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mardi 31 décembre 2019

Négrophobie-Afrophobie Sud-africaine: Président de la CCRSA, Charlie Mingiedi agressé en décembre 2019 !

Charlie Mingiedi, président du CCRSA

Pendant que les uns et autres se préparent à  déboucher des bouteilles pour le réveillon de nouvel an 2020, Réveil FM International tient à  rappeler que Charlie Mingiedi, président de la Communauté Congolaise de l'Afrique du Sud (CCRSA) a été victime d'une agression qui aurait pu être dramatique. "C'était le jeudi 5 décembre 2019. J'ai été victime d'une agression par un groupe de bandits qui m'ont d'abord assommé et qui m'ont tout pris... à‡a s'est passé au centre-ville de Johannesburg à  19h. (...) L'un de nos membres était dans la difficulté et a demandé l'aide de la CCRSA et comme les autres membres du bureau n'étaient pas disponibles, j'étais obligé de faire cette démarche car il y avait une urgence. Arrivée en ville de Johannesburg, il n'y avait pas d'électricité. J'ai été donc obligé d'aller à  Sandton dans le Mall de Mandela Square où j'ai effectué la transaction sans problème. C'est en rentrant au centre-ville de Johannesburg que j' ai été attaquer par un groupe des inciviques non-identifiés. Attaqué au niveau de la nuque, je me suis retrouvé par terre. J'ai perdu connaissance durant quelques minutes. En tombant, je me suis mordu la langue qui a été perforée occasionnant une plaie béante. A mon réveil, j'étais par terre, à  même le sol... Il est impossible de dire si j'avais reçu au niveau de la nuque et du cou: des coups de poings, une planche, une barre de fer, un pot de fleur... Les urgentistes qui m'ont secouru se sont préoccupés surtout à  me rétablir dans ma santé. J'ai dà» passer un IRM et prendre des cachets pour mon rétablissement physique, psychologique et physiologique.

Qui en veut à  Charlie Mingiedi au point d'attenter à  sa vie ? "En tant que président du CCRSA, j'ai pris plusieurs positions pour soutenir, dans la légalité, les démarches de droit d'asile, de mes compatriotes et autres africains. Les exilés, réfugiés et demandeurs ont pour devoir de s'intégrer dans le pays d'accueil, en respectant les lois du pays qui les accueillent". (...) Avant mon agression, j'ai été victime des menaces pour le travail qu'abat la CCRSA abat pour le compte de la communauté. Les communiqués de la CCRSA font peur aux gens qui font souffrir les ressortissants congolais vivant en Afrique du sud, pas seulement les ressortissants congolais même aussi ceux de la diaspora africaine car la CCRSA défend tout ressortissant fait partie de la diaspora africaine dont la CCRSA est membre.

Le mandat de Charlie Mingiedi va jusqu'en avril 2020, agression et menaces le font-il peur ? "Je suis élu par la communauté. J'investis mon énergie pour défendre la communauté qui m'a élu. Je suis président de la CCRSA jusqu'à  la fin de mon mandat".

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mardi 15 octobre 2019

Afrophobie-Négrophobie Sud africaine: Charlie Mingiedi, le président de la Communauté Congolaise tire la sonnette d'alarme !

A cause de la dictature de Mobutu, de l'agression-invasion-occupation Ougando-Burundo-Rwandaise avec l'Afdl, le régime d'imposture d'Alias Kabila...En souffrance, le peuple congolais erre à  travers le monde, alors que la République démocratique du Congo par ses ressources est l'un des pays riches en Afrique. 300 000 Congolais vivent en Afrique du Sud, certains sont devenus des citoyens sud-africains. C`est la plus grande diaspora en Afrique du Sud. Etre demandeur d'asile, réfugié ou exil ne signifie pas être un mouton prêt à  aller à  l`abattoir. Les Congolais ont été victimes de l'afrophobie sud-africaine. Le ministre sud-africain des relations internationales et de la coopération, Dr Naledi Pandor, a attribué les causes des violences xénophobes aux préjugés à  l`encontre des ressortissants d`autres pays africains et mis les attaques sur le dos de l`afrophobie. La communauté congolaise qui devait comme les autres ressortissants africains, compter sur son ambassadeur. L'esbroufe Bene M`Poko, qui profite bien de son titre pompeux "doyen du corps diplomatique en Afrique du Sud", a fait une sortie médiatique pour doucher à  l'eau froide la communauté congolaise: `` jusque-là , la seule personne qui est décédée, c`est Bienvenu Mulenda. Il a été tué par des voyous qui l`ont trouvé dans une station de bus. Il a été plusieurs fois poignardé. Il a donc été victime du banditisme, de la criminalité et non de la xénophobie ».

