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mardi 21 avril 2020

Paris: Il y a 9 ans, Fayulu en visite surprise au Centre d'Accueil de la presse Étrangère avant la diaspora !

Paris: Il y a 9 ans, Fayulu en visite surprise au Cape avant la diaspora !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Neuf ans jour pour jour à Paris, Martin Fayulu, porte parole de la Dynamique Tshisekedi Président (DTP) faisait une visite surprise au Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (CAPE) au Grand Palais à Paris. Roger Bongos filme et Freddy Mulongo pose des questions.

Freddy Mulongo-Fayulu au Cape 1.jpg, avr. 2020

Neuf ans jour pour jour à Paris, Martin Fayulu, porte parole de la Dynamique Tshisekedi Président (DTP) faisait une visite surprise au Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (CAPE) au Grand Palais à Paris. Roger Bongos filme et Freddy Mulongo pose des questions.

https://www.youtube.com/watch?v=stb3_UVPnUY&feature=emb_logo

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Paris: Il y a 9 ans, Fayulu défendait la Dynamique Tshisekedi Président!

Paris: Il y a 9 ans, Fayulu défendait la Dynamique Tshisekedi Président!

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Il y a neuf ans aujourd'hui, jour pour jour, Bongos Roger et Freddy Mulongo avions organisé la première rencontre de Martin Fayulu, porte-parole de la Dynamique Tshisekedi Président (DTP) avec la diaspora congolaise, à la porte de Villette à Paris. L'Udps, parti familial des faussaires est ingrat à l'égard de Martin Fayulu, homme droit et patriote, qui a soutenu Etienne Tshisekedi.

Freddy Mulongo-Fayulu au Cape.jpg, avr. 2020

"Haineux", "Jaloux", "Aigris"...scandent les Bena Mpuka et Tribalo-Ethniques. Il y a neuf ans aujourd'hui, jour pour jour, Bongos Roger et Freddy Mulongo avions organisé la première rencontre de Martin Fayulu, porte-parole de Dynamique Tshisekedi Président (DTP) à la porte de Villette à Paris. En 24 hueures, nous avions touchés plus de 300 personnes sont venues et étaient présentes dans la salle de l'Hôtel Ibis. Exercice pas facile, Martin Fayulu a mouillé son costume pour convaincre la diaspora congolaise pour adopter Tshisekedi comme président. Sa mission n'était pas gagnée d'avance.

https://www.dailymotion.com/video/xiicxg?fbclid=IwAR2ioa3LtE4MHl10XETGq8Z2qC-WK2Uaclefl388gfZ7YrAvmpli2_M76sw

Angwalima Tshilombo, Monsieur 15%, voleur du destin du peuple congolais fait insulter Martin Fayulu, président élu , 62,8% par ses Bena Mpuka, tribalo-Ethniques et petits couteaux. Aujourd'hui Martin Fayulu est insulté comme un persiferé et Mabundi Airways qui n'a même pas un likwanza de lutte et combat.
Il faut Bomenasa, la guerre sera longue et populaire. haro au putschiste Mabundiste de l'élection du peuple congolais. Traître, Collabo, Imposteur et usurpateur Angwalima tshilombo doit savoir que nous ne  lâcherons rien.

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mardi 10 mars 2020

Paris: Des fanfarons du régime oppressionniste de Kigali ont échoué la conférence sur les grands Lacs a eu lieu au Sénat !

Paris: Des fanfarons du régime oppressionniste de Kigali ont échoué ! La conférence sur les Grands Lacs a eu lieu au Sénat !

Freddy Mulongo, Réveil FM International
Freddy Mulongo-Sénat.jpg, mar. 2020

Mensonges et Manipulations des extrémistes Rwandais pro-Kagamé. Ils récusent la vérité des autres et ne veulent que la leur. Or la vérité vient toujours par l'escalier pendant les affabulations empruntent l'ascenseur. Hier, des Fanfarons du régime oppressionniste de Kigali n'ont cessé de vilipender la France par des tweeters . Les des extrémistes Rwandais pro-dictature Kagamiste et leurs affidés refusent le débat, à croire qu'ils ont des choses à cacher. Prévu le lundi 9 mars, au Palais de Luxembourg, siège du Sénat français, la conférence intitulé: "L'Afrique des Grands Lacs, 60 ans de tragique instabilité" s'est déroulé comme prévu. Les demandes du président du Sénat rwandais et celles des associations de victimes du génocide des Rwandais Tutsi  n'ont pas suffi ! 

Freddy Mulongo-Ibuka.jpg, mar. 2020

Les extrémistes Rwandais s'accrochent au génocide comme un bouée de sauvetage. Victimes d'agression-invasion, pillages et recels des ressources de la part du régime Hitlérien de Paul Kagamé, les Congolais veulent la réactivation du Mapping Report des Nations Unies  afin que des noms soient cités et des accusations engagées contre ces personnes, et cela au plus tard en mai 2020 en prévision du Sommet France Afrique de juin 2020 à Bordeaux.

Les demandes du président du Sénat rwandais et celles des associations de victimes du génocide des Tutsi n’ont pas suffi. Le colloque intitulé « L’Afrique des Grands-Lacs, 60 ans de tragique instabilité » s’est déroulé comme prévu, lundi 9 mars, au Sénat français. 

Sénat français : colloque sur l'Afrique des grands lacs: 60 ans de tragique instabilité

Ce 9 mars 2020, au cours de ce colloque de haut niveau auquel j'ai, personnellement pris part, c'était une véritable douche froide contre le pouvoir rwandais déstabilisateur du Congo et de l'Afrique centrale. Malgré l'opposition du lobbyng tutsi qui a saisi les autorités françaises et demandé l'annulation, le colloque a bel et bien eu lieu au grand dam du régime de Kigali. Au cours de celui-ci, d'éminents chercheurs et des politiques ont fait le point sur les conflits qui dévastent cette région dite "de grands lacs" depuis 60 ans et, ont analysé les intérêts géopolitiques et économiques, les ambitions régionales et les groupes de pression actifs dans cette partie de l'Afrique. 

 
La bonne nouvelle, c'est que la vérité commence à faire petit à petit son chemin. La responsabilité notamment du Rwanda et l'Ouganda dans les massacres, viols, pillages en RDC a été démontré scientiquement et aussi politiquement. Les intimidations et menaces des intervenants n'ont rien empêché. Le mensonge des politiciens rwando-ougandais ont été étalés au grand jour au coeur même du pouvoir français au Sénat. Les patriotes congolais ont saisi l'opportunité pour interpeller la France de ne pas faire assez pour aider la RDC, le plus grand pays francophone déstabilisé par les anglo-saxons et d'avoir parachuté, une anglophone, à la tête de la francophonie favorisant ainsi l'hégémonie des anglo-saxons au détriment des francophones.


En matinée, après l'ouverture par l'ancien ministre, le sénateur Alain Richard et l'intervention du secrétaire Perpétuel de la société savante Académie d'Outre-mer française, une vidéo d'extrait du discours du Prix Nobel de la Paix, Dr Denis Mukwege a été projetée.

Ensuite, l'ambassadeur honoraire Johan Swinnen, Olivier Lanotte, ambassadeur honoraire Pierre Jacquemont et le prof. Isidore Ndaywel ont intervenu. A l'exception d'Olivier Lanotte qui a soutenu la thèse pro-Kagame d'inculpation supposée de la France au Rwanda, les autres intervenants ont éclairé les participants sur la réalité de ce que vivent les congolais au quotidien dans l'indifférence et complicité de la Communauté internationale. Je souligne l'intervention édifiante du prof. Ndaywel : il a relevé 34 contrevérités rwandaises et, cartographie à l 'appui, il a démontré qu'il n'y a jamais eu par le passé une portion du territoire congolais qui aurait appartenu au Rwanda avant 1885 (Conférence de Berlin) ajoutant même que s'il y avait de portion de territoire à réclamer, c'est plutôt la RDC qui pourrait le faire étant donné que le Rwanda dans ses frontières actuelles comprend une portion du territoire qui appartenait au Congo.


L'après-midi, c'était le tour de l'ancien ministre des Affaires étrangères français et secrétaire de l'Élysée Hubert Vedrine, ambassadeur honoraire le rwandais Jean-marie Vianney Ndagijimana, Mme l'américaine Helen Epstein, Mme la canadienne Judi Rever, le camerounais Charles Onana et deTimothy Reid de griller définitivement les criminels Kagame et Museveni, puis s'en est suivi la conclusion de l'ancien ministre de la défense française M. Gérard Longuet.


Je vous épargne du débat très enrichissant et révélateur des agendas cachés rwando-ougandais au Congo. La tenue de ce colloque est une victoire des intelligences acquises au changement de la gouvernance en Afrique centrale et hostiles aux mensonges véhiculés depuis deux décennies sur le leadership de Kagame et Museveni dans cette partie de l'Afrique. Dom-Martin Content Puludin-Facebook

La plupart des panélistes ont fustigé le Front patriotique rwandais (FPR), un groupe politico-militaire de rebelles tutsi qui infligea une défaite aux forces gouvernementales, mettant ainsi un terme au génocide dont le bilan s’élève à 800 000 morts selon l’ONU au sein de la minorité tutsi. Ils lui ont reproché, ainsi qu’à son leader Paul Kagame, président du Rwanda depuis 2000, d’avoir mené des massacres contre les Hutu lors de la reconquête du pays, puis sur le territoire de la République démocratique du Congo (RDC).

« Il n’y a pas de négation du génocide, a déclaré en préambule Hubert Védrine, secrétaire général de l’Elysée en 1994 puis ministre des affaires étrangères. Les débats portent sur les trois ou quatre millions de morts qu’il y a eus après, en République démocratique du Congo. Sur la question d’un double génocide [qui aurait été commis par les soldats tutsi du FPR contre les réfugiés hutu], il faut débattre. L’histoire est une révision permanente et c’est tout à l’honneur du Sénat d’organiser cette rencontre. »

Après avoir rendu hommage au journaliste Pierre Péan, décédé en juillet 2019 et auteur de plusieurs livres controversés sur la question rwandaise, Judi Rever a estimé que « la reconnaissance des souffrances et des crimes commis par les deux camps était essentielle pour la réconciliation et pour établir une vérité historique. » 

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lundi 2 mars 2020

Claudy Siar, l'apologiste de Paul Kagame et encenseur des dictateurs Africains n'a aucune légitimité de parler de la diaspora congolaise !

