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mercredi 15 janvier 2020

Francophonie: Une épine dans le pied de Mushikiwabo, la loi anti-caricature au Rwanda !

Louise Mushikiwabo, secrétaire général de l'OIF

Je suis francophone de cœ“ur et d'esprit. Je suis francophile convaincu. Je crois profondément à  la Francophonie des peuples. Lorsque je vais au Sénégal, à  Ngor à  Dakar ou à  Saint-Louis, même si je ne parle pas le wolof on se parle en français et on se comprend. A L'ONU, je pose toujours mes questions dans la langue de Voltaire. à€ Oslo, lors de la conférence de presse pour la remise du prix Nobel de la paix 2018 au Dr. Denis Mukwegue et Nadia Murad, j'ai été le premier à  poser ma question en français bien que la conf était en anglais. J'ai de plus en plus du mal à  croire à  la francophonie institutionnelle. Or c'est cette dernière qui doit contribuer à  ce que la langue française continue à  briller dans le monde.

Aujourd'hui, la voix de la Francophonie est aphone. Elle est pratiquement inaudible sur la démocratie et le respect des droits humains.

Louise Mushikiwabo, ancienne ministre rwandaise des affaires étrangères, la plus Kagamiste des Kagamistes, a déployé mille et une énergie pour être catapultée à  la tête de l'Organisation International de la Francophonie (OIF). Depuis sa nomination par des Chefs d'État francophones, c'est l'hibernation.

Déjà , à  Erevan en Armémie, lors de sa première conférence de presse en tant que nouvel Secrétaire Général de l'OIF, Louise Mushikiwabo alors que j'étais le premier assis au premier rang à  lever le doigt pour poser ma question, je n'ai jamais posé ma question. Le modérateur-museler Arménien avait récu la consigne de ne pas me donner de la parole pour poser mes questions. https://blogs.mediapart.fr/…/erevan-un-moderateur-museleur-… Un musellement indigne d'une organisation dont les valeurs sont démocratiques. La liberté d'expression et la défense des journalistes, des priorités dans ses objectifs.

Louise Mushikiwabo a passé une année à  faire "le ménage à  l`OIF" afin d`installer ses équipes. Balayés, de nombreuses personnes à  tous les échelons et pratiquement tous les directeurs et directrices en fonction durant le mandat de la Canadienne Michaà«lle Jean à  qui elle a succédé.

"Cependant, pas la moindre trace d`offres d`emplois ni d`ouvertures de postes affichées par l`Organisation. Les directeurs et directrices responsables respectivement de Programmation et Développement stratégique, de Langue française et de Culture, des Ressources humaines, de l`Administration et des Finances, ont été abruptement limogés. Le directeur chargé de l`Éducation et de la Jeunesse ayant atteint l`à¢ge obligatoire de la retraite, il arrivait en fin de contrat en 2019. Les représentants permanents de l`OIF aux Nations unies à  New York et à  Genève ont également été remerciés, tout comme celui à  la tête de la Représentation permanente auprès de l`Union européenne à  Bruxelles. Le directeur du Bureau régional de l`Afrique de l`Ouest, qui avait affiché sa loyauté à  Michaà«lle Jean pendant la campagne, a été révoqué à  la suite d`une procédure disciplinaire. Le Camerounais de nationalité canadienne, chef de la direction Affaires politiques et gouvernance démocratique, a été muté représentant permanent de l`OIF auprès des Nations unies à  Genève. Le Belge qui occupait ce poste a été, lui, promu directeur de la Francophonie numérique. On savait déjà  que la Rwandaise Oria K. Vande Weghe, responsable des communications de Louise Mushikiwabo notamment sur les réseaux sociaux, avait été promue directrice de la Communication de l`OIF. Ce grand remaniement s`est passé dans la plus grande opacité, voire parfois à  l`encontre des dispositions relatives au statut du personnel en vigueur" écrit Isidore Kwandja Ndembo dans son article: Où va la Francophonie ? Publié dans la presse au Canada le 3 janvier dernier.

