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lundi 31 mai 2021

RDC: La Belgique reconnaîtra-t-elle le génocide du Roi Léopold II, coupeur des mains?

RDC: La Belgique va-t-elle reconnaître le génocide de Léopold II, roi et coupeur des mains? 

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Leopold II 2.jpg, mai 2021

Bourreau. Monstre. Génocidaire. Monarque qui coupait les mains. Le responsable du "plus grand crime jamais répertorié dans les annales de l'humanité", assénait Sir Arthur Conan Doyle, auteur du Crime du Congo. Et l'auteur d'un "holocauste oublié", comme le qualifiait Adam Hochschild dans Les fantômes du roi Léopold. L'Allemagne reconnait son génocide en Namibie, et la Belgique au Congo?

freddy-mulongo-leopold-ii

L'Allemagne reconnait son génocide des Hereros et Namas en Namibie, et la Belgique au Congo ?  Léopold II roi des Belges n'a jamais mis un pied ni au Congo ni en Afrique.  Ce monstre sanguinaire, Léopold II, était seul propriétaire du Congo, 80 fois plus grand sa Belgique.  puisqu'il avait conquis celui-ci sur ses propres deniers, ce n'est que par la suite que ce roi fut rétrocédé à l'Etat belge.  La mémoire belge a-t-elle des oublis très sélectifs ? Une légitime question à la factualité de ces silences coupables amènent-ils  à "cacher l' ensemble de ces génocides que nous ne saurions voir"...Les Belges se lamentent  sur les atrocités nazies à l'encontre des populations européennes de 1939 à 1945. Mais, au siècle précédent, Léopold II, "Roi des Belges" s'était déjà essayé au génocide. La seule différence ? Personne n'en parle de nos jours... Bizarre, non ? Un Congolais vaudrait-il moins dans l'échelle de la complainte mondiale anti crimes contre l'humanité ? Les 10 millions de Congolais génocidés par Léopold II, roi des Belges, vaudraient-ils moins que les 6 millions  génocidés par les nazis ?

L'ampleur des crimes commis au Congo, par Léopold II roi des Belges,  fut rapidement connue et documentée même par ses contemporains. Des dizaines de journalistes, d'intellectuels, et même des partisans convaincus du colonialisme européen furent horrifiés par ce qu'ils virent là-bas, qui dépassait ce qu'ils auraient jamais pu imaginer même dans le pire de leurs cauchemars. Même les administrateurs britanniques des colonies voisines considéraient que ce qui se passait au Congo belge était complètement dément, tout cela a cause de l'avidité d'un seul homme.

Jamais durant tout le 19ème siècle, on avait vu ça ou connu ça, et pourtant des génocides et des actes barbares, il y en a eu tout au long de ce siècle.

Le génocidaire roi des Belges Léopold II

Il n'y a que quatre génocides reconnus officiellement par la communauté internationale: le génocide des Juifs commis par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, reconnu en 1945 par le Tribunal de Nuremberg, le génocide des Arméniens commis par les Turcs en 1915, reconnu par la France et l'ONU, le génocide des Tutsis par les Hutus au Rwanda en 1994, reconnu par l'ONU, et le massacre de Srebrenica, qualifié de «génocide» par la Cour Internationale de Justice (CIJ) et le Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie.

Procès Léopold II : Prélude © Alex Newton le Grand

Il n'y a que quatre génocides reconnus officiellement par la communauté internationale: le génocide des Juifs commis par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, reconnu en 1945 par le Tribunal de Nuremberg, le génocide des Arméniens commis par les Turcs en 1915, reconnu par la France et l'ONU, le génocide des Tutsis par les Hutus au Rwanda en 1994, reconnu par l'ONU, et le massacre de Srebrenica, qualifié de «génocide» par la Cour Internationale de Justice (CIJ) et le Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie.