Claudy Siar, l'apologiste de Paul Kagame et encenseur des dictateurs Africains n'a aucune légitimité de parler de la diaspora congolaise !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

freddy-mulongo-claudy-siar.jpg, mar. 2020

Avec ses écarts de langage, Claudy Siar doit s'occuper des Antilles. Il n'a aucune légitimité pour apostropher la diaspora congolaise. Qui lui a donné ce droit ? Sa voix corrompue ne compte pas.

Il est trop prétentieux ce garçon de course et apologiste de Paul kagamé, Hitler Noir et bourreau du peuple congolais. De quoi se mêle-t-il ? Ambivalent, une girouette qui tourne, Claudy Siar, qui s'est indigné, il y a quelques années, contre la traite des Noirs, il s'empêche pas d'encenser et de faire l'apologie d'un Hitler Noir, Paul Kagame comme l’homme providentiel”. Alors que Kagame construit le Rwanda avec le sang du peuple congolais et les ressources pillées de la RDC.

La musique, pour cet arrière-petit fils d'esclave, c'est du business. Il doit manger le pauvre. Le concert de Fally Ipupa instrumentalisé par Paul Kagame et Angwalima Tshilombo, son pantin-marionnette, ne choque pas la petite conscience de cet antillais de service. Peu importe qu'il y ait 12 millions des Congolais morts, que le Rwanda soit déclaré premier producteur du coltan, un minerai inexistant dans son sous-sol !
Nous condamnons les violences de la gare de Lyon. Pour ce concert forcé de Fally Ipupa, les autorités françaises avaient été informés par plusieurs canaux sur les enjeux et risques de ce concert politique. Des jeunes achetés par Fally Ipupa brandissaient des armes à feu, des vidéos existent.

Nous n'avons pas besoin d'un troubadour de genre de Claudy Siar pour parler au nom de la Communauté Congolaise de France qu'il aille jouer ailleurs. L'Antillais était parmi les premiers individus qui critiquaient les congolais pour la sape, la dépigmentation de la peau, le vol dans des magasins...Les Congolais ne veulent plus de ça et veulent sauver leur pays, ce garçon de course de Paul Kagame revient avec la musique c'est la culture...Bob Marley n'a-t-il pas chanté pour son pays, la Jamaïque ? Myriam Makeba, Johnny Clergg, Brenda Fassie et autres n'ont-ils pas chanté contre l'Apartheid en Afrique du Sud ? Il y a trois ans, nous répondions au fameux Claude Siar dans turpitudes avec ce titre: Claudy Ciar: "Les Congolais n'ont pas échoué mais nous résistons" !
https://blogs.mediapart.fr/…/claudy-ciar-les-congolais-nont…

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vendredi 24 janvier 2020

RDC: Le Grand patriarche de Londres, Julien Ciakudia à  Paris !

Julien Ciakudia, le Grand patriarche de Londres et Freddy Mulongo

Face à  l'occupation et invasion dans un pays, jusque là , il n'y a que deux alternatives: Etre le Général De Gaulle, qui appelle à  la Résistance des Français depuis Londres ou être le Maréchal Pétain, qui accepte la collaboration avec le IIIème Reich de Hitler. Il est collabo, puis frappé de l'indignité nationale à  la libération et sa tombe est la plus vandalisée de France. Londres demeure le bastion et la basilique de la Résistance congolaise. Le Grand patriarche de Londres, Julien Ciakudia se dit dans la même démarche que le Général de Gaulle. La République démocratique du Congo est occupée par des imposteurs-usurpateurs, il faut un sursaut patriotique pour sa libération. Julien Ciakudia est le premier luba-Kasaï, qui sans sombrer dans la coterie tribale, a dénoncé et pris publiquement position contre le deal de Tshilombo-Alias Kabila, malgré des accointances avec la famille Tshisekedi. Il a fait le choix de protéger la "Terre" en lieu et place d'un fils égaré, cupide et enfarineur. Tshilombo n'a aucun pouvoir. Il ne dirige et contrà´le rien. Il est comme une chèvre ficelé qui attend de passer au four comme gigot à  l'ail.

Depuis Londres, avant, pendant l'élection présidentielle et après la fabrication des faux résultats, le Grand patriarche Julien Ciakudia a toujours soutenu l'élection de Martin Fayulu, 62,8%, véritable président Élu de la RDC. Ni quolibets, insultes et menaces voilées n'ont jamais atteint ses convictions. Pendant ce temps, la majorité de nos compatriotes du kasaï qui sont tombés dans le panneau du tribalisme, Ciakudia sort du lot et peut marcher tête haute.

4 jours après avoir été hué et désavoué par ses courtisans, partisans et Bena Mpuka... la pathétique réunion d'Angwalima Tshilombo "Tshintuntu-Tshifueba" avec la diaspora congolaise à  Londres, a révélé un malaise dans la communauté. Le deal de Tshilombo pour devenir le masque et bouclier d'Alias Kabila, pour garantir l'impunité aux Mammouths Joséphistes, est une pilule amère qui ne passe pas. Une nomination électorale n'est une élection ! Et pourquoi Tshilombo avait mis les moyens 2,5 millions d'euros pour acheter des congolais: 400 euros par personne, T-shirts et pagnes comprises ! En parlant de Banyamulenge Congolais, la salle pourtant acquise à  sa cause l'a hué. Tshilombo s'est appuyé sur ses Bena Mpuka, tribalo-ethniques et Talibans pour vaincre au lieu de convaincre. Le deal a renforcé l'impunité des dignitaires Joséphistes qui narguent des paisibles citoyens, après les 18 ans de la calamiteuse mal gouvernance et des divers crimes.

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vendredi 15 novembre 2019

Paris Peace Forum: Le discours sans complaisance d'Antonio Guterres, SG de l'ONU !

"Notre monde est troublé. Il n`est plus bipolaire ou unipolaire, comme dans le passé, mais il n`est pas encore réellement multipolaire. Les rapports de force sont imprévisibles. Bien souvent, il ne s`agit plus de guerres entre Etats souverains, mais de conflits asymétriques où les Etats sont confrontés à  des groupes non-étatiques" a déclaré Antà³nio Guterres, le Secrétaire général des Nations Unies et un homme avisé et extrêmement informé, lors de son discours qu'il a prononcé à  l'ouverture du Forum de Paris sur la paix, qui s'est déroulé en marge des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, dimanche dernier à  Paris. Son analyse est sans complaisance sur notre monde actuel. Pour parler de la paix, il faut parler du danger qui nous guette.

DISCOURS A L`OUVERTURE DU FORUM DE PARIS POUR LA PAIX

Paris, 11 Novembre 2019

Cher Pascal Lamy, Mesdames et Messieurs, Chers amis,

Je suis heureux de revenir au Forum de Paris pour la Paix et d`inaugurer sa deuxième édition dans cette magnifique Grande Halle.

Le succès immédiat de cet événement illustre le désir et le besoin de réflexions nouvelles sur la gouvernance internationale.

Il y a un an, à  l`occasion du centenaire de l`armistice de la Première Guerre mondiale, nous avons évoqué le chemin parcouru et les nécessaires leçons de l`histoire.

Bien sà»r, en comparaison avec les conflits effroyables du siècle passé, la situation actuelle peut nous paraître plus pacifique.

Mais nous sommes encore loin de la paix perpétuelle des Lumières.

La réalité est bien plus chaotique et incertaine.

Sahel, Libye, Syrie, Yémen, Afghanistan … à  travers le monde, les conflits perdurent, provoquant souffrances et déracinement des populations.

Notre monde est troublé.

Il n`est plus bipolaire ou unipolaire, comme dans le passé, mais il n`est pas encore réellement multipolaire.

Les rapports de force sont imprévisibles.

Bien souvent, il ne s`agit plus de guerres entre Etats souverains, mais de conflits asymétriques où les Etats sont confrontés à  des groupes non-étatiques.

Avec l`interférence croissante d`acteurs tiers, ces conflits acquièrent rapidement une dimension régionale.

Dans le même temps, les relations entre les grandes puissances sont plus dysfonctionnelles que jamais.

Avec, nous le voyons, des conséquences regrettables au Conseil de Sécurité, qui se retrouve régulièrement paralysé.

Et même lorsque le Conseil agit, des ingérences extérieures rendent la mise en œ“uvre des résolutions encore plus difficile.

Regardez l`embargo sur les armes en Libye. Personne ne le respecte, et on n`essaye même pas de s`en cacher.

Les tensions internes ou régionales se propagent.

Les conflits deviennent de plus en plus interdépendants et de plus en plus liés à  une nouvelle forme de terrorisme global.

L`impact du conflit libyen sur le Sahel et la région du lac Tchad en est un triste exemple de ce que j`ai dit.

A cela s`ajoute le danger de la prolifération nucléaire, qui, loin de disparaître, fait même un retour inquiétant.

La prévention est donc plus que jamais indispensable.

Nous devons nous attaquer aux causes profondes et prévenir la montée des tensions ou l`éruption de nouveaux conflits.

Cela ne peut se faire que dans le cadre du multilatéralisme.

C`est le sens des réformes que j`ai lancées au sein des Nations Unies, qui placent la prévention des crises et la médiation au cœ“ur de notre dispositif, tout en développant une architecture pour combattre l`extrémisme violent et renforcer la paix et la sécurité internationales en étroite coopération avec les organisations régionales comme l`Union Africaine et l`Union européenne.

Chers amis,

Dans le contexte de ce panorama général, je voudrais évoquer en particulier cinq risques globaux, cinq fissures grandissantes.

Tout d`abord, nous voyons apparaître le danger d`une fracture économique, technologique et géostratégique.

Une planète divisée en deux, qui verrait les deux plus grandes puissances économiques asseoir leur pouvoir sur deux mondes séparés en compétition, chacun avec sa devise dominante, ses propres règles commerciales et financières, son propre Internet, son propre développement de l`intelligence artificielle et ses propres stratégies géopolitiques et militaires dans un jeu à  somme nulle.

Nous devons tout faire pour éviter cette Grande Fracture et préserver un système global : une économie universelle dans le respect du droit international ; un monde multipolaire avec des institutions multilatérales solides.

