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lundi 19 octobre 2020

Me Nico Mayengele, la RDC a besoin de "Libération", du "TPI" et "Criminels jugés"

Me Nico Mayengele, la RDC a besoin de "Libération", du "TPI" et "Criminels jugés"!

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International 

Freddy Mulongo-Nico Mayengele 4.jpg, oct. 2020

Placée au cœur de l'Afrique, la République démocratique du Congo est un pays sous occupation par des envahisseurs, prédateurs et conquistadors à cause de ses ressources. Me Nico Mayengele, avocat et premier Congolais Normal propose trois solutions archétypes: 1. La Libération de l'occupation. 2. L'instauration du Tribunal Pénal international pour la RDC. 3.Jugement des criminels.

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La création d'un Tribunal Pénal International pour la République Démocratique du Congo, (TPI-RDC), sous occupation constitue, une tâche salutaire de lutter à l'échelle mondiale contre l'impunité des crimes de guerre, crimes contre l'humanité et le génocide commis en RDC depuis 1993-2003 (période couverte par le Rapport Mapping des Nations-Unies), de 2003 à ce jour (périodes concernant les crimes commis pendant les guerres et conflits armés à l'Est par les Rwanda, l'Ouganda, RCD, LRA, ADF-NALU, FDLR, CNDP, M23, Kata-Katanga, Ngumino, etc.

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Le Rapport Mapping ressuscité après 10 ans de sommeil dans un tiroir de l'ONU est une  lutte noble.  La volonté d'accompagnement pour un Tribunal Pénal International pour la RDC  est une bonne chose, nous l'encourageons. 

En tant qu'avocat et président de Congo Normal, nous estimons que la République démocratique du Congo n'a pas à vivre ce qu'a vécu l'ex-Yougoslavie. La justice de l'ONU est intervenue après la Balkanisation. Nous ne  souhaitons pas qu'il y ait un Tribunal Pénal de l'ex-Congo-RDC, comme il y a eu le Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie, après sa balkanisation et la reconnaissance internationale des micro-États y nés à la suite de la guerre du Balkan, et ce, à la satisfaction des puissances occidentales.  

Dans ce sens, balkaniser ou émietter la RDC avant la création par l'ONU d'un TPI-RDC, constitue une vieille tactique occidentale, mieux une technique des occidentaux, jadis, appliquée dans l'histoire du démantèlement des États.

La République démocratique du Congo est sous occupation des voisins envahisseurs. Elle est  victime de ses ressources. Le monde entier lorgne à ses richesses. Tout le monde aime le Congo sans les Congolais. 15 millions de compatriotes sont morts victimes de différentes guerres pour voler des matières premières. Des crimes odieux ont été commis sur le sol congolais: crime de sang, crimes de guerre, crimes de génocide, crimes contre l'humanité. On compte les morts, on passe.   Les pays voisins de la partie orientale: Ouganda, Rwanda, Burundi avec des régimes dictatoriaux mono-ethniques agissent en envahisseurs, prédateurs et conquistadors. Le Rwanda est côté en bourse à Londres, comme premier pays producteur du coltan. Un minerai qui ne se trouve pas dans son sous-sol. L'ogre de Kampala, Yoweri Museveni vient de faire un discours où il déclare que l'Ouganda va construire des routes dans le Nord-Ouest de la RDC, c'est du business. 

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A titre illustratif, d'autorité le Conseil de Sécurité créa, via les Résolutions 808 (1993) du 22 février 1993 et 827 (1993) du 25 mai 1993, le Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie, et ce, après que ce pays ait,  à la suite d'une guerre injuste lui imposée, dite "guerre du Balkan" (1991), été désintégrée ou balkanisée en six étaticules : Serbie, Croatie, Bosnie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro et Kosovo. D'où, l'origine du mot "balkanisation". C'est donc à la suite de la guerre du Balkan occasionnée par la revendication démoniaque, violente et sanglante du territoire de Kosovo par les réfugiés albanais fuyant la guerre et la misère dans leur pays d'origine, comme c'est le cas aujourd'hui des territoires de l'Est de la RDC occupés et revendiqués par les réfugiés rwandais, appelés Banyarwanda, y installés depuis des décennies que la Yougoslavie fédérale cessa d'exister comme État.

