées à tous les niveaux. Elle a décrit la collaboration de son association avec le Gouvernement ougandais pour pallier les déficiences de l’action contre les effets du changement climatique sur les personnes handicapées. Les personnes handicapées doivent jouir des mêmes droits, dans tous les pays, a plaidé Mme Iyute Oyuu.

 

Fin du dialogue avec l’Expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre

 

Aperçu du dialogue

 

Un groupe de pays a déploré que les personnes LGBTI soient victimes de discriminations aggravées dans leur vie quotidienne pendant la pandémie de COVID-19, les jeunes LGBTI en particulier étant exposés à la violence. Les États doivent éradiquer toute forme de discrimination et lutter contre les inégalités pour instaurer des sociétés inclusives, ont souligné plusieurs délégations.  Toute personne a le droit d’être qui elle est et d’aimer qui elle veut, a insisté un groupe d’États, ajoutant qu’il est « triste que certains croient que les droits humains ne sont pas pour tout le monde ».

 

Des délégations ont fait état des lois que leurs pays ont adoptées pour garantir le respect des droits des personnes LGBTI. Nombre d’intervenants ont recommandé de décriminaliser les relations entre personnes du même sexe et d’interdire les « thérapies de conversion », vu leur caractère discriminatoire, leur inefficacité et leurs dangers, surtout quand elles visent des jeunes. L’orientation sexuelle n’est pas une maladie et l’OMS a retiré l'homosexualité de la liste des maladies mentales il y a trente ans déjà, a-t-il été rappelé.

 

Plusieurs pays ont cité les mesures qu’ils ont prises pour changer l’image des personnes LGBTI, instaurer en leur faveur des mesures de protection contre la violence et l’exclusion, ou encore faire respecter leurs libertés et la pleine jouissance de leurs droits fondamentaux. Une délégation a mentionné l’adoption d’un plan national de mobilisation contre la haine et les discriminations anti-LGBTI.

 

Un intervenant a insisté sur l’importance de respecter également les coutumes nationales.

 

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Souvenirs. Retrouvailles Michelino Mavatiku Visi-Pépé Félly Manuaku à Paris en 2008 !

Souvenirs. Retrouvailles Michelino Mavatiku Visi-Pépé Félly Manuaku à Paris en 2008 !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Michelino Manuaku.jpg, juil. 2020

Souvenirs. Paris (2008). Rencontre entre deux guitaristes hors pair. Le vieux Michelino Mavatiku Visi, s'est imposé dans Afrisa International, en tant que guitariste, jouant invariablement le "soliste" et l'accompagnateur. Guitariste-accompagnateur, il a fait ses preuves. Guitare-solo, il a été au sommet de la rytmique. Dans le TP Ok Jazz, Michelino est le seul guitariste qui jouait la guitare solo ensemble et concomitamment avec le grand maître. Michelino Mavatiku Visi est le seul trait d'union entre Rochereau Tabu-Ley et Franco Lwambo Makiadi dans Lisanga ya Ba Nganga en 1984 à Bruxelles. Manuaku Pépé Felly, fondateur et soliste dans Zaïko Langa-Langa, et ancien patron de Grand Zaïko Wawa. Les deux solistes sont les meilleurs, chacun dans sa génération. Les chansons de Michelino Mavatiku Visi comme "Moussa" chantée par Tabu Ley à l'Olympia, "Yambi Chérie" et "Salima" dans le TP Ok Jazz sont inoubliables. Le sebene de Manuaku Pépé Felly sont inégalables. Si Michelino Mavatiku Visi malgré son talent est allé au conservatoire pour apprendre la guitare, à l'université de Lubumbashi, des étudiants étudient le sebene de Manuaku Pépé Felly

Deux journalistes étaient invités: le doyen Lilo Miango Journaliste de Ngambo Na Ngambo et Freddy Mulongo de Réveil FM International. La rencontre avait eu lieu chez le réalisateur Dom Pedro d'Angola.

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mardi 7 juillet 2020

LE CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME DIALOGUE AVEC LE RAPPORTEUR SPÉCIAL SUR L’EXTRÊME PAUVRETÉ

LE CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME DIALOGUE AVEC LE RAPPORTEUR SPÉCIAL SUR L’EXTRÊME PAUVRETÉ

 

 ONU-Geneve.jpg, juil. 2020

 

Il achève par ailleurs son dialogue avec la Présidente-Rapporteuse du Groupe de travail sur la discrimination à l’égard des femmes et des filles

 

 Le Conseil des droits de l’homme a tenu ce matin un dialogue interactif avec le Rapporteur spécial sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme, M. Olivier De Schutter, après avoir achevé son dialogue – entamé hier – avec Mme Elizabeth Broderick, la Présidente du Groupe de travail sur la discrimination à l’égard des femmes et des filles. 

 

Présentant le rapport de M. Philip Alston, son prédécesseur au mandat de Rapporteur spécial sur l’extrême pauvreté, M. De Schutter a indiqué que dans son rapport final, le professeur Alston livre trois messages sur les causes structurelles de l'extrême pauvreté.  D’abord, nous devrions cesser de nous concentrer sur la croissance économique pour réduire la pauvreté et nous concentrer plutôt sur la réduction des inégalités et la redistribution des richesses.  À ce propos, M. De Schutter a indiqué qu’il travaillerait, pendant son propre mandat, sur la création d’un fonds mondial pour la protection sociale.  Ensuite, la philanthropie ne doit pas se substituer au rôle protecteur des gouvernements.  Enfin, le professeur Alston appelle à la justice fiscale, à l'approfondissement de la démocratie et à l'adoption d'une gouvernance participative, a indiqué M. De Schutter. 

 

Officiellement, nous aurions réussi entre 1990 et 2015 à réduire le nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté de 1,9 milliard à 736 millions.  Mais ce chiffre, remarque le professeur Alston dans son rapport, est basé sur une mesure insatisfaisante de la pauvreté – à savoir le seuil international de pauvreté utilisé par la Banque mondiale, qui est fixé à 1,90 dollar des États-Unis par jour.  Or, si l'on exclut la Chine, le nombre de personnes vivant avec moins de 2,50 dollars par jour aurait à peine changé au cours de cette période, et même augmenté de 140 millions de personnes en Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient.  Le professeur Alston nous appelle donc à adopter une mesure de la pauvreté plus réaliste, basée sur la satisfaction des besoins fondamentaux et des capacités des individus.

 

La Malaisie et l’Espagne, pays faisant l’objet d’additifs au rapport de M. Alston pour avoir reçu des visites de l’ancien Rapporteur spécial, se sont ensuite exprimés en tant que pays concernés, ainsi que le Défenseur du peuple espagnol.  De nombreuses délégations** ont ensuite pris part au dialogue interactif avec M. De Schutter.  Les intervenants ont appelé à une plus grande coopération internationale pour faire face à l’extrême pauvreté, soulignant qu’une réponse uniquement économique ne suffira pas à cet égard.  Il a été recommandé d’adopter une approche de la lutte contre la pauvreté extrême qui soit fondée sur les droits de l’homme.

 

À l’occasion du dialogue avec Mme Broderick – auquel ont pris part de nombreuses délégations* - plusieurs intervenants ont appelé à mettre l’accent sur la lutte contre la discrimination structurelle et systémique, qui constitue une source d’inégalité en matière d’emploi et de rémunération et résulte notamment de la persistance des stéréotypes de genre.  Concluant le dialogue, la Présidente-Rapporteuse du Groupe de travail a indiqué que la pandémie de COVID19 avait bien exacerbé les inégalités, les discriminations et les violences à l’encontre des femmes. 

 

Cet après-midi à 15 heures, le Conseil doit terminer son dialogue entamé hier avec la Rapporteuse spéciale sur l’élimination de la discrimination à l’égard des personnes touchées par la lèpre et des membres de leur famille, avant de tenir un dialogue avec Rapporteuse spéciale sur la violence contre les femmes, ses causes et ses conséquences et avec l’Expert indépendant sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

 

Les séances de la quarante-quatrième session du Conseil sont retransmises sur le site UN Web TV.