Pour cela, nous avons absolument besoin d`une Europe forte et unie comme pilier fondamental d`un ordre multilatéral fondé sur l`Etat du droit et le respect des libertés fondamentales.

En tant qu`ancien chef de gouvernement européen, je sais que ce n`est pas toujours évident.

Mais en tant que Secrétaire-Général des Nations Unies, je sais aussi que l`Union européenne représente une lueur d`espoir et que son échec contribuerait gravement l`échec du multilatéralisme.

Dans le même temps, on observe au niveau national une fissure du contrat social.

Nous assistons à  une vague de manifestations dans le monde entier.

Et si chaque situation est unique, il existe deux points communs.

Tout d`abord, nous voyons une défiance de plus en plus grande des citoyens envers les institutions et dirigeants politiques. Le contrat social est menacé.

Nous voyons également les effets négatifs d`une mondialisation associée aux progrès technologiques accroître les inégalités au sein des sociétés.

Les peuples souffrent et veulent être entendus.

Ils ont soif d`égalité.

Ils demandent des systèmes sociaux et économiques qui fonctionnent pour tous.

Ils veulent que leurs droits humains et libertés fondamentales soient respectés.

Ils veulent avoir leur mot à  dire dans les décisions qui affectent leur vie.

Et lorsque ce n`est pas le cas, ce sentiment d`exclusion peut conduire à  la révolte.

Les gouvernements ont l'obligation de respecter les libertés d'expression et de réunion pacifique.

Je suis préoccupé par le fait que certaines manifestations ont conduit à  la violence et à  la perte de vies humaines.

Chacun doit faire preuve de retenue et privilégier le dialogue.

Il nous faut répondre à  ce malaise des populations par un nouveau contrat social, inclusif et équitable.

Les jeunes doivent accéder à  des conditions de vie dignes.

Les femmes doivent avoir les mêmes chances et opportunités que les hommes.

Comment expliquer à  nos enfants qu`au rythme actuel, l`égalité économique entre hommes et femmes ne sera atteinte que dans deux siècles ?

Les personnes atteintes par la maladie, en situation de précarité ou de handicap doivent être protégées.

Une société apaisée implique l`égalité des chances et le respect des droits et libertés de tous.

C`est la feuille de route des Objectifs de développement durable et du Programme 2030 adopté par l`Assemblée Générale : une mondialisation durable et inclusive.

Et ce doit être au cœ“ur de la réflexion sur les nouveaux modèles de gouvernance mondiale.

C`est uniquement par la pleine participation de chacun que nous rétablirons la confiance des peuples dans le système démocratique.

Chers amis,

Lorsque ces inégalités sociales ne sont pas résorbées, elles nourrissent une troisième fissure : celle de la solidarité.

Nous le savons, un tel contexte social entraîne un phénomène bien trop connu, celui du repli sur soi.

Et ce sont les plus fragiles - minorités, réfugiés, migrants, femmes, enfants - qui en sont les premières victimes.

La peur de l`étranger est utilisée à  des fins politiques.

L`intolérance, la haine deviennent banales.

Des personnes qui ont tout perdu se voient désignées comme la cause de tous les maux.

Cette instrumentalisation accentue la polarisation de la vie politique et le risque de sociétés fracturées.

Retrouvons la raison.

Ne cédons pas aux discours populistes.

N`acceptons jamais le racisme, la xénophobie, la discrimination.

Tendons la main.

Loin des calculs politiques de court terme qui produisent malaise et divisions, faisons preuve d`audace et de courage politique.

La diversité n`est pas une menace mais une richesse.

Pour garantir son succès, investissons dans la cohésion sociale, afin que chaque communauté se sente respectée dans son identité et puisse pleinement participer à  la société dans son ensemble.

En parallèle, poursuivons une plus grande coopération internationale.

Nous devons combattre la traite des êtres humains et les passeurs qui s`enrichissent sur le dos de femmes et hommes désespérés.

Nous devons continuer sur la lancée du premier Pacte mondial sur les migrations, adopté en décembre dernier.

Il est urgent de rétablir l`intégrité du régime de protection des réfugiés et tenir les promesses du Pacte mondial sur les réfugiés.

Chers amis,

Il est probable que ces flux humains augmentent dans les années à  venir - ce qui m`amène à  la quatrième fissure : celle entre notre planète et ses habitants.

Ne mà¢chons pas les mots : la crise climatique est une course contre la montre pour la survie de notre civilisation et une course que nous sommes en train de perdre.

Si ce péril n`est hélas pas encore une évidence pour certains, c`est une réalité pour bien des populations, dont l`environnement devient invivable. Nous voyons les records de température tomber les uns après les autres. Nous voyons les banquises rétrécir et les déserts s`étendre.

Nous sommes témoins de tempêtes de plus en plus imprévisibles et destructrices.

J`ai vu de mes propres yeux la dévastation en Dominique, au Mozambique ou aux Bahamas.

La multiplication de ces phénomènes extrêmes provoque le déplacement de populations et participe à  la déstabilisation de territoires entiers et aux conflits locaux.

Le Sahel ou l`Afghanistan en sont de tristes exemples.

Et ce n`est que le début.

Si nous n`agissons pas maintenant, l`histoire retiendra que nous disposions de toutes les instruments nécessaires pour prévenir cela et que nous avons choisi de ne rien faire.

Nos enfants et petits-enfants se souviendront que nous ne les avons pas écoutés et avons privilégié les faux profits de court terme à  leur futur.

Mais il n`est pas trop tard. Les solutions existent.

C`est pour cela que nous avons organisé le Sommet d`Action pour le Climat.

Pour agir sans tarder, avec plus d`ambition.

L`Accord de Paris doit être mis en œ“uvre.

Mais la feuille de route établie par la communauté scientifique est claire : nous devons réduire les émissions de gaz à  effet de serre de 45% d`ici 2030 ; atteindre la neutralité carbone d`ici 2050 ; et limiter la hausse de la température globale à  1,5°C d`ici la fin du siècle.

Même si les engagements de Paris étaient pleinement respectés, et ce n`est pas le cas, cela ne suffirait pas à  nous mettre sur une telle trajectoire.

Les gouvernements doivent donc non seulement honorer leurs contributions nationales, mais les rehausser au plus vite.

Cela commence dès la COP25 qui se tiendra en fin d`année à  Madrid.

Il est plus que temps de mettre un prix sur le carbone et d`arrêter de subventionner les énergies fossiles avec l`argent du contribuable.

Est-il normal de récompenser la pollution qui tue des millions de personnes ?

L`heure est venue de taxer le carbone plutà´t que les salaires. Ce sont les pollueurs qui doivent payer.

Le progrès technologique joue en notre faveur. Je vois de nombreux investisseurs et entreprises adopter des modèles de développement durables et prospères. C`est le manque de volonté politique qui me préoccupe grandement.

Les pays développés doivent également tenir la promesse de mobiliser, d`ici 2020, 100 milliards de dollars par an de sources publiques et privées pour les pays en développement.

Les 9,8 milliards de dollars promis il y a deux semaines lors de la conférence de reconstitution du Fonds vert pour le climat, représentent un signal important.

Chers amis,

Nous avons une dizaine d`années pour agir. Ne perdons plus de temps.

Enfin, nous voyons tous apparaître un cinquième risque, celui d`une fracture technologique.

Bien sà»r, les nouvelles technologies représentent un potentiel fantastique.

Un nouveau monde s`ouvre à  nous.

Nous le verrons pendant le forum, les nouvelles technologies représentent un outil de paix et de développement durable des sociétés.

Mais ces mêmes technologies peuvent également être un facteur de risques et d`accélération des inégalités.

Des secteurs entiers du marché de l`emploi disparaissent.

Et si de nouvelles opportunités émergent, les emplois créés ne sont pas de la même nature.

Pour éviter l`exclusion, il est donc essentiel d`établir une stratégie éducative de long terme, qui intègre l`apprentissage des nouvelles technologies tout au long de la vie.

Il ne faut plus simplement s`instruire, mais apprendre à  apprendre, tout en mettant en place des mécanismes innovants de protection sociale afin de ne laisser personne de cà´té.

La technologie doit être un vecteur de réduction des inégalités et de progrès social.

Dans le même temps, la manipulation de l`information et les discours de haine se propagent.

De nouvelles formes de surveillance, y compris par des entités privées, se généralisent.

La régulation traditionnelle ne fonctionne pas. Le législateur n`arrive pas à  suivre le rythme de la loi de Moore.

Pour cela, je souhaite faire des Nations Unies une plateforme où gouvernements, entreprises, chercheurs et société civile se rencontrent afin de définir ensemble les lignes rouges et les règles de bonne conduite numérique.

Le rapport du Groupe de Haut Niveau sur la Coopération Numérique illustre cette vision multi-acteurs et peut guider nos efforts communs.

Le Forum annuel sur la gouvernance de l`internet constitue un rendez-vous important et je sais que certains d`entre vous se joindront à  moi à  Berlin à  la fin du mois.

L`Appel de Paris, adopté au Forum l`année dernière, constitue un autre pas en ce sens.

J`ai également lancé une stratégie à  l`échelle du système des Nations Unies pour lutter contre les discours de haine en ligne. C`est un combat de chaque instant.

Chers amis,

Grà¢ce à  l`adoption du Règlement général de protection des données, l`Union européenne fait figure d`exemple en la matière et inspire des mesures similaires ailleurs dans le monde.

Elle doit continuer de façonner l`ère numérique et être en première ligne de la régulation technologique.

Car dans un espace peu ou pas régulé, la cybercriminalité prospère.

Des campagnes de désinformation, orchestrées avec des moyens très modestes, atteignent l`autre bout du monde.

Des cyberattaques paralysent des Etats ou entreprises entières.

Et une nouvelle course, celle des cyber armements, est déjà  en cours.

Il est à  craindre que la prochaine guerre soit déclenchée par une cyberattaque massive.

Demain, des robots tueurs pourraient prendre la relève des soldats.

Nous devons interdire toute arme autonome.

Des machines qui ont le pouvoir et la discrétion de tuer sans intervention humaine sont politiquement inacceptables et moralement abjectes.

Comment imaginer que le `` progrès » technologique puisse entraîner un recul des droits humains ?

L'intelligence artificielle doit au contraire être mise à  profit pour garantir à  chacun une vie digne, dans la paix et la prospérité.

