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samedi 9 octobre 2021

Zemmouristan: 130 attaques au couteau, c'est la libanisation de la France?

Zemmouristan: 130 attaques au couteau, c'est la libanisation de la France ?

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

melenchon (1).jpg, oct. 2021

Éric Zemmour, candidat putatif s'est laissé bouffé par Jean-Luc Mélenchon, le candidat déclaré de La France insoumise à la présidentielle, qui a étalé son programme. Eric Zemmour est peut-être un bon polémiste mais il n'a aucune proposition. Pour Zemmour son programme : bouter l’immigré hors de France. Les problèmes sociaux-économiques, c’est l’immigré, les problèmes climatiques c’est l’immigré...

melenchon

Pour Zemmour les problèmes sociaux c’est l’immigré, les problèmes climatiques c’est l’immigré, les problèmes économiques c’est…l’immigré.. Voilà son programme : bouter l’immigré hors de France. En fait cette confrontation peut se résumer en la vision des deux interlocuteurs lors de la question de savoir comment chacun d’eux voit le Pays en 2050. Jean-Luc Mélenchon, le candidat déclaré, grâce au programme qu’il porte, propose une France unie, solidaire, pleine de vie et d’espoir...quant au chroniqueur politique non candidat et donc sans programme lui, il voit une France cauchemardesque et rabougrie et envahie par une meute violente et haineuse. En fait c’est le blanc et le noir…on attendait Zemmour sur comment rassembler les français…..il a fait pschiiiiiiiitttttt. 

23:28 - L'immigration et le nucléaire : deux sujets de discorde
Voici deux points qui ont réveillé la colère des deux débatteurs, sur le plateau de BFM TV. Sur le sujet du nucléaire, Eric Zemmour a estimé pendant le débat qu'il "n'y a jamais eu d'accident nucléaire en France", une affirmation à laquelle s'est opposée Jean-Luc Mélenchon. D'après le journaliste du Parisien, Nicolas Berrod, il y a en réalité eu deux accidents de niveau 4 (sur une échelle de 7). Il ont eu lieu à Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) en 1969 et en 1980. Sur ce sujet, Zemmour et Mélenchon étaient donc véritablement opposés. "Abandonner le nucléaire, c’est abandonner notre souveraineté nationale", a même estimé le premier, alors que le second prévoit d'en sortir. "Il faut redéployer un appareil de production d'énergie qui soit inoffensif pour la nature", a rétorqué Mélenchon.

Autre point de friction, l'immigration. Jean-Luc Mélenchon souhaite, dans son programme, renforcer le droit d'asile. A contrario, Eric Zemmour compte bien mener une lutte contre l'immigration. Lors du débat, la bataille contre cette immigration a notamment été la réponse à de nombreux sujets sociétaux pour ce dernier. "L'Islam est une religion politique par essence. L'Islam est une religion qui concurrence le Code civil. L'Islam est tout à fait aux antipodes de la France", a par exemple déclaré le polémiste. "Nous serons nombreux à ne pas vous laisser faire. Vous ne chasserez pas les musulmans, vous ne les obligerez pas à choisir entre l'islam et la France", lui a répondu son opposant.

23:17 - Le débat entre Eric Zemmour est Jean-Luc Mélenchon est terminé
Le débat s'achève, il est consultable en tête de page dans son intégralité. Finalement, les deux hommes ont tenu leurs positions, sans trop s'écouter, mais ont terminé leur débat dans une relative bonne humeur et décontraction, comme soulagés que cela se soit terminé.

23:13 - Jean-Luc Mélenchon : "Il nous faut une société d'entraide"
Jean-Luc Mélenchon : "Le péril est immense. En 2050, si on ne fait rien, la Camargue, le Marais poitevin, Dunkerque et Bordeaux seront sous l'eau. Et un million de personnes seront inondées chaque année. L'enjeu, ce n'est pas ce que dit Monsieur Zemmour. Pas de division ethnique, religieuse. Pour faire société, il ne faut pas diviser. La République est toujours un horizon pour moi. Je ne vois pas tout en noir, je suis un Républicain issu du courant des lumières et mon objectif c'est l'harmonie des êtres humains avec la nature".