On comprend vite que le fameux Bene M'Poko protège ses intérêts. Et Bené Mpoko compte bien sur la continuité du régime en RDC, est aphone, joue aux abonnés absents. Il n'aide pas la communauté congolaise. Les Congolais en Afrique du Sud ne comptent pas sur leur ambassade. La société civile est débout.

Charlie Mingiendi, président de la Communauté Congolaise en République Sud-Africaine (CCRSA)

Ce sont les pires émeutes xénophobes en Afrique du Sud depuis 2008 quand 62 personnes avaient été tuées dans des circonstances similaires. Ces événements ont entraîné de vives réactions dans de nombreux pays africains, dont le Nigeria qui a été le théà¢tre de violences contre les intérêts sud-africains, en représailles aux attaques xénophobes. Le propriétaire d'Air Peace Airlines, Chief Allen Onyema, a rapatrié ses compatriotes Nigérians. 600 citoyens Nigérians d`Afrique du Sud ont regagné leur pays.

Tout a commencer au mois d`aoà»t 2019 à  Pretoria après la mort d`un sud-africain au niveau de Taxi Rank de SunnySide. Les chauffeurs sud-africains vont manifester contre les vendeurs des drogues et la situation va se dégénérer et on va assisté au pillage dans les shops des étrangers... Il y a des victimes des coups et blessures. Après ces événements fà¢cheux , les sud-africains vont lancé des messages par le truchement des réseaux sociaux pour déclarer la guerre aux étrangers qui auront lieu le 2 et 3 septembre 2019. C`est comme ça que la communauté congolaise va perdre l`un de nous, un jeune homme qui venait de Musina ( ville de la province de Limpopo) où il était parti renouveler son permis des réfugiés, il s`appelait Bienvenu Mulenda. Il sera poignardé par les sud-africains au taxi Rank de BLOEMFONTEIN dans la province de Free State. C`est la première victime des attaques xénophobes dans la communauté congolaise. Après ces deux jours de tristesse mémoire, les sud-africains vont encore promettre des nouvelles attaques le 8 et 9 septembre, où la communauté congolaise va enregistrer plusieurs cas soit poignardé ou tabassé... Donc, il y aura des agressions physiques et des blessures enregistrées à  Pretoria, Durban, Cape Town, Western Cape et Johannesburg.

Voici la liste des congolais tués pendant les attaques xénophobes après celui de Bloemfontein:

Rajabu tabassé, poignardé et décédé à  Durban;

Erick Ndagora Kungula tabassé à  mort, il est décédé le 6 octobre 2019, à  l`hà´pital à  Western Cape

Bienvenu Mulenda a été poignardé par des Sud-africains au taxi Rank de Bloemfontein dans la province de Free State

Emani Mananga tué le 3 octobre 2019

Voici la liste des rescapés congolais:

Paul Ebondo attaqué et tabassé à  mort à  Turfontein-Joburg

Enoch attaqué et tabassé à  mort à  Cape Town

Léonard Mutombo poignardé, le 4 octobre 2019, à  Johannesburg

La fillette de Monsieur Jules Mukidi , poignardé le 7 octobre 2019, à  Cape Town

Guylain Pindi attaqué, tabassé et jeté hors d`un train en marche le 27 septembre 2019, à  Cape Town

