Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

samedi 15 janvier 2022

BRUXELLES : SOMMET UNION EUROPÉENNE-AFRIQUE 17 ET 18 FÉVRIER 2022 : PAUL KAGAME, HITLER NOIR N'A AUCUNE LÉGITIMITÉ POUR PARLER AU NOM DU KONGO !

Bruxelles : Sommet Union européenne-Afrique 17 et 18 février 2022: Paul Kagame, Hitler Noir n'a aucune légitimité pour parler au nom du Kongo !

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International 

FB_IMG_1642236531290.jpg, janv. 2022

La diaspora Patriotique Kongo est en alerte. Les BANA ELONGA YA TATA KIMBANGU DIANTUNGUNUA sont vent debout !

Hitler Noir, Paul Kagame, bourreau du peuple Kongo, pillard et receleur des ressources Kongo n'a aucun droit ni aucune légitimité de parler au nom du Kongo au Sommet Union européenne-Afrique qui se tiendra à Bruxelles, le 17 et 18 février 2022.

La souveraineté du Kongo n'est ni aliénable ni négociable. Les frontières du Kongo héritées de la Conférence de Berlin de 1885 sont un patrimoine des fils et filles Kongo.

Le rwandais Paul Kagame et l'ougandais Yoweri Museveni, depuis le coup d'Etat contre le Zaïre en 1997, ont pris le vilain plaisir de tourner le Kongo en bourrique. Pays agresseurs   occupants, le Rwanda et l'Ouganda se victimisent au niveau international tout en commettant des massacres et tueries sur le sol Kongo. Des crimes contre l'humanité, crimes de terrorisme, crimes de sang, crimes de génocide se commettent en toute impunité au Kongo.

Les BANA ELONGA YA TATA KIMBANGU DIANTUNGUNUA dénoncent la main mise de Paul Kagame sur le Kongo, qui n'est pas son pays et ne lui appartient pas.

Les Rwanda, Burundi et l'Ouganda ne doivent jamais penser résoudre leurs problèmes ethniques internes en s'allongeant en piquant les frontières du Kongo. Cette situation est inadmissible et inacceptable.

Le Rwanda doit organiser son dialogue inter-rwandais avec ses Tutsis, Hutus et Ntwa. L'Ouganda doit récupérer ses criminels ADF au lieu de les tuer au Kongo. Le Burundi qui fait des incursions à Uvira doit cesser cette agression.

Quant à la présidente Tanzanienne qui a déclaré publiquement que son pays doit venir au Kongo prendre sa part. Le Kongo n'est pas un élément mort où chacun doit venir couper sa viande.

Les faiblesses et cupidités de certains dirigeants Kongo ne doivent pas faire penser que tous les fils et filles Kongo sont des Beer-Music-Wife (BMW). Cette fausse réputation pour noyer le Kongo ne fonctionne plus. Le Kongo a des fils et filles dignes qui aiment leur pays et luttent pour lui.

FÉLIX ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO TSHINTUNTU TSHIFUEBA A FAIT SON DEAL AVEC ALIAS KABILA CONTRE LE PEUPLE KONGO. CE DEAL A ÉTÉ COSIGNÉ PAR 4 CHEFS D'ÉTAT AFRICAINS AU GRAND MÉPRIS DU PEUPLE KONGO : LE PRÉSIDENT ÉGYPTIEN, LE PRÉSIDENT SUD AFRICAIN, LE PRÉSIDENT KENYAN... LE COMPLOT CONTRE LE KONGO ET SON PEUPLE N'EST PAS À DÉMONTRER.

L'UNION AFRICAINE ÉTANT DEVENUE UN INSTRUMENT D'ASSERVISSEMENT DES PEUPLES AFRICAINS ALORS QUE LES PÈRES FONDATEURS VOULAIENT QU'ELLE SOIT UNE INSTITUTION DE LIBÉRATION, LE KONGO N'A PLUS SA PLACE À L'UNION AFRICAINE.

FÉLIX ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO TSHINTUNTU TSHIFUEBA EST UN PANTIN MARIONNETTE DE PAUL KAGAME ET YOWERI MUSEVENI. TOUS LES CONTRATS SIGNÉS ENTRE LE RWANDA, L'OUGANDA ET LE KONGO, DEPUIS HIPPOLYTE KANAMBE KAZEMBERE MUTWALE JUSQU'À FÉLIX ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO TSHINTUNTU TSHIFUEBA SONT LEONINS ET CADUCS. LE RWANDA, L'OUGANDA ET LE BURUNDI SONT DES PAYS AGRESSEURS DU KONGO. 

LE KONGO DOIT ROMPRE SES RELATIONS DIPLOMATIQUES AVEC LE RWANDA, L'OUGANDA ET LE BURUNDI. 

LE KONGO EXIGE L'APPLICATION IMMÉDIATE DU RAPPORT MAPPING ET L'INSTALLATION DU TRIBUNAL PÉNAL INTERNATIONAL POUR LE KONGO.

FÉLIX ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO TSHINTUNTU TSHIFUEBA CHEF DE BANDE DES MAFIEUX FAKWA, ANGWALIMA, FRAPPEURS, CHECKULEURS ET BRAQUEURS DE LA RÉPUBLIQUE, FONT LA RISÉE DU PEUPLE KONGO AU NIVEAU NATIONAL ET INTERNATIONAL.

LES FILS ET FILLES KONGO SONT DÉTERMINÉS À EN FINIR AVEC CE RÉGIME DE LA HONTE, SANS INTERFÉRENCES ÉTRANGÈRES.

PAUL KAGAME, HITLER NOIR, N'A AUCUNE LÉGITIMITÉ DE PARLER AU NOM DU KONGO AU SOMMET DE L'UNION EUROPÉENNE-AFRIQUE À BRUXELLES !

Lire la suite...

Partager sur : Partager

mercredi 21 avril 2021

Le Maréchal Idriss Déby s'en va ! Folie de grandeur, ces maréchaux dieux d'Afrique !

Le Maréchal Idriss Déby s'en va ! Folie de grandeur, ces dieux d'Afrique ! 

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

Idriss-Déby-se-voit-Napoléon.jpg, avr. 2021

Maréchal, ce grade se perçoit désormais comme étant le dernier trône des dictateurs avant leurs chutes. En Afrique, on a connu Jean Bedel Bokassa qui ne voulait pas qu'on lui parle de la mort. En Ouganda, il y a eu un certain Idi Amin Dada, lui aussi maréchal. Chez nous au Congo, l'ancien Zaïre donc, tout a été dit sur Mobutu Sese Seko, sauf rien. Le maréchal aimait le pouvoir !

idriss-deby-se-voit-napoleon

La plupart des grands tyrans de l'histoire furent des personnages extravagants, dont l'évocation garantit le spectacle. Mégalomanie, folie et monstruosité sont des traits de caractère susceptibles de vicier les images d'ambiguïté, pour peu qu'on succombe à leur fascination. Il y a sur terre des hommes qui pensent être devenus immortels. Le pouvoir parfois rend fou. En Afrique, on a connu Jean Bedel Bokassa qui ne voulait pas qu'on lui parle de la mort. Après Dieu c'était lui, le maréchal centrafricain. En Ouganda, il y a eu un certain Idi Amin Dada, lui aussi maréchal. Une légende raconte qu'il connaissait le goût de la chair humaine, et du sang. Chez nous au Congo, l'ancien Zaïre donc, tout a été dit sur Mobutu Sese Seko, sauf rien. Le maréchal aimait le pouvoir et n'avait vraiment aucune intention de passer la main. Lui aussi maréchal, le dernier grade au sein de l'armée. En Afrique du Nord, le général président égyptien Hussein Mohamed s'était fait bombarder maréchal lui aussi. Décidément, ce grade se perçoit désormais comme étant le dernier trône des dictateurs avant leurs chutes.

1. Idriss Déby Itno: L’ogre du Sahel et Maréchal du Lac Tchad !

fb-img-1619012072240

Le Maréchal-président tchadien, Idriss Deby Itno, à la tête du pays depuis plus de 30 ans, est décédé alors que l'on vient d'annoncer sa réélection pour un sixième mandat.

Idriss Déby Itno, maréchal et Président du Tchad n’est plus. C’est une évidence. Mais les circonstances de sa mort demeurent encore floues et soulèvent des interrogations qui suscitent des hypothèses. L’homme pourrait avoir été purement et simplement éliminé… par les siens.

