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samedi 30 novembre 2019

Procès Onana: Richard Gisagara risque de se casser des dents !

Paris, Charles Onana, drapé du drapeau de la Cà´te d'Ivoire par la diaspora ivoirienne. Photo Réveil FM International, archives

Richard Gisagara, c'est la terreur en toute puissance. L'avocat de Pontoise, dont l'appartenance au FPR et des accointances avec Paul Kagame dictateur Rwandais et bourreau du peuple congolais-ex-zaïrois ne sont plus à  démontrer. Et le bras droit de Kagamé se croit tout permis en France comme s'il était au Rwanda. Des faussaires de l'histoire et assassins de la mémoire des victimes du génocide rwandais sont à  Kigali et non pas à  Paris. Le 8 avril dernier, il s'est s'autorisé ce qu'un avocat ne pouvait pas faire. Il a fait pression au club Mediapart pour dépublier l'article mis en ligne de Charles Onana: 6 avril 1994-6 avril 2019, 25 ans de mensonges, de silence sur l'assassinat de deux chefs d'Etat africains! Culotté, Richard Gisagara s'est réjouit sur son compte Twitter de cet ignoble réussite. On se croirait en France sous l'occupation de IIIè Reich des Nazis où le bà¢illonnement des journalistes étaient monnaie courante. Je l'avais appelé pour lui signifier ma désapprobation. Il m'avait répondu, c'est sa cliente "Communauté Rwandaise de France" qui lui avait demandé cette démarche comme si celle-ci était au dessus des lois. Ne fallait-il pas passer par un juge pour déplubier l'article de Charles Onana sur mon site ? Culotté, Richard Gisagara, cet extrémiste Kagamiste s'est autorisé de porter plainte contre moi d'avoir osé publier Charles Onana. Je suis victime de double peine: dépublication et procès !

Richard Gisagara, bras droit de Paul Kagamé en tenue du FPR-Rwandais !

Journaliste Congolais, je soutiens la démarche de vérité de Charles Onana. Digne fils d'Afrique, journaliste aguerri et politologue expérimenté sur les pays des grands Lacs. La République démocratique du Congo est victime d'agression-invasion Ougando-Rwandaise. Paul Kagamé, le dictateur Rwandais et bourreau du peuple congolais (ex-Zaïrois), 12 millions de morts, est le plus grand pyromane, criminel et Négationniste du génocide qu'il a commis au Congo-ex-Zaïre. Paul Kagamé est le Conquistador, pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo ex-Zaïre. Paul Kagamé est l'instigateur, le promoteur et le financier de toutes les rebellions qui endeuillent l'Est de la République démocratique du Congo: Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) et ils se sont déclarés Mouvement du 23 Mars (M23) dont les revendications sont rwandaises et non congolaise. James Kabarebe, qui a été chef d'Etat Major sous Laurent-Désiré Kabila, lorsque ce dernier avait décidé que les Rwandais qui l'avaient aidé à  accéder au pouvoir rentraient chez eux au Rwanda. N'est-ce pas le même James Kaberebe devenu Chef d'Etat Major au Rwanda, qui a déclenché la seconde guerre d'agression contre la RDC, le 2 aoà»t 1998 ? James Kabarebe n'est-il pas le ministre de la Défense de Paul Kagamé ? Comment peut-on se déclarer Congolais le matin et le soir être Rwandais ? Le criminel Laurent Nkundabatwaré qui a commis des crimes imprescriptibles en RDC, pour échapper au Tribunal Pénal international, n'a-t-il pas brandi sa nationalité rwandaise acquise paraît-il en 1991 et agité même sa carte de membre des services de renseignement obtenue en 1994, prouvant ainsi qu'il avait joué un rà´le important dans la chute du régime rwandais d'Habyarimana. Bosco Ntanganda, qui vient d'être condamné à  30 ans de prison à  la CPI, Sultani Makenga, Jean Marie Runinga et autres criminels Rwandais patentés ne sont-ils pas au service de Paul Kagamé ? Comment Richard Gisagara pense-t-il nous imposer le génocide des rwandais alors même que ces sont des rwandais qui commis le plus grand génocide en RDC, un génocide silencieux que personne ne veut voir car l'objectif premier est le pillage des ressources ? Un régime politique ne devrait pas dicter sa lecture de l'histoire aux universitaires et aux scientifiques, mais plutà´t les données, les sources, l'analyse et la méthode. Concernant les événements de 1994 au Rwanda, le régime de Paul Kagamé s'attache les services de certains universitaires et de nombreux journalistes pour attaquer, discréditer et finalement dicter sa seule lecture des événements du Rwanda.

Opération Turquoise au Rwanda en 1994. © Photo : Nicolas José/Sipa

Les juges en France ne sont pas adeptes et aux ordres FPR, ils disent la loi au nom de la République française. Richard Gisagara-Communauté Rwandaise de France vient de porter plainte contre Charles Onana. En cause, l'interview considérée comme "Négationniste" qu'Onana a accordée à  Vincent Hervouà«t sur LCI sur son dernier livre: "Rétablir la vérité sur l`Opération Turquoise".

Voici les Raisons de Réveil FM International que Richard Gisagara, homme de main de Paul Kagamé risque de se casser des dents :

1. Charles Onana est le journaliste d'investigation et politologue Franco-Camerounais qui fait honneur au continent d'Afrique. Il a un parcours traçable et la défense de sa thèse en doctorat à  l'université de Lyon, fait partie de son couronnement: "L'Opération Turquoise et la controverse médiatique, analyse des enquêtes journalistiques, des documents secret-défense et de la stratégie militaire". Il a analysé les accusations de la presse sur le rà´le de la France de 1994 à  2014. Il a confronté ces données à  de nombreuses archives américaines, rwandaises, onusiennes, françaises, et à  des témoignages d'acteurs de premier plan... Contrairement à  Richard Gisagara, avocat certes, qui défend aveuglement une idéologie du régime sanguinaire rwandais. Membre du FPR, principal artisan du régime dictatorial au Rwanda (justice aux ordres, presse, journalistes et médias muselés, exécutions extrajudiciaires...Richard Gisagara utilise les institutions démocratiques françaises pour s'en prendre, chercher à  faire taire ceux qui dénoncent la dictature rwandaise. Négationnisme et Révisionnisme sont les deux épées que brandissent Paul Kagamé et son régime sanguinaire pour museler. Richard Gisagara a-t-il reçu l`aval du régime de Kigali qui seul détient la gà¢chette de cette arme ? Son interprétation de la loi à  des fins politiques pour museler Charles Onana risque de se retourner contre lui et le régime dictatorial du Rwanda qu'il défend. L'opprobre sera Kagamienne et éclaboussera tous les kagamistes. Charles Onana est loin d'une idéologie. Il défend des faits et n'est pas complaisant. Dans sa biographie, Charles Onana a publié plusieurs ouvrages où il critique la France, par exemple dans "La France et ses tirailleurs: Enquête sur les combattants de la république, 1939-2003", "France-Cà´te d'Ivoire: la rupture", "1940-1945: Noirs, Blancs, Beurs : libérateurs de la France", "Un racisme français: le communautarisme blanc menace la république". Charles Onana est un homme des dossiers. Rien que pour son dernier ouvrage: Rétablir la vérité sur l`Opération Turquoise, Charles Onana a fouillé plus de 400 documents du Conseil de sécurité de l'ONU. Richard Gisagara, même avec son souffleur Paul Kagamé, a intérêt a bien réviser ses cours de droits, pour ne pas se ramasser devant les juges !

2. Pierre Péan était critiqué par ses accusateurs qu'il était Français Blanc et ne connaissait pas l'Afrique. Franco-Camerounais, Charles Onana est Africain ! La Communauté Rwandaise de France ne pas lui dénier le fait de ne pas être africain. Le Cameroun, c'est l'Afrique en miniature sur le continent. Charles onana est le vrai successeur émérite du grand journaliste d'investigation Pierre Péan qui a été son ami. Il a repris le flambeau et il l`amènera loin et très loin. Le 31 juillet 2019, jour de l'enterrement de Pierre Péan à  Bouffémont, Charles Onana a été à  l'Eglise Saint George pour la célébration des obsèques. Nous avions marché juqu'au cimetière de Bouffémont dans l'Oise. Et puis dans la salle municipale pour l'exposition et des témoignages. Tout au long de la journée, Charles Onana a pleuré de toutes ses larmes. Je crois qu'il a pris la mesure de la responsabilité qui lui incombait ce jour-là . Les extrémistes Rwandais, n'oseront pas accuser Charles Onana de ne pas être Africain et de ne rien comprendre de l'Afrique. Il est la prunelle des yeux pour des Congolais-ex-Zaïrois, les Ivoiriens l'adulent, les Tchadiens, Soudanais, Sénégalais l'aiment, les Rwandais en majorité Hutu l'ont adopté. Richard Gisagara, qui est au service du régime Hitlérien et Nazi de Paul Kagamé risque de se retrouver avec toutes les pancartes des différentes diasporas africaines contre son Paul Kagamé au Palais des justice. Pour tenter d'enfoncer Pierre Péan, les accusateurs ramenés des pleureuses Tutsi de Kigali à  Paris. Toutes les femmes africaines dans la diaspora savent pleurer.

3. Le génocide Rwandais est usé et abusé comme un fonds de commerce. Il est brandit comme une interdiction pour ne museler des journalistes, médias, chercheurs, politiciens, activistes des droits de l'homme...le génocide rwandais est un paravent! Or Charles Onana prouve par ses recherches que le vrai objectif du FPR de Paul Kagamé était l'invasion de la République démocratique du Congo ex-Zaïre pour mieux piller ses ressources. Envahir ses terres et voler ses richesses. Cela où le bà¢t blesse pour tous ceux qui chérissent et caressent le génocide rwandais pour mieux enfumer l'opinion internationale. Ce sont des crimes commises au Congo, pillages et recels des ressources minières de la République démocratique du Congo, qui ont permis à  Paul Kagamé de construire le Rwanda et de commencer à  se vanter comme un meilleur dirigeant africain.

