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mercredi 9 octobre 2019

RDC: Campus de Recherche IITA Président Olusegun Obasanjo à  Bukavu ?

Véritable camouflet pour Tshilombo. Annoncés par la présidence congolaise, les présidents Paul Kagame du Rwanda, Pierre Nkurunzinza du Burundi et Uhuru Kenyatta du Kenya n'ont plus fait le déplacement. Même Alias kabila, qui quitte très rarement son bunker de Kingakati, sauf avec l'avion présidentiel de la RDC s'envoler pour la Chine ou le Zimbabwe a été annoncé. Tshilombo est KO debout ! Le motif des absents n'a pas été communiqué.

Le directeur régional de l`Institut international de l`agriculture tropicale (IITA) de Kalambo au Sud - Kivu, Teranya Sanginga, a annoncé que particularité de ce deuxième laboratoire agricole de la République démocratique du Congo (RDC), est sa capacité à  faire la cartographie digitale des sols du Congo. Dans un premier temps, nous allons faire la cartographie digitale des sols du Congo, nous ne pouvons pas travailler dans l'aveuglette pour le moment sur l'espace du Congo. Ici au Congo, nous prenons le manioc seulement, vous allez à  l'équateur, le manioc c'est 50 tonnes par hectare aux alentours de Mbandaka, Kisangani, ça descend mais c'est toujours très bon sans les engrais chimiques, 35 tonnes par hectare, ici à  Bukavu c'est 1 tonne, très dégradée et souvent on ne connait pas, et pour vous donner l'exemple au Nigeria, parce que nous faisons beaucoup les maniocs, quand vous faites très bien au Nigeria, on fait 25 tonnes. Donc sans effort à  l'équateur dans la zone de Yangambi, nous pouvons produire le double de ce que le Nigéria produit, ça c'est tout simplement l'exemple de ce que nous ferons avec la cartographie digitale du sol a déclaré M. Sanginga.

Pourquoi le Campus de Recherche IITA Président Olusegun Obasanjo à  Bukavu ? C'est la question que la majorité de Congolais se posent. L'ancien président Nigérian, Olusegun Obasanjo rappelle la rébellion du Rwandais Laurent Nkundabatwaré et le M23 sur le sol congolais. Leur danse macabre, le dimanche 16 novembre 2008 à  Jomba dans l'Est de la République démocratique du Congo, est demeurée mémorable. La pilule amère ne passe pas. Depuis plusieurs années Laurent Nkundabatwaré, après ses odieuses crimes en République démocratique du Congo, est rentré dans son pays le Rwanda. Jouissant de l'impunité, il se cure les dents à  Giseny. Il n'a jamais été extradé en RDC pour répondre de ses crimes et du M23. Les fins limiers de Réveil FM International ont trouvé, l'articlé publié en 2011 dont voici:

Obasanjo verrait bien Kagame diriger la République démocratique du Congo

Par Freddy Mulongo, mercredi 7 septembre 2011 Freddy Mulongo-Réveil FM International

C'est le cable WikiLeaks qui l'a relevé. Olusegun Obasanjo, ancien président de la République fédérale du Nigeria et envoyé spécial des Nations unies, pour tenter de trouver une issue au conflit dans l'est de la République démocratique du Congo, aurait déclaré que Joseph Kabila n`est pas apte à  diriger un grand pays comme le Congo et qu`au contraire, il voit en Paul Kagame l`homme parfait pour cette tà¢che. Ces propos ont suscités bien des interrogations. Pourquoi Kagame ? Pourquoi la RDC ? Que cache ce parti pris? Après le tête à  tête avec l`ambassadrice américaine auprès des Nations-Unies le 10 octobre 2009, l`ancien président nigérian Olusegun Obasanjo aurait déclaré que Kabila semble dépassé par sa présidence, qu`il n`a ni la capacité, ni les connaissances requises pour diriger ce géant au cœ“ur de l` Afrique. C`est ce que nous révèle le contenu des échanges publiés sur le site WikiLeaks. L`homologue nigérien aurait également dit regretter que Paul Kagame, l`actuel président rwandais, ne soit pas celui qui dirige le Congo.

Olusegun Obasanjo et Laurent Nkunda à  Jomba dans l'est de la République démocratique du Congo, le dimanche 16 novembre 2008

Ce dernier est décrit par Obasanjo comme étant un homme providentiel ayant `` un leadership et connaissances requises pour diriger un pays aussi complexe tel que le Congo ». En comparant Kabila et Kagame, Obasanjo avoue trouver Kabila `` très sensible et peu sà»r de lui ». Il est vrai que l`ancien homme fort du Nigéria connait très bien la région des Grands Lacs puisqu`il a été émissaire des Nations -Unies en République Démocratique du Congo en 2008 durant la crise liée aux hostilités entre le gouvernement congolais et la rébellion de CNDP dirigé par Laurent Nkunda. C`est pourquoi son point de vue ne saurait être interprété comme un simple fait du hasard.

