Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

Mot-clé - Me Fatimata M baye

Fil des billets Fil des commentaires

mardi 6 octobre 2020

Tshilombocratie: Minembwe aux Banyamulenge, Kabeya kamuanga aux Mbororos?

Tshilombocratie: Minembwe aux Banyamulenge, Kabeya Kamuanga aux Mboboros?

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International 

Freddy Mulongo-Faussaire Tshilombo 75.jpg, oct. 2020

Toboyi Ko Mesana Na Ki Moyibi Na Bino ! La République démocratique du Congo en pièces détachées, c'est la vision de Tshilombo. Avec le fameux fils d'Etienne Tshisekedi est un "Balkanisateur" et agent d'occupation. Céder Minembwe aux "Banyamulenge" aujourd'hui, c'est déclencher un processus immaîtrisable. Demain, il faudra livrer Kabeya Kamuanga aux Mbororos !

freddy-mulongo-faussaire-tshilombo-74Toboyi Ko Mesana Na Ki Moyibi Na Bino ! La République démocratique du Congo en pièces détachées, c'est la vision de Tshilombo. Avec le fameux fils d'Etienne Tshisekedi est un "Balkanisateur" et agent d'occupation. Céder Minembwe aux "Banyamulenge" aujourd'hui, c'est déclencher un processus immaîtrisable. Demain, il faudra livrer Kabeya Kamuanga aux Mbororos !
L'avenir de notre pays se joue maintenant ! Les Congolais doivent prendre le buffle joufflu de la balkanisation par ses cornes et le plaquer au sol. En République démocratique du Congo, il y a 450 tribus. Nous parlons ethnies et tribus, pas communautés. L'impopularité de Tshilombo vient de son "illégitimité", pas d'autres choses.
freddy-mulongo-faussaire-tshilombo-75L'affaire Minembwe est une trahison d'Etat, sous Tshilombo. La thèse se confirme. Pétain le roi du double jeu avait trahi la France en collaborant avec ceux qu’il avait vaincus jadis, Responsable du massacre des Juifs vivant sur le territoire français. Fatshi , le Pétain congolais a trahi la République démocratique du Congo, Minembwe commune dirigée par un Rwandais. Désormais érigé en commune aux frontières tentaculaires, est une épine dans le pied de Tshilombo et sa traîtrise de la RDC. Si, à la suite de cette installation des autorités communales, les conflits intercommunautaires s’aggravent, la voie sera toute trouvée pour revendiquer une autonomie. Minembwe prend une partie d’Uvira (les hauts plateaux: Mulenge, Bijombo, une partie des chefferies des Bavira et Bafuliro), une partie de Walungu (partie de Nyangezi qui est à la frontière avec Kamanyola). La commune a une superficie plus grande que le Rwanda entier !

Demain, les éleveurs envahisseurs Mbororos qui occupent le Haut-Uéle et menacent les autochtones avec leurs bétails seront installés à Kabeya Kamuanga avec cession de Mbuji-Mayi ?  

Tshilombo applique son odieux satanique deal avec Alias Kabila c pour des fins égoïstes, au détriment des intérêts congolais, le cas Minembwe est une illustration !

freddy-mulongo-faussaire-angwalima-tshilombo

Tshivube Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba n'a-t-il pas honte d'être accueilli par la communauté Banyamulenge à Goma ? 

Où sont les drapeaux de la République démocratique du Congo à Goma ? Ces drapeaux ressemblent plus au drapeau rwandais que congolais. 

Marché des dupes. Cession de Minembwe aux  rwandais extrémistes en échange d'une paix illusoire, paix des cimetières.

