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lundi 15 octobre 2018

Erevan: Michaëlle Jean est partie la tête haute du Sommet de la Francophonie !

Avoir le dictateur-autocrate Paul Kagamé dans son soutient gorge ne suffira pas à  Louise Mushikiwabo, elle doit prouver qu'elle tient aux idéaux et valeurs démocratiques de la Francophonie. Si elle croit qu'être catapultée sur le poste de Secrétaire Général, elle pourra prendre en otage l'OIF et tout se permettre, elle se trompe lourdement. Le Rwanda criminel, pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo, n'est pas un pays démocratique. A Erevan, pour ses adieux à  l'OIF, Michaà«lle Jean s'est habillée en blanc, signe de pureté et zénitude. Et pourtant, lors de son dernier discours aux Chefs d'Etat et membres des gouvernements, le 11 octobre 2018, elle était habillée en noire, signe de deuil et colère. Elle est brave, courageuse, emphatique, dynamique...mais Michaà«lle Jean aura appris à  travers ce qui lui est arrivée pour le XVIIè Sommet de la Francophonie à  Erevan, que "Les États n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts" ! Elle qui était soutenu mordicus par le Canada et le Québec a vu ses soutiens s'étioler. Il ne dépend que de vous que ce XVIIè Sommet de la Francophonie à  Erevan en 2018, tenu sur cette terre de mémoire, d`espoir et de renaissance, devienne le symbole lumineux de l`avenir que nous voulons pour et avec les jeunes générations. (...) Et disons-nous bien que l`immobilisme, l`atermoiement et les compromis sont déjà  une forme de régression, car une organisation qui ruse avec les valeurs et les principes est déjà  une organisation moribonde !

Bizarre, c'est Paul Kagamé, le dictateur-autocrate rwandais qui répond en anglais sur France 24, une télévision française pour défendre son ministre Kagamiste Louise Mushikiwabo et dégommer Michaà«lle Jean: ``Il y a un consensus africain autour de Louise Mushikiwabo, et d`autres pays aussi… voir Michaà«lle Jean leur dire que c`est la mauvaise personne qui vient du mauvais pays, c`est triste (…) Ce n`est pas seulement le fait qu`elle ait tenu ces propos, c`est surtout la façon dont elle l`a fait… on pouvait voir qu`elle est amère, qu`elle est frustrée (…) Ce n`est pas à  moi de décrire le caractère d`une personne, de présumer de ce (…) qui l`influence, ce n`est pas de mes affaires (mais) dire aux gens qui ont fait un choix (…) qu`ils ont tort, que ce devrait être elle et personne d`autre… en ce sens, je pense que ça montre le problème» ! La reconduction de Michaà«lle Jean semblait gravement compromise depuis qu`au printemps dernier sa rivale avait obtenu le soutien de la France et de l`Organisation des États africains. Mais elle est devenue impossible il y a quelques jours alors qu`après des échanges entre Ottawa et Paris, le Canada et le Québec lui ont retiré leur appui. Dans le grand complexe sportif Karen Demirdjian, son discours d`adieu a néanmoins été chaudement applaudi.

à€ l`issue du Sommet de l`Organisation internationale de la francophonie vendredi à  Erevan, en Arménie, c`est la Rwandaise Louise Mushikiwabo que les membres de l`Organisation ont désigné pour succéder à  Michaà«lle Jean au grand dam de cette dernière. Visiblement déçue, l`ancienne gouverneure du Canada a dénoncé de `` petits arrangements entre États. »

`` Sommes-nous prêts à  accepter que la `` démocratie », les `` droits » et les `` libertés » soient réduits à  de simples mots que l`on vide de leur sens au nom de la real politique, de petits arrangements entre États, ou d`intérêts particuliers alors que cette aspiration légitime à  plus de liberté, plus de justice, plus de dignité, plus d`égalité est une aspiration universelle, portée toujours plus énergiquement par les jeunes et par les femmes ? », s`est interrogée Michaà«lle Jean comme pour dénoncer les arrangements diplomatiques et géopolitiques entre la France, le Canada et le Rwanda contre elle.

`` Sommes-nous prêts à  accepter que les organisations internationales soient utilisées à  des fins partisanes, alors que nous avons besoin, comme jamais, de nous unir dans un multilateralisme rénové et volontaire pour trouver des réponses et des solutions transnationales à  des menaces et des défis désormais transnationaux ? », a-t-elle fulminé dans son discours.

`` C`est sous votre impulsion que la francophonie a élargi ses missions, qu`elle s`est affirmée comme une francophonie politique et diplomatique », a-t-elle lancé à  l`adresse des 84 chefs d`État et de gouvernements présents au 17e Sommet de l`OIF. `` Les valeurs valent pour tous les temps, pour tous les peuples et toutes les nations », mais `` nous voyons métastaser le désenchantement de la démocratie », a-t-elle affirmé.

