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lundi 28 septembre 2020

RDC: Mobutu Sese Seko père de la nation congolaise, 23 ans déjà !

RDC: Mobutu Sese Seko père de la nation congolaise, 23 ans déjà !

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

freddy-mulongo-mobutu-1.jpg, sept. 2020

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Il y a 23 ans, Mobutu Sese Seko quittait la terre des hommes, le 7 septembre 1997, à Rabat au Maroc.

Mobutu était vraiment le père de la nation congolaise. A son epoque, ses ministres etaient connus par leurs noms: Mandungu Bulanyati, Boboliko Lokonga, Sakombi Inongo, Kande Djabulate, Kabaïdi wa Kabaïdi, Nimy Mayidika Ngimbi, Mpinga Kansenda, kilolo Musamba Lubemba, Takizala, Marcel Lihau, ...C'est Mobutu Sese Seko qui avait instauré la gestion des provinces par les non-originaires pour affermir la cohésion nationale. Les Zaïrois n'étaient pas des tribalistes. Dans un quartier, on pouvait manger manger du Nsaka Madesu du Bas-Congo, pondu ya libondo de l'Equateur, Bitoyo du Katanga. Les enfants jouaient ensemble ...Le Marechal Mobutu n'a jamais insulté le peuple zaïrois. Je ne dis pas que le Zaïre était un paradis. Nous avions un pays, un territoire bien configuré, un peuple et une multitude des tribus...

Avec Tshivube Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba depuis son vol de destin du peuple congolais, avec son deal avec Alias Kabila pour bénéficier d'une nomination électorale...dans un orgueil inouïe et arrogance extravagante, Angwalima Tshilombo nargue le peuple congolais. Dans sa présidence usurpée, il n'a nommé que ses frères Kasaïens. Dans des ministères que des Kasaïens... A Bruxelles, Tshilombo a insulté les Congolais des "Nyangalakata"! A Paris, les Congolais ont été taxés de "Ba Ndoki" ! Et à Londres, l'imposteur-usurpateur est revenu à la charge en injuriant les compatriotes de "Combat Ntaba".
Angwalima Tshilombo a lâché ses chiens de garde, Talibans , Tribalo-Ethniques pour insulter tous les compatriotes qui dénoncent son vol. Tshilombo est un chef des bandes tribales, il n'a rien d'un président. Il abîme et casse le pays.

Le tribalisme est exacerbé par Tshilombo et ses tribaux tribalistes et tribalisés.

Il faut vite que le Congo puisse quitter la voie tortueuse du tribalisme, qui va balkaniser notre pays.

Le message de Patriarche Julien CiakudiaSr pour rassembler notre peuple est à encourager. Pour Mbuji Wa Bitshi Kaseya-Ciakalou , c'est sa mission prophétique. Il a pris son baton de pelèrin, nous esperons que plusieurs rejoindront sa demarche fédèratrice. Notre pays est menacé par plusieurs têtes d'érosion. Le tribalisme en est. Ne pas stopper le tribalisme risque de nous emporter tous.

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dimanche 17 mai 2020

17 mai 1997-17 mai 2020: 23 ans des impostures-usurpations, Afdl à Tshilombo !

17 mai 1997-17 mai 2020: 23 ans des impostures-usurpations, Afdl à Tshilombo !

Freddy Mulongo, Réveil FM International 

Freddy Mulongo-M'zée Laurent désiré Kabila.jpg, mai 2020

17 mai 1997 -17 mai 2020, c'est 23 ans de règne des imposteurs et usurpateurs. Tshilombo, fils Tshisekedi, est le pantin-marionnette d'Alias Kabila. C'est lui son masque et bouclier. 23 ans que le Rwanda et l'Ouganda ont fait leur coup d'Etat au Zaïre de Mobutu. 23 ans que Bill Clinton, Tonny Blair et multinationaux mafieux ont fait main basse sur les ressources de la RDC.

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A l'heure où Ibrahim Kabila pour avoir réclame publiquement le test ADN pour tous les enfants de M'Zée Laurent-Désiré Kabila interpellé après son intervention dans l' émission" Bosolo Na Politik", puis relâché  dans la soirée...Les Congolais sont dans la soif de connaitre la vérité dans cette famille où l'imposture y a élue domicile.  Règne des imposteurs, usurpateurs et bandits de grand chemin, la République démocratique du Congo est tombé très bas. A moins d'être aveugle et naïf pour refuser de voir sa descente d'enfer est actée.  "Toza na Lifelo mais Tozo Zika Té". La RDC est infiltrée du sol au plafond par des occupants et  envahisseurs Ougando-Rwandais.

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Réveil FM International se refuse de crier avec des loups. Des médias mensonges savent orchestrer la diabolisation. Avec le temps, nous avons droit relativiser sur  la chute du maréchal Mobutu qui fut un complot et un coup d'Etat contre le Zaïre, comme l'a si bien démontré Charles Onana dans son livre: "Rwanda, la vérité sur l'opération Turquoise ! Bill Clinton, Tonny Blair et multinationaux voulaient mettre la main sur les ressources de la RDC. Deux dictateurs et monstres humains: Le Rwandais Paul Kagamé et l'Ougandais Yoweri Museveni seront utilisés pour attaquer le Zaïre. Mobutu malade de la prostate et soigné en Suisse ne pouvait pas réagir. Les Forces Armées Zaïroises  ne pouvaient qu'être décapitées. Léonbitch Kengo wa Dongo a acquis Mobutu remis de sommes colossales pour équiper les FAZ et même s'acheter des mercenaires pour défendre Kisangani, la troisième ville du pays, disparut dans la nature. Et revient après la chute de Mobutu pour occuper le poste du président du Sénat congolais sous occupation rwandaise. 

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L'arrivée de l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-AFDL  avec une longue marche durant sept mois,  des Kadogo aux bottes de jardinier et Kalachnikov en bandoulière, avec des armées régulières d'occupation: rwandaises, ougandaises et burundaises. L'autoproclamation de M'zée Laurent-Désiré Kabila, président de la RDC. Son assassinat au palais de marbre, le 16 janvier 2001.  Hippolyte Kanambe Kazembere Alias Kabila est catapulté sur le trône de la République démocratique du Congo par la mafia internationale pour mieux piller ses ressources. Des agressions maquillées en rébellions: Le RCD du criminel Azarias Ruberwa, le CNDP de Laurent-Nkundabatwaré et Jules Mutesi, le M23 avec  Bosco Ntangana et Steve Makenga. Le Rwanda de Paul Kagamé, Hitler noir et bourreau du peuple congolais, fait de fausses guerres contre les Interahamwe et pille les ressources de la République démocratique du Congo. Le Rwanda est même devenu le premier producteur du Coltan, minerai qui ne se trouve pas dans son sous-sol. 

En 18 ans de règne d'imposture en RDC, alias Kabila,  le vrai cheval de Troie, a affaibli l'Etat congolais. Il a contribué aux infiltrations de Rwandais dans toutes les institutions du pays. Le Congo est devenu la sixième province du Rwanda. 

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Cynique et impitoyable, Alias Kabila a pris la triste initiative de programmer l' asservissement généralisé du peuple congolais. Depuis 2001 jusqu’à ce jour, Cet imposteur brise de toutes ses forces le rêve d’un Congo nouveau ; crache sur tout le peuple congolais ; bâillonne ses libertés individuelles et collectives ; supervise des assassinats en masse et jette leurs cadavres dans des fosses communes.

On croyait que le cauchemar du peuple congolais était fini avec les élections du 30 décembre 2018, loin de là. Angwalima Tshilombo fameux fils d'Etienne Tshisekedi est allé nuitamment se vendre, après cérémonies sataniques Tshintuntu-Tshifueba a fait un odieux deal contre le peuple pour bénéficier d'une Nomination Électorale. Depuis lors, Angwalima Tshilombo est tourné en bourrique par celui qui tient les rênes du pouvoir: Alias Kabila. Tshilombo ne contrôle ni ne dirige rien. Il a volé le destin du peuple congolais pour son ventre. Il est président protocolaire. 

17 mai 1997 -17 mai 2020, c'est 23 ans  de règne des imposteurs et usurpateurs. Tshilombo fils Tshisekedi est le pantin-marionnette d'Alias Kabila. C'est lui son masque et bouclier. 

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mardi 5 mai 2020

RDC: Vassaux de pays voisins agresseurs, où est passée la fierté zaïroise?

RDC: Vassaux de pays voisins agresseurs, où est passée la fierté zaïroise?

Freddy Mulongo, Réveil FM International 

Freddy Mulongo-Mobutu 30.jpg, mai 2020

Sans être nostalgique ni dithyrambique de l'époque Mobutu, le fierté et dignité du Zaïrois hier n'a rien à voir avec l’opprobre, l'indignité, le mépris dont est victime le Congolais d'Aujourd'hui. Qui a détruit le grand Zaïre redevenu la République démocratique du Congo ? Il doit y en avoir un responsable ou des responsables...Nous étions Zaïrois, fier de l'être et un peuple uni.freddy-mulongo-mobutu-30

La force et la faiblesse des dictateurs est d'avoir fait un pacte avec le désespoir des peuples. Paul Kagamé, le dictateur rwandais massacre, tue des Congolais et pille les ressources de la République démocratique du Congo. Et pourtant hier, le gringalet tremblait devant Mobutu Sese Seko. 


"Depuis mon départ le 17 mai 1997, je ne me suis jamais prononcé sur la crise qui fouette le pays. Donc je suis sur Twitter pour en parler"
. C'est ce que l'on peut du tweet de Mobutu Sese Seko @Mobutuofficiel tweeté le 4 janvier 2016. Il faut qu'à son départ du pouvoir Facebook, Twitter, Instragram, Whatsapps, Flicker...tous les réseaux sociaux n'existaient pas. Mobutu a rejoint Twitter avec fureur pour décrier ses successeurs qui, prétendant l’avoir chassé pour rendre le Congo plus beau qu’avant, ont par contre immergé encore le pays dans une profonde misère.