Coup de théâtre au Tchad! Le président depuis plus de 30 ans, en passe d'être largement réélu, est décédé après avoir été blessé dans les combats contre des rebelles. «Idriss Déby Itno vient de donner son dernier souffle en défendant l'intégrité territoriale sur le champ de bataille. C'est avec une profonde amertume que nous annonçons au peuple tchadien le décès ce mardi 20 avril 2021 du maréchal du Tchad», a annoncé le porte-parole de l'armée, le général Azem Bermandoa Agouna, dans un communiqué lu à l'antenne de la télévision tchadienne.

idriss-deby-11

Peu après, l'armée a annoncé à la radio d'Etat qu'un des fils du président, Mahamat Idriss Déby Itno, commandant de la garde présidentielle, avait été nommé à la tête d'un conseil militaire chargé de prendre la succession du président défunt.

La veille au soir, la commission électorale tchadienne avait annoncé que l'indéboulonnable président, au pouvoir depuis 1990, avait été réélu avec 79,32% des voix. Cette victoire électorale ne faisait aucun doute après l'élection verrouillée du 11 avril. Mais la précipitation des autorités à annoncer des résultats encore partiels avait interpellé. 

Le jour du scrutin, un mouvement rebelle avait mis ses menaces à exécution en entrant dans le nord du Tchad depuis la Libye. Ces derniers jours, le Front pour l'alternance et la concorde du Tchad (FACT) avait progressé dans le désert jusqu'à la province du Kanem, à quelques centaines de kilomètres seulement de la capitale N'Djamena.

idriss-deby-6

Idriss Déby, qui était lui-même parvenu au pouvoir par les armes, s'était personnellement rendu sur le front. Malgré les communiqués victorieux de son armée, faisant état de centaines de rebelles tués, c'est dans ces circonstances que le président a été blessé. Idriss Déby avait été confronté à plusieurs reprises à des rébellions. En 2018, son régime avait été sauvé in extremis par une intervention militaire française, alors que les rebelles étaient sous les fenêtres du palais présidentiel.

idriss-deby-10

Au fil de son règne, Idriss Déby a su se rendre indispensable aux yeux des Occidentaux, et en particulier de la France. Le Tchad accueille en effet plusieurs bases miliaires françaises. Il est un allié clef de Paris dans la lutte contre les djihadistes au Sahel. Malgré son instabilité, le Tchad n'a pas hésité à envoyer ses soldats dans les pays voisins, comme au Mali et au Nigeria, pour combattre les groupes djihadistes.

idriss-deby-7

Quelles sont les réactions suite au décès de cet allié clé qui a positionné le Tchad comme une puissance militaire dans la sous région ?

Idriss Deby Itno sera inhumé ce vendredi 23 avril dans son village d'Amdjarass, dans l'intimité familiale, après avoir reçu un hommage militaire en présence des chefs d'Etat.

Considéré comme un autocrate par certains, il était aussi vu comme un rempart contre le terrorisme et instabilité dans le Sahel.

bokassa-3

2. Jean Bedel Bokassa: Un soudard autoproclamé Empereur qui a fini comme prophète en Centrafrique !

Jean Bedel Bokassa (22 février 1921 - 3 novembre 1996) était considérait comme un soudard par le Général de Gaulle qu'il appelait "Papa". Il se disait lui-même "Gaulliste". Ancien président de la République centrafricaine (de 1966 à  1976), par mégalomanie il s'était autoproclamé empereur sous le nom de Bokassa Ier de 1976 à  1979. A Bangui, plus rien ne subsiste des fastes grand-guignolesques du couronnement, le 4 décembre 1977. Le maréchal-président à  vie Bokassa avait pourtant vu grand, engloutissant une année du budget de l'État dans la fête. Une partie des fonds était allée aux prisons, pour y entasser les derniers opposants. ``A l`occasion de la fête nationale du 1er décembre 2010 et des festivités du cinquantenaire de la proclamation de l`indépendance de la République Centrafricaine, Jean-Bedel Bokassa, ancien président de la République condamné, gracié et décédé, est réhabilité dans tous ses droits, indique ce décret daté du mardi 30 décembre 2010 lu à  la radio nationale centrafricaine. Le président centrafricain François Bozizé a réhabilité dans tous ses droits l`ex-président et empereur Jean-Bedel Bokassa décédé en 1996, qui avait été condamné à  mort en 1987 puis gracié et libéré. ``Cette réhabilitation de droit (...) efface les condamnations pénales, notamment les amendes et les frais de justice, et fait cesser pour l`avenir toutes les incapacités qui en résultent, poursuit le décret.

bokassa-9
bokassa-2
bokassa-8

Bangui novembre 1986, procès de Jean-Bedel Bokassa, un procès à  grand spectacle.

Accusez Bokassa: Levez-vous !

En 1965, lors du `` coup d`État de la Saint-Sylvestre, un cousin de Dacko, le colonel Jean-Bedel Bokassa, s`empare du pouvoir. Il abroge la Constitution et se déclare président-maréchal à  vie. Le 4 décembre 1976, le congrès extraordinaire du MESAN rénové  proclame l`Empire centrafricain. Le maréchal Bokassa devient l`empereur Bokassa Ier. Il est couronné le 4 décembre 1977. La liberté d`expression est supprimée et les opposants sont jugés par des tribunaux militaires et, pour la plupart, condamnés à  mort.

Ce 26 novembre 1986, date à  laquelle s'ouvre, à  Bangui, la première audience de l'ex-empereur Jean-Bedel Bokassa. Onze chefs d'accusation sont inscrits sur la feuille du président du tribunal, Édouard Franck. Ils ont déjà  valu à  l'ex-empereur d'être condamné à  mort par contumace, le 19 décembre 1980, pour `` assassinat, recel de cadavres, anthropophagie, atteinte aux libertés individuelles, coups et blessures volontaires et détournement de fonds publics. Conscient de risquer sa tête pour de bon, celui que les journalistes appellent maintenant Papa Bok , en référence au tyran haïtien Papa Doc, a appelé à  la rescousse quatre avocats dont deux as du barreau de Paris, Mes Francis Szpiner et François Gibault. Au palais de justice de Bangui, la foule – ou plus exactement ceux qui ont eu la chance de pouvoir se glisser dans la salle – gronde en sourdine. On se pousse du coude pour voir l'homme grisonnant devant lequel, dix ans auparavant, tous rampaient, de peur ou de servilité.

bokasa
bokassa-7

Chef d'État destitué, maréchal dégradé, le roi est nu ou, plutôt, vêtu misérablement de la tenue des prisonniers du fort de Roux, à  sa première sortie de prison. Il renoue ensuite avec le complet veston. Le miracle qu'il espérait en rentrant au pays ne s'est pas produit: la foule ne l'a pas acclamé tel le nouveau Napoléon qu'il rêvait d'incarner. Le mythe a vécu, il n'aura droit ni à  ses Cent-Jours , ni à  la tribune qu'il réclamait, le stade de 10000 places où sa comparution était initialement prévue, les lieux mêmes qui avaient vu se jouer son sacre.

bokassa-4

Bokassa se couronna finalement empereur le 4 décembre 1977 au cours d'une cérémonie à  laquelle 5 000 invités assistèrent, notamment le ministre français de la Coopération, Robert Galley ; aucun chef d'État ne fit cependant le déplacement. Il revêtit pour l'occasion le même costume que le maréchal Ney lors du sacre de Napoléon Ier. Son titre complet était `` Empereur de Centrafrique par la volonté du peuple centrafricain, uni au sein du parti politique national : le MESAN  ("Mouvement pour l'évolution sociale de l'Afrique noire"). Ce dernier épisode lui valut une réputation de mégalomane. Bokassa justifiait ses actions en déclarant que la création d'une monarchie aiderait la Centrafrique à  se distinguer des autres pays africains et à  gagner le respect des autres pays du monde. Il prétendit mettre en place une monarchie constitutionnelle, mais son régime demeura une dictature violente.

bokassa-5
bokassa-13

En 1979, Jean Bedel Bokassa ne jouissait plus de sa popularité passée. En janvier, il réprima dans le sang des manifestations de lycéens. Amnesty International et une commission de juristes internationaux établirent qu'il participa au massacre dans la prison de Bangui de 100 enfants qui avaient été arrêtés pour avoir protesté contre le coût trop élevé des uniformes scolaires imposés par l'empereur ; Bokassa nia toujours farouchement son implication dans ce massacre. Des rumeurs prétendaient que Bokassa s'adonnait au cannibalisme à  l'occasion, ce qui lui valut le surnom de  l'Ogre de Berengo , mais ces accusations furent rejetées lors de son procès et jugées improbables par les nombreux enquêteurs dépêchés sur place à  la suite de son renversement. Il semblerait que cette histoire ait été inventée par les services secrets français pour ajouter du crédit à  l'image de monstre qu'on voulait donner de Bokassa à  l'époque pour justifier son renversement.