Mesdames et Messieurs,

Le monde se fissure. Le statu quo n`est pas tenable.

Quel État peut aujourd`hui réparer ces fissures seul, isolé du reste du monde ?

Aucun.

Nous avons besoin d`un système universel, respectueux du droit international et organisé autour d`institutions multilatérales fortes.

Nous avons besoin de plus de solidarité internationale, de plus de multilatéralisme.

Mais d`un multilatéralisme qui s`adapte aux défis d`aujourd`hui et de demain.

C`est pour cela que j`ai lancé des réformes visant à  rendre l`Organisation des Nations Unies plus efficace et plus agile.

Au-delà , nous devons penser le multilatéralisme en réseaux, au plus près des populations.

Il nous faut travailler main dans la main avec les organisations régionales, mais également les institutions financières, les banques de développement et les agences spécialisées.

Ainsi, au Sahel, nous coopérons avec les gouvernements, l`Union africaine, la CEDEAO, le G5 Sahel, la Banque Mondiale, le Fonds Monétaires International, la Banque Africaine de Développement, l`Alliance Sahel, les pays donateurs et bien d`autres afin de répondre aux enjeux sécuritaires et de développement de façon coordonnée et intégrée.

Ensuite, la coopération internationale ne peut se contenter des seuls acteurs institutionnels.

Les projets présentés ici sont autant d`arguments pour un multilatéralisme inclusif, avec la pleine participation de la société civile, dont la jeunesse, des milieux économiques, universitaires et philanthropiques.

L`enjeu climatique en est un exemple. J`étais le mois dernier à  Copenhague à  l`occasion de la conférence C40 des maires engagés pour le climat.

Les villes représentent 70% des émissions. Une action concertée avec les acteurs locaux est donc essentielle.

Au-delà , les Objectifs développement durable requièrent des investissements extraordinaires. Ainsi, j`ai rassemblé l'Alliance des investisseurs mondiaux pour le développement durable, qui comprend 30 investisseurs influents s`engageant à  lever ensemble des milliers de milliards de dollars au cours des deux prochaines années.

Pourquoi ? Parce qu`ils savent qu`investir dans le développement durable est non seulement éthique mais aussi rentable.

Mais c`est le cas sur bien d`autres sujets, comme nous le verrons tout au long du Forum.

La campagne Digital Peace Now vise ainsi à  répondre à  l`augmentation des cyberattaques en encourageant les dirigeants mondiaux à  créer un cyberespace plus sà»r.

Je suis également heureux que le hub français du réseau International Gender Champions, lancé à  Genève en 2015 et dont je suis honoré de faire partie, soit inauguré demain.

Je crois profondément que l`inégalité des sexes est avant tout un enjeu de pouvoir, et il est essentiel de faire de l'égalité femme-homme une réalité professionnelle.

C`est pour cela que j`ai depuis mon premier jour à  la tête des Nations Unies déployé une stratégie pour atteindre la parité bien avant 2030. C`est aujourd`hui chose faite au sein du Conseil de direction ainsi que parmi les Coordonnateurs Résidents.

La participation des femmes aux processus de paix est tout aussi essentielle. La résolution 1325 `` Femmes, paix et sécurité » doit être mise en œ“uvre et les bonnes intentions se transformer en réalité.

Chers amis,

Cette vision d`une coopération inclusive est au cœ“ur de la réflexion que nous lançons à  l`occasion du 75ème anniversaire de l`ONU.

Tout au long de l`année 2020, un dialogue ouvert aux citoyens du monde entier permettra de recueillir des idées pour faire face aux défis et encourager l`action collective.

Les résultats seront présentés aux dirigeantes et dirigeants du monde entier lors de la 75ème session de l`Assemblée générale.

Je vous invite à  y participer activement pour transformer cet anniversaire en un nouveau souffle pour le multilatéralisme.

Chers amis,

Seule une vision stratégique, inscrite dans la durée, nous permettra de résoudre des défis par nature interdépendants et de long terme.

Lutter contre la crise climatique, c`est aussi lutter pour la paix et la cohésion sociale. Contribuer à  l`accès aux technologies, c`est également contribuer à  l`égalité femme-homme. Prévenir les conflits, c`est aussi favoriser un développement juste et durable.

Nous l`avons prouvé par le passé : nous sommes capables de nous rassembler, d`être à  la hauteur de la situation.

Victor Hugo disait que ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent.

Et bien, luttons, luttons, sans relà¢che.

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lundi 11 novembre 2019

Génocide Rwandais: La vérité a triomphé pour le non-lieu du prêtre Wenceslas Munyeshyaka

Paris n'est pas Kigali. La France est le pays des droits humains, pas une République bananière. La justice française n'est pas aux ordres. Au Rwanda, le père Wenceslas Munyeshyaka n'aurait jamais un procès équitable. Il est génocidaire, candidat à  l`échafaud un point c'est tout ! La vérité a triomphé pour le non-lieu avec non-lieu pour Wenceslas Munyeshyaka. Un pays ne change pas d'adresse tous les quatre matins. Le Rwanda est un voisin éternel de la République démocratique du Congo. Les Rwandais et Congolais vivent et vivront ensemble de manière éternelle. Le régime totalitaire et Hitlérien de Paul Kagamé, bourreau du peuple congolais n'est pas représentatif de la vision des pays Grands Lacs.

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vendredi 1 novembre 2019

Génocide Rwandais: M'zée Pierre Péan réveille-toi, non-lieu validé pour le père Wenceslas Munyeshyaka !

Mercredi 31 juillet 2019, le père Wenceslas Munyeshyaka et le cercueil de Pierre Péan au cimetière de Bouffémont. Photo Réveil FM International

Silence plat dans des grands médias en France et dans le monde. La Cour de cassation française a validé le mercredi 30 octobre 2019, le non-lieu dont a bénéficié Wenceslas Munyeshyaka, le prêtre Rwandais installé en Normandie, et qui était visé par la plus ancienne plainte en France concernant le génocide de 1994 au Rwanda. La plus haute juridiction judiciaire a rejeté les recours formés par les parties civiles, dont plusieurs associations, afin de s'opposer à  la décision rendue par la justice française. Ces recours ``ne peuvent être accueillis», l'arrêt de la cour d'appel de Paris rendu dans l'affaire Wenceslas Munyeshyaka étant ``régulier en la forme», a estimé la Cour de cassation. Une décision qui rend définitive l'ordonnance de non-lieu rendue en octobre 2015 par les juges du pà´le Crimes contre l'humanité sur le rà´le joué par ce prêtre de 61 ans dans le génocide rwandais. A l'époque des massacres au Rwanda, le père Wenceslas Munyeshyaka officiait comme vicaire dans la paroisse de la Sainte-Famille, à  Kigali, où des milliers de civils Tutsis et Hutus ont été accueillis. Dans son église, le prêtre circulait armé et protégé par un gilet pare-balles pour protéger ses compatriotes. Et pourtant, ses accusateurs instrumentalisés par le régime totalitaire de Kigali, tenaient à  abîmer et salir l'honneur de homme de Dieu. Pour Paul Kagamé et son régime, qui dit Hutu dit génocidaire. Même les nourrissons Hutus qui naissent au moment où nous couchons ces lignes sont des Génocidaires. Comment peut-on construire le Rwanda sans les Tutsis, Hutus et Twas ? Haro à  la Tutsiphobie, Hutuphobie et Twaphobie. Le Rwanda a besoin de tous ses fils et filles. L'exclusion d'une partie de sa population ne marche que pour un temps, mais pas toujours pour tout le temps.

Le mercredi 31 juillet 2019, aux obsèques de Pierre Péan à  Bouffémont, c'est le prêtre Wenceslas Munyeshyaka qui a fait l'homélie. Appelant notre ami commun: "M'Zée Pierre Pean". En swahili, M'Zée veut simplement dire le sage. Il l'a accompagné jusqu'à  son dernier demeure au cimetière de Bouffémont. Les morts ne sont pas morts, ils ne sont pas absents mais invisibles. Pierre Péan qui s'est battu pour la vérité dans les pays des Grands Lacs, là  haut, il doit rigoler de savoir que le mensonge qui arrive trop vite par l'ascenseur est toujours rattrapé par la vérité qui emprunte l'escalier. Pierre Péan est vivant. "Ceux qui sont morts ne sont jamais partis Ils sont dans l'ombre qui s'éclaire Et dans l'ombre qui s'épaissit, Les morts ne sont pas sous la terre Ils sont dans l'arbre qui frémit, Ils sont dans le bois qui gémit, Ils sont dans l'eau qui coule, Ils sont dans la case, ils sont dans la foule. Les morts ne sont pas morts". Birago Diop, dans le souffle des ancêtres (Du recueil leurres et lueurs, 1960, Éd. Présence africaine)

Mercredi 31 juillet 2019, à  la sortie de Saint-George de Bouffémont, le père Wenceslas Munyeshyaka accompagne le cercueil de Pierre Péan sous les applaudissements

Il faut dire que Paul Kagamé, le dictateur Rwandais use et abuse du génocide Rwandais devenu son fonds de commerce. Il terrorise tout le monde. Ses tentacules n'hésitent pas d'intenter des procès tarabiscotés pour protéger le "Ubeungi"! Même en France, il suffit de critiquer le régime autoritaire de Kigali pour voir ses articles dépubliés par des censeurs autoproclamés sans aucune légitimité. Nous Congolais qui sommes victimes de la politique d'occupation et des crimes contre l'humanité, de la soldatesque rwandaise, sous les ordres de Paul Kagamé, n'avons pas droit de nous exprimer librement. Avec nos 12 millions de morts, les pillages de nos ressources, le Rwanda est devenu le premier producteur en Afrique du Coltan, un minerai qui ne se trouve pas dans son sous-sol...nous n'avons pas droit de le dire. Paul Kagamé est tout-puissant. Dénoncer ses bevues et crimes en République démocratique du Congo, c'est s'exposer aux ennuis et diverses intimidations. Paul Kagamé joue au Conquistador au Congo pour des multinationaux. Silence bouche cousue. Circulez, il n'y a rien à  dire !

