Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

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lundi 28 septembre 2020

Journaliste. "Moto alangwa Bosembo", "Kamona Kamba", un chien de garde !

Matondo Mingi Nkolo, Matondo Mingi ! Aksanti Sana Mungu Baba !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

freddy-mulongo-journaliste-2.jpg, sept. 2020

Journaliste en Lingala : "Moto Alangwa Bosembo", "Personne ivre de la vérité". En Tshiluba dans les deux Kasaï: "Kamona Kamba Kaya Kambila Badi Bashala", " Celui qui voit un événement et va rapporter ce qu'il a vu à tous ceux qui n'étaient pas là". Lorsqu'un journaliste a vu le roi nu, il a pour obligation de le dire quelque soit les conséquences et représailles. Journaliste est un Chien de garde!

Merci mon Dieu pour mon anniversaire. Lorsque je regarde dans le rétroviseur de ma vie, je te rends grâce et te remercie grandement pour tous tes bienfaits. Tu m'a permis de visiter les 5 continents. J'ai toujours vécu sous ta grâce. Mon travail de journaliste est passionnant. Je garde mon indépendance et ma liberté. Je ne suis au service de personne. Je ne monnaye jamais mon travail. Tu pourvois à tout. Nos ancêtres définissaient mieux le journaliste. En lingala "Moto Alangua Bosembo","Personne ivre de la vérité". En Tshiluba dans les deux Kasaï: "Kamona Kamba Kaya Kambila Badi Bashala", " Celui qui voit un événement et va rapporter ce qu'il a vu à tous ceux qui n'étaient pas là". Même lorsqu'un journaliste a vu le roi nu, il a pour obligation de le dire quelque soit les conséquences et représailles. Trois choses guident le travail d'un journaliste professionnel : Son âme, sa conscience et sa responsabilité. Mais comme tout ce qui brille n'est pas l'or. Deux écueils : Dieu et Mammon. Ceux qui cherchent uniquement la notoriété et sont quêteurs-quémandeurs de l'argent finissent toujours mal. Mais Dieu est Dieu, il est le Jéhovah Jiréh- Il est celui qui pourvoit. Pas question de courir derrière quelqu'un pour financer notre travail. Et nous faisons très attention à cet aspect. Car notre travail revêt un aspect spirituel. C'est pourquoi, nous appuyons notre travail par les armes spirituelles de Dieu. Il y en a six:
La ceinture de la vérité.
La cuirasse de la justice.
Les chaussures de l’Évangile de paix.
Le bouclier de la foi.
Le casque du salut.
L'épée de l'Esprit.

Ephésiens 6: 13-18 : "13 C'est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.
14 Tenez donc ferme: ayez à vos reins la vérité pour ceinture; revêtez la cuirasse de la justice;
15 mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l'Évangile de paix;
16 prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin;
17 prenez aussi le casque du salut, et l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu.
18 Faites en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints".


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lundi 11 mai 2020

Institut Panos Paris-Françafrique médiatique: Pascal Berqué, disparu du Net !

Institut Panos Paris-Françafrique médiatique: Pascal Berqué, disparu du Net !

Par Freddy Mulongo, samedi 10 novembre 2018  Radio Réveil FM International 

Freddy Mulongo-PascalBerquéInstitutPanosParis.jpg, mai 2020

Kinshasa, mars 2001, Pascal Berqué de l'Institut Panos Paris

Incroyable, l'Institut Panos Paris a fermé ses portes depuis 2015. Pascal Berqué a effacé toutes ses traces sur le net y compris sur les réseaux sociaux. Il est devenu un invisible. Après 28 ans de fonctionnement, l'Institut Panos Paris a fermé ses portes. Le vrai problème est qu'il a fonctionné comme une agence mafieuse avec des mercenaires et corsaires sur l'Afrique. Comment peut-on proclamer tout haut défendre le pluralisme médiatique et fonctionner comme une Institut néocolonaliste et esclavagiste qui en Afrique, plus précisément en République démocratique du Congo a fonctionné avec une devise machiavélique: diviser pour mieux régner, la diabolisation des acteurs médiatiques no formatés...Réveil FM a été sur la ligne mire de l'Institut Panos Paris, que n'avons-nous pas reçu comme assauts de la toute puissante Institut Panos Paris ? Et pourtant, c'est Réveil FM qui a invité et fait introduire l'Institut Panos Paris à Kinshasa en République démocratique du Congo. Institut Panos Paris a participé au Festival Fréquences Libres-Pluralisme radiophonique, organisé par Réveil FM en mars 2001.

Freddy Mulongo-PascalBerquéInstitutPanosParis. 1jpg.jpg, mai 2020

Pascal Berqué de l'Institut Panos Paris et Freddy Mulongo de Réveil FM International

Et pourtant, une fois installée au pays, elle a sciemment soutenu plusieurs autres radios, sauf Réveil FM. Elle est allé trop loin dans une campagne de diabolisation digne de la CIA pour nous abattre. Le mensonge emprunte toujours l'ascenseur et la vérité arrive toujours par l'escalier. Comment l'Institut Panos Paris a disparu en effaçant toutes les traces sur le net et réseaux sociaux comme les font les mafieux: plus des photos, articles, conférences et ouvrages ? Que sont devenus des mensonges éhontés et rapports viciés sur les médias congolais ? Pour justifier des financements perçus, l'Institut Panos Paris était capable de tout: débauchage, diabolisation et surtout diviser pour mieux régner en Afrique ! C'est bien connu, l'Institut Panos Paris, c'est la "Françafrique médiatique". Ce que l'on reproche à la Françafrique politique, cette volonté d'emprise néocoloniale par des néo-coloniaux, on peut le reprocher aussi à l'Institut Panos Paris, qui pompe l'argent des bailleurs de fonds sur le dos des Africains et sans africains. Sous couvert d'un ONG International, qui n'a pas toujours bonne réputation, des néo-coloniaux recherchent constamment de fonds pour justifier leur existence, se transforment en donneurs de leçons de démocratie et ils agissent comme la CIA: coups bas, intrigues, manipulations, partialités, débauchages, manigances, fabrication de fausses preuves, colportage des ragots et rumeurs...