"Mon analyse personnelle est que les ennemis du Congo profitent de la gouvernance faible, indolente, incompétente, amateuriste et irresponsable du régime de Tshisekedi pour mettre en application leur projet maléfique de « balkanisation » de la RDC. L’idée est de vouloir lui imputer la responsabilité de l’implémentation effective de ce plan, insidieusement conçu et ficelé en amont de son arrivée à la présidence, pour faire croire que c’est un problème congolo-congolais. Il est en même temps très étonnant de constater que tout l’Est de la RDC (depuis l’Ituri jusqu’au Katanga) n’a jamais été autant en insécurité que sous Joseph Kabila dont les liens avec le Rwanda étaient étroits et apparents. Le piège est que tout cela se passe au moment où les Congolais se réveillent de partout, à la suite de l’appel du Dr Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix, pour exiger l’application du « Rapport mapping ». Une stratégie savamment montée par Kigali pour nous amener à oublier ce dossier très stratégique pour les Congolais. Un dossier qui accable et déstabilise pour une première fois les tireurs de ficelles du drame eschatologique qu’ils ont causé à l’Est de la RDC. La fixation faite sur mon frère et ami Félix Tshisekedi, scellé dans un double deal avec Joseph Kabila et Paul Kagame, est l’aboutissement d’un long processus de l’analyse de sa personnalité, de son entourage, de son fonctionnement, selon des informations et des documents confidentiels reçus par DESC. Le screening minutieux de certains proches collaborateurs du président congolais effectué par DESC conforte mon analyse, mais je ne peux tout exposer ici. La RDC court un danger réel qui requiert un sursaut patriotique national quelle que soit l’appartenance politique ou ethnique de tout celui qui se considère comme étant un Congolais de souche. La RDC n’est pas à vendre en pièces détachées !" Jean-Jacques Wondo Omanyundu, Congolais, expert et analyste des questions politiques et sécuritaires de la République démocratique du Congo et de l'Afrique médiane. Il est breveté des Hautes études de sécurité et de défense de l'Institut royal supérieur de défense (Belgique) et diplômé de l'École Royale Militaire belge.

Mgr Sébastien MUYENGO, évêque d’Uvira s'interroge sur la responsabilité de Tshilombo.  Minembwe est une terre qui a ses aborigènes et autochtones. A Minembwe comme dans toute le territoire national, le pouvoir coutumier est héréditaire, il se transmet de père en fils, de génération en génération, depuis l'Etat Indépendant du Congo (EIC) à nos jours.  Celui qui a acquiert la nationalité congolaise a-t-il droit à un territoire octroyé ? On chasse des autochtones sur la terre de leurs ancêtres, on y installe des naturalisés, c'est quel droit ?  

freddy-mulongo-eveque-uvira
freddy-mulongo-eveque-uvira-1
freddy-mulongo-eveque-uvira-2

Chronologie de la balkanisation:

1972: des réfugiés arrivent dans la plaine de Mulenge, très vite ils se font appeler des Banyamulenge, ce sont des rwandais,

1972: le directeur de cabinet du président Mobutu Sese Seko  à l'époque Barthélemy Bisengemana  lui avait écrit une lettre réclamant  une nationalisation de la population rwandaise réfugiée dans la partie du sud-Kivu, à Minembwe. Naïvement le président Mobutu l'avait accordé.

1981: des membres du Comité Central réunis voyant la menace venir décident d'annuler le décret Bisengimana.

1981: les groupements rwandais réfugiés (Banyamulenge) écrivent une lettre à l'ONU avec un lobbying fort pour que non seulement cette annulation soit anéantie mais aussi réclament l’authenticité du territoire pour qu'ils deviennent un Etat dans un Etat. Les multi-nationales entrent dans la danse et avec la complicité de Paul Kagame quelques années plus tard le plan Minembwe se met en marche pour que ceci soit le début d'une balkanisation dans cette partie de l'Est.

Ils commencent par massacrer les populations autochtones, dégager la population vivant sur place pour faire passer un plan de référendum au moment où ils seront majoritaires. Le plan fait son chemin, voilà pourquoi petit à petit ils ont commencé à envoyer des populations tutsi sur les lieux pour peupler la zone.

Ils ne s'arrêtent pas là, ils sont en complicité avec les autorités congolaises d'aujourd'hui pour prendre possession du territoire et se décréter indépendants dans quelques années.

On ne parle pas d'annexation, il faut être un bougre pour y croire mais de balkanisation. Il faut bien s'informer avant d'aller lire et copier des informations sur Wikipedia qui dépend des personnes comme toi qui la remplissent.

le pays est entrain de tomber dans un marasme total.