Sa province de Kosovo qui avait accueilli les immigrés albanais 35 ans durant s'était vu couper de la zone du Balkan totalement désintégrée. Mais, ces réfugiés albanais arrachèrent donc à l'ex-Yougoslavie son Kasovo pour en faire un Etat indépendant en complicité avec une communauté internationale sans morale internationale.  L'ONU assigna ainsi au TPIY créé après sa balkanisation, la mission notamment d'imposer la vérité judiciaire afin d'empêcher le révisionnisme. Il ne fallut donc plus fouiner territorialement dans le passé. L'unité et l'intégrité territoriale de Yougoslavie volèrent en éclat. C'est de l'histoire. La messe fut dite. Le pays disparut définitivement dans le concert des nations en laissant derrière lui un Tribunal Pénal International où ils furent jugés et condamnés les autorités militaires et politiques Yougoslaves qui s'opposèrent par la guerre à la balkanisation de leur République fédérale.

Nous Congolais Normaux, nous nous hâtons pour la libération de notre pays, des imposteurs, usurpateurs, criminels et leurs collabos congolais. C'est un devoir sacré de libérer notre pays. La RDC a déjà connu trois hold-up électoraux. Le dernier en date est le deal de Tshilombo avec Kabila pour bénéficier d'une nomination électorale. Les élections deviennent des procédés pour laver des criminels et leurs octroyer des postes. La RDC doit redevenir un pays normal avec des règles démocratiques, qui intègrent des valeurs républicaines et le respect des droits humains. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Lorsqu'on a gagné l’élection présidentielle, on ne gouverne pas en coalition avec le gouvernement précédent.Surtout si ce dernier un champion aux échecs.  Comment notre peuple peut-il élire un président et ne pas lui donner la majorité à l'Assemblée nationale et au Sénat pour gouverner? Le Congo a fonctionné durant 6 mois sans gouvernement. Aujourd'hui, on a plusieurs affaires: 15 millions, procès 100 jours de 57 millions... la nouvelle vient de tomber: la présidence usurpée de Tshilombo a consommé 23,8 millions USD pour le seul mois de septembre 2020 ! 

La Libération du Congo est la priorité des priorités. 

 De la création d'un TPI-RDC est l'une des recommandations contenues dans le Rapport Mapping des Nations-Unies ayant listé plus de 600 crimes gravissimes commis en RDC entre 1993 et 2003. Le TPI-RDC ne doit pas voir le jour pour l'ex-Congo, lorsque notre pays, la RDC sera complètement désintégrée, désunie et reconfigurée par des prédateurs-envahisseurs soutenus par leurs maîtres occidentaux. 

Pour nous les Congolais Normaux, la priorité c'est  le processus de la "libération" effective et salutaire du Congo en voie d'éclatement. Ensuite viendra  la création du TPI-RDC, car le jugement des criminels est une démarche volontariste qui sera l'aboutissement.  Le TPI-RDC  juste après la balkanisation du pays comme l'ex-Yougoslavie, ne doit pas nous imposer la paix et la réconciliation avec les "républiquettes" nouvellement créées à partir de nos territoires de l'Est : "République du Kivu" ou "République des Volcans", "République du Tanganyika", etc. 

Libérons d'abord le pays, construisons son système politique, son système de défense et de sécurité à même de garantir l'unité nationale et l'intégrité territoriale avant de songer au TPI pour la RDC, ce grand et riche pays, objet des convoitises mondiales. La RDC mérite donc :

- un Peuple debout, conscient et  revendicatif ; 

- une élite visionnaire et prévoyante ; 

- un leadership fort, transformationnel, clairvoyant et rigoureux;

- une classe politique ainsi qu'une société civile dotées d'un sursaut patriotique et de l'esprit du sacrifice collectif pétri du patriotisme sans faille ni crainte de l'Occident, ni des occupants, ni des traîtres de la nation.

Libérons le Congo, d'abord !

La création d'un TPI-RDC, ensuite !

Le jugement public et exemplaire des seigneurs de guerre, occupants et traîtres, enfin !

L'intérêt du Peuple est la Loi suprême !

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dimanche 4 octobre 2020

Minembwe trahi par Mabumucratie, Me Nico Mayengele sonne le tocsin !