Freddy Mulongo-PascalBerquéInstitutPanosParis. 2jpg.jpg, mai 2020

C'est du Machiavel à grande pompe: Il faut diviser pour mieux régner pour continuer d'exister. Ils ne promeuvent que les bons élèves d'après leur formatage. L'argent de l'institut Panos Paris a-t-il toujours une bonne odeur ? Personnellement, je ne suis pas de l'école Panos et je suis très fier de ne pas l'être ! Mercenaires, Corsaires, mafieux...Institut Panos Paris a disparu, elle a fermé ses portes à Paris depuis plusieurs années pour quelles raisons ? Aucune explication n'est donnée...Pascal Berqué est devenu invisible sur le net, photos, articles, ouvrages et conférences ont été effacés. Aucune trace ! L'Institut Panos Paris a toujours fonctionné comme une mafia. Avec ses acteurs mafieux, obscurantistes qui au lieu d'aider l'Afrique à se relever l'enfonce davantage avec des méthodes dignes de la mafia. En République démocratique du Congo, pour justifier des financements reçus des organismes obscurs et miroitant aux médias de les financer, l'Institut Panos Paris a pratiqué la politique de diviser pour mieux régner, la diabolisation de tous les acteurs médiatiques qui n'étaient pas formatés, elle a diffusé des mensonges éhontés et rapports viciés pour mieux justifier ses bévues. Le temps est toujours allié de la vérité. Des mafieux de l'Institut Panos Paris ont disparu de la circulation comme si de rien n'était...On croit rêver !

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mardi 31 décembre 2019

RDC: 20 novembre 1999-20 novembre 2019, les 20 ans de Réveil FM !

Réveil FM sur le Boulevard du 30 Juin à  Kinshasa

L'expérience est une lanterne accrochée au dos qui n'éclaire que ceux qui viennent après. Incroyable de retrouver les archives de Réveil FM en France profonde pas à  Paris. Les européens ont la culture ds archives, pas nous Congolais. Le couple Français, anciens diplomates au Congo viennent de remettre les coupures de presse lors l'inauguration de Réveil FM à  Kinshasa. Je n'en reviens à  pas. J'ai des larmes de joie.

Je ne suis pas un fêtard. Mes amis me disent la fête se mérite. Moi qui oublie parfois de fêter le jour de mon anniversaire et de mes enfants. Et lorsqu'on a la tête sur le guidon, on ne compte pas ses heures et parfois on ne voit même pas le paysage qui défile. 20 ans de Réveil FM, je n'y crois pas ! Et bien oui. Qu'est-ce que le temps passe vite. Il nous file entre les doigts. Lorsqu'en 1999, je me présenta au Ministère des PTT, pour la fréquence pour Réveil FM, le directeur technique me riait au nez et appelant même ses collègues. Je revenais de l'Europe, donc un "Diasa-diasa" !

Pour la moi, la bonne information demeure celle de proximité. Celle qui donne la parole à  ceux qui vivent l'événement et non pas seulement ceux font l'événement. Deux ans avant mon retour au Congo, le magazine Fréquences libres, spécialisé en Radios FM avait publié mon article sur Réveil FM dans son numéro 67 de 1997. Mon projet existait de 1995. Deux ans auparavant, j'effectuais un voyage radiophonique visitant les radios de l'Afrique du l'Ouest: Mali et Burkina-faso. En arrivant à  Kinshasa, mon projet était boutiqué et fiscellé. Je savais ce que je voulais. Rien ne pourrait me dérouter de mon projet initial même s'il fallait des aménagements pour coller aux réalités congolaises.

Bien qu'ayant débuté mon expérience radiophonique à  Fréquence protestante à  Paris. Je n'ai jamais voulu voulu Réveil FM soit une radio confessionnelle mais plutà´t généraliste qui soit accessible à  tout le monde. Une radio de proximité sans étiquettes ni écussons pour des congolais: pousse-pousseurs, enseignants, fonctionnaires, étudiants, Mamans Bipupula... Plus de 250 jeunes (la radio étant une pépinière pour les autres médias qui nous piquaient nos jeunes) ont été formés à  Réveil FM dont certains font la fierté de la presse congolaise. La majorité d'entre-eux, c'est la première fois qu'ils découvraient une radio et son fonctionnement. Intelligents nos jeunes compatriotes évoluent vite. Ayant intégré notre ligne éditoriale: Radio de proximité, ils deviennent son défendeur !

Voici le dossier de presse de Réveil FM à  Kinshasa lors de son inauguration. La presse congolaise dans sa diversité en avait fait un large échos.

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jeudi 1 novembre 2018

Hommage à  Papa Ricky Mapama, ancien Directeur de programme de Réveil FM !

Kinshasa, mars 2001,Papa Ricky Mapama, lors Festival Radiophonique au Palais du peuple. Photo Réveil FM International, archives

Que dire de Papa Ricky Mapama qui est décédé et sera enterré ce samedi 3 novembre 2018 à  Lille en France ? Nous apprenons qu'il y a deux semaines, il était souffrant à  Kinshasa en République démocratique du Congo et il a été rapatrié en France. A son arrivée, il a été embarqué dans une ambulance pour le CHU de Lille. Après l'hospitalisation et une batterie d'examens, il aurait piqué une crise durant l'opération, le mardi 30 octobre matin vers 6h.

Kinshasa, mars 2001, Freddy Mulongo raccompagnant Dominique Sakombi Inongo, Ministre de l'information et Communication. Photo Réveil FM International, archives

Nous n'oublions pas nos fous rires à  l'émission "Matin Bonheur", saupoudré des impostures téléphoniques de Jean Yves Lafesse dans nos studios de l'immeuble Interfina sur le Boulevard du 30 juin à  Kinshasa, Papa Ricky Mapama en bon animateur avait du répondant. Il était simple, serein, ouvert, aimant les autres mais surtout espiègle. De 1999 à  2003, Papa Ricky Mapama a été le directeur de programme de Réveil FM, la première radio associative et communautaire de Kinshasa. Après, il est allé travaillé au Centre Lokolé (Search for Common Ground) et avait poursuivi son chemin dans d'autres ONG-Congolaises. Pour nous la vraie information est celle de proximité. Il fallait donner la parole à  ceux qui vivent et subissent l'événement, pas uniquement les fameux décideurs. Etre la voix des sans voix, c'est ça notre ligne éditoriale claire. La direction de Réveil FM avait deux directeurs : Papa Ricky Mapama, directeur de programme et Papa Kalonji Kamulele, directeur administratif et financier. Nous revenons ici, l'organisation du Festival Radiophonique-Fréquences Libres ou le pluralisme radiophonique du 19 au 21 mars 2001, des pays de l'Afrique centrale, après la fermeture abusive de Réveil FM-28 jours de radio silence à  Kinshasa, par le ministre Dominique Sakombi Inongo en septembre 2000. Avec Papa Ricky Mapama et Papa Kalonji Kamulele, nous avions travaillé ensemble sur ce projet initié par Réveil FM, rien n'avait été fait auparavant. La réussite du Festival Radiophonique dépassa nos projections.