La CCRSA, a écrit deux mémorandums au HCR et à  la ministre des relations internationales et coopérations pour dénoncer toutes ces atrocités et demander la réinstallation des réfugiés. Mais, elle a aussi demandé que le Home Affairs puisse créer un espace de dialogue permanent avec les responsables des communautés des pays étrangers, plus précisément la diaspora africaine. Et madame la ministre des relations internationales et coopérations a emboîté le pas en demandant à  son tour de créer une commission bipartite entre la DIRCO et la diaspora africaine au mois de septembre 2019 à  Pretoria. La CCRSA a condamné avec la dernière énergie cette énième tragédie contre ses ressortissants et aussi cette xénophobie institutionnelle qui bloque les étrangers à  vivre dans la légalité en Afrique du Sud. La CCRSA a demandé au gouvernement sud-africain de changer leur politique d`immigration et surtout de respecter la CONVENTION DE GENàˆVE. Les ressortissants congolais doivent savoir que la CCRSA n`est pas contre le sit-in des réfugiés devant les bureaux de HCR, qu`elle a d`ailleurs soutenu cette action mais à  cause des débordements et récupérations de la situation que nous avons levé le ton pour mettre en garde nos concitoyens.

La communauté a le devoir de protéger et de défendre toutes les 3 catégories des congolais qui sont: - Les Expatriés; - Les réfugiés; - Les sans-papiers. La CCRSA n`est pas là  pour prendre la place de notre ambassade mais elle est là  pour être un pont entre cette institution diplomatique et ses ressortissants. Il faut marteler que la CCRSA n`est pas au service d`un individu diplomatique mais elle travaille en collaboration avec l`ambassade et à  ce titre, elle mérite respect et considération comme une institution de facilitation, car elle s`occupe de toutes les 3 catégories des congolais qui demande beaucoup de sacrifices surtout tout se fait bénévolement par l`amour de la patrie. Nous demandons par contre à  nos concitoyens de faire confiance à  la CCRSA car elle n`appartient pas à  un individu ni à  un groupe d`individus mais elle appartient à  tous les congolais vivant en Afrique du Sud. Nous martelons encore une fois au sujet des associations congolaises que, la CCRSA ne vient pas écraser ou ignorer celles-ci qui ont existé avant sa création, mais elle est ouverte à  elles pour un travail commun avec comme seul intérêt: le bien-être du congolais. Tout en respectant sa propre devise: `` LA COMMUNAUTÉ CONGOLAISE EST UNE ET INDIVISIBLE ».

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vendredi 30 mai 2008

La " Négrophobie " Sud-africaine !

L'Afrique du Sud d'aujourd'hui rappelle le Far West de la fin du XIX siècle:c'est une terre d'une formidable dynamisme où tout est possible et où la criminalité est aussi brutale qu'omniprésente. L'Afrique du Sud affiche l'un des taux d'assassinats les plus élevés du monde pour un pays qui n'est pas en guerre. Les attaques négrophobes, contre les autres africains:Zimbabwéens, Mozambicains, Malawites, Somaliens, Congolais et Nigérians, qui ont débuté le 11 mai dernier dans le bidonville d'Alexandra à  Johannesburg et se sont propagées à  d'autres townships du pays, qui ont fait plus de 50 morts, des centaines de blessés et au moins 25.000 déplacés, ne sont pas fortuites. Le fait que 40% de la population noire soit sans emploi, explique-t-il tout ? La police a procédé à  plus de 500 arrestations. Même si les incidents sont désormais moins nombreux, grà¢ce à  un impressionnant déploiement de la police et de l'armée, les déplacés continuent d'affluer dans des camps de fortune, souvent proches des commissariats. Des milliers doivent dormir dehors, par des températures proches de zéro la nuit. L'armée a été déployée dans la banlieue de Johannesburg, pour la première fois depuis 1994 et la chute de l'apartheid. Ce qui rappelle l'époque où l'ancien régime de la minorité blanche avait recours aux militaires pour réprimer les émeutes des noirs contre sa politique raciste. Les violences en cours risquent de peser lourd sur la préparation de la Coupe du monde de football, l'Afrique du Sud ayant été désignée pour organiser l'événement en 2010.

Trois policiers sud-africains viennent en aide à  une victime de violences négrophobes, le 18 mai 2008 à  Reiger Park. Photo Réveil FM International

Au moins cinquante noirs ont été assassinés en ce mois de mai dans les townships des alentours de Johannesbourg, par des gens qui, encore récemment, étaient eux-mêmes victimes de l'apartheid, le plus impitoyable système d'exploitation raciale délibérée du XIXe siècle.