1. Le Décret n° 13/029 du 13.06.2013 créant la Commune de Minembwe est ILLÉGAL et FRAUDULEUX. 2. L'avis de l'Assemblée provinciale du Sud-Kivu du 7.10.2009 sur lequel il se fonde n'a JAMAIS RECOMMANDÉ LA CRÉATION DE LA COMMUNE DE MINEMBWE. 3. Ce Décret viole l'art 46 Loi 08/016 du 7.10.2008 ! 

Pas de Congo sans MINEMBWE. Quelle est cette commune rurale qui soit plus vaste que le Rwanda et dont l'installation a mobilisé 10 ambassadeurs, ministres, députés, sénateurs, officiers PNC et FARDC. TRAHISON !

freddy-mulongo-mike-hammer11
freddy-mulongo-mike-hammer-9
freddy-mulongo-mike-hammer-6

Une commune rurale dans 3 territoires, Il y a un problème". La superficie de Minembwe pose problème.Les limites de la commune de Minembwe sont de 10 km² dans Fizi uniquement au nord le ruisseau de Kalungi et la rivière Minembwe, au sud le ruisseau de Sara et la rivière Kabanga, à l'est la chaîne de Mukoko et la forêt de Rugmero et à l'ouest la rivière Matenganya.

Lire la suite...

Partager sur : Partager

jeudi 20 décembre 2018

Me Fatimata M'baye, une icone de la société civile mauritanienne !

Me Fatimata M'Baye avait participé à  notre Forum International sur la liberté de la presse, pour les droits de l'homme et contre l'impunité, organisé par FreddyMulongo-Réveil FM International et Roger Bongos-Afrique Rédaction au Press Club à  Paris, en mars 2014. En juillet 2017, Haut commissariat des Nations unies aux droits de l`Homme, avait nommé la présidente de l`association mauritanienne des droits de l`homme Me. Fatimata MBaye expert chargée d`enquêter sur les violences dans la région du Kasaï, en République démocratique du Congo (RDC). "La mission des trois experts onusiens était de `` déterminer les faits et les circonstances sur les allégations de violations de droits de l`Homme et du droit humanitaire international dans la région du Kasaï » ! Le rapport fut sans ambages, les Bana Mura ont tué dans le Kasaï.

Me Fatimata M'Baye, Une des icà´nes de la société civile mauritanienne

Fatimata M'Baye, n'a de cesse de dénoncer les injustices de la société mauritanienne. Un caractère rebelle façonné par plus de quarante ans de refus des choses présentées ``comme des évidences». Une très très grande dame. Maitre Fatimata Mbaye, première avocate de Mauritanie. La seule femme à  plaidoyer dans un tribunal en Mauritanie. La première africaine à  recevoir le prix Nuremberg. Le 26 septembre 1999, elle est devenue la première africaine à  recevoir le prix de Nuremberg, en Allemagne.

C`est une combattante tranquille. Une belle femme grave, d`aspect serein, capable de laisser exploser un sourire radieux au souvenir d`une lutte gagnée, d`une vie arrachée à  l`esclavage ou à  la soumission. Fatimata M`Baye, 55 ans, avocate et militante mauritanienne force le respect par sa simplicité et sa force intérieure. Première personne du continent africain à  avoir obtenu le prix international des droits de l`homme de Nuremberg, en 1999, elle puise cette dignité dans une histoire personnelle qui aurait pu la briser, et l`a renforcée.

Mariée à  12 ans à  un homme de 45 ans, dans une union qui `` avait été scellée entre cousins » avant même sa naissance, Fatimata M`Baye ne s`étend pas sur les souffrances qu`elle a pu endurer. `` Ma révolte a commencé là . Il y a eu des bagarres, des fugues, des crises », dit-elle sobrement. Elle n`ajoutera rien, mais l`un des combats qu`elle mène aujourd`hui, contre le viol conjugal, parle pour elle.