Kinshasa, mars 2001,Papa Ricky Mapama faisant signant signer la Charte des radios communautaires aux radioteurs. Photo Réveil FM International, archives

Après notre première rencontre à  Paris, Papa Ricky Mapama avait décidé de rentrer au Congo et avait vécu la fuite du dictateur Mobutu, l'entrée de l'AFDL et l'agression Rwando-Ougando-Burundaise de 2 aoà»t 1998 avec ses conséquences: coupure d'électricité, décès des nourrissons dans des couveuses, denrées alimentaires rares...ça l'avait déconcerté, il avait décidé de s`éloigner de Kinshasa et se tourner vers la plantation des champs à  Mbakana. A mon retour au pays, je suis allé le chercher dans la parcelle familiale à  Inzia 46/A, quartier Matongé, commune de Kalamu. Je l'avais convaincu de partager avec nos jeunes compatriotes, son expérience expérience radiophonique à  la radio Campus de Lille, Réveil FM a été inauguré le 20 novembre 1999 à  Kinshasa. Bien avant, à  deux, nous avions assumé la formation durant trois mois, avant l'ouverture de la radio, de la trentaine des étudiants de l'IFACIC, Université Protestante, l'Institut National des Arts et l'Institut Catholique qui devaient faire par la suite l'ossature des journalistes-animateurs (trices) de Réveil FM à  Kinshasa. Notre station de radio n'a jamais piqué les journalistes et animateurs venant d'autres médias. Nous formions des jeunes dans la vision d'un média citoyen, alternatif de proximité. Aucune information diffusée sur Réveil FM n'a jamais été payante. Nous avons toujours combattu le "Coupage" ! Si un journaliste ou animateur quémandait de l'argent pour diffuser l'info, il était viré illico presto. L'information doit être libre et l'indépendance de Réveil FM en dépendait.

Kinshasa, mars 2001, Freddy Mulongo prononçant le discours d'ouverture du Festival Radiophonique. Photo Réveil FM International, archives

Mon discours fut ancré sur la liberté d'expression et de la presse, thermomètre de la démocratie dans un pays. Dominique Sakombi Inongo, alors Ministre de l'information et Communication, prit 45 minutes répondant point par point de mon discours avant de prononcer le mot d'ouverture du Festival Radiophonique avec des radoteurs de la République démocratique du Congo, du Congo-Brazzaville, du Gabon, du Cameroun, du Tchad, du Burundi et nos amis de la France. Les ambassadeurs présents dans la salle au Palais du peuple n'en revenaient pas. Bernard Sexe, qui assurait l'intérim de l'ambassadeur de France à  Kinshasa, vient me voir et me dit: "Freddy Mulongo, si tu vas en prison, la France t'apportera des oranges. C'est très fort ce que tu as osé dire à  ton ministre" ! A Kinshasa, de 1999-2007, Réveil FM fut ne radio de proximité, pluraliste, où jeunes, travailleurs, chà´meurs, femmes, personnes à¢gées, handicapés, artistes, entrepreneurs étaient invités à  prendre la parole, c`est-à -dire tous les citoyens sans exclusion ni titre ni mérite. Réveil FM était au service de la population locale tout en faisant la promotion de son identité et son expression culturelle. C'est la seule dans la capitale qui avait des émissions en langues vernaculaires: Kimbala, kiyombe, Kisakata, Tshiluba, Kingombe, Kilubakat... Réveil FM était une radio comme la ville, une radio pour tous où ceux qui croient tout savoir et ceux qui pensent ne rien comprendre avaient la parole. Mais aussi un lieu de rencontre de toutes les forces vives, toutes les ethnies et tribus de la République démocratique du Congo. Enfin, un instrument de participation de la population au développement de la vie locale. Réveil FM faisait la promotion de la paix, la compréhension entre communautés congolaises et combattait avec force le tribalisme, le racisme, l`apartheid, la guerre et autres maux.

Des journalistes et animateurs de toutes les origines et provinces de la République démocratique du Congo: Gérà´me Bokolongo Nkolombe, Nelly Assina, Karine Ngalibaya, Edmond Ngoie Mukendi, Justin Yumba, Françoise Mukuku, Voka Mule, Karine Mafuta Mbo, Chantal Koshi Poloto, Nana Mbala, Mimi Engumba, Ebengo, Joe Barry Kassanda, Adam Shemisi, Docteur Ndoki, José Kalumire, Mathieu Tshilumba, Auguste César Kanku, César Ntangu Lihau, Amani Kingombe, César Tshiamala, Michel Ndiku, Pathron Mulongo, Michel Otto, Felly Mukendi, Tony Mwepu, Kiki NKulu, Héritier Sidiakala, Ben Kalunga

Des journalistes et animateurs de Réveil FM. Photo Réveil FM International, archives

Il y a plus aberrant qu'un ministre qui ment publiquement comme il respire. Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta", fieffé menteur restera dans l'histoire de la République démocratique du Congo comme l'un des prédateurs de la liberté de la presse. Nommé ministre de l'information par M'zée Laurent-Désiré Kabila, celui qui fut le Goebbels de Mobutu cru bon de réchauffer les méthodes mobutistes de propagande, formatage et envoà»tements des esprits. Le 14 septembre 2000, il convoqua tous les responsables des médias audiovisuels de Kinshasa à  l'Institut Congolais de l'audiovisuel (ICA) dans l'enceinte de la RTNC. Arrivée en retard, Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" se mit à  menacer tout le monde, il qualifia le pluralisme médiatique du paysage audiovisuel congolais de la "Cour du roi Pétaud", "où chacun est maître et agit comme bon lui semble". Le 16 septembre 2000, Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" ferme six stations de radio et quatre chaînes de télévision interdites". Pour la radio catholique Elikya, il évoqua le manque d'attestation de bonne vie et mœ“urs du Cardinal Etsou, quant à  Réveil FM, à  cause de nos informations de proximité, non institutionnelles, il nous qualifia de radio subversive...Des raisons politiques maquillées en serpent de mer administratif. Nous publions le communiqué de Reporters sans frontières de l'époque.

Des journalistes et animateurs de Réveil FM. Photo Réveil FM International, archives

Dans une lettre adressée au ministre de la Communication, M. Dominique Sakombi, Reporters sans frontières (RSF) a protesté contre l'interdiction de diffusion de dix entreprises de presse audiovisuelles. L'organisation a demandé au ministre de "bien vouloir revenir sur [sa] décision afin de permettre à  ces dix médias de recommencer à  émettre normalement". "On peut s'étonner que, moins de deux semaines après sa prise de fonction à  la tête du ministère de la Communication, M. Sakombi prenne une telle mesure qui réduit au silence la quasi-totalité des médias privés audiovisuels. Cela montre, une fois encore, le peu de volonté des autorités de ce pays, à  laisser se développer une presse libre et indépendante", a ajouté Robert Ménard, le secrétaire général de l'organisation. RSF a également rappelé que la République démocratique du Congo a ratifié le Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui garantit, dans son article 19, la liberté de "recevoir et de répandre des informations". Selon les informations recueillies par RSF, le ministre de la Communication a pris un arrêté, le 14 septembre 2000, interdisant la diffusion des médias suivants : Radio Elikya,Radio Réveil FM, Radio Malebo Broadcast Channel, Radio TKM et Television TKM, Radio Sentinelle, Radio Kintuadi, Antenne A Television, Canal Kin 1 et Canal Kin 2. Le ministre a affirmé que ces médias ne respectaient pas "les dispositions finales du cahier des charges pour les stations de radio et/ou de télévision privées". En dehors de la Radio-télévision nationale du Congo (RTNC - organe d'Etat), un seul groupe privé, Raga TV et Raga FM, peut continuer à  émettre.