23:04 - Eric Zemmour persiste sur l'islamisation de la France
"Si on continue comme cela, en 2050 la France sera un Liban en grand, avec des communautés les unes avec les autres. Le peuple français sera remplacé par un autre peuple", assure Eric Zemmour. "Il faut une grande révolution populaire, politique, juridique et philosophique. Nous devons permettre au peuple de ne plus se sentir exclu de son propre sort. C'est l'enjeu de cette élection présidentielle 2022".


22:53 - Eric Zemmour pense que "l'angoisse existentielle des Français" est l'immigration
Eric Zemmour : "Je ne fantasme pas Monsieur Mélenchon. Vous pensez que je méprise une partie des Français. Pas du tout. Si les Français ne votent plus, c'est aussi qu'ils considèrent qu'on ne prend plus en compte leur angoisse existentielle de disparaître comme peuple. Quand vous regardez les sondages, toutes les thématiques qui sont mes marottes sont les marottes de 70% des Français. Ce n'est pas moi qui suis marginalisé, c'est vous !"

22:49 - "Ecoutez petit bonhomme !" lance Jean-Luc Mélenchon
Nouvelle passe d'armes franche et tendue : Jean-Luc Mélenchon perd son sang froid lorsque Eric Zemmour lui rappelle qu'il a voté pour le traité de Maastricht. "Oui, je me suis trompé, mais j'ai rectifié cela en 2005 en votant non (au traité de constitution européenne). Ecoutez petit bonhomme ! J'ai l'honnêteté de dire quand je me trompe, mais on évolue, on peut changer d'avis !"

22:41 - Jean-Luc Mélenchon : "Nous voulons sortir de nucléaire"
Le candidat insoumis à l'Assemblée nationale considère que sortir du nucléaire est un objectif. "Nous avons besoin d'énergie qui soit sûre et inoffensive pour la nature et pour le futur. [...] Non au recarénage des centrales, ça va coûter 150 milliards ! Monsieur Zemmour, vous n'y avez pas réfléchi. Le nucléaire il y a des gens qui bossent, qui font de leur mieux. Jusqu'à maintenant il n'y a pas eu de problèmes, on a eu de la chance. Mais vous ne pourrez pas prendre la responsabilité de dire qu'il n'y aura jamais de problèmes ! Vous regardez le nucléaire avec de grands yeux comme dans les années 1960. Que se passe-t-il si un jour il y a un problème ? Ce jour-là, qu'est-ce que vous prévu grand cerveau ? Vous faites quoi pour déplacer les 12 millions de personnes de la région Île-de-France ?


22:35 - Eric Zemmour défend le nucléaire
Le polémiste d'extrême droite défend bec et ongle que "les Verts, c'est l'extrême gauche" et assure que le nucléaire est la meilleure manière de produire l'électricité non carbonée. "Il faut réinventer une écologie de droite. Le meilleur moyen de réduire le CO2, c'est le nucléaire. Abandonner le nucléaire, c'est abandonner 400 000 emplois directs et c'est un abandon de souveraineté. La France est l'un des pays qui se défend le mieux dans cette bataille terrible contre le CO2, arrêtons de nous flageller".

22:28 - Mélenchon défend la planification économique
Jean-Luc Mélenchon considère que les dépenses publiques sont une nécessité. "Ça ne coute pas cher les services publics car c'est ce qui permet l'égalité entre les Français". Et d'ajouter : "Je suis partisan du blocage des prix d'un certain nombre de produits de première nécessité. Je suis partisan d'installer un protectionnisme écologique. Nous avons besoin de la souveraineté alimentaire. Nous désobéirons à tous les règlements qui nous obligeraient à supporter ce qui nous détruit. C'est le modèle de la planification écologique. La croissance sans fin, c'est l'ancien temps... Mais la planète n'a pas une croissance sans fin".