Me Fatimata M'Baye, Une des icà´nes de la société civile mauritanienne

Elle plaidera pourtant dans un univers uniquement masculin, d`abord comme avocate généraliste, puis en spécialiste de la défense des enfants, puis des droits des femmes. `` En Mauritanie une dizaine de filles ou de femmes sont violées chaque jour. On essaie de les faire taire, au sein même de leur famille », s`indigne-t-elle. Elle s`implique dans la lutte contre l`esclavage et la discrimination raciale contre les Noirs dans son pays, combat qui la conduit en prison, en 1986, où elle sera torturée. Elle en sort encore plus déterminée et participe à  la fondation, en 1991, de l`Association mauritanienne des droits de l`homme, dont elle deviendra présidente, et qui est membre de la Fédération internationale des droits de l`homme (FIDH). Un engagement récompensé en 2012 par le prix américain `` Héros de la lutte contre le trafic d`êtres humains » remis par la secrétaire d`État Hillary Clinton.

Étudiante en droit à  Nouakchott de 1981 à  1985, Fatimata M`Baye est alors la seule fille à  s`inscrire au barreau pour devenir avocate. Là  encore, sa famille s`inquiète, redoutant que femme, peule, musulmane et noire, dans une société mauritanienne encore dominée par une élite maure, elle ne se heurte à  trop d`obstacles. Fatimata M`Baye a toujours son cabinet à  Nouakchott, elle passe toujours pour la seule avocate de Mauritanie. `` Je suis la première, mais pas la seule, proteste-t-elle. Il y a une dizaine d`avocates mauritaniennes, mais elles n`ont pas pu exercer à  cause de la pression sociale. Elles ont rejoint des cabinets de conseil juridique. Je suis la seule qui plaide », précise-t-elle avec simplicité.

Présidente de l'association des droits de l'homme en Mauritanie. Elle porte à  bout de bras les violences faites aux femmes. Elle dénonce les viols sur les femmes, et le laxisme des lois mauritaniennes. Bref elle a toute sa vie durant lutter contre le système despotique et esclavagiste mauritanien. Fatimata Mbaye est une femme puissante.

Me Fatimata M'Baye, Une des icà´nes de la société civile mauritanienne

En 1986, un groupe d'intellectuels noirs publie le ``Manifeste du Négro-Mauritanien opprimé». Le pamphlet tombe sur la table des chefs d'État africains réunis à  la Conférence des non-alignés au Zimbabwe. Le président Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya n'apprécie pas. à€ son retour à  Nouakchott, il ordonne l'arrestation des auteurs du brà»lot. à€ cà´tés, enseignants et étudiants qui ont distribué des tracts, sont emprisonnés. Maître M'baye est dans le lot. Elle découvre ainsi l'univers carcéral mauritanien, à  la prison de Beyla. ``à‡a a été ma première expérience carcérale; j'étais encore étudiante» rumine-t-elle, pensive. Elle y retourne à  deux reprises: en 91, dans le sillage des arrestations des militaires noirs, puis en 98, pour des raisons de lutte contre l'esclavagisme cette fois-ci, avec Boubacar Ould Messaoud entre autres.

Depuis ces séjours répétés en prison, et depuis qu'elle a été témoin, et victime des abus de ce milieu, Fatimata M'Baye ``ne passe pas une journée, quand elle est à  Nouakchott, sans visiter la prison des femmes et celle des mineurs, pour éviter que d'autres n'aient à  subir, ce qu'elle a subi en prison» affirme Abdoulaye Bà¢, membre d'AMDH.

Mais le moment charnière de sa vie reste les événements de 1989. Cette année-là , un banal incident qui oppose des paysans à  la frontière des deux pays mène la Mauritanie et le Sénégal au bord de l'affrontement. Prises de panique, les autorités rapatrient leurs ressortissants de part et d'autre après des journées d'horreur. Si elle a choisi de faire le droit, ne cesse de répéter Me Fatimata Mbaye, c'est pour être au service des ``sans-droits» et des ``sans-voix». Elle se met à  la disposition des rescapés et prend en charge le ``Comité des veuves», constitué des femmes de militaires et de civils tués entre 1989 et 1994. Ses prestations sont bénévoles.

