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jeudi 26 mars 2020

"Coronavirus": Le Ghana de Kwame Nkrumah met 100 millions de dollars et des équipements, le Grand Congo de Patrice Lumumba met 1 million 800 mille dollars et demande l'aide internationale !

"Coronavirus": Le Ghana de Kwame Nkrumah met 100 millions de dollars et des équipements, le Grand Congo de Patrice Lumumba met 1 million 800 mille dollars et demande l'aide internationale !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Tshilombo Tshintuntu 4.jpg, mar. 2020


Le coronavirus révèle le fonctionnement de deux pays sur le même continent. Un pays qui fonctionne où l'Etat use de son pouvoir régalien pour protéger sa population: Le Ghana. Un autre pays, la République démocratique du Congo où des kuluna et chekuleurs cravatés ont pris en otage, une population exsangue par la misère, pauvreté, chômage, malnutrition, vols des deniers publics, corruption généralisée...

Kwame Nkrumah et Patrice Lumumba était des panafricanistes convaincus qui aiment chacun son pays. Qu'en est-il de leurs héritiers ?

Le Ghana met 100 millions de dollars et des équipements aux Ghanéens: les masques sont distribués, les rues sont nettoyés, des évêques, pasteurs et imams prient et jeûne ensembles pour leur pays. Le Ghana a 2 décès sur les 68 cas déclarés positifs.

La République démocratique du Congo est dans la mal gouvernance depuis plusieurs décennies et parmi ses fléaux qu'elle traîne comme un un boulet, il y a celui de la légitimité de ses dirigeants. La fraude électorale est devenue un sport national.

En République démocratique du Congo, c'est la bouillabaisse. Le régime Tshilombo décide le confinement d'une population qui vit avec -1 dollar par jour, au jour le jour. Des autorités dictent des mesurettes sans véritable prises en charges des populations. Le régime de Kinshasa ne connait même pas le nombre de sa population, le dernier recensement date de 1984.

Après avoir dépensé 80 millions de dollars pour des voyages inutiles d'Angwalima Tshilombo voleur du destin du peuple congolais, et dépensé 10 millions pour le mausolée d'Etienne Tshisekedi "Héros National" qui avait empêché en 1969, Joseph Kasa-Vubu, premier président du Congo d'aller se faire soigner en Belgique et lui avait coupé l'eau et l'électricité à sa résidence...Tshilombo met 1 million 800 mille dollars pour 80 millions de Congolais et tend la main à l'aide internationale.
Tshilombo met en place un Fonds national de solidarité contre le coronavirus" (FNSCC) sans y mettre un sou. Angwalima Tshilombo attend l'argent des autres. Inconscient, incapacitaire et médiocre, Tshilombo est une calmité pour et contre le Congo.

Freddy Mulongo-Ghana.jpg, mar. 2020

Le Ghana est passé par des moments difficiles mais il s'en sort mieux que la République démocratique du Congo. Le Ghana est le seul pays africain qui a eu un Secrétaire Général de l'ONU: Koffi Annan. Il y a eu aussi Jerry Rollins.

Freddy Mulongo-Ghana 10.jpg, mar. 2020

En juin 1979, Rawlings et plusieurs officiers subalternes organisent avec succès un coup d'État militaire. Avec le Conseil des forces révolutionnaires, il dirige le pays pendant 112 jours, au cours desquels plusieurs dirigeants, dont le général Ignatius Kutu Acheampong, sont jugés et exécutés. Rawlings cède alors le pouvoir à un président civil élu librement, Hilla Limann. Ce dernier renvoie rapidement le putschiste de l'aviation.

Freddy Mulongo-Ghana 2.jpg, mar. 2020

Rawlings n'en demeure pas moins une figure populaire. Face à l'incompétence du nouveau régime civil qui ne parvient pas à enrayer le déclin de l'économie nationale, il décide, le 31 décembre 1981, de renverser le gouvernement de Limann. Rawlings constitue un Conseil provisoire de la défense nationale pour remplacer le gouvernement et fait emprisonner Limann et quelque 200 hommes politiques.

Il crée des comités de défense populaire dans les quartiers, ainsi que des conseils de travailleurs destinés à contrôler la production des usines. Lorsque ces structures et diverses autres mesures populistes se révèlent un échec en 1983, Rawlings fait machine arrière et adopte une politique économique conservatrice éditée par le F.M.I. et la Banque mondiale. Il diminue ainsi les subventions et le contrôle des prix afin de réduire l'inflation, privatise de nombreuses entreprises publiques et dévalue la monnaie en vue de stimuler les exportations. Cette libéralisation dope l'économie ghanéenne, qui affiche au début des années 1990 l'un des taux de croissance les plus élevés d'Afrique.