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Il n'en demeure pas moins que Mobutu fut le plus grand Chef d'État de la République démocratique du Congo-ex Zaïre,  malgré ses erreurs. Ses trois successeurs par contre ne  sont  que des "Erreurs de l'histoire" !  Le Zaïre de l'époque, pour ceux qui n'ont pas vécu dans le pays, n'est pas la République démocratique du Congo  d'aujourd'hui. 

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Aujourd'hui, c'est le désenchantement à outrance. L'Udps qui a lutté durant 37 ans pour la démocratie et l'Etat de droit avec un slogan "Le peuple d'abord", au pouvoir, c'est pire qu'à l'époque de Mobutu. D'abord pour accéder au pouvoir, Tshilombo de l'Udps est allé nuitamment négocier sa Nomination Electorale, ce pantin-marionnette nommé fout la honte à toute une nation. Tshilombo qui a pensé égaler Mobutu en un an et quatre mois en jouant au Magellan s'est avéré un piètre troubadour avec ses checkuleurs de conseillers.Sous Mobutu, la diplomatie zaïroise était existante.  

Mobutu ne voyageait pas sous prétexte d'aller chercher des investisseurs. Comment Tshilombo pizzaïolo à Bruxelles n'a jamais milité dans un parti politique, ignore le fonctionnement des partis politiques Belges, comment en président nommé peut-il trouver des investisseurs ? Quelqu'un qui a investi son argent peut-il accepter du jour au lendemain voir des policiers piller son bureau comme la résidence de Muanda Nsemi ? Après avoir braqué 370 millions de dollars de la République, Tshilombo prépare la libération provisoire sournoise de Vital Kamerhe, son allié et directeur de cabinet. C'est ça l'Etat de droit. 

Un président fait l'honneur et la fierté d'un Etat. Mobutu, tout dictateur qu'il était, il faisait la fierté du Zaïre. Le fils Tshisekedi est un apprenti en tout. Mais apprendre à la présidence est le comble. Angwalima Tshilombo et Alias kabila sont liés par leur odieux deal contre le peuple congolais.

On ne peut pas critiquer le barbu de Kingakati et épargner son colistier Tshilombo. les deux méritent le même traitement. Ils sont associés et doivent partager les mêmes mécontentements du peuple.  Voilà 23 ans, que Mobutu Sese Seko a quitté le Zaïre, est-il responsable de tout. Ceux qui  combattaient son régime s'avèrent être des goujats, profito-situationnistes, girouettes politiques, politicailleurs et ventriotes. Ils sont agents du  népotisme, tribalisme, pillards de la République. En 32 ans de dictature de Mobutu, les banques suisses n'avaient trouvé que 5 millions de francs suisses. Combien à Alias Kabila en 18 ans du régime d'imposture et d'occupation ? En 1 an et 4 mois, combien a déjà Tshilombo ?

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mardi 10 septembre 2019

RDC: Le rapatriement du corps de Mobutu est-il prioritaire ?

RDC: Le rapatriement du corps de Mobutu est-il prioritaire ?

Félix Pétain Bizimungu Tshilombo faussaire, tricheur, fraudeur, Angwalima, Fakwa est un petit président Quado, nommé et illégitime. Il est en quête permanente de légitimité.

Bouddha-Mabundicrate a élévé tout seul son père Etienne Tshisekedi wa Mulumba comme Héros National, après avoir été artisan de la dictature de Mobutu, justifié la pendaison des pendus de la pentecà´te, envoyé les enfants des autres au casse pipe avec le fameux Udps, insulté Mobutu le jour et aller chercher des caftons des billets la nuit, monnayer son élection de novembre 2011... Nulle part au monde, on devient héros national du simple fait que l'on a été farouche opposant dans un pays. Il y plusieurs critères qui font d'un individu dans un pays.

A notre humble avis, Papa Simon Kimbangu mérite le titre de " Héros National". Le plus vieux prisonnier du continent avec ses 30 ans d'emprisonnement, Papa Simon Kimbangu s'est battu pour la libération du peuple congolais et africain. Pacifiste et non violent, l'ancien catéchiste Baptiste s'est battu avec des armes spirituelles contre les esclavagistes-colonialistes Belges. Il est regrettable que Papa Simon n'ait même pas une grande avenue qui porte son nom et ne soit jamais élevé au rang de Héros National.

L'Etat congolais ne peut pas décider tout seul le rapatriement du corps de Mobutu Sese Seko sans l'accord de sa famille. Nzanga Mobutu, qui est devenu amère de son expérience comme Ministre d'Alias Kabila et sa mère Bobi Ladawa sont à  Rabat au Maroc. Les autres enfants de Mobutu ont-ils été aussi contacté ? Il ne suffit pas de faire une déclaration intempestive devant les députés pour que cela se réalise !

En politique tout est calcul. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a lamentablement échoué en Equateur, à  cause de Jean-Pierre Bemba qui a soutenu Martin Fayulu, Président élu. N'est-ce pas à  Gemena, que Fayulu a eu droit à  un cheval et porter en Tipoy par après ? Quel est le bénéfice politique que compte tirer Félix Pétain Bizimungu Tshilombo du rapatriement du corps de Mobutu ?

Sous Mobutu, le Zaïre n'a jamais été agressé et envahi par des troupes Ougando-Burundo-Rwandaises. Des crimes contre l'humanité, viols massifs des femmes, hommes et enfants ne sont jamais déroulés à  l'Est de la République.

Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est ami-ami avec Paul Kagamé, dictateur rwandais et Hitler africain, qui massacre des populations congolaises, pille des ressources de la RDC.

Mobutu était un nationaliste, Tshilombo est un grand tribaliste victimaire. Il n'a pas gagné l'élection présidentielle mais en bon mafieux, il a fait un deal avec Alias Kabila pour sa nomination électorale. Il lui a assuré l'impunité.

Voleur du destin du peuple congolais, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo n'aura ni la prestance ni l'aura qu'avaient Mobutu. Signer dans le livre d'or du Rwanda, que les 12 millions de Congolais sont morts d'"Effets collatéraux", dédouaner ainsi Paul Kagamé de ses crimes au Congo, est une bêtise.

Faire venir, à  Kinshasa, Paul Kagamé, bourreau des Congolais, pour le faire ovationner au stade des Martyrs, le jour des obsèques de son père Etienne Tshisekedi, est un mépris pour le peuple congolais.

Angwalima, Fakwa Félix Pétain Bizimungu Tshilombo avait promis qu'il installerait son QG à  l'Est. Le putschiste et fieffé menteur est toujours en vadrouille partout dans le monde. Demande-t-on à  celui qui a créer le problème de le résoudre ? Pourtant, c'est ce qu'a fait Tshilombo en demandant à  la SADC d'envoyer des troupes étrangères à  l'Est. Il a volé l'élection du peuple congolais et voudrait que les Etats prédateurs et receleurs de ressources de la RDC lui viennent en aide !

La promesse de rapatrier le corps de Mobutu Sese Seko en RDC est une parole en l'air dont "TSHIVUBE" seul a le secret. Il est actuellement comme la bande des gangsteurs et bandits qui l'entourent dans une course effréné à  l'enrichissement illicite. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo veut s'enrichir comme Mobutu à  son époque. Tshilombo a vécu toute sa vie, avec l'aide de l'Etat belge: le CPES !

Il ment au peuple congolais. Monsieur 15% se ment à  lui-même et à  sa propre conscience. Mobutu a fait des réalisations pour le Zaïre. Et son père Etienne Tshisekedi wa Mulumba qu'a-t-il fait réellement ? Ne pas Héros National qui veut !

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jeudi 1 août 2019

RDC: Le "Coup d'État" contre Mobutu Sese Seko dans l'opération Turquoise de Charles Onana !

RDC: Le "Coup d'État" contre Mobutu Sese Seko dans l'opération Turquoise de Charles Onana !

Charles Onana et Freddy Mulongo, à  la sortie de la messe à  Saint-Georges, pour les obsèques de Pierre Péan à  Bouffemont

La France a perdu un grand journaliste enquêteur qui s'est éteint le jeudi 25 juillet 2019: Pierre Péan ! Depuis les années 80 ses publications ont régulièrement marqué et parfois influencé les situations politiques : souvent salué comme "investigateur", faisant polémique sur certains points, il a fait trembler toutes sortes de "puissants", risquant plusieurs fois sa peau, et sa réputation, pour sa part de vérité...

La maxime d'Albert Londres `` Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie » est encore réel. Pour Pierre Péan, les Français et les Africains étaient nombreux à  Bouffemont. L'Ami de l'Afrique et des Africains a été accompagné jusqu'au cimetière par sa famille et ses amis. Charles Onana, politicologue et journaliste d'investigation, Franco-Camerounais, devient illico presto, le dernier des Mohicans dans le travail de la vérité sur les pays des Grands Lacs. Pierre Péan " Noirs fureurs et blancs menteurs", "Carnages" et Charles Onana "Ces tueurs Tutsi" ont travaillé ensemble.

Charles Onana reprend le flambeau que lui laisse Pierre Péan ! Très bientà´t, la parution du livre "L'opération Turquoise" de Charles Onana. Dans ce livre, tout un chapitre sur "Le coup d'État de Mobutu Sese Seko". La guerre au Zaïre de Mobutu n'a rien avoir avec une Libération quelconque. C'est une guerre pour le pillage des ressources du Zaïre: minerais et terres arables.

Avec plus de 12 millions des morts Congolais, le Zaïre de Mobutu, la convoitise rapace des pays voisins pour les ressources sont insatiables. Les deux armées d'occupation Rwandaise et Ougandaise se sont battues à  Kisangani du 5 au 10 juin 2000, dans ce que l'on a appelé "La guerre de six jours" !

Le Rwanda de Paul Kagamé, Hitler africain, est aujourd`hui le premier producteur du Coltan, minerai qui ne se trouve pas dans son sous-sol. Kagame vient d'ériger une usine de l'Or. Y a-t-il au Rwanda de l'Or ? Si oui en quelle quantité ? Le Rwanda et l'Ouganda sont des pays pillards et receleurs des ressources de la RDC ex-Zaïre.

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vendredi 24 novembre 2017

Barthélemy Bisengimana Rwema "Barthos", le Gourou-infiltré Rwandais Tout-Puissant !