4. Richard Gisagara voudrait-il faire de la France, un "Goulag" pour des journalistes ? Le Rwanda est classé par Reporters Sans Frontières 155è sur 180 pays ! Déjà  au pays des Mille collines, Les législateurs rwandais considèrent comme une "humiliation" la publication de caricatures représentant une personnalité de l'Etat. La loi prévoit une peine de deux ans d'emprisonnement et une amende de plus de mille dollars US. Et la pénalité est double si la personnalité faisant l'objet de la caricature est un député ou un "haut responsable". Pour sa première venue en France, sous Nicolas Sarkozy, Paul Kagamé avait eu sa déconvenue: Alain Juppé, Ministre des Affaires étrangères s'était sciemment absenté pour ne pas le rencontrer et lui serrer la main. Les militaires français étaient en colère et remontaient contre sa présence en France. Le 12 septembre 2011, c'est nous journalistes Congolais qui étions empêchés de poser des questions aux ministres rwandais au Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (CAPE). "Le journaliste Congolais Roger Bongos a été brièvement interpellé par la police française lundi 12 septembre en marge de la visite du président rwandais Paul Kagame. Venu assister à  la conférence de presse de Louise Mushikiwabo, Ministre des affaires étrangères rwandaise, au Centre d`accueil de la presse étrangère (CAPE), Roger Bongos a été prié de quitter la salle pour être maintenu dans un fourgon de Police jusqu`à  la fin de la conférence de presse. Plusieurs incidents ont émaillé la visite du président rwandais Paul Kagame en France. Mais un événement est passé inaperçu. La scène se passe au CAPE, le Centre d`Accueil de la Presse Étrangère à  Paris, en face du pont Alexandre III. Un journaliste congolais du site Afrique Rédaction, Roger Bongos, a été empêché d`assister à  la conférence de presse de Louise Mushikiwabo, Ministre des affaires étrangères rwandaise et de plusieurs ministres. Pourtant accrédité par ce Centre de presse, Roger Bongos a été `` invité » par la police français à  sortir de la salle et à  s`installer dans un fourgon de police pendant toute la durée de la conférence de presse. Joint par téléphone, notre confrère nous explique s`être installé dans la salle de conférence à  14h40 pour y préparer son matériel. A 15h15 deux policiers français viennent trouver Roger Bongos, l`invitant à  les suivre. A l`extérieur du Centre, le journaliste demande des explications aux deux hommes qui lui répondent qu`il `` ne peut pas assister à  cette conférence ». Roger Bongos proteste en leur montrant sa carte de journaliste de l`APE, l`Association de la Presse Étrangère. Rien n`y fait, le journaliste est embarqué dans un fourgon de police jusqu`à  17h40… heure de la fin de la conférence de presse. Visiblement, ce journaliste congolais n`était pas le bienvenu à  cette rencontre entre plusieurs ministres rwandais et la presse étrangère à  Paris". Il est vrai que la visite du président rwandais s`est déroulé dans un climat de tension permanent. Entre l`opposition rwandaise qui s`estime traquée et muselée et les Congolais de RDC qui tiennent pour responsable Paul Kagamé de tous leurs malheurs à  l`Est du pays, les services de sécurité rwandais et français étaient sur les dents. Pour toutes ces raisons, certains médias `` hostiles » ont été tenus à  l`écart de la visite présidentielle. C`est visiblement le cas de Roger Bongos, journaliste, certes engagé, et de son site Afrique Rédaction. Ému par sa mésaventure, Roger Bongos s`est déclaré très étonné que ce type de pratiques se déroulent en France `` dans le pays des droits de l`homme ». De nombreux journalistes présents au CAPE ont protesté contre cette entrave à  la liberté de la presse en France. Au sommet de la francophonie à  Erevan en Arménie, moi Freddy Mulongo, j'ai été muselé par Louis Mushikiwabo qui était nommé Secrétaire général de l'OIF ! Erevan: Un "Modérateur-Museleur" qui bà¢illonne pour Louise Mushikiwabo ! https://blogs.mediapart.fr/freddy-mulongo/blog/141018/erevan-un-moderateur-museleur-qui-baillonne-pour-louise-mushikiwabo-2.

5. Richard Gisagara doit savoir qu'il n'a pas un procès contre un Blanc Pierre Péan mais contre un Africain Charles Onana. Ce procès qu'il intente à  un fils de l'Afrique non Rwandais qu'il sache qu'il sera celui des intelligences, réseaux et lobbys. Il n'a pas gagné d'avance. Nous sommes pas à  Kigali où la justice est aux ordres, la presse, des journalistes et médias sont bà¢illonnés, les exécutions extrajudiciaires sont commises pour défendre l'idéologie hégémonique de ceux qui sont au pouvoir. Nous sommes à  Paris, ville lumière, la différence est de taille. Plusieurs enquêtes sérieuses, menées dans des pays différents et par différents acteurs prouvent les activités d`espionnages, de surveillance ainsi que des assassinats d`opposants et activistes Rwandais ou encore d`autres personnes qui se montrent critiques au régime dictatorial et sanguinaire de Paul Kagame ou dénoncent ses crimes. Parmi ces enquêtes :

En Belgique, la sà»reté de l`Etat ``confirme que les services de renseignement rwandais sont actifs» sur le sol belge. ``Ils tentent principalement d`affaiblir ce qui est perçu comme une menace politique potentielle émanant de l`opposition rwandaise en Belgique».

Aux Etats-Unis, le géant américain Whatsapp a conclu que le Rwanda était parmi les pays qui avaient recours aux piratages de smartphones de ses opposants et critiques. Au Sénat Américain une enquêtes est en passe de démarrer également.

Au Canada, la journaliste Chantal Lavigne dans son reportage `` Des espions parmi nous » relate les activités criminelles d`espionnages et d`assassinats de la dictature rwandaise.

En Australie, la chaîne ABC est arrivée aux mêmes conclusions d`espionnages et intimidations de réfugiés rwandais en Australie.

En Afrique du Sud et au Kenya, plusieurs membres des services de l`ambassade ont été arrêtés ou expulsés pour leurs activités incluant les assassinats et tentatives d`assassinats, dont certains ont été reconnus à  demi-mot par Paul Kagame, lui-même.

Au Royaume-Uni, le gouvernement britannique a mis en garde, trois ressortissants britanniques que leurs vies étaient en danger, et que la menace provenait du gouvernement rwandais.

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jeudi 1 août 2019

RDC: Le "Coup d'État" contre Mobutu Sese Seko dans l'opération Turquoise de Charles Onana !

RDC: Le "Coup d'État" contre Mobutu Sese Seko dans l'opération Turquoise de Charles Onana !

Charles Onana et Freddy Mulongo, à  la sortie de la messe à  Saint-Georges, pour les obsèques de Pierre Péan à  Bouffemont

La France a perdu un grand journaliste enquêteur qui s'est éteint le jeudi 25 juillet 2019: Pierre Péan ! Depuis les années 80 ses publications ont régulièrement marqué et parfois influencé les situations politiques : souvent salué comme "investigateur", faisant polémique sur certains points, il a fait trembler toutes sortes de "puissants", risquant plusieurs fois sa peau, et sa réputation, pour sa part de vérité...

La maxime d'Albert Londres `` Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie » est encore réel. Pour Pierre Péan, les Français et les Africains étaient nombreux à  Bouffemont. L'Ami de l'Afrique et des Africains a été accompagné jusqu'au cimetière par sa famille et ses amis. Charles Onana, politicologue et journaliste d'investigation, Franco-Camerounais, devient illico presto, le dernier des Mohicans dans le travail de la vérité sur les pays des Grands Lacs. Pierre Péan " Noirs fureurs et blancs menteurs", "Carnages" et Charles Onana "Ces tueurs Tutsi" ont travaillé ensemble.

Charles Onana reprend le flambeau que lui laisse Pierre Péan ! Très bientà´t, la parution du livre "L'opération Turquoise" de Charles Onana. Dans ce livre, tout un chapitre sur "Le coup d'État de Mobutu Sese Seko". La guerre au Zaïre de Mobutu n'a rien avoir avec une Libération quelconque. C'est une guerre pour le pillage des ressources du Zaïre: minerais et terres arables.

Avec plus de 12 millions des morts Congolais, le Zaïre de Mobutu, la convoitise rapace des pays voisins pour les ressources sont insatiables. Les deux armées d'occupation Rwandaise et Ougandaise se sont battues à  Kisangani du 5 au 10 juin 2000, dans ce que l'on a appelé "La guerre de six jours" !

Le Rwanda de Paul Kagamé, Hitler africain, est aujourd`hui le premier producteur du Coltan, minerai qui ne se trouve pas dans son sous-sol. Kagame vient d'ériger une usine de l'Or. Y a-t-il au Rwanda de l'Or ? Si oui en quelle quantité ? Le Rwanda et l'Ouganda sont des pays pillards et receleurs des ressources de la RDC ex-Zaïre.

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samedi 20 avril 2019

25 ans de génocide rwandais: l'article de Charles Onana censuré !