Minembwe trahi par Mabumucratie, Me Nico Mayengele sonne le tocsin !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Me Nico Mayengele 2.jpg, oct. 2020

La République démocratique du Congo n'a plus besoin des buffles aux grosses têtes et cornes, ses fils et filles patriotes doivent se comporter en Lions ou Lionnes pour défendre le pays. Le deal Tshilombo-Alias Kabila est entrain de dévoiler le complot ourdi contre la RDC. Minembwe vendu aux Rwandais, à quel prix ? Que va-t-on vendre encore demain? L'occupation rime avec balkanisation.

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La République démocratique du Congo n'a plus besoin des buffles aux grosses têtes et cornes, ses fils et filles patriotes doivent se comporter en Lions ou Lionnes pour défendre le pays. Le deal Tshilombo-Alias Kabila est entrain de dévoiler le complot ourdi contre la RDC. Minembwe vendu aux Rwandais, à quel prix ? Que va-t-on vendre encore demain? L'occupation rime avec balkanisation.

Me Nico Mayengele est un baroudeur ! Avocat patriote, jeune et intelligent, Me Nico Mayengele, dans un environnement des mangéristes et mangecrates professionnels où des girouettes sans constance gonflent le rang des politicailleurs-ventriotes-Mabumucrates congolais, lui a choisi le peuple congolais. Le président de Congo Normal ne jongle pas avec des principes et valeurs républicaines. Sur la vente de Minembwe aux Rwandais, il tacle la traîtrise de Tshilombo et parle du complot de la communauté internationale contre la RDC. L'occupation tant décriée par des patriotes Congolais rime avec la balkanisation. Aujourd'hui, c'est Minembwe, demain quelle partie de la République va encore échapper à la nation congolaise ? La Mabundicratie est dangereuse. Comme a ses habitudes Tshivube Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba fuit pendant la cession de Minembwe aux Rwandais. Le fuyard patenté est en vadrouille. 

© PLUS CLAIRE TV

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mercredi 6 mai 2020

Affaire Kamerhe: Me Nico Mayengele "Non à la justice au solde des apparatchiks"!

Affaire Kamerhe: Me Nico Mayengele "Non à la justice au solde des apparatchiks"!

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Me Nico Makengele 1.jpg, mai 2020

Vital Kamerhe est mal barré, Me Nico Mayengele avocat près la Cour (ONA 6065) et président de Congo Normal, est allé dans ses cours de droits pour étayer des arguments qu'un "Braqueur de la République" n'est pas n'importe qui. Kamerhe ne peut plus bénéficier d'une liberté provisoire car son "Affaire" a quitté le parquet, elle est entre les mains d'un juge! Tshilombo veut-il brûler le pays?

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Le glaive, symbole de puissance, rappelle quant à lui que la justice n’est rien sans la force qui permet de la faire appliquer : juger ne consiste pas seulement à examiner, peser, équilibrer, mais encore à trancher et sanctionner. La balance constitue sans doute le symbole le plus ancien de la fonction de juger.  La balance fait référence à l’idée d’équilibre et de mesure : elle rappelle tant l’objectif de la justice (la conciliation et l’apaisement des intérêts en conflit) que le moyen d’y parvenir (départager chacun en pesant le pour et le contre). La balance vient à ce titre symboliser le travail du juge au cours de son délibéré : prendre la mesure de chaque argument pour parvenir à une décision équilibrée. Elle symbolise aussi l’impartialité nécessaire au fonctionnement de la justice, qui ne doit pencher en faveur d’aucune des parties.

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"La justice est un principe moral de la vie sociale fondé sur la reconnaissance et le respect du droit autres  qui peut être le droit naturel (l'équité) ou le droit positif  (la loi). La justice est aussi le pouvoir d'agir pour faire reconnaître et respecter ces droits (ex: rendre la justice).  Elle est symboliquement représentée par le glaive et la balance traduisant son double rôle d'administration des châtiments et de détentrice de la vertu morale lui permettant d'imposer son arbitrage. Au niveau d'un Etat, la Justice est le pouvoir judiciaire qui prend la forme d'une institution ou d'une administration  publique constituée d'un ensemble de juridictions chargées d'exercer ce pouvoir. (Tribunaux, cours...). La justice s'appuie sur des règles édictées par des instances  extérieures (Constitution, traité, loi, règlement) ainsi que sur des textes élaborés au cours de l'exercice du pouvoir judiciaire (jurisprudence).