Rawlings est élu président en 1992, et réélu en 1996. La Constitution lui interdisant de briguer un troisième mandat, il se retire au début de l'année 2001, cédant la présidence à John Kufuor. Il aura apporté la stabilité politique au Ghana tout en gérant l'économie d'une main de maître, mais en laissant se creuser le fossé entre les riches et les pauvres. À tout juste 71 ans, Jerry Rawlings reste une personnalité qui compte dans le paysage politique ghanéen et en Afrique de l’Ouest. Si l’ancien chef de l’État s’exprime moins souvent dans les médias, chacune de ses interventions est très attendue.

La pandémie de coronavirus “s’accélère”. L’OMS appelle l’Afrique à “se réveiller” et se préparer au “pire”.
Des mesures drastiques sont prises par certains pays sur le continent pour endiguer l‘épidémie de coronavirus.
Plus de 2 400 cas confirmés dans 46 pays pour 66 décès en Afrique.

Le Ghana est un pays démocratique que j'ai eu la grâce de visiter en novembre 2016 lors de la visite officielle du premier ministre français. J'ai été accrédité pour couvrir ce déplacement.

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mardi 10 mars 2020

RDC : le Rapport Mapping a déjà été discuté à l’Assemblée nationale française !

RDC : le Rapport Mapping a déjà été discuté à l’Assemblée nationale française !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Denis Mukwege Z.jpg, mar. 2020

Sous le support du député Français Vincent Bru, le séminaire intitulé : "Rapport Mapping, un instrument pour la fin de l'impunité" a eu lieu dans la salle Colbert de l'Assemblée nationale, qui paraissait étroite au regard de l'affluence.  Voici le discours de Dr. Denis Mukwege, prix Nobel de la paix, prononcé par Jean-Jacques Lumumba, à l'Assemblée nationale française, le lundi 2 décembre 2019. Le Dr. Denis Mukwege ayant perdu sa mère s'était absenté.  

Mr Le Président de l’Assemblée Nationale, Mesdames et Messieurs les députés, Mr Le Président de l’Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie, Distingués invités, Mesdames, Messieurs,
Il nous a été demandé d’évoquer avec vous « Quelles sont nos attentes suite au rapport Mapping » ?
Elles sont grandes et nombreuses, car nous sommes convaincus qu’il n’y aura pas de paix sans la justice en RDC et dans la région des Grands Lacs.
Je tiens d’abord à remercier l’IFJD et tous ceux qui vont apporter leurs expériences et leur expertise durant ce colloque qui a vocation à faire sortir de son placard le rapport Mapping, et à faire sortir les autorités congolaises et la communauté internationale de leur procrastination face à la nécessité d’exploiter tous les outils de la justice transitionnelle en RDC : l’heure n’est plus à l’attente mais à l’action.
A l’occasion des 20 ans du massacre commis à Lemera, en octobre 2016, j’étais retourné sur place, à l’hôpital où j’ai commencé ma profession de gynécologue obstétricien, et où 30 de mes patients et membres de mon personnel soignant ont été sauvagement assassinés le 6 octobre 1996.

Cette date restera pour toujours gravée dans ma mémoire et marque le début des atrocités de masse commises au Congo. Les troupes de l’AFDL, qui se présentaient comme des « libérateurs », dirigés par Laurent Désiré Kabila et soutenues par le Rwanda, commencèrent leur marche à travers le pays pour chasser les Hutus et mettre fin à l’ère du Maréchal Mobutu.
20 ans plus tard, j’étais de retour à l’hôpital de Lemera avec Sonia Rolley, journaliste à RFI. Nous cherchions à nous entretenir avec des survivants, des témoins de ce crime de guerre.
Aucune plaque commémorative n’a été érigée, pas même une simple croix pour signaler la fosse commune où les restes humains de mes patients et de mes collègues reposent – probablement pas en paix – sur le flanc de l’Hôpital.
Lors de ce voyage à Lemera, j’étais accompagné de la fille d’une victime. C’était la première fois qu’elle retournait sur les lieux du crime où ses parents ont perdu la vie, et son seul souhait était de déposer des gerbes de fleurs sur leur sépulture. Sa déception fut grande de constater qu’aucune trace n’évoquait la vie de ceux qui lui étaient si chers.
Elle m’avait expliqué son incapacité à faire son travail de deuil et confié que dans ses rêves, elle nourrissait toujours l’espoir que ses parents reviendraient…
Mesdames, Messieurs,
L’ambiance est lourde dans ce village, où l’on sent directement le poids d’un traumatisme individuel et collectif, mais aussi de la peur. Personne ne semblait vouloir s’exprimer.