idi-amin-9

3. Idi Amin Dada, le roi de la bouffonneries !

« Son excellence le Président à vie, Maréchal  Alhadji Docteur Idi Amin Dada, titulaire de la Victoria Cross, DSO, titulaire de la Military cross et Conquérant de l’Empire britannique. » Rien a priori ne prédisposait l'Ouganda, un Etat sans débouchés maritimes et aux faibles ressources, à la célébrité. Et pourtant, un homme, le maréchal Idi Amin Dada, va faire connaître son pays dans le monde entier dans les années 70 avec ses frasques et ses bouffonneries, mais aussi avec les dizaines voire centaines de milliers de personnes disparues ou assassinées pendant ses huit années passées au pouvoir. Retour sur la vie de celui que l'on surnommait à l'époque le «boucher de l'Afrique».

idi-amin-2

C’est avec toute cette déférence qu’il faut le nommer. Idi Amin Dada restera, de mémoire africaine, l’un des dictateurs les plus sanguinaires et fous de l’histoire de la politique. C’est en Ouganda, son pays, qu’il exercera pendant huit ans, du 25 janvier 1971 au 11 avril 1979, une répression sans limites, mettant les citoyens au service de sa mégalomanie et de sa cruauté.

idi-amin-5
idi-amin-6

Idi Amin Dada serait né le 17 mai 1928 dans le village de Kampala (Ouganda), sous l e nom d’Idi Awo-Ongo Angoo. Son père se serait convertit à l’Islam en 1910 et aurait alors prit le nom d’Amin Dada. Après une carrière de soldat dans l’armée britannique, il rentre en Ouganda et intègre la police. Sa mère serait originaire du Congo Kinshasa, et guérisseuse-chamane, fille d’un chef tribal. Elle sera pendant des années au service de la famille royale traditionnelle du pays. En 1931, ses parents se séparent, Amin soupçonnant sa femme de le tromper avec le roi, qui est selon lui le père d’Idi Amin et de ses cadets. Elevé seul par une mère aux pratiques mystiques, il baigne durant toute son adolescence dans un monde entre occultisme et réalité, ce qui influence certainement sa stabilité psychique.

Idi Amin effectue différentes tâches avant d’être recruté comme aide-cuisinier par un régiment colonial britannique de la King’s African Rifles en 1946. Comme il est robuste et impressionnant (1m91 pour 100 kg), il est démit de ses fonctions à la cuisine et à la buanderie pour être réquisitionné comme soldat. Il combattra en Somalie et au Kenya  et demeurera plusieurs années dans ce dernier. C’est d’ailleurs au Kenya qu’il acquiert le grade de Caporal puis de Sergent, en 1953. Soldat docile, champion de boxe ougandais (catégorie poids-lourds), champion de natation mais  surtout analphabète, il prend rapidement du galon au sein de l’armée après son retour au pays en 1954. En 1958, il est nommé chef de peloton puis atteint le plus haut grade de l’armée pour un noir au sein d’un régiment coloniale. Etant donné son faible niveau scolaire, c’est grâce à des pitreries et à une efficacité sans failles, qu’il obtient de l’avancement, échouant à tous les examens formels.

idi-amin-11

L’indépendance est proclamée le 9 octobre 1962 et le roi Mutesa II devient le premier président de la République. Soutenu par Idi Amin, il le récompense en étendant son pouvoir au sein de l’armée. Il le nomme capitaine en 1963, puis, commandant-adjoint de l’armée ougandaise l’année suivante. Milton Oboté, le premier ministre, entretient une proximité  corrosive avec Idi Amin et très vite, les deux sont impliqués dans une affaire de trafique de matières premières en provenance du Congo Kinshasa. Irrité par l’ingérence de Mutesa II, Oboté fomente un coup d’Etat : Idi Amin, le  nouveau chef des Etats-Majors, le soutient et se rend au Bouganda, fief du roi et président, avec l’armée en 1966. Le Roi est destitué, plusieurs ministres sont arrêtés et Oboté suspend la constitution de 1962, abolissant le fédéralisme, les royaumes et anéantissant ainsi le pouvoir du roi. Mutesa II sera contraint à l’exile chez ses anciens colons, en Grande-Bretagne, où il décède en 1969.

Oboté impose la dictature avec la naissance d’un parti unique exclusivement contrôlé par lui. Etant originaire du nord du pays, comme son compère Dada, ce coup d’Etat signifie également une revanche tribale sur les ethnies du Sud que les nordistes trouvent privilégiés. Dada a autorité pour choisir les membres de son armée. Ainsi, il privilégie les ougandais de son ethnies et quelques musulmans de la région du Nil.

idi-amin-12

Pourtant, les relations entre les deux hommes se détériorent rapidement. En effet, Oboté ne tarde pas à comprendre que Dada est un allié incontrôlable. Ce dernier rêve de pouvoir et prépare alors un coup d’éclat. En 1969, un coup d’état se prépare contre Milton Oboté. Le brigadier général Okoya en informe Idi Amin Dada et l’avertit qu’il s’apprête à déjouer le méfait, seulement, il est le seul opposant militaire déclaré de Dada. Le 25 janvier 1970, Okoya est assassiné à son domicile, avec son épouse ; ce drame dégrade définitivement l’entente entre Oboté et Dada… Le président soupçonne son sous-fifre de prendre des libertés et cherche alors à l’évincer de sa sphère politique. Il le fait d’abord placer en résidence surveillée, puis, le rétrograde en lui retirant le commandement de l’armée au profit de tâches administratives sans réelle envergure. La prochaine étape étant de l’arrêter pour le neutraliser définitivement, Idi Amin Dada réagit en lui arrachant le pouvoir par un Coup d’Etat le 25 janvier 1971, soit un an après le meurtre d’Okoya. Milton Oboté se trouve alors à Singapour afin d’assister à une réunion des états du Commonwealth.

Comme à l’accoutumée, la communauté internationale soutient Idi Amin Dada dans cette prise de pouvoir brutale. En effet, des la fin des années cinquante, l’indépendance des états d’Afrique s’annonce comme suite logique de la période de décolonisation. Les britanniques, comme les autres occidentaux, sont désireux de porter au pouvoir des pions sur lesquels ils pourront compter pour garder le contrôle de leurs anciennes colonies. Aussi, un analphabète tel que Dada, brutal et  intellectuellement limité, représente le candidat parfait pour donner au peuple ougandais l’illusion d’une souveraineté autonome, tout en gardant la mainmise sur l’Etat. Néanmoins, personne n’aurait pu prédire le carnage…

idi-amin-10

Au départ, il ne se montre pas le tyran sanguinaire qu’il sera durant huit années consécutives. Les ougandais placent également leur confiance en ce nouveau gouvernement. Idi Amin organise même des funérailles nationales pour le roi Mutesa II, libère des prisonniers, détruit la police secrète ougandaise et promet même d’organiser des élections libres. Mais, le vent tourne rapidement et, progressivement il révèle sa barbarie en montant un service d’intelligence nationale, The State Research Bureau. Ce dernier est chargé d’assassiner les opposants, avérés comme potentiels, d’emprisonner quiconque n’ayant pas soutenu sa venue au pouvoir ou proche de l’ex-président Oboté. Ce dernier tente d’ailleurs, depuis la Tanzanie où il est exilé, de reprendre le contrôle par invasion en 1972, sans succès. En représailles, Dada fait bombarder plusieurs villages tanzaniens et une véritable chasse ethnique est déclarée. Déjà psychologiquement perturbé, Dada devient paranoïaque à un degré tel que tous, même ceux de sa propre garde, sont suspectés de vouloir l’assassiner. Le 4 août 1972, il décrète que tous les asiatiques présents sur le territoire doivent partir sous 90 jours, d’après un rêve que dans lequel dieu lui serait apparu. 50 000 trouvent asile sur des terres britanniques, les autres, indiens, encore présents, seront en proie aux pillages et aux exactions. Le délire impériale du dictateur va jusqu’à déclarer qu’une grande partie du Kenya, ainsi qu’une grande partie du Sud Soudan appartiennent historiquement à l’Ouganda. Nairobi refuse et mobilise son armée, Dada abandonne cette idée de conquête. Le régime devient ultra-militaire et près de 20 000 personnes composent le staff de sécurité personnelle d’Amin Dada. Chaque jour, il se procure des armes et annonce des décrets, par voix radiophonique, qui entérinent la chasse à l’ennemi imaginaire et alourdissent la répression. La Grande-Bretagne interrompt ses financements et ferme son ambassade à Kampala en 1976, comme l’avaient fait  les Etats-Unis en 1973.