"Barthos Barthélemy Bisengimana Rwena, le tout-puissant directeur de cabinet de Mobutu de 1969 à  1977

Un pays ne change pas d'adresse tous les quatre matins. La République démocratique du Congo 9 pays voisins qui sont éternels. Les Mobutistes doivent la vérité au peuple congolais. Mobutu après son coup d'Etat du 24 novembre 1965, a eu besoin d'un homme "Barthos" Barthélemy Bisengimana Rwema pour asseoir son régime prédateur.

Il faut comprendre et interroger l'histoire pour mieux s'ancrer au futur. Haro aux mensonges cousues de toutes pièces pour faire porter à  M'zée Laurent-Désiré Kabila, l'entrée massive des tutsi-Rwandais avec l'Afdl en République démocratique du Congo, ex-Zaïre !

"Barthos" Barthélemy Bisengimana Rwena fut le tout-puissant directeur de cabinet de Mobutu Sese Seko durant la deuxième république. On l'avait surnommé Monsieur 10% ou 30%, le pourcentage qu'il percevait comme commission pour faire aboutir une démarche. C'est "Barthos" Barthélemy Bisengimana Rwena qui a pistonné des hirondelles rwandaises au près des membres du gouvernement et de l'administration sous Mobutu. Chaque ministre devait avoir un deuxième bureau: une hirondelle rwandaise. C'est "Barthos" Barthélemy Bisengimana qui introduisit le poison Karuho obtenu à  partir de la peau du caméléon ou de crapaud très connu au Rwanda et à  l'Est de la république démocratique du Congo.

Barthélemy Bisengimana Rwema était né à  Cyangungu, ville située au sud-ouest du Rwanda, à  la pointe sud du lac Kivu, à  la frontière avec la ville de Bukavu en République démocratique du Congo. Il avait étudié à  l'école secondaire du cercle scolaire de Butare, il fut Lauréat scientifique en 1956. Brillant étudiant, il termina ses études d'Ingénieur civil électricien du département d'électricité de la faculté polytechnique de l'université de Lovanium à  Léopoldville, actuel Kinshasa. Il a été le premier africain a être promu ingénieur civil électricien en 1961.

A l'époque être directeur du cabinet du Président de la République n'était rien d'autre qu'être son conseil juridique et coordonner la politique et l'administration. Bisengimena concevait des études, faisait la coordination technique et était en liaison avec toutes les institutions de la République. Assister le Président de la République dans l'exercice de ses fonctions, aurait permis au tutsi Rwandais de s'occuper de nominations des Président Directeurs Généraux, des Administrateurs délégués, Administrateurs Directeurs de tous les mandataires des entreprises étatiques. Tout le monde était sous ses pieds.

C'est l'ordonnance â„– 69-096 du 8 mai 1969, que le Président Mobutu a nommé comme Directeur de cabinet à  la Présidence de la République: Barthélemy Bisengimana Rwema. Il dirigea le cabinet de Mobutu Sese Seko de mai 1969 jusqu'en février 1977. C'est Maître José Patrik Nimy Mayidika Ngimbi qui va remplacer Bisengimana Rwema comme Directeur de cabinet du Président Mobutu avec la signature de l'ordonnance nº 77-043 ya 23 février 1977.

Adrienne Ekila Liyonda nommée ministre des Affaires étrangères, Maître José Patrik Nimy Mayidika Ngimbi, Directeur de cabinet et Mobutu SeseSeko

Mafieux "Barthos" a usé et abusé de l'octroi des bourses uniquement aux Rwandais y compris pour la représentation dans les institutions internationales.

Le Tout-Puissant Directeur de cabinet de Mobutu pistonna plusieurs Rwandais dans les compagnies américaines General Motor (GM), Goodyears Tire ana Rubber, Barkley Bank, City Bank, Coca Cola Enterprises, International Business Machines Corporation (IBM).

C'est "Barthos" Barthélemy Bisengimana Rwema qui a pistonné Cyprien Rwakabuba Shinga comme membre du Comité Central, commissaire du peuple, membre du bureau politique, commissaire politique et administrateur dans plusieurs sociétés étatiques.

Qui ignore que "Barthos" était propriétaire des sociétés: Groupe Rwacico, Brasimba et Nyamilina. C'est lors de la zaïrianisation qu'il avait mis la main sur Brasimba. "Barthos" Barthélemy Bisengimana Rwema a vite compris qu'il fallait qu'il se crée un empire économique. C'est alors qu'il s'est mis à  pistonner ses gars à  lui qui lui devait tout.

Ngirabatware a été nommé Président-Délégué-Général de l'Office National des Postes et Télécommunication du Zaïre (O.N.P.T.Z).

Gahunga fut Administrateur-Directeur-Général de la Société d`Exploitation Pétrolière (Zaïre SEP).

Rwigamba a été Directeur- Général de la Banque de la Communauté Economique des pays des Grands Lac (C.E.P.G.L), puis il fut aussi Directeur de la Société Financière de Développement (SOFIDE). Miko Rwayitari a été Président-Directeur-Général de la téléphonie cellulaire (TELECELL).

Oscar Habarugira a été coordonnateur du Centre National des Recherches et Investigations (C.N.R.I), service de Renseignements.

Victore Ngezayo a été P.D.G. de RMA, propriétaire de l'hà´tel les masques, actionnaire principal de Park hà´tel et mandataire de Sakima. Tabura Sebirezi fut un homme d`affaires du secteur de transport maritime du fret et conteneurs.

Nyumbahire a été Secrétaire Général de l'Agence Africaine de Distribution de Matériel (AFRIMA, Importation Matériel Roulant, Toyota, Kawasaki, Harvester), il a été aussi Administrateur-Directeur-Général adjoint de l'Union Zaïroise des Banques (UZB) et Directeur des crédits de la Banque Centrale du Rwanda.

Oswald Ndeshyo fut commissaire d`Etat, administrateur des sociétés d`Etat, consultant de l'O.U.A et Doyen de la faculté de droit de l'UNIKIN.

Kasuku, homme de main de Rwakabuba a été P.D.G d'ACOGENOKI.

Antoine Rwakabuba a été responsable des imprimeries et librairies Volcans. Cette petite liste n'est pas exhaustive encore moins discriminatoire.

"La loi Bisengimena"

La première constitution congolaise de 1964 (dite de Luluabourg) accorde la nationalité congolaise à  toute personne dont un ascendant est ou a été membre d'une tribu installée sur le territoire congolais en 1885.

Nulle part, il est question des Banyarwanda ou Banyamulenge soit antérieure à  1885, ils ne sont pas répertoriés par la colonisation belge comme une ethnie jusqu'à  l'indépendance en 1960.

"Barthos" Barthélémy Bisengimana Rwema, Directeur de cabinet du président Mobutu de 1969 à  1977, va conférer de manière automatique et collective la nationalité zaïroise aux populations rwandophones installées dans le Kivu par une loi de 1972.

Cette loi compliquera les choses, mettant les populations installées sur le territoire de la RDC avant 1885 (donc congolaises de droit) et celles provenant des flux migratoires plus récents dans la même situation créant la plus grande des confusions.

Cette décision, que certains experts considèrent comme prise dans une optique électorale, va brouiller durablement la carte. La situation s'avère d'autant plus difficile vu qu'aucun enregistrement précis des flux migratoires ne pouvait, et ne peut à  ce jour, prouver sans équivoque la période réelle de l'entrée en territoire congolais de ces populations.

Cette acquisition `` en masse » de la nationalité congolaise, couplée avec les effets pervers de la loi foncière promulguée dans le cadre de la `` zaïrianisation ».

Des hommes d'affaires, des politiques et des notables tutsis ont récupéré des terres, notamment d'anciennes plantations coloniales, redistribuées par l'Etat.

Ces acquisitions de terre ont conférer un caractère légal aux implantations foncières des paysanneries tutsies dans le Kivu, et cela en totale opposition aux usages coutumiers locaux qui gèrent la terre en régime de propriété clanique ou villageoise.

Cette situation a provoqué l'indignation des populations autochtones qui se sont estimées expropriées pour la seconde fois (la première fois par les colons belges) d'une partie de leur territoire par des tutsis qui demeurent venus d'ailleurs dans l'inconscient collectif.

Cette loi de 1972, a eu un impact politique déstabilisant, surtout dans la province du Nord Kivu, permettant en certains endroits l'acquisition d'une majorité démographique donc politique à  des groupements rwandophones, modifiant ainsi les équilibres électoraux locaux.

Jouissant d'un nouveau statut politique, économique et foncier, ces populations, ont peu à  peu réclamer plus d'autonomie au détriment des autorités coutumières autochtones.

Un climat de tension a perduré jusqu'à  ce que en 1981, par un concours de circonstances facilité par la perte d'influence des politiciens tutsis sur le régime du président Mobutu-"Barthos" Bisengimana Rwema ayant dirigé le cabinet jusqu'en 1977-, une autre loi revienne aux dispositions de 1964 et pose durablement la problématique de la `` Congolité ».

Cette loi tente de corriger les effets pervers de la loi `` Bisengimana » par une application plus orthodoxe du principe d'une nationalité accordable à  titre individuel par naturalisation.

Mais en versant dans l'extrême inverse, elle plonge dans `` l'illégalité » et la `` clandestinité » une population qui était devenue par endroit démographiquement majoritaire, notamment des localités du Nord Kivu.

Ces tergiversations politiques et administratives vont offrir un cadre institutionnel à  une compétition politico-foncière déjà  bien engagée et exacerber les tensions entre rwandophones et autochtones, avec pour conséquence la pérennisation des difficultés d'administration de la région du Kivu et l'apparition plus ou moins ouverte d'une xénophobie locale.

Celle-ci sera marquée par la consécration du vocable de "zaïrois à  la nationalité douteuse" pour qualifier tout congolais rwandophone.

Cette incapacité à  administrer le Kivu empêchera la tenue des recensements de 1986 dans cette province alors qu'ils eurent lieu partout ailleurs au Zaïre cette même année. La crise identitaire entre rwandophones et autochtones est à  l'époque d'autant plus visible que les bureaux d'état civil ne cesseront d'être incendiés dans le but de détruire les documents administratifs nécessaires à  tout octroi de la nationalité.

