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vendredi 26 novembre 2021

RDC: Congo Hold-Up, Fakwa Tshilombo avatar de Léopold II roi des belges!

RDC: Congo Hold-Up, Fakwa Tshilombo avatar de Léopold II roi des belges!

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

Kasa Vubu 2.jpg, nov. 2021

Congo Hold-Up ne concerne nullement les Bakolo Kongo, Bana Bilaka et Bana Elonga Ya Mvuluzi Tata Kimbangu Diantungunua. C'est tous les jours que les exactions, hold-up électoraux et financiers sont dénoncés par des journalistes Kongo engagés. Ils n'ont pas attendu Congo Hold-Up de laboratoires, pour sauver le soldat Tshilombo. Le Kongo est victime de Hold-Up depuis Léopold II, roi des belges.

Les Bakolo Kongo, Bana Bilaka, Bana Elonga ne sont pas concernés par Congo Hold-Up !

Kasa-Vubu et Lumumba s'éliminent. Les pères de l'indépendances étaient en majorité des gens honnêtes et des convictions. Le président Joseph Kasa-Vubu remboursait au trésor public le trop perçu de ses frais de missions. Congo Hold-Up, les Belges ont encouragé la division entre Kasa-Vubu, le président et Patrice Lumumba, premier ministre. Le Congo est un pays de crise de légitimité à répétition caractérisée par les ruptures des compromis politiques, les coups d'Etat, les régimes dictatoriaux, les élections contestées et par des ingérences extérieures. 

La première crise de légitimité survient le 5 septembre 1960 lorsque le président Joseph Kasa-Vubu, sous pression des pays occidentaux, révoque le premier ministre, le nationaliste Patrice Lumumba, chef de la coalition parlementaire victorieuse de premières élections libres, transparentes et crédibles de mai 1960, supervisées par Ganshof Van Der Mersch, ministre des affaires africaines. Cette révocation entachée de vice de fond et de forme entraîne une crise politique qui se soldera par l’assassinat de Patrice Lumumba et ses compagnons d’infortune au Katanga, le 17 janvier 1961. C’est, en réalité, une révocation qui fait perdre à Joseph Kasa-Vubu sa légitimité. Élu président de la république, par suffrage indirect, grâce à la majorité parlementaire des Lumumbistes, Joseph Kasa-Vubu ne peut se prévaloir d’une légitimité issu d’un compromis politique cassé. Depuis la date de cette révocation suivie du coup d’État de Mobutu du 14 septembre 1960, Joseph Kasa-Vubu est sans légitimité, si ce n’est celle de la forme ou celle fondée sur la violence. Il ne fera rien pour se forger une nouvelle légitimité par la dissolution de l’Assemblée nationale et la convocation de nouvelles élections. Cette première rupture sera suivie par d’autres, attestant ainsi l’incapacité de l’élite congolaise à trouver un compromis politique consensuel, durable et prometteur.

La deuxième crise de légitimité intervient le 24 novembre 1965 par le deuxième coup d’État de Mobutu. Profitant de difficultés du président de la république Joseph Kasa-Vubu et le premier ministre Moïse Tshombe à trouver un compromis politique, après la victoire de ce dernier aux élections de février et avril 1965, Mobutu réédite le scénario du 14 septembre 1960, opère son coup d’État du 24 novembre 1965, pour s’emparer du pouvoir et le conserve jusqu’à sa chute le 17 mai 1997. Mobutu Sese Seko a été lourdement soutenu par des occidentaux, malgré ses dérives et dérapages dictatoriales.

Un complot visant à la destitution du général Mobutu et à son remplacement par un comité provisoire a été éventé dans la nuit de dimanche à lundi, a annoncé la radio de Léopoldville captée à Brazzaville. Les quatre instigateurs du coup de force ont été arrêtés. Ce sont MM. Evariste Kimba, qui succéda à M. Tshombe comme premier ministre avant d'être déposé le 25 novembre dernier par le coup d'État du général Mobutu ; Jérôme Anany, ministre de la défense dans le dernier cabinet Adoula en 1964 ; Alexandre Mahamba, détenteur de nombreux portefeuilles, y compris celui de l'administration foncière, dans le premier gouvernement Adoula en 1961 ; enfin, le sénateur Emmanuel Bamba, ancien ministre des finances et proche collaborateur de l'ancien président Kasavubu.

La liste des hommes politiques qui auraient été appelés à constituer le nouveau gouvernement comprend aussi M. Cleophas Kamitatu, qui fut le ministre des affaires étrangères dans le gouvernement Kimba. Radio-Léopoldville a ajouté que certaines ambassades étrangères étaient impliquées dans le complot, sans préciser lesquelles. Dès que la lumière sera faite sur leur participation, affirme-t-elle, les relations diplomatiques seront rompues. Une conférence de presse devait être donnée en fin de matinée pour expliquer les " dessous " de l'affaire à propos de laquelle un conseil des ministres devait se réunir en séance extraordinaire.

Les Martyrs de la Pentecôte sont quatre hommes politiques congolais exécutés par pendaison (après avoir eu les yeux crevés) le 1er juin 1966 sous le régime de Joseph-Désiré Mobutu. En ce jeudi 2 juin 1966, l’aube se lève sur l’une des plus sinistres journées du long règne de Mobutu. Une journée d’effroi qui va frapper les esprits et pétrifier les cœurs. Une journée lugubre où la peur s’emparera du Congo, et s’y installera pour longtemps.
Avant l’aurore, une marée humaine commence à cheminer vers la grande place de Kinshasa. Le peuple a été ameuté par la propagande officielle. La journée est chômée. Comme un corps dont le sang aurait afflué en son cœur, la ville paraît tout entière rassemblée sur ce terrain en friche situé près d’un pont. Ailleurs, les rues sont désertes, les magasins fermés, la circulation est nulle . On estime la foule à quelque trois cent mille personnes. C’est le plus grand rassemblement de l’histoire du Congo. Tous les yeux sont braqués sur le centre de la place où se trouve une estrade surmontée d’une potence. Des camions bondés de soldats attendent. Une fanfare joue des marches militaires. Soudain, le bourreau apparaît, revêtu d’une étrange robe noire, les traits dissimulés sous un ample capuchon, noir lui aussi. Il gravit, le premier, l’escalier menant à la plate-forme de la potence. Il domine la scène de toute sa stature.

Tshisekedi et Mobutu justifiant la pendaison publique de 3 ministres et d'un sénateur © Mike Kabamba


Le drame qui s’annonce s’est noué trois jours plus tôt. Au matin du 30 mai, lundi de Pentecôte, Mobutu, la voix vibrante de colère et d’émotion, adresse au peuple un message radiodiffusé : "Cette nuit, un complot dirigé contre ma personne et le nouveau régime a été ourdi par quelques politiciens irresponsables. Ils ont été arrêtés et seront traduits en justice pour haute trahison. Ce complot a été déjoué grâce à la vigilance et à la loyauté des membres de l'armée nationale congolaise. Je vous demande à tous, mes chers compatriotes, de prouver une fois encore votre maturité en gardant votre sang-froid. Faites confiance à la justice de votre pays et abstenez-vous de toute manifestation. C'est dans le calme et la dignité dans le travail que vous démontrerez votre attachement au régime et votre désapprobation à l'égard de ces quelques hommes qui, poussés par l'appât du gain, étaient prêts à trahir leur patrie". 

Le 20 février 1978, le régime de Mobutu annonce avoir déjoué un complot contre les institutions de la République. 

Le matin de ce jour-là, Kinshasa se réveillait dans un certain tumulte. Des gens étaient accusés d’avoir fomenté un coup d’État contre Mobutu. Selon la version officielle, un groupe d’opposants en exil avait pris contact avec un autre groupe d’officiers résidant au Zaïre, par l’intermédiaire d’hommes politiques qui, sous couvert d’affaires, faisaient la liaison entre les deux. Ces exilés étaient regroupés au sein d’un parti politique d’opposition au régime de Mobutu : le MARC (Mouvement d’Action pour la Résurrection du Congo) à la tête duquel se trouvaient messieurs Monguya, Kanyonga Pierre et Kalonga ; et le groupe d’officiers était dirigé par le major Kalume. Toujours selon la version officielle, leur plan de déstabilisation consistait à créer la terreur à Kinshasa par le plasticage du barrage d’Inga, du pipe-line et des édifices publics.


Autour de 10h30, le major Kalume est arrêté alors qu’il assistait à une messe. La plupart des personnes appréhendées par la suite (91 personnes) le seront à partir de ses dénonciations. Ils furent tous déférés devant une commission d’enquête composée des Généraux Gbabia, Singa et Likulia, du colonel Bolozi et de Seti Yale. Le procès se déroula du 8 au 16 mars et le 17 mars, le jugement fut rendu : 78 des 91 inculpés condamnés, dont 13 à la peine de mort. Les condamnés nourrissaient encore l’espoir d’obtenir la grâce présidentielle, mais Mobutu rejeta leurs recours. Et le 18 mars 1978, Mobutu lui-même annonça, dans un discours télévisé, son refus d’accorder sa grâce. Les 13 personnes condamnées à mort furent exécutées à l’aube du 19 mars 1978 et tous les autres prisonniers (civils et militaires) furent acheminés à la prison d’Angenga (ancienne province de l’Equateur).

Le peuple congolais a le droit de connaître, dans le moindre détail, sans ajout ni retrait, tous les faits liés à son «Histoire» passée, présente et à venir. S’agissant singulièrement de son passé, il se trouve des individus visiblement décidés à falsifier des pages pourtant infalsifiables de l’histoire nationale.

C’est dans le souci de replacer les faits dans leur vrai contexte que «Le Phare» s’est résolu à mettre le holà à l’entreprise de tripatouillage des «vérités» historiques. Compte tenu des circonstances et des attentes actuelles des millions de compatriotes, les pages d’histoire ainsi rouvertes ont eu pour point de départ l’assassinat de Lumumba, Mpolo et Okito. Et la restitution de la longue série des crimes politiques qu’a connus le pays depuis les années’60 va se poursuivre jusqu’à l’épuisement total des archives à la portée du quotidien de l’avenue Lukusa. Sa démarche ne vise qu’un objectif : amener les générations présentes et futures à connaître leur «Histoire», la vraie.

I. Victimes : 78 condamnés dont :

17 condamnés à mort dont:

– le colonel Biamwenze

– le colonel Mwepu

– le lieutenant-colonel Tshunza

– le lieutenant-colonel Kalonda

– le major Kalume

– le major Panubule

– le capitaine Fundi

– monsieur Matanda

– monsieur Kudia-Kubanza

– monsieur Makani

– monsieur Mbangama

– monsieur Buriaba

– monsieur Monguya (par contumace)

– monsieur Kalonji  Evariste (par contumace)

– monsieur Kalonga

– monsieur Kanyonga

Ce dernier (Kanyonga) sera assassiné à Bruxelles dans un meurtre maquillé en suicide.