A Erevan, j'avais deux questions à  poser à  Louise Mushikiwabo:

1. Le Rwanda vient de voter une loi anti-caricature qui punit ceux qui s'hasardent à  humilier les autorités rwandaises de 2 ans de prison et 1145 dollars. Et la diffamation Paul Kagame, c'est 7 ans de prison et 8000 dollars. N'est-ce pas abusive comme décision liberticide. En tant que nouvel Secrétaire Général de l'OIF comptez-vous rappeler au Rwanda les valeurs de la Francophonie ?

2. Depuis plus de deux décennies, le Rwanda se comporte en voisin criminel et conquistador de la République démocratique du Congo, le plus grand pays francophone. Le Rwanda pille les ressources de la RDC. Le coltan qui n'existe qu'en RDC est cà´té en bourse à  Londres au profit du Rwanda, pays receleur. Que comptez-vous faire pour que les deux pays puissent vivre en paix ?

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samedi 28 avril 2018

Tout chemin mène-t-il au Rwanda, chez Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali ?

Paul Kagame, le roitelet de Kigali

Tyran un jour, tyran toujours ! Paul kagamé est le Tippo Tip qui sévit en toute impunité dans les pays des Grands Lacs. Le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali est commissionné par des conquistadors anglo-saxons, qui ont besoin des ressources minières. Ils lui fournissent des armes, Paul Kagamé en bon seigneur de guerre, fout la pagaille: tue, viole, vole, assassine des Congolais...le plus important est qu'il rapporte plus des minerais. Ne pouvant pas tout faire tout seul, Paul Kagamé le Tippo Tip, crée des rébellions à  l'Est de la République démocratique du Congo pour mieux piller ses ressources, au nom de ses parrains conquistadors.

Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali

Le Rwanda est même coté en bourse comme le premier exportateur du Coltan, minerais qui ne se trouve pas dans son sous-sol. Cela ne choque personne ! Les conquistadors anglo-saxons ne respectent ni peuples ni frontières. Ils ont besoin des matières premières. Et Paul Kagamé est leur Kapita en Afrique centrale. Les Ong des droits de l'homme ont bon hurlé...le rapport 2017 sur les droits de l'homme du département d'État américain a été publié le 20 avril 2018. Le rapport décrit le Rwanda de Paul Kagame comme un endroit effrayant. Le Rwanda est décrit comme un pays qui ne respecte pas le strict minimum de la décence humaine. Le Rwanda est décrit comme un pays qui ne respecte pas le strict minimum de la décence humaine.

Bill Clinton et Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali

L'environnement global rwandais est un pur enfer ! Les questions les plus importantes concernant les droits de l'homme sont les suivantes: "les exécutions arbitraires et les disparitions politiques des forces de sécurité; la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants infligés par les forces de sécurité; conditions pénibles et pénibles dans les prisons et les centres de détention; arrestation arbitraire; le mépris des forces de sécurité à  l'égard de la primauté du droit; détention provisoire prolongée; atteinte aux droits des citoyens à  la vie privée et à  la liberté de parole, de réunion et d'association; restrictions et harcèlement des médias et de certaines organisations non gouvernementales (ONG) locales et internationales; les restrictions à  la liberté de participer au processus politique et la capacité de changer de gouvernement grà¢ce à  des élections libres et équitables; le harcèlement, l'arrestation et l'abus d'opposants politiques, de défenseurs des droits de la personne et de personnes perçues comme une menace au contrà´le de l'ordre social par le gouvernement; la traite des personnes; et les restrictions sur les droits du travail".

Tonny Blair et Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali !

Au Rwanda, c'est l'impunité et traitement spécial pour le régime du FPR de Paul Kagame, le tyran de Kigali. Le régime sanguinaire et tyrannique est autorisé à  user de tous les moyens, même contraires à  l`éthique des Nations-Unies, pour asseoir son pouvoir dictatorial. Les puissances mondiales ferment les yeux sur les innombrables crimes contre l`humanité et crimes contre la paix dans la région des Grands-Lacs, toujours à  cause de leur culpabilisation pour avoir souhaité, permis et favorisé la catastrophe au Rwanda. En retour, le tyran-dictateur, Paul Kagame qui incarne le régime autocratique, prend plaisir à  faire chanter ces puissances, soit pour leur exiger de lui verser des aides sans conditions, soit pour leur faire taire quand elles commencent à  s`inquiéter de ses crimes impunis et de la nature dictatoriale de son régime.

Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali !

Rappelez-vous qu'à  travers l'histoire il y eut des tyrans et des meurtriers pour un temps, qui semblèrent invincibles. Mais à  la fin, ils sont toujours tombés. Toujours...! disait Ghandi. Et la seule chose qu'un dictateur ne peut pas dicter, c'est la vérité dit-on.

Augusto Pinochet, Tyran et dictateur chilien, qui avait réussi à  échapper aux juridictions internationales, a été vaincu par ce qu'il connaissait le moins : le cœ“ur. Arrivé au pouvoir avec l'aide des États-Unis, balayant avec les tanks et l'aviation le gouvernement d'Union populaire dirigé par Salvador Allende, un certain 11 septembre 1973, assassinant les dirigeants de la gauche chilienne, les syndicalistes, les militants des droits de l'homme, Pinochet s'était installé dans la longue tradition de l'extrême droite sud-américaine, faisant régner l'ordre noir sur le cà´ne latin. à€ ses frontières il n'avait que des amis, adeptes de la jugulaire et de l'uniforme, tous, au-delà  d'un discours nationaliste surtout axé contre les Indiens et tout ce qui pouvait représenter une remise en cause de l'ordre impérial des gringos.

Bachar Al-Assad, le tyran de Damas a rendu la plus haute décoration française. Le président syrien avait été décoré par Jacques Chirac en 2001, peu après avoir succédé à  son père Hafez al-Assad à  la tête du pays. La décision de rendre la légion d'honneur a été prise après "la participation de la France à  l'agression tripartite aux cà´tés des Etats-Unis et du Royaume-Uni contre la Syrie le 14 avril", ajoute le communiqué. "Il n'est point d'honneur pour le président Assad de porter une décoration attribuée par un régime esclave (...) des Etats-Unis qui soutient les terroristes", indique encore la présidence.

Nicolae Ceausescu, le Tyran et dictateur roumain surnommé `` le génie des Carpates » quitte précipitamment la Roumanie devant la vague révolutionnaire qui déferle sur son pays depuis mois d`une semaine. Au même moment les `` révolutionnaires » s`emparent de la télévision roumaine. Le 16 décembre 1989, les habitants de Timisoara s`étaient soulevés contre l`arrestation du pasteur Lazlo Toekes défenseur des droits des minorités hongroises. Le 21 décembre 1989, une manifestation d`ouvriers a conspué le régime dictatorial devant le siège du PC à  Bucarest. Les époux Ceausescu seront vite arrêtés sur le chemin de l`aéroport de Pitesti et fusillés après un simulacre de procès le 26 décembre 1989. Nicolae et Elena seront reconnus coupables de génocide et de détournement de fonds. Les événements de Roumanie seront les premiers à  être intégralement retransmis par la télévision.

Après avoir dirigé l'Irak par la terreur pendant plus de trente ans, Saddam Hussein a été exécuté par pendaison, samedi 30 décembre 2006, à  l'issue d'un procès bà¢clé. Le 22 septembre 1980, débutait la guerre entre l`Iran et l`Irak. Cette guerre, qui durera huit ans et fera environ 800 000 morts, est déclenchée par Saddam Hussein. Cette attaque est motivée par deux raisons : le tracé de la frontière entre l`Irak et l`Iran et la menace que représente l`Iran pour l`Irak. La guerre entre l`Iran et l`Irak est déclenchée dans le contexte immédiat de l`opposition de Saddam Hussein aux chiites d`Irak, soutenus par l`Iran. Ce soutien fait craindre à  Saddam Hussein une contagion de la Révolution islamique à  l`Irak. Saddam Hussein estime que l`Iran est affaibli sur le plan militaire en raison de la révolution islamique de 1979, et que la guerre n`en sera que plus rapide et limitée. En réalité, l`attaque de l`Irak galvanise la population iranienne, qui s`engage dans l`armée. Saddam Hussein doit ainsi réviser ses prévisions de succès rapide, d`autant plus que la guerre s`enlise.

Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali !

Seigneur de guerre, bon receleur, qui a fait du Rwanda pays receleur des ressources pillées de la République démocratique du Congo dont les multinationales anglo-saxonnes sont friandes, Paul Kagamé, Hitler Africain et tyran de Kigali est récompensé avec l'annonce du prochain sommet de Commonwealth en 2020 à  Kigali. Le constat est macabre mais les portes des maîtres du monde sont ouvertes au génocidaire et tyran Paul Kagame pour services rendus. Tonny Blair, l'ancien Premier ministre Britannique et ses conquistadors lobbyistes ont fait très fort. Conseiller politique de Paul Kagamé, le cabinet de conseil privé appelé "Tony Blair Associates", dont les clients incluent des monarques et autocrates controversés comme le président du Kazakhstan, Nursultan A. Nazarbayev. La République démocratique du Congo est victime de ses ressources. Paul Kagamé est un Tippo Tip pour mieux piller des ressources de la République démocratique du Congo.

Depuis 1994, Paul Kagamé est tyran au Rwanda, il mène une guerre d'intensité au Congo: il pille, vol, viol, assassine...à  son compteur plus de 13 millions de morts. Le Rwanda est un pays qui doit son existence sur la culture des mensonges et de la manipulation, le peuple Rwandais développe des symptà´mes de la méfiance à  tous, il voit des ennemis partout jusqu'à  douter même de son propre existence.

Le coltan se trouve en quantités commerciales en Afrique centrale,notamment en République démocratique du Congo dont la région du Kivu détient entre 60 et 80 % des réserves mondiales, ainsi qu`en Australie, au Brésil, au Canada, en Espagne et en Chine…Le coltan est au cœ“ur de la guerre en République démocratique du Congo, l`un des conflits les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale avec plus de 13 millions de morts. Un rapport d`experts présenté en 2001 au Conseil de sécurité de l`ONU dénonce les grandes quantités de ce minerai illégalement extraites du sol de la République démocratique du Congo et transportées en contrebande, en accord avec des entrepreneurs occidentaux, par les armées du Rwanda, l`Ouganda, du Burundi et de la RDC qui occupaient la Province Orientale et la région du Kivu, à  l`est du pays.

Les statistiques de la BNR (Banque Nationale du Rwanda) montrent que pour le seul Coltan, les recettes enregistrées sont de l`ordre de 134.5 millions de dollars au moment où tous les minerais exportés ont réalisé une somme de 226.2 millions de dollars.

Le Rwanda a l`objectif de réaliser 400 millions de dollars de recettes provenant des minerais exportés pour 2017 et de créer des 600 mille emplois y relatifs. L`activité minière au Rwanda occupe la deuxième place des recettes en devises fortes après le secteur du Tourisme.

On ne peut pas s`étonner que les budgets de certains minuscules pays soient plus volumineux, plus consistants que celui de la République démocratique du Congo, évalué à  peine à  9 milliards de dollars Us.

Et si aujourd`hui le Rwanda peut dire qu`il est premier exportateur de coltan, c`est parce qu`il a pendant longtemps profité d`une situation qu`il a lui-même créée. Nul n`est besoin d`expliquer aujourd`hui que le Rwanda est à  la base du pillage des ressources naturelles de la République démocratique du Congo à  travers différents mouvements rebelles créés de toutes pièces. Dans ces conditions, c`est tout à  fait normal que même un pays qui ne produit pas du coltan puisse facilement devenir un grand exportateur. En plus, le Rwanda bénéficie des frontières qui sont quelque peu poreuses. Ceci permet à  tout vendeur ambulant d`embarquer ses minerais, afin de les vendre à  meilleur prix au Rwanda. Fait qui fait échapper beaucoup d`argent tant à  la province qu`au pays tout entier.

Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali !

Voici la liste des 85 multinationales mises en cause par l`ONU, dans le pillage de la RDC et dans le financement indirect de la guerre civile à  l`Est, dans un rapport de 2003. Malgré ce rapport, l`ONU n`avait pris aucune sanction et n`avait pas fait appliquée l`embargo préconisé.

1. AFRICAN TRADING CORPORATION Sarl, Afrique du Sud

2. AFRIMEX, Royaume-Uni

3. AHMAD DIAMOND CORPORATION, Belgique

4. A.H. PONG & Sons, Afrique du Sud

5. A. KNIGHT INTERNATIONAL Ltd, Royaume-Uni

6. A & M MINERALS and METALS Ltd, Royaume-Uni

7. ALEX STEWART Ltd (Assayers), Royaume-Uni

8. AMALGAMATED METAL CORPORATION Plc, Royaume-Uni

9. AMERICA MINERAL FIELDS (AMFI), USA

10. ANGLO AMERICAN Plc, Royaume-Uni

11. ANGLOVAAL MINING Ltd, Afrique du Sud

12. ARCTIC INVESTMENT, Royaume-Uni

13. ASA DIAM, Belgique

14. ASA INTERNATIONAL, Belgique

15. ASHANTI GOLDFIELDS, Ghana

16. AVIENT AIR, Zimbabwe

17. BANRO CORPORATION, Afrique du Sud

18. BARCLAYS BANK, Royaume-Uni

19. BAYER A.G., Allemagne

20. B.B.L. Banking, Belgique

21. BELGOLAISE, Belgique

22. CABOT CORPORATION, USA

23. CARSON PRODUCTS, Afrique du Sud

24. CHEMIE PHARMACIE NETHERLANDS, Hollande

25. COGECOM, Belgique

26. C. STEINWEG NV, Belgique

27. DARA FOREST, Thailand

28. DAS AIR, Royaume-Uni

29. DE BEERS, Royaume-Uni

30. DIAGEM BVBA, Belgique

31. EAGLE WINGS RESOURCES INTERNATIONAL, USA

32. ECHOGEM, Belgique

33. EGIMEX, Belgique

34. ENTREPRISE GENERALE MALTA FORREST, RD Congo

35. EUROMET, Royaume-Uni

36. FINCONCORD SA, Suisse

37. FINMINING, Saint Kitts

38. FIRST QUANTUM MINERALS, Canada

39. FLASHES OF COLOR, USA

40. FORTIS, Belgique

41. GEORGE FORREST INTERNATIONAL AFRIQUE, RD Congo

42. HARAMBEE MINING CORPORATION, Canada

43. H.C. STARCK GmbH & Co KG, Allemagne

44. IBRYV AND ASSOCIATES LLC, Swiss

45. INTERNATIONAL PANORAMA RESOURCES Corp, Canada

46. ISCOR, Afrique du Sud

47. JEWEL IMPEX Bvba, Belgique

48. KABABANKOLA MINING COMPANY, Zimbabwe

49. KEMET ELECTRONICS CORPORATION, USA

50. KHA International AG, Allemagne

51. KINROSS GOLD CORPORATION, USA

52. K & N, Belgique

53. KOMAL GEMS NV, Belgique

54. LUNDIN GROUP, Bermuda

55. MALAYSIAN SMELTING CORPORATION, Malaysie

56. MASINGIRO GmbH, Allemagne

57. MELKIOR RESOURCES Inc, Canada

58. MERCANTILLE CC, South Africa

59. MINERAL AFRIKA Limited, Royaume-Uni

60. NAC KAZATOMPROM, Kazakhstan

61. NAMI GEMS, Belgique

62. NINGXIA NON-FERROUS METALS SMELTER, Chine

63. OM GROUP Inc, USA

64. OPERATION SOVEREIGN LEGITIMACY (OSLEG) Pvt Ltd, Zimbabwe

65. ORION MINING Inc., Afrique du Sud

66. PACIFIC ORES METALS AND CHEMICALS Ltd, Hong Kong

67. RAREMET Ltd, Saint Kitts

68. SARACEN, Afrique du Sud

69, SDV TRANSINTRA, France

70. SIERRA GEM DIAMONDS, Belgique

71. SLC GERMANY GmbH, Germany

72. SOGEM, Belgique

73. SPECIALITY METALS COMPANY SA, Belgique

74. STANDARD CHARTERED BANK, U.A.E.

75. SWANEPOEL, South Africa

76. TENKE MINING CORPORATION, Canada