Réveil FM fut fermé par Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" arbitrairement et abusivement durant 28 jours. Au lieu de nous abattre les 28 jours de radio silence affermirent notre détermination pour la défense la liberté de la presse au Congo. C'est chaque jour, que nous montions les 17 étages sans ascenseur de la Tour de la RTNC jusqu'au bureau de Sakombi pour réclamer notre récépissé. C'est aussi grà¢ce à  cette fermeture que nous avons eu la lumineuse idée d'organiser à  Kinshasa, le festival Fréquences libres ou le pluralisme radiophonique qui a eu lieu du 21 au 24 mars 2001 au Palais du peuple. Plus tard, j`apprendrais que Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" n'avait pas apprécié que je l'ai appelé"Frère Jacob, en conférence de presse", nom qu'il avait emprunté lors de sa fausse conversion à  la foi chrétienne, après avoir été un fétichiste-sataniste !

Kinshasa, Papa Ricky Mapama modérateur avec un radioteur Tchadien. Photo Réveil FM International, archives

La défense de la liberté de la presse vaut son pesant d'or dans un pays comme la République démocratique du Congo où le pluralisme médiatique est frelaté. Chaque ministre, sénateur, député a son journal, sa radio et télévision. Une triste réalité, qui fait que les médias sont otages des politicailleurs-ventripotents, sans idéaux, ni convictions ni valeurs démocratiques. Le remplissage de leur tube digestive est le premier de tous leurs soucis. Le musellement de la presse est un sport favori. Le Congo a vraiment du chemin à  faire dans ce domaine.

Kinshasa, Nzubi Lobito et Freddy Mulongo au palais du peuple. Photo Réveil FM International, archives

Chacun de nous a fait des choses plus importantes dans sa vie. Organiser un Festival Radiophonique à  Kinshasa, avec autant des radioteurs venus d'Afrique centrale, dans un pays où un chef d'Etat a été assassiné au palais présidentiel deux mois auparavant, le secteur médiatique étant sensible, venant de France nous étions considérés comme des subversifs...il fallait y penser et le faire ! Merci Papa Ricky Mapama pour ton apport au pluralisme médiatique en République démocratique du Congo. La France fut ton inspiration, mais le Congo fut le lieu où tu as partagé ton savoir et expertise. Nos jeunes formés écument dans tous les médias du paysage médiatique congolais

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jeudi 24 avril 2008

Deux blogs Congolais retenus celui de Cédrik Kalonji et Réveil FM pour l'étude sur La blogosphère africaine

L'auteur de l'étude est Jeanne Mercier qui est chercheuse-doctorante à  l' Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) à  Paris. Cette étude a été réalisée suite à  l'invitation d'André Gunthert pour intervenir dans le séminaire " Les images entre histoire et mémoire ", le jeudi 24 janvier 2008 à  l' Institut National de l'histoire de l'Art (INHA) à  Paris. Par ailleurs Jeanne Mercier est engagé dans l'association Afrique in visu- plate forme participative et constructive qui met en réseau les professionnels de l'image du continent Africain. Le blog de Cédrik Kalonji a été retenu pour ses photos de proximité et commentaires, quand au blog de Réveil FM pour son engagement dans la défense de la liberté d'expression. Réveil FM vient de s'enrichir d'une webradio et webtV "reveilfm.net.free.fr"

Exposé de Jeanne Mercier à  l'Institut national d'histoire d'Art à  Paris, sur la blogosphère africaine, le 24 janvier 2008

L`étude des blogs n`est pas ma spécialité, vous excuserez donc mon manque de vocabulaire et de connaissance sur le web 2. 0. Je ne réalise pas ma thèse sur ce sujet bien que souvent les blogs entrecoupent mes différentes problématiques. Mes premières recherches et d`ailleurs mes premiers pas dans les blogs remontent à  peu près au début du projet que je coordonne, www.afriqueinvisu.org. Avec ce blog, j`avais un un réel vivier d`exploration devant moi.

Pour recontextualiser, le projet Afrique in visu, est une plateforme d`échanges autour du métier de photographes en Afrique. Le but de cette plateforme participative et contributive, était de mettre en réseau les professionnels de l'image du continent africain. Cette interface web est avant tout un outil de communication et de diffusion pour les photographes qui permet un échange de savoir-faire autour de l'image. Initiée en octobre 2006 au Mali, ce projet a connu un impact sur le continent africain dès le mois de janvier 2007. Plus de 1500 connexions dont une majorité en Afrique, et surtout la majorité des commentaires venait des photographes locaux…

Par l`intermédiaire de ce projet, les photographes de la communauté afrique in visu, nous ont fait parvenir leur site professionnel et leurs blogs personnels… C`est à  travers eux que j`en suis venu à  me questionner. En parallèle de ce projet, j`ai commencé à  regarder les usages et pratiques des téléphones mobiles* autour de l`image au Mali pour une étude que je réalisais pour l` ENST (Ecole Normale Supérieur des Télécom) et bien souvent via ses recherches sur les mobiles, je retombais sur les blogs de téléchargements de musiques africaines etc….

Suite à  cela j`ai décidé d`aller sur la toile pour jeter un œ“il sur les blogs consacrés au Mali Pour vous expliquer un peu les problème auxquels je me suis confrontée, je vais revenir sur la méthodologie que j`ai employé. Elle n`est pas forcément logique mais bon… Comme 99 pourcent du temps, je travaille sur Internet, je vais donc sur Google et je cherche par mots clef… Je tape donc `` blog Mali », et cela me renvoie essentiellement sur des blog d`expatrier étranger au Mali. Je tape alors `` blog Malien » et cela me renvoie majoritairement à  différents blogs de maliens de France…

Bien que ces blogs soient très intéressants, car les blogueurs nous y présentent la communauté malienne de Paris et leurs vacances en famille au pays, je n`arrivais pas à  tomber sur des blogs réalisés en Afrique par la blogosphère africaine.