idi-amin-3

Boycotté par l’oligarchie occidentale, Dada se rapproche de la Libye de Khadafi, ses relations avec Israël, anciennement ami, se dégradent au profit du rapprochement de Dada avec la Palestine, où il financera les nationalistes révolutionnaires. Il devient de plus en plus incontrôlable, faisant exécuter chaque jour des travailleurs libéraux (professeurs, journalistes, juges…) ; des villages sont rasés ; les tribunaux militaires remplacent les tribunaux civils.C’est à partir de 1975 qu’il s’autoproclame d’abord maréchal, puis, président à vie et prend également la tête de l'OUA (Organisation pour l’Unité Africaine). Durant le sommet qui a lieu à Kampala, il organise des démonstrations de puissance et défile en automobile pour symboliser sa consécration. De plus en plus mégalomane, il s’invente différents titres, accompagnés de décorations militaires, et finit même par se proclamer Roi d’Ecosse. En 1977, alors que le Royaume-Uni a définitivement interrompu ses relations diplomatiques avec l’Ouganda, Idi Amin Dada retourne la situation et se convainc d’une victoire contre le régime britannique. Ainsi, il se fait décoré avec le titre de « Conquérant de l’empire britannique. Il souffre en effet de troubles mentaux qui ne vont qu’en s’aggravant.

idi-amin-7

La situation économique du pays devient alarmante et atteint un point catastrophique en 1978, avec la chute du cours du café. Parallèlement, la Libye diminue son aide financière. Le tyran perd lentement son contrôle ; la même année, le sud-ouest de l’Ouganda est en proie à des mutineries. Les acteurs de ces perturbations se réfugient en Tanzanie, ce qui donne un prétexte à Idi Amin Dada pour attaquer le territoire de Nyerere, une guerre éclate entre les deux états. Ne pouvant éviter son inexorable renversement, Dada fuit la capitale le 11 avril 1979. Il s’exile d’abord en Libye, puis, en Arabie saoudite, qui l’accepte par solidarité islamique. La condition de sa prise en charge par le gouvernement saoudien est qu’il ne prenne plus part aux affaires politiques, les assaillants ougandais décident de ne pas engager de traque mais de le condamner pour tous les crimes commis, au nom desquels il devra se soumettre à une sentence en cas de retour. Yuweri Museveni prend la tête du pays.

idi-amin-4

Dix ans plus tard, en 1989, il tente de revenir en Ouganda en passant par la République Démocratique du Congo, qui le refoule et le renvoie en Arabie Saoudite. En juillet 2003, l’une de ses épouses (il en avait cinq en tout), prie le président Museveni de laisser son mari, gravement malade alors, rentrer mourir au pays. Le président ne refuse pas mais promet qu’il aura d’abord à répondre de ses actes devant la justice. Il ne rentre pas et meurt le 16 août 2003 en Arabie Saoudite. Le lendemain, le secrétaire d’état britannique aux affaires étrangères de l’époque, David Owen, admettra publiquement, lors d’une interview donnée à la BBC, avoir suggéré l’assassinat d’Idi Amin Dada (refusé par les autres membres du gouvernement) qui selon lui, n’aurait jamais dû rester aussi longtemps au pouvoir.

mobutu-21

4. Mobutu Sese Seko: Le Maréchal à la toque de léopard !

Il y a vingt-quatre ans disparaissait Mobutu Sese Seko. Tyran sanguinaire, mais allié fidèle de l’Occident, il avait fait de la colonie belge du Congo le Zaïre, un immense Etat dont il ne sut pas faire fructifier les richesses et unifier les populations et qui sombra dans le chaos. Une imposante biographie retrace l’existence de ce personnage hors normes.

mobutu-15

Zaïre, années soixante-dix. Une curieuse séquence apparaît sur les écrans de télévision. Un charismatique homme noir, lunettes au nez et toque de léopard sur la tête, descend du ciel et surgit du fond des nuages. Cette scène céleste sera répétée chaque soir, juste avant le journal national. Spot de propagande, l’animation kitsch met en scène un homme bien trop grand pour le petit écran.

mobutu-5

Celui qui émerge de la lumière s’appelle Mobutu. Mais ses surnoms –  le Guide suprême”, le Tigre ou le roi du Zaïre – ou son titre officiel Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga  (“Mobutu le guerrier qui va de victoire en victoire sans que personne ne puisse l’arrêter”) révèlent la mégalomanie du personnage et l’aura qu’il était parvenu à acquérir auprès de ses concitoyens.

De l’élimination de son rival charismatique Lumumba en 1960, son coup d’Etat de 1965 puis sa chute en 1997, Joseph-Désiré Mobutu est resté 32 ans à la tête de cet Etat immense, aux richesses potentielles énormes. Né en octobre 1930, il a pris le contrôle de la colonie belge du Congo, dont il a “africanisé” le nom en Zaïre avant de le faire sombrer dans la misère, la violence et la corruption.  Son culte aigu de la personnalité, son nationalisme exacerbé et son éloquence lui ont permis d’incarner pendant une période une forme de renouveau de l’Afrique à la naissance des indépendances. La biographie que lui consacre aujourd’hui le journaliste Jean-Pierre Langellier met cependant en lumière sa mégalomanie assassine.

mobutu-13

« Moi ou le chaos » est son adage. « Moi et le chaos », corrigèrent les citoyens indignés. En 1965, le commandant Mobutu souhaite concrétiser la promesse du roi Baudouin : garantir l’indépendance du Congo. Et sur le papier,  faire renaître un pays brisé par le système esclavagiste du roi de la Belgique Léopold II.

Mais il commence par trahir, dès 1960, le père de l’indépendance, le militant  Patrice Lumumba, qu’il accuse de vouloir céder le pays aux Soviétiques et qu’il livre à ses pires ennemis les sécessionistes katangais, soutenus par la Belgique.  En 1965, son coup d’Etat à l’encontre de Joseph Kasa-Vubu, président du Congo, marque le début d’un règne immoral. Mobutu écrit le récit du Zaïre en lettres de sang, en fait une édifiante fresque où se succèdent massacres et richesses flamboyantes.

mobutu-10

Six mois seulement après son putsch, le militaire fait pendre sur la place publique quatre anciens ministres accusés de complot. En 1969, il réprime une révolte estudiantine. Suite à l’intervention brutale de l’armée, les cadavres des étudiants jonchent les rues. Qu’à cela ne tienne, le dictateur élude le massacre et s’autoproclame « père de la nation« .

Le cynisme d’un assassin ? Le portrait dressé par Jean-Pierre Langellier tend plutôt vers l’ambivalence : Mobutu est à la fois un leader lucide et un tyran aveugle. Chef stratégique, il prétend écraser la « menace communiste » et consolide des années durant ses amitiés avec les dirigeants occidentaux les plus influents, de Valéry-Giscard d’Estaing – qui adopte à ses côtés la toque de léopard – à François Mitterrand, de Reagan à George Bush, cet ex-directeur de la CIA et ami de longue date.

Aux quatre coins du monde, Mobutu vante la force économique du Congo, et reçoit les compliments de Mao Zedong – qui admire son « courage » –  comme de Richard Nixon. « Nous pouvons apprendre beaucoup de choses de vous”,  affirme le président américain. Mais plus encore que de louer à l’international sa fierté nationale, Mobutu crée l’événement sur ses propres terres, et fait de son pays le symbole d’une Afrique fière de ses traditions et confiante en son avenir.

mobutu-6

Le 30 octobre 1974 se tient à Kinshasa le match de boxe du siècle, opposant George Foreman et Mohammed Ali. A raison de 10 millions de dollars de budget, Mobutu appuie la médiatisation de l’événement. Opportuniste, il érige la victoire de Mohammed Ali en apogée du mobutisme. On a déjà vu pire marketing.

mobutu-8

Mais sous ses oripeaux d’ami de l’Occident (surnommé « le fils de Jacques Chirac« ), Mobutu est tiraillé par les contradictions.