Pour défendre son bilan de quatre ans à  la tête de l`OIF, Michaà«lle Jean estime que ses réalisations sont aussi celles de tous les membres de la francophonie. ``…le bilan de mon mandat, que je vous présenterai, est aussi votre bilan, la somme de tout ce que nous avons porté et construit, ensemble, durant ces quatre années, dans le droit fil de ce que mes illustres prédécesseurs avaient engagé aussi, et ce grà¢ce à  la mobilisation constante et à  l`expertise de tous les acteurs et de tous les réseaux de la francophonie. »

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vendredi 12 octobre 2018

OIF: Michaëlle Jean-femme 4 ans, Abdou Diouf-homme 12 ans !

Michaà«lle Jean, la brave Secrétaire Générale de l'OIF

Le centre de presse est à  moitié pleine, donc presque vide, alors que hier, il grouillait des journalistes, caméra-mens, photographes...Pourquoi ? Parce que le XVIIè Sommet de la Francophonie n'a plus d'enjeu important et majeur. L'élection de Louise Mushikiwabo, la Kagamiste ministre du dictateur-autocrate Paul Kagamé, au poste du Secrétaire Général de l'OIF est "Boutiquée" ! Sa pseudo-élection grugée sera actée dans quelques heures. La France qui a placé sur orbite la candidature Louise Mushikiwabo, dans 4 ans ne risque-t-elle pas de regretter son choix actuel ?

Pour Michaà«lle Jean, l'OIF aura été une essoreuse 4 ans seulement, pour la première femme francophone qui aura occupé ce poste. Et pourtant, pendant 12 ans, Abdou Diouf a été la voix et le visage de la Francophonie institutionnelle. Personne n'avait rien à  dire ! N'est-ce pas le même Abdou Diouf qui avait organisé le XIVè Sommet de la Francophonie à  Kinshasa en 2012, alors même qu'Alias Joseph Kabila venait de commettre un second hold-up électoral, aux élections présidentielles de novembre 2011, en République démocratique du Congo ? A-t-on oublié, que les Congolais voulaient intenté un procès contre Abdou Diouf pour son Sommet à  Kinshasa ? La parade était toute trouvée: La Francophonie a intérêt d'aller dans des pays à  démocratiser...et la charte de la Francophonie donc ? Et cela fait 17 ans maintenant qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale règne par défi.

Louise Mushikiwabo, la kagamiste ministre du dictateur rwandais Paul Kagamé

Le Rwanda obtient tout ce qu'il veut au nom du génocide de 1994. Le denier butin en date, le Secrétariat Général de la Francophonie. Pendant ce temps, la diplomatie du plus grand pays francophone la République démocratique du Congo demeure aphone et inaudible. Que dire de plus des 10 millions des congolais morts à  l'Est de la République ? Le Rwanda n'est pas un pays démocratique. Le Rwanda n'a pas du coltan dans son sous-sol mais par miracle, il est le premier producteur de ce minerai stratégique. Le Rwanda pille les ressources de la République démocratique du Congo. "Sommes-nous prêts à  accepter que la démocratie, les droits et les libertés soient réduits à  de simples mots que l`on vide de leur sens au nom de la réal politique, de petits arrangements entre États, ou d`intérêts particuliers?", s'interroge Michaà«lle Jean dans son discours devant aux Chefs d'Etat.

La Francophonie des peuples va à  l'encontre de la Francophonie institutionnelle. La politisation de la Francophonie n`a pas commencé avec Abdou Diouf. La Francophonie institutionnelle qui est née à  Niamey le 20 mars 1970, à  l`initiative des pères fondateurs qui s`appelaient Léopold Sédar Senghor (Sénégal), Hamani Diori (Niger) et Habib Bourguiba (Tunisie), avait des visées d`abord culturelles et techniques, comme le nom de l`organisation que crée la charte signée par 21 États francophones le rappelle : Agence de coopération culturelle et technique (ACCT).

La dimension politique de la Francophonie s`affirme peu à  peu avec l`apparition des Sommets des chefs d`États et de gouvernements dont la première édition a eu lieu en 1986. Mais c`est avec la désignation d`un secrétaire général à  partir de 1997 que le versant politique a été formellement intégré dans la structure institutionnelle de la Francophonie. Haut fonctionnaire et diplomate sur le modèle du patron de l`ONU, le secrétaire général de la Francophonie est le porte-parole politique de cette communauté et assure sa visibilité au niveau international.

Ce n`est sans doute pas un hasard si le tout premier secrétaire général de la Francophonie ne fut autre que l`Égyptien Boutros Boutros-Ghali (1997-2002), l`ancien secrétaire général de l`ONU. La désignation de ce dernier aux manettes de l`OIF révèle l`orientation résolument politique que les chefs d`État et de gouvernement de l`espace francophone voulaient donner à  leur mouvement, afin sans doute de mieux peser sur les grands débats mondiaux. Cette politisation était d`autant plus indispensable que la Francophonie était devenue entre-temps un mouvement transcontinental, avec de plus en plus d`États, plus francophiles que francophones, rejoignant ses rangs. L`enjeu est devenu désormais planétaire.

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