Dans l'histoire de la France, Pierre Péan, décédé à  81 ans, demeure le journaliste Français d'investigation et enquêteur chevronné qui avait pour sujets de prédilection l'Afrique, les médias et la face cachée des personnalités politiques. Les pro-Kagamés, Kagamistes et Kagamiens patentés ont tenté de diaboliser Pierre Péan avec des procès alambiqués sur le "Négationnisme" et "Révisionnisme". Pierre Péan avait gagné ses procès. Vivant, Pierre Péan a gagné contre ses détracteurs et accusateurs. Pierre Péan avait soutenu le père Wenceslas Munyeshyaka dans son procès contre les Kagamistes-Kagamiens déchaînés.

Dans une tribune du "Le Point", Pierre Péan dénonçait le rà´le d'ONG et de médias dans l'affaire de ce prêtre rwandais accusé d'être impliqué dans le génocide de 1994, avec un titre révélateur: Pierre Péan : `` L'affaire Wenceslas restera comme un grand déshonneur de la presse française » !

Après vingt-trois ans d'attaques monstrueuses lancées par des associations censées défendre les victimes, attaques relayées, voire aggravées, par la plupart des grands médias, le père Wenceslas Munyeshaka vient d'être innocenté par la justice française (les parties civiles ont annoncé un pourvoi en cassation, NDLR). >Pendant ces vingt-trois ans, il a été emprisonné à  trois reprises, insulté, harcelé, persécuté. Il a dà» supporter les accusations sur les chefs de génocide, de torture, de mauvais traitements et d'actes inhumains et dégradants. La présomption d'innocence a été constamment foulée aux pieds. Cette affaire restera comme un grand déshonneur de la presse française, et mérite d'être analysée car elle reflète la façon dont les journalistes qui écrivent sur le Rwanda font leur métier. Ils ne cherchent pas la vérité en enquêtant à  charge et à  décharge, mais sont imprégnés d'une idéologie victimaire et binaire qui évacue la complexité de l'histoire et reprend sans nuances la vision de Paul Kagame du drame rwandais. (...) C'est ainsi qu'après la confirmation du non-lieu l'avocate du père Wenceslas, Me Florence Bourg, constate que `` la chambre de l'instruction a non seulement constaté l'absence de toutes charges contre le père Wenceslas mais a relevé que ce dernier était venu au secours de plusieurs réfugiés, qu'ils soient hutus ou tutsis, dans des conditions d'une extrême difficulté ». Cette dernière relève par ailleurs que `` les juges et les enquêteurs français n'ont pas été dupes et ont relevé la mécanique de désinformation et de faux témoignages mise en place par les autorités rwandaises et certaines associations proches du pouvoir aux seules fins de compromettre le père Wenceslas ».

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dimanche 17 mars 2019

Paris: Martin Fayulu, Roi du Congo de Château-Rouge à la République !

Martin Fayulu, le Président élu du peuple congolais. Photo Réveil FM International

Aucun acteur politique africain n'a osé faire ce que Martin Fayulu a fait Paris. Les Gaulois se demandaient qui est cet homme. Les Résistants-Patriotes-Combattants répondaient: C'est Martin Fayulu, le président élu de la République démocratique du Congo. Et les Français applaudissaient, d'autres klaxonnaient. Jamais on a vu une foule aussi immense pour un politicien. Les Congolais de France, Belgique, Hollande, Suisse, Etats-Unis ont accueilli, avec forte clameur, Martin Fayulu à  Chà¢teau-Rouge et l'ont accompagné jusqu'à  la République.

Martin Fayulu, le Président élu du peuple congolais. Photo Réveil FM International

Les Thuriféraires, coupagistes et médias mensonges dans leurs turpitudes présentent Martin Fayulu...Les embrouilleurs , ils vont déchanter. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe demeure un imposteur, usurpateur, collabo, traître aux yeux du peuple congolais. Monsieur 16% aura beau se débà¢tir tel un diable dans un bénitier, son vol des voix du peuple congolais, assaisonné d'un deal que lui seul et Alias Kabila connaissent le contenu, pour vendre le Congo et le peuple congolais, une pilule amère que le congolais politisé refuse d'avaler.

Mama Kongo, Mama Rose Kikalakamba des combattantes de la première heure étaient toutes là  ! Photo Réveil FM International

Les Mapinga de France, Belgique, Etats-Unis étaient là  pour Martin Fayulu, président élu. Photo Réveil FM International

Foule immense, pacifique, sans aucune incidence sécuritaire, ni violence...mais un peuple déterminé qui refuse que sa voix, son espoir et rêve soient volés par un imposteur catapulté sur le trà´ne, sans foi ni loi et méprisant le peuple souverain qui donne la légitimité. C'est le drapeau congolais qui était à  l'honneur souvent enfilé en écharpe, porter à  la main ou comme foulard par des mamans congolaises. Paris, la ville lumière a vibré sur les couleurs de la République démocratique du Congo, avec notre étendard étoilé, le drapeau congolais flottait partout. Un patriotisme ancré dans la résistance congolaise.

Martin Fayulu, Roi du Congo à  Paris. Photo Réveil FM International

Martin Fayulu, Roi du Congo à  Paris. Photo Réveil FM International

Martin Fayulu, Roi du Congo à  Paris. Photo Réveil FM International

Sur la place mythique de la République-grande place piétonnière, aménagée-qui joue un rà´le particulier dans la vie de Paris, elle est le point de départ ou d`arrivée de grandes manifestations populaires, un lieu pour ceux qui veulent faire connaître une cause ou se retrouver lors de petits ou grands événements...Martin Fayulu, le Président Élu du peuple congolais a donné trois options pour la sortie de la crise post-électorale en République démocratique du Congo:

1. Le récomptage des voix bureau de vote par bureau de vote. Ce qui est mission impossible car la CENI a fait une élection sans chiffre, inventant, nommant ses candidats et détruisant des vraies preuves.

2. Organiser des nouvelles élections, pas avec les mêmes agents tricheurs et fraudeurs.

3. Que le peuple congolais applique l'article 64 de la Constitution qui lui donne droit et devoir à  un soulèvement populaire. La démocratie est une valeur universelle. Il y a pas de raisons que les voix du peuple congolais ne soit pas respectées. Parler d'un compromis à  l'africaine pour un putsch électoral qui a donné lieu à  une nomination électorale après un deal odieux sur le dos du peuple congolais est un mépris pour notre peuple. Les Congolais ne quémandent pas la charité de la communauté internationale mais le respect pour ses voix. Le qui perd gagne ne fonctionne plus. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est un pseudo-président Nommé par Alias Kabila après un deal. Il est illégitime. Il est un imposteur et usurpateur !

Le drapeau de la RDC a flotté sur Paris. Photo Réveil FM International

Le drapeau congolais signe de ralliement du peuple congolais à  Paris. Photo Réveil FM International

Mamans Congolaises fières de l'être sous le drapeau. Photo Réveil FM international

La communauté internationale doit savoir que Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est le masque et bouclier d'Alias Kabila. Il est l'agent de la continuité et de l'impunité en République démocratique du Congo. Il s'est engagé à  ne pas poursuivre ni Alias Kabila ni ses apparatchiks pour les 18 ans qu'ils ont été aux affaires au Congo et ont géré le pays en bons Mabumucrates. Ils se sont enrichis au détriment du peuple congolais qui vit avec $1 par jour. Alors que la République démocratique du Congo regorge tous les minerais convoités par des pays occidentaux.

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vendredi 22 février 2019

Discours d'Emmanuel Macron au 34ème dîner annuel du CRIF !

Palais du Louvre, le 20 Février 2019, Emmanuel Macron, Président de la République

Le chef de l'Etat a déploré "une résurgence de l'antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde Guerre mondiale". "Nous sommes chez nous, nous tous." "La honte doit changer de camp" ! voici le discours d'Emmanuel Macron devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), mercredi 20 février, à  Paris.

Monsieur le président du Sénat,

Monsieur le président de l`Assemblée Nationale,

Monsieur le président du Conseil Économique Social et Environnemental,

Messieurs les Premiers ministres,

Monsieur le Ministre d`Etat,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Madame la Maire de Paris,

Madame la présidente de la région Ile de France,

Mesdames Messieurs les Parlementaires,

Mesdames/Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs les Responsables des cultes,

Monsieur le président du CRIF,

Mesdames, Messieurs.

Comme chacune et chacun, j'aurais souhaité que ce dîner - le deuxième auquel j'ai l'honneur d'assister comme président de la République - se tienne dans des circonstances plus sereines. Nous aurions évoqué avec émotion Claude LANZMANN, ce qu'il donna à  la France en entrant en résistance dès l'à¢ge de 18 ans, ce qu'il offrit au monde avec son monument SHOAH, cette œ“uvre immortelle contre l'inexorable travail d'oubli du temps. Nous nous serions souvenus de Marceline LORIDAN disparue en septembre et son inlassable action pour transmettre la mémoire du génocide et de son insolence. De Georges LOINGER qui nous a quittés en décembre emportant avec lui une vie d'héroïsme, lui qui sauva près de quatre cents enfants juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Nous aurions revécu ensemble cette matinée ensoleillée de juillet où le peuple français rassemblé rue Soufflot communièrent autour des cercueils bleu blanc rouge de Simone et Antoine VEIL. Simone VEIL qui puisa dans l'indicible horreur des camps la force de faire grandir encore par ses combats pour la mémoire, pour les femmes, pour l'Europe l'œ“uvre universelle de la France.

Nous serions certainement revenus sur la relation d'amitié de 70 ans liant la France et Israà«l, que la saison culturelle croisée de 2018 a fait vivre et que la visite du président RIVLIN à  Paris à  la mi-janvier est venue sceller. Peut-être même aurions-nous échangé sur le rà´le de René CASSIN dans la rédaction de la Déclaration des Droits de l'Homme cette grammaire commune des nations dont nous venons de célébrer le 70ème anniversaire. Oui, chacune et chacun d'entre nous aurait aimé évoquer tout cela. Cette part juive de l'à¢me française, cette histoire des Français juifs qui a contribué à  faire de notre nation belle et grande. Mais le moment que nous vivons appelle un propos autrement plus grave.

Depuis plusieurs années - et la situation s'est encore aggravée ces dernières semaines - notre pays, comme d'ailleurs l'ensemble de l'Europe et la quasi-totalité des démocraties occidentales, est confronté à  une résurgence de l'antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde Guerre mondiale.

A nouveau depuis plusieurs années l'antisémitisme tue en France.