22:17 - Eric Zemmour : "La France est en voie de tiers-mondisation"
Eric Zemmour : "Je pense que la France n'est pas aussi riche que l'on pense. [...] Nous nous appauvrissons tous les ans, notre balance commerciale est négative. [...] L'entrée de la Chine dans l'OMC a créé une concurrence terrible. Nous nous sommes appauvris parce que nous avons un Etat providence trop pesant, un modèle social obèses. Notre problème c'est la production qui baisse et notre dépense sociale est trop élevée. [...] Il faut réduire les impôts de production et faire en sorte que l'aide sociale soit limitée aux Français".


22:10 - Jean-Luc Mélenchon veut réduire le temps de travail

"Si on vit plus longtemps, c'est parce qu'on travaille moins longtemps. [...] Il faut rétablir l'équilibre et la justice sociale". Jean-Luc Mélenchon défend l'âge de départ à la retraite à 60 ans et souhaite que la France instaure des mesures pour réduire le temps légal de travail au court d'une carrière.

22:06 - Nouvel échange tendu sur.. l'immigration
Alors que le débat a désormais comme cadre les relations internationales, les deux duellistes en reviennent aux obsessions d'Eric Zemmour. "Le zemmouristan, ça existe. C'est le pays où les femmes sont rabaissées, où les homosexuels sont méprisés", lance Jean-Luc Mélenchon. Eric Zemmour répond : "Ce que vous décrivait, ce sont les zones de non droit dans les quartiers ! L'islam politique des quartiers ! [...] Je ne veux pas qu'on remplace le peuple français par un autre peuple, parce que c'est ça qui est en train de se passer. [...] Votre grand-père a francisé son nom. Il a donné des prénoms français à ses enfants et ses petits-enfants. Exactement comme le mien. Mon grand-père a changé de prénom, il s'appelait Justin. Ça, c'est l'assimilation à la française. Vous en êtes le produit, mais vous le niez !"


21:55 - Echange tendu sur la police
Eric Zemmour : "Vous accusez la police d'être raciste... Vous ne connaissez pas le quotidien des policiers : ils sont agressés, des cocktails molotov sont jetés dans leur voiture. Ils sont moins armés que les caïds de la drogue qui les méprisent, et vous dites que les policiers sont dangereux. Dans les quartiers de la drogue, qui sont gérées comme des concessions étrangères, la police n'est pas bienvenue car elle représente la France". Jean-Luc Mélenchon : "Je n'ai jamais dit que la police était raciste mais oui je dis qu'il y a des racistes dans la police et que leur présence est insupportable. [...] Vous ne réglerez rien, vous poussez les gens à l'affrontement, à la guerre civile. Vous êtes allé jusqu'à provoquer des gens parce qu'il portait le même nom que le prophète, quelle honte".

21:42 - Eric Zemmour : "On sait d'où vient la violence"
Eric Zemmour : "On sait d'où vient la violence Monsieur Mélenchon, on sait qui est en prison. La grande majorité des personnes en prison ont un prénom non français. [...] Il y a heureusement des millions de musulmans qui ne sont pas terroristes ou délinquants. Mais tous les terroristes sont musulmans. Regardez ce que dit Adeslam : 'je suis musulman, je veux appliquer la charia'".


21:38 - Jean-Luc Mélenchon entame le chapitre consacré à l'insécurité
Jean-Luc Mélenchon : "Tous les ans, on a de nouvelles lois sur l'insécurité. Quel résultat, ça va de plus en plus mal. Les forces de l'ordre sont mal employées, mal équipées. Je suis pour une police républicaine, bien formée. [...] Je suis pour la dissolution des BAC qui regroupent 7000 policiers alors qu'il y a seulement 5000 policiers pour la police judiciaire. Je suis pour dissolution des BRAV-M. [...] Aucune police, aucune autorité n'a de valeur si elle n'a pas le consentement des gens".