 

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La Bible déclare que "la justice élève une nation". Elle est un facteur de paix sociale et un mécanisme de régulation de la société moderne puis ordonnée, car fondée sur l'adage "Ubi societas ubi jus": "Là où il y a la société, il y a le droit".

Il en résulte que la justice  est d'essence divine. Les personnes appelées à la rendre sont appelés "juges" ou "représentants ou serviteurs" de Dieu qui est le Juge des Juges, le Saint-Juste. Partant, nos juges ne peuvent en aucun cas rendre une justice à dents de scie : faible, laxiste, voire inexistante pour les uns, mais forte, cruelle et sévère pour les autres selon que l'on est riche ou pauvre, gouvernant ou gouverné, du pouvoir ou de l'opposition. 

Vu sous cet angle, appelé à dire le droit, le juge juste, indépendant d'esprit et craignant Dieu, doit ainsi disposer d'un devoir d'ingratitude tant vis-à-vis du Pouvoir exécutif qui l'a établi ou nommé juge que du pouvoir législatif qui lui a produit les instruments juridiques de travail (la Constitution, lois, certains traités ou conventions internationales ratifiées ou approuvées en vertu d'une loi (Parlement) (article 214 constitution RDC).

Face à une telle responsabilité sociétale incombant aux juges, les tentations sont, certes,  fortes et multiples, les tentatives d'immixion et de manipulation immenses.

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Dans cet ordre d'idées, l'inconstitutionnelle démarche de l'Exécutif observée lors du Conseil des Ministres tenu le 4 mai 2020 tendant à voir la justice accorder la liberté provisoire au Directeur de Cabinet du "Chef de l'État" sous prétexte du désengorgement de la Prison (Page 5 du Compte-rendu de la 29 ème réunion du Conseil des Ministres du Lundi 4 mai 2020) est de nature à heurter les sacro-saints principes de droit démocratique ci-après : 

I. La bonne administration de la justice; 

II. L'indépendance du pouvoir judiciaire;

III. La séparation des pouvoirs ;

IV. Le procès équitable. 

La même démarche gouvernementale frise par ailleurs : 

V. La haute trahison 

Ce qui implique en conclusion :

VI. Le devoir de résistance patriotique.

Tels sont les points que nous allons devoir développer dans les lignes qui suivent.

I. Le principe de la bonne administration de la justice

La notion de la bonne ou meilleure administration de la justice est à la fois un droit et une garantie pour les justiciables contre l'arbitraire et les abus de tous ordres. Toute décision de justice qu'elle soit normative, administrative ou juridictionnelle doit être scrutée à l'aune de l'observance dudit principe.

A cet effet et dans l'intérêt supérieur d'une meilleure administration de la justice, les juges du TGI/GOMBE qui seront saisis de la requête de liberté provisoire du Prévenu Vital Kamerhe, Directeur de Cabinet du "Chef de l'État" poursuivi pour détournement des deniers publics et corruption, doivent s'interdire d'avoir égard aux conclusions du Conseil des Ministres du 4 mai 2020 pour asseoir leur intime conviction sans heurter la maxime de la bonne administration  de la justice qui est un objectif de valeur constitutionnelle. Nul ne peut donc dicter à un juge l'attitude à observer sans enfreindre son indépendance et son impartialité dans la mission de dire le droit.

II. L'indépendance du juge

L'indépendance du juge ne se négocie ni ne se marchande sur le plateau des  intérêts financiers, économiques, politiques ou de positionnement social, d'autant que "les juges ne sont soumis dans l'exercice de leur fonction qu'à l'autorité de la loi", et ce, conformément à l'article 150 de la Constitution du 18 février 2006 telle que modifiée à ce jour. 

Selon Jean-Louis Esambo, "L'indépendance du juge n'est donc pas un danger dans le fonctionnement des institutions politiques. Elle s'inscrit au contraire dans une tradition de respect de la légalité constitutionnelle, de la stabilité institutionnelle et de la garantie des libertés publiques". 