C'est bien que les visages peuplant ce soir nos consciences ne sont pas seulement ceux des héros que je viens d'évoquer mais bien ceux des martyrs récemment assassinés parce qu'ils étaient juifs. Mireille KNOLL, cette Parisienne de 85 ans qui a survécu aux rafles mais pas à  la folie meurtrière de ses bourreaux, Sarah HALIMI, cette mère de trois enfants saisie dans son sommeil, molesté puis défenestré par son meurtrier, Ilan HALIMI, ce jeune homme d'une vingtaine d'années kidnappé, torturé, assassiné. Et puis les victimes de l'attentat de l'Hyper Cacher de janvier 2015 - Philippe BRAHAM, Yohan COHEN, Yoav HATTAB, François-Michel SAADA - celle de l'école Ozar Hatorah - Jonathan SANDLER et ses fils Aryeh et Gabriel et la petite Myriam MONSONEGO abattus à  bout portant. Nous ne les oublions pas. Le crépuscule du vingtième siècle avait pu laisser entrevoir la possibilité d'un repli durable de l'antisémitisme. L'aube du 21ème siècle vient rappeler combien l'histoire est tragique, combien les passions tristes sont à  l'œ“uvre, combien le noir revient. Et qu'un fils de déportés juifs-polonais qui aime la France, sa langue, au point de devenir membre de l'Académie française, soit insulté par une foule haineuse en rentrant chez lui, qu'à  Paris sur une devanture de restaurant soit peinte entourée de croix gammée l'inscription “Juden”, que sur la mairie du 13e arrondissement le visage de Simone VEIL soient recouverts des mêmes croix gammées, qu'en Alsace des dizaines de tombes juives soient profanées comme si on avait voulu enlever leur mort à  tous ces gens, que des représentants religieux juifs, des militants de la cause antiraciste, des journalistes soient insultés, menacés - cher Joà«l MERGUI, cher Ariel GOLDMANN, cher Philippe VAL, cher Hermann EBONGUE- que dans un même nihilisme, une même violence, charriant rejet du sacré et antiparlementarisme, qu`on s'en prenne à  des églises, à  des élus.

Je pourrais poursuivre malheureusement cette liste et dire ce que trop d'anonymes subissent et n'osent même pas dire. Face à  cette inacceptable, il serait faux de dire que nous n'avons rien fait. Nous avons condamné beaucoup, adopter des plans, souvent depuis des années et des années, voter des lois parfois. Mais nous n'avons pas su agir efficacement. C'est vrai. Et si nous en sommes là  aujourd'hui c'est bien pour cela.

Et cette litanie que je viens de reprendre c'est notre échec.

Trop d'indignation. Trop de mots. Pas assez de résultats.

Le temps est donc venu des actes tranchants, concrets.

Parce que je ne veux pas m'habituer à  ces mots et à  ces indignations “Il y a quelque chose de pire qu'une à¢me perverse”, écrivait PÉGUY, “c'est une à¢me habituée”. Nous n'avons pas le droit de devenir des à¢mes habituées.

D'abord nommer le mal, qui ne voit que l'antisémitisme se cache de plus en plus sous le masque de l'antisionisme.

Je l'ai dit lors du 75e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv, l'antisionisme est une des formes modernes de l'antisémitisme. C'est pourquoi je confirme que la France, qui comme vous l'avez rappelé l'a endossée en décembre avec ses partenaires européens, mettra en œ“uvre la définition de l'antisémitisme adoptée par l'Alliance internationale pour la mémoire de la SHOAH. Il ne s'agit pas de modifier le code pénal, encore moins d'empêcher ceux qui veulent critiquer, comme vous l'avez rappelé à  Monsieur le Président, la politique israélienne de le faire, non.

Ni de revenir sur des sujets que nous connaissons et qui sont ceux de la politique internationale - et sur ce sujet la position française est connue et l'année dernière nous en avions débattu. Il s'agit de préciser et raffermir les pratiques de nos forces de l'ordre, de nos magistrats, de nos enseignants, de leur permettre de mieux lutter contre ceux qui cachent derrière le rejet d'Israà«l la négation même de l'existence d'Israà«l. La haine des Juifs la plus primaire.

De la même manière, il n`y aura aucune complaisance à  l`égard des pratiques de boycott et du BDS plusieurs fois condamnées en France et qui le seront à  nouveau.

Regardez ensuite la réalité en face, sans filtre. Oui, à  cà´té, malheureusement, de l`antisémitisme traditionnel se déploie un antisémitisme fondé sur un islamisme radical. Oui, cette idéologie gangrène certains de nos quartiers au point d`être contraints à  un insupportable exode intérieur. Eh oui, c`est à  une reconquête républicaine de ces territoires que nous devons nous atteler. Ce que nous faisons quand nous créons des postes de policiers et de gendarmes dans 45 d`entre eux, en multipliant l`implication de tous les services de l`Etat, de l`Education Nationale, de l`ensemble des fonctionnaires, et en y déployant, de manière méthodique, un plan de lutte contre la radicalisation. Et en cette matière, ne cédons en rien non plus à  l`opposition bloc à  bloc dans laquelle certains voudraient enfermer la société française. Une religion contre l`autre.

Une stigmatisation contre l`autre. Non. La République protège tous les citoyens, toutes les consciences, toutes les paroles, et elle ne peut accepter, en aucun cas, qu`au nom d`une religion déformée ou d`une philosophique quelle qu`elle soit le pire soit commis, parce que c`est la République, parce que c`est notre liberté.

Traquer et punir ceux qui se rendent coupables d`actes antisémites.

Rien n`est plus insupportable pour les victimes que l`absence de sanctions. Rien n`est plus incompréhensible pour nos concitoyens que le sentiment du `` tout est permis », qui anime les semeurs de haine et qui sapent l`autorité de l`Etat. J`appelle, pour ce faire, quelle que soit, parfois, la lassitude, je le sais, toutes les victimes d`actes antisémites à  porter plainte dès qu`elles sont insultées ou attaquées. Qu`elles soient assurées que tout est mis en œ“uvre pour les accompagner dans leurs démarches, depuis la formation de nos policiers et nos gendarmes pour les accueillir et les écouter, jusqu`à  la possibilité de porter plainte en ligne, qui vient d`être votée avec l`adoption de la Loi Justice. Elle doit s`appliquer dans les meilleurs délais.

Sur ce sujet, nous étions habitués, il faut bien le dire, à  des pratiques incertaines ; des plaintes qui n`étaient pas toujours prises ; des complexités. Les choses ont maintenant été simplifiées dans le Droit. Elles doivent s`appliquer dans les faits. Elles supposent que rien ne soit accepté et qu`aucune habitude en quelque sorte ne soit prise. Tout est mis en œ“uvre aussi pour recueillir les preuves.

Des équipes spécialisées d`enquêteurs et de gendarmes seront créées sur tous les territoires, sur la base de ce qui a été commencée à  Aix-en-Provence, en partenariat avec la Fondation du Camp des Milles. Vous avez ensuite, Monsieur le Président, évoqué l`antisémitisme improprement appelé virtuel. Il n`a de virtuel que le nom. Il y a dans cette haine sans visage, qui se croit délivrée de tout droit, les prémices de la haine qui, ensuite, sort dans rue et commet le pire.

Ce poison lent qui conduit près de 2 Français sur 5, s`informant principalement via les réseaux sociaux, à  croire en un complot sioniste mondial. Celui-ci aussi, nous devons le combattre avec force et clarté. D`ores et déjà , nous avons entamé un travail avec des plateformes comme Facebook qui a choisi la France pour lancer un fonds doté d`1 million d`euros en faveur du civisme et contre la haine, et qui a accepté la présence en son sein de régulateurs et juristes français pour améliorer certaines pratiques.

J`avais dit l`année dernière, devant vous, sur ce sujet, ma volonté de porter un projet exigeant au niveau européen. Un travail a été fait pour le rendre possible, et vous l`avez évoqué, le rapport de madame AVIA et de messieurs TAIEB et AMELLAL à  cet égard. Proposer des choses concrètes. Le combat européen doit se poursuivre mais il est trop lent, et nous ne pouvons plus attendre.

C`est pourquoi la Député Laetitia AVIA déposera, dès les mois de mai, c`est-à -dire dès la première fenêtre parlementaire possible, au Parlement, une proposition de loi pour lutter contre la haine sur Internet reprenant les propositions de ce rapport. Nous devons, à  ce titre, nous inspirer de ce que nous voisins allemands ont su faire, de manière efficace et pragmatique. Apporter des sanctions judiciaires, pénales et pécuniaires ; appeler la responsabilité des individus, comme des plateformes. Il s`agira de mettre fin aux stratégies d`éviction déployées par des sites étrangers qui, changeant régulièrement de serveurs, sont aujourd`hui très difficiles à  bloquer. Dans ce contexte, la question de l`anonymat sera évidemment posée. Elle est, trop souvent, le masque des là¢ches. Et derrière chaque pseudonyme, il y a un nom, un visage, une identité.

Faut-il interdire partout sur Internet l`anonymat ? Je pense que nous pourrions aller par cette voie à  quelques égards vers le pire. Il faudra donc y réfléchir à  deux fois. Par contre, ce que nous ne pouvons pas accepter, c`est que parce qu`il y a l`anonymat, le contenu ne soit pas retiré dans les meilleurs délais, que l`identité ne soit pas recherchée et ne soit pas donnée.

Il y a aujourd`hui encore des plateformes comme Twitter, pour citer les mauvais exemples, qui attend des semaines, quand ça ne l`est des mois, pour donner les identifiants qui permettent d`aller lancer les procédures judiciaires contre ceux qui ont appelé à  la haine, au meurtre ; qui, parfois, prend des jours, des semaines pour retirer des contenus ainsi identifiés.

Ce que ce texte portera donc, ce sont des dispositions claires imposant le retrait dans les meilleurs délais de tous les contenus appelant à  la haine et mettant en œ“uvre toutes les techniques permettant de repérer l`identité dans les meilleurs délais et enfin appelant à  la responsabilité, y compris sur le plan juridique, les dites plateformes. Il nous faut adopter nos sanctions à  la société numérique ; nous donner les moyens aussi de pouvoir interdire la présence sur un réseau social de personnes coupables de propos racistes et antisémites, comme on interdit les Hooligans dans les stades, ou à  tout le moins faire en sorte que les condamnations pour actes racistes et antisémites soient publiées pour ceux s`en rendant coupables.