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mardi 27 juillet 2021

Francophonie : Mélenchon "Français et Africains ne nous tournons pas le dos"!

Francophonie : Jean-Luc Mélenchon "Français et Africains ne nous tournons pas le dos"!

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Mélenchon 5.jpg, juil. 2021

Engagé dans la campagne pour la présidentielle de 2022 en France, Jean-Luc Mélenchon de la France Insoumise s'était rendu au pays des hommes intègres. Le mercredi 21 juillet 2021, Mélenchon donnait une conférence à l’université Ki-Zerbo de Ouagadougou, au Burkina-Faso, autour de la question : « Y a-t-il un avenir en commun pour la francophonie » devant une salle bondée.

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En visite au Burkina Faso, Jean-Luc Mélenchon, le député de la France Insoumise, s’est rendu sur le site du mémorial Thomas Sankara le dimanche après-midi 18 juillet. Jean-Luc Mélenchon a déposé une gerbe de fleur au pied de la statue géante du capitaine Thomas Sankara, il s’est incliné devant le bâtiment où il a été assassiné le 15 octobre 1987 et a planté un arbre sur le site du mémorial.

Le chef de file de La France insoumise (LFI) ne s’en cache pas : arrivé en quatrième position lors de la dernière élection présidentielle française, il compte rempiler en 2022. Et comme en 2017, la droite et l’extrême droite françaises seront favorites du scrutin. Dans une France très influente en Afrique, Mélenchon représente, à première vue, la voix la moins néo-colonialiste. Le fondateur de LFI a également un regard empreint de démocratie sur le continent : lors de la présidentielle togolaise de 2020, il avait dézingué le régime Faure Gnassingbé. Il a également fustigé Alpha Condé, alors candidat à un troisième mandat en Guinée.

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Le député insoumis a d’abord détaillé le point de vue depuis lequel il parlait : celui de la France qui s’est toujours opposée au colonialisme, à l’impérialisme, au paternalisme et aux rapports de domination entre les peuples. Il a donné son point de vue sur la question brûlante de la sécurité au Sahel et a rappelé la question qu’il avait posée à la tribune de l’Assemblée nationale française : qui finance les terroristes ? Il a dit de nouveau qu’il ne pouvait y avoir de solution militaire à des problèmes politiques.

Jean-Luc Mélenchon a ensuite dénoncé les « usages politiciens et les pratiques prébandières » de la Francophonie officielle actuelle. Il a expliqué ce que l’on pourrait faire de cette « langue commune », dans une période où le monde entier fait face aux enjeux posés par le néolibéralisme et le changement climatique. Il a ainsi proposé de faire une francophonie d’opinion et de projets autour de plusieurs grands enjeux : la levée des brevets sur les vaccins, la lutte contre les élevages intensifs, la reconquête de la souveraineté alimentaire, la riposte à mener face au changement climatique ou encore l’exploration en commun des nouvelles frontières de l’humanité.

Francophones : ne nous tournons pas le dos ! - Conférence de Mélenchon à Ouagadougou © JEAN-LUC MÉLENCHON

Jean-Luc Mélenchon a en particulier détaillé la question de la souveraineté alimentaire, expliquant qu’elle posait des sujets transversaux allant de la production au protectionnisme solidaire en passant par la relocalisation des industries de transformation. Il a expliqué qu’à l’heure où le climat français se « tropicalisait », les échanges dans la langue commune pourraient être renforcés afin que les Français puissent apprendre de l’expérience des pays comme le Burkina-Faso, qui connaissent déjà ce type de climat et ont appris à y faire face, notamment pour ce qui concerne la préservation de l’eau.