 

 

Suite du dialogue interactif avec le Groupe de travail sur la discrimination à l’égard des femmes et des filles

 

Aperçu du dialogue

 

Une délégation a indiqué que des facteurs protéiformes limitent encore considérablement la participation des femmes à la vie économique sur le même pied d’égalité que les hommes, notamment pour ce qui est du respect du principe de rémunération égale pour un travail égal.  Plusieurs délégations ont regretté la prédominance des hommes dans les secteurs de pointe.

 

Il faut mettre l’accent sur la lutte contre la discrimination structurelle et systémique, qui constitue une source d’inégalité en matière d’emploi et de rémunération et résulte notamment de la persistance des stéréotypes de genre, ont insisté plusieurs délégations. 

 

Une délégation a par ailleurs dénoncé le harcèlement sexuel dans le domaine du travail. 

 

Plusieurs délégations se sont inquiétées des répercussions de la COVID-19 sur l’autonomisation des femmes et leur accès au marché du travail. 

 

Une organisation a plaidé pour la dépénalisation du travail de sexe afin de protéger les travailleuses du sexe contre les discriminations et les violences. 

 

Il faut par ailleurs reconnaître le travail non rémunéré comme celui lié à l’éducation des enfants, a plaidé une autre délégation.

 

Réponses et conclusion de la Présidente-Rapporteuse

 

MME ELIZABETH BRODERICK, Présidente-Rapporteuse du Groupe de travail sur la discrimination à l’égard des femmes et des filles, a expliqué que dans le domaine de la lutte contre les stéréotypes sur les lieux de travail, il est important de rappeler aux États de respecter les obligations découlant de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et de la Convention n°190 de l’Organisation internationale du Travail sur la violence et le harcèlement. 

 

Il faut adopter des mesures temporaires spéciales en faveur des femmes dans les nouveaux secteurs de l’économie afin d’y accélérer la présence des femmes, a d’autre part affirmé la Présidente-Rapporteuse du Groupe de travail.  Il faut aussi encourager les hommes à prendre des congés parentaux, afin de lutter contre les stéréotypes, a-t-elle ajouté. 

 

S’agissant la pandémie de COVID19, le Groupe de travail a établi qu’elle avait bien exacerbé les inégalités, les discriminations et les violences à l’encontre des femmes, a poursuivi Mme Broderick.  Il faut modifier en profondeur l’économie, en privilégiant les femmes et leur autonomisation.  Un monde du travail qui réalise les droits des femmes sera positif pour les femmes mais aussi pour tout le monde, a conclu la Présidente-Rapporteuse. 

 

*Liste des intervenants: Djibouti, Slovénie, Uruguay, Géorgie, Myanmar, Ghana, Japon, Paraguay, Australie, Israël, Éthiopie, Cambodge, Syrie, Kenya, Action Canada pour la population et le développement, Make Mothers Matter, Fédération des femmes et de la planification familiale, VIVAT InternationalCenter for Reproductive RightsRight Livelihood Award Foundation, Association lesbienne et gay internationale - Europe, Federatie van Nederlandse Verenigingen tot integratie van homoseksualiteit, Ingénieurs du monde, Global Institute for WaterEnvironment and Health

 

Dialogue avec le Rapporteur spécial sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme

 

Présentation du rapport

 

Le Conseil était saisi du dernier rapport préparé par M. Philip Alston, précédent Rapporteur spécial sur l’extrême pauvreté – rapport intitulé «The Parlous State of Poverty Eradication» (L'état alarmant de l'éradication de la pauvreté) et publié sous la cote A/HRC/44/40 (en l’état actuel, il s’agit d’une version préliminaire en anglais).  Présenté par le nouveau Rapporteur spécial sur l’extrême pauvreté, M. OLIVIER DE SCHUTTER, le rapport est accompagné de deux additifs qui relatent également les visites de M. Alston en Malaisie (Add.1) et en Espagne (Add.2)

 

Dans sa présentation, M. De Schutter a relevé qu’officiellement, nous aurions réussi entre 1990 et 2015 à réduire le nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté de 1,9 milliard à 736 millions.  Mais ce chiffre, remarque le professeur Alston dans son rapport, est basé sur une mesure insatisfaisante de la pauvreté, à savoir le seuil international de pauvreté utilisé par la Banque mondiale, qui est fixé à 1,90 dollar des États-Unis par jour.  Or, si l'on exclut la Chine, le nombre de personnes vivant avec moins de 2,50 dollars par jour aurait à peine changé au cours de cette période, et même augmenté de 140 millions de personnes en Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient.  Le professeur Alston nous appelle donc à adopter une mesure de la pauvreté plus réaliste, basée sur la satisfaction des besoins fondamentaux et des capacités des individus. 

 

Dans son rapport final, le professeur Alston livre trois messages sur les causes structurelles de l'extrême pauvreté.  D’abord, nous devrions cesser de nous concentrer sur la croissance économique pour réduire la pauvreté et nous concentrer plutôt sur la réduction des inégalités et la redistribution des richesses, plaide-t-il.  À ce propos, M. De Schutter a indiqué qu’en ce qui le concerne, il travaillerait, pendant son propre mandat, sur la création d’un fonds mondial pour la protection sociale.  Ensuite, la philanthropie ne doit pas se substituer au rôle protecteur des gouvernements, poursuit le professeur Alston dans son rapport.  Enfin, ce dernier appelle à la justice fiscale, à l'approfondissement de la démocratie et à l'adoption d'une gouvernance participative. 

 

Lors de sa visite en Malaisie, le professeur Alston a constaté d’«immenses progrès réalisés en matière de lutte contre la pauvreté».  Toutefois, le professeur Alston souligne que le seuil national de pauvreté est encore fixé à un niveau trop bas (moins de 2 dollars par jour) pour être significatif.  Selon ce seuil officiel, à peine 0,4% des Malaisiens vivraient dans l'extrême pauvreté, soit 25 000 familles seulement.  Le rapport souligne que les pauvres urbains, les autochtones, les migrants, et les non-citoyens, en particulier les femmes migrantes employées comme domestiques, sont particulièrement exposés au risque de passer entre les mailles du filet de protection sociale en Malaisie.

 

Enfin, dans son rapport concernant l'Espagne, qu'il a visitée entre le 27 janvier et le 7 février 2020, le professeur Alston s'intéresse à un pays riche qui, cependant, compte encore plus d'un quart de sa population menacée de pauvreté ou d'exclusion sociale, et qui est confronté à une crise du logement de grande ampleur, ainsi qu'à un niveau structurellement élevé de chômage des jeunes. 

 

S’agissant de ce dernier pays, M. De Schutter a toutefois salué l'introduction en Espagne du régime de revenu minimum, qui bénéficie à quelque 1,6 million de personnes en situation d'extrême pauvreté, tout en appelant à la suppression de tout obstacle bureaucratique susceptible de réduire le taux de participation à ce régime.  Plus récemment, le nouveau Rapporteur spécial a exprimé son inquiétude quant à la situation des travailleurs saisonniers migrants employés dans l'industrie de la cueillette des fraises en Espagne, qui travaillent dans des conditions d'exploitation et vivent dans des logements insalubres. 

 

Pays concernés

 

Le représentant de la Malaisie a remercié le Rapporteur spécial d'avoir reconnu les immenses progrès réalisés par le pays en matière de lutte contre la pauvreté.  La Malaisie apprécie aussi les principales recommandations du Rapporteur spécial.  Le représentant malaisien a fait savoir que les autorités malaisiennes étaient en train de réévaluer le revenu correspondant au seuil de pauvreté.  D’autre part, pour lutter contre la pauvreté, encore aggravée par la pandémie de COVID-19, le Gouvernement a mis en place un plan de relance économique d'une valeur de 260 milliards de ringgits [soit environ 50 milliards d’euros].  Un fonds de sécurité alimentaire d'un milliard de ringgit a en outre été alloué pour assurer un approvisionnement alimentaire suffisant et continu, a ajouté le représentant malaisien. 