A 26 ans, Joseph-Désiré Mobutu n’a pas encore changé de nom et vit de sa plume de journaliste. L’éditorialiste épingle le « paternalisme » blanc, les « buveurs« , les marabouts et les polygames. Une fois au pouvoir, il accumulera les richesses, érigera les maraboutages en institution et traînera une réputation peu reluisante de prédateur sexuel.

mobutu-9

Et si l’ennemi de Mobutu était Mobutu lui-même ? Sa lutte contre l’Eglise catholique illustre ce conflit intérieur. Mobutu passe ses années d’études à se rebeller contre les missionnaires flamands. Quand l’Eglise reconnaît son autorité, le « Messie noir » exprime son mépris du « Dieu des Occidentaux » et qualifie les prêtres d’ « agents subversifs« .

Apaisé lorsqu’il accueille Jean-Paul II au Zaïre en 1980, il s’échine pourtant à faire du mobutisme l’unique religion, Mégalo, il fait remplacer les crucifix par son propre portrait et érige une chapelle, Notre-Dame de la Miséricorde, dans l’un des deux magnifiques palais qu’il fait construire en pleine forêt équatoriale.

mobutu-11

Entre la légende et le réel 

« Mobutu parle comme un homme mais c’est un fauve, un félin. Cet animal n’attaque pas de face. Il est dans l’arbre. Il saute sur sa proie« . A en croire le mathématicien Aubert Mukendi, Mobutu est un être romanesque, le support de toutes les fables et métaphores. C’est ce fantasme que scrute Jean-Pierre Langellier.

Mobutu n’a pas simplement conduit le Zaïre vers la déchéance, de la répression du MRP – Mouvement populaire de la révolution (surnommé  Mourir pour rien) à la nationalisation brutale d’une économie en chute libre. S’il ignore la misère du bas peuple qu’il prétend défendre, Mobutu se rêve en pèlerin du Zaïre « authentique« , berceau d’une unité nationale renaissante, d’une culture populaire congolaise brillante et vertueuse. Une culture qu’il nourrit en fictions propagandistes.

mobutu-14

Dès son putsch – une « élection triomphale » – Mobutu s’obstine à déformer le réel, affirmant qu’un parti unique « peut représenter la forme la plus élaborée de la démocratie« . Gouverner était pour lui un jeu, ce dont témoigne le slogan martial qu’il impose aux joueurs de l’équipe nationale de football, les bien nommés Léopards : « Vaincre ou mourir !« .

Ses origines, il les réécrit sous forme d’images d’Epinal, au gré de bandes dessinés massivement diffusées dans les écoles, le dévoilant, encore enfant, terrassant un léopard. Sur sa fin de règne, reclus sur ses terres de Gbadolite, au cœur de la forêt équatoriale, il passe ses jours dans son somptueux palais, loin des troubles, tel un lion en son royaume. Son « Versailles de la jungle » le sacre en Louis XIV du Zaïre.

Figure chaotique, le Guide Suprême s’apparente davantage à Kurtz, cet aventurier mystique et sanguinaire d’Au cœur des ténèbres, incarné par Marlon Brandon, terré dans sa jungle et sa folie dans Apocalypse Now, transposition du célèbre roman de Conrad. Se réfugiant aux bords de la rivière Oubangui, il aime se faire appeler appelé  Noé, – « Je suis né sur le fleuve, je vis sur le fleuve » disait-il. Carnassier, l’homme-fauve boit le sang encore chaud des poulets qu’il égorge. Une façon de conjurer le mauvais sort, mais aussi de quêter l’immortalité.

mobutu-19

Quelques années avant que le cancer ne le terrasse, Mobutu assure pouvoir présider le Zaïre jusqu’au XXIe siècle. Tout en conservant sur sa table de chevet un livre qu’il ne quitte plus depuis l’aube des années soixante : Le Prince de Machiavel.

Son besoin de toute-puissance surpasse le terrestre. En mai 1977, le despote rêve de toucher les étoiles. Il fait décoller une fusée de six mètres du Zaïre. Celle-ci monte péniblement jusqu’à 20 000 mètres d’altitude puis s’écrase. De quoi conférer au destin de Mobutu des allures de mythe d’Icare. A ses yeux, le Zaïre est un roman dont il est le démiurge. « L’institution, c’est moi » dira-t-il. Lorsque son ami Nicolas Ceaucescu est exécuté en décembre 1989, le Congolais, stupéfait, est persuadé que cette mort préfigure la sienne, imminente. La vision du corps sans vie du dictateur roumain inonde les écrans de télévision, elle le hante. Mobutu est à ce point obsédé par son image qu’il se reconnaît dans celle des autres.

mobutu-3

« Les petits Mobutu »

Marqué par les « éléphants blancs« , projets d’infrastructure au coût massif, le régime de Mobutu a normalisé la corruption, comme le dévoile cette biographie exhaustive. Adepte de la manière forte et obsédé par son culte, l’homme-léopard était un dirigeant colérique et populiste.Tout en revendiquant son goût pour le faste, se baladant avec des valises Vuitton emplies de diamants dans les mains, Mobutu n’a cessé de louer son “parler vrai” à l’égard du peuple, en fustigeant par exemple ces élites politiques qui « sacrifient le pays et leurs compatriotes à leurs propres intérêts« .

mobutu-18

Une contradiction qui n’est pas sans évoquer un actuel leader occidental. Selon la journaliste belge Colette Braeckman, le mal du « mobustime », tels les esprits perturbateurs des légendes locales, n’a jamais cessé de planer sur le peuple congolais :

« La pratique du mensonge, la vénalité, le goût du pouvoir ont engendré, à tous les niveaux, des milliers de  “petits Mobutu« . Ils ont partagé les avantages du système, reproduit le comportement du chef et s’en inspireront longtemps après la disparition du Guide ».

Mobutu de Jean-Pierre Langellier, Editions  Perrin.

Lire la suite...

Partager sur : Partager

dimanche 23 février 2020

RDC: Angwalima Tshilombo "Médiateur" du Rwanda-Ouganda, deux pays agresseurs du Congo, qui se sont faits la guerre à Kisangani en 2000 !

RDC: Angwalima Tshilombo "Médiateur" du Rwanda-Ouganda, deux pays agresseurs du Congo, qui se sont faits la guerre à Kisangani en 2000 !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Tshilombo Tshintuntu 2.jpg, fév. 2020

Tshilombo court-il vers un Prix Nobel de la paix qu'il n'aura jamais ? Tsnintuntu -Tshifueba est-il aussi ignare et écervelé pour ignorer l'histoire de notre pays ? Lorsqu'à Kigali, dans le livre d'or du mémorial rwandais, il a écrit que les 12 millions de Congolais morts l'étaient par "Effets collatéraux", les Bena-Mpuka et tribalo-ethniques ont embouché la trompette pour dire on l'avait trompé. Le lundi 18 novembre dernier, les audiences de réparation sur les pillages commis pendant la deuxième guerre du Congo par l'armée ougandaise devaient débuter devant la Cour internationale de justice à la Haye. La RDC réclamait jusqu'à 10 milliards de dollars, mais suite à la visite de Tshilombo en Ouganda, les deux chefs d'État ont décidé de demander le report de ces audiences.

Incroyable et invraisemblable, Angwalima Tshilombo "Médiateur" du Rwanda-Ouganda, deux pays agresseurs du Congo, qui se sont faits la guerre à Kisangani en 2000. En effet, la guerre des six jours est une succession d'affrontements meurtriers entre l'armée ougandaise et rwandaise à Kisangani du lundi 5 au 10 juin 2000 en République démocratique du Congo durant la Deuxième Guerre du Congo. Deux armées d'occupation et de prédation du Rwanda et de l’Ouganda se sont affrontées violemment dans la ville de Kisangani pendant 6 jours !

Les forces étrangères mettaient le Congo en coupe réglée, les troupes de l’APR (Rwandais) et de l’UPDF (Ougandais) vont s’affronter pour le contrôle de la filière du diamant dans la capitale de l’ancien Haut-Zaïre. Selon Amnesty Internationale, 1.200 civils congolais furent tués tandis que la population tentait de secourir plus de trois mille blessés. Les deux armées s’étaient livrées à des attaques indiscriminées, à l’arme lourde, jusque dans des quartiers densément peuplés, note le rapport Mapping.

Angwalima Tshilombo "Tshintuntu-Tshifueba" n'est jamais allé à Kinsangani pour rencontrer les victimes de la Seconde Guerre au Congo par les armées d'occupation du Rwanda et de l'Ouganda. Cette année, cela fera 20 ans que les les Rwandais et Ougandais ont massacré des Congolais et pillé des biens de notre peuple.