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À propos des nouvelles frontières de l’humanité, le président du groupe « La France insoumise » a développé trois dimensions : la mer, l’espace et le numérique, donnant des exemples précis de ce qui pouvait être accompli en commun. Concernant la mer, il a évoqué la dépollution des océans des plastiques que l’humanité y a répandus, ou encore la question des grands fonds marins, biens communs mondiaux. Sur l’espace, Jean-Luc Mélenchon a rappelé que les États-Unis avaient décidé qu’il était désormais possible d’y créer de la propriété privée là où les traités internationaux l’interdisaient jusqu’à il y a peu. Il a en particulier proposé la création d’une « Université de la langue commune de l’espace » pour partager les savoirs sur le sujet entre francophones. Il a fait le lien, également, entre cette question et la question des réseaux numériques qui pourraient être mis en place depuis l’espace à l’heure où les GAFAM installent leurs propres réseaux privés en Afrique.

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Jean-Luc Mélenchon a repris, pour conclure, les mots de Thomas Sankara qui affirmait que « la francophonie peut-être un instrument de notre libération ». Il a expliqué que c’était précisément parce que Sankara parlait français qu’il était plus facile pour les francophones en général, et pour les insoumis en particulier, de « devenir sankaristes ». Après sa conférence, le député insoumis a ensuite répondu à une dizaine de questions des étudiants portant notamment sur la souveraineté, la décolonisation, la monnaie et le Franc CFA, la présence militaire française au Sahel, ou encore la réalité numérique de la francophonie.

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vendredi 5 octobre 2018

Assemblée nationale: Jean-Luc Mélenchon tenait une conférence intitulée : "Institutions : le changement inévitable"!

Jean-Luc Mélenchon, chef de l'opposition de la Gauche française

Le jeudi 4 octobre 2018, jour du 60e anniversaire de la Constitution de la 5e République, Jean-Luc Mélenchon tenait à  l`Assemblée nationale une conférence intitulée : ``Institutions : le changement inévitable».

Le président du groupe ``La France insoumise» a expliqué comment la 5e République était devenue un outil de privation du peuple de sa souveraineté et comment l`exercice du pouvoir macroniste aggravait encore ce phénomène. Il a décrit comment le peuple était entré en ``grève civique» et s`abstenait de plus en plus aux élections législatives.

Face à  ce système vermoulu, il a appelé à  la mise en place d`une assemblée constituante pour redéfinir la règle du jeu politique et pour que le peuple se saisisse de ses institutions. Il a également expliqué qu`il faudrait introduire de nouveaux droits politiques et individuels dans la Constitution de la 6e République comme le référendum révocatoire (pour révoquer un élu en cours de mandat), le référendum propositionnel (pour proposer une loi), le référendum abrogatif (pour abroger une loi), le droit au suicide assisté, le droit à  l`IVG ou encore le droit de choisir son état civil.

Soixante ans après, la Ve République inspire des sentiments mitigés aux Français. La Vème République est-elle toujours valable ?

Elle a 60 ans aujourd'hui. La Ve République a-t-elle bien vieilli ? Qu' a-t-elle réussi ? Où a -t-elle échoué ? Est-elle encore valable alors qu'elle a été taillée sur mesure pour le Général de Gaulle ? Analyse de Guillaume Perrault (Figaro Vox)

SONDAGE - Selon une étude Odoxa pour Le Figaro, seuls 44 % des Français expriment un attachement au régime fondé par le général de Gaulle.

En soixante ans d'existence, la Ve République a pris du plomb dans l'aile. Adoptée par huit Français sur dix en 1958, elle ne provoque plus de transports d'enthousiasme dans le cœ“ur des Français. Seuls 44 % d'entre eux se disent attachés au régime fondé par le général de Gaulle, selon le sondage Odoxa Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info. Une désaffection déjà  notée dans un sondage Odoxa de 2014: 62 % des Français se disaient favorables au passage à  une VIe République.

