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jeudi 7 mai 2020

Djibouti : journaliste arrêté lors de la journée mondiale de la liberté de la presse!

Djibouti : un journaliste arrêté lors de la journée mondiale de la liberté de la presse

Freddy Mulongo-Djibouti.jpg, mai 2020

freddy-mulongo-djibouti

Reporters sans frontières (RSF) condamne l’arrestation d’un correspondant du seul média libre et indépendant tenu par des Djiboutiens et demande sa libération sans délai.

Pas de trêve dans la prédation des journalistes à Djibouti. Dimanche 3 mai, pendant que le monde entier célèbre la journée internationale de la liberté de la presse et que le président somalien voisin annonce une réforme du Code pénal pour mettre fin à la criminalisation du journalisme, le régime d'Ismaïl Omar Guelleh poursuit sa traque des reporters. Charmarke Saïd Darar, correspondant pour la Voix de Djibouti (LVD), une radio et une web TV, le seul média tenu par des Djiboutiens qui parvient à transmettre des informations de manière libre et indépendante dans le pays, a été arrêté à 22H45. Le journaliste était en train de couvrir  un incendie ayant ravagé une banlieue populaire de la capitale djiboutienne. 

Selon les informations obtenues par RSF, le journaliste serait retenu au commissariat de Hodan de Balbala, à l’ouest de la capitale. Il est détenu dans un espace réduit avec plusieurs autres personnes sans aucune protection alors que Djibouti est l’un des pays africains les plus touchés par l’épidémie de coronavirus par rapport à sa population. Plus d’un millier de cas y ont été détectés et deux décès enregistrés. Il n’a eu accès ni à un avocat ni à un médecin. Son téléphone portable, confisqué, est passé au crible par la police. 

“Nous condamnons fermement cette arrestation arbitraire, nouvelle illustration d’un système de prédation qui ne laisse aucune place à l’information, dénonce Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique. Alors que Djibouti est l’un des pays africains les plus touchés par le coronavirus, la poursuite de cette chasse aux journalistes qui tentent de couvrir l’actualité de leur pays dans des conditions encore plus difficiles en raison de la crise sanitaire, n’est plus seulement une grave entorse à la liberté d’informer, mais une atteinte aux droits les plus fondamentaux que sont l’accès à l’information et à la santé. Ce journaliste doit être libéré sans délai”.

La Voix de Djibouti et ses collaborateurs sont régulièrement dans le collimateur des autorités. 

Le site d’information en ligne Lavoixdedjibouti.info, censuré à plusieurs reprises par les autorités, fait partie des 21 sites d’information débloqués par RSF lors de l'opération collateral freedom qui a eu lieu le 12 mars dernier.

Auparavant, RSF avait également documenté le passage à tabac et l’arrestation à deux reprises d’un autre correspondant de LVDOsman Yonis Borogeh en octobre 2019. Ce journaliste avait été interrogé sur ses liens avec le MRD, le principal parti d’opposition à Djibouti et sur l’identité des autres collaborateurs de LVD, des reporters qui travaillent souvent dans l’anonymat et la clandestinité afin d’éviter les représailles qui s’abattent sur les journalistes qui tentent de couvrir l’actualité de leur pays en dehors des médias d’Etat contraints de relayer la propagande du régime.

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mardi 5 mai 2020

Somalie : un journaliste poignardé à mort !

Somalie : un journaliste poignardé à mort !

Freddy Mulongo-journaliste somalien.jpg, mai 2020

Said Yusuf Ali, reporter pour la chaîne privée Kalsan TV, a très vraisemblablement été victime d’un assassinat ciblé lundi soir, 4 mai, à Mogadiscio, capitale de la Somalie. Le journaliste se trouvait dans la rue lorsqu’il a reçu quatre coups de couteau après s’être interposé entre un homme et une femme qui semblaient se disputer.freddy-mulongo-journaliste-somalien

 Reporters sans frontières (RSF) demande une enquête sérieuse et approfondie pour éclaircir les circonstances de la mort d’un journaliste poignardé en pleine rue dans la capitale somalienne. Les premiers éléments récoltés laissent à penser qu’il s’agit d’un acte prémédité.