Freddy Mulongo-kagame RDC.jpg, mai 2020
Paul Kagamé, le dictateur sanguinaire Rwandais terrorise tout le monde. Le génocide rwandais est son fonds de commerce. Si au Rwanda, il a transformé les journalistes en thuriféraires de la cause tutsi. pourtant, le Rwanda est composé des Hutus, Tutsis et Twa-pygmées. Paul Kagamé a tellement diabolisait la France et culpabilisait l'Etat français que même en France, pays des droits de l'homme, tout celui qui veut parler du génocide rwandais doit s'aligner sur la vision étriquée de Paul Kagamé. Refuser de la faire, c'est se voir attriquer le qualificatif de Négationniste. On marche sur la tête ! Moi, journaliste congolais et rescapé de la barbarie Kagamesque à  l'Est de la République démocratique du Congo, dois-je me taire alors qu'avec 12 millions des morts en RDC ? Paul Kagamé célèbre le génocide rwandais alors qu'il a perpétré un génocide en République démocratique du Congo. Des crimes contre l'humanité commis par la soldatesque rwandaise de Paul Kagamé. Le Rwanda est devenu le premier producteur du Coltan, qui ne se trouve pas dans son sous-sol. Pour mieux piller des ressources de la République démocratique du Congo, Paul Kagame a Une guerre de basse intensité

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mercredi 17 octobre 2018

Francophonie: Louise Mushikiwabo à  l'OIF, Charles Onana répond !

Charles Onana, journaliste d'investigation et expert de la relation Franco-Rwandaise

Nous revenons d'Erevan en Arménie où s'est tenu le XVIIè Sommet de la Francophonie. L'Arménie a été victime d'un génocide par des turcs. Le peuple arménien est hospitalier, digne et fier de sa culture. Il n'est pas dans un chantage de son génocide ni son marchandage. Au Rwanda, des crà¢nes humains sont entassés et exposés au Mémorial du génocide à  Nyamata, où des milliers de personnes ont été massacrées en 1994, lors du génocide des tutsi et hutu modérés. Le régime de Kigali a fait du génocide rwandais un fonds de commerce, pour s'absoudre du respect des droits humains dans le pays. Le dictateur-autocrate rwandais, Paul Kagamé, a toujours accusé la France d'avoir participé à  ``la préparation politique du génocide» et ``à  son exécution». Paris a toujours catégoriquement démenti toute implication dans les massacres qui ont fait, selon l'Onu, environ 800.000 morts en trois mois principalement au sein de la minorité tutsi mais aussi des Hutu modérés. Les massacres de la région de Bisesero (ouest), haut lieu de résistance tutsi face aux milices génocidaires. Le régime dictatorial de Kigali reproche à  des militaires français de s'être présentés le 27 juin 1994 dans cette zone, d'avoir promis aux réfugiés tutsi de revenir, de ne l'avoir fait que le 30 juin. Un délai de trois jours au cours duquel des centaines de personnes ont été massacrées. ``Rien ne vient sérieusement à  l`appui de ces accusations», avait estimé en 1998 la mission parlementaire d'information sur le Rwanda, qui avait considéré que ce délai n'était pas ``intentionnel».

Charles Onana est l'un des meilleurs journalistes d'investigation qui fait la fierté de la corporation en France. Il a défendu pas très longtemps sa thèse de doctorat sur le Rwanda, à  l'université de Lyon. Charles Onana journaliste, il est un expert du génocide rwandais et de la relation Franco-Rwandaise. Qui d'autre que Charles Onana peut nous éclairer sur le fait que Louise Mushikiwabo est catapultée au Secrétariat Général de l'OIF ? Il a déjà  publié plusieurs ouvrages sur l'Afrique à  sa maison d'édition les Editions Duboiris. Charles Onana est le journaliste qui a terrorisé Paul Kagamé, Hitler Africain, ce dernier avait porté plainte contre lui et par peur d'être ridiculisé à  la Cour, le dictateur-terroriste rwandais avait vite, vite, vite retiré sa plainte à  Paris. Journaliste d'enquête et essayiste franco-camerounais, Charles Onana s'est surtout fait connaître par ses écrits concernant le génocide au Rwanda. Il est également connu pour son travail pionnier sur l'histoire des tirailleurs africains de l'armée française pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a dirigé l'Organisation panafricaine des journalistes indépendants au sein de laquelle il a mené une enquête sur l'assassinat du journaliste burkinabé Norbert Zongo. C'est un journaliste engagé qui répond aux questions de Réveil FM International. Un grand merci à  ce grand journaliste toujours disponible pour éclairer les lanternes de nos lecteurs.

Louise Mushikiwabo désignée et catapultée au Secrétariat Général de la Francophonie

1. Réveil FM International: Quelles sont les vraies raisons du choix du président Macron pour placer Louise Mushikiwabo à  l'OIF ?

Charles Onana: Les vrais raisons sont à  chercher dans un rapprochement qui a plus à  voir avec des intérêts privés qu'avec une quelconque raison d`État. Paul Kagame veut des gages sur l'enterrement du dossier de l'attentat du 6 avril 1994 en souffrance depuis 1997 devant la justice française. C'est son obsession ! C'est incontestablement le dossier qui menace le plus sa situation personnelle et son régime pas l`État rwandais. Quant au chef de l`État français, sous l'influence de certains lobbies pro-Kigali, il reprend la ligne tracée par Nicolas Sarkozy pour des raisons qui semblent manifestement très éloignées des intérêts nationaux et de l'honneur de la France. De Gaulle et Mitterrand auraient eu quelques difficultés à  serrer la main chaleureusement à  un dirigeant étranger qui insulte la France et ses soldats à  longueur de journée. Et, ni l'un ni l'autre n'étaient vraiment des nains en politique et en diplomatie. Le choix de la ministre rwandaise à  la tête de la francophonie est une imprudence française, une hérésie.

Erevan, le 10 octobre 2018, Louise Mushikiwabo se déhanchait déjà  au Village de la Francophonie

2. Réveil FM International: Les noces Franco-rwandaises se sont-elles faites au détriment de la charte de la Francophonie ?

Charles Onana: Ce n'est pas seulement au détriment de la charte, c'est aussi en dehors du bon sens. Quel message lance-t-on aux vrais militants de la francophonie, aux intellectuels, aux artistes, aux enseignants, aux dirigeants politiques, qui s'investissent quotidiennement pour construire, enrichir, développer les échanges dans le monde francophone ? Quelle considération a-t-on pour tous ces gens qui donnent beaucoup de leur temps, de leur énergie, de leur talent pour la francophonie ? Même le procédé utilisé pour désigner la ministre rwandaise est déshonorant pour la France et les quatre anciens ministres français de la francophonie, Charles Josselin, Pierre-André Wiltzer, Hélène Conway-Mouret et André Vallini, qui ont signé une tribune soutenant que `` Louise Mushikiwabo n'a pas sa place à  la tête de la francophonie » l'ont bien compris. Ils ont pris leur responsabilité et c'est courageux de leur part. Il fallait une réaction digne, au moins pour sauver les apparences. Ce n'est pas le cas des Africains. Ils ont failli, ils se sont couchés devant une initiative hasardeuse des chefs d`État français et rwandais. Les Africains sont pourtant majoritaires dans la francophonie. On leur a dit que cette candidature rwandaise était une `` candidature africaine » et ils ont accepté cette escroquerie. Combien de fois ont-ils vu Louise Mushikiwabo dans les réunions de la francophonie, promouvoir la langue française, défendre les cultures francophones ? Comment laisser croire que dans tout le continent africain, parmi les diplomates, les politiques et les cerveaux que regorge la francophonie, l'Afrique et la France n'ont n'ont trouvé comme candidate valable que Mushikiwabo ? Ce choix est objectivement indéfendable.

Dictateur-autocrate, Paul Kagamé a fait du génocide rwandais un fonds de commerce...ça marche

3. Réveil FM International: Le Rwanda est le pays frondeur de la France et la langue française, c'est une rwandaise qui va présider à  sa destinée durant 4 ans, n'est-ce pas incompréhensible ?

Charles Onana: Non, c'est très compréhensible car le travail a été bien fait par les chefs d`État du Rwanda et de la France. Le premier a joué de sa position de président de l'Union Africaine pour faire du lobbying auprès des chefs d`État africains et faire passer sa candidate pour une `` candidature africaine » et le second a utilisé le poids de la France pour faire valider, a priori, cette curieuse candidate, peu connu du monde francophone. Tous ceux qui ont laissé faire ce tour de passe-passe vont avaler les couleuvres pendant quatre ans. Je ne serai d'ailleurs pas surpris qu'elle utilise désormais la tribune de la francophonie pour faire un peu de publicité sur le `` génocide du Rwanda » ou que les fonds de la francophonie soient utilisés en partie pour alimenter la propagande autour du génocide et éventuellement le rà´le de la France. `` L'amitié » franco-rwandaise vient de franchir un grand pas.

Erevan, Michaà«lle Jean arrivant pour le concert de la Francophonie sur la Place de la République

4. Réveil FM International: Les Etats n'ont que des intérêts. Michaelle Jean a -t-elle était sacrifiée par le Canada et Québec ? On dit que le Canada vise un siège au Conseil de sécurité il aura besoin de la France et des pays africains...

Charles Onana: Les échanges de bons procédés entre États sont habituels au Conseil de sécurité, les chantages et les représailles aussi. Personnellement, je n'ai pas été surpris par l'attitude du Canada envers Michaà«lle Jean. J'avais même envisagée son là¢chage connaissant bien le rà´le du Canada dans la prise de pouvoir de Kagame en 1994 et son silence à  l'égard des prêtres canadiens assassinés par les hommes de Kagame. C'est plutà´t Michaà«lle Jean qui, à  mon humble avis, a péché par excès de confiance au début de la campagne. Elle a cru que ça se jouerait seulement dans les circuits officiels et elle n'a pas fait une campagne populaire. Elle n'a pas cru non plus en sa victoire en Afrique francophone alors qu'elle était plus crédible et plus légitime que Mushikiwabo. Il y a eu une coalition cynique contre elle, à  partir de son pays et cela était prévisible. Il ne s'agissait pas d'une compétition à  la loyale. Il ne s'agissait pas d'une compétition tout court.