Les sympathisants Les Républicains (LR), parti fils du gaullisme, sont les plus fidèles au régime actuel (68 %), devant les proches de La République en marche (LaREM, 66 %). Les socialistes, héritiers d'un président, François Mitterrand, longtemps hostile à  la Ve, se sont convertis: ils sont une majorité (56 %) à  exprimer leur affection vis-à -vis de la Constitution. Loin devant les sympathisants de Jean-Luc Mélenchon (40 %), partisan d'une VIe République.

Les moins attachés (27 %) à  la Ve République sont les sympathisants du Rassemblement national (RN, ex-FN). Une hostilité surprenante: même si Marine Le Pen propose une République référendaire avec des consultations plus fréquentes pour ``redonner la parole au peuple», elle n'a jamais proposé de changement de régime.

Outre leur opinion mitigée sur la Ve, les Français ne sont que 53 % à  se dire attachés à  l'élection du président par tous les Français. Une disposition pourtant largement adoptée en 1962, par 62,25 % des électeurs. ``Si cette procédure enchante ceux à  qui ce mode de scrutin a permis de gouverner (PS, LR, LaREM), elle désole profondément les autres (LFI, RN)», note le président d'Odoxa, Gaà«l Sliman.

Organisée tous les cinq ans depuis 2002, cette élection reste tout de même ``un moment démocratique particulièrement fort» pour 62 % des Français, mais ``rend un peu fous les politiques briguant l'élection présidentielle», selon 71 % d'entre eux. Les partisans de Jean-Luc Mélenchon, convaincu que les Français ont été ``intoxiqués, infestés de mentalité césarienne», sont 75 % à  le penser.

Aux yeux des Français, François Mitterrand et Jacques Chirac représentent les meilleurs présidents de ces quarante dernières années

Les critiques contre un pouvoir trop vertical datent des débuts du régime, cette ``synthèse entre la monarchie et la République» voulue par de Gaulle, mais elles sont toujours présentes dans l'esprit des Français. 62 % d'entre eux estiment que notre régime est plus susceptible de favoriser les dérives d'un pouvoir trop personnel, par rapport à  un régime parlementaire, comme en Italie, Allemagne ou Espagne.

Sans pour autant y gagner en stabilité: 59 % des sondés considèrent que notre système est moins efficace qu'un régime parlementaire. ``Il faut lire dans ces résultats une injonction forte à  revoir notre système pour le “parlementariser” davantage», décrypte Gaà«l Sliman. De fait, 66 % des Français considèrent que l'Assemblée est un acteur ``utile» de la Ve République. Ne partagent cette opinion que 42 % des sympathisants de Marine Le Pen, sous-représentés parmi les députés en raison du scrutin majoritaire.

Que reste-t-il de la Vème République ?

Pour ``que toutes les sensibilités soient justement représentées» à  l'Assemblée, Emmanuel Macron propose l'élection de 15 % des députés à  la proportionnelle. Une mesure approuvée par une imposante majorité des sondés (65 %), tout comme la réduction d'un tiers du nombre de parlementaires (84 %) et la limitation à  trois du nombre de mandats consécutifs pour un élu (84 %).

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samedi 23 septembre 2017

Paris: Jean-Luc Mélenchon, le Rebelle de la République !

Jean-Luc Mélenchon, tribun de la gauche radicale est président de la France Insoumise

Au tour de Jean-Luc Mélenchon de prendre la tête de la contestation contre la réforme du code du travail. Après deux manifestations organisées par la CGT, le leader de la France insoumise a appelé ses partisans à  marcher entre les places parisiennes de la Bastille et de République contre "le coup d'Etat social" que prépare, selon lui, Emmanuel Macron.

A quelques heures du rassemblement, le gouvernement a publié les ordonnances au Journal officiel. Pas de quoi diminuer l'ardeur des insoumis qui espèrent toujours faire plier le chef de l'Etat. "Nous avons l'impression d'être au-delà  de tout ce qu'on a fait jusqu'à  présent", a estimé l'ancien candidat à  la présidentielle quand on lui a demandé dans le cortège si la mobilisation était au rendez-vous.