Condamnée à mort, l’adjudant Kisonga, une dame, verra sa peine commuée en détention à perpétuité à cause de son état de femme.

Tous les autres condamnés le furent à des peines allant de 20 ans de servitude pénale principale à 6 mois avec sursis.

II. Les plaignants

La Commission des Assassinats et Violations des Droits de l’Homme a reçu les plaintes suivantes :

1. Famille Tshunza Mukishi

2. Veuve Kalaba

3. Tumba Disu dia Mpatu, représentant famille Panubule

4. Madame Kamona Nyota, veuve colonel Kalonda

5. Madame veuve Kalume

6. Madame Mukengebantu, veuve Tshiluka

7. Madame Kanama wa Salosa, veuve Tshiluka

8. Madame Kisonga Brigitte

9. Monsieur Sefu bin Sefu, frère Fundi Sefu

10. Famille Biamwenze

11. Colonel Lubeta ***********

12. Major Tsasa Kumbu

13. Famille Matanda

14. Veuve Bouryaba Kenga

15. Veuve Kudiakubanza

16. Major Mayele

Les plaignants réclament :

– l’indication du lieu d’inhumation ;

– la révision du procès dit des terroristes ;

– la réhabilitation des victimes innocentes ;

– la restitution de leurs biens meubles et immeubles et de ceux des tiers confisqués par l’Auditorat militaire général ;

– l’indemnisation des familles et des ayants-droits des victimes

III. L’exposé des faits incriminés

            Au mois de février 1978, plusieurs jeunes officiers et des civils, soit 91 personnes, sont arrêtés. Il leur est reproché d’avoir voulu, par le terrorisme urbain, créer un climat de terreur dans la ville de Kinshasa, en vue de pousser le général Mobutu à donner sa démission.

            Du 8 au 16 mars, ils sont traduits devant le Conseil de guerre de la ville pour les motifs suivants :

– le complot militaire ;

– la constitution d’association des malfaiteurs ayant pour but d’attenter aux personnes et à leurs biens ;

– la violation des consignes militaires ;

– la complicité de complot militaire ;

– le détournement et dissipation des munitions ou d’autres matériels militaires ;

– l’extorsion sous menace ;

– l’organisation des réunions ou des manifestations illégales

– l’adhésion à des cercles prohibés et incitation à la révolte.

            Le 17 mars 1978, 78 des 91 inculpés sont condamnés aux peines relevées ci-haut. Et le 18 mars, le président de la République annonce, dans un discours télévisé, son refus d’accorder sa grâce et l’exécution  des condamnés à mort intervenue à l’aube.

IV. Analyse des faits

            Votre Commission, sans entrer dans les méandres du procès qualifié en son temps de « Procès du Siècle » a voulu savoir si réellement il y eut complot militaire avec début d’exécution, si la connexion entre civils et militaires était celle avancée par le Pouvoir. Elle s’est demandée également si les peines étaient proportionnelles aux infractions. Elle s’est intéressée également aux suites du procès pour examiner l’hypothèse d’une machination de la dictature déjà ébranlée et paniquée par les guerres du Shaba.

1. Les témoins

            Votre Commission a entendu les personnes ci-après :

1. veuve Kalume

2. Veuve Kalaba

3. Veuve Tshiluka

4. Madame Brigitte Kisonga

5. Monsieur Tsasa Kumbu

6. Monsieur Bouryaba Alphonse

7. Maître Kanyonga Bidimpata

8. Monsieur Matanda Mamboyo Jacques

9. Madame Kudia-Kubanza

10. Monsieur Mukenge Bantu Paul

11. Maître Ndudi Ndudi

12. Monsieur Kamitatu Cléophas

13. Monsieur Kudiakubanza

14. Monsieur Seri Yale

15. Général Singa

16. Général Babia

17. Général Bolozi

18. Général Fariala

19. Monsieur Atenda

20. Général Likulia

2. Du complot

            Selon la version officielle, un groupe d’opposants en exil avait pris contact avec un autre groupe d’officiers résidant au Zaïre, par l’intermédiaire d’hommes politiques qui, sous couvert d’affaires, faisaient la liaison entre les deux.

            Les exilés étaient regroupés au sein d’un parti politique d’opposition au régime de Mobutu : le MARC (Mouvement d’Action pour la Résurrection du Congo) à la tête duquel se trouvaient monsieur Monguya, président, Kanyonga Pierre, secrétaire général et Kalonga.

            Le groupe d’officiers était dirigé par le major Kalume lequel aurait reçu l’argent de la part de Monguya pour le recrutement d’autres éléments militaires et l’exécution du plan de déstabilisation à Kinshasa. Plan qui aurait consisté à créer la terreur par le plasticage du barrage d’Inga, du pipe-line et des édifices publics.

            C’est au cours d’une mission de service en Europe que Kalume aurait rencontré Kanyonga et Monguya, à Bruxelles, en septembre 1976.

            La liaison entre les deux groupes était assurée par Matanda, député et homme d’affaires, Bouryaba, home d’affaires, Kudia-Kubanza, ancien auditeur général et directeur administratif et financier de Matanda et par Makani, homme de main de Monguya. Ces personnes toutes ressortissantes du Kwilu furent accusées d’être des membres du MARC. Elles servaient de relais et de bailleurs de fonds aux militaires.

            Votre Commission a voulu, à ce stade, savoir si ces deux groupes ainsi que la liaison entre eux existaient réellement.

            Interrogé au sujet de l’existence du MARC clandestin, maître Kanyonga a confirmé que ce parti avait été créé à Kinshasa, le 24 juillet 1974, par lui-même, son frère Kanyonga Pierre, Kudia-Kubanza et Rudahingwa. Mais que ses activités extérieures étaient connues grâce à son frère, à monsieur Monguya et monsieur Kalonga et au journal du parti « Miso gaa ».

            A l’intérieur, les seuls membres connus par lui étaient Kudia-Kubanza et le major Kalume. Ni Matanda, ni Bouryaba ni Makani n’en faisaient partie bien qu’il les considère aujourd’hui comme sympathisants à cause de leurs relations avec Monguya.

            Cependant, aucune action n’était entreprise au pays.

            Lors du procès, Kudia-Kubanza  a admis avoir donné de l’argent à Kalume mais sur ordre de son employeur Matanda. Il aurait déconseillé à ce dernier d’entretenir des relations avec le jeune officier qu’il trouvait déjà léger et avide d’argent.

            La même constatation fut faite par Buryaba qui avait dit entretenir des relations purement d’affaires avec Kalume. Il avait recouru à celui-ci, alors chef de l’Inspection pénitentiaire à l’Auditorat militaire, pour récupérer ses biens confisqués au moment de son emprisonnement, à la suite du trafic illicite des diamants.

            Il en était de même de Makani, simple émissaire de Monguya. Il se contentait de transmettre les messages de Matanda sur la remise de l’argent à Kalume sans en connaître la portée et la motivation.

            Selon la Commission d’enquête, le groupe militaire était bien organisé autour de Kalume. Et comme preuve du complot militaire et d’association, l’accusation avait avancé les allégations suivantes :

– la fréquentation par les officiers originaires du Shaba, de Bandundu et des deux Kasaï du bar appelé « Nganda Brigitte » devenu lieu de réunion pour la circonstance ;

– la création d’une organisation secrète sous couvert des manifestations funéraires faites à l’occasion de la mort inopinée du major Mpiana.

            Sur la première inculpation, votre Commission a entendu l’adjudant-chef, madame Brigitte Kisonga, la tenancière. Elle a confirmé ce qu’elle avait déclaré au procès, à savoir, son bar était fréquenté par les officiers de toutes les régions, amis et collègues de son mari, le major Matanda, et que même l’auditeur général, le général Likulia qui l’interrogeait, y venait souvent. On ne pouvait pas tenir des réunions de conspiration en public.

            La deuxième inculpation ne tient pas non plus à l’analyse.

            A l’occasion du décès du major Mpiana, les amis et collègues de celui-ci avaient décidé d’organiser une collecte dont était chargés le colonel Kalonda, collègue de promotion du défunt et le major Ngoie qui avaient des liens de parenté avec lui.

            La collecte, selon les aveux des inculpés, aveux confirmés par le major Tsasa Kumbu devant votre Commission, devait servir à :

– organiser une messe d’action de grâce ;

– acheter une pièce de wax en faveur de la veuve, en prévision du bain de consolation ;

– rapatrier la veuve à Lubumbashi où résidait sa famille, en lui achetant un billet d’avion.

            Au cours de ces réunions et des cérémonies, il ne s’est jamais agi d’un complot quelconque, affirment tous les témoins entendus.

3. De la dénonciation

            Votre Commission s’est trouvée devant trois pistes de dénonciation du complot.

Première piste : les services de sécurité extérieure

            Entendu à ce sujet, monsieur Seti Yale a confirmé à la Commission que ses services avaient en date du 17 février 1978 des informations des amis français et belges, selon lesquelles des commandos étaient infiltrés de Brazzaville pour provoquer la terreur par des actes de sabotage. Les mêmes services amis avaient, auparavant, saisi un fusil à lunette à la frontière belgo-française entre les mains d’un officier zaïrois, en l’occurrence le major Kalume. Celui-ci était en relation avec l’ambassade de Libye et un diplomate belge.

Deuxième piste : les services de sécurité intérieure

            Deux membres des services du CND découvrent, dans le garage de monsieur Bwana Paul à Kingabwa, deux caisses de dynamite, appartenant au major Kalume. Monsieur Bwana en profita pour réclamer sa créance sur l’officier sous menace de le dénoncer. N’ayant pas été satisfait, il se rend au CND et le dénonce en effet.

Troisième  piste : la délation de Monsieur Kamitatu

            Selon les allégations de monsieur Matanda Jacques, c’est Kamitatu Cléopas qui aurait offert ses frères et amis Matanda, Kudia-Kubanza et Buryaba, tous originaires de Masi-Manimba, au dictateur Mobutu. Comme preuve, il accuse monsieur Kamitatu d’avoir dénoncé, à deux reprises son père et lui-même auprès des services de sécurité, au sujet du voyage qu’ils voulaient entreprendre au Canada ; d’avoir récupéré pour son compte les huileries et plantations du Kwilu (HPK) et d’avoir détourné toutes les recettes. C’est le même Kamitatu, agent au service de Mobutu depuis son exil en Europe, qui aurait également donné Kudia-Kubanza et Bouryaba. Ayant refusé les rendez-vous de ce dernier, il aurait reçu les félicitations du président de la République pour son rôle joué dans la dénonciation.

            En réponse à ces accusations, monsieur Kamitatu a commencé par affirmer qu’il était cousin et beau-frère à Matanda. Celui-ci a assuré les moyens de subsistance et de transport à son retour de l’exil, le 8 novembre 1977.