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dimanche 25 février 2018

10 Questions à  Charles Onana, journaliste d'investigation, écrivain et éditeur !

Charles Onana, journaliste d'investigation, un grand écrivain et éditeur

Il vient de défendre sa thèse de doctorat sur le Rwanda, à  l'université de Lyon, Charles Onana est l'un des meilleurs journalistes d'investigation qui fait la fierté de la corporation en France. Il a déjà  publié plusieurs ouvrages sur l'Afrique à  sa maison d'édition les Editions Duboiris, il est l'expert de la relation Franco-Rwandaise. Charles Onana est le journaliste qui a terrorisé Paul Kagamé, Hitler Africain, ce dernier avait porté plainte contre lui et par peur d'être ridiculisé à  la Cour, le dictateur-terroriste rwandais a vite, vite, vite retirer sa plainte à  Paris. Journaliste d'enquête et essayiste franco-camerounais, Charles Onana s'est surtout fait connaître par ses écrits concernant le génocide au Rwanda. Il est également connu pour son travail pionnier sur l'histoire des tirailleurs africains de l'armée française pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a dirigé l'Organisation panafricaine des journalistes indépendants au sein de laquelle il a mené une enquête sur l'assassinat du journaliste burkinabé Norbert Zongo.

8 mars 2012, à  Paris, une Ivoirienne a drapé notre confrère Charles Onana du drapeau de la Cà´te d'Ivoire après une intervention percutante sur ce pays. Photo Réveil FM International, archives

Charles Onana est un digne fils de l'Afrique, il est Congolais avec des Congolais, Ivoirien avec des Ivoiriens...Photo Réveil FM International, archives

Digne fils d'Afrique, Charles Onana fut drapé du drapeau de la Cà´te d'Ivoire, c'était le 8 mars 2012 à  Paris, la péniche "Concorde Atlantique" sur la Seine a servi de cadre pour les Ivoiriens pro-Gbagbo pour passer au peigne fin la situation de la Cà´te d'Ivoire. Il y a eu la projection du film "un homme une vision" , débat sur la femme ivoirienne, interventions de Me Balan, avocat des victimes françaises de l'opération Licorne en Cà´te d'Ivoire, Charles Onana, journaliste d'investigation qui vient de publier Cà´te d'ivoire, le coup d'Etat aux Éditions Duboiris. Charles Onana fut applaudi comme jamais par des Ivoiriens, fiers d'avoir un journaliste qui n'a pas d'oignons dans sa bouche. Charles Onana est très sollicité, trop pris et il bougé énormément. En lui souhaitant bon anniversaire, j'ai reçu sa réponse : Merci Freddy. Je ne t'ai pas oublié, j'étais en voyage à  l'étranger et je suis rentré hier. Je travaille et fini ton texte cette semaine ! Nous le remercions d'avoir répondu à  nos dix questions.

Au Rwanda, pas d'opposition, pas de presse libre et indépendante...Paul Kagame, président de l'Union Africaine ?

1. Réveil FM International: Pourquoi le pouvoir autocratique rwandais vous accuse d`exonérer la France dans le génocide rwandais, êtes-vous un révisionniste de l'histoire du Rwanda ?

Charles Onana: Le régime de Kigali accuse tous ceux qui interrogent la version officielle de la tragédie rwandaise, c'est-à -dire sa propre version. Or, un régime politique ne devrait pas dicter sa lecture de l'histoire aux universitaires et aux scientifiques, mais plutà´t les données, les sources, l'analyse et la méthode. Ce que je constate concernant les événements de 1994 au Rwanda, c'est que le régime de Paul Kagame s'attache les services de certains universitaires et de nombreux journalistes pour attaquer, discréditer et finalement dicter sa seule lecture des événements du Rwanda. Ceci est arrivé à  deux politologues américains Allan Stam et Christian Davenport de l'université du Michigan qui, après avoir questionné les formes de violence en 1994, sont arrivés à  la conclusion qu'on ne saurait réduire cette tragédie au génocide dont les Hutus seraient seuls responsables. Alors qu'ils avaient bénéficié du soutien du gouvernement rwandais et qu'ils exposaient le fruit de leurs recherches à  Kigali, ils ont été interrompus pendant leur exposé par l'armée et expulsés manu militari du Rwanda. C'est ainsi que le régime rwandais traite des chercheurs américains et les Etats-Unis n'ont pas protesté devant une attitude d'un tel anachronisme. Je rappelle que ces universitaires ont travaillé pendant près de dix ans et peu de chercheurs ont été en mesure de leur opposer une contradiction à  la hauteur de leur analyse. En revanche, ils ont été harcelés, insultés, par les thuriféraires du régime. Traiter des chercheurs comme Stam et Daventport de la sorte alors qu'ils sont aux Etats-Unis parmi les plus sérieux dans le domaine de l'analyse des conflits, cela pose question. Donc, prétendre que j'exonère la France est une opinion politique, pas un argument scientifique. On ne fait pas une thèse de doctorat pour accuser ou pour exonérer. J'ai écrit de nombreux livres critiques sur la France. Il suffit de voir ma production pour comprendre que je fais un travail libre. Ce n'est certainement pas le cas de ceux qui défendent aveuglément et de façon obsessionnelle l'histoire erronée de l'actuelle régime rwandais depuis 1994.

Charles Onana, la fierté de l'Afrique et la France

2. Réveil FM International: Vous avez défendu votre thèse de doctorat à  l'université de Lyon, quel est a été le titre de votre travail ? Dans quel état d'esprit l'avez-vous défendu ? Il paraît que des policiers étaient présents pour vous protéger ?

Charles Onana: Non, c'est exagéré. Je n'ai pas besoin de policiers pour me protéger parce que je fais un travail scientifique et il n'y avait pas de policiers à  ma soutenance. Nous sommes tout de même dans une université prestigieuse et j'étais très serein par rapport à  mon travail. C'est vrai qu'il y a eu beaucoup de pressions autour de mon travail et que certains étaient manifestement angoissés à  l'idée de me voir intervenir sur le terrain scientifique connaissant déjà  mes travaux journalistiques. Je pense qu'ils avaient raison de s'inquiéter car une version inexacte de l'histoire tragique du Rwanda s'est confortablement installée dans certains milieux de la recherche et dans plusieurs universités européennes. C'est une version définitive, idéologique et dogmatique de la tragédie du Rwanda. Elle ne souffrait jusque-là  d'aucune contestation cartésienne et s'apparentait à  une sorte de consensus mou. Il fallait donc la questionner, la bousculer, la remuer en profondeur pour savoir ce qu'elle contenait de solide et d'irréprochable. Le titre de mon travail est : " l'Opération Turquoise et la controverse médiatique, analyse des enquêtes journalistiques, des documents secret-défense et de la stratégie militaire". J'ai analysé les accusations de la presse sur le rà´le de la France de 1994 à  2014. J'ai confronté ces données à  de nombreuses archives américaines, rwandaises, onusiennes, françaises, et à  des témoignages d'acteurs de premier plan. En cela, je peux dire humblement, sans prétention ni triomphalisme, que ma thèse est un tournant dans la recherche universitaire européenne sur la tragédie rwandaise. C'est d'ailleurs ce que pensent d'abord les membres du jury dont un professeur américain spécialiste des génocides. Quand on voit ce qui s'est passé dans les coulisses depuis mon inscription jusqu'à  la soutenance, je peux comprendre qu'ils étaient nombreux parmi les défenseurs de la version officielle à  redouter mon travail. Je suis désolé pour eux mais je suis ravi pour la qualité que pourrait prendre désormais le débat scientifique sur la tragédie du Rwanda de 1994.

Paul Kagamé, Hitler Africain qui terrorise le monde entier, grà¢ce la fortune acquise des pillages de ressources du Congo

3. Réveil FM International: Il y a quelques années, vous considériez le génocide Rwandais comme le plus grand mensonge sur l'Afrique. En ce début de l'année 2018, continuez-vous à  pensez la même chose ?

Charles Onana: J'ai plus que jamais des preuves à  ce sujet. Avant c'était le journaliste d'enquête qui l'affirmait avec des éléments précis. Aujourd'hui, c'est le chercheur qui l'atteste après avoir examiné des milliers de documents du Conseil de sécurité de l'ONU, de nombreuses archives classées secret-défense et plusieurs centaines de notes confidentielles de l'administration Clinton. Je peux affirmer que la majorité des écrits sur la question est sujette à  caution. Les chercheurs honnêtes le savent même s'ils n'osent l'avouer publiquement.

Paul Kagamé, pillard et receleur des ressources de la RDC

4. Réveil FM International: Quel a été le vrai rà´le de Paul Kagamé dans ce génocide ? Pourquoi l'ogre de Kigali fait-il peur au monde entier y compris aux Nations-Unies ?

Charles Onana: Son rà´le est capital dans le déclenchement de la guerre en 1990 contre le régime Habyarimana et en 1994 dans l'attentat contre le même Habyarimana et son homologue du Burundi Cyprien Ntariyamira. Ce sont ces deux aspects qui sont aujourd'hui exclus du débat scientifique et du débat tout court. Avec quelle logique les Nations Unies peuvent-elles dire et soutenir que l'attentat du 6 avril contre Juvénal Habyarimana est l'événement déclencheur du génocide et que personne ne veuille faire la lumière sur les auteurs de cet attentat ? D'ailleurs les Nations Unies ont elles-mêmes évité de soutenir l'enquête diligentée par une équipe du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR). Pis, ce tribunal finira par prétendre que cet attentat ne relève pas de sa compétence alors qu'il figure bien dans le calendrier des actes criminels à  examiner par cette juridiction. Souvenez-vous de la petite phrase du procureur Carla del Ponte : si c'est le FPR de Paul Kagame qui a abattu l'avion d'Habyarimana, alors il faut réécrire l'histoire du génocide. C'est bien cela la question aujourd'hui et les pressions multiples qui sont exercées sur les juges chargés de cette enquête en France témoignent de l'atmosphère qui règne à  Kigali sur cette affaire. Les Nations Unies détiennent toutes les preuves sur le rà´le joué par le FPR dans cet acte terroriste mais personne ne veut prendre de responsabilité dans ce sens.