Said Yusuf Ali, reporter pour la chaîne privée Kalsan TV, a très vraisemblablement été victime d’un assassinat ciblé lundi soir, 4 mai, à Mogadiscio, capitale de la Somalie. Le journaliste se trouvait dans la rue lorsqu’il a reçu quatre coups de couteau après s’être interposé entre un homme et une femme qui semblaient se disputer. L’homme a immédiatement été interpellé par des passants puis remis à la police. Selon le syndicat national des journalistes somaliens (Nusoj), la police qui a commencé à interroger le suspect estime qu’il s’agit d’un “acte prémédité” dont le journaliste était bien la cible. La femme qui aurait servi à attirer son attention a pris la fuite et est toujours activement recherchée.

Selon les informations récoltées par RSF auprès de proches et de sources locales, le journaliste avait récemment diffusé un reportage sur l’assassinat d’un professeur d’une école islamique par de présumés militants d’Al Shabab. Il avait également couvert les récentes défaites militaires enregistrées par le groupe terroriste. 

“Les premières informations indiquent que le journaliste a été piégé et délibérément ciblé, déclare Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF. Il est impératif que les autorités somaliennes mettent tout en oeuvre pour appréhender tous les suspects à l’origine de cet assassinat et pour établir quel en était le mobile précis. Les journalistes somaliens sont trop longtemps morts dans l’indifférence et l’impunité la plus totale. Seules des enquêtes sérieuses et des mesures fortes pour renforcer leur protection permettront d’obtenir des résultats à même d’améliorer durablement la liberté de la presse dans le pays.”

RSF plaide depuis plusieurs mois pour la mise en place d’un mécanisme national dédié à la protection et à la sécurité des journalistes dont la première étape consiste à établir un réseau de points focaux parmi les administrations et ministères concernés par la liberté de la presse. 

Il s’agit du deuxième journaliste somalien assassiné en 2019 après Abdulwali Ali Hassan dit “Online”, reporter pour Kulmiye Radio, un média basé à Mogadiscio, et Universal TV, une chaîne installée à Londres. Ce dernier avait été abattu de plusieurs balles en février dernier, peu de temps après avoir lui aussi couvert des opérations armées menées contre les shebabs dans le sud de la Somalie. 

Cinquante et un journalistes ont été tués au cours des dix dernières années en Somalie, soit près de la moitié des 103 journalistes qui ont perdu la vie dans l’exercice de leur fonction au cours de la même période en Afrique subsaharienne. 

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mardi 7 avril 2020

Coronavirus en Afrique : RSF et 80 Ongs appellent à la libération des journalistes!

Coronavirus en Afrique : RSF se joint à une coalition d’organisations de la société civile pour demander la libération des journalistes emprisonnés sur le continent

Freddy Mulongo-RSF.jpg, avr. 2020

Belle initiative, de RSF et 80 organisations de défense des droits de l’homme et de la liberté de la presse ont écrit aux dix chefs d’Etat et de gouvernement des pays africains qui comptent dans leurs geôles des journalistes arbitrairement emprisonnés, pour leur demander de les libérer sans délai. Pourquoi JED de la République démocratique du Congo n'est pas signataire de cet appel?


Alors que l’épidémie de coronavirus frappe désormais de plein fouet l’Afrique qui recense désormais plus de 10 000 cas et près de 500 décès, Reporters sans frontières (RSF) et 80 organisations de défense des droits de l’homme et de la liberté de la presse ont écrit aux dix chefs d’Etat et de gouvernement des pays africains qui comptent dans leurs geôles des journalistes arbitrairement emprisonnés, pour leur demander de les libérer sans délai. 

Pourquoi donc JED de la République démocratique du Congo n'est pas signataire de cet appel ?  Aucun journaliste n'est en prison avec le régime de Tshilombo issu d'un deal avec Alias Kabila, est-il par coup de baquette magique devenu démocratique ?  C'est la question en toute liberté de Réveil FM international.

