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vendredi 3 novembre 2017

Nouvelle-Calédonie: Edouard Philippe mouille son costume à  un an du référendum d`autodétermination !

Le Premier ministre arrive à  l'hà´tel Cassiny qui jouxte l'hà´tel Matignon

Matignon, c'est la "Tour de contrà´le de la France". Avec ses 1m94, le Premier ministre Edouard Philippe dépasse par sa taille. Il est facilement reconnaissable parmi de centaines d'individus. Bosseur, sans coups de menton, Edouard Philippe est un juppéiste qui s'assume. Le PM est le premier de la Vème république à  faire entrer la barbe à  Matignon. Son style est cash nommer les choses, ne pas esquiver, phrases courtes, formules rapides... Il partage la même vision de la Ve République que le président de la République. A Emmanuel Macron, le discours stratégique, A Edouard Philippe, le discours de la méthode ! Les styles des deux hommes seront complémentaires.

Ils sont une vingtaine autour de la table. Réunis ce jeudi 2 novembre au matin à  l`hà´tel de Cassini, qui jouxte les jardins de Matignon, les membres du comité des signataires de l`accord de Nouméa, chargé depuis 1998 d`assurer le suivi du processus décolonial en Nouvelle-Calédonie, des élus calédoniens pro et anti-indépendance, sauf deux absents, deux leaders opposés:Jean-Marie Tjibaou pour le FLNKS, et Jacques Lafleur pour le RPCR, décédés depuis. A l'ordre du jour deux éléments clefs : la question posée et la composition du corps électoral.

Le référendum d`autodétermination organisé en novembre 2018 dans cet archipel de l`océan Pacifique. Comme le veut la tradition, cette réunion, la seizième du genre, est présidée par le premier ministre Édouard Philippe, qui est venu chercher les délégations en début d`après-midi pour les conduire à  l`hà´tel de Matignon, où les échanges se poursuivent en comité restreint.

L'exécutif prend très au sérieux le référendum sur l'indépendance qui doit se dérouler à  la fin de l'année prochaine en Nouvelle-Calédonie. "Il faut le scrutin soit sincère, transparent, surveillé", a prévenu le Premier ministre Edouard Philippe. Il faut que "les choses se passent dans les conditions les meilleures possibles, qu'on arrive à  une organisation du référendum de 2018 qui fait consensus et qui reste dans un climat extrêmement apaisé", a abondé la ministre des Outre-mer, Annick Girardin.

L`accord de Nouméa, signé le 5 mai 1998, reconnaissait pour la première fois les `` ombres » et `` lumières » de la colonisation. Il affirmait aussi la légitimité sur ce territoire du peuple autochtone kanak et des `` nouvelles populations » installées à  partir du XIXe siècle, et engageait la construction d`un `` destin commun », autrement dit d`une identité calédonienne multiculturelle. C`est toujours dans cet esprit qu`Édouard Philippe souhaite préparer le scrutin de novembre 2018.

`` Il faut aborder [...] cette consultation avec un esprit fait à  la fois de fierté et de très grande concentration », a répondu le Premier ministre à  une question du député Les Constructifs de Nouvelle-Calédonie, Philippe Gomès. Rappelant la nécessité de `` déterminer des règles claires, incontestables, transparentes d`inscription sur la liste électorale afin que personne ne puisse après la consultation remettre en cause les conditions de son organisation », le chef du gouvernement a également insisté sur le fait que le scrutin devait être `` sincère », `` transparent » et `` surveillé ».

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