Entre 1991 et 1993, ces tensions vont resurgir de manière violente, notamment sur le fond du problème de représentation du Kivu à  la Conférence Nationale Souveraine, organisée à  Kinshasa pour instaurer un régime démocratique au Zaïre. Elles vont conduire à  la constitution de milices de jeunes initiant attaques et meurtres dans le Kivu.

Cette situation nécessitera l'intervention de la Division Spéciale Présidentielle, corps militaire d'élites du régime du maréchal Mobutu, pour qu'un semblant d'ordre soit rétabli. Cette `` pacification musclée des militaires de la Division Spéciale Présidentielle n'a fait que retarder la déflagration générale que l'onde de choc du génocide rwandais a précipitée.

Celui-ci, avec l'afflux des fugitifs encadrés par les Forces Armées Rwandaises en fuite et les cortèges des réfugiés fuyant l'avancée de l'Armée Patriotique Rwandaise (APR), a balayé comme un ouragan les tentatives de réconciliation et de résolution des conflits internes au Kivu ».

En effet, les conséquences du génocide Rwandais vont avoir un impact non négligeable, pour ne pas dire déterminant, sur la suite des événements et la régionalisation du conflit. Elles entraîneront la région dans les affres du cercle vicieux d'où elle peine toujours à  sortir.

La zaïrianisation initiée par Mobutu en 1974, dans la foulée de sa politique de `` recours à  l'authenticité » eu pour effets de déposséder les expatriés de leurs entreprises, fermes et domaines agricoles pour les confier à  des zaïrois et de créer une bourgeoisie d'affaire typiquement zaïroise.

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lundi 26 mai 2008

10 Questions à  Honoré NGBANDA

Honoré NGBANDA, président de l'APARECO

10 Questions à Honoré Ngbanda

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Il est " l'apôtre Paul de la classe politique congolaise ", après avoir été proche collaborateur du Maréchal Mobutu et fait un Mea Culpa public sur les années de la gestion  Mobutiste, Honoré NGBANDA par son travail de mobilisation et sensibilisation des congolais sur les dangers qu'encourent la République Démocratique du Congo, pour sa liquidation, est redevenu un acteur politique congolais de premier ordre. Le président de l'Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO) joue un rà´le prépondérant d'un éveilleur de conscience de ses compatriotes sur les méfaits de différentes guerres que subissent les Congolais, la volonté de la balkanisation de la République Démocratique du Congo, la "mainmise" des ressources minières et naturelles par les entreprises multinationales, les soutiens avérés des seigneurs de guerre par les réseaux maffieux... Honoré NGBANDA est l'un de très rares politiciens congolais-écrivains qui écrivent et publient leurs réflexions et révélations. En plus, le président de l'APARECO, maîtrise les nouvelles technologies de communication et informe par téléphone, sms, dvd, mails, site internet. Pour son mouvement, l'APARECO , le " 1+4=0 " de la transition équivaut au " 5-4=0 " des élections de 2006. Honoré NGBANDA est incontournable dans l'échiquier de la politique congolaise actuelle. Honoré NGBANDA et l'APARECO sont en " résistance " face aux schémas conçus par certaines officines obscures de la mise sous tutelle et la décapitation de la République Démocratique du Congo en tant qu'Etat-Nation. L'homme, qui ne livre plus les interviews aux journalistes, a accepté de répondre à  nos questions pour une raison l'APARECO fête ses trois ans d'existence.

1.Réveil FM: L`arrestation de Jean Pierre Bemba par la CPI a secoué voir même divisé la communauté congolaise de l`intérieure du pays et de la diaspora. Quelle est votre lecture de cet événement et quelle leçon en tirez-vous pour vous-même et pour le peuple congolais qui s`interroge ?

Honoré NGBANDA : Nous avons longuement développé notre analyse et notre évaluation dans le communiqué que nous venons de publier ce dimanche 25 mai. En substance je peux vous dire que si la classe politique et l`élite intellectuelle congolaise ne comprennent pas, à  travers l`affaire JP Bemba, le système dangereux du fonctionnement de la pieuvre de ce que j`appelle la mafia politico financière qui a conçu le plan d`occupation de notre pays pour le balkaniser et le piller à  son gré, alors elles ne comprendront jamais rien à  l`avenir. Car le cas Jean-Pierre Bemba devrait servir de cas d`école désormais à  tous ceux qui avaient encore des doutes. Nous assistons là  à  une guerre des tranchées que se mènent les lobbies occidentaux (particulièrement belges) concurrents, qui se disputent le contrat de la RDC par leurs ``protégé congolais interposés. C`est la guerre de positionnement des pions. Joseph Kabila s`est investi sérieusement dans le dossier des massacres en RCA à  l`aide de ses "amis", belges et américains. Plus d`une fois il a envoyé ses proches collaborateurs, dont l`ancien Conseiller Spécial Samba Kaputo, pour "aider" les responsables centrafricains à  accélérer le dossier en vue de couler Bemba. Malheureusement pour Jean-Pierre Bemba, il n`a pas saisi la chance qui s`offrait à  lui pour conduire le peuple congolais vers sa libération. Il a cédé au chantage pour accepter " l`inacceptable" comme il l`a dit lui-même. Et après avoir conclu ce marché des dupes, l`étau s`est refermé sur lui petit à  petit jusqu`à  l`écraser. C`était prévisible. Mais il faut que toutes les formations politiques de l`opposition congolaise, la véritable, ne tombent dans le piège en se réjouissant naïvement de la disparition probable de JP Bemba si son arrestation définitive se confirmait. Bien au contraire, tous les patriotes congolais, au-delà  des erreurs politiques que JP Bemba aurait commises, doivent resserrer leurs rangs pour asséner un coup de grà¢ce à  l`imposteur qui occupe le sommet de nos institutions. C`est cela qui est urgent. Les conséquences des erreurs de calcul de JP Bemba, loin de nous réjouir ou de nous décourager, devraient galvaniser notre énergie et nous pousser à  dépasser nos divergences pour voir l`intérêt supérieur de notre peuple. Il est dommage que la classe politique congolaise n`ait pas encore compris les jeux dangereux des lobbies mafieux et internationaux. En tant qu`africain ils devraient pourtant se référer à  la sagesse bantoue qui dit : "Soki Omeseni Kolya Na Ndoki Suka Suka Akokamata Yo Lokola Mosuni Ya Kolya », (" si tu prends l`habitude de manger avec un sorcier il finira par te considérer aussi comme de la chair à  manger"). Le reste des considérations sont largement exprimé dans le communiqué du Comité National de l`APARECO.

2.Réveil FM: L'APARECO n'a que trois ans d'existence, comment expliquer l'adhésion populaire de la diaspora congolaise? Etes-vous d'accord avec ceux qui limitent votre parti politique à la diaspora? Dites-nous, pourquoi l`APARECO qui n`existe que depuis peu fait-elle si peur aux gens au pouvoir à  Kinshasa ?

Honoré NGBANDA: Cela fait trois questions à  la fois ! Le premier facteur qui explique l`adhésion massive de la diaspora réside dans la facilité et la liberté d`accès qu`elle a à  mes messages. En effet, mes livres et mes interviews (écrits ou audio-visuels) sont librement diffusés partout à  l`étranger, tandis qu`au pays, ils sont proscrits, comme vous le savez, par le pouvoir d`occupation qui les considère comme une véritable menace pour la réussite de son plan de mise à  mort de la RDC en tant qu`Etat. En second lieu, cette adhésion massive s`explique par la pertinence et la constance de mon message qui a contribué, tant soit peu, à  révéler le plan secret de l`occupation de notre pays et à  réveiller la conscience de mes compatriotes. Cela n`a pas été facile au départ. Car, tout au début de mon come back politique, mes compatriotes tant de la diaspora que de l`intérieur du pays n`ont pas voulu réellement prêter attention au contenu réel de mon message, parce qu`ils étaient plus préoccupés par le personnage, et donc focalisés plus sur la légende liée à  ma personne que sur le contenu intrinsèque de mon message. Mais lorsque les faits que j`avais dénoncés ont commencé à  être confirmés l`un après l`autre par le cours de l`histoire, j`ai constaté avec le temps, un engouement progressif et croissant de l`élite congolaise, toutes tendances et tous à¢ges confondus, vers mon message. J`ai alors compris que ma persévérance et ma foi en Dieu venaient de payer. Cependant, au jour d`aujourd`hui, il est archifaux de prétendre limiter l`impact de l`APARECO à  la seule Diaspora. Il faut être aveugle politiquement pour y croire. A la naissance de l`APARECO en juin 2005, un leader du PPRD avait ironisé, avec l`arrogance qui le caractérise, que `` Ngbanda s`amuse avec son ordinateur dans sa chambre en Europe et il ne nous inquiète pas ». Je crois que cet homme politique doit se mordre les doigts aujourd`hui ! Car, bien que l`APARECO soit farouchement combattue par ``Kabila» et sa clique au pouvoir, elle a malgré tout réussi à  pénétrer aujourd`hui toutes les couches de la société congolaise et à  infiltrer systématiquement toutes les institutions de notre pays. Je dis bien toutes les institutions. Il n`y a pas un seul secteur de la vie nationale où les partisans de l`APARECO ne s`activent pour précipiter la fin de l`occupation. Il suffit d`observer la qualité des informations que donne l`APARECO sur l`imposteur au pouvoir pour comprendre l`ampleur de son implantation au sein des institutions de notre pays, y compris les services spéciaux civils et militaires ainsi que la police nationale et les forces armées congolaises ; Du moins ce qu`il en reste encore.