            Au sujet du voyage au Canada, il réfute l’accusation et soutient avoir conseillé son cousin Matanda, alors député, de solliciter l’intervention du président de l’Assemblée nationale.

            L’arrestation de Matanda et consorts a été une surprise pour lui, car ils avaient rendez-vous le même jour à 11 heures. Monsieur Kamitatu se rendit, par la suite, chez monsieur Seti pour s’enquérir sur les raisons de l’arrestation de ses amis. Il s’entendra dire « pourquoi vous me posez cette question sur Matanda au lieu de me poser la question sur vous-mêmes ? ».

            Monsieur Seti Yale, selon Kamitatu tira de son tiroir un papier sur lequel il était écrit : « Félicitez monsieur Kamitatu pour son refus ». Il s’agirait de son refus d’assister aux réunions organisées par Buryaba et qui était déjà suivi par les agents du CND.

            Interrogé à ce sujet par votre Commission, monsieur Seti Yale a confirmé avoir reçu Kamitatu, mais pour un avertissement. Il a déclaré : « Mon entretien avec Kamitatu était du 21 février 1978. Alors qu’il venait de rentrer, il avait repris les activités politiques et avait été voir Devlin de la CIA. Monsieur Devlin me téléphone pour me dire que votre pensionnaire a toujours ses visées politiques. Je l’ai reçu expressément pour attirer son attention sur son comportement. Je lui ai demandé de patienter. Je lui ai donné un avertissement. Cela n’avait rien avoir avec l’affaire Kalume. Kamitatu est un homme toujours agitée. Je le dirai devant lui et je lui rappellerai son rendez-vous avec monsieur Devlin.

            Quant à la gérance des huileries et plantations du Kwilu, étant donné l’importance de cette industrie pour la zone de Masi-Manimba, monsieur Kamitatu estime qu’il était tout à fait indiqué qu’il puisse veiller à son développement.

            Enfin, monsieur Kamitatu, aux accusations d’intelligence avec les services de sécurité de Mobutu, a rétorqué que c’est Matanda et Buryaba qui, par contre, faisaient partie. Comme preuve, il a fourni leurs numéros de membres. D’ailleurs a-t-il renchéri, alors qu’il venait de publier son livre : « Mystification du Congo-Kinshasa », Matanda et le docteur Beti furent chargés de son enlèvement. Le commando envoyé à l’époque et composé de Bumba Moasso et de Manzikala se vit refuser l’accès en France. Les services de sécurité ayant été alertés par  ses soins.

            Quant à la déclaration de Buryaba reprise par son avocat, maître Ndudi-Ndudi devant votre Commission, déclaration selon laquelle monsieur Kamitatu aurait participé à deux réunions tenues à Matonge et qu’il n’avait pas été présent à la troisième, ce dernier nie avoir répondu à une quelconque invitation de cette nature.

4. De l’arrestation

            Le major Kalume fut arrêté le 17 février, alors qu’il assistait à la messe d’action des grâces.

            La plupart des personnes appréhendées par la suite l’ont été à partir de ses dénonciations. Il avait commencé par donner les noms des personnes rencontrées dans la journée, et puis celles figurant sur la liste de collecte pour le deuil du feu Mpiana ; liste que détenait le colonel Kalonda. Chose étrange, les officiers de l’Equateur et du Haut-Zaïre ne furent pas inquiétés, bien qu’ils aient participé à la collecte.

            Les inculpés furent déférés devant une commission d’enquête composée des généraux Gbabia, Singa, Likulia, du colonel Bolozi et de Seti et qui menait ses interrogatoires au pavillon 10 de la Cité de l’OUA. Les perquisitions furent faites aux domiciles des «terroristes» pour y trouver d’autres preuves matérielles. Une liste du gouvernement et un plan d’attaque du Mont Ngaliema auraient été découverts dans le matelas du major Panubule, absent de son domicile.

            En dehors de Kalume, Biamwenze, Panubule et Tshiunza, tous les détenus étaient gardés dans la prison souterraine de l’OUA 2.

            A ce propos, voici ce que nous a déclaré madame Kisonga : « On nous a amenés au camp Tshatshi où nous avons fait un mois. On faisait tous les besoins dans le cachot, on dormait sur le sol, on était étouffé ; dans une petite pièce on était plus de 80 personnes ».

5. Du procès

            Le procès se déroula du 8 au 16 mars 1978. Les questions qui furent posées aux inculpés étaient presque les mêmes aussi bien à la commission d’enquête qu’en audience :

– Connaissez-vous Kalume ou Mpiana ?

– Quelles relations particulières avez-vous avec l’un ou l’autre ?

– Avez-vous participé au deuil de feu Mpiana ?

– Avez-vous cotisé ? Si oui, combien avez-vous donné ?

– Connaissez-vous le Nganda Brigitte ?

            Apparemment, la tâche du conseil de guerre était facilitée par les aveux « spontanés » du major Kalume, décrivant les préparatifs et les contacts qu’il avait pris, tant avec les civils qu’avec ses collègues militaires.

            Le 17 mars 1978, le verdict fut rendu. Mais, alors que les condamnés nourrissaient encore l’espoir d’obtenir la grâce présidentielle, le chef de l’Etat rejeta leurs recours.

            Les 13 personnes condamnées à mort furent exécutées à l’aube du 18 mars 1978. Tous les autres, civils et militaires furent acheminés à la prison d’Angenga à l’Equateur.

V. Avis et considérations

Pour votre Commission l’aspect politique du complot ne fait aucun doute.

1. Le procès dit des terroristes entre dans le plan général du Pouvoir pour éliminer et lutter contre toute opposition et pour donner l’exemple. Il se déroule après la guerre des 80 jours, guerre qui a ébranlé fortement la dictature et révélé ses faiblesses. Il fallait donc décourager toutes velléités de changement.

            Dans son discours radio-télévisé du 18 mars annonçant les exécutions, Monsieur Mobutu déclare : «Désormais, je le déclare solennellement, je serai sans pitié contre toutes tentatives de ce genre… Je n’accepterai plus que, sous prétexte de sauvegarder les Droits de l’Homme, on multiplie les interventions pour amener l’Etat Zaïrois à ne pas faire subir aux criminels de cette espèce le châtiment qu’ils méritent…»

            « Les peines capitales qui viennent d’être exécutées doivent demeurer un exemple pour tout ce monde. C’est à ce seul prix que la paix et la protection des personnes et des biens pourraient être sauvegardées, ce tribut sera désormais payé en toutes circonstances ».

            Le maintien de la paix était donc au prix des assassinats, des tortures et des exactions.

2. Les suites du procès révèlent le même acharnement à l’anéantissement de l’ennemi.

– Bien que le jugement ne l’avait pas prononcé, une ordonnance-loi confisque tous les biens des condamnés et des membres des leurs familles. Depuis les maisons, jusqu’aux casseroles, en passant par les comptes en banque, tout est pris et distribué comme butins aux généraux et officiers supérieurs.

            A titre illustratif, les frères de Kudia-Kubanza, de Buryaba, les parents du capitaine Fundi-Sefu, se virent ravir tous leurs biens.

            Madame Nusua Kitenge, tante de ce dernier donne la liste suivante de ses biens emportés par les militaires : 2 lits + 2 matelas, 1 armoire, 1 réfrigérateur, 1 salon, 1 buffet, 1 armoire, la vaisselle.

            Madame Kamona Nyata, veuve du colonel Kalonda a perdu sa maison située sur avenue Nguma, n° 4344. Don obtenu avant le mariage de son frère l’ambassadeur Kahamba, la maison a été accaparée par l’amiral Lomponda, juge-président du Conseil de guerre ayant condamné son époux.

– Les exactions sans nombre sont infligés aux femmes et aux enfants des suppliciés et des rescapés. Ils sont chassés de leurs demeures, considérés comme des parias et toujours soupçonnés de nuisance.

            C’est ainsi que le major Tsasa, condamné avec sursis, se verra arrêté aussitôt au motif qu’il avait été, à sa libération, salué militairement par ses élèves de l’Ecole de l’Application du Centre supérieur militaire, alors qu’il était déchu de son grade de major. Il subira 9 mois de détention avec tortures physiques et morales au camp Tshatshi et à la prison de Ndolo.

            Rentrant d’une mission à l’étranger et alors qu’ils n’avaient pas été mêlés au procès, les colonels Ditend et le major Nsimba sont arrêtés à leur descente de l’avion. Détenus au camp Tshatshi, jusqu’au 6 janvier 1979, ils seront renvoyés de l’armée.

            La veuve Kalume sera gardée en résidence surveillée jusqu’après la mort de son mari. Et, comme il n’y a pas plus grand supplice que les supplices moraux, voici ceux que dut subir le fils Tshunza, né deux mois après l’assassinat de son père et âgé aujourd’hui de 14 ans.

            Le petit Tshunza, à qui sa mère avait caché la mort traumatisante de son père, écrit à monseigneur le président : « De jour en jour, d’année en année, j’attendais le retour de ce monsieur « Mon papa », pour qui, en regardant ses photos, j’avais une fierté et une grande admiration. Ce «vaillant militaire de la grande force «Armée Zaïroise» qui reviendrait un jour, disais-je à mes copains du collège, et sera décoré comme les « vaillants militaires ».

«Ce jour-là est venu où «mon papa » est revenu, monseigneur, par la bouche de l’enfant d’un haut « Dignitaire » (comme ils sont surnommés) de notre pays, j’ai cité le fils Lomponda ». « Ce jour-là, je commentais pour un ami la punition qu’on venait d’infliger à l’enfant Lomponda, le dernier ayant appris cela, m’a abordé assez brusquement aux sorties des toilettes en me disant exactement ceci, je cite « Hé ! C’est toi qui raconte que j’ai été puni pour avoir amené le journal Paris-Match, tu veux que je te frappe maintenant, fait bien attention petit ». « D’ailleurs, c’est toi qu’on appelle Tshunza ? Je lui ai répondu : oui. Il me dit : ton père était un assassin, il a failli tuer Mobutu, c’est pourquoi il l’a fait tuer ».

3. Le renvoi de l’Armée des officiers originaires du Bandundu, du Kasaï et du Shaba est une preuve tangible de la préméditation du Pouvoir qui a profité de l’occasion pour faire une purge à caractère tribal. Comme étaient écartés du procès des officiers de l’Equateur et du Haut-Zaïre, pourtant présents sur la liste de la collecte.

4. Le procès lui-même contenait beaucoup de vices que les avocats des accusés avaient stigmatisés en leur temps :

– Matanda, député, a été jugé sans que son immunité ait été levée, et alors qu’il était justiciable devant la Cour suprême.

– La matérialité des faits n’était pas établie. Par exemple : il n’a jamais été établi en quoi consistait la violation de la consigne militaire ;

– Beaucoup d’officiers ont vu leur sort scellé du seul motif qu’ils étaient des collègues d’études ou de service de Kalume ou tout simplement parce qu’ils l’avaient rencontrés ce jour fatidique du 17 février 1978.