La honte sur ces sujets d`urgence doit changer de camp. Elle ne doit plus ronger les victimes. Elle doit accabler les agresseurs. Enfin, parce que la période met en cause ce que nous sommes, la France doit aussi tracer des nouvelles lignes rouges et nous le ferons par des mesures concrètes et des décisions que la loi permet aujourd`hui de prendre.

C`est pourquoi j`ai aussi demandé au Ministre de l`Intérieur d`engager des procédures visant à  dissoudre des associations ou groupements qui, par leurs comportements, nourrissent la haine, promeuvent la discrimination ou appellent à  l`action violente : Bastion social, Blood & Honour Hexagone et Combat 18 pour commencer.

Nommer, poursuivre, punir, mais bien entendu, enfin aussi, éduquer.

Il ne faut jamais perdre de vue le temps long de l`éducation, de la culture, de l`élévation morale et spirituelle de tous, car ce que nous vivons aujourd`hui dans notre société, dans notre pays, dit beaucoup de nos propres échecs passés. De ce que nous avons laissé s`installer subrepticement, de ce que nous n`avons plus voulu dénoncer, de ce que parfois, nous avons peut-être oublié de dire. Si l`histoire a montré que la connaissance n`était jamais un antidote contre la haine, nous savons que l`ignorance, à  coup sà»r, est un fertile terreau, toujours. Nos instituteurs, nos professeurs font preuve d`un engagement exemplaire, pour enseigner la mémoire de l`Holocauste, et sont relayés admirablement par des institutions comme la Fondation pour la mémoire de la Shoah ou le Mémorial de la Shoah.

Le ministre de l`Education nationale s`est tà´t engagé dans cette lutte pour lever, vous l`avez rappelé, Monsieur le président, toutes les ambiguïtés qui avaient pu exister, former davantage, être plus exigeant encore. Et à  ce titre, l`Etat soutiendra encore davantage qu`il ne le fait le Mémorial de la Shoah. La DILCRA apporte aujourd`hui une aide. Elle sera significativement augmentée par le Premier Ministre, dans les prochaines semaines.

Ces instituteurs, ces professeurs sont encore trop souvent livrés à  eux-mêmes, en particulier quand, dans ces quartiers gangrénés par l`islamisme radical, évoquer la Shoah, la situation au Proche-Orient, est parfois devenu impossible. Ces instituteurs, ces professeurs trouveront toujours la République à  leurs cà´tés. Au niveau national, une équipe de réaction a été mise en place, qui leur apporte une solution en 24 heures, dès qu`une difficulté se fait jour. Dans chaque rectorat, des messages clairs ont été passés, pour que tout soit dit, le moindre problème, dès qu`il est observé. Mais trop souvent, nous avons vu aussi, dans ces quartiers de la République, ces dernières années, des enfants quitter l`école publique, disons-nous les choses franchement, pour aller vers des écoles privées sous contrat, quelle que soit, d`ailleurs, la confession, pour pouvoir changer de quartier, parce que quelque chose se passait, que l`enfant ou les parents eux-mêmes n`osaient pas dire.

C`est pourquoi j`ai demandé au ministre de mettre en place des actions spécifiques et de procéder à  un audit de tous les établissements marqués par le phénomène de déscolarisation des enfants de confession juive.

Quand une telle déscolarisation se passe, elle dit quelque chose. Parfois, de ce que nous ne voulions ou ne pouvions voir, de ce qui ne se disait plus. Au-delà , l`école doit jouer à  plein son rà´le de rempart républicain contre les préjugés et contre les haines, mais aussi contre ce qui en fait le lit, l`empire de l`immédiateté, le règne d`une forme de relativisme absolu. L`enseignement de la méthode scientifique, de la méthode historique, sera renforcé.

Tous les enfants de France seront sensibilisés au temps long des grandes civilisations, ce temps long cher à  BRAUDEL, qui apporte le goà»t de la tolérance et de l`humanisme. Mais revenir à  ces fondamentaux, au cœ“ur de notre éducation, ce qui, parfois, avait été oublié. C`est aussi au cœ“ur de l`éducation, se redonner les moyens de lutter contre ce qui, subrepticement, s`est installé, le ‘`tout se vaut``, l`immédiateté absolue, le relativisme qui corrompt tout. Mes chers amis, ce sont pour les actes, et il faudra en rendre compte, et j`en rendrai compte. C`est pour ça que ce soir, je voulais être devant vous. Parce que l`antisémitisme n`est pas le problème des Juifs. C`est le problème de la République.

C`est parce que ceux qui pensent que l`antisémitisme ne concernerait que quelques-uns, qu`une communauté dans la République, que ceux-là  n`oublient jamais notre histoire, communiquent ce que nous sommes. L`antisémitisme, c`est tout simplement la haine de l`autre. Et d`ailleurs, regardez bien les formes qu`il prend. La haine du Juif, c`est tout à  la fois la haine du communiste et du capitaliste, la haine des forces extérieures et de l`ennemi de l`intérieur. Ce sont toutes les haines additionnées. L`antisémitisme a pris tous les visages, s`est nourri de tous les extrêmes. Ca n`est la haine que d`un visage : celui de l`autre, et qui plus est, un autre qui nous ressemble. L`antisémitisme, c`est le problème de la République, parce qu`il est cette haine d`avant-garde, mais qui s`accompagne toujours du cortèges des autres haines auxquelles vous avez fait référence, et dans les temps où nous parlons, ce sont ces autres haines qui, derrière aussi, se réveillent : haine contre les musulmans, racisme sous toutes ses formes, racisme anti LGBT, toutes les formes de haines se réveillent avec, contre les élus, contre l`autorité, contre le parlementarisme, contre le sacré, les églises et toutes les religions, conte ce qui nous a fait.

Oui, pour toutes ces raisons, l`antisémitisme, c`est la question de la République et de la France. Parce qu`au cœ“ur de nos histoires liées, il y a tout ce qu`ils ne veulent plus voir. Je ne reprendrai pas ici le cortège des grandes figures qui ont fait notre pays, de RACHI jusqu`à  BERGSON, PROUST, Simone VEIL, Robert BADINTER.

La France doit tant à  celles et ceux qui l`ont ainsi construite, pas à  pas, lui ont appris l`universel, lui ont donné ce visage. Mais ce qu`ignorent encore trop de nos concitoyens, dans notre pays, c`est que depuis des siècles et des siècles, de grands Juifs, de grands commentateurs des textes sacrés, ont été en France, qui ont dit tant de ces textes, et sont connus à  travers le monde, que les plus grands commentateurs de la Bible et du Talmud, juifs, ont été dans tous nos villages, et ont rendu parfois ces villages célèbres à  ceux qui n`ont jamais mis le pied en France.

Eliezer DE TOUQUES, Samuel BEN SALOMON de Falaise, Simbah de Vitry en Moselle, Samson ben Isaac de Chinon, Moïse d`Evreux, Thérèse BEN ELIA de Corbeil, Moïse de Coussy, Isaac BEN SAMUEL de Dampierre, Samson, de Sens, Eliachim de Chalons, Jacob de Pont-Audemer, Matatia d`Avallon, Salomon de Chà¢teau-Landon, Meshoulam BEN NATHAN de Melun, Eliezer BEN SAMUEL de Metz, Joseph Tobelem BONFILS de Limoges, Ayim BEN ISAAC de La Rochelle, Menahem BEN SALOMON MERI de Perpignan, Jacob BEN MAKIR de Montpellier, Aaron BEN PEREZ, d`Avignon, Abraham BEN DAVID, de Narbonne, tant et tant de noms connus à  travers le monde, parce qu`ils ont dit quelque chose de la Bible, parce qu`ils ont apporté à  la connaissance universelle. Ils étaient de ces villages et de ces villes qui sont notre pays.

Alors, quand j`entends comme vous `` nous sommes chez nous », dit par certains, qui voudraient que ceux-là  n`en soient pas, regardez notre histoire en face, pour tout ce qu`elle est. L`Histoire de France est belle, de ses universels croisés, de ses Juifs venus du bout du monde pour aimer notre pays, tomber pour lui et le faire accéder à  l`universel, et de tous ses Français, qui ont voulu prendre, aimer et porter une religion, parce qu`on pouvait la porter librement et avec fierté dans notre pays. C`est cela, l`histoire des Juifs et de la France, bien avant la République, bien avant même, qu`on commence à  parler de la France. C`est cela, ce que nous sommes. Nous sommes chez nous. Nous tous.

Hier, à  Quatzenheim, j`ai eu honte. J`étais avec les habitants de cette petite commune d`Alsace et j`avais honte. Et nous avons regardé ces tombes souillées et je me suis dit : `` ce qu`ils veulent c`est, au fond, aller même s`assurer que nul ne pourra reposer en paix. » A la honte succède la colère. Celle de vouloir trouver tout de suite les réponses. De répondre à  la haine par une autre haine.

Au fond, j`ai dit aux habitants de la commune : `` c`est vous le vrai visage de cette commune. Nous allons laver les tombes » et surtout leur dire combien ceux qui ont fait ça doivent avoir honte. Ils ne sont pas la France. Ils ne sont pas les Français. Les tombes des Français et Juifs tiennent notre sol comme les arbres plantés pour eux. Ils sont enracinés, et cet enracinement, c`est notre Nation. Alors oui, je le sais mes amis.

Il y a dans ce moment-là  quelque chose d`ingrat pour la tà¢che qui est la nà´tre. La barbarie a une force. Elle est immédiate. Elle sidère. Elle fascine certains. Et elle plonge dans la consternation, parfois l`accablement des autres. Et la barbarie a une force incommensurable par rapport à  l`intelligence ou la construction d`une action rationnelle qui est la nà´tre. C`est précisément d`ailleurs cette force qu`elle recherche. Alors nous ne gagnerons pas ce combat en un jour ; mais je veux, ce soir, vous dire une chose. Nous ne nous habituerons jamais.