Je me suis tournée alors sur des portails ou répertoire de blogs comme www.afrikblog.com Sur ces portails, la classification des blogs ne me paraissait pas toujours représentatives. Ils se divisaient en plusieurs catégories-thématiques : Musique, Santé et beauté, tourisme et voyage… Cependant rien n`indiquait, si les utilisateurs s`en servaient à  des fins professionnels, de loisir ou à  l`image d`un journal de bord. Comment procédé à  un classement transversal de ces blogs ? Comment rendre compte des usages et pratiques de ces blogs ? `` A qui appartiennent-ils ? Et dans quel but ? Que peut on y trouver ? »  sont les principales questions que je me suis posée et auxquels d`ailleurs je n`ai pas forcément répondu…

carte interactive des statistiques d`utilisation d`Internet dans le monde entier / Business 2.0

Plus généralement, pour vous parler des blogs en Afrique : L`explosion des blogs en Afrique a surpris plus d`un des observateurs des TIC en Afrique. Ceux qui parlaient de la fracture numérique, en étaient bouchebée. On pouvait désormais parler de saut numérique. En fait, le phénomène des blogs offre en Afrique des espaces de communication inédits. On a beaucoup parlé de l`explosion des blogs au Maroc mais on a omis le reste du continent.

En 2006, selon le sudan tribune, il y a quelques centaines de blogs sur le continent majoritairement en Afrique anglophone comme au Nigeria, Kenya, Zimbabwe. White african, un blogueur très connu, a réalisé une image de la multitude des différents portails de blogs à  destination des anglophones. Actuellement, ce phénomène de multiplication est en train d`émerger en Afrique subsaharienne. Le blogeur camerounais Nino a promis de nous réaliser prochainement la même image mais pour les portails francophones. Le site Business 2.0 diffuse une carte interactive et dynamique qui vous donnent en temps réel les statistiques d`utilisation d`Internet dans le monde entier, et pour une fois l`Afrique y est considérée. Je ne sais pas si on peut se connecter pour en voir plus…

Paradoxalement, au téléphone mobile dont le taux de pénétration a explosé en Afrique, puisque le taux de croissance annuel de la téléphonie mobile en Afrique de 2000 à  2005 a est de 82%, l`Internet s`est moins rapidement développé car il n`y a peu de connexion haut débit… Cependant les blogs en Afrique explosent et innovent!

Comme le souligne Jean- Michel Cornu de la FING, l`Afrique à  un savoir-faire extrêmement différent et intéressant, d`abord, par le multilunguisme et le multiculturalisme de chaque pays et car il permet de développer des entreprises, des médias à  moindre coà»t, sachant que le Web 2.0 est souvent développé sous licence libre. Actuellement plus de 81 % des logiciels utilisés sur le continent africain sont des copies piratées.

Dans ces recherches, à  travers des travaux de chercheurs, journalistes ou encore de blogueurs, le principal intérêt soulevé étaient l`interaction entre blog et média entre autre l`émergence de l`Internet-Journalisme citoyen comme par exemple avec les médias participatifs : ¨Pour n`en citer que quelques uns, Le média participatif camerounais sans journaliste http://www.20mai.net/où tout citoyen peut s`exprimer sur le sujet de son choix. Et où en plus on peut recevoir gratuitement par SMS des informations sur les scoops du cameroun. Pour la première fois, les écrits sont réalisés en Afrique, on sort de l`Eurocentrisme ou du misérabilisme concernant le continent africain pour lire des personnes connaissant les réalités du terrain…

Il y a aussi les Radios communautaires qui son très nombreuses sur le continent. J`aime particulièrement http://www.reveil-fm.com/, qui est la première radio associative et communautaire de Kinshasa. Cette radio est très engagée et dénonce régulièrement les problèmes de censures auxquels sont confrontées les journalistes locaux…

première radio associative et communautaire de Kinshasa / www.reveil-fm.com

En me plongeant, un peu plus sur les médias participatifs, je me suis rendu compte que la plupart des journalistes ayant un blog engagé venaient du monde de la radio. Par exemple, le blog très intéressant de Jacques Epangue, de Douala au Cameroun avec Culturalles, on peut voir ici son parcours. Et l`exemple, le plus connu, peut être que certain d`entre vous le connaisse, c`est le blog de Cedric Kalonji, de Kinshasa. Ce dernier est journaliste de la Radio Okapi. Il a été le premier blogueur à  Kinshasa. Ce blog est connu car pour celui-ci Cedric a obtenu le meilleur prix du blog francophone lors du concours `` best of the blogs » organisé par la Deutch welle et RFI, le monde et Rue 89 l`ont dans leurs favoris… Je vous propose de l`écouter quelques minutes car il explique très bien les problèmes auxquels il est confronté en tant que Blogueur. Cette émission est issue de la web-émission participative de l`atelier des médias de RFI.

Cedric évoque d`abord l`obstacle de la connexion très faible sur le net, le coà»t et bien sur les problèmes de coupures d`électricité… Et surtout il évoque son public, avant tout un public de la diaspora qui attend des informations qui viennent du pays même.

Je vais juste m`attarder sur deux billets de son blog qui m`ont fait sourire, le premier date du jour de Noà«l. Quelques jours avant, Cedric avait annoncé via son blog que son appareil numérique avait rendu l`à¢me et le jour de noà«l, un appareil photo tout neuf lui a été envoyé chez lui anonymement, sà»rement un fan ? Juste cet exemple pour montrer que les lecteurs se sont attachés à  son ton, souvent critique, ironique mais très vrai sur sa ville… Par exemple ce billet, sur le comportement des kinois, il nous explique que la personne était fà¢chée et qu`il a du faire semblant d`effacer la photo. Cela se comprend de la part de ce kinois photographie. Cedric Kalonji nous dresse un portrait de son pays moderne, réel et non folklorisé comme sur les médias occidentaux.

Mais pourquoi un tel rapprochement du blog et des médias en Afrique ? On voit le même phénomène en France mais pas pour les mêmes raisons. Le principal intérêt des blogueurs en Afrique est : la liberté d`expression. Dans des pays, où les politiques sont très répressifs envers les journalistes, le blog est le seul moyen d`évasion… Cedric Kalonji qui n`a pas la langue dans sa poche a reçu des menaces suite à  ses publications sur son blog.

blog de Cédric Kalonji

Reporter sans frontière, a publié `` un guide du blogger et du cyberdissident » qui est largement diffusé sur les blogs en Afrique… Je vous en lis un passage qui en dit long sur les situations auxquelles les bloggueurs sont confrontés :

`` Dans les pays où la censure est reine, lorsque les médias traditionnels vivent à  l`ombre du pouvoir, les bloggers sont souvent les seuls véritables journalistes. Ils sont les seuls à  publier une information indépendante, quitte à  déplaire à  leur gouvernement et parfois au risque de leur liberté. Les exemples de bloggers emprisonnés ou harcelés ne manquent pas. L`un des contributeurs à  ce guide, Arash Sigarchi, a été condamné à  14 ans de prison pour quelques `` posts » critiques du régime iranien. » Cet exemple de problème ne s`est pas bien sur passé en Afrique mais la situation y est similaire dans de nombreux pays.

Cela m`amène à  vous parler des blogs politiques en Afrique et de leurs impacts. Il y en a tellement que je pourrais vous en parler des heures mais en voilà  quelques exemples… Dans les pays en conflits, on peut noté que les blogs ont tendances à  devenir très politisés. Le blog devient une tribune de résistance et un moyen de communication très fort.