 

Le représentant de l’Espagne a pris note de la présentation du rapport du Rapporteur spécial et a rappelé que celui-ci avait bénéficié de l’invitation ouverte lancée par le pays à tous les titulaires de mandats au titre des procédures spéciales.  Pendant douze jours, M. Alston s’est ainsi entretenu avec des responsales nationaux et locaux, de même qu’avec la société civile, a indiqué le représentant espagnol.  L’Espagne, a-t-il ajouté, ne souscrit pas à toutes les préoccupations du Rapporteur spécial mais elle n’en examinera pas moins toutes les recommandations qu’il a adressées au pays.

 

Pendant sa visite, a poursuivi le représentant espagnol, le Rapporteur spécial a relevé des problèmes structurels mais a aussi reconnu que les autorités espagnoles partageaient les mêmes préoccupations que lui – même si partiellement – et qu’elles étaient prêtes à engager des réformes pour y remédier ; or, le rapport contient relativement peu de propositions à cette fin, a regretté le représentant espagnol.

 

Alors que le Rapporteur spécial constate que certains groupes sont particulièrement frappés par la pauvreté extrême, les autorités espagnoles sont conscientes du problème et agissent pour y remédier, a par ailleurs assuré le représentant espagnol, faisant en particulier valoir l’instauration du revenu minimum qui profitera à quelque 3,5 millions de personnes.

 

Le Défenseur du peuple de l’Espagne a affirmé que rares sont les avancées enregistrées dans le domaine de la lutte contre la pauvreté.  L’accès au logement est un problème significatif en Espagne, notamment pour les jeunes et les familles vulnérables, qui devraient pouvoir compter de toute urgence sur des aides publiques pour se loger, a souligné le Défenseur.  L’offre de logement public doit augmenter pour régler ce problème, a-t-il ajouté. 

 

S’agissant les lieux où vivent les travailleurs migrants, le Défenseur souscrit aux recommandations contenues dans le rapport du Rapporteur spécial.  Les municipalités doivent agir pour lutter contre ce problème de santé publique ; il faut mettre en place des nouveaux programmes qui n’existent pas encore dans ce domaine, a plaidé le Défenseur du peuple espagnol. 

 

Aperçu du dialogue

 

Les intervenants ont appelé à une plus grande coopération internationale pour faire face à la pauvreté extrême ; une réponse uniquement économique ne suffira pas à cet égard, a-t-il été relevé.  L’approche de la lutte contre la pauvreté extrême devrait être fondée sur les droits de l’homme et encadrée par le Programme de développement durable à l’horizon 2030, ont recommandé de nombreux intervenants.  La protection sociale universelle, en tant que droit humain, est un outil essentiel contre la pauvreté extrême, ont aussi estimé plusieurs pays. 

 

La crise liée à la COVID-19 aggravera la pauvreté partout dans le monde, a-t-il en outre été souligné.  La maladie touche en premier lieu les personnes en situation d’extrême pauvreté, a-t-il été observé.  Il convient donc dans ce contexte de combattre toute marginalisation due à l’extrême pauvreté, s’agissant notamment de l’exercice des droits à la santé et au travail et des droits civils et politiques ; il faut veiller à ce que la pandémie ne renforce pas durablement les inégalités existantes, a-t-on insisté.

 

Une délégation a mis en garde contre le risque d’éclatement d’une crise de la dette en Afrique du fait de la pandémie.

 

Pour remédier à la pauvreté, les délégations ont par ailleurs préconisé de lutter contre le chômage, de favoriser la création de petites entreprises, de venir en aide aux personnes employées dans le secteur informel ou encore d’appuyer les petits exploitants agricoles. 

 

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a estimé que la mesure actuelle de la pauvreté, insuffisante, devrait tenir compte de davantage de critères. 

 

Une organisation non gouvernementale a estimé que, comme la crise climatique, les pandémies sont la conséquence de la destruction de la nature par l'homme, à grande échelle.  Les pandémies et catastrophes climatiques futures ne peuvent être évitées qu'en adoptant de nouveaux systèmes qui respectent la planète, a souligné l’ONG.

 

Un groupe de pays a dit soutenir la mission très difficile du Rapporteur spécial, surtout dans le contexte actuel de pandémie.  Le titulaire du mandat a été appelé à se pencher sur l’effet des mesures coercitives unilatérales sur le niveau de pauvreté dans les pays visés par de telles mesures. 

 

Plusieurs questions ont porté sur le fonds social mondial évoqué dans la présentation de M. De Schutter.

 

Réponses et conclusion du Rapporteur spécial

 

M. DE SCHUTTER a dit partager la préoccupation exprimée par les délégations face aux conséquences de la COVID-19 sur la pauvreté extrême.  La pandémie est un « tsunami » qui va détériorer encore la situation des personnes déjà précaires et vulnérables.  Les travailleurs manuels, qui ne peuvent pas travailler de chez eux, ainsi que les personnes actives dans le secteur informel, sont particulièrement à risque d’appauvrissement dans le contexte actuel, a souligné l’expert.  De même, les pays en voie de développement sont dans une situation plus difficile que les pays riches face à la COVID-19, les effets de la pandémie ayant déjà effacé une partie des progrès enregistrés par certains États, sans compter la perte d’une grande partie des transferts de fonds par les diasporas.

 

À ce jour, 168 pays ont pris mesures temporaires de protection sociale pour atténuer les effets de la crise de COVID-19, a indiqué M. De Schutter.  Il a demandé aux États de pérenniser ces mesures et de les étendre également aux travailleuses et travailleurs du secteur informel, soit 400 millions de personnes dans le monde.  L’expert a lui aussi appelé à une plus grande solidarité internationale contre la pauvreté. 

 

Le Rapporteur spécial a ensuite présenté ses quatre prochains thèmes de travail : une transition écologique juste et compatible avec la lutte contre la pauvreté ; la création d’un mécanisme international pour financer les filets de protection sociale ; la transmission intergénérationnelle de la pauvreté et la discrimination vécue par les personnes vivant dans la pauvreté ; et enfin l’avenir de la protection sociale. 

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RDC: Ronsard Malonda, encore un fraudeur-tricheur-tripatouilleur à la CENI ?

RDC: Ronsard Malonda, encore un fraudeur-tricheur-tripatouilleur à la CENI ?

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Malu Malu 2.jpg, juil. 2020

La République démocratique du Congo n'a-t-elle pas des hommes et femmes de valeurs ?

Freddy Mulongo-Malu Malu 3.jpg, juil. 2020

Depuis le 5 juillet, le président nommé, Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba malgré le Coronavirus-Covid 19 et l'interdiction de tous les Congolais de voyager, c'est à bord de Mabundi Airways qu'il a atterri à Bruxelles. Il paraît qu'il est en congé parental puisque Gisèle Mpela a accouché, qu'il doit visiter les 4 villas et manoirs qu'il a acquis en une année et sept mois à la tête du Congo et malgré le fait qu'aucune autorité Belge n'a été présente au 60ème anniversaire du Congo, le 30 juin dernier, Angwalima Tshilombo tient à assister à celle de la Belgique pour 21 juillet prochain. Le fils Tshisekedi a laissé plusieurs grenades dégoupillées dont la nomination de Ronsard Malonda à la CENI.