En droit constitutionnel congolais, le pouvoir judiciaire garant des libertés individuelles et des droits fondamentaux des citoyens (article 150), est indépendant du pouvoir exécutif. Il est d'évolu aux Cours et Tribunaux. (Article 149 Constitution supra). Le pouvoir exécutif ne peut donner d'injonction au juge dans l'exercice de sa juridiction, ni statuer sur les différends, ni entraver le cours de la justice, ni s'opposer à l'exécution d'une décision de justice. Le pouvoir législatif ne peut ni statuer sur les différends juridictionnels, ni modifier une décision de justice, ni s'opposer à son exécution. Toute loi dont l'objectif est manifestement de fournir une solution à un procès en cours est nulle et de nul effet (Article 151).

Il résulte de ces dispositions constitutionnelles que nul ne pouvait statuer sur la possibilité d'accorder la liberté provisoire à un détenu, tel Vital Kamerhe, dont le dossier est déjà fixé à l'audience du 11 mai 2020. Seuls les juges du TGI/GOMBE saisis à cet effet par le Prévenu sont habilités à examiner cette possibilité en âme et conscience libre et non influencée.

Le fait pour le gouvernement d'avoir débattu de la question et cité nommément le "Directeur de Cabinet comme exemple d'un potentiel bénéficiaire de la liberté provisoire ne présentant aucun risque" sous prétexte du désengorgement des prisons (Cfr. Compte-rendu de la 29 ème Réuniondu Conseil des Ministres du 4 mai 2020, Page 5), est une tentative d'orienter l'attitude des juges saisis de l'objet du procès en cours et une flagrante violation des principes constitutionnels de l'indépendance du juge et de la séparation des pouvoirs, cher à John Locke.  

III. Le Principe de la séparation des pouvoirs

La notion de la séparation des pouvoirs reste intimement liée à celle de l'indépendance du juge prédéveloppée, la première garantissant la seconde. 

Ainsi, "La théorie de la séparation des pouvoirs est créditée d'être une technique constitutionnelle destinée à contrer le népotisme du pouvoir par l'aménagement correct des compétences  de chaque pouvoir de l'État et la protection des droits humains et des libertés publiques", note Jean-Louis Esambo dans son ouvrage intitulé "Le droit constitutionnel" (p.225).

Avant que John Locke ne préconise la théorie de la séparation des pouvoirs à la fin du XVII ème siècle, systématisée ou formalisée par Montesquieu vers XVIII ème siècle avant d'être reprise et appliquée par le Constituant américain en 1787, Aristote en son temps évoqua distinctement les trois fonctions étatiques : fonction législative ou délibérante, fonction exécutive et fonction judiciaire. 

Par ailleurs, "la séparation des pouvoirs poursuit un objectif précis et clair, celui d'empêcher les abus que pourrait commettre, par excès du pouvoir, un titulaire unique, enseignait le Professeur Jean-Louis ESAMBO, avant de rappeler que "la théorie encourage l'établissement d'un gouvernement libéral. C'est dans ce contexte qu'il convient de situer la portée de l'article 16 de la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789 selon laquelle une société qui ne garantit pas la séparation des pouvoirs ne peut prétendre avoir une constitution".

Il est donc superflu et surprenant de voir le Conseil des Ministres dirigé par le "Président de la République " engager le débat houleux et délibérer sur notamment un dossier pendant en justice. Celui de la liberté  provisoire du Directeur de Cabinet du Chef de l'État, présidant ledit Conseil des Ministres. Dans un passé récent et en chambre du Conseil, le juge de la détention avait rejeté la requête tendant à cette fin avant que l'Officier du Ministère Public n'ait saisi le juge compétent par voie de la requête aux fins de fixation de date d'audience sous RMP 1641/PG.023/o/LUK/2020. L'audience introductive d'instance est fixée au 11 mai 2020 où le Prévenu Kamerhe aura le droit d'introduire sa demande de liberté provisoire. Mais, il est curieux de constater une sorte de conditionnement moral,  mieux d'imprégnation psychologique des juges face au vœu exprimé par le Gouvernement, mieux les pistes explorées par lui de voir "les prisons désengorgées en accordant la liberté provisoire aux personnes privées de liberté mais ne présentant aucun risque à l'instar de Directeur de Cabinet du Chef de l'État (...)", lit-on dans le Compte-rendu du Conseil des Ministres sous examen.