Charles Onana, journaliste et grand écrivain

5. Réveil FM International: N'avez-vous pas peur ? En 2002, Paul Kagamé et l'Etat Rwandais avaient retiré leur plainte en diffamation contre vous devant la 17è chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris. Pouvez-vous expliquez à  nos lecteurs, pourquoi ce retrait ? Etes-vous le journaliste qui terrorise le régime terroriste de Paul Kagamé ?

Charles Onana: Je ne crois pas être un zorro du journalisme d'investigation et je ne m'identifie pas à  la terreur ni au terrorisme. Je crois simplement que je fais mon travail avec une certaine rigueur, une conscience professionnelle et une certaine honnêteté intellectuelle. je n'invente jamais rien. Je ne falsifie pas les faits et je ne m'attribue pas un rà´le qui n'est pas le mien. En clair, je ne suis ni justicier ni inquisiteur. Kagame et l'Etat rwandais voulaient le silence dans ce dossier de l'attentat et mon enquête a sorti ce dossier du silence. La plainte était une tentative d'intimidation et certainement une volonté de dissuader tous ceux qui oseraient traiter de cette question de prendre la moindre initiative. Ils ont manifestement été surpris qu'un Africain qui n'a aucun intérêt au Rwanda et dans cette région soulève une affaire qui semblait avoir été étouffée et enterrée. Il se sont aperçus que j'étais décidé à  défendre mon travail face à  au bataillon d'avocats qu'ils avaient déployé contre moi. Les documents que j'avais fournis à  la justice et le sérieux de mon travail les ont finalement contraints à  l'abandon.

Paul Kagamé et son proconsul à  Kinshasa: Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale

6. Réveil FM International: Alias Joseph Kabila, sans légitimité, est hors mandat. Le proconsul de Paul Kagamé est en difficulté en RDC or ce dernier préside l'Union Africaine pendant une année ... Cela veut-il dire que l'imposture, l'occupation et la médiocrité du régime de Kinshasa va tenir encore une année ? Quelles sont votre analyse et projections sur la RDC actuelle ?

Charles Onana: J'ai écris plusieurs livres sur la questions de la RDC. Je crois que ceux qui ont lu superficiellement ces ouvrages doivent les relire. Ceux qui ne croyaient pas un mot au moment où ces livres étaient publiés sont aujourd'hui devant les faits et se rendent à  l'évidence. La réalité en RDC est rude et douloureuse pour le peuple congolais. Kagame joue les faiseurs de rois en RDC, les uns et les autres le rencontrent discrètement ou officiellement, convaincus que c'est lui le patron de la RDC. C'est un triste spectacle pour la vie politique congolaise. Il est totalement absurde de courtiser un individu qui est responsable de l'assassinat de deux chefs d'Etat de la région, de l'extermination de plusieurs millions de Congolais et surtout du pillage des minerais et des richesses de la RDC depuis plus de dix ans. L'Union Européenne doit également avoir le courage d'assumer ses responsabilités dans la tragédie de ce pays, elle qui a soutenu Joseph Kabila contre le vote des Congolais en 2006 et 2011 ne peut prétendre qu'elle ne savait pas, ne voyait pas ou ne comprenait pas. Les rapports confidentiels de la cellule stratégique et diplomatique de l'Union Européenne prouvent le contraire. Même les observateurs de l'Union Européenne ont exprimé leurs réserves sur l'attitude de Bruxelles à  l'égard de la RDC mais cela n'a jamais été pris en compte. Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Tout le monde constate aujourd'hui que Joseph Kabila a tué le Congo après avoir laissé Kagame et ses hommes tuer les Congolais. C'est aux Congolais de prendre leurs responsabilités face cette situation car ils ne peuvent objectivement compter sur la communauté internationale qui joue davantage la partition du cynisme que celle du droit international.

La médiocrité du régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est dénoncé par le Cardinal Laurent Monsengwo

7. Réveil FM International: Alias Joseph Kabila, l'imposteur qui règne par défi sur la RDC sortira-t-il vainqueur dans le bras de fer qu'il a engagé avec le Cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa. En ayant lancé des bombes lacrymogènes dans des paroisses et leur logique de victimisation marche à  tous les coups, comment dire la vérité vraie ?

Charles Onana: Si je comprends bien votre question, le climat de violence et de brutalité qui s'est installé en RDC a obligé les évêques à  rompre le silence. C'est une très bonne chose pour les droits des Congolais. Mais les évêques ne doivent pas rester seuls à  dénoncer et à  protester. Tout ce que compte la RDC d'hommes et de femmes devrait se joindre aux évêques pour défendre le peuple contre la barbarie et l'occupation dont sont victimes les Congolais. Le massacre des populations n'est pas une réponse démocratique dans un pays qui se réclame de l'Etat de droit. C'est indécent et inadmissible ce que l'on fait subir à  ce pays et à  ses enfants. Aucun pays du monde n'aurait toléré le quart de ce qui est fait aux populations congolaises depuis plus d'une décennie.

8. Réveil FM International: Nous apprenons que Mgr. Luis Mariano Montemayor, le nonce apostolique en RDC, qui avait dénoncé "l'Etat prédateur de son peuple" et reconnu la marche pacifique des laïcs catholique, est rentré à  Rome , expulsé par le régime de Kinshasa. Que cherche le régime d'Alias Joseph Kabila ?

Charles Onana: Je ne connais pas ce dossier mais je crois que plusieurs évêques ont eu à  payer pour la dignité de la RDC. Je pense notamment à  Monseigneur Munzihirwa et Kataliko. Il y a bien d'autres. Cette situation est, je le répète, inacceptable et inadmissible. Va-t-on sacrifier tous les Congolais pour les kilos de Coltan, de diamant et de cassiterite? C'est ridicule mais c'est manifestement le projet de ceux qui encouragent ou soutiennent cette destruction massive des populations.

Paul Kagamé, le roi du mensonge entre Tutsis et Hutus

9. Réveil FM International: Pour une réconciliation entre Tutsis et Hutus, les Rwandais doivent dire la vérité entre eux ? Au monde ? De quelle vérité s'agit-elle ? On sait que les tutsis au pouvoir à  Kigali mentent beaucoup, ils se victimisent en tout et pour tout, comment croire en la vérité vraie ?

Charles Onana: Vous savez le TPIR avait entre autres pour mission de parvenir à  la réconciliation entre Rwandais. Il a lamentablement échoué car il n'a poursuivi que les Hutus exonérant dans le même temps les rebelles tutsis du FPR de tous leurs crimes. Quand j'ai rencontré le procureur Carla del Ponte en 2005, elle m'a dit avoir rassemblé, dans le cadre des enquêtes spéciales, de nombreuses preuves permettant la poursuite des rebelles du FPR. Ces preuves sont évidement accablantes. Kagame lui aurait dit qu'elle n'a pas été désignée pour mettre les rebelles en accusation. Lorsqu'elle s'est rendue aux Etats-Unis, au département d'Etat américain, c'est là  qu'on lui a dit qu'il était hors de question de poursuivre les rebelles du FPR. Pourtant, dans les archives des Etats-Unis et du président Clinton, ils ont toutes les preuves des crimes commis par le FPR et j'ai vu ces documents. L'attitude des Etats-Unis et de Kagame envers le procureur Carla del Ponte témoigne de la volonté de garantir l'impunité par le mensonge par omission aux rebelles tutsis. Ce qui veut dire maintenir une version fausse pour dissimuler le fait que la tragédie du Rwanda visait aussi la RDC. Le nombre de victimes au Rwanda et au Congo est tel que l'on préfère le silence et le mensonge par tous les moyens.

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vendredi 17 novembre 2017

Charles Onana: "Europe, Crimes et Censure au Congo", qui l'ont lu ?

Le marionnettiste Louis Michel et son pantin alias Joseph Kabila placé à  la tête du Congo pour mieux piller ses ressources. Photo Réveil FM International, archives

Combien des congolais sommes-nous à  avoir lu "Europe, Crimes et Censure au Congo", les documents qui accusent Editions Duboiris de Charles Onana ? Journaliste d'investigation, digne fils d'Afrique, Charles Onana et Pierre Péan, sont les deux journalistes d'investigations qui ne cessent d'écrire des ouvrages qui touchent au secret d'Etat.

Le livre de Charles Onana "Europe, Crimes et Censure au Congo" part d`une constatation simple selon laquelle l`Union européenne parle moins de l`implication du Rwanda dans les conflits armés qui secouent le Congo. suite aux rapports des experts de l`ONU accusant le Rwanda de soutenir des rebellions en RDC, Charles Onana dit avoir constaté que le discours de l`Union européenne ménageait beaucoup Kigali et l`épargnait d`une interpellation directe sur son rà´le dans la déstabilisation de la RDC.

Charles Onana, journaliste d'investigation

La relation entre Louis Michel"Big Loulou" et l'intelligentsia congolaise, décomplexée, progressiste et anti-coloniale est le "Je t'aime moi non plus" de Serge Gainsbourg ! Son impulsivité caractérielle, ses prises de position néo-colonialiste et esclavagiste déjà  tranchées sur l'histoire du Congo, ses impositions de vue aux Congolais, ses oukases néo-coloniales, ses intimidations paternalistes ont eu pour conséquence de dresser les Congolais contre ses appréhensions néo-colonialistes. Le marionnettiste et parrain d'alias Joseph Kabila a une conscience très chargée.