Le comble est que c'est Gatuna en Ouganda que les Rwandais et Ougandais s'étaient partagés l'argent des banques volés, diamants et or pillés à Kisangani ! C'est à Gatuna, qu'Angwalima Tshilombo est allé joué au "médiateur" contre deux frères amis et faux ennemis.

Le quatrième sommet quadripartite entre le Rwanda, l’Ouganda, l’Angola et la RDC, tenu à Gatuna le 21 février, s’est terminée sur une série de résolutions visant à baisser la tension entre le Rwanda et l’Ouganda. Tshilombo qui est entré dans l'histoire par la petite porte en faisant un deal et en volant le destin du peuple congolais croit pouvoir jouer aux bons offices ailleurs surtout à ceux qui ont massacré, pillé et sont des receleurs des ressources du Congo, au détriment du peuple congolais humilié, détroussé, tué...Tshilombo connait-il vraiment l'histoire du Congo ? Plus Tshintuntu que lui tu meurs ! Il a vendu le Congo aux agresseurs et se vend lui-même espérant un prix, lequel ?

Lire la suite...

Partager sur : Partager

mercredi 5 juin 2019

RDC: 19 ans de la guerre de 6 jours à  Kisangani par deux armées d'occupation et de prédation: Rwandaise et Ougandaise!

Félix Tshilombo ira-t-il à  Kisangani ce 5 juin 2019 ? Il y est attendu pour la commémoration par des victimes du dix-neuvième anniversaire de la guerre de 6 jours à  Kisangani par deux armées étrangères d'occupation: Rwandaise et Ougandaise. L'impunité règne en maître. Du 5 juin 2000 au 5 juin 2019, cela fait exactement dix neuf ans depuis que les deux armées d'occupation et de prédation de l`Ouganda et du Rwanda se sont affrontées violemment dans la ville de Kisangani pendant 6 jours ; soit du 5 au 10 juin 2000.

Nous remercions vivement notre compatriote Musavuli, analyste politique, originaire de la province Orientale qui réside en Suisse, pour sa réflexion en format récit. Un des épisodes les plus douloureux de la Deuxième Guerre du Congo est sans nul doute la guerre entre le Rwanda et l`Ouganda sur le sol congolais, en pleine ville de Kisangani, du 5 au 10 juin 2000. Kisangani, ville martyre. Kisangani, la belle et paisible, située au cœ“ur de la forêt équatoriale, dans le Nord du grand Congo. Cette ville fondée en 1883, dans les alentours de la majestueuse chute Wagenya, en plein milieu du peuple Boyomais, aura été, avec le Kivu, la plus grande victime de la barbarie humaine, et des agressions dont toute la République démocratique du Congo paiera le prix.

Alors que le conflit régional s`enlisait sur la ligne de front et que les forces étrangères mettaient le Congo en coupe réglée, les troupes de l`APR (Rwandais) et de l`UPDF (Ougandais) vont s`affronter pour le contrà´le de la filière du diamant dans la capitale de l`ancien Haut-Zaïre. Selon Amnesty Internationale, 1.200 civils congolais furent tués tandis que la population tentait de secourir plus de trois mille blessés. Les deux armées s`étaient livrées à  des attaques indiscriminées, à  l`arme lourde, jusque dans des quartiers densément peuplés, note le rapport Mapping. Dix-sept ans plus tard, aucune victime n`a jamais obtenue justice tandis que les chefs militaires rwandais et ougandais impliqués dans ce carnage, sont toujours libres comme l`air. Retour sur une tragédie inoubliable…

Rwandais et Ougandais s`étaient déjà  affrontés à  deux reprises auparavant. Un premier affrontement en aoà»t 1999, un deuxième le 5 mai 2000 au cours duquel les deux armées avaient tué 24 civils congolais et blessé un nombre indéterminé d`autres. Mais les affrontements de juin 2000 furent sans commune mesure. Le conflit avait été précédé par des semaines nourries d`une intense campagne de haine orchestrée par les deux camps. La RALI (Radio-Liberté) d`obédience ougandaise et la RTNC d`obédience rwandaise avaient diffusé abondamment de messages de haine et des appels à  la guerre et à  la vengeance.

Des combats en pleine ville

Le 04 juin 2000, des militaires ougandais, banderoles rouges nouées sur la tête, investirent le centre-ville tandis que des colonnes de militaires rwandais se déployaient dans les quartiers (commune de Mangobo). Le décor d`un affrontement armé était planté. Les combats éclatèrent le lendemain matin peu avant 10 heures. Six jours durant, la ville fut la proie d`intenses combats avec usage d`armes de plusieurs types : de la Kalachnikov à  la BM en passant par des tanks, des mortiers 120 et des batteries anti-aériennes. Un déchaînement de violences militaires dans une ville densément peuplée (700.000 habitants à  l`époque). Les dégà¢ts étaient prévus pour être monstrueux. Le déluge de feu qui s`abattit sur la ville fut tout simplement terrifiant. Selon l`ONG Groupe Justice et Libération, plus de 10.000 obus et des milliers de balles à  l`arme légère et automatique furent tirés dans la ville. Amnesty international avança un bilan de 1.200 civils tués et des milliers de blessés.

Les deux armées n`avaient consenti aucun effort pour évacuer les civils pris au piège. Au contraire, les soldats rwandais, tout particulièrement, utilisaient comme postes de tir des habitations où des civils avaient trouvé refuge, avant de décamper, laissant les occupants subir de plein fouet la riposte des forces ougandaises. La ville fut littéralement `` pilée » par des roquettes et des obus qui pleuvaient de partout. En une fraction de seconde, des familles entières disparaissaient, broyées dans la déflagration d`un obus. Dans une ville à  forte concentration, un seul obus tuait jusqu`à  huit personnes. Le nombre de victimes culmina dans les quartiers résidentiels du Nord, notamment dans les communes de Tshopo, Makiso et Mangobo. La cathédrale de Kisangani - Cathédrale Notre Dame du Très Saint Rosaire - fut éventrée par les obus et dévorée par les flammes. Des centaines de personnes y avaient trouvé refuge. Plusieurs furent tuées ou blessées. Dans son rapport de juillet 2000, le Groupe Lotus dressa la liste de différents lieux de culte endommagés par des tirs et des biens indispensables à  la vie de la population ; dont les établissements d`enseignement, les hà´pitaux et centres de santé et autres établissements (SNEL/Société d`électricité, Regideso/Société de distribution d`eau, l`Université de Kisangani,…).

Quelques survivants firent publier des témoignages : `` Lundi 5 juin, à  9h50, nous avons entendu les premiers crépitements d`armes lourdes vers la rive droite de la Tshopo. Suivis d`autres beaucoup plus forts. Une quinzaine de personnes frappent à  notre porte, demandant refuge. Les explosions prennent de l`ampleur. Nous nous réfugions sous nos lits, à  même le sol. La peur fait oublier la faim et la soif. Le mardi, le tintamarre se poursuit. Les obus tombent de toutes parts. Les Ougandais se sont installés dans notre parcelle avec leurs lance-roquettes et leurs compagnons blessés. Un bruit infernal accompagne la messe que nous avons célébrée vers 11h00. Déboussolés, nous ne savons plus quoi faire, sinon prier. Une prière pas comme les autres, mais avec un cœ“ur tout disposé, plein d`espérance et d`abandon. Le lendemain, mercredi 7 juin, vers 18h40 la maison est la cible d`une pluie d`obus. Une bombe détruit le toit et les vitres. Des éclats percent les murs et nous atteignent, Lazare et moi. Lui à  une jambe, moi à  la tête. Nous crions et pleurons. Le sang coule ; pas moyen d`atteindre l`hà´pital ni d`appeler au secours. Jeudi 8 juin, encore une journée de feu. La pire. Personne n`a le courage de sortir de sous le lit, jusqu`au soir. Un commandant ougandais entre pour compter le nombre de morts dans la parcelle où se trouve notre maison. Surpris d`apprendre qu`il y a seulement deux blessés, il ajoute : `` Vous avez des fétiches » ! […] Le dimanche 11 juin, les Rwandais pourchassent les Ougandais et occupent de nouveau la parcelle. On nous permet de passer au scolasticat du Sacré Cœ“ur. Dans les rues que nous parcourons il y a beaucoup de cadavres, partout, et des armes abandonnées et des grenades non explosées ».