77. THORNTREE INDUSTRIES (Pvt) Ltd, Zimbabwe

78. TRACK STAR TRADING 151 (Pty) Ltd, Afrique du Sud

79. TRADEMET SA, Belgique

80. TREMALT Ltd, Belgique

81. TRINITECH INTERNATIONAL Inc, USA

82. TRIPLE A DIAMONDS, Belgique

83. UMICORE, Belgique

84. VISHAY SPRAGUE, USA et Israà«l

85. ZINCOR, Afrique du Sud

Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali !

Des conquistadors et pratiques illicites anciennes

La République démocratique du Congo est dotée d'une abondance de ressources minérales rares du nord-est au sud-est du pays (coltan, diamants, or, cuivre, cobalt, zinc, manganèse…), de ressources forestières et de faune (gorilles, okapis…) très riches et de vastes sols fertiles propres à  l'agriculture (café, tabac, thé…).

Depuis longtemps, bien avant le conflit de 1998, de telles richesses naturelles ont fait l'objet de troc, de contrebande et de trafic enrichissant la classe dirigeante de l'ex-Zaïre. Elles ont toujours exacerbé les convoitises des pays voisins de la RDC, notamment le Rwanda et l'Ouganda.

Elles expliquent l'occupation des provinces dans l'est du pays par les troupes rwandaises et ougandaises entre 1996 et 2002, durant le conflit. Ainsi que les luttes fratricides entre le Rwanda et l'Ouganda sur le sol congolais.

`` L'histoire de la République démocratique du Congo n'est que la longue suite de déprédations dont ses richesses naturelles et son capital humain ont fait l'objet, quels qu'aient été le régime politique ou le gouvernement en place. Cette exploitation, le plus souvent appuyée par la force brutale, avait pour but l'enrichissement de quelques-uns. Alors que les précieuses ressources du pays étaient pillées ou allaient à  vau-l'eau, une économie informelle faite de troc, de contrebande et de trafic de matières premières, s'est mise à  prospérer jusqu'à  devenir l'unique moyen de subsistance de la plus grande partie de la population. Cette économie a renforcé les liens ethniques et claniques et les structures coloniales entre les provinces du Kivu et les États voisins, comme le Burundi et le Rwanda, ou le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie. Des réseaux analogues d'échanges informels unissent étroitement la province du Katanga à  la Zambie et à  l'Angola. C'est ainsi qu'un pays vanté pour l'abondance de ses richesses naturelles s'est retrouvé au début des années 90 dans les rangs des États les plus pauvres et les plus endettés.»

L'exploitation illégale des ressources du pays par des étrangers avec la participation des Congolais a commencé avec le premier conflit en 1996. Au fur et à  mesure de la progression des rebelles de l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL) dans les régions est et sud-est du Zaïre, appuyés par les armées rwandaises et ougandaises, leur chef Laurent-Désiré Kabila, a signé des contrats avec un certain nombre de sociétés étrangères.

C'est le début de la main-mise des Rwandais et des Ougandais sur les ressources naturelles des zones qu'ils contrà´lent.