Freddy Mulongo-Daniel Ngoyi Mulunda fraudeur 1.jpg, juil. 2020

En République démocratique du Congo, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) qui devrait être une institution d'appui à la démocratie, est depuis sa création une folle machine de fabrication de faux résultats électoraux. Ronsard Malonda , le mari de la sœur d'Aubin Minaku, apparatchik Joséphiste, a le culot de déclarer qu'il a l'expertise électorale puisque cela fait quinze ans qu'il est à la CENI. Pauvre individu, c'est même ce Ronsard Malonda qui est allé à la cour Constitutionnelle pour défendre le hold-up électoral d'Angwalima Tshilombo Tshintuntu, Monsieur 15% nommé à l'issue d'un deal avec Alias kabila à Kingakati.

Freddy Mulongo-Corneille Naanga.jpg, juil. 2020

La CENI doit se réformer ou disparaître.

Lors de l'élection Louis Michel 2006, l'arrogant abbé fraudeur Apollinaire Malu Malu, de triste mémoire, était monté dans un char de la Monuc pour aller proclamer des faux résultats à la RTNC. Alias kabila a été battu à plate couture par jean Pierre Bemba. Mais c'est Alias Kabila qui a été proclamé vainqueur.

Freddy Mulongo-Malonda fraudeur.jpg, juil. 2020

En 2011, le pasteur tricheur Daniel Ngoyi Mulunda a été le plus dans la fraude électorale. Le dépouillement n'avait vraiment pas eu lieu, qu'il avait déjà proclamé Alias Kabila vainqueur face à Etienne Tshisekedi.

En 2018, c'est Martin Fayulu le président élu de la république démocratique du Congo. Mais le laïc protestant Corneille Naanga a proclamé Monsieur 15%, Angwalima tshilombo Tshintuntu Tshifueba vainqueur. Ce dernier a fait un odieux satanique deal contre le peuple congolais avec Alias kabila qui l'a fait nommé. Corneille Naanga ses villas, comptes bancaires et avoirs frauduleux sont saisis aux Etats-Unis où il est interdit de séjour. Le mariage contre nature FCC-Cach bat de l'aile...C'est dans ce contexte que Ronsard Malonda, un faussaire patenté veut brandir qu'il est Né Kongo et qu'il mérite le poste. Un fraudeur qu'il soit Muluba, Mukongo, Mungala, muswahili...il est tricheur. Il n'y a que des tribalo-ethniques et ethno-tribalistes qui défendent à tue-tête des Angwalima et fakwa ! Un bon républicain s'abstient de soutenir un individu par l'appartenance à sa tribu mais toujours pour des valeurs qu'il représente.

On ne construit pas un pays avec des faussaires, Fakwa, tricheurs, fraudeurs...on bâtit un pays sur des valeurs démocratiques pour des générations futures.

Nous publions cette mise au point des Né Kongo dans la diaspora de la congolaise.

Mise au point adressée aux députés né Kongo qui soutiennent la candidature de M. Ronsard Malonda Ngimbi au poste de Président de la CENI

Ne nous trompons pas de combat et évitons de compromettre l’avenir politique de toute une province.
Les né Kongo sont réputés défendre des valeurs morales intrinsèques. Pour ces valeurs, des acteurs comme Kimpa Vita (Dona Béatrice) et Simon Kimbangu ont subi des privations jusqu’à leur dernier souffle. Avec Nzeza Nlandu et Kasa-Vubu, les né Kongo étaient les premiers à lutter pour l’indépendance du Congo à travers l’ABAKO. Kasa-Vubu a présidé les destinées de notre pays dans une transparence irréprochable. À travers ces personnalités, les né Kongo sont devenus une référence de loyauté et de droiture pour défendre les intérêts du Congo.

Notre compatriote Ronsard Malonda Ngimbi s’inscrit-il sur cette voie qui fait la fierté de notre province ? Son parcours indique qu’il a servi la CENI/CEI pendant plus de 15 ans ; qu’il est Secrétaire exécutif National, et donc patron de l’administration électorale de cette institution. Il a donc travaillé avec tous les acteurs exécrables qui ont organisé les fraudes électorales pour le compte du pouvoir, depuis l’abbé Malu Malu, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda et Corneille Nangaa. De ce fait, il bénéficie d’un passé nauséabond qui n’honore pas la CENI d’où il tire l’expertise qu’il brandit sur la place publique. Plusieurs griefs sont portés sur lui. Il a été celui qui a été envoyé à la Cour constitutionnelle pour présenter les faux résultats des élections de 2018 et particulièrement de l’élection présidentielle.

Tout le monde sait que ces résultats ont été contestés dès leur annonce et ils sont contestés aujourd’hui par le PPRD qui a affiché les vrais résultats sur sa plate-forme. Quant aux autres élections, notamment législatives, sénatoriales et provinciales, la Cour constitutionnelle a procédé par validation et invalidation de plusieurs candidats au point de se discréditer totalement aux yeux du peuple pour son manque de sérieux dans le respect de la Loi électorale. Or, la Cour constitutionnelle a confirmé les résultats proclamés par la CENI où travaille M. Malonda.

Tout le monde sait que le peuple congolais exige l’audit et la réforme de la CENI avant toute nomination de nouvelles autorités à la tête de cette institution. Le peuple exige aussi d’avoir une nouvelle équipe plus crédible, plus indépendante et plus transparente. Si la CENI dans sa forme actuelle n’a jamais organisé des élections libres, démocratiques et transparentes et si elle n’a jamais publié des résultats crédibles acceptés par tous, avec quel miracle M. Ronsard Malonda les obtiendrait-il ? Hélas, son expertise avérée est annihilée par les fraudes organisées par la CENI qu’il a servi fidèlement pendant plusieurs années !

De ce qui précède, tout montre que le pouvoir politique cherche à discréditer notre province en confiant la gestion de la CENI – qui a toujours été opaque – à un né Kongo. Ce dernier sera contraint de proclamer les résultats que lui imposeront les organisateurs des scrutins, comme ses prédécesseurs l’ont fait et, après l’avoir sali, ces sont les né Kongo dans leur ensemble qui seront discrédits. Voilà le but caché. Ne tombons pas dans le piège et gardons notre intégrité légendaire. La candidature de M. Malonda ne sert pas la cause de notre province, loin de là et nous devons tous en être conscients. Les enjeux sont délicats et nous devons être à la hauteur de les comprendre et de les déjouer.

C’est à ce niveau que nous devons avoir le courage d’agir prudemment, intelligemment, honnêtement et consciencieusement pour sauver l’avenir des né Kongo comme communauté des personnes intègres. Nous ne nous opposons pas à la personne de Ronsard Malonda Ngimbi qui est et reste notre mpangi mais au régime qu’il sert et qui l’utilisera pour faire passer de faux résultats comme en 2006, 2011 et 2018.
Nous avons d’autres revendications plus nobles dans lesquelles nous ne salirons pas notre honneur et nous devons porter ces revendications au-devant de la scène.

Depuis l’indépendance de notre pays et après avoir aligné l’un des nôtres à la tête du Congo – le président Kasa-Vubu – le Kongo Central n’a jamais eu un Premier ministre, chef du Gouvernement, alors que toutes les autres provinces en ont eu un ou plusieurs. Il est temps que le Kongo Central ait l’un de ses ressortissants comme Premier ministre. Personne ne peut nous contester cette revendication qui est noble. Nous aurons ainsi l’occasion de prouver nos qualités et nos capacités de bons managers ou gestionnaires de la res publica. Voila le vrai enjeu qui nous concerne et nous attend.

Soyons avec l’ensemble de nos compatriotes pour sauver la République. Le pouvoir cherche à s’appuyer sur les sentiments narcissiques de M. Malonda pour le compromettre et compromettre les siens. Lorsque nous nous rendrons compte, il sera trop tard. L’élection de M. Malonda ne profitera pas à la province du Kongo central. Que personne ne nous trompe.

Que toute personne âgée de plus de 18 ans qui souhaite sauver l’honneur collectif des né Kongo copie, ajoute son nom sur cette liste et envoie ce texte à ses contacts.