La profanation des cadavres

Dans le quotidien belge Le Soir on pouvait lire : `` Chacun affirme que le cimetière créé par la Croix-Rouge internationale, où s`alignent plus de six cents croix blanches, avec l`éloquente mention ‘victimes congolaises de la guerre entre le Rwanda et l`Ouganda`, ne reflète qu`une faible partie de la réalité. Pour en savoir plus, il a fallu qu`un curé de paroisse transmette, avec de grandes précautions, un document réalisé au péril de sa vie, par un habitant de la ville, qui a voulu interroger un maximum de témoins… Les 24 pages de ce document sont terrifiantes : des civils racontent, avec force détails comment les bombes ont frappé leurs maisons de plein fouet, tuant des familles entières, comment les corps ont été brà»lés ou jetés à  la rivière pour empêcher un décompte précis des victimes, comment les Ougandais étaient drogués. Un autre témoin relate le cas d`une famille qui refusa aux militaires rwandais d`entreposer dans sa maison les cadavres qui se décomposaient au soleil : Un officier, entouré de ses gardes, se fit alors introduire au salon. Il était si gentil que B.C. ne se douta de rien. Il pensait sans doute que l`officier voulait sauver la maisonnée et l`emmener dans un endroit sà»r, c`est pourquoi il appela sa femme et ses enfants. Seule une fillette demeura cachée. Le commandant donna un ordre et ses armes crachèrent le feu. Le commandant lui-même termina l`opération en achevant chacun des corps inanimés. Lorsque je passai pour la première fois sur le pont, dix cadavres gisaient un peu partout. Au bout d`un pont, on jetait un autre cadavre, après l`avoir éventré. C`est la méthode employée par les Rwandais pour empêcher les cadavres de flotter et ainsi ne pas laisser de traces (…) Un soldat congolais, déserteur des positions rwandaises, affirme : ‘Il existe plusieurs charniers autour de la ville, sans compter les cadavres jetés à  la rivière. Dès le premier jour, nous avions dénombré autour de huit cents cadavres. Les autorités nous ont donné l`ordre d`effacer les traces, qui pourraient plus tard donner lieu à  des poursuites pour crimes de guerre`. Les Rwandais éventraient les cadavres et les plongeaient dans le fleuve pour qu`ils coulent sans problèmes, poursuit-il ».

Longtemps après ces événements, l`angoisse de la mort planait toujours sur la ville. Les mines antipersonnel et d`énormes quantités de pièces d`artillerie qui n`avaient pas explosé ont continué de tuer et mutiler les civils. En aoà»t 2000, trois enfants à¢gés de trois, cinq et huit ans, membres d`une même famille, ont péri alors qu`ils jouaient avec une grenade dénichée devant chez eux.

Sur le plan international, le Conseil de sécurité de l`ONU adopta la Résolution 1304 aux termes de laquelle le Rwanda et l`Ouganda devaient fournir des réparations pour les pertes en vies humaines et les dommages matériels qu`ils avaient infligés à  la population de Kisangani. La Résolution prévoyait également la présentation par le Secrétaire général de l`ONU d`une évaluation des torts causés, sur la base de laquelle devaient être déterminées ces réparations. L`enquêteur britannique Joseph Comerlford fut envoyé par l`ONU pour évaluer les dommages subis par la population et préparer un dossier des réparations à  la charge du Rwanda et de l`Ouganda. Mais le 18 aoà»t 2000, son corps fut retrouvé pendu aux barreaux de la fenêtre de sa chambre d`hà´tel (le Palm Beach Hotel de Kisangani). Une première autopsie conclut à  un assassinat, mais un rapport commandé par le PNUD conclut à  un suicide ce qui permit à  l`ONU de ne pas se sentir responsable et, au passage, de ne pas avoir à  verser des indemnités à  son épouse et à  ses trois enfants.

Prime à  la guerre

Pas un seul responsable, ni politique ni militaire, impliqué dans ce saccage de Kisangani, ne fut amené à  répondre de ces crimes devant la justice, bien au contraire. Les uns sont retournés au Rwanda et en Ouganda où ils poursuivirent leurs carrières dans les appareils d`État des deux pays. Le commandant des forces rwandaises à  Kisangani, par exemple, le général Emmanuel Karenzi Karake, est retourné au Rwanda où il a même eu le privilège d`être nommé Commandant-adjoint de la MINUAD, la force hybride de l`Union africaine et de l`ONU déployée au Darfour. Une nomination scandaleuse pour l`ONG américaine Human Rights Watch qui dut réagir par un courrier au Département des opérations de maintien de la paix de l`ONU[8]. Un coup d`épée dans l`eau ! Karenzi Karake va occuper ce poste de janvier 2008 à  avril 2009, malgré son inculpation par la justice espagnole pour `` crimes de génocide, crimes contre l`humanité, crimes de guerre, appartenance à  une organisation terroriste et actes terroristes »[9] aux cà´tés de 39 autres haut-gradés de l`armée rwandaise. Les autres chefs politiques et militaires impliqués dans le carnage de Kisangani ont obtenu une entrée par la grande porte dans les institutions de Kinshasa, aux termes d`une série d`accords et d`arrangements politiques. Suivant la logique de la `` prime à  la guerre » qui perdure au Congo, les `` bouchers de Kisangani » ont bénéficié des lois et mesures d`amnistie, et ont même eu l`occasion de commettre d`autres massacres pour lesquels ils sont toujours à  l`abri de poursuites. En effet, deux ans seulement après la guerre des six jours, les soldats rwandais et leurs obligés congolais du RCD-Goma sont revenus à  Kisangani pour se livrer à  un autre massacre, le massacre dit `` du Pont Tshopo », sur lequel nous reviendrons dans une prochaine publication.

Impossible justice ?

Il y a pourtant eu des initiatives sur le plan judiciaire qu`il n`est pas vain de rappeler. Le président Laurent-Désiré Kabila avait fait déposer une requête auprès de la Cour internationale de justice contre le Rwanda et l`Ouganda. Curieusement, le 15 janvier 2001, soit la veille de son assassinat, la Cour internationale de justice a reçu une lettre selon laquelle le gouvernement congolais se désistait de sa requête déposée contre le Rwanda. Personne ne sait de quel membre du gouvernement est venue cette lettre de désistement, qui provoqua un scandale surtout lorsqu`il est apparu que le successeur du président LD Kabila se lançait dans une politique extrêmement conciliante avec le Rwanda. Le Congo dut introduire une seconde requête contre le Rwanda le 28 mai 2002, mais elle n`aboutit pas suite à  un point de détail subtilement exploité par les avocats du Rwanda. Il s`agit d`une `` réserve » sur l`article IX de la Convention[10] introduite par le régime d`Habyarimana, en 1975, lorsqu`il a signé la Convention contre le génocide. Il prévoit que l`État rwandais ne peut pas être poursuivi pour crime de génocide devant la Cour internationale de justice, ce qui n`a pas manqué de scandaliser plus d`un observateur. Le Rwanda de Kagame s`est ainsi servi de ce texte du temps d`Habyarimana pour paralyser la requête de la RDC devant la Cour internationale de justice, et donc s`octroyer une impunité `` grà¢ce » à  un régime qu`il a toujours accusé d`avoir planifié le génocide des Tutsi… Ne restait donc que l`Ouganda.

Dans son arrêt du 19 décembre 2005, la Cour internationale de justice a condamné l`Ouganda à  réparer les conséquences de son invasion du Congo et accepté l`évaluation des dommages proposée par les autorités congolaises à  hauteur de 6 à  10 milliards de dollars. Elle a laissé l`Ouganda et le Congo convenir à  l`amiable du montant des réparations, se réservant le droit de trancher la question elle-même en cas de désaccord. L`affaire est toutefois menée dans une certaine opacité. Le pouvoir de Kinshasa ne montre pas qu`il tient vraiment à  récupérer les 10 milliards de dollars de son allié ougandais. Aucun versement ougandais n`ayant encore été effectué, dix ans plus tard, la Cour a décidé, le 9 juillet 2015, de reprendre la procédure sur la question des réparations.

Lire la suite...

Partager sur : Partager

dimanche 13 janvier 2019

RDC: Nomination de Félix Tshilombo comme président, Kagamé et Museveni à  Kinshasa!