Alors que nous étions en passe de reprendre la route pour rejoindre Bukavu, un infirmier s’approcha, et nous dit : « Docteur, on ne peut pas parler, le Commandant de l’armée en poste ici, était l’un des auteurs du massacre à l’Hôpital il y a 20 ans. Si nous parlons, il nous tuera ».
Vingt ans après, la population est profondément terrorisée, l’absence de la libération de la parole et de la vérité empêche toute possibilité de guérison et de renouer avec le fil d’une vie normale.
Mesdames, Messieurs,
On ne construira pas la paix avec des bourreaux en uniforme qui intimident chaque jour les victimes.
Parmi les mesures les plus urgentes préconisées par le rapport Mapping, il y a donc l’assainissement de nos institutions.
Après 20 ans de présence de la plus grande mission de maintien de la paix des Nations Unies, si la stabilité n’est toujours pas assurée, si les initiatives de paix sont bloquées, si les massacres continuent dans l’impunité en Ituri, dans les Kivus, ou au Mamiema, c’est tout simplement parce que les criminels sont protégés au plus haut niveau de l’Etat et au plus haut niveau de la hiérarchie de nos forces de sécurité et de défense.
Une profonde réforme du secteur de la sécurité s’impose en priorité, et constitue un prérequis indispensable à toute effort visant à apporter la paix et la stabilité.
Cette réforme devra inclure non seulement la police, l’armée et les services de renseignements mais aussi le secteur de la justice.

Cet assainissement est indispensable pour assurer la protection des personnes, des biens et du territoire, et la sécurité tant physique que juridique.
Toutes les tentatives de la communauté internationale visant à réformer le secteur de la sécurité ont échoué car les autorités congolaises ont systématiquement fait preuve de mauvaise foi pour maintenir le chaos organisé et leurs privilèges.
L’Union Européenne a déployé deux missions d’appui à la réforme du secteur de la sécurité, EUSEC et EUPOL, respectivement pour réformer l’armée et la police. Malgré des moyens conséquents et du personnel qualifié, le manque de volonté politique des autorités de la RDC a voué ces missions à l’échec, pour la simple raison que leurs partenaires au niveau des forces de sécurité et de défense et de leurs Ministères de tutelle étaient eux-mêmes impliqués dans des crimes internationaux.
Après des années de formation, de monitorat, de conseils et de projets couteux, toujours pas de loi de programmation pour l’armée congolaise, toujours pas de formation d’un corps d’armée. Les forces de sécurité et de défense sont donc toujours constituées pour protéger les intérêts du régime et de ses protégés, et non la protection de la population, de la loi ou de l’intégrité du territoire.
La dernière tentative de la communauté internationale pour instaurer la paix en RDC et dans la région des Grands Lacs, l’Accord Cadre d’Addis Abeba pour la Paix, la Sécurité et la Coopération de 2013 – qui bénéficiait du soutien de la résolution 2098 du Conseil de la Sécurité autorisant le déploiement d’une Brigade d’Intervention, prévoyait aussi des dispositions visant à appuyer la réforme du secteur de la sécurité et les efforts de lutte contre l’impunité pour mettre fin à la violence et à l’instabilité.
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Quelle a été la réaction du régime ? Placer des Généraux sous le régime des sanctions des Nations Unies au commandement des FARDC pour empêcher la Brigade d’Intervention de mener à bien son mandat, car la politique de diligence voulue des Nations Unies en matière de droits de l’homme empêche bien évidemment les Casques Bleus de venir en appui à des auteurs présumés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Mesdames, Messieurs,
Depuis 20 ans, la justice a été sacrifiée sur l’autel d’une paix qui n’est toujours pas arrivée.
Les processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (DDR) et de brassage/mixage ont intégré l’indiscipline dans les forces de sécurité et de défense et jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Le niveau de cruauté a servi de tremplin à des promotions. Les criminels bénéficiant de l’impunité poursuivent donc leurs activités criminelles sans gêne.
Ceux qui sont censés protéger la population et le territoire – l’armée, la police, les services de renseignement, constituent en réalité une source de menace pour la population et pour le pays, et sont des acteurs du chaos organisé pour piller les ressources minières et naturelles de l’Est de la RDC.
Il faut non seulement désarmer les milices mais aussi leurs esprits.
Les recherches en neurosciences ont démontré que les enfants soldats entraînés à violer, à piller et à tuer après un lavage de cerveau gardent une mémoire traumatique qui peut se réveiller à tout moment et qui peut donc les pousser à commettre des actes d’une violence extrême.