Et c`est cela justement qui explique, à  mon humble avis, la peur qui notre jeune Alliance provoque auprès des gens au pouvoir à  Kinshasa. C`est cela aussi qui contredit d`une manière flagrante la thèse qui prétend limiter l`impact de l`APARECO aux seuls congolais de l`étranger. Pourquoi le pouvoir d`occupation aurait-il si peur d`un mouvement politique dont l`influence s`arrêterait à  la seule diaspora lointaine ? La réalité est que les congolais de l`extérieur, jouissant des libertés fondamentales de leurs pays d`accueil respectifs, manifestent ouvertement leur adhésion aux idées et au combat de l`APARECO, tandis que ceux de l`intérieur du pays, à  cause de la dictature féroce qui y sévit, sont contraints d`évoluer dans la clandestinité. Malgré cette contrainte, aujourd`hui sans prétention, Kanambe et ses hommes ont perdu le sommeil parce qu`ils sont convaincus (avec raison !) que l`APARECO a pénétré même les cercles les plus fermés du pouvoir et elle pourrait ainsi les surprendre à  tout moment. Car, au sein du Cabinet de Kabila, au sein du Gouvernement, dans le Sénat comme au sein du Parlement dans son ensemble, dans l`Armée et la Police, dans les services de renseignements civils et militaires, l`APARECO est activement présente à  travers des nombreux patriotes qui ont adhérés à  l`idéal de la libération de la RDC, et qui combattent clandestinement du dedans, exactement comme ce fut le cas en Europe, particulièrement dans la France de Charles De Gaule, durant la résistance à  l`occupation nazie. Nous ne recrutons pas d`adhérents à  l`intérieur du pays, mais ce sont des compatriotes congolais qui affluent d`eux-mêmes aujourd`hui vers nous, parce qu`ils ont constaté que notre vision est juste et salutaire, et que notre cri d`alarme est pertinent. Ils ont compris que si les Congolais ne se lèvent pas aujourd`hui en bloc pour arrêter la machine infernale du processus d`occupation de leur pays, demain cela risque d`être trop tard ! Et grà¢ce à  cette adhésion populaire et massive, l`APARECO a déployé ce qu`on appelle en jargon militaire la ``cinquième colonne» qui va faire écrouler tout l`édifice du pouvoir d`occupation en place à  Kinshasa. C`est une question de temps maintenant. J`en parle aisément parce que je sais qu`ils ne pourront plus nous arrêter dans notre marche. On n`arrête pas la ``cinquième colonne», parce qu`elle n`a ni corps, ni visage. Elle n`est ni identifiable ni perceptible. Elle est comme un vers qui ronge le fruit du dedans, pour l`attraper il faut détruire le fruit lui-même. Or c`est justement là  notre objectif final. Pour arrêter la "cinquième colonne", ils sont obligés d`arrêter tout le peuple congolais! Voilà  pourquoi les imposteurs étrangers au pouvoir ont peur de notre combat parce qu`ils ne savent plus comment nous stopper. Ils ont peur de leurs propres ombres parce qu`ils nous voient désormais partout. Et ils ont raison !

3.Réveil FM: Vous avez commencé par écrire des livres pour dénoncer la mise sous tutelle de la RDC, vous vous êtes mis aux DVD, il paraîtrait que vous étiez dernièrement parti incognito au pays. N'est-ce pas risqué de jouer au James Bond 007 avec le pouvoir légitime de la RDC?

Honoré NGBANDA : J`ai aujourd`hui soixante deux ans bien sonnés, j`ai une femme, des enfants et des petits enfants que j`aime tous très fort. Croyez-vous que ce soit l`à¢ge auquel un homme responsable peut se lancer dans les aventures de ``Tintin au Congo» ou dans celles de "007" comme vous le dites? Si malgré mes responsabilités familiales j`ose risquer ainsi ma propre vie et exposer en outre ma famille que je soumets souvent à  des sacrifices énormes, c`est parce que je crois à  l`importance et à  la noblesse de la cause du combat que je mène. C`est parce que je ne cours pas derrière un quelconque intérêt matériel, mais je réponds, en ce qui me concerne, à  l`appel de Dieu pour ce peuple qu`il aime. Car je sais que Dieu a conçu un destin merveilleux pour le peuple congolais, c`est pour cela que depuis deux siècles les forces du mal s`activent pour empêcher la réalisation de ce plan divin qui va malgré tout s`accomplir bientôt aux yeux du monde. C`est ainsi qu`il faut comprendre ma démarche : il s`agit d`abord de la mémoire de nos ancêtres décimés par près de deux siècles d`esclavage et d`oppression coloniale ; il s`agit ensuite de la mémoire des millions de compatriotes fauchés par les onze dernières années de guerre d`occupation et d`exploitation qui se poursuit jusqu`à  ce jour sous la forme déguisée d`une chimère de démocratie qu`on nous impose ; il s`agit enfin de la survie de notre pays et de l`avenir de nos enfants et de nos arrières petits enfants qui risquent de devenir demain des apatrides comme les Palestiniens, parce que leurs parents et grands-parents que nous sommes ont été des inconscients, des irresponsables et des lâches qui ont laissé brader l`un des pays les plus grands, les plus riches et les plus beaux que Dieu ait donné aux hommes sur cette terre. Et vous devez surtout savoir qu`un homme qui veut sauver ses frères doit au préalable renoncer à  sa propre vie et aux considérations liées à  ses intérêts égoïstes. On ne libère pas un peuple avec la peur au ventre ! Si les Ngongo Lutete, Kimbangu, Kasa-Vubu, Lumumba, et d`autres héros du combat pour notre indépendance avaient privilégié leurs intérêts personnels et protégé leurs vies respectives, nos générations actuelles n`auraient certainement jamais joui de leur souveraineté, même si celle-ci est à  nouveau confisquée par le pouvoir d`occupation. Pour sauver l`humanité, même Jésus-Christ, tout Dieu qu`il est, a dà» donner sa vie en sacrifice. C`est un principe divin imposable à  tous. Même à  Dieu Lui-même ! Si je veux me battre pour la libération de mon peuple, je dois considérer ma propre vie comme déjà  sacrifiée d`avance. Il vaut mieux mourir pour une raison plutà´t que de vivre sans raison. Ceci dit, je peux vous assurer (ainsi que tous les patriotes inquiets) que je connais les méandres ainsi que les coins et les recoins de mon pays comme ma poche. Je m`y déplace comme un poisson dans l`eau. Les étrangers et les apprentis sorciers qui l`occupent actuellement ne sauront jamais m`empêcher d`y entrer et de m`y déplacer quand je veux et comme je veux. N`oubliez pas que la RDC est bordée de neuf longues frontières dont la majeure partie est purement artificielle et donc très poreuse.

4.Réveil FM: Pourquoi avoir choisi comme slogan:"la Résistance jusqu'à  la libération !". Libère-t-on un pays dont les autorités se disent légitimes? Comment l'Apareco pourra t-elle convaincre les parlementaires qui roulent en Prado neuve (44.000$) et sont payés 6000 $ par mois? Sans oublier les sénateurs qui bénéficient des avantages mirobolants ?

Honoré NGBANDA : Ce n`est pas un simple slogan politique creux comme on a souvent l`habitude d`entendre chez nous et ailleurs ; c`est tout un programme que nous donnons aux patriotes congolais qui ont accepté de mener le combat avec nous. " La résistance jusqu`à  la libération"  définit d`abord la quintessence de notre combat : il ne s`agit pas d`une simple opposition politique, et moins encore d`une opposition constitutionnelle, parce que nous ne reconnaissons ni la régularité ni la légalité de la mascarade électorale que les puissances occultes ont organisé dans notre pays dans le seul but de perpétuer le processus d`occupation et d`exploitation sauvage des ses richesses (les faits parlent d`eux-mêmes aujourd`hui et nous donnent pleinement raison). Il s`agit donc avant tout d`une véritable résistance à  toutes les formes d`occupation déguisée sous le manteau de la démocratie `` made in Europe ». Si vous voulez une référence historique, nous nous considérons exactement comme des "résistants français" qui s`étaient organisés sur leur terre (et ailleurs en Angleterre) pour libérer leur pays, la France, du régime de Pétain et ses "collabos" qui représentaient sur le sol français, le pouvoir ignoble de l`occupation nazie. Ne me parlez donc pas, s`il vous plaît, des "autorités qui se disent légitimes", ni des `` parlementaires  et des "Sénateurs" qui touchent sans vergogne 6000 dollars (sans compter d`autres nombreux avantages visibles et invisibles !) au moment où ceux qui enseignent leurs enfants réclament en vain 200 dollars pour nouer les deux bouts du mois ! Mais cela ne veut pas dire que tous les `` parlementaires » et `` sénateurs » sont des collabos. Loin s`en faut ! Nous avons beaucoup de patriotes parmi eux qui font partie de la ``cinquième colonne». Ils se dévoileront eux-mêmes après la victoire finale. Il s`agit ensuite d`un programme d`action : le slogan ``La résistance jusqu`à  la libération » donne en même temps le programme et le délai de notre combat. Beaucoup de congolais spectateurs (car les vrais patriotes et combattants ont d`autres préoccupations) nous harcèlent, moi et mes proches collaborateurs, soit pour exprimer leur impatience quant à  la durée du combat, soit pour exiger des informations sur l`évolution du combat. Ceux qui sont des spectateurs lointains de ce combat doivent savoir que nous ne luttons pas seulement contre le jeune rwandais (Hyppolite Kanambe) qu`on a placé depuis 2001 à  la tête de notre pays, car il n`est que la minime partie visible de l`iceberg, mais que nous luttons plutà´t contre un `` puissant monstre à  plusieurs têtes », contre une puissante ``pieuvre à  plusieurs tentacules visibles et invisibles», autrement dit, nous luttons contre une vaste alliance occulte des puissants lobbies économiques, financiers et politiques internationaux. Ces mêmes lobbies qui ont d`abord agressé le Zaïre pour chasser Mobutu du pouvoir, et qui ont ensuite assassiné LD Kabila et ``placé» le jeune rwandais actuellement au pouvoir pour ``récupérer» leurs intérêts et les protéger contre vents et marées. Il ne s`agit donc pas d`un simple jeu d`enfant, mais d`une vaste bataille décisive voire mortelle. Ca passe ou ça casse ! Si aujourd`hui je suis entré dans la clandestinité totale, c`est parce que ma tête est mise à  prix par ces puissances occultes. Mais notre combat, comme nous l`avons dit, n`aura q`un seul délai et une seule fin : la libération de notre pays et de notre peuple. Et je suis certain de la victoire finale, car j`ai confiance en Dieu qui combat pour nous, parce que notre combat est juste !