Signatures :
1. Fweley Diangitukwa
2. Roger Puati
3. Julie Tsimba

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lundi 6 juillet 2020

Affaire Israël Kaseya: Un jeune banquier de 31 ans, lanceur d'alerte contre la Banque Nigériane "Access Bank" terroriste et blanchisseuse d'argent sale, croupit à la prison de Makala !

Affaire Israël Kaseya: Un jeune banquier de 31 ans, lanceur d'alerte contre la Banque Nigériane "Access Bank" terroriste et blanchisseuse d'argent sale, croupit à la prison de Makala !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Access  Banque Mafia 2.jpg, juil. 2020

Le panafricanisme de Kwame Nkumah soutenu par Patrice Eméry Lumumba et d'autres, est à la fois une vision sociale, économique, culturelle et politique d'émancipation des Africains et un mouvement qui vise à unifier les Africains du continent et de la diaspora africaine en une communauté africaine globale.

Un Congolais peut-il faire arrêter un Nigérian au Nigéria ? Pourquoi Israël Kaseya, un jeune banquier Congolais de 31 ans, qui a un CV élogieux, pour avoir lancé l’alerte contre les pratiques mafieuses et magouilleuses d'Access Bank, pour mieux piller ses clients, est non seulement licencié mais aussi jeté en prison à Makala, comme un va-nu-pieds ?

Son épouse enceinte a été violentée dans sa chambre à coucher, ses deux petites filles traumatisées, le décompte final d'Israël Kaseya ravi sans aménagement. C'est aussi ça l'Etat de droit claironné par Angwalima Tshilombo ?

Access Bank, la banque nigériane à Kinshasa finira-t-elle par fermer ses portes ? Mafieuse et agent du terrorisme au Congo-Kinshasa, Access Bank est mafieuse. Plus de 20 entreprises furtives qui œuvrent dans le terrorisme ont leurs comptes à Access Bank en toute impunité. Nos fins limiers parlent de plus de 25 millions de dollars américains qu' Access Bank a volé sur les comptes de ses clients. Arinze, le Directeur général d'Access Bank en République démocratique du Congo, est un mafieux rançonneur qui serait à la base de la faillite de plusieurs entreprises congolaises dont : Congo frais, Congo matériaux, Galilée...

Israël Kaseya, banquier et lanceur d'alerte n'aurait jamais pris le courage de porter plainte contre des pratiques mafieuses d'Access Bank de Kinshasa auprès du numéro 1 de la banque, Herbert Wige, le pdg d'Access Bank à Lagos, s'il était coupable ! La plainte contre Access Bank a été déposée en date du 13 mai 2020, mais jusqu'au 18 mai, Israël Kaseya allait travailler à sa banque, comme si de rien n'était, afin de finaliser les procédures avec la banque... Il n' y a jamais eu tentative de fuite de la part d'Israël Kaseya.

Comment Access Bank procède-t-elle pour mieux piller et appauvrir les Congolais. Elle miroite des crédits à la consommation. Les Congolais qui y croient tombent dans le piège. Ils hypothèquent leurs biens immobiliers, Access Bank enclenche des vrais de remboursement qui dépassent la somme accordée par la banque.

C'est un certain "Marlon Mupepele" du service juridique d'Access Bank qui est le garçon de course d'Arinze, le corrompu-corrupteur de la justice congolaise. C'est lui qui est en contact permanent avec le procureur général, Pascal Mukonkole Katambwa (Matricule 504.610) et l'avocat général, Christophe Kongolo Bin Muamba (Matricule 505.606) au parquet général de kinshasa-Gombé. Dès qu'il y a une affaire Access Bank, les deux magistrats corrompus entrent dans la danse ? Ils sont soudoyés par Access Bank pour condamner systématiquement les clients de cette banque nigériane et lui donner raison. Access Bank se constitue maintenant un patrimoine immobilier important dans la capitale congolaise. Fruits de la rapine.

Les étrangers se mettent en relation avec des juges congolais corrompus pour mieux piller le Congo et ses enfants.

Le Congo n'a-t-il pas des dignes fils et filles qui peuvent être banquiers au pays ? Ne pas prendre conscience qu'Israël Kaseya a mis en jeu sa vie, en dénonçant les magouilles d'Access Bank au Congo, serait une erreur.

A 31 ans, on a mieux à faire que de croupir en prison !

Rappelons que sous M'zée Laurent-Désiré Kabila, 300 magistrats corrompus étaient virés de la magistrature. Aubin Minaku était parmi ces magistrats virés. La justice congolaise fait fuir des investisseurs au Congo, elle est corrompue jusqu'à la moelle épinière. Access Bank, la mafieuse banque Nigériane a trouvé dans la justice congolaise, une alliée de taille pour couvrir la mafia, blanchiment d'argent et le terrorisme international des Nigérians en République démocratique du Congo. Dossier à suivre !

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RDC : Premier président du Congo, l'un des pères de l'indépendance, Joseph Kasa-Vubu est dans l'histoire du Congo !

RDC : Premier président du Congo, l'un des pères de l'indépendance, Joseph Kasa-Vubu est dans l'histoire du Congo ! Kasa-Vubu n'a pas besoin d'être nommé Héros national par un faussaire, imposteur, usurpateur et illégitime de type Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Faussaire Tshilombo 64.jpg, juil. 2020

La sortie foudroyante de Madame Justine Kasa-Vubu, héritière politique de son père et présidente de la diaspora congolaise, sur TV 5 Monde, pour les 60 ans d'indépendance de la RDC, le 30 juin dernier, a désarçonne les Bena Mpuka, Talibans et Tribalo-ethniques. Les fossoyeurs de la République s'attendaient à être remerciés. Ils ont été assommés avec des coups de massue et chicottés au bois vert.

Freddy Mulongo-Justine Kasa-Vubu 5.jpg, juil. 2020

Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba est en quête permanente de légitimité. Le grand voleur du destin de notre peuple se cherche. Monsieur 15% a fait un deal avec Alias pour sa nomination électorale.

Pourquoi la décision unilatérale de Tshilombo de nommer Joseph Kasa-Vubu, Héros national est impromptue :

1. A l'instar d'Alias Kabila qui avec John Nyumbi ont massacré les adeptes de Bundu dia Kongo, dossier qui a contribué à deux assassinats : Floribert Chebeya, icône des droits de l'homme au Congo et Fidèle Bazana, les deux activistes droits de l'homme. Tshilombo, le fameux Maboko Pembe et le ministre Udps de l' intérieur, Gilbert Kankonde ont assassiné en avril dernier, les adeptes de Bundu di Mayala. Et Muanda Nsemi, le député honoraire qui ne faisait que réclamer ses émoluments a été déclaré Fou, comme jadis Étienne Tshisekedi par Mobutu.

Après sa bévue, Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba veut s'acheter une virginité auprès des Né Kongo. L'élévation de Joseph Kasa-Vubu comme Héros national n'est qu'un calcul politique voire une hypocrisie en t Tshilombocrasie.

2. Comment Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba a-t-il pensé élever Joseph Kasa-Vubu, Héros national sans s'enquérir avec ses enfants, sa famille, les chefs coutumiers... Ni même le parlement ? C'est la République qui doit élever pas un individu.

Or sous Alias Kabila, sans la famille Kasa-Vubu, les Josephistes avaient décidé d'ériger le mausolée du premier président à Singini. Ce mausolée est menacé par des têtes d'érosion.

L'incorrigible, Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba enjambant les enfants et la famille Kasa-Vubu. Il fait sa déclaration en lisant son discours dans un prompteur. Pas de cérémonie officielle, pas même une gerbe des fleurs sur la tombe de Kasa-Vubu.