Lire l’intégralité du courrier ci-dessous :

À l’attention du :       

Président de l’Algérie Abdelmadjid Tebboune  

Président du Bénin Patrice Talon

Président du Burundi Pierre Nkurunziza

Président du Cameroun Paul Biya 

Président du Tchad Idriss Deby

Président de l’Égypte Abdel Fattah el-Sisi 

Président d’Érythrée Isaias Afwerki

Premier ministre de l’Éthiopie Abiy Ahmed Ali

Premier ministre du Maroc Saad-Eddine El Othmani

Président du Rwanda Paul Kagame
 

Par courrier électronique
 

Vos Excellences,

Nous, les 81 organisations de médias, de défense de la liberté de la presse et de défense des droits de l’homme soussignées, vous écrivons pour demander à vos gouvernements respectifs de libérer tous les journalistes emprisonnés dans vos pays, alors que la pandémie du COVID-19 se propage dans le monde. 

La semaine dernière, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a publié une lettre ouverte aux dirigeants mondiaux les exhortant à libérer immédiatement tous les journalistes emprisonnés dans le monde. Étant donné qu’un nombre considérable de ces journalistes sont emprisonnés sur le continent africain, nous réitérons cet appel lancé à vos pays respectifs en cette période extrêmement préoccupante pour la santé publique.

Selon l’enquête annuelle la plus récente réalisée par le CPJ le 1er décembre 2019, au moins 73 journalistes étaient emprisonnés en Afrique, dont 26 en Égypte, 16 en Érythrée, sept au Cameroun, quatre au Rwanda, au Burundi et au Maroc, trois en Algérie et un au BéninNigériaTchadTanzanieÉthiopieSomalieComoresRépublique démocratique du Congo et Sud Soudan.

Le 31 mars de cette année, au moins 11 de ces journalistes avaient été libérés en Somalie, en Éthiopie, en Tanzanie, au Nigeria, en RDC, en Algérie, aux Comores, au Soudan du Sud et en Égypte, selon la recherche du CPJ. Cependant, au moins six autres journalistes et travailleurs des médias ont été emprisonnés depuis le 1er décembre 2019 et se trouvaient toujours en prison le 31 mars, dont quatre en Éthiopie et un au Cameroun et en Algérie.

L’Article 16 de la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples dispose que « Toute personne a le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale qu'elle soit capable d'atteindre ». Ces droits ont été étendus aux prisonniers et détenus lorsque la Commission africaine a adopté la Résolution sur les prisons en Afrique de 1995. 

L’Organisation mondiale de la santé déclare que « Les personnes privées de leur liberté et celles qui vivent ou travaillent en milieu clos à proximité de ces personnes sont plus vulnérables que le reste de la population face à la maladie à virus COVID-19 ».

Pour les journalistes emprisonnés dans des pays touchés par le virus, la liberté est désormais une question de vie ou de mort. Les journalistes emprisonnés n’ont aucun contrôle sur leur environnement, ne peuvent pas choisir de s’isoler et sont souvent privés des soins médicaux nécessaires.

Bon nombre de ces journalistes ont été placés en détention, sans procès, pendant de longues périodes et souffrent de problèmes de santé exacerbés par des pathologies sous-jacentes et la surpopulation et les mauvaises conditions de détention dans les prisons dans lesquelles ils ont aussi contracté le paludisme, la tuberculose et d’autres maladies.

Nous vous exhortons à libérer chaque journaliste emprisonné dans vos pays respectifs et à protéger la presse libre et la libre circulation de l’information en cette période cruciale. Le journalisme ne doit pas être synonyme de peine de mort.