Le lundi 8 octobre 2018, Félix Tshilombo était à  Kampala avec Yoweri Museveni, le dictateur Ougandais

A Réveil FM International notre position est claire, nous soutenons Martin Fayulu, le Président de la République élu. C'est lui qui a gagné l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. Nous soutenons la vérité des urnes, comme dans toute démocratie. Nous le défendons pour son combat, la traçabilité de sa lutte, ses valeurs et convictions mais surtout pour son amour pour le Congo et du peuple Congolais. Nous ne soutenons aucune structure ni parti politique. A la question que nous posons... Le Tutsi Power vient-il de gagner encore une bataille ? Après l'assassinat de M'Zée Laurent-Désiré Kabila au palais de Marbre en 2001, après avoir réussi à  catapulter Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale sur le trà´ne du Congo accompagné des massacres, tueries, viols, pillages des ressources par la soldatesque rwandaise avec 12 millions des morts...Sur le compteur de la République démocratique du Congo, c'est 20 ans d'occupation Ougando-Rwandaise, 20 ans d'humiliations pour le peuple congolais, 20 ans de massacres, tueries, viols et vols de nos ressources ! Félix Tshilombo est parrainé par Paul Kagamé, Hitler Africain et dictateur Rwandais et Yoweri Museveni, dictateur Ougandais.

Le joufflu et roublard de Limeté, Félix Tshilombo est traitre et collabo !

Voilà  que nous apprenons par nos sources, après avoir diviser le peuple congolais sur le faux résultat annoncé par la CENI que Paul Kagamé, Hilter Africain et dictateur rwandais ainsi que Yoweri Museveni, le dictateur Ougandais se préparent à  venir à  Kinshasa pour la NOMINATION de Félix Tshilombo en tant qu'imposteur-usurpateur-Président de l'Udps et putatif à  la tête du Congo ! Et que sans tintamarres ni trompettes, des rwandais et Ougandais jubilent dans des chancelleries rwandaises et ougandaises pour cette nomination de Félix Tshilombo, leur beau-frère, en lieu et place de Martin Fayulu Président élu! Du Machiavel ! Félix Tshilombo le Bizimungu congolais n'est pas uniquement le bouclier d'Alias Kabila , il est surtout le masque de Paul Kagamé et Yoweri Museveni qui peuvent continuer leur occupation de manière officielle. Félix Tshilombo est du pain bénit pour les deux monstres dans les pays des Grands Lacs. Lorsque les Congolais de Beni-Butembo seront tués par la soldatesque rwandaise, que dira Félix Tshilombo ? Rien ! Si les Ougandais tuent notre peuple à  Bunia, Félix Tshilombo aura-t-il un mot à  dire ? Rien. Souvenons-nous ! Lors de l'arrivée de l'Afdl en 1997, pour masquer l'occupation Ougando-Burundo-Rwandaise, certains commentateurs avaient même parlé à  l'époque de la victoire africaine contre la dictature de Mobutu. Lors de la prestation de serment de M'zée Laurent-Désiré Kabila, le 29 mai 1997 au stade des Martyrs, après s'être attribué pratiquement tous les pouvoirs - exécutif, législatif et militaire - par décret-loi, Félix Tshilombo le joufflu de Limeté se souvient-il que les deux agresseurs, pillards et receleurs de nos ressources: Paul Kagamé et Yoweri Museveni étaient présents à  cette prestation de serment. On connait la suite.

Paul Kagamé, Hilter Africain et dictateur Rwandais !

Le Joufflu et roublard de Limeté, Félix Tshilombo ne connait pas l'histoire. L'important pour ce traître et collabo est qu'il est placé comme Président sans avoir été élu. Il n'est pas légitime. Sans légitimité Alias Kabila n'a jamais bien gouverné le Congo, c'est sera pareil pour Félix Tshilombo. Les Congolais ne sont pas dupes. Un Président élu parle au nom de son peuple ! Un président putatif nommé parle au nom de ses actionnaires. Le peuple congolais s'est battu et a empêché le troisième mandat d'Alias Kabila pour les élections libres, démocratiques et transparentes. Et surtout n'est plus avoir à  la tête du Congo, un imposteur-usurpateur Made Alias Kabila! Félix Tshilombo est un imposteur-usurpateur Made Kigali-Kampala ! Le 30 juin 2010, le défilé du cinquantenaire de l'indépendance de notre pays a débuté avec deux heures de retard par le simple fait que Paul Kagamé, Hitler Africain et dictateur Rwandais n'était pas encore arrivé. Il était encore à  Kigali pendant que les autres chefs d'Etats et le couple royal Belge étaient déjà  à  Kinshasa et il fallait donc l'attendre. Cet invité d'honneur encombrant aux mains ensanglantées du peuple congolais.

L'occupation Ougando-Rwandaise au Congo a donc des beaux jours devant elle ! A Nairobi, lors de l'accord de CACH, entre Félix Tshilombo et Vital Kamerhéon, à  l'ambassade de la RDC, des conseillers rwandais et Ougandais étaient présents. Le projet de Tutsi Power, avec des gros moyens permettre au corrompu, collabo et traître Félix Tshilombo de récupérer auprès de lui Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba pour mieux casser la résistance congolaise qui s'organise contre l'imposture de leur garçon de course! Fort heureusement la RÉSISTANCE CONGOLAISE ne dépend d'aucun acteur politique ni politicailleur ventriote ! Les RÉSISTANTS CONGOLAIS se battent et luttent pour un Etat de droit et une vraie démocratie en RDC, ils s'organisent sans recevoir les ordres d'un Manitou !Avec Lamuka, Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba, Mbusa Nyamwisi ont rejoint le camp de la patrie. Libres à  eux d'y demeurer ou de s'en éloigner. La libération du Congo ne dépend pas d'eux ! La libération du Congo dépend de chaque Congolais et Congolais qui a pris conscience que la République démocratique du Congo est sous occupation. Les Congolais qui font déjà  des marches Anti-Tshilombo à  Paris, Bruxelles sont des hommes et femmes convaincus pour la cause du Congo. Félix Tshilombo et ses rwandais arriveront-ils à  ce qu'ils entrevoient d'isoler Martin Fayulu, le Président élu ? La base de Fayulu, c'est le peuple congolais dans sa diversité, avec 450 tribus et sa diaspora. C'est une force énorme que les Rwandais ne peuvent pas acheter. Tout Congolais n'est pas Félix Tshilombo, corrompu, traître et collabo !

La Cour Internationale de Justice à  La Haye en Hollande

Le lundi 8 octobre 2018, comme beau-frère, Félix Tshilombo était en Ouganda pour rassurer Yoweri Museveni, le dictateur Ougandais qu'il fallait le soutenir à  l'élection présidentielle pour enterrer le contentieux Congolo-Ougandais de 8 milliards USD. c`est en 2005 que la Cour internationale de justice (CIJ), basée à  La Haye, a rendu son verdict dans l`affaire opposant la République démocratique du Congo (RDC) à  l`Ouganda. Le plaignant, la RDC, accusait l`Ouganda d`avoir occupé son pays pendant cinq ans, de 1998 à  2003 et de s`y être livré à  un pillage économique systématique. La RDC, qui exigeait de fait des dédommagements de près de 8 milliards USD, eu gain de cause. La CIJ a donné raison à  la RDC, plaignante, en estimant que l`Ouganda était notamment responsable, entre aoà»t 1998 et juin 2003, de `` l`occupation de l`Ituri », de `` violation des lois internationales sur les droits de l`homme » en RDC, d' »usage illégal de la force », de `` pillages et d`exploitation des ressources naturelles » de la RDC, selon l`arrêt rendu en audience publique à  La Haye, où siège la CIJ. L`ex-Zaïre, riche en or, en diamant et en bois, a été le théà¢tre d`affrontements impliquant des rebelles, des factions locales, des tribus et des pays voisins, dont l`Ouganda, entre 1998 et 2003. Le Rwanda et l`Ouganda ont envahi la RDC après le soulèvement en 1998 de factions armées qui voulaient renverser l`ancien président Laurent Kabila, soutenu par la Namibie, l`Angola et le Zimbabwe. Un cessez-le-feu a été conclu en 1999, et les forces ougandaises ont quitté la RDC en 2002. Cette guerre a fait quatre millions de morts, pour la plupart victimes de famines et de maladies. La RDC a porté plainte en 1999 contre l`Ouganda auprès de la Cour internationale de justice, l`accusant de violations des droits de l`homme et d' »agression armée », et réclamant des dédommagements pour des actes de pillage et des destructions.

Si l'Ouganda a été condamné pour ses crimes au Congo, le Rwanda y a échappé. Félix Tshilombo est cette marionnette que Yoweri Museveni et Paul Kagame placent à  la tête du Congo pour que l'occupation Ougando-Rwandaise ne soient plus jamais condamnés. Des crimes monstrueux sont commis en République démocratique du Congo, des pillages énormes...Paul Kagamé et Yoweri Museveni, sont des criminels receleurs et ce sont les deux dictateurs qui parrainent Félix Tshilombo !

Lire la suite...

Partager sur : Partager