En 1986, un groupe d'intellectuels noirs publie le ``Manifeste du Négro-Mauritanien opprimé». Le pamphlet tombe sur la table des chefs d'État africains réunis à  la Conférence des non-alignés au Zimbabwe. Le président Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya n'apprécie pas. à€ son retour à  Nouakchott, il ordonne l'arrestation des auteurs du brà»lot. à€ cà´tés, enseignants et étudiants qui ont distribué des tracts, sont emprisonnés. Maître M'baye est dans le lot. Elle découvre ainsi l'univers carcéral mauritanien, à  la prison de Beyla. ``à‡a a été ma première expérience carcérale; j'étais encore étudiante» rumine-t-elle, pensive. Elle y retourne à  deux reprises: en 91, dans le sillage des arrestations des militaires noirs, puis en 98, pour des raisons de lutte contre l'esclavagisme cette fois-ci, avec Boubacar Ould Messaoud entre autres.

Depuis ces séjours répétés en prison, et depuis qu'elle a été témoin, et victime des abus de ce milieu, Fatimata M'Baye ``ne passe pas une journée, quand elle est à  Nouakchott, sans visiter la prison des femmes et celle des mineurs, pour éviter que d'autres n'aient à  subir, ce qu'elle a subi en prison» affirme Abdoulaye Bà¢, membre d'AMDH.

Me Fatimata M'Baye, Une des icà´nes de la société civile mauritanienne

Mais le moment charnière de sa vie reste les événements de 1989. Cette année-là , un banal incident qui oppose des paysans à  la frontière des deux pays mène la Mauritanie et le Sénégal au bord de l'affrontement. Prises de panique, les autorités rapatrient leurs ressortissants de part et d'autre après des journées d'horreur. Si elle a choisi de faire le droit, ne cesse de répéter Me Fatimata Mbaye, c'est pour être au service des ``sans-droits» et des ``sans-voix». Elle se met à  la disposition des rescapés et prend en charge le ``Comité des veuves», constitué des femmes de militaires et de civils tués entre 1989 et 1994. Ses prestations sont bénévoles.

à€ 59 ans, cette femme aux yeux qui s'écarquillent brusquement par moments dans son discours, comme pour mieux faire passer une idée, ne mà¢che pas ses mots. Unique femme du barreau mauritanien, Fatimata Mbaye dit être née pour s'opposer à  toute forme de discrimination. ``Je ne me vois pas comme une Noire» confie-t-elle de sa voix assurée. J'aurais pu naître blanche, jaune, mongole ou kurde. Et je me serais reconnue dans chacun de ces êtres. Pour moi, poursuit-elle, la valeur humaine est au-dessus de tout».

Une vision de la vie empathique, héritée d'une éducation rigoureuse, et en même temps qui poussait les enfants de la famille à  une indépendance intellectuelle. ``Des aspects moins heureux ont marqué son enfance aussi. Comme un mariage forcé à  l'adolescence, à  treize ans, ou la découverte de pratiques rétrogrades comme l'excision. Tout cela a façonné la femme engagée qu'elle est devenue plus tard» raconte un proche de l'avocate. ``Ayant connu le mariage forcé, cà´toyé des filles qui mouraient à  la suite d'une excision, mon chemin ne pouvait être que celui-là Â», opine-t-elle.

Me Fatimata M'Baye, Une des icà´nes de la société civile mauritanienne

``Je ne pouvais plus voir mes amies, et mon mari m'a sommée d'arrêter mes études. Il me voulait au foyer, un point c'est tout!» confie-t-elle dans une colère contenue. Lassé par ses interminables fugues, le mari cède. Elle obtient le divorce et entame des études en droit.

``On n'a pas le droit de se taire face aux injustices. Tout citoyen a le devoir de dénoncer les manquements de sa société. Dans mon cas, je me considérerais comme n'assistant pas une personne en danger, si je devais rester inactive et me taire face à  une injustice. William Burke disait que le mal ne triomphe que par l'inaction des gens de bien; j'approuve totalement cette idée» explique Fatimata M'Baye, qui déplore l'apathie d'une forme de conscience citoyenne en Mauritanie.

Lire la suite...

Partager sur : Partager