Il rendait l'argent des frais de missions dans la caisse de l'état, Kasa-Vubu aimait le Congo et les Congolais. Après le coup d'état de Mobutu, le président Kasa-Vubu n'a jamais voulu que le sang coule au Congo. Il n'a jamais engagé des mercenaires pour recouvrer son fauteuil présidentiel. A son décès en 1969, Étienne Tshisekedi, le ministre de Mobutu, a fait enlever le compteur d'électricité et d'eau dans sa résidence présidentielle avant à Boma. Le président Kasa-Vubu a été pleuré avec des lampes tempêtes.

La décence aurait voulu que Tshilombo consulte et palabre. Joseph Kasa-Vubu est dans l'histoire du Congo. Rien n'est sûr que lui, Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba sera dans l'histoire.

Il faut parfois s'abstenir de gonfler ses joues joufflues pour des décisions qui doivent rassembler. Madame Justine Kasa-Vubu n'a pas à dire Merci à un pantin-marionnette, qui est dans un calcul politique. Un policailleur-ventriote ne mérite aucun remerciement.

Le jour qu' il demandera pardon au peuple congolais pour son hold-up électoral, c'est ce jour-là que l'on commencera à parler avec lui. Pour le moment, Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba, ses Bena Mpuka, Talibans et Tribalo-ethniques n'ont qu'aller se rhabiller.

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Access Bank: Banque Nigériane mafieuse, terroriste et blanchisseuse d'argent sale au Congo-Kinshasa !

Access Bank: Banque Nigériane mafieuse, terroriste et blanchisseuse d'argent sale au Congo-Kinshasa !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Access Bank Mafia.jpg, juil. 2020

La République démocratique du Congo ressemble de plus en plus à un animal en putréfaction où tous les charognards du monde s'y attellent. Chacun voulant sa part.

Notre jeune compatriote, Israël Kaseya croupit actuellement à la prison de Makala, sans jugement. Son crime ? Banquier à Access Bank à Kinshasa, Arinze son directeur-général Nigérian qui est soutenu travaille par Herbert Wige, le pdg d'Access Bank à Lagos l'a fait jeter en prison, pour avoir dénoncé les magouilles mafieuses d'Access Bank, qui vole, pille et appauvrit les Congolais avec des frais incommensurables pour ravir leurs biens hypothéqués.

Freddy Mulongo-Israel Kaseya Plainte.jpg, juil. 2020

Du Noolywood au Congo-Kinshasa. Access Bank, la banque Nigériane est mafieuse. Elle encourage le terrorisme, c'est elle qui a ouvert des comptes pour Congo-Futur. Access Bank blanchi l'argent sale en République démocratique du Congo.

Freddy Mulongo-Israel Kaseya Plainte 1.jpg, juil. 2020

Vive le panafricanisme mafieux. Access Bank est une banque terroriste. Alors que les Etats-Unis traquent des terroristes et ceux qui les soutiennent, les Américains devraient jeter un coup d’œil à cette banque nigériane qui a pignon sur rue à Kinshasa.

Freddy Mulongo-Israel Kaseya Plainte 2.jpg, juil. 2020

Israël Kaseya, en bon lanceur d'alerte et patriote a dénoncé dans sa plainte les magouilles. Les swift de transactions de Congo Futur, sous des faux noms à cette banque nigériane. En récompense, il a été jeté en prison.

Freddy Mulongo-Israel Kaseya Plainte 3.jpg, juil. 2020

 Que les Nigérians fassent la loi au Congo, dans des magouilles financières, soutenus par la justice corrompue, où des magistrats sont arrosés par Access Bank, afin de faire mourir Israël Kaseya en prison , sans jugement, cela est plus que scandaleux.

Freddy Mulongo-Israel Kaseya Plainte 4.jpg, juil. 2020

Nous publions la photo d'Arinze, le directeur général d'Access bank à Kinshasa, la plainte d'israël Kaseya ainsi sa photo à Makala. Dossier à suivre

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samedi 4 juillet 2020

Jean Bosco Kanyemesha, tribaliste et faux pasteur à Londres !

Jean Bosco Kanyemesha, tribaliste et faux pasteur à Londres !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Jean Bosco Kanyemesha.jpg, juil. 2020

Tribaliste patenté, autoproclamé Pasteur de Binzambi Nzambi à Londres, Jean Bosco Kanyemesha est un individu instable qui roule pour son frère de tribu Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba. Avec son français de Bena Mpuka, ce Tshilomboïste tribaliste a cru bon de se transformer en donneur de leçon. Avec qu' Àngwalima Tshilombo et ses checkuleurs tribaux pillent le Congo, ce faux pasteur de Bena Mpuka, Jean Bosco Kanyemesha par coterie tribale s'est invité tout seul sur mon mur, se croyant dans son église, il a commencé à faire des remontrances comme si le Congo était le Ligablo de Tshilombo et ses 400 voleurs tribalistes.

Freddy Mulongo-Jean Bosco Kanyemesha 1.jpg, juil. 2020


Sauf que ce faux pasteur, qui ignore l'exégèse biblique et ignore également que la christologie de Karl Barth: Christ est le centre du message biblique. Or Christ a déclaré : "Je suis le chemin, la vérité et la vie". Jean Bosco Kanyemesha à choisi de défendre le faussaire, fourbe, roublard, traître et collabo : Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba, voleur du destin de notre peuple.

Jean Bosco Kanyemesha s'est autoproclamé pasteur ! A-t-il vraiment la vocation pastorale ? Le Congo se meurt, Jean Bosco Kanyemesha prêche les mensonges, faussetés et Tribalisme. Pauvre type !

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RDC: Martin Fayulu, le président Élu a mille fois raisons "Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba" devrait être entendu, dans le procès Kamerhe !

RDC: Martin Fayulu, le président Élu a mille fois raisons "Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba" devrait être entendu, dans le procès Kamerhe !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Fayulu Président Elu.jpg, juil. 2020

Le procès 100 jours a révélé une chose: des mafieux, checkuleurs et gangsters ont pris le Congo en otage et ils ont mis la main sur les magots et caisses de l'état.

Durant le procès, celui dont la tête était mise à prix, pour braquage de la République, Vital Kamerhe, faiseur des rois, "coach", directeur de cabinet et allié Cach d'Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba, n'a cessé de citer ce dernier dans sa plaidoirie. Tshilombo à été cité plus de 127 fois par Vital Kamerhe, qui dit explicitement qu'il agissait au nom de son président. Or son président ne rien d'autre, que le fameux fils Tshisekedi, ancien pizzaïolo et habitué des Nganda à Matongé-Ixelles à Bruxelles, qui durant 30 ans, n'a vécu que des aides sociales belges, qui a volé le destin de tout un peuple, avec son odieux et satanique deal contre le peuple congolais, avec Alias Kabila.

Dans un pays normal et un état de droit, rien que le fait d'être cité à la cour, dans un procès télévisé, Tshilombo "Àngwalima" devrait être entendu par des juges. Loin de nous, l'idée de défendre Vital Kamerhe. Si le directeur de cabinet est un voleur, son président l'est autant ! Mais ceux qui l'accablent et ferment les yeux sur le vrai commanditaire et bénéficiaire du braquage :Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba, sont dans l'erreur. L'État de droit, ce n'est pas "Ta tête ne me plaît pas ! Et hop à la guillotine"! L'Etat de droit, ce sont des principes démocratiques, applicables à tous.

L'ancien Checkuleur, Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba n'échappera pas. A la libération, il devra répondre ne fut ce qu'à la question pourquoi a-t-il était cité ? Les immunités des acteurs politiques seront limitées. Chaque citoyen devrait répondre de ses égarements y compris le président de la République. Se cacher derrière les immunités est devenu un sport national. Des criminels n'ont plus à se cacher derrière les immunités.

La réaction clairevoyante de Martin Fayulu est à féliciter. L'incapacitaire, faussaire et sacrificateur Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba est capable de tout. Il sacrifie tout autour de lui. Il risque demain, d'inventer une hi à dormir pour inculper tout acteur politique.

Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba qui est arrivé sans un clou dans ses poches, sauf le Cpes que la Belgique lui a octroyé, en 1 an et 6 mois à la tête du Congo, il a déjà acheté un manoir à Waterlloo de 960.000€, une villa à Knokle-le Zoute de 1.795.000€ sans compter un appartement à Uccle d'une valeur de 600.000€...toujours en Belgique.

À Kinshasa, Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba a acheté l'ancien Hôtel Okapi à Mbinza Météo à 3.000.000 dollars, l'ancien hôtel continental place commercial à Limeté, une villa derrière l'hôpital Bondeko toujours à Limeté. L'état de droit, c'est aussi de savoir comment un chômeur et aidé social en Belgique, peut du jour au lendemain acquérir toutes ces maisons... Alors que son père, Étienne Tshisekedi, malgré toutes les fonctions occupées auprès de Mobutu n'a même pas construit une infirmerie. Et la résidence de Limeté appartient à Air Zaïre !

Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba est un danger pour la République.

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Hommage à Jean Kalama Ilunga, l'homme des crises enchevêtrées !

Hommage à Jean Kalama Ilunga, l'homme des crises enchevêtrées !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Jean kalam Ilunga.jpg, juil. 2020

Grand Patriote et Résistant, Jean Kalama Ilunga en projectiviste averti, de son vivant disait toujours que la RDC avait un problème des crises enchêvetrées. La solution ne pouvait provenir que d'une déflagration pour mettre à plat toutes ces crises et repartir à zéro.

Grand Patriote, Kalama aimait profondément son pays d'origine, la RDC. L'ancien conseiller culturel de M'Zée Laurent-Désiré Kabila avait une plume au vitriol. Le compositeur de la chanson "Nazali Balado Te" doit se retourner dans sa tombe en apprenant qu'Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba a fait un deal pour bénéficier d' une nomination électorale. Et que son allié et colistier, Vital Kamerhe a fait entré un Libanais de 82 ans, au camp Tshatshi pour la construction des maisons préfabriqués turques. 57 millions de dollars se sont volatilisés. Kamerhe et le Libanais sont en prison. Et Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba, le vrai commanditaire et bénéficiaire du braquage de la République jouit de l'immunité: Il est président Nommé !

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RDC : Dinosaure, Tribalo-ethnique et Tshilomboïste, Victor Mpela Bilekela va jouer ailleurs !

RDC : Dinosaure, Tribalo-ethnique et Tshilomboïste, Victor Mpela Bilekela va jouer ailleurs !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Victor Mpela.jpg, juil. 2020

À chacun de nos posts, cet ancêtre sénile s'oblige à commenter ses menaces alambiquées, espérant nous prendre par des sentiments. Le Mammouth qui n'est pas une lumière et n'a rien apporté au pays, croit qu'en écrivant qu'il va me traduire devant un OPJ corrompu du régime d'Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba, voleur du destin du peuple congolais, que sa menace va me terroriser, m'empêcher de dormir. Un journaliste ne se laisse pas intimider.

Freddy Mulongo-Freddy Mulongo 49.jpg, juil. 2020


On m'apprend que ce tyrannosaure est un avocat. Ah bon ! Un avocat terroriste. Qui croit que s'il vient défendre le faussaire, Roublard, Fourbe, Traître et Collabo d'Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba, sur mon mur, sans doute qu'il pourrait ramasser des miettes pour faire bouillir la marmite de sa femme.

Un avocat respectable et respectueux, ne vient sur la page Facebook d'un journaliste engagé pour défendre la fausseté. Victor Mpela Bilekela est un fameux avocat tribaliste et ventriotes, qui n'a aucun souci de la bonne marche du pays, qui ne se souci pas non plus des générations futures et qui par coterie tribale défend Angwalima Tshilombo. Et cet individu a le culot de venir m'insulter sur ma propre page, parce qu'il se prend pour un avocat, qui refuse d'aller en retraite. Pauvre petit bonhomme, je t'ai jamais invité à venir sur mon mur. Tu es avocat retraité chez toi pas sur mon mur. Je t'emmerde ! T'es menaces à la con, je m'assoie dessus. Si tu veux continue avec tes menaces, tu verras de quel bois je me chauffe.

Au lieu de défendre le Congo et les valeurs démocratiques, Victor Mpela Bilekela défend sa tribu et le faussaire de Tshilombo !

Un avocat normal peut-il des inepties pareilles ? "CE MULONGO est un individu mal élevé et demain s'il est invité par un OPJ criera à la violation des droits de l'homme.Comme j'aurai aimé qu'à sa naissance, il eut été jeté à la rue". Victor Mpela Bilekela, tu n'es qu'un connard qui se prétend "avocat".

Tu prétends être avocat, connais-tu vraiment Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba ? Es-tu au courant que d'après les services de renseignements belges, Tshilombo est incapable de tenir un raisonnement soutenu pendant 15 minutes. C'est pourquoi les Belges en profitent pour lui faire signer n'importe quoi ! Ton Kizengi d'Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba a vécu 30 ans en Belgique, vivant des aides sociales.

Le Tshilombo que tu viens défendre sur mon mur n'est-ce pas celui qui a fait un enfant avec sa tante, la petite sœur d'Étienne Tshisekedi ? C'est l'une des raisons que Ya Tshitshi ne voulait pas de l'enfant de Tshibayu.
Dis moi, depuis qu'Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba a volé le destin du peuple congolais, qu'a-t-il fait pour le Congo ?
Les mandataires publics qu'il vient de nommer, sans un seul de l'UDPS, cela ne te dit rien ?

Victor Mpela Bilekela, tu n'es qu'une pourriture bon pour la poubelle. Avocat, avocat, avocat... de mon pied !

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RDC: "Kutupa Bilato" est la maladie qui grangrène la présidence usurpée d'Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba !

RDC: "Kutupa Bilato" est la maladie qui grangrène la présidence usurpée d'Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Faussaire Tshilombo 1267.jpg, juil. 2020

Conseillers, gardes corps, chauffeurs, pilote, avocat... tous tombent comme des mouches, à la présidence usurpée d'Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba.

Les Bena Mpuka, Talibans et Tribalo-ethniques qui scandaient à tue-tête "Bukalenga Bwetu" sont devenus aphones. En volant la victoire de Martin Fayulu, le Président Élu, Tshilombo est un imposteur et usurpateur.

En volant, le destin du peuple congolais, avec son deal mystico-satanique et nécromancien avec Alias Kabila, pour bénéficier d'une Nomination Electorale, Merti Merti Merta "Monsieur 15%" a cautionné et sacrifié tous ses collaborateurs pour la magie du pouvoir.

On dit qu'une maladie gangrène la présidence usurpée de Tshilombo : "Kutupa Bilato"! Cette maladie, maquillée en Coronavirus-Covid 19, est une malédiction qui poursuit Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba. À force d'emporter ses collaborateurs, "Kutupa Bilato" finira par emporter l'individu qui incarne la déchéance du peuple congolais : Tshilombo.

Sans fourberies et roublardises du fameux fils Tshisekedi, Alias Kabila serait conjugué au passé. Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba a rendu Alias Kabila plus fort que jamais au Congo, puisqu'il est son masque, bouclier, pantin et sa marionnette.

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mercredi 17 juin 2020

RDC : Rencontre Mike Hammer-Jean Pierre Bemba, la messe est-elle dite pour Alias Kabila ?

RDC : Rencontre Mike Hammer-Jean Pierre Bemba, la messe est-elle dite pour Alias Kabila ?

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Bemba 2.jpg, juin 2020


C'est au grand jour, que l'ambassadeur Américain, Mike Hammer a rencontré Jean Pierre Bemba, à la Gombé, en pleine période de confinement.