5. Réveil FM: Qu'est-ce qui vous fait le plus peur: primo, que votre parti soit infiltré par les joséphistes ? Secundo, qu'un jour qu'on vous " achète "pour travailler pour un pouvoir que vous auriez décrié par ailleurs? En un mot a-t-on voulu vous corrompre pour rejoindre la mangeoire?

Honoré NGBANDA : Je suis sincèrement très préoccupé (mais je n`ai pas peur !) par les nombreuses actions du pouvoir en place à  Kinshasa visant à  infiltrer des taupes dans les rangs des patriotes et combattants congolais, ou à  retourner par la corruption les cadres actifs et engagés au sein de notre Alliance. Depuis le début de cette année, des montants faramineux sont débloqués par Kanambe pour atteindre cet objectif. Je suis même au regret de vous dire que les ``joséphistes», comme vous les appelez, ont déjà  réussi quelques rares cas de ``retournement» des membres officiels de l`APARECO qui croient que je ne le sais pas encore. Mais comme je suis très bien organisé par mes réseaux au sein même de leur propre camp, je suis de très près l`évolution de toutes leurs opérations contre l`APARECO. Il est même arrivé souvent que je connaisse l`identité des cibles qu`ils ont repérées autour de moi avant même qu`ils envoient leurs sbires pour les contacter. Alors je prends tout mon temps pour observer et m`organiser en fonction du résultat final du contact secret. Je ne vous dis pas comment. C`est mon secret. Ne l`oubliez pas, avant d`être un leader politique, j`ai été d`abord un officier de renseignement, et je n`ai pas perdu mes réflexes ! C`est pourquoi, j`attire l`attention des patriotes sur cette stratégie du pouvoir d`occupation qui consiste à  ``retourner» à  coup de dollars des vrais patriotes déjà  crédibles et engagés dans le combat de libération. Une fois ``retournées», ces taupes (qui bénéficient déjà  de la notoriété de leur statut de ``patriotes et combattants») ont pour mission de créer la confusion, la division, le doute et la suspicion dans les rangs de la résistance pour l`affaiblir et la détruire de l`intérieur. Des millions de dollars ont été injectés par le pouvoir d`occupation au sein des ambassades de la RDC en Occident et au sein de la diaspora congolaise pour la réalisation de cette sinistre mission.

En ce qui me concerne personnellement, je ne me fais aucun souci. Car au début, les étrangers au pouvoir dans notre pays étaient persuadés qu`aucun congolais ne pourrait résister à  la tentation de la corruption par l`argent ou le pouvoir. Mais après plusieurs vaines tentatives dont la dernière me suggérait même de proposer moi-même le montant et le poste à  occuper, les vautours au pouvoir dans notre pays se sont résolus de chercher carrément ma tête! En attendant, ils recrutent des gens partout, y compris dans `` l`opposition », pour me salir avec toutes sortes de bobards et de quolibets susceptibles d`embrouiller les esprits, de créer des doutes et de démobiliser les résistants et les combattants les plus engagés. Ne soyez donc pas surpris par les attaques de certains `` leaders de l`opposition » qui me prennent ces derniers temps, ainsi que d`autres `` leaders d`opinion », pour leurs cibles de prédilection au lieu de se focaliser sur l`ennemi qui occupe le pays. Vous avez là  l`un des signes de reconnaissance de ces ``taupes» du pouvoir. Cette stratégie-là  est réellement dangereuse car beaucoup de nos compatriotes croient facilement aux rumeurs ! Mais par-dessus tout, il y a le Maître de la vie, Jésus-Christ, qui seul tient ma vie entre ses mains et reste au contrà´le absolu de toutes les circonstances sur toute la terre. Rien ne saurait m`arriver !

6. Réveil FM: Vous êtes entouré par les jeunes, comment expliquez-vous l'engouement de la jeunesse congolaise à  votre parti politique?

Honoré NGBANDA : Je considère sincèrement que c`est l`un des plus beaux cadeaux que le Seigneur Jésus m`ait fait dans ce combat. Car cela a été depuis toujours mon grand souci et mon rêve le plus ardent : la relève. Parce que j`estime que j`appartiens à  la génération qui est responsable de la débà¢cle que connaît actuellement notre pays, car les étrangers qui occupent et pillent aujourd`hui notre pays ont profité de nos erreurs et de nos fautes pour s`accaparer de nos terres. J`estime donc que notre génération porte une lourde responsabilité, et elle a par conséquent l`obligation et le devoir d`aider la nouvelle génération montante (la jeunesse) à  prendre d`abord conscience des erreurs de leurs aînés et parents que nous sommes pour ne plus tomber dans les mêmes pièges que nous, et à  s`assumer ensuite pleinement pour faire de ce beau pays un paradis pour les générations à  venir. J`estime que notre génération a le devoir de mettre son expérience à  la disposition de la fougue d`une jeunesse engagée et déterminée, afin de placer de nouveau notre pays la RDC sur la rampe de lancement vers un développement intégral. Un expert wallon du ministère belge de l`agriculture a fait allusion récemment à  Kinshasa sur les prévisions des experts mondiaux et de l`Union européenne sur la place de la RDC dans le monde agricole de demain. Il a déclaré que selon les prévisions de ces experts mondiaux, dans les années à  venir, la République Démocratique du Congo, notre pays, est appelée à  nourrir un milliard d`hommes sur notre planète, compte tenu de son potentiel agricole! Comme vous voyez, il n`y a que nous congolais qui n`appréhendons pas encore l`importance stratégique réelle de notre pays dans le monde. C`est pour cela que j`estime que notre jeunesse doit être préparée mentalement, moralement et intellectuellement à  assumer pleinement le rà´le à´ combien stratégique que notre pays devra jouer demain sur l`échiquier international.

7. Réveil FM: Vous qui êtes un analyste politique de notre pays, lorsque par exemple Jacques Matanda parle de la `` Zimbambweisation » de la RDC, êtes-vous d'accord avec lui? Quelle est la véritable influence du Zimbabwe et de Robert Mugabe dans les affaires congolaises?

Honoré NGBANDA : Dans toutes les circonstances, il faut savoir hiérarchiser les priorités. Ne détournons donc pas l`attention du peuple et des patriotes congolais du danger principal qui menace notre peuple ainsi que l`existence même de notre pays en tant qu`Etat. Il est vrai que lorsque Laurent Désiré Kabila a rompu les accords secrets qu`il avait signés avec les agresseurs (africains et occidentaux) du Zaïre de Mobutu, ses anciens maîtres et alliés qui l`avaient utilisé pendant la guerre comme un simple paravent n`ont pas accepté qu`il s`érige tout d`un coup en défenseur des intérêts du peuple congolais et de la RDC. C`est alors qu`ils ont décrété sa mort, politique et physique, et lui ont déclaré la guerre en 1998. Et comme il n`avait jamais eu une véritable armée composée de véritables fils et filles du pays pour se défendre, LD Kabila eut recours à  d`autres alliés dont principalement les Angolais et les Zimbabwéens, pour faire face à  la nouvelle attaque des rwandais et des ougandais contre son pouvoir. Et il est vrai que Mugabe et ses généraux ont saisi cette opportunité pour piller sans vergogne nos richesses et se sont appropriés des riches mines stratégiques de notre pays, sous prétexte de régler les frais relatifs à  ``l`effort de guerre» et à  leur ``soutien» à  LD Kabila. J`ai moi-même dénoncé, avec force et détails, ce pillage sauvage dans mon dernier livre `` Crimes organisés en Afrique centrale », ainsi que dans mes autres interventions écrites et orales. Cependant, nous ne devons pas perdre de vue la menace principale. En effet, le Zimbabwe ne constitue pas aujourd`hui le danger principal pour l`intégrité territoriale de la RDC. Ce sont plutà´t le Rwanda et l`Ouganda (avec leurs dirigeants politiques et militaires) qui constituent l`origine et l`essence même du danger qui nous menace, parce que ce sont eux qui ont des visées annexionnistes sur notre territoire national. Et grà¢ce à  l`appui des lobbies financiers et politiques occidentaux avec lesquels ils partagent des intérêts communs, les chefs d`Etat de ces deux pays, Museveni et Kagamé pour ne pas les citer, ont conçu et orchestré successivement deux guerres d`occupation contre notre pays en 1996 et en 1998. Aujourd`hui, d`autres pays voisins de la RDC, devant le déficit d`autorité de l`Etat et devant l`absence d`une véritable armée nationale congolaise forte et dissuasive, manifestent eux aussi des velléités annexionnistes des portions importantes de nos terres pour y exploiter nos richesses. Voilà  à  mon humble avis là  où se situe la vraie menace pour aujourd`hui et demain.

8.Réveil FM: La communauté internationale a présentée les élections dites libres, démocratiques et transparentes comme un vrai paravent pour ramener la paix en RDC or nous allons facilement vers notre deuxième année sans que la paix soit présente ni acquise. Quelles sont les actions concrètes qui peuvent ramener la paix?