Le Sudan Tribune évoquait , l`exemple de deux chefs de guerre du principal mouvement rebelles du Darfour, l`Armée de libération du Soudan, qui ont réussi à  éviter un bain de sang en s`affrontant virtuellement via leurs blogs respectifs… L`exemple fait sourire, on pourrait croire un jeu vidéo mais il est vraiment symbolique du rà´le du blog dans la politique des pays en conflit. Selon toujours cette même source, les rebelles se désignent même comme des cyber-dissidents et lors d`affrontement le vol de téléphone satellitaire qui permet d`accéder au net devient stratégique…

Pour exemple de l`importance des blogs politiques, le blog BakralFajRtchad, ce blog d`un mouvement tchadien est un outil moyen de résistance au régime dit cruel et assassin du despote- président du Tchad, Beby. Ce blog est très intéressant surtout suite au dernier évènement liant le Tchad et la France car il permet d`avoir un avis sur place, un avis en plus de résistance contre le président actuel. C`est un véritable espace de parole politique.

L`un des photographes avec qui nous collaborons sur Afrique in visu, Baudouin Mouanda, du Congo-Brazza, a eut la chance de suivre une formation du CFPJ sur les blogs, cette formation se basait sur l`étude des élections présidentielles en France. Il a été formé avec d`autres journalistes, d`autres pays africains. Avec eux, il souhaite en 2008, monter en Afrique, un observatoire sur les élections présidentielles en Afrique pour éviter la corruption… J`ai souhaité ainsi vous présenter en écho à  cela, le blog du Collectif des organisations démocratiques et patriotiques des Camerounais de la diaspora, qui a organisé un vote symbolique contre la corruption au Trocadéro à  Paris.

Pour revenir à  la classification des blogs, les blogs africains sont souvent très aléatoirement mis à  jour et portent sur des sujets très variés… Par exemple, le blog de Jean-Marc Feussom camerounais, vivant à  Dakar qui traite à  la fois de l`actualité africaine, du commerce équitable, et des maladies animales ( JM Feussom est vétérinaire au départ)… Sur le blog de l`atelier des médias de RFI, les membres de cette communauté souvent issus de pays africains reviennent sur cette question : Que doit on mettre sur un blog et comment ne pas faire du copier-coller?

blog de la CAN 2008 / can2008.ananzie.net

Mais voici quelques exemples de sujet majoritairement traité dans les blogs , Revenons sur le Sport, l`un des principaux sujets évoqué en Afrique: Le sport pour 2008, est majoritairement évoqué à  travers la CAN 2008, pour les non fans de sport, La coupe d`Afrique des nations. Le Football est la véritable fierté des pays africains.

Ils présentent souvent des vidéos de match, de but prises sur dailymotion ou Youtube (voir vidéo ananzie qui propose au supporter d`envoyer ses vidéos, freestyle de Fan) Ou encore le blog sur Samuel Eto`o fils, grand footballeur camerounais, ce blog présente tous ses exploits.

Pour continuer dans les loisirs, tournons nous vers les blogs de musique. Nous pouvons à  la fois nous retrouver devant des blogs qui permettent de télécharger les dernières musiques à  la mode ou encore des sites de musiciens à  l`image du myspace d`Ahmed Fofana (il ne faut pas oublier que de nombreux musiciens des pays africains utilisent cette plateforme). Cependant, on peut noter l`émergence en 2007-2008 des blogs consacrés au slam en Afrique où les blogueurs nous proposent de lire leurs textes.

Pour poursuivre ce petit échantillon des divers et variés domaines des blogs, attardons nous sur les blogs culturels… Assez variés, ces blogs sont tenus par des journalistes, ou des artistes. Par exemple, le blog Bamako culture qui nous tient au courant de l`actualité culturelle au Mali ou encore le site de la commissaire d`exposition nigériane, Bisi silva qui a travailler pour la Biennale de Bamako de 2007 sur l`exposition de la Finlande. Elle propose sur son blog de jeter un œ“il sur l`art contemporain au Nigeria et nous amène dans son univers.

Ou encore le photographe Harandane Dicko qui nous offre ses dernières séries photographiques via son blog… Ou encore le véhément blog de l`artiste mondialement connu, Hassan Musa, présenté il y a peu dans l`exposition Africa Remix à  Beaubourg, qui apostrophe des commissaires d`expo sur son site. Je ne peux que vous conseiller de lire son article très drà´le `` dix trucs pour ne pas devenir un artiste africain » qui critique le label africain que l`on met souvent derrière les œ“uvres d`art des artistes de ce continent.

Le blog culturel du Mali / Bamako Culture

Puis l`on peut évoquer des sujets un peu plus `` sérieux » comme l`industrie avec ce super blog : Formation à  distance en saponification artisanale et semi-industrielle, un site de formation à  distance sur comment ouvrir une industrie de savon en Afrique ou qui donne les recettes du savon a base de karité… Ce site est assez intéressant car il montre comment développer des micro-crédits en Afrique et l`utilisation de blog à  des fins commerciales et d`échange de savoir-faire…

On peut aussi évoquer les blogs concernant la religion comme celui des musulmanes du cameroun. Ce site est sensé leur permettre de savoir ce que c`est que d`être une musulmane accomplie et épanouie dans sa croyance. Il ne faut pas oublier que maintenant en Afrique, il est possible de télécharger des versets de la bible ou des sourates du coran via sont téléphone mobile. Ce service rencontre un grand succès auprès des locaux.

Ensuite plutà´t que de vous montrer des domaines spécifiques, je vais vous présenter très brièvement des blogs plus personnels comme les nombreux blogs de la diaspora… la plupart sont des jeunes gens d`origine malienne ou d`un pays africain mais nés en France et on peut énormément les voir sur la plateforme de skyrock comme le blog de Bamako soldat ou malinews qui nous donne des nouvelles du pays, des fêtes maliennes en région parisienne qui nous présente ici le Mali comme l`eldorado de l` Afrique.

Dans les blogs personnels à  noter comme sur celui de Minga Siddick , ivoirien réfugié en France, la reprise des débats lancés via yahoo.fr par des internautes, auxquels le blogueur répond… Ce type de débat est très souvent repris sur la blogosphère africaine. Et un dernier, le blog du président béninois Boni Yayi, malheureusement très peu mis à  jour ces derniers temps mais qui existe depuis 2005… on ne peut parler des blogs en Afrique, sans parler des multiples commentaires , qui sont multiples et nombreux sur tous les blogs africains… où l`on mélange nationale du pays avec la langue française voir le langage sms…

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jeudi 23 août 2007

Les infos de proximité diffusées sur Réveil FM

Radio citoyenne de proximité, Réveil FM a pour slogan " La Radio qui vous écoute !". Implantée à  Kinshasa depuis 1999, elle donne la parole à  tous ceux qui ne peuvent s'exprimer ailleurs. Elle privilégie ceux qui vivent et subissent les événements non pas seulement ceux qui sont les acteurs. Ces informations que nous vous proposons ont été diffusée sur la première radio associative et communautaire de kinshasa le lundi 20 août 2007. Les infos de proximité ont été supervisée par Jean Paul Ilopi Bokanga sous la coordination de Ricky Mapama dont les rédacteurs sont : Fiston Kazadi, Patrice Moyi et Dibril Yongo.