            Pourtant, relatant le procès, le journal « Elima » du 9 mars 1978 écrit à la page 8 : « En ce qui concerne ses contrats avec des officiers zaïrois, Kalume dira en avoir prévus, mais qu’il attendait encore ». Ce que confirme le général Singa : « A l’interrogatoire, Kalume avait répondu qu’il ne disposait pas du personnel ».

5. La version des faits donnée par le major Kalume a été considérée comme parole d’honneur et n’a jamais été examinée avec un esprit critique.

            Or les personnes ayant suivi le procès ont été frappées par la propension de Kalume à amplifier les faits et par le caractère prolixe de ses déclarations. Certains se sont demandé s’il n’était pas drogué. Le général Singa, dans sa déclaration devant nous laisse entendre : « Durant le procès, le major Kalume n’était pas normal, il était comme un drogué » ou encore « Au début, il était normal, mais comme il comparaissait tous les jours, il était fatigué ».

            «Vers 22 heures 30 », écrit-il, le colonel Bolozi s’adresse au major Kalume en lui disant que le président de la République est déjà au courant de tout le problème et qu’il est au téléphone et voudrait vous parler… Après ce coup de téléphone, Kalume est ramené devant les généraux. Ils déclarent que le président lui a demandé de tout raconter, car il lui garantissait la vie sauve ».

            Cet espoir d’avoir la vie sauve, on la trouve chez plusieurs accusés : mais fut vain. L’intention de faire l’exemple était déjà arrêtée.

            Le même major Tsasa a été frappé, comme beaucoup d’autres observateurs par les rapports qui existaient entre certaines victimes et leurs juges.

            Par exemple : le colonel Muepu, adjoint au chef d’Etat-major de la gendarmerie, le général Singa, membre de la Commission d’enquête.

– Le major Panubule, adjoint au commandant B2, le colonel Bolozi, membre de la Commission d’enquête.

            – Le major Kalume, qui travaillait en étroite collaboration avec l’auditeur général, le général Likulia, membre de la Commission d’enquête et ministère public.

            – Monsieur Kudia-Kubanza, ancien auditeur général, collègue de promotion du président Mobutu à l’Armée. Mais qui avait été cité dans le procès de la Licopa en 1981, exhibé au stade du 20 mai en 1974 pour une lettre injurieuse et bannit dans son Kwilu natal, après avoir été incarcéré pendant 9 mois, au moment de la guerre du Shaba.

            Le règlement de comptes ne semble pas été étranger à ce procès.

VI. Des responsabilités

– La Commission d’enquête, pour avoir mené les enquêtes et les interrogatoires avec discrimination et préjugés.

– Le conseil de guerre de la ville de Kinshasa, pour l’instauration du procès dans les mêmes conditions que la Commission d’enquête et pour avoir condamné à des peines dépassant les faits incriminés. Car, aucun moment, il n’y a eu un début d’exécution du terrorisme dans la ville de Kinshasa, aucun commandant n’a été recruté ni récusé.

– Les FAZ pour l’expulsion de leur sein, des officiers pour des raisons tribalistes.

– Monsieur Mobutu, le chef d’Etat, pour avoir ordonné l’arrestation, la condamnation et les assassinats sur parodie de justice, de plus de 80 personnes : jeunes officiers, hommes politiques et hommes d’affaires.

VII. Recommandations

            Votre Commission recommande à la Conférence nationale souveraine d’exiger :

1- La révision du procès dit des Terroristes en vue de la réhabilitation des disparus à titre posthume ;

2. L’annulation de l’ordonnance-loi du 28 mars 1978 confisquant rétroactivement les biens des condamnés présents et ceux qui l’étaient par contumace.

3. La restitution de tous les biens saisis illégalement

4. La réparation de tous les préjudices subis par les victimes et leurs familles

5. La réhabilitation de tous les officiers frappés des mesures d’exclusion de l’Armée à l’occasion de ce procès et à cause de leurs origines ethniques.

6. La révélation du lieu d’inhumation des victimes.

 Et il instaure la dictature de 37 ans, à compter de la date de son premier coup d’État, événement politique qui marque son entrée sur la scène politique congolaise et fait, de lui, le maître de la politique congolaise, conseiller militaire et politique de Joseph Kasa-Vubu. Ce dernier ne peut rien entreprendre sans le consulter, comme le révèle Francis Monheim, le biographe de Mobutu dans son livre "Mobutu, l’homme seul". En réalité, Mobutu a l’effectivité du pouvoir : il a l’armée à sa solde.

L’autre rupture éclate dans les années 90 par le refus de Mobutu d’accepter Étienne Tshisekedi comme premier ministre élu par la conférence nationale souveraine et de passer avec lui un compromis de partage du pouvoir.

D’autres crises de légitimité suivront, notamment la prise de pouvoir par Laurent-Désiré Kabila par les armes, par les deux élections contestées de 2006 et de 2011, élections et résultats généralement jugés frauduleux et non conformes à la vérité.

Pour ce qui est de la crise de légitimité, le Congo serait-il sous l’influence de la loi des séries ?

Il y a eu plusieurs procès politiques pendant les 32 années du régime mobutiste  surtout entre 1965 et 1980. Voici chronologiquement  quelques faits saillants:

1966 : Le premier procès de la seconde république. Les prévenus sont un ancien premier ministre et trois anciens ministres. Ils s’appellent KimbaBambaAnany et Mahamba. Condamnés à la peine capitale, ils sont conduits à la potence où ils seront pendus le jour de la Pentecôte devant plusieurs milliers de personnes.  Les quatre martyrs, premiers condamnés à mort du régime militaires étaient les premières victimes de la 2e République.

1968 : Pas de procès pour les anciens rebelles  Mulele et Bengila arrêtés. Ils sont exécutés selon certains dires de façon inhumaine. Dans la nuit du 2 octobre 68, les militaires sont venus chercher Mulele pour l’amener au camp Kokolo. Vivant, on lui a arraché les oreilles, coupé le nez, tiré les yeux des orbites. On lui a arraché les organes génitaux. Toujours vivant, on lui a amputé les bras, puis les jambes. Puis ses restes sont mis dans un sac et immergés dans le fleuve. Il ne s’en ira pas seul dans l’antichambre de la mort. Son fidèle ami Théodore Bengila connaîtra aussi le même sort.

1969 : Répression du mouvement estudiantin dans le sang, procès et condamnation des responsables de leurs associations à de lourdes peines allant de 20 ans à 2 mois de servitude pénale. Arrêtés une année plus tôt, le colonel Monga et le capitaine Nawej sont interrogés puis assassinés au matin du 11 avril non sans avoir subi des sévices.

1971 : Procès des membres de la LICOPA (ligue congolaise de la paix) parmi eux l’ex-colonel Kudia Kubanza, Bernardin Mungul Diaka et Matanda. Il se termine par des condamnations à de la prison ferme.

1975 : Procès des conspirateurs ou du Coup d’Etat monté et manqué . Des officiers  supérieurs de l’armée sont impliqués.  Cerveau du complot, le major Mpika Ntoya zi Bikembo est le principal inculpé. Etaient condamnés à mort comme lui, les généraux UtshudiKatsuva et Fallu, les colonels MudiayiMuendo et Omba (secrétaire particulier du Président), le major Bula Butupu, le lieutenant Kabamba et  l’adjudant Shaba. La peine capitale sera commuée à la prison à vie. Ils seront après relégués dans leurs villages après avoir été détenus dans des prisons souterraines pour certains ou à Angenga à l’Equateur pour d’autres.

1977 : Procès de Nguza Karl i Bond survenu au lendemain de la guerre du Shaba. Condamné à mort pour haute trahison, il sera gracié.

1978 : Procès des terroristes ou procès du siècle avec 91 inculpés. Le complot est fomenté par un groupe d’officiers mené par le major Kalume. Plusieurs officiers supérieurs et subalternes ainsi que des civils sont arrêtés. Près de 20 condamnations à mort sont prononcées, plus de 40 condamnations à de très lourdes peines allant 5 à 20 ans, près d’une quinzaine d’acquittés. Sont exécutés à l’aube du 18 mars : les colonels Biamwenze et Mwepu, les lieutenants-colonels KalondaMwehu et Tshunza, les majors KalumePanubuleNgoie et Tsasa, le capitaine Fundi, les citoyens MburiabaKudia-KubanzaMakaniMatandaMbangama. Domiciliés en Belgique, les citoyens Monguya et  Kanyonga sont condamnés à mort par contumace. Condamnée aussi à la peine capitale, l’adjudant-chef Brigitte Kisonga  aura la vie sauve parce qu’elle est une femme. Sa peine est commuée en perpétuité. Elle sera plus tard graciée.

1990 : Expédition punitive au campus universitaire de Lubumbashi. Plusieurs étudiants seront exécutés. Il n’y a eu officiellement qu’un mort seulement.

A ces procès et assassinats, il faudrait ajouter plusieurs affaires politiques souterraines non connues. Bien souvent, les condamnés à mort étaient battus, humiliés et torturés avant d’être exécutés. Comment les procès se passaient-ils passés pendant la 2e République ? Comment certains ordres d’exécution avaient-ils été donnés ? Maître Jules Chomé nous en parle dans son livre, L’ascension de Mobutu.

La conquête du pouvoir - Mobutu face à son avenir politique © Daquin Debaye

 Pion des occidentaux, Mobutu Sese Seko est mort en roi sans couronne au Maroc. Tous ceux qui se clamaient d'être ses amis n'ont pas assisté à son enterrement. le 7 septembre 1997, le maréchal Mobutu Sese Seko, le président qui dirigea d'une main de fer le Congo rebaptisé Zaïre pendant 32 ans, décédait à l'hôpital militaire de Rabat. Renversé quelques mois plus tôt par l'avancée de la rébellion de l'Alliance des Forces démocratiques pour la Libération du Zaïre (AFDL) de Laurent-Désiré Kabila,  Mobutu était emporté par un cancer de la prostate à l'âge de 66 ans. Il ne pesait plus que 40 kilos et vivait en exil au Maroc depuis son départ de son fief de Gbadolite (Province de l'Equateur, nord) le 18 mai 1997, deux jours après avoir fui Kinshasa en compagnie de sa proche famille et de quelques fidèles.

Seul le roi Hassan II du Maroc, son allié et ami, avait accepté de donner asile au "vieux léopard", devenu bien encombrant pour ses anciens soutiens occidentaux après l'échec patent de la transition démocratique qu'il avait lancée le 24 avril 1990, avec l'abandon du parti-Etat qu'il avait fondé, le Mouvement populaire de la Révolution (MPR). Jusque-là, le maréchal-président avait régné sans partage sur le Congo, après s'être emparé du pouvoir lors d'un coup d'Etat militaire, le 24 novembre 1965, cinq ans à peine après l'indépendance du pays.