Une telle insise me paraît un ordre illégal et une injonction implicite faits aux juges appelés à connaître prochainement du bien-fondé de la requête de mise en liberté provisoire de Vital Kamerhe, Directeur de Cabinet encore en détention et en fonction.

Il y a donc lieu de s'interroger quant au caractère équitable d'un tel procès sous haute surveillance politique qui s'ouvrira le 11 mai courant. 

IV. Principe du Procès équitable 

Le principe du procès équitable, une garantie procédurale et de justice impartiale, a acquis ses lettres de noblesse avec la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948 (article 10), le Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966 ainsi que la Convention européenne des Droits de l'Homme (article 6).

Le principe postule à ce que "Toute personne ait droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal compétent, indépendant et impartial établi par la loi, qui décidera, soit des contestations sur ses droits et obligations de caractère civil, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle. Le huis clos peut être prononcé pendant la totalité ou une partie du procès dans l'intérêt des bonnes mœurs, de l'ordre public ou de la sécurité nationale... 

Les droits de la défense, de recours, d'être assisté par un Avocat, d'être informé de ses accusations ainsi que le droit à la présomption d'innocence doivent être garantis dans le cadre de tout procès équitable. 

Par tribunal indépendant, les Juges de Strasbourg estiment que "tout tribunal doit être indépendant à l'égard à la fois de l'exécutif et des parties" (Aff. Ringeisen c. Autriche, 16 juillet 1971, Paragraphe 95).

Faisant sienne cette jurisprudence qui cadre avec les dispositions constitutionnelles de l'article 151 sus évoqué, les juges congolais saisis de l'affaire Ministre Public contre le Prévenu Vital Kamerhe et consorts, sont appelés à se départir des influences ou orientations à peine voilées du Gouvernement contenues dans le Compte-rendu de la 29è Réunion du Conseil des Ministres du 4 mai 2020, soit une semaine avant l'ouverture du procès Kamerhe, dont l'eventuelle libération a, arbitrairement et cavalièrement, été abordée par l'Exécutif sous forme de mesures du désengorgement des prisons, et ce, en violation de l'indépendance du juge, de la séparation des pouvoir et du droit à un procès équitable. Lesquelles mesures salutaires soient-elles, ne peuvent nullement lier les juges, sinon il serait l'exécution d'un ordre manifestement illégal interdite à l'article 28 de la Constitution ainsi libellé :" Nul ne peut exécuter un ordre manifestement illégal. Tout agent de l'État est délié du devoir d'obéissance, lorsque l'ordre reçu constitue une atteinte manifeste aux droits de l'homme et des libertés publiques".

Par Tribunal impartial analysé sous le prisme d'un procès équitable, on note l'absence des préjugés ou des partis pris dans l'agir du juge, car son for intérieur ou son intime conviction ne saurait être troublé (e) par les injonctions, diktats ou influences d'autrui, apparatchiks ou barbouzes du régime sont-ils. 

On s'aperçoit par ailleurs que la démarche du Gouvernement en rapport avec la probable libération provisoire du Prévenu en détention et Directeur de Cabinet de "Président" Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi, s'apparente à la haute trahison.

V. Haute trahison

En vertu de l'article 165 de la Constitution, il y a haute trahison lorsque le Président de la République a violé intentionnellement la Constitution ou lorsque lui ou le Premier-ministre sont auteurs, coauteurs ou complices des violations graves des droits de l'homme, de cession d'une partie du territoire national.

En effet, le Conseil des Ministres prérappelé a été présidé par le "Président de la République " en présence des Premier-ministre et des autres membres du Gouvernement. Au cours dudit Conseil, il a été noté et décidé ce qui  suit : "... Il s'ensuivit un débat à propos des possibilités de désengorgement des prisons. Parmi les pistes explorées, il y a la voie de libération conditionnelle, *de la liberté provisoire à accorder aux personnes privées de liberté mais ne présentant aucun risque à l'instar de Directeur de Cabinet du Chef de l'État*, ainsi que des personnes condamnées à des peines mineures. (...) A l'issue de ces discussions, le Conseil des  Ministres a instruit le Vice-ministre, Ministre de la Justice, de prendre immédiatement, en concertation avec le Ministre des Droits Humains, les mesures de  désengorgement urgent des prisons avec le concours des services judiciaires compétents" (...).