Mise en place d'une "économie de guerre"

Arrivé au pouvoir en 1997, M'zée Laurent-Désiré Kabila exerce un pouvoir personnel sur les ressources publiques, s'appuyant sur ``les figures familières de la corruption, du clientélisme et de l'impunité». Par la suite, des marchés lucratifs, des concessions minières sont conclus avec l'Angola, la Namibie et le Zimbabwe qui, en contrepartie, fournissent à  la RDC en 1998 un appui militaire dans le conflit. Celui-ci concentre les armées de sept pays africains sur le sol congolais. Au gré des combats et de l'avancée des troupes qui s'élargit et pénètre en profondeur vers les provinces de l'Equateur, du Kasaï et du Katanga, les belligérants se partagent le territoire et l'exploitation de ses richesses naturelles : or diamant, cuivre etc…En deux phases, ils passent du pillage systématique à  un stade méthodique et intensif d'exploitation. Ils mettent en place une véritable "économie de guerre" qui s'autofinance.

Première phase : les zones occupées sont systématiquement dépouillées de tous leurs stocks entre 1998 et 1999 pour financer le conflit `` Les stocks de minéraux, de café, de bois, le bétail et les fonds qui se trouvaient dans les territoires conquis par les armées du Rwanda, de l'Ouganda et du Burundi, ont été enlevés pour être transférés dans ces pays, soit exportés sur les marchés internationaux par les ressortissants de ceux-ci, militaires ou civils. (…) Quelle que soit la nationalité du pilleur, le processus était le même : des troupes rwandaises et-ou des soldats du RCD, ougandaises et burundaises, commandées par un officier, visitaient les fermes, usines et banques, se faisant ouvrir portes et coffres par la direction. Ordre était ensuite donné aux soldats de charger les produits et les biens sur les véhicules de l'armée ».

Deuxième phase : une fois les stocks de ressources épuisés, les Congolais, civils et militaires, et les étrangers (surtout Rwandais, Ougandais, Zimbabwéens alliés de Kabila), passent à  une phase active d'extraction et d'exploitation directe et illégale des ressources. Par exemple, dans le secteur minier, ``l'extraction directe était pratiquée de trois manières, à  savoir : par des soldats pour leur compte personnel ; par des villageois organisés par des commandants rwandais et ougandais ; par des étrangers pour le compte de l'armée ou des commandants ».

En même temps, les pilleurs se livrent à  l'exploitation illégale du système commercial. Dans certains cas, les forces rwandaises et ougandaises et les rebelles congolais ``ont contraint les entreprises locales et certaines entreprises étrangères à  fermer. Les méthodes utilisées variaient, allant du pillage au harcèlement des propriétaires ; l'objectif final était d'obtenir le contrà´le du commerce local, aboutissant à  l'exercice d'un contrà´le sans précédent de l'économie dans les régions est et nord-est du Congo.»

Un pillage organisé de la RDC

Depuis les accords de Pretoria de juillet 2002 entre RDC et Rwanda et les accords de Luanda de septembre 2002 entre RDC et Ouganda, les troupes étrangères se sont retirées progressivement mais elles ont laissé la place vacante à  une prolifération de groupes armés congolais.

`` Le pillage, qui était auparavant le fait des armées, a été remplacé par des systèmes organisés de détournement de fonds, de fraude fiscale, d'extorsions de fonds, d'octroi d'options d'achat d'actions comme dessous-de-table et de détournements de fonds publics sous la direction de groupes assimilables à  des organisations criminelles, (.) qualifiées de réseaux d'élites (.) composés d'un petit noyau de dirigeants politiques et militaires, d'hommes d'affaires (.), de certains chefs rebelles et administrateurs.»

Actuellement, l'exploitation illégale des ressources se poursuit malgré le retrait des troupes étrangères. Par des réseaux structurés et par guérillas interposées, le Rwanda et l'Ouganda conservent leur main-mise sur les richesses naturelles de l'est de la RDC. Ce pillage savamment entretenu représente une manne pour le trafic d'armes dans la région.