PAN-AFRICA HERITAGE POPULAR DANCE & MUSIC © compukin

Congo Hold-Up, M'Zée Laurent Désiré Kabila est  le seul président qui n'a jamais emprunté à la Banque Mondiale ni le Fonds Monétaire International. Le coup de grâce aura pour origine l'afflux, en 1994, de centaines de milliers de Hutu rwandais, dont des responsables du génocide, chassés de leur pays par l'avancée du Front patriotique rwandais (FPR, la rébellion dominée par les Tutsi) arrivée au pouvoir à Kigali, où elle l'occupe toujours. Leur présence dans des camps proches de la frontière fournit en octobre 1996 au Rwanda le prétexte d'une offensive contre le Zaïre, un coup d'Etat contre le Zaïre, dissimulée sous les traits d'une rébellion locale. Elle mène l'AFDL de Laurent-Désiré Kabila à Kinshasa en sept mois et au renversement de l'homme aux toques léopard. 

Laurent-Désiré Kabila a été assassiné au palais de marbre le 16 janvier 2001 à Kinshasa. C'est Louis Michel, ministre belge des Affaires étrangères qui a annoncé son décès sur les ondes des radios internationales.  

Congo Hold-Up avec Hyppolite Kanambe Kazembere Alias Kabila. Seulement 138 millions $ ? C'est trop peu pour un imposteur qui a dirigé durant 18 ans. La fuite de plus de 3,5 millions de documents et de détails concernant des millions de transactions issues de la BGFIBank, obtenus par la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte d’Afrique (PPLAAF) et le site d’informations français Mediapart et partagés avec leurs partenaires, révèle comment 138 millions de dollars d’argent public ont été détournés dans ce pays.

Congo Hold-Up devrait se tourner vers le Fakwa Tshilombo TshintuntuLes enquêtes oublient de dire que Angwalima Tshilombo Tshintuntu est arrivé au pouvoir par nomination électorale au grand mépris du peuple congolais. Tshilombo Tshintuntu l'enfarineur est l'avatar de Léopold II, roi des belges. Fossoyeur, Faussaire Angwalima Tshilombo Tshintuntu ne s'sest jamais battu pour une cause dans sa vie. Son seul capital être le fils d'Etienne Tshisekedi. Corrompu jusqu'à la moelle épinière, Tshilombo Tshintuntu a fait un deal avec Alias Kabila pour sa nomination électorale. Tshilombo Tshintuntu, le braqueur de la République et ses frappeurs de la diaspourrie mettent le pays sens dessus-dessous par leur gabegie financière et détournements de fonds publics: détournement de 400 millions $ dans le projet 100 jours, détournement de 218 millions pour l'affaire RAM, détournement de 20 millions $ pour matériels de Covid, détournement de 5 millions de $ pour le projet d'éclairage public à Mikondo, détournement de 13 millions $ pour le projet Tshilejelu...

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jeudi 3 juin 2021

Congolité: David Mulongo Wakumunua Na Leza, 1er intellectuel et Administrateur de Malemba-Nkulu !

Congolité: David Mulongo Wakumunua Leza 1er intellectuel et Administrateur de Malemba-Nkulu !

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

freddy-mulongo-david-mulongo.jpg, juin 2021

Bombe à destruction des masses, la congolité va pourrir la Nation congolaise. Elle risque d'emporter le Congolo-Étasunien, Noël Tshiani qui ouvre la boîte de pandore saupoudrée de xénophobie, racisme et exclusion des autres compatriotes. David Mulongo wakumunua na Leza est le premier intellectuel et Administrateur de Malemba-Nkulu dans le Haut-Lomami, ex Katanga.

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David Mulongo Wakumunua Na Leza, premier intellectuel et Administrateur de Malemba-Nkulu, Haut-Lomami, ex-Katanga !

Un pays qui se trouve sur un cric, comme la République démocratique du Congo, qui malgré ses ressources,  est dernier dans tous les classements mondiaux sur le développement humain, 1 Congolais sur 3 souffre de la faim aiguë, le Congolais vit avec -1$ par jour, il n'a pas d'eau potable ni l'électricité, pas de sécurité sociale ni carte d'identité... ne joue pas avec des allumettes. La République se construit avec tous ses enfants. C'est un devoir sacré de la République d'intégrer ses fils et filles. La congolité est une bombe! A sa déflagration, nombreux vont se brûler les doigts. Il sera trop tard ! Le pays va s'embraser. Les apprentis sorciers n'auront qu'à s'en prendre à eux-mêmes. 

Cette photo dans l'état d'Ohio aux Etats-Unis est éclairante sur le côté globe-trotter de David Mulongo Wakumunua Na Leza. Il parlait couramment l'anglais, le français, le kilubakatanga et le tshiluba du Kasaï.

Fils de Nkulu Wa Kabila Ka Kabongo et de Nyemba Wa Kundala, Il était originaire du village de Kumbula, collectivité Muanza, territoire de Malemba-Nkulu, province du Haut-Lomami, ex-Katanga.

Nkulu wa Kabila Ka Kabongo, grand guerrier avait quitté Kilumba pour accompagner ses deux sœurs à Malemba-Nkulu emportant avec lui de l'huile de palme et poissons. A l'époque, le commerce se faisait par trocs.

Ses deux sœurs se marièrent à Malemba-Nkulu, il décida de rester avec elles. Lui-même était marié avec Mulongo, qui n'enfantait pas. Nkulu wa Kabila Ka Kabongo prit une seconde épouse, Nyembo Wakundala, avec qui il eut 12 enfants. Sa première femme Mulongo qui élevait tous les enfants de sa co-épouse, mourut avant la naissance du 11è enfant et seul garçon de la lignée. Le fils unique  reçu le nom de: David Mulongo Wakumunua Na Leza Kamunua na Muntu Mulunda Mukena Ka Kabukile Tumbo  Ya Bajikila Ya Kabuka.

Les missionnaires  Britanniques de la Garenganze Evangelical Mission débarquèrent un jour à Malemba-Nkulu, c'est fut la débandade, sauf pour le pré-ado, David Mulongo, pas du tout impressionné par la peau blanche. Intrigués, les missionnaires lui demanda de lui montrer ses parents. C'est avec un fusil bien chargé que Nkulu Wa Kabila Ka Kabongo pointa ses visiteurs. Les missionnaires de la Garengaze Evangelical Mission n'avait qu'une requête  lui demander la permission d'amener son fils  à la Mission de Muanza Lulu pour lui donner l'éducation. Nkulu Wa Kabila Ka Kabongo jeta du salive par terre leur disant si vous revenez et que ma salive est déjà sèche vous n'aurez pas mon fils unique. Les missionnaires revinrent tard, mais puisqu'ils étaient revenus, Nkulu Wa Kabila Ka Kabongo revint sur sa décision et leur donna son fils pour les études.

C'est en septembre 1901 que le Révérend John Alexander Clarke, Représentant légal de la «Garenganze Evangelical Mission» ( Né le 11 novembre 1876 à Glasgow et décédé le 9 mai 1960 à Mulongo dans le Katanga où il est enterré) commence sa vraie vie de missionnaire près de Lukafu. Plus tard, cette localité sera abandonnée à cause de la trypanosomiase qui étend ses ravages parmi la population. La traite des Noirs ne prendra fin qu'en 1910. Garenganze est un bien curieux nom pour une œuvre missionnaire. En voici l'explication. Lorsque le Révérend Arnot arriva à Mukuru, il s'informa du nom de la tribu. Il lui fut répondu que les maîtres du pays sont les «Bagarenganze». C'est de là que la « Garenganze Evangelical Mission » tient son nom, mais il ne fut officialisé que plus tard. Au cours de ses 56 années passées au Katanga, le Révérend Clarke rencontre toutes les hautes personnalités de passage.

Il fut l'ami du Roi Albert bien avant son avènement et en reçut personnellement la Croix de chevalier de l'Ordre royal du Lion. Il le fut 
aussi du réputé évêque du Katanga, Mgr de Hemptinne, ami de Rutten, des Gouverneurs de province, des colons, mais aussi des indigènes auxquels il consacra sa vie. Avec le général Wangermée, il trace les plans de la cité d'Elisabethville et l'accompagne sur le terrain. Il traduit la Bible en kiluba avec l'aide efficace de vieux katangais bien au courant des finesses de leur idiome. Il dispense lui-même l'instruction tout en estimant qu'on ne doit pas la pousser à l'excès.  A Mulongo, des écoles primaires ont été construites, des œuvres sociales créées. En 1947, plus de 6000 personnes ont été soignées au dispensaire. A.C.A. de Bauw, du Comité Spécial du Katanga, a fait installer une maternité. Le Gouvernement belge a apporté son aide en médicaments. Mais le nombre de patients ne fait qu'augmenter... 

David Mulongo Wakumunua na Leza est le premier intellectuel de Malemba-Nkulu. Il a travaillé à la Compagnie du chemin de fer du bas-Congo au Katanga (BCK), qui est une société de droit belge créée le 31 octobre 1906 pour construire et exploiter un réseau de chemin de fer dans l'Etat Indépendant du Congo puis le Congo belge. Au sein des actionnaires de la BCK figurent la société générale de Belgique et la Banque de l'Union parisienne. La compagnie assurait en outre, l'exploitation de deux réseaux: celui de la compagnie de chemin de fer du Katanga (CFK) et celui de la Compagnie de chemin de fer du Katanga-Dilolo-Léopoldville (KDL).

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Ilunga Mwepu Letchela  (Lydia) !

David Mulongo Wakumunua na Leza travailla aussi aux Imprimeries et Papeteries Belgo-congolaises Imbelco à Elisabethville. Sous les conseils de missionnaires, David Mulongo Wakumunua Na Leza alla à la Mission à Mwanza, il fit son choix parmi les pensionnaires. Il épousa Ilunga Mwepu Letchela  (Lydia), fille d'un grand notable Mwepu Bungulué de Mwanza Kitambo. Ordonné pasteur Méthodiste, David Mulongo Wakumunua na Leza a beaucoup voyagé. A Lubumbashi, ex-Elisabethville, au quartier Golf, où il résidait l'avenue "Munua" est le diminutif de son nom "Wakumununua", que l'hôtel de ville trouvait long et l'officier avait abrégé. Avant l'indépendance, David Mulongo Wakumunua Na Leza a été nommé Administrateur du territoire de Malemba-Nkulu. De son mariage avec Lydia Ilunga, il y a eu 15 enfants dont 3 groupes de jumeaux.