L'une des victimes de la flambée de violences en Afrique du Sud. Photo Réveil FM International

Dans certains cas, les victimes ont été brà»lées vives, d'autres ont été égorgées voire lapidées.

Comment expliquer cette explosion perverse de " négrophobie ?"

Quand des ressortissants de pays africains situés plus au nord envisagent d'émigrer vers le sud, ils partent pour les mêmes raisons que d'autres vont en Europe ou que les Mexicains, les Cubains et les Salvadoriens se rendent aux Etats-Unis. L'Afrique du Sud est la superpuissance du continent, Johannesbourg la ville la plus prospère de toute l'Afrique. Pour l'immense majorité des noirs sud-africains, la réalité économique n'a rien de beau. Car sous l'apartheid, il fallait veiller à  ce que les Noirs ne soient pas à  même de concurrencer les Blancs pour les meilleurs postes. Les gouvernements successifs de l'apartheid ont appris aux Noirs à  être " des coupeurs de bois et des porteurs d'eau ". Le Zimbabwéen ou le Nigérian moyen a de grandes chance d'avoir bénéficié d'une meilleure éducation qu'un Sud-africain. Aujoud'hui, les noirs Sud-Africains ne peuvent même pas concurrencer les Noirs étrangers pour les emplois modestes.

La cause profonde de la violence en Afrique du Sud n`a presque pas changé depuis l`époque de l`apartheid. Selon le Centre for the Study of Violence and Reconciliation (CSVR) de Johannesburg, aujourd`hui comme dans les années 80, le taux élevé de criminalité avec violence s`explique par l`exclusion économique et sociale.

Ce qui a changé, c`est la conjoncture. à€ l`époque de l`apartheid, la population voyait une forme de protestation politique dans tout acte contribuant à  rendre un township ingouvernable — un acte qui serait maintenant jugé criminel. `` Si l`apartheid criminalisait toute forme de manifestation politique, la lutte pour la libération politisait les actes criminels », explique Graeme Simpson, directeur général du CSVR.

Afin d`élaborer des stratégies pour renverser la situation, le CSVR a analysé les causes, l`importance et les caractéristiques de la violence en Afrique du Sud à  mesure que le pays se démocratisait.

Les 30 membres de l`équipe de recherche ont examiné les caractéristiques et l`importance de la violence en Afrique du Sud pendant la période de transition entre l`apartheid et la démocratie. Ils se sont intéressés à  six champs d`étude : la violence dictée par la vengeance et l`autodéfense, les ex-combattants, les étrangers (immigrants), les foyers et leurs résidents, les forces de sécurité publique, et les militants pour la démocratie et leur famille. La Violence and Transition Series en est le résultat. Ces rapports distincts quoique connexes traitent de la violence au cours de la période allant de 1980 à  2000.

Une population brandissant les bà¢tons contre une autre tribu comme ici contre les autres frères immigrés, cette image n'est pas l'apanage des seuls Sud-Africains sur notre Continent

Criminalité, vérité et réconciliation

Selon Simpson, le passage de l`Afrique du Sud à  la démocratie pluripartite a fait naître dans les esprits l`idée qu`il existe deux sortes d`actes criminels : ceux qui sont politiques et ceux dont la nature est purement criminelle. Cette idée, dit-il, la Truth and Reconciliation Commission (TRC) sud-africaine l`a consacrée en définissant la violence politique en fonction de la situation des différents partis ou mouvements politiques. La TRC avait été chargée par le gouvernement Mandela d`enquêter au milieu des années 90 sur les atrocités commises à  l`époque de l`apartheid et de trouver des coupables. Elle a amnistié les personnes passées aux aveux complets capables de prouver que leurs actes avaient servi une quelconque cause politique. Ce qu`on l`on souhaitait, c`était apaiser les esprits et prévenir de nouveaux cycles de querelles raciales et ethniques.

La TRC, poursuit Wilson, a sanctionné une `` forme privilégiée de violence » en accordant parfois l`immunité à  des personnes qui, malgré leur intention criminelle, pouvaient établir un lien entre leur acte, par exemple un meurtre, et une organisation politique. Les personnes ayant demandé à  être entendues par la Commission étaient en majorité des criminels reconnus et incarcérés.