150.000 personnes ont défilé selon La France insoumise qui appelle le mouvement social à  poursuivre les actions.

17h44. Fin du discours de Jean-Luc Mélenchon

"Au bout de la rue, souvent, il y a les élections", conclut Jean-Luc Mélenchon.

17h35. "Les jeunes, mettez-vous en mouvement"

Après les syndicats, Jean-Luc Mélenchon appelle la jeunesse de France, à  partir de 16 ans, "à  se mettre en mouvement" contre le gouvernement.

17h28. Jean-Luc Mélenchon lance les "casserolades"

Jean-Luc Mélenchon appelle tous ses partisans à  manifester samedi 30 septembre partout en France à  l'occasion de ce qu'il appelle les "casserolades". Il invite chacun à  se munir de casseroles pour faire le plus de bruit possible "là  où vous croyez qu'il est bon de le faire". Le message est clair: "vous nous pourrissez la vie, alors on vous empêche de dormir".

17h22. Mélenchon veut déferler à  un million sur les Champs-Elysées

"La bataille ne fait que commencer", affirme Jean-Luc Mélenchon qui se dit prêt à  se ranger derrière les syndicats pour lancer une action unitaire d'une ampleur inédite. "Nous allons proposer aux organisations syndicales de se mettre à  notre tête pour conduire un combat décisif et déterminé", poursuit-il évoquant l'idée de "déferler à  un million sur les Champs-Elysée".

17h12. Le mot d'ordre est là¢ché: "Dégagez"

Jean-Luc Mélenchon aimerait faire souffler le vent du dégagisme jusque sur ce quinquennat. La foule reprend le mot d'ordre de la campagne présidentielle: "dégagez", entonne les milliers de personnes place de la République.

17h00. Jean-Luc Mélenchon répond à  Emmanuel Macron

16h58. La France insoumise revendique 150.000 personnes présentes dans le cortège. Jean-Luc Mélenchon va prendre la parole.

16h40. Une série de spots est diffusée place de la République avant que Jean-Luc Mélenchon ne prenne la parole. Il est question de grève générale. "C'est un devoir", lance Charlotte Girard (coresponsable du projet de la France insoumise) sur scène.

16h05. En attendant que Jean-Luc Mélenchon n'arrive sur scène, les militants de la France insoumise se massent place de la République où des drapeaux tricolores leur sont distribués.

Peu après 15h30, les premiers participants à  la marche sont arrivés place de la République où Jean-Luc Mélenchon doit prendre la parole aux alentours de 17 heures. Quelques tensions se font sentir entre des marcheurs et des jeunes manifestants vêtus de noir et cagoulés. Le calme revient rapidement.

14h59. Olivier Besancenot qui s'est joint à  la manifestation a fait le choix de ne pas apparaître en première ligne mais le long du cortège où son parti distribue des tracts. Philippe Poutou, candidat du NPA à  la présidentielle est également présent.

14h48. Benoît Hamon, l'ancien candidat socialiste à  la présidentielle qui a claqué la porte du PS, est en première ligne. On retrouve aussi l'ancien député EELV Sergio Coronado ou la députée communiste Marie-George Buffet.

14h30. Jean-Luc Mélenchon vient d'arriver en tête du cortège. Celui-ci va pouvoir s'ébranler.

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dimanche 19 mars 2017

France Insoumise: Mélenchon a eu son "Trocadéro", de la Bastille à  la "6è" République avec 130 000 Insoumis !