Le président rwandais, Paul Kagame

En effet, pourquoi Obasanjo souhaite-t-il voir Paul Kagame, pourtant fort contesté, prendre les commandes de l`État congolais? Et qu`à  maintes reprises, Kigali s`est déclarée en faveur de la révision des frontières pour rattacher l`Est de la RDC au Rwanda. Rappelons-nous qu`en 1994 au lendemain de la victoire militaire du FPR, l`ancien président Rwandais, Pasteur Bizimungu, déclara ouvertement que les frontières des actuels États africains étaient des purs produits du fait colonial et donc arbitraires. Bizimungu en déclarant cela avait en tête les frontières tracées entre la RDC et le Rwanda. L`intéressé s`était convaincu que la première devait céder ses territoires de l`Est aux populations rwandaises. Des déclaration à  ne point négliger quand on sait que le Rwanda souffre de surpeuplement. Rappelons-nous aussi que le défunt président Rwandais, Juvénal Habyarimana, avait lui aussi refusé le retour des milliers de réfugiés Tutsi qui avaient fui le Rwanda depuis les années soixante, prétextant un manque d`espace. Quand ces derniers ont conquis le pouvoir en 1994, ils furent confrontés au même problème, légitimant ainsi les discours présents. Donc il y a d`une part le refoulement vers l`Ouest d`un surplus des populations rwandaises et d`autre part, l`attrait des richesses minières que regorgent cette région.

Cet appétit des richesses minières de la RDC que le régime de Kigali affiche coïncide avec les intérêts des puissances occidentales et nombreuses multinationales.

Le président congolais, Joseph Kabila

Une attitude néo-coloniale qu`est celle de l`exploitation massive des ressources africaines en vue de répondre aux besoins créés par l`ouverture de nouveaux marchés. Face à  cette exigence de garantir l`accès aux ressources, certaines puissances du nord compteraient ainsi sur des régimes sans scrupules, comme celui de Paul Kagame, pour débroussailler le chemin, rendant de facto l`homme fort de Kigali et sa clique les véritables `` sous traitants officiels d`une mondialisation sanguinaire en Afrique noire » - selon les dires du spécialiste de la région des Grands Lacs, Charles Onana. L`invasion et la déstabilisation de la RDC ont exposé ce nouveau rà´le que les puissances du nord ont assigné à  ces régimes, celui de servir de police transcontinentale en Afrique: en garantissant l`accès aux ressources minières, de même qu`une influence et hégémonie totales. Et cela passe par la déstabilisation des régimes en place pour créer un climat de chaos et d`anarchie qui emboîtent les pas aux aspirations de l`impérialisme occidental, notamment.

L`idée d`Obasanjo, fuitée par Wikileaks peut être interprétée comme un message d`alerte face à  une incontestable balkanisation avec l`aval des `` grands » de la planète. Si Obasanjo voit en Paul Kagame un homme providentiel, taillé pour diriger le Congo, c`est surtout que le premier voit dans le second le `` pion » idéal servant au mieux les intérêts des nouvelles puissances. Ainsi, avoir à  entendre de tels propos de la bouche d`un leader africain, ne devrait en rien nous surprendre quand on sait que la majorité des élites africains s`est purement résignée aux volontés des puissants de ce monde.

Jomba, dimanche 16 novembre 2008, la danse macabre entre Obasanjo et Nkundabatwaré, un criminel au Congo.

Nous reproduisons la réaction de novembre 2008 sur notre site d'un congolais de face à  cette danse des sorciers:

Aux images inhumaines et insupportables que nous avons pu voir ces derniers jours de ces longues colonnes de déplacés du Kivu, dépourvus de tout et jetés sur les routes comme de chiens galeux, il faudrait désormais ajouter cette image intolérable, insultante, révoltante et inacceptable, cette image inqualifiable et abjecte de cette danse qu' Obasanjo et Nkunda nous ont offerte lors de leur rencontre à  Jomba. Alors que le sang de congolais versé à  Kiwanja par les assassins à  la solde de Nkunda est encore frais, Obasanjo n`a pas hésité, sans la moindre once de respectabilité ni de compassion pour ces victimes innocentes congolaises, à  danser sur leur cadavre, après nous avoir gratifié d`un ignoble spectacle de chaleureuses et amicales accolades avec un chef rebelle. Ce comportement indigne semble être la marque de fabrique de représentants de l`Onu au congo, on a encore tous en mémoire les révérences de ce colonel indien de la Monuc, qui avait tenu, avant son départ, à  déclamer toute son admiration et tout son amour à  Nkunda, son frère d`armes. A voir danser Obasanjo et Nkunda, nul doute qu`ils venaient de sceller, sur le sang de congolais, un pacte tel que seul Satan et ses serviteurs en ont le secret mais il n`est pas difficile d`imaginer que les congolais en seront, une fois de plus, les victimes, les nouvelles revendications de Nkunda nous en donnant déjà  un aperçu. En effet, après nous avoir bassiné pendant plus de quatre ans et fait de la protection de la `` minorité tutsi congolaise » son cheval de bataille number one , Laurent Nkunda vient de changer son ordre de priorités en s`inventant une nouvelle raison pour justifier son combat : Les contrats chinois. Tout comme les européens, Nkunda exige la renégociation de tous les contrats signés par le gouvernement congolais avec des entreprises chinoises. Curieuse coïncidence n`est-il pas ? Cette revendication sur les contrats chinois, loin d`être du populisme dans le chef de Nkunda devrait être considérée comme une indication, une constante de ce que l`Europe veut donner comme orientation à  la gestion du Congo. Cette revendication ne constitue, ni plus ni moins qu`une menace supplémentaire hypothéquant davantage notre avenir. D`où l`urgence plus qu`impérieuse qui s`impose aux congolais que nous sommes de nous inscrire le plus rapidement possible comme acteurs actifs de notre sort plutà´t que comme spectateurs passifs du devenir de notre pays.

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