Honoré NGBANDA : Vous venez de toucher là  au cœ“ur même de la problématique de la crise congolaise et à  l`essence même de notre combat. Permettez-moi donc de faire un bref rappel historique pour rafraîchir les mémoires. L`origine des deux guerres qu`on a imposées aux zaïrois ou congolais en 1996 et en 1998 n`est pas interne mais externe. Plus personne n`en doute aujourd`hui. Or, quand il a fallu mettre fin à  cette série de guerres à  rebondissements, les complices des nos agresseurs rwandais et ougandais au sein des puissants lobbies occidentaux ont initié, pour brouiller les pistes, ce qu`ils ont pompeusement appelé le "Dialogue inter congolais". Ils ont laissé tranquillement dans leurs pays les vrais agresseurs de la RDC qui ont allumé le feu dans notre pays et qui continuaient toujours à  tirer les ficelles de la guerre et à  armer les milices congolaises encadrées et soutenues par leurs généraux, pour réunir les "protagonistes" congolais qui n`avaient aucun pouvoir de décision pour ramener la paix dans notre pays. C`est pourquoi jusqu`à  ce jour, notre peuple n`a toujours pas recouvré la paix et la sécurité tant désirées! Ce fut là  le premier piège dans lequel toute la classe politique congolaise est tombée, la tête la première, suite à  une vaste opération de charme et d`"achat des consciences" des cadres politiques congolais à  Sun City et à  Pretoria. De ce dialogue est né, comme vous le savez, un monstre politique à  cinq têtes qu`on a ironiquement appelé "1+4", et on lui a confié la gestion d`une période de transition de 3 ans avec une mission spéciale de préparer les élections. Et pour permettre à  ce monstre politique d`accomplir sa mission, les maîtres à  penser de ce "dialogue inter-congolais" ont rédigé pour leurs "élèves" un agenda, ou mieux, une feuille de route à  respecter dans les délais, avant l`organisation des élections "démocratiques et transparentes". Ils ont à  cet effet, fixé eux-mêmes cinq conditions qu`ils ont baptisées de "préalables" aux dites élections. Ce qui signifie, selon la langue française, que si ces cinq objectifs ("préalables") ne sont pas atteints, on ne peut pas organiser les élections. Or au bout de trois années de transition, le constat fut lamentable : aucun des cinq "préalables" n`a été réalisé, et cela pour une seule raison majeure. Parce que le pion des agresseurs rwandais à  la tête de notre pays, "Joseph Kabila", avait systématiquement saboté toute tentative de constituer une armée réellement congolaise, condition sine qua non pour le rétablissement de la paix et de la sécurité à  travers tout le pays. Tout observateur sérieux et objectif savait pourtant que sans ce préalable-là , il était inconcevable d`envisager l`organisation des élections dans un pays occupé, divisé et sans armée capable de ramener la paix et de défendre l`intégrité du territoire menacée par des visées annexionnistes de certains pays voisins bien connus et qui pis est, sont à  la base de cette crise. Mais curieusement, les pays européens membres du `` Comité International d`Accompagnement de la Transition », C.I.A.T. en sigle, sous l`impulsion personnelle du "parrain" de "Joseph Kabila" ("Tonton Louis Michel", Commissaire Européen à  l`Aide Humanitaire), décrétèrent d`autorité l`organisation des élections, arguant que les élections allaient apporter des solutions (miracles?) à  toutes les crises y compris celle relative à  la sécurité à  l`Est de la RDC.

Ils ont mobilisé l`armada européenne jamais déployée en Afrique depuis la seconde guerre mondiale, pour dissuader l`opposition congolaise et le peuple congolais à  s`opposer à  leur schéma. Mais la vérité était que la communauté internationale estimait qu`elle avait suffisamment consenti de dépenses pour la transition congolaise, et qu`il ne fallait plus envisager une quelconque prolongation. Nous avons malgré tout levé la voix pour inviter la classe politique congolaise à  ne pas commettre sa dernière erreur qui lui serait fatale, en acceptant l`organisation bâclée des élections sur fond de crise sécuritaire et identitaire. Mais rien n`y fit ! Aujourd`hui, comme vous le constatez, deux ans après les élections, la crise sécuritaire est loin d`être résolue, l`unité et la souveraineté nationale sont plus que jamais compromises, et comme une cerise sur le gâteau, le Secrétaire Général de l`ONU, Monsieur Ban Ki Moon, vient de reconnaître l`impuissance des hommes de la MONUC à  endiguer l`expansion d`une nouvelle crise en République Démocratique du Congo. Alors que tous les signes qui annoncent la tempête apparaissent déjà  à  l`horizon. Et nous voilà  pris comme des rats dans le piège qu`on nous a pourtant tendu sous nos yeux. Misérable !

Quant à  l`action primordiale à  entreprendre pour ramener la paix dans notre pays, il n`y en a pas deux ! Il faut commencer par créer une véritable armée réellement congolaise qui soit forte et dissuasive, capable de mater toutes les forces extérieures et intérieures qui constituent des sources de menace d`instabilité, de conflit et d`insécurité pour notre pays et notre peuple. Or malheureusement, Joseph Kabila qui représente et protège les intérêts des ses frères rwandais fait tout pour empêcher la mise sur pied de cette armée, parce qu`il sait qu`elle constitue un danger mortel pour les visées annexionnistes du Rwanda et de l`Ouganda sur notre pays. Même les rapports des experts de l`Union Européenne en RDC durant la transition ont clairement dénoncé cette attitude coupable de Joseph Kabiila. Aujourd`hui encore, deux ans après les fameuses élections, notre armée n`est toujours pas constituée, tandis qu`il (Kabila) poursuit officiellement l`incorporation massive des troupes rwandaises dans les structures de notre armée, et qu`il s`atèle à  assassiner, la nuit comme le jour, les officiers militaires congolais pour accentuer le déséquilibre interne au sein de notre armée en faveur des étrangers! Voilà  la cruelle vérité devant laquelle la majorité d`élites politiques congolaises préfère pratiquer la politique de l`autruche !

9. Réveil FM: 44 officiers congolais dont la majorité est originaire de la province de l'Equateur refusent d'aller à  Kitona et préfèrent mourir au CPRK où ils sont détenus. Doit-on parler d'une mutinerie? Quel est l`état des lieux de notre armée?

Honoré NGBANDA : Le cas des 44 officiers congolais que l`APARECO a fortement dénoncé constitue plutôt une illustration de la stratégie rwando-ougandaise que je viens de décrire, et dont l`application est confiée au pion des étrangers placé à  la tête de l`Etat congolais. Je veux parler de celui qui se fait appeler "Joseph Kabila". A l`image de ces 44 officiers qu`il a décidé d`extraire furtivement du CPRK pour les éliminer froidement la nuit, se déroule actuellement une vaste opération de "nettoyage" des officiers et des soldats congolais à  travers tout le pays. Je vous informe que nous avons des hommes au sein des FARDC, de la DEMIAP et de la PIR qui nous informent chaque jour sur les exécutions sommaires des officiers et des soldats ex-FAZ et ex-Tigres. Dans l`entre-temps, des bataillons d`officiers et de soldats rwandais sont régulièrement envoyés dans nos bases militaires de Kitona et de Kamina pour y suivre des formations accélérées en vue de leur ``brassage» (entendez incorporation au sein des FARDC) ! Moralité ? Après quelques mois, si cette double opération d`élimination des officiers et soldats congolais d`un cà´té, et d`incorporation massive des officiers et militaires rwandais de l`autre se poursuit sans entrave, "Joseph Kabila" aura réussi à  mettre sur pied son "armée congolaise" à  lui, mais dominée par les rwandais! Ce qui lui permettra alors d`asseoir confortablement et définitivement sa dictature pour mà¢ter les congolais d`un cà´té, et permettre à  ses frères de parachever tranquillement l`annexion de l`Est de notre pays au Rwanda et à  l`Ouganda. Devons-nous croiser les bras et le laisser arriver jusqu`à  ce point de non-retour ? Je préfère laisser à  chaque élite congolaise le soin de réponde à  cette question selon sa conscience !

10. Réveil FM: Qu'est-ce qui motive votre engagement politique? Quel Bilan faites-vous de nos 48 ans d'indépendance? Quels sont les atouts de la RDC aujourd'hui?

Honoré NGBANDA : Ce qui motive mon engagement politique, c`est ma foi en mon Seigneur et Sauveur Jésus-christ. En effet, si j`avais tenu compte du jugement, de la vision et de l`opinion que mes propres compatriotes et d`autres gens à  travers le monde ont de moi, je n`aurais jamais osé entreprendre quoique ce soit en public! Mais ce que les hommes disent et pensent de moi n`a aucune valeur ni aucun effet sur moi. C`est uniquement ce que Dieu dit de moi qui compte à  mes yeux, car Lui seul me connaît et connaît les profondeurs de mon cœurr. Je suis aujourd`hui, et je serai demain ce que Dieu a décidé que je sois vis-à -vis de ma famille et de mon peuple. Et cela, personne ne pourra changer même un d`un iota! C`est cette vérité-là  qui constitue réellement la source de ma force et de ma confiance dans ce que je fais aujourd`hui. Rien d`autre.

Quant au bilan de 48 ans d`indépendance de notre pays, il est largement négatif dans presque tous les domaines. La démocratie n`a pas progressé du tout. Le niveau de vie des congolais qui était le même que celui des Sud Africains en 1960 a reculé de plusieurs dizaines d`années, au-delà  de l`époque coloniale: des congolais se promènent aujourd`hui nus comme des vers dans certains coins reculés de la République, les maladies endémiques éradiquées il y a plusieurs dizaines d`années ont refait surface à  cause de la pauvreté et de l`insalubrité. Par contre, le pillage des ressources nationales, le détournement des deniers publics par les gouvernants ont battu tous les records car, selon les révélations des experts de FMI et de la Banque Mondiale, ils ont atteint un niveau jamais égalé dans l`histoire de notre pays. Quant à  la souveraineté nationale et l`intégrité de notre territoire national, elles sont plus que jamais menacées et compromises….

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mardi 14 août 2007

RDC: La Peine de mort, sacrilège contre la vie

Dans un pays comme la République Démocratique du Congo où la justice est très politisée, où " les commanditaires de crimes ne sont jamais inquiétés". Dans un pays où " les loups lettrés tondent et égorgent les moutons ignares ", le refus d'une justice qui tue doit être encourager et appliquer. La peine de mort fait sienne la pratique de l'assassin en l'assassinant à  son tour. La peine de mort tombe dans le piège secret que lui tend le crime: celui de verser le sang en l'appelant châtiment. Elle ne protège pas la société des hommes et femmes libres, elle la déshonore. Le danger est que par son exécution, l'acte du criminel devient celui de la justice. La peine de mort est vengeance et non pas justice.