Il appert que la question ou la possibilité d'accorder la liberté provisoire au Prévenu Vital Kamerhe relève, à dater de la saisine du juge, de la compétence du TGI/GOMBE devant lequel l'affaire sera appelée le 11 mai 2020 à 9 heures du matin. Elle n'est donc pas de la compétence du Conseil des Ministres. Y ayant statué, le Président de la République, le Premier-ministre et les membres du Gouvernement présents à cette réunion ont violé intentionnellement les articles 149, 15O et 151 de la Constitution. Par conséquent, ils peuvent, ad nutum, être poursuivis pour haute trahison, telle que définie à l'article 165 de la même Constitution. 

A défaut, le Peuple a le devoir de résister à tout pouvoir qui s'exerce en violation de la Constitution. 

VI. Devoir de résistance patriotique face aux multiples violations de la Constitution 

Nul n'ignore que la démocratie libérale tire son origine des révolutions américaine et française. Le modèle démocratique libéral est donc le fruit ou l'aboutissement des luttes révolutionnaires et des résistances des Peuples en quête de la liberté. 

La révolution américaine par exemple prend sa source dans la tradition anglo-saxonne libérale du droit naturel qui part de Locke. Les droits naturels à la liberté, à la vie et à la propriété sont désormais garantis par les droits civiques. Il suffit de supprimer le pouvoir répressif pour que les principes de la société deviennent actifs et donnent naissance à un gouvernement qui serve le développement spontané de la société, de la civilisation et du commerce (J. Habermas).

Cela dit, en théorie de la  libération, il est inimaginable et inconcevable de vouloir négocier la liberté, la démocratie, la vie, la propriété, la terre avec le régime tyrannique ou le régime d'occupation et de répression que l'on doit en revanche supprimer par la révolution rupture ou la résistance légitime telle que prévue par l'article 64 de la Constitution, dont le fondement philosophique demeure les révolutions américaine et française qui se soldèrent à l'avènement du modèle démocratique libéral. 

Article 64 : Tout Congolais a le devoir de faire à tout individu ou groupe d'individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l'exerce en violation de la Constitution (alinéa 1er).

Comme on peut s'en rendre compte, cet article institue un régime de désobéissance civile constitutionnelle à la portée du Peuple acquis au changement démocratique et au bien-être légitime. 

Fait à Kinshasa, le 6 mai 2020

Maître Nico MAYENGELE NGENGE 

Avocat près la Cour (ONA 6065)

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dimanche 3 mai 2020

RDC: Rebuffade du Cardinal Ambongo suite à Allô Vatican de Me Nico Mayengele !

RDC : Rébuffade du Cardinal Ambongo suite à Allô Vatican de Me Nico Mayengele !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Une ordonnance de nomination présidentielle peut-elle se raturer ? C'est qui arrive à la présidence usurpée de Tshilombo ! Après avoir nommé, le Cardinal Ambongo comme coordonnateur du Fonds de Solidarité du Covid-19, l'archevêque de Kinshasa est revenu sur sa nomination suite à l'appel de sa démission par Me Nico Mayengele et pressions des internautes.

freddy-mulongo-cardinal-ambongo.jpg, mai 2020

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Une ordonnance de nomination présidentielle peut-elle se raturer ? Une ordonnance présidentielle s'annule et se change. Ce qui arrive à la présidence usurpée de Tshilombo est scandaleux et honteux ! Après avoir nommé, le Cardinal Ambongo comme coordonnateur du Fonds de Solidarité du Covid-19, l'archevêque de Kinshasa est revenu sur sa nomination suite à l'appel de sa démission par Me Nico Mayengele et de fortes pressions des internautes sur des réseaux sociaux. Vatican y est pour grande chose, dans ce rétropédalage du Cardinal Ambongo ! Car là ou est ton trésorlà sera aussi ton cœur. Matthieu 6:21

 

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Il est le premier dans son appel à la démission politique du Cardinal Ambongo "Allô Vatican" d'avoir mis l'archevêque de Kinshasa devant un choix cornélien, choisir entre Dieu et Mammon ! En acceptant d'être nommé pour gérer l'argent de la République, le Cardinal Ambongo s'éloignait de sa mission cardinalistique.
Les réseaux sociaux sont venus à la rescousse de Me Nico Mayengele, le président de Congo Normal.
Les appels à la démission du Cardinal Ambongo se sont multipliés.