D'après les rapports des groupes d'experts au Conseil de sécurité de l'ONU sur l'exploitation illégale des ressources naturelles en RDC. Le commerce des armes financé par le pillage des ressources Par la résolution 1493 du 28 juillet 2003, un embargo de douze mois sur les armes est imposé par le Conseil de sécurité de l'ONU : `` Tous les Etats, y compris la RDC, sont tenus d'empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects d'armes et de tout matériel connexe, ainsi que la fourniture de toute assistance, de conseils et de formation se rapportant à  des activités militaires, à  tous les groupes armés et milices étrangers et congolais opérant dans le Nord et Sud-Kivu et l'Ituri, et aux groupes qui ne sont pas partie à  l'Accord global et inclusif sur la transition en RDC ».

Malgré cet embargo, renouvelé jusqu'au 31 juillet 2005 par la résolution 1552 du 27 juillet 2004, l'exploitation illicite des ressources naturelles continue à  financer les trafics d'armes, difficiles à  surveiller.

En effet, la porosité, la perméabilité et la permissivité des frontières orientales de la RDC -qui partage 9 000 kms de frontière avec neuf pays voisins- sont autant d'obstacles à  la surveillance des mouvements d'armes et d'autres produits illicites dans le pays, que les fournisseurs soient des marchands d'armes ou des gouvernements étrangers.

La violation généralisée de l'embargo sur les armes met en cause aussi bien le gouvernement congolais que le Rwanda et l'Ouganda. Le trafic continue d'entretenir les micro-conflits dans l'est du pays qui représentent un menace permanente de déstabilisation pour le gouvernement de transition. Source : Rapport du groupe d'experts sur l'application de l'embargo sur les armes, 15 juillet 2004, Conseil de sécurité de l'ONU. La parution d'un autre rapport est prévue pour décembre 2004.

Des parcs nationaux ravagés

Située de part et d'autre de l'équateur, la RDC possède une des plus riches biodiversité de la planète en raison de sa position géographique. Selon l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), ``la biodiversité de la RDC est caractérisée par 11 000 espèces de plantes, 409 espèces de mammifères, 1 086 espèces d'oiseaux, 1 069 espèces de poissons, 152 espèces de serpents.» La faune renferme des espèces uniques et rares, par exemple le chimpanzé nain ou Bonobo, le gorille des montagnes, le rhinocéros blanc du nord, l'okapi. Sur les huit parcs nationaux existant en RDC et classés au patrimoine mondial de l'Unesco, cinq se trouvent dans l'est du pays. Ces derniers ont été inscrits progressivement sur la liste du patrimoine mondial en péril :

Parc national des Virunga en 1994

Parc national de la Garamba en 1996

Parc national de Kahuzi-Biega en 1997

Réserve de faune à  Okapis en 1997

Parc national de la Salonga en 1999

Malheureusement, l'étendue des dégà¢ts écologiques résultant du conflit armé et de l'exploitation illégale des ressources est considérable sur cet environnement exceptionnel.

`` La conjugaison des activités d'exploitation et de la poursuite du conflit a, de fait, éliminé tout contrà´le administratif sur les parcs et conduit à  une militarisation de nombre d'entre eux, notamment des réserves de Virunga, de Kahuzi-Biega et d'Okapi. Ces parcs occupent une position stratégique le long de la frontière orientale de la RDC, et sont régulièrement utilisés comme point de passage par les forces armées pour pénétrer dans l'est du Congo.»

Ils sont aussi le lieu de violents combats entre des forces rebelles locales et des groupes armés qui occupent une partie de ces parcs presque en permanence. Ils se livrent régulièrement à  des activités de braconnage d'éléphants pour le commerce de l'ivoire, de gibier et d'espèces rares, et pillent les ressources forestières. ``Les modes migratoires de nombreuses espèces sauvages ont été considérablement perturbés, ce qui crée des problèmes durables pour ce qui est du repeuplement de certaines zones des parcs ou du maintien de l'équilibre démographique dans d'autres.»

Les populations locales s'installent, ou se réinstallent, également dans les parcs pour assurer leur subsistance grà¢ce à  la pêche, au braconnage et pratiquent un abattage intensif des arbres.

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