Sur ce mur tagué par les négrophobes, on peut lire la liste des pays africains suivants:

MOZAMBIQUE

NAMIBIA

NIGERIA

SENEGAL

SOMALIA

SWAZILAND

TANZANIA

RWANDA

UGANDA

ZAMBIA

ZIMBABWE

Une crise nationale

Les stratégies de lutte contre la criminalité avec violence ne tiennent pas compte de la complexité de la situation sociale, estime Simpson. `` Les gens s`imaginent qu`il suffit de s`entendre sur le plan politique, de démocratiser les structures gouvernementales et d`adopter un programme de développement pour redresser la situation de la violence dans la société sud-africaine. »

Dans ce pays où la répartition de la richesse est une des plus inégales au monde — les centres commerciaux rutilants y cà´toient les townships insalubres —, l`enjeu de la lutte contre l`apartheid était tout autant l`accès équitable aux ressources économiques que l`accès au pouvoir politique.

Or, même dans la nouvelle Afrique du Sud pluriraciale, peu de chances s`offrent aux jeunes sur les plans social et économique. Le ministre sud-africain du Travail a récemment qualifié la situation du chà´mage chez les jeunes de crise nationale, la proportion de jeunes diplà´més incapables de se trouver un emploi atteignant les 60 %.

àŠtre pauvre dans un pays riche donne envie d`avoir une vie aisée — ou, pour certains, de se tourner vers le crime.

Le prestige et les privilèges

Aux yeux d`un nombre peu important quoique non négligeable de jeunes exclus, l`attrait du crime tient aussi à  d`autres facteurs. En Afrique du Sud, le criminel professionnel se trouve plongé dans une culture particulière — un réseau aux multiples ramifications qui possède ses propres symboles et son propre langage. Les jeunes hommes qui décident de vivre dans la criminalité disent qu`ils `` s`en vont prendre leur service ». Leur façon de s`exprimer montre que le crime est considéré comme un moyen d`acquérir prestige et privilèges. D`un certain point de vue, l`appartenance à  un gang est l`expression de la débrouillardise des jeunes, un genre de réaction à  l`exclusion sociale.

`` Le milieu du crime possède sa propre hiérarchie, explique Tjovito, un jeune interviewé par le CSVR. Vous grimpez les échelons un à  un jusqu`à  ce que vous fassiez des affaires qui rapportent vraiment gros. Une fois parvenu au sommet, vous inspirez le respect, un peu comme si vous transigiez à  la bourse de Johannesburg. »

`` Pour cerner les caractéristiques de la violence en Afrique du Sud, il importe de bien connaître l`exclusion », juge Simpson.

Le CSVR a donc entrepris d`intervenir sur différents plans en créant par exemple un bureau d`aide aux réfugiés, des projets sur les rapports raciaux, la violence et la réconciliation, des groupes de soutien thérapeutique aux ex-combattants, des programmes de prévention de la violence dans les écoles, et des projets d`initiatives jeunesse. La recherche sur les ex-combattants a permis d`élaborer un projet pilote en facilitant notamment la prise en compte des besoins de soutien psycho-social dans la stratégie de démobilisation. à€ cet égard, Sasha Gear, auteur du rapport de recherche, a présenté des exposés au comité de la démobilisation, et le Military Veterans Advisory Board a sollicité ses avis. Étant donné que le `` problème » des anciens combattants commence à  peine à  retenir l`attention, il est un peu tà´t pour prédire quels seront les résultats de ces interventions, précise Simpson.

à€ partir de la recherche sur l`autodéfense, le CSVR a également proposé au Gauteng Department of Safety and Liaison de faire un examen approfondi de la situation locale de la violence des justiciers.

`` Cette recherche indispensable a aidé le CSVR à  élaborer des stratégies générales de consolidation d`une paix durable et de réconciliation dans le cadre aussi bien de nos projets pilotes d`action locale que de nos interventions d`orientation et d`éducation du public, ajoute Simpson. Nous avons beaucoup appris au sujet des constantes et des variantes de l`évolution de la violence dans les démocraties embryonnaires ou les sociétés qui viennent de connaître une guerre civile intense. Ces leçons, nous les avons intégrées dans la façon bien à  nous dont nous abordons la prévention de la violence et la consolidation de la paix. »

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