Ces enfants, qui sont à la fois des bourreaux et des victimes, devaient bénéficier d’une prise en charge psycho-traumatique et sociale pour gérer leur trauma et les rendre moins nuisible pour la société. Leur place n’est pas dans l’armée.
Dans le même registre, comment le débat national actuel autour de la question de l’amnistie de membres du M23 peut-il même exister ?
D’abord l’amnistie est interdite par le droit international pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité ; ensuite comment est ce que nos responsables ne sont pas capables de retenir les erreurs du passé et veulent encore intégrer des criminels et des personnes souffrant de troubles psychologiques dans nos forces de sécurité ?

Mesdames, Messieurs,
Un Ministre du gouvernement central, candidat au gouvernorat de la Province du Sud Kivu, s’est publiquement vanté de pouvoir ramener la paix dans la Province avec le concours de sa milice.
Comment est ce possible que de tels propos puissent être exprimés par un soi disant responsable politique sans que la justice ne mène une enquête sur l’existence et la capacité de nuisance d’un tel groupe armé non étatique ?
C’est dans ce contexte d’impunité que des Ministres et des Généraux, mais aussi des dirigeants de la région, continuent d’être les instigateurs des crimes commis par les nombreux groupes armés qui terrorisent l’Est du pays.
Et c’est dans ce contexte qu’il y a encore eu plus de 100 morts en moins d’un mois à Beni, sans que la chaîne de commandement ne puisse être clairement établie.

Nous le disons haut et fort : c’est assez ! La paix maintenant !
Mesdames, Messieurs,
Le temps est venu de briser le cycle de l’impunité qui gangrène tous les efforts de consolidation de la paix et de la société.
Il faut d’abord et avant tout assainir nos institutions et mettre à l’écart de leur position de pouvoir tous les agents de l’Etat, en particulier ceux de l’armée, des services de sécurité, de la police, des services de renseignements et du corps judiciaire, qui ont été impliqués personnellement dans des violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire, mais aussi impliqués dans des activités de corruption à grande échelle.
Cet assainissement est un préalable indispensable à tout effort visant à instaurer la paix et l’état de droit en RDC, et contribuera à prévenir la répétition des violations des droits de l’homme. Ensuite, il faut poursuivre et juger les auteurs des crimes les plus graves. Ils sont listés dans le rapport Mapping mais la liste des auteurs présumés a été expurgée du rapport à la demande et sous la pression de certains Etats impliqués dans ces crimes.
Parmi les 617 crimes répertoriés par les Nations Unies qui, rappelons-le, sont imprescriptibles, il y a des femmes qui ont été enterrées vivantes après avoir été empalées, des croyants qui cherchaient refuge dans des Eglises et qui ont été calcinés, et des malades assassinés sur leur lit d’hôpital. Ces crimes ne peuvent être ni oubliés ni rester impunis.
En l’absence de volonté et de capacité de la justice congolaise, le rapport préconise l’établissement d’un Tribunal Pénal International Pénal pour le Congo et/ou de Chambres spécialisées mixtes.

Nous appelons de nos vœux la mise en œuvre de cette recommandation et pensons que la compétence d’une telle juridiction ne devra pas se limiter aux crimes commis de 1993 à 2003 mais devrait s’étendre jusqu’à aujourd’hui.
En parallèle, nous appelons la RDC et les Etats de la région des grands Lacs à poursuivre et à renforcer leur collaboration avec la Cour Pénale Internationale pour les crimes commis après l’entrée en vigueur du Statut de Rome, et nous exhortons les Chefs d’Etats du monde entier à arrêter d’accueillir des criminels sur des tapis rouges, et à mettre en œuvre des lois de compétence universelle, afin de juger ou d’extrader tous les auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de crimes de génocide.