Cordialement,

●      AccessNow

●      African Centre for Media and Information Literacy (AFRICMIL)

●      Africans Rising

●      amaBhungane Centre for Investigative Journalism 

●      Article 19

●      Association des Journalistes Burundais en Exil (AJBE)

●      Association des journalistes du Burkina (AJB)

●      Association des journalistes indépendants du Bénin (AJIB)

●      Association for Human Rights in Ethiopia (AHRE)

●      Bloggers Association of Kenya (BAKE)

●      Cameroon Association of English-speaking Journalists (CAMASEJ)

●      Cameroon Community Media Network (CCMN)

●      Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d'investigation en Afrique de l'Ouest/Norbert Zongo Cell for Investigative Journalism in West Africa (CENOZO)

●      Center for Civil Liberties (Ukraine)

●      Centre for Human Rights & Democracy in Africa (CHRDA) 

●      CIVICUS

●      Civil Rights Defenders

●      Coalition for Whistleblowers Protection & Press Freedom (CWPPF)

●      Committee to Protect Journalists (CPJ)

●      Community Empowerment for Progress Organization (CEPO)- South Sudan

●      Le Conseil national des patrons de presse du Togo (CONAPP)

●      Consortium of Ethiopian Human Rights Organisations (CEHRO)

●      EG Justice

●      Eswatini Editors’ Forum

●      Federation of African Journalists (FAJ)

●      Federation of Somali Journalists (FESOJ)

●      Free Press Initiative (FPI)

●      Gambia Press Union (GPU)

●      Groupe d’Action pour le Progrès et la Paix (GAPP-Afrique) (Canada, Bénin, Mali)

●      Guild of Professional Bloggers of Nigeria

●      Human Rights Network for Journalists-Uganda (HRNJ-U)

●      Index on Censorship

●      Institute for Media and Society (IMS)

●      International Centre for Investigative Reporting (ICIR)

●      International Press Centre (IPC)

●      International Press Institute (IPI)

●      International Service for Human Rights (ISHR)

●      Internet Sans Frontieres (ISF)

●      Kenya Correspondents Association (KCA)

●      Kenya Editors’ Guild (KEG)

●      Kenya Union of Journalists (KUJ)

●      La Maison de la presse du Niger

●      Laws and Rights Awareness Initiative (LRAI)

●      Ligue des journalistes Tchadiens

●      MARUAH (Singapore)

●      Media Council of Tanzania (MCT)

●      Media Foundation for West Africa (MFWA)

●      Media Institute of Southern Africa (MISA)

●      Media Monitoring Africa (MMA)

●      MENA Rights Group

●      Namibia Media Trust (NMT)

●      Nigeria Union of Journalists (NUJ)

●      Odhikar (Bangladesh)

●      Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA)

●      One Day Seyoum

●      Organisation Patronale des Médias du Gabon (OPAM)

●      Paradigm Initiative (PIN)

●      Patronat de la presse tchadienne

●      PEN Eritrea 

●      PEN Nigeria

●      Premium Times Centre for Investigative Journalism (PTCIJ)

●      Press Union of Liberia (PUL)

●      Réseau des Défenseurs des Droits de l'Homme de l'Afrique Centrale (REDHAC)

●      Réseau des Journalistes Burundais pour la CPI (RJB-CPI)

●      Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en Centrafrique (RJDH-RCA)

●      Reporters Sans Frontieres (RSF)

●      Right2Know (South Africa)

●      Robert F. Kennedy Human Rights

●      Sierra Leone Association of Journalists (SLAJ)

●      Somali Journalists Syndicate (SJS)

●      South African National Editors’ Forum (SANEF)

●      Syndicat National des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT)

●      Syndicat des Professionels de l'Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS)

●      Syndicat National des Professionnels de la Presse de Côte d'Ivoire (SYNAPP-CI) 

●      Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC)/Cameroon Journalists’ Trade Union (CJTU)

●      The African Editors Forum (TAEF)

●      Tournons La Page (TLP)

●      Union Burundaise des Journalistes (UBJ)

●      Union of Tanzania Press Clubs (UTPC)

●      Wole Soyinka Centre for Investigative Journalism (WSCIJ)

●      Zimbabwe Union of Journalists (ZUJ)

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mercredi 25 mars 2020

RDC : un journaliste renversé à moto par des policiers pour sa couverture du confinement

RDC : un journaliste renversé à moto par des policiers pour sa couverture du confinement

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-RSFRDC.jpg, mar. 2020


Reporters sans frontières (RSF) dénonce vigoureusement l’agression d’un journaliste en reportage sur le respect des mesures de confinement liées au coronavirus en République démocratique du Congo (RDC). RSF appelle également les autorités congolaises à laisser les reporters faire leur travail dans le respect des règles d’hygiène dans cette période où la production d’informations fiables et indépendantes par des professionnels est plus que jamais essentielle.
 