Alias Joseph Kabila l'imposteur et son mentor Louis Michel

En Afrique, partout où il foule ses pieds, Louis Michel "Big Loulou", y laisse la poisse, son mauvais œ“il le poursuit partout. Il n'a jamais apporté aucune solution aux problèmes africains, il ramène plutà´t des problèmes. Léopoldien patenté, Louis Michel se comporte en néo-colonialiste en terres africaines. Il est plutà´t un embrouilleur que autre chose pour l'Afrique.

C'est bien au sein de ce même parlement qu'une `` association des amis du Rwanda » fut créée au lendemain de la publication du rapport Mapping de l'ONU en 2010 par un certain Louis Michel, ex-commissaire européen. On a encore vu le désormais omniprésent et omniscient Louis Michel `` ordonner » au parlement européen qu'il était indispensable que les élections présidentielles se tiennent à  la date prévue en RDC car, c'est une exigence de la communauté internationale. Ce jour-là , il n'a pas manqué de faire entendre son refrain sur les `` génocidaires » qui seraient toujours à  l'est de la RDC et qui préoccupent beaucoup le régime de Kigali dont il demeure l'irascible avocat.

Louis Michel et sa marionnette Alias Joseph Kabila

Il y a au moins une constante chez ce `` Belgo-Congolo-Rwandais » qu'est Michel, c'est sa passion pour la très lucrative région des Grands Lacs. Louis Michel est passé maître dans l'art de manier, sans état d'à¢me, des opinions et des positions contradictoires dans les marécages des Grands Lacs. Hier, il ne voyait en Kabila qu'un homme formidable et remarquable, aujourd'hui, il n'aurait plus grà¢ce à  ses yeux ? Que s'est-il passé Joseph et Louis ? Pourquoi celui qui a été soutenu contre vents et marées en 2006 et en 2011 par Louis Michel serait-il devenu un paria à  la veille du 19 décembre ? Hier, le parrain des élections truquées en RDC déniait aux Congolais le droit de parler d'élections libres et transparentes, aujourd'hui, il en parle pratiquement à  leur place du haut de sa tribune au parlement européen.

Louis Michel et sa marionnette Alias Joseph Kabila

A plusieurs reprises, on l'a vu rejeter les preuves des experts de l'ONU sur les crimes que le Front Patriotique Rwandais commet à  l'est de la RDC mais cela ne l'a pas empêché de s'afficher aux cà´tés du docteur Mukwege et de dire tout le bien qu'il pense de son travail envers les femmes congolaises violées et détruites par les soldats de Paul Kagame.

Louis Michel, marionnettiste d'Alias Joseph Kabila

Les contradictions de certains acteurs internes et externes de la crise de la RDC sont de plus en plus légion. Ils sont subitement devenus allergiques au régime de Kinshasa qu'ils ont si généreusement servi. Depuis peu, certains de ses amis, de ses militants et de ses thuriféraires passionnés se présentent désormais comme de farouches opposants au régime de Kinshasa et à  Alias Joseph Kabila qu'ils veulent voir quitter le pouvoir. Ils n'ont jamais marché pour Floribert Chebeya, ils n'ont jamais exigé la vérité sur la mort mystérieuse d'Armand Tungulu. On ne les a jamais vus s'opposer aux massacres des Congolais par les troupes rwandaises de Paul Kagame, on ne les a jamais entendus se plaindre du pillage de leur pays par les mêmes forces rwandaises malgré les multiples rapports de l'ONU. Aujourd'hui, à  quoi s'opposent-ils ?

En 2002, Alias Joseph Kabila est reçu à  l'Elysée par Jacques Chirac, qui le prend sous son aile

En 2002, Alias Joseph Kabila est reçu à  la Maison Blanche par George Bush, qui le prend sous son aile

Comment la France et les Etats-Unis ont installé Joseph Kabila au pouvoir en 2006 ?

Dans son livre "Europe, Crime et Censure au Congo", le journaliste d'investigation Charles Onana publie des documents internes de l'Union Européenne très accablants. Un ouvrage qui met à  nu la diplomatie de la respectable institution dans les Grands Lacs depuis une décennie. On y apprend surtout que la condition pour que Joseph Kabila reste au pouvoir était qu'il se taise sur l'action de Paul Kagame et des troupes rwandaises à  l'Est du pays. Pour l'auteur, on ne peut pas comprendre la tolérance et la complaisance à  l'égard de la fraude massive aux élections présidentielles de 2011 en RDC si on ne connaît pas le pacte conclu entre Joseph Kabila et `` la communauté internationale »lors du scrutin de 2006.

Louis Michel et sa marionnette d'Alias Joseph Kabila

1- Comment le commissaire Louis Michel va s'imposer dans le processus électoral en RDC et préparer son soutien à  Joseph Kabila et à  l'action de Paul Kagame en RDC

A Bruxelles, un homme veut absolument jouer les premiers rà´les dans ce dossier. Il s'agit de Louis Michel, le commissaire européen. Au cours d'une réunion qui se tient dans son bureau le 4 octobre 2004 et qui va durer environ une heure et trente minutes, monsieur Michel est très nerveux et s'en prend au responsable de la direction des relations extérieures de la Commission, monsieur Thierry de Saint Maurice. Il lui reproche de conduire une politique hasardeuse, inefficace et coà»teuse en RDC.

Le discours de Louis Michel est approuvé par les membres de son cabinet, le directeur général pour de développement de la Commission, Stefano Manservisi, et les divers assistants qui participent à  la réunion. Le vrai problème de Louis Michel est plutà´t qu'il a le sentiment de ne pas être au cœ“ur des initiatives de l'Union Européenne relatives au processus électoral congolais. Il veut être le chef d'orchestre des élections congolaises et cette réunion est l'expression de ses frustrations ou plus exactement de ses aspirations.

Il réclame entre autre de pouvoir superviser le travail des observateurs électoraux, celui des chefs de mission, etc. Au milieu des débats, il prend la parole et annonce qu'en tant que commissaire européen, il refusera de donner des crédits à  la direction des relations extérieures de l'Union Européenne s'il n'obtient pas ``la responsabilité totale de l'opération »des élections au Congo. La menace est directe et brutale. En réalité, Louis Michel est à  la fois proche de Joseph Kabila et de Paul Kagame.

Il ne semble pas travailler uniquement pour le compte de l'Union Européenne. Parallèlement à  ses intérêts personnels au Congo, il a un net penchant en faveur de Joseph Kabila et veut aussi défendre ou protéger l'influence rwandaise au Congo. On peut, dans ces conditions, comprendre l'énergie qu'il met à  critiquer et à  menacer ses collègues à  Bruxelles. Louis Michel décide donc de se rendre régulièrement en RDC pour suivre lui-même l'évolution du dossier électoral.

Entre le 27 et le 29 aoà»t 2005, il va s'enquérir de l'enregistrement des électeurs sur les listes électorales. Il se rend au nord du Katanga, une région riche en diamants, et au Kasaï Oriental, accompagné de l'abbé Apollinaire Malu Malu, président de la commission électorale indépendante (CEI).

Il constate certes l'ampleur des difficultés sur le terrain mais retient seulement que la distribution des cartes d'électeurs est gratuite, que les Congolais veulent absolument voter et que les leaders politiques sont disposés à  aller aux élections.

A cette occasion, il rencontre presque tous les responsables des partis politiques congolais (Joseph Kabila, Jean-Pierre Bemba, Azarias Ruberwa, Anotine Guizenga et Etienne Tshisekedi). Il leur annonce que l'Union Européenne étudie la possibilité d'envoyer des observateurs au moment des élections.

Il co-préside surtout avec l'abbé Malu Malu une réunion du Comité de pilotage du projet d'appui au processus électoral. Il achève son séjour à  Kinshasa par un déjeuner de travail avec les présidents du sénat et de l'assemblée nationale.

Pour lui, ``le processus de transition est la seule voie possible pour le Congo ». Il n'y a pas, d'après lui, de ``plan alternatif ». Mais tout le monde au sein de l'Union Européenne ne partage pas la position pour le moins tranchée, sinon partisane et très personnelle, de monsieur Louis Michel sur le dossier électoral congolais.

2- Contrairement à  l'analyse de Louis Michel, une note du chef de la délégation européenne en RDC adressée à  l'attention de madame Elisabeth Tison, chef d'unité à  la délégation de la Commission Européenne en date du 12 octobre 2005 met en avant les problèmes relatifs au `` blocage de la transition » : `` Il est de plus en plus évident que les autorités congolaises usent de beaucoup de manœ“uvres dilatoires pour bloquer, de facto, le processus de Transition.

a) S'agissant du processus électoral, si les opérations d'enregistrement en cours illustrent la volonté de la population d'aller vers les élections, il n'en va pas de même pour les dirigeants de la Transition qui ne sont pas pressés d'examiner la loi électorale. Au 10 octobre 2005, le nombre d'électeurs enregistrés dépassait 16 millions. Ce résultat est très satisfaisant compte tenu de la situation du pays et des nombreuses vicissitudes que le processus d'enregistrement a vécues. Il ne doit cependant pas faire illusion (...).

Il semblerait surtout que les trois principaux dirigeants de la Transition congolaise ne soient pas du tout pressés d'aller affronter un scrutin dont l'issue est de plus en plus incertaine. Leurs bases politiques ne sont pas aussi sà»res qu'ils le pensaient initialement lorsqu'ils se sont engagés dans le processus électoral, qu'il s'agisse du Katanga pour le président Kabila, de l'Equateur pour M. Bemba et du Sud-Kivu pour M. Ruberwa.

b) Concernant le processus de brassage et d'intégration de l'armée, il convient en outre de déplorer les retards, maintenant très importants, avec lesquels la deuxième phase est lancée (...). Si le manque de moyens logistiques est l'alibi trouvé par les militaires pour ne pas acheminer les troupes vers les centres de regroupement, cette situation traduit surtout un manque de volonté politique qui, si la tendance n'était pas inversée rapidement, risquerait de menacer le processus électoral en cours ainsi que ses résultats.