Peine de mort, héritage de l'esclavage et colonisation Belge

En 1885, lors de la conférence de Berlin où l'Afrique fut partager comme un gâteau d'anniversaire aux puissances de l'époque, contre les revendications de la France et le Portugal, le souverain des Belges , Léopold II aura le Congo qui en superficie est 80 fois la Belgique, pour lui tout seul: sa possession personnelle. En une vingtaine d'année, le pillage des richesses du Congo, notamment l'ivoire et le caoutchouc, délégué à  des compagnies privées, vont assurer au monarque une fabuleuse fortune. Mais des voix vont s’élever et dénoncer l'exploitation éhontée à  l'origine de cette richesse: travaux forcés imposés aux Congolais, mutilations de tous ceux, y compris les femmes et enfants, qui ne respectent pas les quotas de production. En 1908, Léopold II sera contraint par les britanniques de céder " sa colonie " à  la Belgique. La politique esclavagiste de Léopold II aurait fait des millions de victimes congolaises a en croire les écrits de joseph Conrad, Hearl of Darkness (Au cœur des ténèbres) ou encore Adam Horchschild, les fantômes du Roi Léopold. A l'époque coloniale, le droit en vigueur était un ensemble des règles mises au point afin de réaliser , sauvegarder et développer les intérêts du colonisateur, fut ce au prix d'indicibles humiliations pour le colonisé. Le droit pénal n'était pas congolais mais belge. La colonisation fut un régime de terreur, d'intimidation pour assurer la pérennité de son oeuvre. La condamnation de Msiri, qui n'était pas aussi un enfant de cœur, à  Bunkeya dans le Katanga, coupable de s'être opposé à  la " civilisation " qui n'était au fait que la colonisation est un exemple patent.

Sous Mobutu Sese Seko

Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat le 24 novembre 1965, Mobutu Sese seko ira plus loin que ses maîtres colonisateurs. Pour mieux asseoir son pouvoir qui ne deviendra qu'une dictature. Le 2 juin 1966, après un procès qui n'avait duré en tout et pour tout que quelques minutes, les conjurés de la pentecôte: Evariste Kimba, Anany, Bamba, et Mahamba seront pendus au pont Gabu, au lieu où est érigé le stade des martyrs. Sous Mobutu, Le code pénal va porter de 9 à  16 le nombre d'infractions politiques. Présenté comme l'ennemi public n°1, l'homme le plus haï de la communauté nationale. La mort tragique de Pierre Mulele marquera les esprits. En accord avec les autorités du Congo-Brazzaville, pierre Mulele, le ministre de l'éducation nationale du gouvernement Lumumba accepta de retourner dans son pays accompagné de Justin MBOMBOKO, premier ministre de l'époque. Le 2 octobre 1968, le lendemain de sa traversée du fleuve congo pour Léopoldville-Kinshasa,vers 17h, officiellement on va li annoncer que la population l'attend au stade et se prépare à  le saluer comme l'un des dignes fils du pays. Pierre MULELE sera acheminé au camp KOKOLO où les militaires l'attendaient pour le torturer: " on va lui arracher les oreilles, coupé le nez, tiré les yeux des orbites pour les jeter à  terre. On lui arrachera les organes génitaux. Toujours vivant, on lui amputera les bras, puis les jambes, les restes humains seront noués dans un sac et immergés dans le fleuve Congo". Seule personnalité a avoir échappé à  la peine de mort, Sous le régime dictatoriale de MOBUTU, seule une personnalité échappera à  la peine de mort prononcée, Nguz Karl -I -Bond. Arrêté le 13 août 1977 pour haute trahison, le Ministre des affaires étrangères n'aura la vie sauve que grâce à  sa notoriété et la pression internationale.

Le régime de l'AFDL

On ne fait jamais une révolution pour se venger mais plutôt pour apporter les correctifs nécessaires pour un véritable changement. Or sous l'ALFDL, la Cour d'Ordre Militaire (COM) juridiction d'exception aura battu tous les records en matière d'exécution. Jugeant les militaires et les civils, la COM hautement liberticide sera une juridiction de terreur. Le colonel Charles Alamba, ancien procureur général près de la Cour d'Ordre Militaire aura semé la terreur par une répression judiciaire aveugle. Qualifié de " Boucher ", les congolais le craignaient tellement qu'ils le croyaient capable d'exécuter, lui même les personnes qu'il venait de condamner à  mort dans un procès. La COM a symbolisée la dictature de l'AFDL et Charles Alamba a envoyé plus d'une personne à  la potence, par la cruauté de ses réquisitoires qui étaient dans l'ensemble moutonièrement suivis par la cour. Contre les présumés assassins de M'zée Laurent Désiré Kabila, le procureur de la COM, Charles Alamba avait requis pour 115 des 135 accusés la peine de mort. Sur les 30 condamnés à  mort, le 7 janvier 2003, à  l'issue d'un procès fleuve, 30 personnes seront condamnées à  mort, dont Eddy Kapend. D'après les informations en notre possession, 16 sont dans les couloirs de la mort, 2 personnes sont décédées après la condamnation et d'autres se sont évadées. Rappelons qu'Amnesty International et les Ong de droits de l'homme avaient dénoncés les exécutions à  la même date où semble t-il , 15 personnes condamnées à  mort par la COM avaient été exécutées en secret à  la périphérie de Kinshasa. S'agit-il des évadés dont nous parlons?. Retour de la manivelle, dans l'affaire Steve Nyembo, le colonel Alamba sera condamné à  la peine de mort par la Haute Cour Militaire (HCM). Plusieurs préventions ont été mises à  sa charge: assassinat, association des malfaiteurs, terrorisme...

Les pièges de la peine de mort pour les journalistes congolais

Les autorités congolaises actuelles proviennent des " élections libres, démocratiques et transparences", la 3e République devra être celle de la démocratie, de la liberté et celle du respect des droits de l'homme. Or les tribunaux militaires , celui de Butembo en plein stade condamnant six étrangers, quatre ougandais et deux kényans, présumés assasins du compatriote d'AL Qahida, commerçant de rénom dans cette contrée de la République mais aussi cité dans les rapports des nations-unies sur le trafic d'armes; celui des assassins du confrère Bampuwa wa Muamba, et même ceux présumés de Franck Ngyke et son épouse Hélène Mpaka, prouvent à  dessein que la peine de mort n'est pas encore abolie en République Démocratique du Congo. Où se situent les pièges :

1. Dans un pays où les militaires sont impayés comment comprendre que les hommes en uniformes puissent refuser l'argent qu'on leur propose pour laisser les journalistes en vie. La nuit du du 2 au 3 novembre 2005, Lorsque Franck Ngyke sortit de sa voiture mercedes pour ouvrir le portail de sa maison au quartier Mombele dans la commune de Limete. Il avait été abordé par 4 hommes cagoulés et armés, en civils, qui attendaient le couple dans la rue, selon les témoins occulaires. Le rédacteur en chef du quotidien la Réfrence Plus, Franck Kangundu avait tenté de négocier avec ses tortionnaires, en leur proposant de les emmener dans voiture pour leur offrir de l'argent, mais les quatre hommes lui avait répondu qu'ils avaient été envoyer pour le tuer. Le couple avait été abattu par balles, sous les yeux de plusieurs voisins. Quant à  Bampuwa wa Muamba, certes, il y a eu vol le 8 mars 2006 dans la résidence familiale du quartier Malandi dans la commune de Matete où il résidait avec son neveu. Les assaillants avaient acceptés l'argent proposer. Mais dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 juillet 2006, où Bampuwa fut assassiné, les meurtriers avaient refusé l'argent et lui avaient signifié qu'il venait pour le tuer.

2. Le 3 novembre 2005, le lendemain de l'assassinat de Franck Ngyke et son épouse Hélène Mpaka, une marche pacifique de protestation avait été organiser; de même une marche pacifique de colère, une journée sans médias la veille de l'inhumation Bampuwa le 17 juillet 2005 par les professionnels des médias. A chaque fois, la marche avait pour finalité le dépôt d'un mémorandum auprès du vice président Azarias Ruberwa, en présence de tous les ministres membres de sa commission politique, défense et sécurité. Ce dernier a toujours promis de diligenter une enquête sérieuse en vue de traquer les assassins et d'organiser un procès public et leurs commanditaires allaient être lourdement sanctionnés. Mais nous sommes tous d'accord pour dénoncer les manoeuvres dilatoires et parodie de procès. Dès le départ notre démarche a toujours été pacifique, et nous n'avons jamais céder à  la violence car les journalistes congolais sont dans la majorité acquise à  la paix. Exemple pendant que le corps de Bampuwa était encore sous la tente ardente à  YMCA, les policiers nous avaient gazés avec des bombes lacrymogènes. Le corbillard étant bien entouré qui l'escortait à  pas de tortue, les policiers utiliseront plus d'une fois les bomes lacrymogènes pour disperser les professionnels des médias, ils finiront par encadrer le corbillard par deux camions et le cortège roulera à  tombeau ouvert jusqu'au cimetière de la Gombé. Plusieurs confrères arrivèrent en retard au cimetière.

3. L'Union Nationale de la Presse Congolaise (UNPC), l'Observatoire des Médias Congolais (OMEC), l'Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), Journalistes en danger (JED) ainsi que toutes les organisations professionnels des médias doivent réfuter que les présumes assassins de nos confrères soient des condamnés à  mort. Il nous faut de vrais commanditaires et non pas des fretins qui par leur métier sont habitués à  obéir et à  tuer sur ordre. La démocratie défend la liberté et reconnaît toute vie comme sacrée. L'homme , on le sait est un animal qui tue. Sacrilège contre la vie, la peine de mort, est de surcroît inutile. Jamais, nulle part, elle n'a réduit la criminalité sanglante. Réaction et non dissuasion, la peine de mort n'est que l'expression légalisée de l'instinct de la mort. Si nous nous battons pour la dépénalisation des délits de presse en République Démocratique du Congo, c'est pour mieux remplir nos missions notamment celle d'informer les populations congolaises sans qu'à  chaque fois nous soyons inquiété pour nos écrits ou nos dires. La démocratie doit bénéficier à  tous les congolais sans exception et non seulement à  une frange de la population.

4. Journalistes de la paix et pour la paix, les journalistes congolais doivent accompagner notre pays pour la naissance et l'instauration de la démocratie. Véritable chemin de croix car face au crime et à  l'outrage , la justice d'une démocratie doit refuser la vengeance et la mort. La justice doit mettre les assassins hors d'état de nuire et respecter leur vie. Elle doit punir mais pas tuer. Accepter que les présumés de nos confrères soient exécutés pour leur crime, la profession sera perdante aujourd'hui, demain et pour toujours.

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