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1. Mulongo  Kabila Astrid, fille aînée. La Générale ! Ses frères se mettaient au garde à vous à sa présence. Elle a été monitrice d'école et présidente de Mamans Kipendano de l'église Méthodiste de Lubumbashi. +

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2. Mulongo Mulunda Mukena Freddy-David, le Grand Patriarche, l'inventif et l'homme orchestre, qui a fait briller le nom "Mulongo" et l'a porté jusqu'aux firmaments. Le politique, le sportif, le fondateur de Jeunes Pour Jeunes, l'ambassadeur itinérant...+

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3. Mulongo Fyama Jeannot. Le plus sympathique et cool qui a plus vécu en Belgique qu'au Congo.+

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4. Mulongo Nkulu wa Kabila Elie. Homme au grand cœur, homme du peuple, la générosité incarnée. Il aidait tout le monde. Surtout les pauvres: Étudiants, chauffeurs, pousse-pousseurs, Maman Bipupula...+

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5. Mulongo Nyembo Sanganzi Jean. Le politique, psychologue, sportif et l'homme de la terre. 

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6. Mulongo Mwepu Fulgence. Ouvert d'esprit, homme de partage, haut cadre de la SNCC à Mwene-Ditu, il est parti trop tôt. +

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7. Mulongo Sungu Vanertte. La médicale,  taiseuse et brillante femme d'affaires. +

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8. Mulongo Kalonda Ba Mpeta Huit. Brillantissime téméraire et puncheur. Libre penseur, écrivain, poète, le professeur émérite est le porte étendard de la famille Mulongo. Président de la Commission Socio-Culturelle à la Conférence Nationale Souveraine (CNS), il se battu pour débaptiser le stade Kamanyola pour le stade des martyrs de la Pentecôte et l'avenue Bokassa en Franco Lwambo Makiadi. Le premier homme politique Congolais à dénoncer publiquement sur la chaîne publique RTNC, la candidature d'Azarias Ruberwa comme candidat à l'élection présidentielle de 2006.  Prisonnier politique personnel d'Alias Kabila, il a écrit "Voyage au bout de la Kasapa", livre sanglant sur la détention arbitraire d'un prisonnier politique.

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9. Mulongo Kyungu Clara. La plus riante, compréhensive  spirituelle et non problématique. +

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10. Mulongo Kabange Claude. La seule femme qui reste et demeure. Qui s'y frotte s'y pique. La gardienne du temple. La poule qui couve ses œufs. Toucher à un Mulongo, c'est retrouver MKC sur son chemin. 

Les Mulongo ne sont ni des tribaux ni des tribalistes encore des tribalisés. Ils des nationalistes patriotes non xénophobes ni racistes. 

A chacun sa congolité ! Produit d'un obscur laboratoire, la congolité de Noël Tshiani, le Congolo-Etasunien est une bombe à destruction des masses. Sa déflagration risque d'emporter Noël Tshiani qui n'a vécu que pour son ventre et tous les politicailleurs ventriotes et profito-situationnistes qui tirent les ficelles. Si le Congo brûle demain, nous vous aurons prévenu. 

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mercredi 6 février 2019

Intoxication: Fayulu, homme des impérialistes, Tshilombo, Kabila, Kagame, Museveni des panafricains!

Martin Fayulu Président ELU, sans gilet-pare balles, le samedi 2 février à  Sainte-Thérèse

Le peuple congolais s'est battu pour un changement. Il se retrouve avec Félix Tshilombo Bizimungu un guignol entre les mains d'Alias Kabila son marionnettiste. Le seul et vrai Président ÉLU de la RDC est Martin Fayulu. Il a gagné haut la main l'élection présidentielle du 30 décembre dernier. La démocratie n`a jamais été la transmission du pouvoir d`un Président illégitime à  un autre Président illégitime nommé par lui. Les Bena Mpuka, Talibans, Nazis, Fachos et Ethno-tribalistes de l'Udps sont irascibles. Ils justifient le vol des voix, le hold-up électoral mieux le putsch-électoral de Félix Tshilombo Bizimungu par des arguments tribaux. Et dire que certains vivent aux Etats-Unis, Canada, France, Belgique, Afrique du Sud...des pays où la démocratie est ancrée dans la vie quotidienne. Comment peut-on vivre dans un pays démocratique et cautionner la tricherie et fraude électorale dans son pays d'origine, la République démocratique du Congo ? Même des universitaires sur qui nous comptions pour redresser le pays deviennent des justificateurs de vol des voix du peuple congolais. Ils affichent un triomphalisme malsain. Dans une République, c'est le peuple qui gagne. Au Congo, avec le putsch-électoral de Félix Tshilombo Bizimungu, c'est le Grand Kasaï qui a gagné contre les autres congolais. Tout congolais lucide qui émet une critique est immédiatement attaqué, insulté, injurié et menacé de mort par les Bena Mpuka et Talibans. Nous sommes abasourdis ! Félix Tshilombo Bizimungu Choisi et Nommé par Alias Kabila, proconsul au Congo de Paul Kagamé le dictateur Rwandais et Hitler Africain. Depuis la nomination de Tshilombo, le petit pseudo-président vadrouille. Le Joufflu faussaire n'a pas l'effectivité du pouvoir. Pas de gouvernement dont on sait que les ministères régaliens iront au FCC, pas de fermeture des cachots d'ANR-la Gestapo d'après sa promesse de campagne, loge dans une petite villa à  la cité de l'OUA le palais présidentiel n'est pas sa résidence officielle, son cortège est constitué des Bana Mura la garde prétorienne qui a commis des massacres au Kasaï...Tshilombo avait promis s'il est élu de s'installer à  l'Est de la RDC, s'était-elle une promesse en l'air ? Après avoir volé les voix du peuple congolais, disons son putsch-électoral, il faut dire que Félix Tshilombo Bizimungu n'a ni parole, ne mérite ni considération ni respect!

Le marionnettiste Alias Kabila et son guignol Félix Tshilombo Bizimungu

Félix Tshilombo qui NOMMÉ après un honteux deal est illégitime, il n'a pas la légitimité du souverain primaire. Il est un guignol entre les mains du marionnettiste Alias Kabila. C'est le prix à  payer pour s'asseoir sur le fauteuil présidentiel sans imperium. Félix Tshilombo Bizimungu sait qu'il n'a pas été élu. Sa marge de manœ“uvre inexistante. Il est le masque d'Alias Kabila qui garde tous les pouvoirs. Il n'est qu'un président étiquette et protocolaire. Il n'a décision sur rien et de rien. C'est alors pour sauver la face qu'entre en danse sa milice des Talibans, Nazis, Fachos et Ethno-tribalistes de l'Udps qui orchestrent une campagne d'intoxication clamant que Martin Fayulu Président élu et victime d'un putsch-électoral, est l'homme des impérialistes tandis que Félix Tshilombo, Alias Kabila, Yoweri Museveni, Paul Kagamé sont des panafricains. Un panafricaniste aime l'Afrique avec ses 54 pays, sa diversité culturelle et continentale, le peuple d'Afrique, source et richesse du continent. Des présidents panafricains n'engagent pas une guerre chez les voisins. Ils essayent de trouver des solutions dans la sagesse africaine lorsque la case du voisin brà»le. Alias Kabila, Paul Kagame et Yoweri Museveni sont responsables de plus de 12 millions des morts congolais. Les compatriotes sont devenus réfugiés dans leur propre pays, la République démocratique du Congo. Alias Kabila, Paul Kagame et Yoweri Museveni sont des pillards et receleurs des ressources de la RDC.

L'Ougandais Yoweri Museveni et le Rwandais Paul Kagame sont deux autocrates-dictateurs dans la région des Grands Lacs

Le panafricanisme est une idée politique et un mouvement qui promeut et encourage la pratique de la solidarité entre les africains où qu'ils soient dans le monde. Le panafricanisme est à  la fois une vision sociale, culturelle et politique d'émancipation des africains et un mouvement qui vise à  unifier les africains du continent et de la Diaspora africaine en une communauté africaine globale. Le cœ“ur de son principe est la croyance que les peuples d'Afrique et de la Diaspora partagent une histoire et une destinée commune et que leur progrès social, économique et politique est lié à  leur unité. Son objectif ultime est la réalisation d'une organisation politique intégrée de toutes les nations et peuples d'Afrique. Le mot `` panafricain » est apparu à  la fin du XIXe siècle lors de la préparation de la Conférence panafricaine de 1900. Historiquement, l'idée se développe en réaction aux conséquences du démantèlement progressif de l'esclavage en Amérique. L'expansion du panafricanisme se retrouve dans les écrits et discours de quelques figures fondatrices, parmi lesquelles Edward Wilmot Blyden et Anténor Firmin. Le panafricanisme souffre d`être un concept élitiste. Il a germé dans l`esprit d`intellectuels, a été porté par les classes éduquées et n`a jamais vraiment réussi à  pénétrer les classes défavorisées du continent. Nous n`avons jamais eu à  apprendre à  nous sentir africains. Cela a été naturel. Nos expériences historiques respectives permettent une compréhension unique, au-delà  des barrières du temps et des distances. Le panafricanisme ne devrait plus être un projet émotionnel, mais ce sentiment naturel d`un destin commun est un puissant levier dont il est urgent de se saisir pour bà¢tir un projet politique crédible, rationnel et ambitieux.

#JesuisKisangani

La guerre des six jours est une succession d`affrontements meurtriers entre l'armée ougandaise et rwandaise à  Kisangani du lundi 5 au 10 juin 2000 en République démocratique du Congo durant la Deuxième Guerre du Congo. La ville de Kisangani avait déjà  subi des affrontements entre les troupes rwandaises et ougandaises en aoà»t 1999 et le 5 mai 2000. Mais les affrontements de juin 2000 furent les plus meurtriers et ont sérieusement sinistré une grande partie de la ville de Kisangani avec plus de 6 600 obus tirés, plus de 1 000 morts, au moins 500 blessés et quelques 800 bà¢timents détruits. Et les Nations unies avait reconnu, dès le 16 juin 2000, "la violation de la souveraineté et de l`intégrité territoriale de la RDC". 19 plus tard, la population de Kisangani attend toujours des autorités congolaises et de la communauté internationale la vérité sur les circonstances qui avaient conduit à  ces affrontements entre deux armées étrangères sur le territoire congolais. Les crimes de guerre et les crimes contre l`humanité commis à  Kisangani sont classés dans les oubliettes.

Les populations congolaises de Kisangani attendent toujours leurs indemnisations

Il y a deux ans sur son compte Facebook, un jeune rappeur congolais Alesh (il avait 15 ans à  l'époque) dit vouloir écrire un chapitre occulté des livres d`histoire. `` Kisangani, c`est vraiment ma ville et ça me fait mal de voir un épisode aussi grave passer inaperçu. On ne veut pas que les gens nous raconte une autre version de l`histoire, on veut l`écrire et la raconter telle qu`on la vécue. J'invite tous les ressortissants de Kisangani ayant connu la guerre de 6 jours en 2000 entre les armées Rwandaise et ougandaise de partager pendant 6 jours, soit des photos, soit leurs histoires pour que le monde n'oublie pas le tort irréparé qui nous a été causé. Utilisez 2 hashtags pour que l'on retrouve facilement nos histoires #Joubliepas et #Kisangani6Jours Je ne saurais identifier tout le monde, donc aidez moi à  mentionner vos amis en commentaire pour que tout le monde ait l'info.