Que le Cardinal Ambongo et ses collègues religieux :Eglise du Christ au Congo, Communauté islamique en RDC , Église Kimbanguiste, Église Orthodoxe, Église de Réveil, Églises indépendantes au Congo et l' Armée du Salut, soient revenues à la raison est une bonne chose.

  1. Mais le mal est déjà fait. Aller à la mangeoire est une tentative qui touche tout monde y compris les confessions religieuses au Congo. Fallait-il que le peuple se soulève sur les réseaux sociaux pour qu'il y ait une once de renoncement ?
  2. Être sel de la terre et lumière du monde et se comporter en mangéristes et mangecrates patentés, une honte.
  3. Me Nico Mayengele n'a que 40 ans, mais il est en alerte. La vision du Congo Normal est limpide comme l'eau de source : Défendre le Congo et les Congolais.
  4. L'état congolais est incapable d'offrir gratuitement des masques à la population mais à quoi sert ce Fonds de Solidarité du Covid-19 ?

*Appel à la démission politique du CARDINAL AMBONGO*. Allô Vatican !
Nommé Cordonnateur du Fonds National de Solidarité contre le Coronavirus, notre Cardinal Fridolin AMBONGO est tombé dans le piège lui tendu par le Sieur Félix Tshilombo, dont l'élection présidentielle a été qualifiée par le même Cardinal "d'un MENSONGE SPECTACULAIRE ".
Demandons à notre Eminence Cardinal Fridolin AMBONGO de décliner cette offre politique empoisonnée avant qu'il ne soit, tôt ou tard, en sa qualité de Coordonnateur dudit Fonds, accusé "faussement" de détournement de l'argent destiné à lutter contre COVID-19 par ses détracteurs d'hier qui se recrutent tant au sein de l'UDPS que du FCC.
Sur ces entrefaites, le Parquet Général serait instruit de l'inviter à comparaître. Il ne rétorquera pas, comme il l'avait fait pour boycotter l'investiture de TSHILOMBO que l'invitation n'est pas la convocation. Sinon, un mandat d'amener lui serait décerné, et ce serait la fin du prestige de l'Église catholique romaine en RDC. L'opprobre !
Comment alors accepter d'être nommé et investi Cordon du Fonds par celui-là dont le même Cardinal avait boudé l'investiture au motif qu'il n'a pas été élu par le Peuple. Ce dernier avait plutôt voté pour Martin FAYULU avec plus de 60% selon le Cardinal aujourd'hui nommé (RFI, TV5, FRANCE 24, RADIO VATICAN, RADIO OKAPI...).
En politique, Eminence Cardinal, la vengeance est un plat qui se mange froid. Méfiez-vous des politiques, surtout ceux qui agissent par PROCURATION. Suivez mon regard...
Matthieu 6:24 "Nul ne peut servir 2 maîtres: ou il haïra l'1 et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'1 et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent" (FONDS COVID-19 destinés au Gouvernement à qui vous allez rendre compte).
Proverbe 16:25 :
"Tel chemin paraît droit à quelqu'un, mais en fin de compte, c'est le chemin de la mort".
Je vous exhorte, Éminence, de quitter ce chemin de la mort du COVID-19 dont aucun fonds ne saurait combattre mais votre notoriété, personnalité, honneur en feraient les frais. Tous les morts du Coronavirus retomberont sur vos épaules, car les politiques sont capables d'insinuer que si le peuple continue à mourir du COVID-19, c'est par ce que vous n'avez été en mesure, soit de mobiliser les fonds nécessaires pour y faire face, soit de gérer à bon escient, les fonds mobilisés.
Veuillez démissionner, Son Emminence...
En politique, tous les coups sont permis.
A bon entendeur salut !

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