2. Face à  ces manœ“uvres dilatoires, la Communauté internationale, dans sa grande majorité, continue de se montrer extrêmement compréhensive.

a) Ainsi la MONUC et le PNUD ont, trop rapidement épousé le point de vue du Président de la CEI de reporter la date du référendum, fixée initialement le 27 novembre, au 18 décembre 2005 (...).

b) La plupart des membres de la Communauté internationale mettent trop souvent en avant, devant les dirigeants congolais, le retard intervenu dans l'adoption de la résolution 1621 du Conseil de sécurité des Nations Unies portant notamment sur la logistique du processus électoral en République Démocratique du Congo. Si ce retard très important (3 mois) est en effet regrettable, il conviendrait surtout de dénoncer toutes les manœ“uvres dilatoires que les dirigeants congolais utilisent.

Ceux-ci, outre le souhait de rester plus longtemps au pouvoir avec tous les privilèges qu'il confère, semblent aujourd'hui sous-estimer l'impact des échéances du 31 décembre 2005, voire même du 30 juin 2006. Ils ont, en effet, tellement redouté l'échéance du 30 juin 2005 qui, s'étant bien déroulée, les amène à  être très optimistes sur la manière dont se négocieront et le 31 décembre 2005 et le 30 juin 2006.

Ils font le calcul, non sans raison, que la Communauté internationale continuera de les soutenir quoiqu'il arrive, tout en continuant à  critiquer celle-ci en lui imputant l'essentiel des retards dans le processus de transition (...).

3. (...) la Transition congolaise demeure essentiellement une phase de maintien de la paix. Or, les étapes de ce processus, lorsqu'il n'est pas possible d'obtenir le soutien et l'appropriation des dirigeants en place pour les mener à  bien, doivent leur être imposées par la communauté internationale dans l'intérêt même de la population congolaise. Il me paraît à  cet égard plus important aujourd'hui de nous rapprocher des vœ“ux de l'immense majorité de la population, qui attend avec impatience d'aller aux élections, que de chercher à  convaincre une classe dirigeante qui, quoi qu'elle dise, ne semble pas avoir d'autre perspective que de perpétuer le plus longtemps ses avantages d'autant plus qu'elle pense pouvoir compter sur l'apathie de la rue kinoise ainsi que sur la poursuite du soutien massif de la communauté internationale même au-delà  de la Transition... »

3- A la veille de l'élection présidentielle, l'Union Européenne ne tient pas compte de l'avertissement de ses propres diplomates

Dans un rapport restreint du 5 mai 2006, le chef de la délégation européenne en RDC, monsieur Carlo de Filippi soulève d'importantes questions : ``Depuis le début de la transition, la communauté internationale n'a pas su ou pas voulu s'opposer aux manœ“uvres dilatoires des dirigeants congolais. De ce point de vue l'installation au pouvoir, suite à  Sun City, des anciens belligérants s'est révélée être une erreur tant elle a favorisé, sur fond de méfiance réciproque : et les pratiques de corruption et de mauvaise gouvernance, et les manœ“uvres dilatoires et leur volonté de rester au pouvoir coà»te que coà»te.

Si la communauté internationale, à  travers le CIAT a paru, fin novembre 2005, vouloir enfin changer de ton vis-à -vis des dirigeants congolais, les choses ont malheureusement rapidement évolué suite au référendum constitutionnel du 18 décembre 2005. Alors que le risque de non respect de l'échéance du 30 juin 2006 se posait déjà , la communauté internationale, soudée en façade mais largement divisée en profondeur, a préféré agir en ordre dispersé dans la dénonciation des manœ“uvres dilatoires des dirigeants congolais qu'il s'agisse de la promulgation de la Constitution et de la loi électorale ou de l'intégration de l'armée et des discussions sur la gouvernance.

Les dirigeants congolais depuis janvier 2006 ne prennent d'ailleurs plus de gants pour refuser tout dialogue avec la communauté internationale : de fait les réunions avec l'espace présidentiel et celles des commissions mixtes sont devenues rarissimes et le CIAT préfère diffuser des communiqués relativement complaisants sur les problèmes de la transition congolaise.

Or depuis la promulgation de la Constitution de la IIIème République, le non respect de l'échéance du 30 juin 2006 constitue surtout un problème politique. Sur un plan juridique l'article 222 de la nouvelle Constitution permet en effet d'assurer la continuité des institutions de la transition au-delà  du 30 juin 2006. Toutefois la marginalisation volontaire de l'UDPS, semble-t-il appuyée aujourd'hui par une partie de la hiérarchie catholique (Monseigneur Monsengwo), pourrait contribuer à  compliquer cette nouvelle prolongation de la transition.

Dans un contexte d'extrême fragilité du processus de transition marqué entre autre par l'insécurité croissante à  l'Est de la RDC, notamment en Ituri où le regain des milices cache mal les ingérences croissantes de l'Ouganda, par les atteintes répétées aux droits de l'Homme perpétrées surtout par l'armée congolaise, qu'elle soit intégrée ou pas, par la méfiance croissante des membres de l'espace présidentiel qui se présentent, presque tous, à  l'élection présidentielle, la moindre déstabilisation pourrait entraîner une cascade d'événements non souhaitables et difficilement contrà´lables. Par exemple, Jean-Pierre Bemba se plaint ouvertement que les troupes de Joseph Kabila, essentiellement la GSSP, n'ont pas été brassées, contrairement à  la plupart de ses soldats. De plus, International Crisis Group souligne que le RCD, un des déçus probables du processus électoral en cours, pourrait être tenté de déstabiliser l'Est du pays »

4- Le diplomate fait savoir qu'il est dangereux pour une partie de `` la communauté internationale »de soutenir ostensiblement Joseph Kabila

`` Le nombre, sans doute trop important, des candidats qui se présentent soit aux présidentielles, soit aux législatives, devrait paradoxalement avantager Joseph Kabila.

a) C'est le seul qui se dégage vraiment de la liste des 33 candidats aux présidentielles.

Avec beaucoup d'habileté, il est en train de réussir plusieurs choses : apparaître comme un candidat ‘‘indépendant'' seul contre tous, transcendant les clivages ethniques et politiques ; sa séparation, de façade, avec le PPRD, constitue une bonne opération politique de même que les rumeurs sur son futur mariage, en juin prochain, qui sera béni par le Cardinal Etsou ; accélérer la décomposition du MLC ; donner l'impression de venir en aide au RCD sur la question de Minembwe sans pour autant s'exposer publiquement à  l'impopularité qu'une telle décision entraînerait ; favoriser un grand nombre de candidatures de complaisance qui se rallieront à  lui juste avant le premier tour des présidentielles afin de provoquer un grand rassemblement, soit avant le deuxième tour, si un deuxième tour est nécessaire.

De fait il existe une forte chance que Joseph Kabila soit élu au premier tour : non seulement ses partisans en sont convaincus, certains faisant même courir le bruit qu'il y aurait un risque à  organiser un deuxième tour des présidentielles ; mais surtout lui-même, par son cà´té ‘‘force tranquille'', donne l'impression que son élection constituera une simple formalité.

En outre, l'attitude d'une partie de la communauté internationale accentue cette tendance en donnant l'impression qu'elle soutient Joseph Kabila. Ce comportement est extrêmement dangereux car l'opinion publique en RDC finit par en être convaincue ce qui risque de dénaturer un processus démocratique en offrant une fausse liberté de choix. De fait, certains acteurs bilatéraux membres du CIAT qui étaient jusqu'ici plutà´t neutres par rapport au processus électoral, semblent maintenant vouloir changer d'attitude pour appartenir au ‘‘camp des vainqueurs''...

A l'opposé, l'actuel président de l'Union Africaine, Denis Sassou Nguesso, ferait tout pour compliquer la tà¢che de Joseph Kabila en incitant l'UDPS à  participer au processus et en soutenant Jean-Pierre Bemba.

b) S'agissant des législatives, la multitude des candidatures retenues par la CEI (9632) risque, sans grands partis vraiment structurés, d'accoucher d'un Parlement atomisé, donc faible et sans doute, à  la botte de Joseph Kabila ».

5- Le diplomate rappelle l'Union Européenne à  son devoir de neutralité

La promesse des postes de haut niveau peut également favoriser des ralliements, Olivier Kamitatu étant de plus en plus convaincu d'être choisi par Joseph Kabila pour diriger le futur gouvernement issu des élections... Cette recomposition du paysage politique congolais ‘‘à  la gabonaise'' pourrait permettre d'aboutir à  un certain consensus politique après les joutes électorales. Elle risque toutefois de donner l'impression à  l'électeur congolais que son vote a été détourné d'où l'appel récent de Mgr Monsengwo à  une certaine transparence dans le processus électoral, ‘‘le peuple et l'opinion nationale autant qu'internationale'' ayant ‘‘le droit de savoir s'il a des candidats alimentaires qui sont de simples figurants ou prête-noms et dont la candidature ne sert qu'à  induire l'électeur dans l'erreur''.

Cette approche risque également de rompre l'équilibre qui avait été voulu par les auteurs de la Constitution de la IIIème République en faisant du Parlement une simple chambre d'enregistrement, les décisions essentielles se prenant à  la présidence. Devant le risque d'avoir un système démocratique dévié de ses objectifs, la communauté internationale, et surtout l'Union Européenne, doit rester très vigilante.

Tout d'abord en s'assurant que le processus électoral en cours soit au minimum crédible, c'est-à -dire en faisant tout pour que ce processus évite essentiellement de ‘‘légitimer par avance'' Joseph Kabila.