Kinshasa, la capitale congolaise, a vibré les jours passés au rythme de la campagne pour le changement des mentalités. Mais comment les choses se passent-elles réellement sur terrain ? Certains indices montrent qu`en dépit de quelques résistances ataviques, elles commencent réellement à  bouger.

Au lieu de se donner les coups de coude comme à  l`accoutumée, certains Kinois commencent à  faire la file pour monter dans le bus.

En matière de la réglementation des transports en commun, certains faits démontrent que de nouvelles habitudes commencent à  élire domicile dans la mentalité kinoise. Tenez ! ce matin par exemple, en dépit de la pénurie du transport en commun, les passagers devant prendre place à  bord des bus de l`Hôtel de Ville se sont alignés en file indienne selon l`ordre d`arrivée, au niveau du rond point Super Lemba, pour aller au centre ville. Si on en juge par l`étonnement des communs des mortels devant ce spectacle inhabituel à  Kinshasa, où se donner des coups de coude et grimper par la fenêtre sont la règle pour monter dans un autobus aux heures de pointe, le comportement de ces passagers impassibles qui, au lieu de prendre d`assaut le bus, préfèrent attendre avec dignité leur tour était un signe évident que petit à  petit, les choses commencent à  aller dans le sens de l`aiguille d`une montre, surtout que le même comportement était observé chaque soir au niveau de la gare centrale pour le mouvement contraire.

Un mini-bus mal stationné arraisonné par la patrouille de Police Spéciale de Roulage, aux environs du Rond Point Ezo, sur l`avenue Université.

La circulation routière était, contrairement aux habitudes établies, dégagée ce matin sur les grandes artères de la ville province de Kinshasa. Cependant, les chauffeurs de bus et de Taxi-bus semblaient rouler avec prudence, tous leurs sens aux aguets. La raison de cette vigilance ? Les patrouilles motorisées de la Brigade routière avaient tôt le matin investi les grandes avenues de la capitale pour réguler la circulation. Gare donc à  quiconque s`hasarderait à  gêner la circulation en s`arrêtant ou en stationnant d`une manière indue. Pourtant, et pourtant, un mini-bus de marque Mercedes immatriculé KN 06313 qui allait vers Rond Point Ngaba dont le conducteur n`avait pas encore compris que `` la récréation était finie» choisit d`enfreindre avec une outrecuidance notoire le règlement. Au lieu de quitter la voie principale pour stationner, celui-ci s`arrêta carrément la chaussée pour embarquer à  la sauvette quelques passagers sans se soucier du bouchon que sont au milieu de mauvais stationnement avait créé entre le rond point Ezo et l`avenue Kianza, sur l`avenue Université. Mais `` tant va la cruche à  l`eau qu`à  la fin, elle se casse», le hors-la-loi qui narguait ainsi avec effronterie le code de la route se retrouva nez à  nez avec une jeep de la police spéciale de roulage qui le rappeler à  l`ordre. Après qu`on l` ait obligé de dégager la voie publique, au grand bonheur des usagers de la route, une contravention fut aussitôt collée à  l`incivique. La police routière a été de ce fait ovationnée par l`assistance au cri de : " Vive le changement des mentalités". Pourvu que ça dure ! .

Un chauffeur de Taxi-bus zélé qui a de nouveau entassé ses passagers à  cinq sur un banc dénoncé à  la police par un de ses clients révoltés. `` La paix se gagne», dit-on à  Kinshasa. Cette vérité est également de mise pour le confort dans les bus et taxi-bus Kinois. Il y a encore quelques semaines, pour se faire de l`argent sur le dos des clients impuissants, surtout aux heures de pointe où les gens étaient quelquefois obligés de faire la moitié de leurs parcours à  pied avant de trouver un moyen de transport, les transporteurs véreux ne se gênaient pas à  entasser leurs passagers comme des sacs de manioc à  l`intérieur de leurs engins roulants, parfois avec quelle toupet. Devant regagner à  tout prix leurs domiciles, quelques-uns voyageaient agrippés aux portières des bus tandis que certains imprudents acceptaient de se mettre débout sur les pare-chocs arrière, s`ils n`étaient pas enfouis dans les ``Ekobolo» (coffre arrières des VW Kombi) ou dans les ``Rails», c`est-à -dire débout et coincés entre la cabine du conducteur et la première rangée des passagers assis. Tout esprit sensé ne peut comprendre comment les agents de l`ordre laissent passer pareilles turpitudes sur la voie publique. Heureusement, depuis quelque moment, les autorités publiques viennent de mettre le holà  à  cette pratique abracadabrante en réglementant les conditions de voyage dans des bus, mini-bus et autres taxis. Mais ``chasser le naturel, il revient au galop», dit-on. Devant les difficultés de transport , les véhicules non en ordre ayant déserté la voie publique à  cause de la présence accrue des patrouilleurs de la brigade routière, un chauffeur d`un gros taxi-bus immatriculé KN 8O8O7 desservant la ligne Lemba - ISC Gombe a voulu profiter de cette aubaine pour se faire du beurre en recourant aux vielles manies prohibées par le gouvernement et les autorités urbaines, notamment celle de coincer les passager à  cinq sur un même banc, et quel que soit leur gabarit. Malheureusement pour lui, il n`avait pas compté avec la résistance d`un ancien patriote Maï Maï qui, au niveau de la station Elf située aux croisements des avenues Kabinda et Pierre Mulele, appelée jusqu`à  ce jour à  tort avenue 24 novembre, sortira précipitamment du bus pour héler une jeep des patrouilleurs afin de dénoncer la supercherie de ce chauffeur malhonnête. Les propos de l`ancien résistant poussèrent les policiers à  interpeller le conducteur fautif et à  évacuer du bus les cinquième de tous les bancs. En dépit de ses larmes de crocodile, le conducteur pris en flagrant délit fut contraint de se présenter au bureau de Brigade routière pour être verbalisé. Le seul sursis qu`il put obtenir est celui d`aller déposer ses passagers à  destination sous la vigilance d`un policier qui prit place à  bord. Quant au compatriote réfractaire au retour des anti-valeurs dans le transport en commun, en plus des ovations du public, il fut pris à  bord de la Jeep des patrouilleurs pour être conduit, en vrai héros, à  son lieu de travail.