Contrairement à  François Fillon qui avait réuni les bourgeois cathos au Trocadéro pour sauver sa tête après ses retentissantes casseroles, Jean-Luc Mélenchon a gagné son pari. Candidat de la France Insoumise, grand tribun mais surtout pédagogue, Jean-Luc Mélenchon a fait une belle démonstration de force de la Bastille à  République, sous un ciel menaçant. Que l'on aime ou non, le meeting du chef des Insoumis a plus été pédagogique, tonique, combatif que véhément. D'après ses équipes, 130 000 "Insoumis" étaient à  la place de République pour le 6è République ! Le peuple de gauche intergénérationel a répondu présent. Certains sont venus en famille avec enfants, de quatre coins de France !

" Je savais que vous seriez là  . Je savais qu'elle est inépuisable la vague qui nous porte génération après génération de la Bastille à  la République" "Tout ceci n'est pas seulement un événement extraordinaire à  l'intérieur d'une campagne électorale, c'est une manifestation politique, une insurrection citoyenne contre la monarchie présidentielle" !

Personne n'est à  mesure de dire si Jean-Luc Mélenchon sera élu Président de la République ou non, mais la constance et cohérence de son discours sur la 6è République attire, surtout à  l'heure des Affaires Fillon "Monsieur Propre".

Plusieurs français d'origine africaine dans la foule, sans doute le "Dégagisme" de Mélenchon leur parle plus face aux imposteurs non élus qui s'accrochent du fauteil présidentiel, qui tripatouillent la Constitution pour demeurer éternellement au pouvoir, qui trichent et fraudent aux élections avec des chiffres pharaoniques...L'Afrique est mal partie avec des Dinosaures, Mammouths et Brontosaures qui s'accrochent...Le "Dégagisme" est un slogan qui convient bien au continent africain.

"Quelque soit le problème, la solution c'est le peuple "! déclare Jean-Luc Mélenchon aux Insoumis qui agitent des drapeaux bleu-blanc-rouge et scandent "Résistance" ou encore "Fin de la monarchie présidentielle" ! "Ceci n'est pas seulement un événement extraordinaire, à  l'intérieur d'une campagne électorale comme jamais on n'en a vu (...), c'est une insurrection citoyenne contre la monarchie présidentielle", a lancé M. Mélenchon à  la foule.

"Notre marche prouve que nous sommes capables de diriger le pays", s'est-il félicité. Debout sur une petite estrade semblable à  un ring, face à  des militants agitant pour certains des drapeaux bleu-blanc-rouge, il a harangué la foule pendant un peu plus d'une heure, par grand vent. "Nous voici pour proposer la VIe République sur cette place ou fut annoncée la Ve dont nous voulons tourner la page", a lancé le candidat, qui propose de rompre avec le système très présidentiel instauré en 1958 à  l'initiative de Charles de Gaulle. Concernant l'Europe, il a fustigé une "négation de la volonté du peuple" et une "compétition sans fin entre les peuples, de sorte que partout sont encouragés les nationalismes les plus aveuglés". "Il faut donc que tout soit désobéi et rediscuté", a-t-il estimé sous les applaudissements, promettant de soumettre les traités européens à  référendum. "Notre marche prouve que nous sommes capables de diriger le pays", s'est-il félicité. Debout sur une petite estrade semblable à  un ring, face à  des militants agitant pour certains des drapeaux bleu-blanc-rouge, il a harangué la foule pendant un peu plus d'une heure, par grand vent.

"Nous voici pour proposer la VIe République sur cette place ou fut annoncée la Ve dont nous voulons tourner la page", a lancé le candidat, qui propose de rompre avec le système très présidentiel instauré en 1958 à  l'initiative de Charles de Gaulle.

Concernant l'Europe, il a fustigé une "négation de la volonté du peuple" et une "compétition sans fin entre les peuples, de sorte que partout sont encouragés les nationalismes les plus aveuglés". "Il faut donc que tout soit désobéi et rediscuté", a-t-il estimé sous les applaudissements, promettant de soumettre les traités européens à  référendum.

Photos. Pancartes de la 6è République Mélenchonienne

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