Dans ce contexte, il conviendrait pour la communauté internationale :

- de veiller au strict respect du calendrier fixé ;

- d'afficher une stricte neutralité vis-à -vis des candidats aux législatives ainsi qu'aux présidentielles. Cette attitude sera difficile à  observer vis-à -vis de certains candidats appartenant à  l'espace présidentiel et qui sont incontournables si on veut maintenir un minimum de dialogue avec les dirigeants de la RDC. Elle sera encore plus difficile à  observer de la part des Etats qui ont déjà  publiquement manifesté leur préférence au point d'induire l'opinion publique congolaise en erreur ;

- d'empêcher toute tentative de découplage entre législative et présidentielle, risque toujours possible si on finit par se rendre compte qu'il sera peut-être difficile d'organiser les élections législatives pour le 30 juillet 2006 ; l'entourage de Joseph Kabila est naturellement très favorable à  ce découplage faisant même courir le bruit que si les élections n'ont pas lieu avant le 30 juin 2006, il risque d'y avoir des troubles à  Kinshasa... ;

- de veiller au respect d'une certaine déontologie en exigeant en particulier l'adhésion de tous les candidats à  un code de bonne conduite lorsque les différentes campagnes électorales démarreront ;

- de permettre à  la Haute Autorité des Médias de jouer son rà´le en matière d'égalité d'accès aux médias, de transparence et de respect absolu de la liberté d'expression ;

- de poursuivre, sans compromission, l'objectif d'inclusivité du processus par exemple en essayant de convaincre l'UDPS à  participer aux élections provinciales qui serviront à  la désignation des sénateurs et gouverneurs ;

- d'assumer une observation des élections qui soit performante ;

- d'accélérer l'arrivée de la force européenne qui devrait constituer une assurance contre toute tentation de dérapage, d'où qu'elle vienne »

Xavier Solana

6- Un rapport secret envoyé au cabinet de Louis Michel le 16 février 2006 à  15h16 confirme le choix de Joseph Kabila par Paris et Washington.

Il y a en réalité deux positions au sein de ce qui est qualifié de ``communauté internationale ». D'une part celle représentée par la France et les Etats-Unis qui soutiennent déjà  la désignation, ou plus exactement le maintien, de Joseph Kabila au pouvoir et d'autre part celle de certains membres de la Commission Européenne qui souhaitent plutà´t la tenue d'un scrutin libre et incontesté.

Des négociations et des actions de lobbying se multiplient néanmoins à  Bruxelles pour convaincre certains dirigeants congolais de se ranger derrière Joseph Kabila.

Ses soutiens occidentaux se mobilisent beaucoup pour le rassurer de l'appui de la ``communauté internationale »c'est-à -dire essentiellement celui de la France et des Etats-Unis. Le Comité international d'accompagnement de la transition (CIAT), qui avait été mis en place pour servir de moyen de pression auprès des dirigeants congolais dans le but d'équilibrer le rapport de force politique, perd très vite de son autorité.

Les grandes puissances, qui ont déjà  pris parti pour Joseph Kabila, ne souhaitent plus l'intervention du CIAT, tout au moins, dans le processus portant sur l'élection du président de la République démocratique du Congo.

Dans un rapport secret envoyé le 16 février 2006 à  15h16 au cabinet de Louis Michel par la délégation européenne à  Kinshasa, il est écrit : `` La France et les Etats-Unis continuent d'ailleurs d'estimer que le CIAT n'a pas pour fonction d'intervenir dans les affaires congolaises, surtout lorsqu'il s'agit de celles du chef de l'Etat ».

On lit plus loin : ``Dans ce contexte, la France qui visiblement pourrait avoir convaincu l'Allemagne, estime que les experts/techniciens travaillant sur le processus électoral devraient avoir un rà´le limité et laisser l'aspect politique aux diplomates et aux ambassadeurs ».

Si la volonté de placer Joseph Kabila en position de `` vainqueur »des prochaines élections devient incontestable et irréversible, une question néanmoins demeure. On comprend parfaitement que les Etats-Unis continuent de soutenir Joseph Kabila et Paul Kagame au vu de leur politique dans les Grands-lacs. Mais le suivisme de la France est moins évident. Est-ce pour la France un alignement aveugle sur la position des Etats-Unis ou est-ce une erreur d'appréciation de la personnalité de Joseph Kabila et de la nature de ses liens plus ou moins serrés avec Kigali ?

Une chose est certaine, le soutien de la France à  Joseph Kabila n'a jamais placé cette dernière en position de force, ni au Congo ni au Rwanda. Chaque fois qu'il en a l'occasion, le président rwandais, Paul Kagame, s'évertue à  invectiver les dirigeants français ou à  les tourner en ridicule.

Cet ancien maquisard à  la culture sommaire et à  la courtoisie limitée s'en prend pêle-mêle aux ministres et aux diplomates français sans que personne ne lui porte une réplique digne de ses amabilités.

Jusqu'à  présent, la ``contre-offensive »française dans les Grands Lacs est restée faible, peu ambitieuse et totalement insignifiante face à  l'agressivité et à  la stratégie anglo-américaine.

Le dictateur rwandais a même poussé le zèle jusqu'à  bannir le français au Rwanda pour faire de l'anglais la nouvelle langue officielle du pays et à  intégrer le Commonwealth, au détriment de la France qui semble plus que jamais résignée à  subir les tacles de ses alliés en Afrique.

En vérité, Jacques Chirac ne voulait pas d'un affrontement avec George Bush, ni sur le Congo ni sur le Rwanda. Éprouvé par la tension avec les Etats-Unis durant la guerre irakienne, dépassé par le déploiement militaire américain - notamment la force Africom - dans son pré carré, usé par son dernier mandat et acculé par le bouillant Nicolas Sarkozy qui cherchait à  tout prix à  entrer à  l'Elysée, le chef de l'Etat français aspirait surtout à  prendre une retraite tranquille.

Il a finalement choisi d'être conciliant avec Washington, évitant un bras de fer inutile. Cette position transparaît clairement lorsque l'auteur du rapport secret souligne l'attitude de la France et des Etats-Unis : ``Si le délai du 30 juin 2006 n'est pas respecté, ces pays n'hésiteront pas à  faire ‘‘porter le chapeau'' aux ‘‘experts'' ainsi qu'au PNUD plutà´t que d'avoir à  reconnaître leur complaisance vis-à -vis des autorités congolaises et leur inertie au sein du CIAT.

Fidèle à  sa stratégie, la France veut faire primer le discours politique du ‘‘tout va bien Madame la marquise'' sur la nécessité d'une pression sur les principaux dirigeants de la transition s'agissant de la réalisation dans un délai raisonnable, entre autres, des aspects techniques d'organisation des scrutins, de diffusion du matériel, de formation de personnel, du dépà´t de candidatures, de leur dépouillement et des recours éventuels et occulte ainsi le temps nécessaire et incompressible de ces différentes étapes.

Aider à  la bonne réalisation de ces étapes dans les délais raisonnables, c'est permettre à  la transition de se terminer dans les temps et sans heurts ! Il apparaît assez clairement que Kabila dicte sa ligne de conduite et possède ainsi un pied dans l'Union Européenne et que l'ambassade des Etats-Unis influence le CIAT à  travers Bill Swing. Par ailleurs, au sein du CIAT, les Etats africains sont probablement influencés par la France et les Etats-Unis, tandis que la Chine et la Russie ne s'intéressent que de loin à  la politique congolaise et/ou ne souhaitent pas faire de vagues ». Le processus électoral ira finalement à  son terme, conformément aux volontés affichées au sein de l'Union Européenne.

Pour s'en rendre compte, il suffit simplement de suivre ici les commentaires dithyrambiques exprimés par ses représentants officiels dès le premier tour du scrutin, qui voit Joseph Kabila arriver très largement en tête avec officiellement plus de 44% des suffrages.

Javier Solana, Haut Représentant pour la Politique Étrangère et de Sécurité Commune de l'Union Européenne (PESC), exprime le premier sa satisfaction : ``Je salue la tenue dans de bonnes conditions des élections présidentielles et législatives en République Démocratique du Congo ce dimanche 30 juillet. Je félicite le peuple congolais qui s'est rendu nombreux aux urnes et qui a pu s'exprimer, d'une manière générale, dans le calme et dans la dignité, exprimant sa détermination à  construire un meilleur avenir pour son pays (...). L'Union Européenne reste fermement aux cà´tés de la population congolaise dans ces moments historiques et témoigne, entre autres par la présence de sa mission EUFOR, de son engagement en vue de voir aboutir les élections dans un esprit de réconciliation et de consensus national ».

Louis Michel, Commissaire européen au Développement et à  l'aide humanitaire, parmi les plus fervents partisans de Joseph Kabila, ne boude pas son plaisir : ``Le 30 juillet 2006 les premières élections démocratiques et pluralistes depuis 40 ans se sont tenues en République Démocratique du Congo. Il s'agit de l'aboutissement concret d'un rêve qui pour les Congolais vient de très loin, une vraie opportunité de renouveau qui est maintenant à  portée de main. Je voudrais sincèrement féliciter le peuple congolais qui a montré une maturité et une appétence pour la démocratie. Je suis heureux d'avoir misé, depuis 1999, sur le peuple congolais qui était fatigué de la guerre et des conflits et qui a eu la volonté d'aller vers la démocratie, un processus irréversible. (...) A présent nous exhortons la population congolaise et toutes les parties concernées à  poursuivre leur participation pacifique à  ce processus dans un esprit de réconciliation nationale et de respect de la démocratie et de l'Etat de Droit dans l'intérêt général du pays. La Commission européenne, premier bailleur de fonds du processus électoral, continuera d'apporter son soutien au peuple et à  l'Etat congolais dans cette nouvelle phase »

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