Nous aurons toujours l`exigence de vérité, de liberté, de fraternité et d`intelligence qui est la seule réponse à  cette barbarie. L`exigence du courage qui doit être notre mission. Celle des Républicains que nous sommes. Elle est plus lente, parfois moins visible. Parfois nous trébucherons, mais n`y cédons rien. Mes chers amis, vendredi dernier, j`ai reçu dans mon bureau la mère d`Ilan HALIMI. Et elle avait, face à  elle, un tableau de Pierre SOULAGES. Je lui ai dit : `` c`est ça ce que nous avons à  vivre. » Beaucoup pensait que le noir n`était pas une couleur et qu`on ne pouvait rien en faire. Un génie, centenaire cette année, a dit : `` en travaillant inlassablement le noir au pinceau, au couteau, en y tirant mes lignes, en y mettant mes formes, j`y ferai vivre le soleil. J`y ferai exister la lumière. » Et elle voyait sous ses yeux ce tableau qui prenait vie. Et ce noir n`était plus noir. Il était l`Outrenoir de SOULAGES.

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samedi 9 décembre 2017

Paris: Hommage populaire à  Johnny Hallyday !

Brigitte Macron, Laeticia l'épouse de Johnny Hallyday, ses deux fillettes et David Hallyday

En France, le cœ“ur français bat pour Johnny Hallyday. Que dire ? Un déluge, une déferlante, une communion du peuple français avec son icà´ne Johnny Hallyday qui est décédé à  74 ans, avec 60 ans de carrière musicale.

Le cortège funéraire de Johnny Hallyday

Rarement un chef d'Etat arrive à  fédérer le peuple comme ça. La musique a rassemblé le peuple de France. La France s'est retrouvée autour de Johnny Hallyday.

Le cortège funéraire de Johnny Hallyday sur la plus belle avenue du monde

Sur les Champs-Elysées, le corbillard, où repose le cercueil blanc-crème, escorté par les motards de la police et 700 bikers, brassard noir au bras, est passé sous les vivats, de la population serrée les uns et les autres. Le cortège a rejoint la place de la Madeleine, où doit avoir lieu la cérémonie religieuse, Les chansons de Johnny Hallyday sont chantées en famille parfois de plusieurs générations différentes. Les radios musicales ont beaucoup contribué à  diffuser ses chansons.

Le peuple de France à  rendu un hommage populaire à  Johnny HallydayJohnny Hallyday est l'homme, que la France a salué aujourd`­hui lors d`un hommage popu­laire à  la hauteur de son talent et de ce qu`il représentait pour de nombreux Français. Et ils sont nombreux à  être venus braver le froid en ce samedi de décembre pour venir rendre un ultime hommage à  Johnny Hally­day, qui a succombé à  son cancer du poumon à  74 ans. Il y a les milliers d`ano­nymes qui se sont rassemblés entre les Champs-Elysées et la place de la Made­leine, mais aussi de nombreux people et poli­tiques.

Le cercueil de Johnny Hallyday à  l'Eglise de la Madéleine à  Paris

Le président de la République a salué la mémoire du chanteur juste avant l'hommage religieux, face à  une foule déchaînée, scandant le nom de "Johnny". "Il fallait que vous soyez là  pour Johnny, parce que Johnny depuis le début était là  pour vous", a déclaré le chef de l'État, obtenant petit à  petit l'attention des fans réunis devant l'église de la Madeleine.

Durant son discours, le président a longuement salué les fans du chanteur ainsi que toute sa famille : "Ce deuil est d'abord le và´tre", a-t-il lancé en direction de la femme, des enfants et des petits-enfants du chanteur. "Johnny était une part de nous-mêmes : c'est un destin français", a déclaré le chef de l'Etat, face à  un silence respectueux des fans présents, avant de conclure en faisant applaudir la foule pour saluer la mémoire du chanteur.

Le peuple français a pleuré son icà´ne, Johnny HallydayA Paris, l'église la Madeleine (Marie-Madeleine, la pécheresse repentante de l'évangile) est un monumental et atypique édifice. Ouverte tous les jours, elle permet à  près de sept cent mille visiteurs annuels de découvrir les richesses artistiques qu`elle renferme et de prendre un temps de prière ou de recueillement. L'hommage que la France a rendu à  Johnny Hallyday à  l'Eglise Madéleine, nous a fait penser à  King Kester Emeneya. La grande foule composée des Résistants-patriotes-combattants, des acteurs politiques de la diaspora congolaise, des musiciens de toutes les générations et des sapeurs de tous bords, était venue pour rendre un dernier hommage au King de la musique congolaise, Kester Emeneya qui fut un homme du peuple.

Le portrait de King Kester Emeneya à  l'Eglise de la Madéleine

Dommage que l'ignoble et maudit Joly Mubiala ainsi que ses "ex-Femmes Chipies" ont séquestré sa dépouille, oubliant que King Kester Emeneya était devenu un patrimoine congolais et qu'il ne s'appartenait plus et la messe a été dite sans le cercueil de ce dernier dans l'église de la Madeleine. Une première dans cette église. Pourquoi les Congolais pleurent l'icà´ne de la musique française ? Les Congolais se rappellent encore du passage de Johnny Hallyday à  Léopoldville, aujourd'hui Kinshasa. C'était en mai 1968 ! il s'était produit au cinéma Albertium, qui deviendra plus tard le cinéma Palladium, devant un public des expatriés et quelques congolais de bonnes familles.

15 mai 1968 à  Léopoldville-Kinshasa, Johnny Hallyday entre en scène

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mardi 10 juillet 2007

King Kester Emeneya égal à  lui-même !

Le gueulard et talentieux artiste Congolais. King Kester Emeneya, l'un des leaders de la musique Congolaise.

"A l'instar du général Dwigt Eisenhower, de Churchil et de Franklin Roosevelt qui ne savaient ni le jour ni l'heure où les alliés s'apprêtaient à  debarquer sur la France , à  cause de la stratégie à  adopter et des intempéries lors de l'occupation allemande ".

  La chanson Mayebo, extrait de l'Album Le Jour le Plus long

  Ecoutez l'interview de King Kester Emeneya

Après cinq ans de non présence sur le marché discographique, la sortie de l'album: "Le jour le plus long" a été bien accuelli par les mélomanes et fanatiques congolais, angolais, congolais de Brazzaville et autres africains à  Paris. Sur la rue Faubourg Saint denis à  proximité de la gare de l'Est au magasin Bh électronique , King kester Emeneya n'en fini pas de dédicacer les T-shirts et casquettes à  son effigie. Et l'album le jour le plus plus se vend comme de petits pains chez tous les disquaires parisiens.

King Kester Emeneya a l'intelligence intuitive très poussé, il a fait un parellèlisme avec ce qui s'était passé en seconde guerre mondiale où les alliés s'étaient liés pour attaquer Hitler avec sa politique nazie de même King s'en prend aux leaders autoproclamés de la musique congolaise.

Avec lui on parle musique, culture, démocratie, avenir de la République Démocratique du Congo. On peut aborder autant des thèmes que l'on veut , il vous répondra dans toute sa simplicité avec un réfrain qui lui est familier:" Je parles comme je pense ! ".

Grand leader de la musique congolaise qui reconnait ses talents et ne s'en cache pas, Kua Mambu MUBIALA gêne par son parler vrai. Précurseur et visionnaire, king Kester Emeneya est souvent en avance avec son époque, lorsque le public congolais pense qu'il faut sortir un album tous les deux mois pour être reconnu et exister, lui prend son temps: il ne vit pas sa vie d'artiste à  l'aune des hits parades.

Mais ce temps élastique qu'il prend lui joue parfois de mauvais tours. De 60 aux années 80, c'est la musique congolaise qui faisait bouger l'Afrique.

Aujourd'hui la musique commerciale a tuée la musique congolaise, il n'ya plus de chansons anthologiques qui résistent au temps dit-il. On fabrique des artistes - la presse et certains producteurs sont pointés du doigt-dont les chansons ne durent que le temps d'une rose au soleil. Pour king Kester Emeneya, son album "le Jour le plus long" marque l'arrêt des faux artistes musiciens.

King Kester Emeneya a été "Panthéoniser" par ses fanatiques en 1998

King Kester Emeneya dédicace des t-shirts et casquettes à  son éffigie.

Le grand Nkukuta est précursseur et visionnaire dans la musique congolaise. C'est lui qui a introduit le synthétiseur dans la musique grà¢ce à  sa chanson " NZinzi". C'est Nkua Mambu qui le premier a sorti un album double cds, c'est lui qui a initié les grandes affiches pour la sortie des albums. C'est lui le premier qui remplit le stade de martyrs en 1998 lors de son retour au pays après une dizaine d'année d'absence. L'accueil fut tellement populaire et chaleureux que King Kester Emeneya eu les larmes aux yeux, un fanatique s'est écrié " King okoti na Panthéon". C'est son intelligence intuitive qui l'a poussé à  faire recours à  une pléade d'arrangeurs connus pour leur expértise musicale: Faugus Izeyidi,Vangu Guvano, Zadio kazadi pour son album le jour le plus long. Au lieu de plagier le son , il a laisser faire ceux qui ont l'habitude de créer.

King Kester Emeneya déclare "Lorsque je dors je dessine le Congo a ma façon".

Le gouvernement Congolais vient de décaissés pour les artistes musiciens uniquement la somme de 2.000.000 $ qui sera géré par le ministre Adolphe Mozito, dans le cadre du fond d'assistance professionnelle. Il est fort dommage que pour le gouvernement de la Troisième République l'art se limite à  la musique alors que les plasticiens et autres artistes doivent aussi bénéficier de cette aide. Déjà  rien qu'à  Kinshasa ,la capitale congolaise il existe plus de 40.000 groupes musicaux enregistrés.

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mardi 3 juillet 2007

Les Congolais de France mettent en place l'association 3RC : "Reconversion - Retraite - Retour au Congo".

Ecoutez l'interview d'Etienne Lopalo , président de l'association 3RC
  

L'immigration des congolais en France est toute recente. La majorité des congolais ex-zairois qui sont arrivés dans les années 80 avaient déjà  une trentaine d'années or pour la securité sociale il faut cotiser plus de 40 ans. La problèmatique de retraite chez les congolais est cruciale . Pour avoir moins contribuer à  la sécurité sociale, beaucoup d'entre eux risquent de se réveiller trop tard. Homme de défis, Mr Etienne Lopalo MBIYULA connu sous son petit nom d' "Eti Edan" vient de créer avec une équipe cosmopolite l'association 3RC afin de mobiliser et surtout conscientiser les congolais à  leur retraite.

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