Par devoir de transparence, après avoir rencontré Jean-Pierre Bemba, plusieurs fois y compris aux heures tardives de nuit. Voilà que l'ambassadeur Mike Hammer officialise ces rencontres avec Bemba. Tous les points sa

Lorsque Réveil FM International a informé, le 26 mai, il y a deux semaines, l'opinion nationale, internationale et la diaspora congolaise mondiale qu'un ballet diplomatique se faisait chez Jean-Pierre Bemba, dans sa résidence de la Gombé, Jean Jacques Mbungani, le fameux responsable du MLC
était sorti de son trou, avec blouse blanche et stéthoscope en main pour écrire un commentaire enfantin et ubuesque. Pardieu, Jean Jacques Mbungani est-il politique ? Je doute fort ! Il n'est qu'un profito-situationniste, sans convictions ni épaisseurs politiques, qui mange à tous les râteliers. Qui se dit du MLC tout en lorgnant chez Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba.

Sans honte Jean-jacques Mbungani annonait ses inepties :
cher frère, j'ai lu avec grande attention votre post qui ne reflète en rien la réalité car le président Jp Bemba est en confinement depuis des semaines sans recevoir qui que ce soit. il est sortie quelques fois pour soutenir des membres du MLC en situation de deuil. Il n'a pas eu l'honneur de recevoir des diplomates dans sa résidence. J'interviens içi pour éclairer votre lanterne à ce sujet.

Notre réponse ne l'avait pas calmé:
Cher Jean-Jean-jacques Mbungani Ne confond pas les choses. Je suis journaliste pas militant du MLC. Tu es à Bruxelles confiné et tu oses me dire ce que moi, par mes fins limiers, que j'ai comme info sur terrain ? Prend ton stethoscope retourne dans ton cabinet médical. Depuis quand les diplomates sont confinés. Même en tant de guerre, les diplomates travaillent. Ne compte pas sur moi pour te dire les ambassadeurs qui ont vu ton chef.

Le docteur Tournesol du MLC, Jean-Jacques Mbungani, l'homme qui prétend connaître tout de Jean-Pierre Bemba est revenu à la charge :
c'est faux mon frère, essaie de prendre les bons contacts pour avoir l'information. Quel est ce diplomate qui visite des politiciens durant le confinement? Moi, j'ai le contact direct avec le concerné que pour contredire ton information. Mais soit, si cela ne vous convainc pas alors, c'est dommage et l'avenir nous départagera.

Mbungani a été ramassé et mis aux cordes du ring:

Je suis désolé Jean-jacques Mbungani tu serais un bon politicien outillé, tu allais garder ton calme au lieu de t'agiter. Qui te dit que les diplomates ne travaillent pas pendant le confinement ? Connais-tu bien la convention de Vienne ? les énormes pouvoirs de diplomates ? Est-ce que Jean-pierre Bemba te dit "Tout" ? Je n'ai pas à me justifier sur mon article. Je n'ai pas écris que Bemba est atteint du Coronavirus-Covid 19. Alors calme toi, ne t'agite pas comme si personne n'a le droit de parler de ton chef. Il n'est pas petit dieu !

Mondonga Likimba te Nzengi, de l'AJPBA à répondu à Jean-Jacques Mbungani :

Freddy Mulongo je t'offre une plume en or pour ta belle réflexion à j.j Mbungani, qui depuis des années qu'il fait la politique,malgré ça, il n'a toujours pas compris que les journalistes sont les hommes des réseaux
D'ailleurs, si on me demandait mon choix personnel, entre un journaliste politicien, et un médecin politicien, je serai plus pour un journaliste qu'un médecin.
Enfin Freddy, j'imagine que tu as trouvé la réponse qui va certainement te donner une petite idée, par rapport à tes inquiétudes, et les reproches que tu me fais souvent lors de nos différentes rencontres au sujet de la défaillance au niveau de la communication du Président J P Bemba, et je peux te dire que tu n'es pas le seul à me faire ce type des reproches, et vous savez vous tous ma réponse qui me semble qu'elle n'a jamais était loin de la réaction contradictoire de J J Mbungani qui en sa qualité de cadre du MLC aurait dû tirer profit de cette article que t'as consacré par ta propre volonté professionnelle à son chef comme tu l'as bien souligné. Une fois de plus Freddy, au nom de l'AJPBA, nous te serons toujours reconnaissant. Wumela na yo na kati ya Réveil-fm-international, mpe na RDC.

C'est Maître Nico Mayengele Ngenge, le brillantissime avocat du barreau de Matete à Kinshasa, qui pleine de sagesse a conclu : La diplomatie en temps de confinement tout comme en temps de guerre, est une science secrète et loin des caméras. Il existe des contacts pris nuitamment ni vu ni connu. Le diplomate peut même se déguiser et passer inaperçu. Au journaliste de garder ses sources d'infos. La matière étant hautement sensible.

Jean-Jacques Mbungani s'est enterré tout seul, dans la précipitation de sa réaction alambiquée, tordue et tarabiscottée. Il est bon pour diriger un dispensaire de brousse. Mbungani n'a rien d'un politique. D'ailleurs le MLC est le parti des débauchés politiques. Ces sont des politicailleurs du MLC qui ont porté main forte au barbu de Kingakati: François Mwamba, Thomas Luhaka, Yves Kisombe, Antoine Ngonda Mangalibi... Cela ne nous étonnerait pas que Jean Jacques Mbungani qui lèche déjà dans l'assiette d'Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba devienne Tshilomboïste. Traître à la Nation !

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52 ans déjà, la RDC remportait la coupe d'Afrique des Nations à Addis-Abeba en Éthiopie !

52 ans déjà, la RDC remportait la coupe d'Afrique des Nations à Addis-Abeba en Éthiopie !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Leopards 2.jpg, juin 2020


Cette photo date de 52 ans. Le président Mobutu Sese Seko salue les joueurs de l'équipe nationale  les Léopards, de la République démocratique du Congo. Le président Congolais s'attarde, sur un joueur en le saluant: Freddy Mulongo. Nous sommes le 21 janvier 1968 à Addis-Abeba en Éthiopie, le Ghana rencontre la République démocratie du Congo.

La sixième édition de la Coupe d’Afrique des nations de football 1968 (CAN 1968) avait eu lieu en Éthiopie et c’était pour la deuxième fois que l’Éthiopie accueillait cette compétition.

C’est aussi au cours de cette édition-là que (a) la CAN prenait définitivement son rythme bisannuel et (b) le nombre d’équipes engagées à la phase finale passait de 6 à 8.

Les 8 équipes qui avaient pris part à cette édition : Ethiopie-Ghana-Algérie-RD Congo-Ouganda-Côte d’Ivoire-Sénégal-Congo Brazzaville. Ce sont les Léopards de la RDC qui remportèrent la finale face aux redoutables Ghanéens (alors double champions d’Afrique) par un score de un but à zéro (but marqué par Kalala à la 66ème minute).

Ci-dessous la liste des 22 Léopards qui avaient participé à cette compétition :

1. Kabamba Nicodème (Capitaine, Daring);
2. Kembo Jean (V.Club);
3. Raoul Kidumu (Diables Rouges Thysville);
4. Kibonge Jeff (V.Club);
5. Mukombo Albert (Mazembe);
6. Mvukani Philippe (Dragon);
7. Mange Salomon (V.Club);
8. Katumba Pierre (Mazembe);
9. Matumona Bernard (Himalya);
10. Tshimanga (F.C Kipushi);
11. Mwana Kasongo Pierre (Daring);
12. Kalala Pierre (Mazembe);
13. Mulongo Freddy (Daring);
14. Mungamuni Léon (Nomades);
15. Ngenyibungi Emmanuel (Union de Kananga);
16. Mwila Albert (Dragon);
17. Mbuli Paul (Himalaya);
18. Muwawa Ignace (Daring);
19. Mokili Saïo Ernest (Dragon);
20. Bilengi Albert (belgicain);
21. Ebengo Augustin (Daring),
22. Lembi Simon (Mikado).

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