Qu’espérait Léopold II ?  D’abord faire du profit grâce au commerce de l’ivoire qui au début de la colonisation était la grande source de revenu.  La lutte contre l’esclavagisme ne fut jamais qu’un pâle mensonge tout juste bon à faire frémir le bon peuple grâce à la presse à sensation.  Très vite, les affaires périclitent, l’ivoire n’est plus rentable, boules de billard, touches de pianos et prothèses dentaires ne constituent pas un marché suffisant, le roi est au bord de la faillite.  Il sollicite un prêt auprès du gouvernement belge, qui, en traînant les pieds, lui accorde.  Ce prêt le roi ne le remboursera jamais !  Quelques années plus tard ; tout change grâce à l’explosion des besoins de caoutchouc.  Or, au Congo, pour le malheur de son peuple, le caoutchouc pousse naturellement en abondance.  C’est à ce moment que commence les atrocités liées au travail forcé. Il ne peut donc y avoir aucun doute que ce soient la cupidité, la rapacité du roi en quête de fortune qui conduisirent aux horreurs que les peuples du Congo allaient subir.   A cette époque, en Afrique centrale, peu de témoins… néanmoins quelques missionnaires anglo-saxons, suédois s’alarment des pratiques féroces des agents du roi Léopold II.  Des représentants du gouvernement anglais Morel et Casement établissent des rapports à l’intention de leur gouvernement.  Les américains envoient une mission d’étude.  A Paris, l’hebdomadaire « l’Assiette au Beurre »,  le « Charlie hebdo » de l’époque caricaturent Léopold II devant des paniers de mains coupées.  De fait, les soldats de la Force publique, pour une cartouche tirée devait présenter à leur officier deux mains coupés… prodigieux sens de l’économie !  L’origine des conflits était toujours le travail forcé et les quantités toujours plus importantes de caoutchouc qu’il fallait récolter.  Les populations indigènes n’ayant aucune conscience de la notion de travail, il est évident que seule la force la plus brutale pouvait obtenir des résultats. On ne compte plus les villages brûlés, les populations prises en otage, les massacres à la mitrailleuse des indigènes révoltés.  Aujourd’hui tous ces faits sont dûment documentés et répertoriés, pour s’en convaincre, il suffit de lire les protocoles d’importation d’armes et de munitions transitant par Anvers pour aboutir au Congo.

Le roi amassa une fortune colossale. Ses avoirs étaient estimés au début de son règne à cinq millions de franc or, lorsqu’il vendit le Congo à la Belgique en 1908, les chercheurs estiment que sa fortune s’élevait à 14 milliards alors même qu’il en avait dépensés 8 pour différents projets urbanistiques et autres en Belgique.  Ainsi, il devint l’un des hommes les plus riches du monde.  Il ne fait cependant pas de doute, que la vente du Congo à la Belgique fait suite à l’énorme campagne de presse dénonçant l’incroyable brutalité des agents du roi en vue de récolter le caoutchouc.  Dans la mesure où il n’avait pas remboursé le premier prêt obtenu de l’état belge, il est permis d’affirmer que Léopold II a donc vendu deux fois le Congo à notre pays.   Léopold II fit détruire systématiquement les archives de l’Etat indépendant du Congo et camoufla sa fortune notamment grâce à une fondation créée en Allemagne, ce ne fut que quatorze ans après sa mort qu’on parvint à voir clair dans ses avoirs.

L'ouvrage "Il pleut des mains sur le Congo" retrace un massacre de masse oublié dans les limbes de l'histoire, celui perpétré par l'administration belge du roi Léopolod II entre 1885 et 1908. "Il pleut des mains sur le Congo" : l'ethnocide colonial belge oublié

C'est un pan terrifiant de l'histoire souvent occulté. Probablement 10 millions de morts, un sacrifice humain inouï de cruauté, une véritable mécanique de mort mise en place pour permettre à un modeste royaume européen de satisfaire ses appétits économiques, tout cela sous la pression d'un monarque prêt à tout pour avoir sa part du "gâteau africain".

Léopold II (1865-1909) est au cœur de l'ouvrage "Il pleut des mains sur le Congo", qui retrace les 23 années d'enfer "démocidaire" au Congo. L'enjeu ? L'exploitation de l'ivoire et du caoutchouc par l'administration belge.
Le titre de l'ouvrage fait référence à la pratique de cette même administration qui demandait de couper une main de chaque indigène tué, afin de justifier l'usage de chaque balle des fusils de ses fonctionnaires.

Le récit de cette monstruosité coloniale évoquée par Marc Wiltz — monstruosité qui a décimé un tiers de la population du Congo de l'époque — s'appuie sur les textes des explorateurs et écrivains de l'époque, tels Joseph Conrad, Conan Doyle ou Marc Twain.
La "mission civilisatrice" de l'Europe, d'une Belgique justifiant et occultant les crimes commis sur les populations indigènes du Congo,  exterminées sans aucun d'état d'âme par l'homme blanc, est omniprésente dans ces pages sincères, et comme poreuses  d'une abjection glaciale. Tout cela au nom d'un roi "humaniste" et "philanthrope", comme était alors  perçu le  roi des Belges.

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