Mesdames, Messieurs,
Face aux exactions massives commises en RDC, il faudra aussi affronter notre passé, dire la vérité et établir les responsabilités des acteurs étatiques et non étatiques pour éviter la répétition de nouveaux conflits et contribuer à la réconciliation, au sein du pays et dans la région.
Vu la dimension régionale du conflit et la multitude d’acteurs impliqués, qui constituent autant de défis à l’administration de la justice en l’absence d’une franche coopération des Etats et des acteurs concernés, nous appelons donc à l’instauration d’un mécanisme non judiciaire d’établissement des faits, sous la forme d’une Commission de la Vérité, pour déterminer les responsabilités institutionnelles, politiques, militaires de tous les acteurs impliqués dans la commission des crimes de masse en RDC depuis 25 ans, y compris les multinationales.
Mesdames, Messieurs,

Dans un pays où chaque famille a été endeuillée, où chacun a été confronté directement ou indirectement à des actes d’une violence extrême, le nombre de victimes est énorme et pose la question des réparations.
Ainsi nous appelons les autorités congolaises à mobiliser des ressources et une réelle volonté politique pour initier des programmes et des projets de réparation, individuels et collectifs, matériels et symboliques, en vue de contribuer à la réhabilitation des communautés affectées par la violence, faciliter leur réinsertion dans la société et promouvoir la réconciliation.
Le gouvernement actuel à Kinshasa doit se forger une légitimité et prouver qu’il peut apporter le changement. Nous l‘invitons donc à gagner cette légitimité en accompagnant le pays et les générations futures sur le chemin de la paix ; ce chemin existe et il passera par la justice, la vérité, des réparations et des réformes ambitieuses et profondes.
Mesdames, Messieurs,
J’espère que pour les commémorations des 25 ans du massacre commis à Lemera, je retrouverai sur place une communauté apaisée, dont la souffrance aura été reconnue, dont les morts bénéficieront d’une sépulture digne, et dont les bourreaux auront enfin été jugés pour leurs crimes.

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samedi 25 janvier 2020

RDC: Toussaint Tshilombo Senda, fossoyeur de la République, raconte Lumumba !

Toussaint Tshilombo Senda, fossoyeur de la République et prédateur de la liberté de la presse

En République démocratique du Congo, porter le nom de "Tshilombo" n'est pas une sinécure. Ce nom est extrêmement négative et populaire. Pour la majorité de Congolais "Tshilombo" rime avec fourberies et roublardises surtout en politique. Et C'est Toussaint Tshilombo Senda, alors ministre de l'information, d'Alias Kabila, dans le gouvernement Gizenga qui ferma Réveil FM, la première radio associative et communautaire de Kinshasa, en aoà»t 2007. Exigeant la présence physique de Freddy Mulongo, fondateur de la station de radio. Fossoyeur de la République et prédateur de la liberté de la presse, l`éphémère ministre de l'information, nommé pour accomplir une tà¢che spécifique, puis viré, Toussaint Tshilombo Senda est un apparatchik et Mammouth Joséphiste qui est demeuré dans les sérails du régime d'imposture et d'occupation.

En bon parvenu et arriviste, Toussaint Tshilombo Senda, après avoir servi un régime le plus atroce, il s'est reconverti en guide touristique racontant: "La vie et mort de patrice Emery Lumumba". Pardieu, sans fonction, Tshilombo Senda devient un Lumumbiste ? Il montre l'avion qui avait amené Lumumba, Okito et Mpolo à  Lubumbashi, leurs trois tombes...il parle du dernier chef coutumier du village où ils sont enterrés...Sur son compte twitter, le nouveau reporter touristique repu, Toussaint Tshilombo Senda raconte les périphéries de l'homme qui aura marqué de manière indélébile l'histoire du Congo. Patrice Emery Lumumba, premier Premier ministre du Congo est héros national. L'homme avait des convictions politiques différentes et opposées au pavaneur de Tshilombo: opportuniste, politicailleur, ventriote et Libumucrate. Un vrai profito-situationniste !

"Elle ne cherche pas à  s`acheter les bijoux et autres artifices. Achetons auprès de ces femmes qui ne cherchent qu`à  nourrir leurs familles". C'est de la tromperie compassionnelle. Rien qu'avec l'argent du sang de congolais et pillages qu'à  amasser Toussaint Tshilombo au cours de 18 ans du régime d'Alias Kabila, il peut payer tous ses fruits que vende cette maman congolaise, paupérisée et victime de la pauvreté orchestrée par le régime soutenu par les dignitaires Joséphistes dont TTS !

Parler de Lumumba sans avoir une once de son courage, de manière tardive et intéressée, qu'est-ce qui se cache dans la démarche de celui qui a soutenu la dictature joséphiste toute sa vie ? à€ tous les charlots comme Toussaint Tshilombo Senda qui prennent les Congolais pour des idiots, qui malgré leurs crimes pensent continuer à  régner sur les Congolais sans légitimité et en toute impunité, doivent savoir que la recréation a assez duré. L'heure est aux patriotes, pas aux Mabumucrates écervelés comme Toussaint Tshilombo Senda !

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