Le marché Bambole à  Bandal-Moulaert a été démoli depuis le vendredi passé par les Bulldozers de Hà´tel de ville de Kinshasa

`` Dura lex sed lex, la loi est dure mais c`est la loi», dans le cadre de l`opération d`assainissement à  grande échelle de la capitale préconisée par la gouvernorat de Kinshasa, tous les marchés érigés le long de grandes artères de la capitale devraient être détruits. Le vendredi 17 août passé, cette menace devint une réalité pour le marché Bambole de Bandalungwa Moulaert. En effet, les bulldozers du gouverneur André Kimbuta Yango ont mis en exécution les mesures prises par l`autorité urbaine de Kinshasa en détruisant étalages et échoppes du marché Bambole. Comme on devait s`y attendre, cette opération a plongé dan un profond désarroi les vendeuses et les vendeurs de ce marché qui a vu le jour au début des années 70, et qui a vu son acte de décès signé le vendredi écoulé. Interrogés à  ce sujet, ces derniers ont déploré la disparition de leur lieu de commerce et imploré le gouverneur de la ville Province de Kinshasa de leur trouver un autre lieu pour s`adonner à  leur petit commerce.

Un et deux blessés graves, c`est le bilan d`un accident de circulation survenue dans la commune de Ngiri-ngiri le dimanche passé.

Un accident de circulation survenu le dimanche 19 août 07 aux environs du marché dit `` Mariano» dans la commune de Ngiri-Ngiri à  9 h 20 a provoqué un mort et deux blessés graves dont l`un d`eux a eu les deux jambes fracassées. D`après les témoins, c`est un taxi-bus VW Kombi qui a été à  l`origine de ce désastre. Roulant à  vive allure, son chauffeur qui a perdu subitement le contrôle de son véhicule s`est retrouvé d`une manière inopportune sur la voie piétonne où il a pris en fouet des passants infortunés.

Une bande des voleurs qui sèment la terreur non loin du grand marché de Kinshasa a arraché la chaînette au coup d`une dame roulant à  bord de sa voiture.

Profitant de l`embouteillage habituel au croisement des avenues Kato et Kasaï, dans la commune de Barumbu, un groupe des voleurs opérant au vu et au su de tout le monde a arraché la chaînette en or d`une dame d`un certain âge roulant à  bord de sa voiture non loin du grand marché de Kinshasa. C`était le dimanche 19 août 07 aux environs de 16 heures trente. Après leur sale besogne, la bande des délinquants s`est évanouie dans la nature en emportant un butin d`une valeur estimée à  cinq cents dollars. La population qui s`est exprimée au micro de Réveil FM reproche à  la police son laxisme qui frise, d`après elle, une vraie complicité, eu égard à  la témérité de cette fripouille qui agit sans crainte la proximité du bureau de la police installée non loin du lieu du forfait. Interrogé au sujet de ces allégations, le commandant du sous-commissariat de la police concerné a rejeté la responsabilité de cette situation aux habitants du quartier qui, d`après lui, protègent ces petits vauriens en refusant de les dénoncer à  la police. La plupart de ces malfaiteurs restent environs et sont connus de ceux qui se plaignent aujourd`hui, a-t-il confirme. Ces derniers refusent de les dénoncer à  la police par crainte des représailles ou tout simplement par solidarité avec des gens qu`ils connaissent bien. La police est souvent informée en retard de ces forfaits, et le temps d`agir, il est souvent tard. IL exhorté la population d`être le premier rempart de leur propre sécurité en aidant la police de bien faire son travail.

L'assainissement des garages sur l'espace public

L`opération d`assainissement des garages installés sur l`espace public dans les différents quartiers de la capitale a bel et bien démarré depuis le mercredi 15 août dernier. Celle-ci a rendu concrète une série des mesures prises récemment par le gouvernement provincial de Kinshasa, mesures visant à  rendre à  la Capitale congolaise sa beauté d`Antan. Quelques garages ciblés viennent de ce fait d`être évacués, notamment ceux situés le long de l`avenue Kabambare dans la commune de Barumbu ainsi que ceux installés à  côté du marché Bambole à  Bandalungwa Moulaert. Les épaves ainsi évacuées de la voie publique ont été acheminées à  la division urbaine des Travaux Publics et aménagements du territoire situés à  la 1éré Rue dans la commune de Limete. D`après Monsieur Basile Lungwana, le coordonnateur du Service Salubrité Publique de la ville de Kinshasa, ces épaves peuvent être récupérées par leur propriétaires moyennant paiement de quelques frais administratifs. Par ailleurs, les habitants des quartiers où étaient érigés ces garages de fortune ont poussé un ouf de soulagement, ces endroits étant devenus, selon leurs affirmations, des antres des voleurs. Tout imprudent qui rôdait par là  aux heures tardives se voyaient en effet dépouillés de ses biens, surtout de leurs appareils téléphoniques portables très prisés par les malfrats. Il en était de même pour les jeunes filles qui y étaient parfois violés par des voyous qui avaient élu domicile dans les guimbardes abandonnées qui foisonnaient en ce lieu. Raison pour laquelle ces derniers ont exprimé leur gratitude au micro de Réveil FM aux autorités urbaines. Quant aux garagistes qui ont vu leur gagne-pain s`envoler comme de la fumée, tout en s`inclinant devant les décisions des autorités urbaines, ils ont demandé à  ces dernières de leur trouver une pièce de rechange, c`est-à -dire un lieu où ils pourront vaquer à  leurs occupations, maintenant que leurs garages n`ont plus droit de cité sur la voie publique. `` Détruire, c`est bien, mais construire, c`est mieux », ont-ils dit d`un ton dépité.

Vive controverse autour de la gratuité de l`enseignement primaire

Les parents d`élève ont accueilli avec une réelle satisfaction l`annonce du chef de l`état sur la gratuité de l`enseignement primaire pour l`année scolaire 2007 - 2008, annonce faite lors de son dernier passage à  Kananga dans la province du Kasaï occidentale. Cela va d`ailleurs va de pair avec l`article 43 de la constitution qui stipule : l`école primaire est obligatoire et gratuite. L`application de cette disposition légale pourra baisser le taux de perdition scolaire suite à  l`incapacité de beaucoup de parents de faire face aux frais scolaires devenus vraiment exorbitants face à  leur pouvoir d`achat décadent, ont renchéri la plupart des parents interrogés par Réveil FM. Cependant, cet enthousiasme devient de plus en plus sujet à  caution au regard de l`exigence des enseignants qui conditionnent l`application de cette gratuité à  celle du barème de Mbudi, lequel n`a pas encore rencontré l`assentiment du gouvernement. Se confiant en effet à  Réveil FM, quelques enseignants ont estimé que l`Etat doit d`abord commencer par la régularisation de leurs situations salariales avant d`envisager quoi que ce soit à  ce sujet.

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