Un soudard Ougandais à  Kisangani lors de la guerre de 6 jours en 2000

Témoignons et dénonçons pendant 6 jours! Au troisième jour de la guerre, Alesh est cloué à  la maison avec ses parents et le reste de sa famille : `` Très tà´t au levé du jour, les Rwandais devant notre maison commencent à  bombarder les positions ougandaises se trouvant à  environ 100 m. Plus de 30 obus projetés à  partir de chez nous, dans le quartier Plateau Boyoma. Je suis à  deux doigts de me pisser et de me chier dessus. Les Ougandais étaient super doués en calculs de trajectoire et ils décidèrent de répliquer. Ils vont lancer trois obus en réponse et forts de notre expérience de trois jours de ligne de front, après avoir entendu partir trois coups d`obus, nous savions qu`il fallait compter trois détonations d`explosion pour être sà»r que les trois bombes avaient explosé et que notre tour n`était pas encore arrivé. Le premier obus explose dans le voisinage. Le deuxième aussi… et le troisième atterrit dans la chambre où mon frère Patrick, ma sœ“ur Rachel et moi étions cachés. Car mon père avait décidé que l`on soit dispersés dans la maison. Grosse fumée, grosse poussière, ça sent le brà»lé… Je ne vois plus rien ! J`ouvre grand mes yeux mais impossible de voir quoi que ce soit. Connaissant par cœ“ur la géographie de la maison, l`instinct de survie me pousse à  ramper aussi rapidement qu`un cafard en danger. Je voulais m`enfuir et rejoindre ma mère qui était dans le couloir. Rampant à  l`aveuglette, voulant atteindre la porte de la chambre, quelqu`un m`attrape par la jambe ! Ma peur décuple d`intensité ! Je donne le coup de pied le plus intense avec le peu de force qui me reste… mais la personne ne me là¢che pas ! C`était ma sœ“ur Rachel. Elle s`accrochait désespérément à  moi pour pouvoir se sauver elle aussi. Je ne sais pas comment nous sommes sortis de là  vivant… »

Le rappeur congolais Alesh qui a lancé l'opération #JesuisKisangani il y a deux ans

`` Serge est mort dans mes bras »! `` Cette triste histoire jetée dans les oubliettes par ses commanditaires hante nos esprits car cette guerre injuste à  meurtrie nos cœ“urs, commente de son cà´té Fiston Katerus, à  l`appel lancé par le rappeur congolais. Comme l`initiateur de la campagne, Fiston Katerus était à  Kisangani à  l`époque. Il avait 21 ans. `` Les Ougandais avaient décidé de faire de notre quartier leur QG. Avec mon hà´te et d`autres amis, nous voulions traverser le pont Tshopo quand l`armée rwandaise s`est pointée de l`autre coté en tirant sur les troupes ougandaise qui étaient sur le pont. Beaucoup de gens sont morts, dont l`un de nos amis. Ils ont été touchés par des balles perdues. Ils sont restés là  et nous sommes rentrés en courant chez mon ami où je suis resté deux nuits. Mercredi 7 juin, donc le troisième jours de la guerre, je décide de rentrer chez ma mère. Sur ma route, je rencontre mon ami Serge Longandi. Avec lui, nous empruntons la Zéro avenue pour contourner les militaires et leurs embuscades que les Rwandais appelaient hambuchi. L`idée était de s`abriter à  nouveau chez une famille que je connaissais bien, à  la 10e rue de la commune, mais quand j`ai vu l`état de la maison, j`ai compris que personne n`avait survécu. Alors on a décidé de courir et à  ce moment là , je sens que Serge n`y arrive plus. Une balle l`avait atteint. Il m`a tout juste dit : `` Drangon endelesha bwana kuna isha utani lamikiya na mama yangu et le petit Robert », ce qui veut dire : `` Je ne saurai continuer avec toi papa, mes compliments à  ma mère et mon petit frère Robert. » Je l`ai vu mourir, Serge est mort dans mes bras et je ne pouvais rien faire pour sauver la vie de mon ami. Aujourd`hui encore, je me demande si son corps a été pris en charge après ou pas. Ce sentiment d`inachevé m`a dérangé pendant bien longtemps… ».Les 3 raisons pour réfuter que Martin Fayulu n'est pas l'homme des impérialistes

1. Alias Kabila est un impérialiste. Arrivée en République démocratique du Congo dans la gibecière de l'Afdl avec ses bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière. L'imposteur qui a été placé sur le trà´ne du Congo par la mafia internationale pour mieux piller ses ressources est multi-milliardaire aujourd'hui. C'est le 26 janvier 2001, qu'il a prêté serment comme président en remplacement de son défunt père nourricier qui l'a élevé M'zée Laurent-Désiré Kabila assassiné le 17 janvier 2001 au Palais des Marbres. Il quitte le pouvoir 18 ans après sans que les présumés assassins de son père ne soient jugés. N'y a-t-il pas anguille sous roche ? Alors que le budget national s`élève à  4,5 milliards, Alias Kabila trà´ne sur l`énorme fortune amassée au cours de ses 18 années d'imposture, d'occupation et de prédation à  la tête de la République démocratique du Congo. Selon une enquête de l`agence Bloomberg, spécialiste des marchés financiers, son clan et lui sont à  la tête d`une fortune estimée à  plusieurs milliards et centaines de millions de dollars américains, dont au moins 350 millions dans le secteur minier en 2016. Le clan est également présent dans le pétrole, la construction, ainsi que dans plusieurs autres secteurs. De même, le Groupe d`étude sur le Congo (GEC), dans une étude publiée en 2017, a recensé, sans être exhaustif, pas moins de 80 entreprises entre les mains d'Alias Kabila et de ses proches, ou de sociétés d`affaires. Le cartel familial ferait `` des affaires dans tous les poumons économiques du pays », souligne le GEC. Dans le secteur agricole par exemple, le clan dispose de 73 000 hectares de terre, quand la taille moyenne d`une ferme au Congo est de 1,5 hectare.. Olive Lembe di Sita, épouse d'Alias Kabila, ses deux enfants et 8 de ses frères disposent de 120 permis d`exploitation des gisements : Or, Diamant, Cobalt, Cuivre, ainsi que d`autres minerais de la République Démocratique du Congo. Outre les minerais, le clan Kabila s`impose dans les banques, l`agriculture, la distribution des carburants, le transport aérien, l`hà´tellerie, la fourniture de produits pharmaceutiques et des boites de nuit. Des entreprises du clan Kabila sont installées en outre aux Etats Unis et en Tanzanie et leurs avoirs sont placés dans deux paradis fiscaux : Panama et l`Ile de Nuie, selon l`agence d`Eva Lacoste intitulée ``Le Clan Kabila : Un empire économique parue dans Golias Hebdo N° 513 Semaine du 1 er au 7 Février 2018. Le fait d'avoir vendu l'uranium congolais à  l'Iran et la Corée du Nord n'amoindri pas le fait qu'Alias Kabila est un impérialiste. Autre fait, Alias Kabila clame aujourd'hui que tous les palais présidentiels sont ses propriétés. Et pourtant en 1997, il n'arrivait même pas à  s'acheter une cigarette.

2. Félix Tshilombo Bizimungu est un impérialiste. Le fils Tshisekedi porte un nom qui fut l'espoir de tout un peuple sous la dictature de Mobutu. Le blablateur Tshilombo n'a aucune conviction, il profite uniquement du nom de son père et fait de la politique business. Il n'a jamais milité dans une association pour muscler ses convictions et valeurs républicaines. Il a passé 20 ans de sa vie à  Bruxelles en Belgique, écumant tous les Nganda du quartier Matonge et excellant en école buissonnière. Le corps de son défunt père est dans une morgue à  Bruxelles, voilà  2 ans déjà  sans être enterré. Son deal pour être nommé président de la République, c'est pour enterrer son père avec les moyens de l'Etat. Pardieu, le voleur des voix du peuple congolais Félix Tshilombo Bizimungu est président de 16% de congolais qui ont voté pour lui. Martin Fayulu a obtenu 62%, il est Notre Président ! La légitimité vient du peuple souverain, pas de la fameuse Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) encore moins de l'arrêt de la Cour Constitutionnelle inféodée avec ses juges bleus godillots aux ordres du régime. La souveraineté du peuple est au dessus de toutes les institutions corrompus. Le peuple gagne toujours. Le peuple congolais réclame la vérité des urnes. Avant la campagne électorale Félix Tshilombo Bizimungu était en Ouganda chez Yoweri Museveni et au Rwanda chez Paul Kagamé. Deux dictateurs receleurs des ressources de la RDC. Tshilombo témoigne lui même que l'Ougandais Yoweri Museveni a mis à  sa disposition des moyens financiers et des hommes. Sait-il que l'Ouganda pays agresseur, pillard et receleur de la RDC a été condamné ?

Le dictateur Ougandais Yoweri Museveni

C`est en 2005 que la Cour internationale de justice (CIJ), basée à  La Haye, a rendu son verdict dans l`affaire opposant la République démocratique du Congo (RDC) à  l`Ouganda. La CIJ a donné raison à  la RDC, plaignante, en estimant que l'Ouganda était notamment responsable, entre aoà»t 1998 et juin 2003, de "l'occupation de l'Ituri", de "violation des lois internationales sur les droits de l'homme" en RDC, d'"usage illégal de la force", de "pillages et d'exploitation des ressources naturelles" de la RDC, selon l'arrêt rendu en audience publique à  La Haye, où siège la CIJ. La Cour a également estimé que "par l'action de ses forces armées, qui ont commis des meurtres et des actes de torture et autres formes de traitements inhumains à  l'encontre de la population civile congolaise (...), ont entraîné des enfants soldats, ont incité au conflit ethnique", l'Ouganda a "violé ses obligations en matière de droits de l'homme et du droit international humanitaire". Les forces ougandaises ont "créé un climat de terreur qui envahit le quotidien de la population congolaise", a déclaré Shi Jiuyong, président de la CIJ, au tribunal.

Les pays des Grands Lacs a un monstre dont Yoweri Museveni (la tête), Paul Kagame (le tronc) et Alias Kabila (les pieds) !

L'aide de Yoweri Museveni à  Félix Tshilombo Bizimungu pour soutenir sa campagne était-il particulière ? Ou plutà´t de l'Etat Ougandais ? Malheureusement, les négociations entre le régime Kinshasa sous Alias Kabila et la dictature de Kampala destinées à  trouver les modalités de cette réparation n`ont jamais abouti. Plusieurs événements ont poussé le régime d'Alias Kabila à  privilégier les relations diplomatiques au détriment des questions de justice. L`arrêt n`a toujours pas été mis en application. N'en déplaise à  Tshilombo le dossier RDC contre l'Ouganda ira jusqu'au bout. Yoweri Museveni, 73 ans dont 32 à  la tête de l`Ouganda, a été réélu en février 2016 pour un cinquième mandat de cinq ans avec 61% des voix, au terme d`un scrutin très controversé et dont l`opposition rejette le résultat. Sa propre épouse, Janet Museveni, est ministre de l`Education et des Sports au sein du gouvernement, fort de 80 ministres et secrétaires d`Etat. Muhoozi Kainerugaba, fils de Museveni, est général de division en charge du commandement des forces spéciales. L'impérialiste Félix Tshilombo voleur des voix du peuple congolais demeura dans l'histoire du Congo comme un imposteur et usurpateur. Lorsque sa milice des Talibans scandent des propos outrancier s contre la Belgique, pays d'asile de nombreux membres de l'Udps, on ne se pose plus la question de ces amnésiques Udpsiens.

3. Paul Kagame est un impérialiste. Bourreau et massacreur du peuple congolais, le dictateur rwandais est le créateur des pseudo-rébellions de l'Est de la République démocratique du Congo. Hitler Africain, Paul Kagame a même des soldats au sein de l'armée congolaise, les Fardc, depuis la fusion avec les rebelles pro-rwandais du CNDP et du M23. Paul Kagame est le pire voisin de la RDC, et surtout le pire ennemi du peuple congolais. Son pays, le Rwanda n'a pas le coltan dans son sous-sol mais par pillage et recel de la RDC, le Rwanda de Paul Kagame est déclaré le premier producteur du Coltan ! La dernière enter-loupe de Paul Kagamé envers le peuple congolais est ce communiqué sans précédent que les chefs d'Etat de l'Union africaine ont publié sur la situation en RDC, avant la proclamation fallacieuse de la Cour Constitutionnelle inféodée. On sait aujourd'hui que c'est Paul Kagamé, Président de l'Union Africaine, Hitler Africain et dictateur Rwandais qui a téléphoné à  Alias Kabila pour lui donner la stratégie de proclamer Félix Tshilombo Bizimungu pseudo-président . Il fallait couper l'herbe sous les pieds de la délégation de l'Union Africaine qui devait se rendre à  Kinshasa. Du Machiavélisme à  la sauce africaine. Les pillages des ressources profitent au Rwanda, à  l'Afrique du Sud...aux pays occidentaux. Les morts congolais, ils s'en foutent ! Et pourtant pour la première fois, l'Union Africaine pouvait montrer à  la face du monde, qu'elle n'est ni un syndicat des dictateurs africains ni une coquille vide. Priver le peuple de son destin est criminel. Le président de l'Union Africaine, Paul Kagame et les présidents des principales organisations sous-régionales sous pressions s'étaient réunis, à  Addis-Abeba, en Ethiopie et avaient demandé la suspension de la proclamation définitive des résultats, car ils notaient, dans leur communiqué, qu'il subsistait des "doutes sérieux sur la conformité des résultats provisoires" donnés par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Paul Kagame a torpillé l'initiative de l'Union Africaine. Et le 20 janvier avant la proclamation par l'inique Cour Constitutionnelle, une délégation composée de 4 dignitaires et apparatchiks du régime Alias Kabila s'est rendu à  Kigali: Néhémie Mwilanya Wilondja, directeur de cabinet d'Alias Kabila, Kalev Mutond, le chef des renseignements, Barnabé Kikaya Bin Karubi, conseiller diplomatique d'Alias Kabila et de Corneille Nangaa, président de la Commission Électorale Nationale Indépendante. Quel arrangement ont-ils signé avec Paul Kagame, dictateur Rwandais pour qu'Alias Kabila ne respecte rien ?

Aujourd'hui l'Udps=FCC=UNC=Cach ! Les Bena Mpuka et Talibans excellent en Fake News. Ils clament partout que Martin Fayulu Président élu est un homme des impérialistes qui veulent piller le Congo et Félix Tshilombo, Alias Kabila, Paul Kagamé et Yoweri Museveni sont des panafricains. Pardieu, Martin Fayulu n'a pas mis ses pieds ni Kigali ni à  Kampala pour réclamer un quelconque soutien. C'est Félix Tshilombo Bizimungu avec l'accord de son allié et partenaire Alias Kabila, qui s'est rendu à  Kigali et Kampala. Et lors de l'accord Cach à  l'ambassade de la RDC entre Félix Tshilombo Bizimungu et Vital Kamerhéon , le 23 novembre dernier, à  Nairobi, n'y avaient-ils pas des conseillers de Paul Kagamé et Yoweri Museveni ?

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samedi 3 novembre 2018

RDC: 400.000 dollars ont disparu chez Bruno Tshibala, ex-Udps !

Bruno Tshibala à  Erevan. Photo Réveil FM International

Les Congolais vivent avec 1 dollar américain par jour. Ils n'ont pas d'eau potable, ni l'électricité et ne mangent pas à  leur faim. Les enfants de Bruno Tshibala qui ont vécu dans la pauvreté extrême, jouent à  la nouvelle bourgeoisie compadrore. Et Bertin Tshibala, l'un des fils de Bruno Tshibala est un Angwalima-Al Capone. Ayiba Atala Té. Un voleur patenté qui a vécu dans la misère et se venge de la situation de Crésus qu'occupe son père actuellement.

Ancien secrétaire général adjoint et porte-parole de l'UDPS, parti familio-tribalo-ethnique, qui a succédé Samy Bandibanga, un autre traître et collabo de l'UDPS, qui a rejoint la mangeoire des Mammouths Joséphistes et contribuer au glissement d'Alias Joseph Kabila à  la tête de la République démocratique du Congo, Bruno Tshibala, qui revendique 36 ans de lutte aux cà´tés de l`opposant historique Etienne Tshisekedi, et l'actuel locataire de la Primature a vu disparaître 400.000 dollars américains en sa résidence à  Kinshasa. Un Premier ministre peut-il garder autant d'argent dans sa résidence ? Le compte Twitter AfricaTopTweets @AfricaTopTweet et Scooprdc.net livrent l'information, on retient son souffle.

La famille se réunit en conseil pour que le coupable avoue son forfait. Mais aucun enfant n`endosse cette perte d`argent. Du coup, il est conseillé à  Bruno Tshibala de recourir à  un féticheur en vue de dénicher le coupable. C`est ce qui est fait. Le féticheur s`amène à  la résidence du premier ministre et soumet les enfants à  l`épreuve de son bracelet mystique. Chez les enfants innocents, ce bracelet se libérait de leurs bras sans problème. Mais le tour de Bertin Tshibala arrivé, le fameux bracelet est non seulement resté coller à  son bras, mais il a aussi commencé à  le coincer. L`enfant voleur a finalement avoué son forfait et a fui la maison.

Bruno Tshibala n'a même pas eu recourt à  la police pour capturer son fils voleur, Bertin Tshibala et le remettre à  la disposition de la justice. Pourquoi ? Les détracteurs de Bruno Tshibala l`accusent de toucher à  beaucoup de pots de vin. Le plus récent serait celui perçu auprès des opérateurs des télécommunications, soit 750 mille USD pour les uns, et 7,5 millions USD pour les autres en vue de geler un décret ce que ce dernier a été soudoyé par les sociétés de télécommunications pour geler un décret si important devant faciliter la société `` African General Investistment Limited (AGI) de fonctionner. C`est ce qui se dit à  l`Autorité de Régulation de la Poste et de Télécommunications du Congo (ARPTC).

En février dernier, le ministre de PT-NITC, Emery Okundji, avait pris un arrêté portant désignation d`un opérateur public chargé de l`installation et de l`exploitation d`un système de contrà´le des flux téléphoniques des réseaux des opérateurs des télécommunications en République démocratique du Congo attribuant à  une entreprise privée dénommée "African General Investistment Limited (AGI)". Celle-ci devrait en principe, grà¢ce à  ses équipements de pointe, contre-vérifier les volumes réels de communications internes effectuées par les sociétés de télécommunications (Vodacom, Airtel, Orange, Africell…) par rapport à  leurs déclarations.

Le système d`imposition dans le secteur des télécoms est déclaratif. C`est-à -dire que les opérateurs des télécoms payent leurs redevances sur base de leurs simples déclarations. Ce qui fait que généralement les flux de communications ainsi déclarés sont souvent minorés. Ceci a comme conséquence fà¢cheuse : un manque à  gagner considérable pour le Trésor public évalué mensuellement à  plus de cinq millions USD.

Les mafieux opérateurs des télécommunications auraient, pour l`étouffer, approcher le Premier ministre Bruno Tshibala et lui auraient gracieusement graissé les pattes. Ce pot de vin qui, pour certains s`élèverait à  750 mille USD, et pour d`autres à  7,5 millions... une cotisation des géants des télécommunications ayant comme objectif principal d`obtenir du Premier ministre le gel du décret devant faciliter à  AGI qui détient déjà  l`arrêté ministériel d`exploitation depuis février dernier, de fonctionner !

Il y a fraude des Télécoms en République démocratique du Congo. Si Vodacom a installé des serveurs à  Gisenyi au Rwanda pour détourner les appels internationaux entrants en RDC, Airtel et Orange ont installé les leurs en Ouganda.

Ce sont leurs getways, qui font que les appels téléphoniques aussi subissent cet aiguillage de simboxing partant de l`Est de la RDC. Tout ça parce qu`il n`y a pas de getway national efficace qui doit faire sortir et faire entrer les différentes communications dans le cyberespace congolais. S`agissant de Vodacom, Serge Ndjoli démontre que quand l`on fait le ping pour vérifier tous ceux qui sont connectés sur Vodacom par réseau mobile, on constate que tous les pings sont orientés vers MTN, une société basée au Rwanda.

Pour cela, Vodacom s`est bien équipée à  Goma avec des BTS de liaison. Quant à  Orange, elle opère à  travers LIQUID TELECOMS, basée en Ouganda qui se connecte au Congo par Bukavu et Goma. Mêmement pour Airtel qui se livre au même exercice, toujours à  partir de l`Ouganda. Ces sociétés qui font la téléphonie IP, ont chacune sa porte d`entrée et de sortie. `` Le le gouvernement congolais ne contrà´le rien ».

Le manque à  gagner énorme occasionné par le phénomène Sim box, beaucoup d`hà´tels de Goma tout comme de Bukavu utilisent la connexion VSAT provenant du Rwanda et de l`Ouganda. Cette connexion méconnue du Congo ne rapporte malheureusement rien au Trésor public. Et c`est une perte en beaucoup de millions de dollars américains.

Kin Kiey Mulumba MOYIBICRATE, candidat Président de la République ne s'est-il pas acheter un manoir à  Waterloo en Belgique, lorsqu'il était Ministre de PT-NITC ?

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