Tholi Totali Glody, journaliste pour Alfajari TV, l’une des chaînes phares de Likasi, deuxième ville de la province du Haut-Katanga en RDC, a été violemment agressé par les forces de l’ordre alors qu’il circulait à moto, mardi 24 mars, dans le cadre d’ un reportage sur le respect des mesures de confinement imposées à la population. Les habitants de la région ont été placés en confinement le 22 mars sur décision du gouverneur à la suite de deux cas suspectés de coronavirus. 

D’après le directeur des programmes de la chaîne joint par RSF, le journaliste qui a d’abord tenté d’expliquer aux policiers qu’il était en reportage, a ensuite été pris en chasse par deux agents qui l’ont fait tomber de la moto-taxi qu’il utilisait. Il souffre de nombreuses blessures au visage, au bras et d’une fracture à la jambe.  

“Nous condamnons sans réserve l’extrême violence de cette agression sur un journaliste qui ne faisait qu’effectuer son travail, déclare Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF. Parce qu’ils assurent une mission d’information absolument essentielle en cette période de pandémie mondiale, nous appelons les autorités congolaises, comme l’ont déjà fait de nombreux pays, à intégrer officiellement les journalistes dans la liste des personnes autorisées à circuler librement dans le cadre de l’exercice de leur métier et dans le respect des mesures élémentaires d’hygiène préconisées. S’attaquer aux professionnels de l’information dans ce contexte n’est pas seulement une violation de la liberté de la presse, c’est aussi saper les efforts de la riposte en cours. Il est impératif que les auteurs de ces violences soient identifiés et sanctionnés.” 

La RDC comptait mardi 24 mars 48 cas positifs et trois personnes décédées des suites du coronavirus. Le président de la république Félix Tshisekedi a décrété létat d’urgence et isolé Kinshasa du reste du pays en interdisant tous les voyages depuis et vers la capitale considérée comme le foyer de l’épidémie. 

Le pays se remet tout juste d’une autre épidémie, celle liée au virus Ebola qui a fait plus de 2200 morts dans l’est du pays. Un journaliste a été assassiné, plusieurs de ses confrères menacés et une radio incendiée pour avoir participé aux efforts de la riposte en organisant des émissions de sensibilisation décriées par une partie de la population et des groupes armés. Alertées par RSF, l’ONU, l’OMS et les autorités congolaises n’ont toujours pas donné suite aux demandes de soutien et de mesures de sécurité concernant ces journalistes et médias victimes collatérales de cette épidémie. 


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vendredi 13 mars 2020

RSF se joint à plus de 120 médias et journalistes d’Afrique de l’Ouest pour demander la libération d’Ignace Sossou

RSF se joint à plus de 120  médias et journalistes d’Afrique de l’Ouest pour demander la libération d’Ignace Sossou

Freddy Mulongo-Ignace Sossou.png, mar. 2020


Deux mois et demi après son arrestation et sa condamnation à 18 mois de prison ferme et alors que les preuves de son innocence ont été rendues publiques depuis plusieurs semaines, le journaliste béninois Ignace Sossou est toujours en prison et son procès en appel n’a pas débuté. Dans une tribune commune inédite à laquelle se joint Reporters sans frontières (RSF), plus d’une centaine de médias et journalistes d’Afrique de l’Ouest demandent sa libération. 

Edit linkDéjà 84 jours qu’Ignace Sossou est incarcéré à Cotonou, la capitale du Bénin. Pourtant, “tout le monde a aujourd’hui la preuve sonore et écrite que les propos tenus n’ont pas été tronqués par le journaliste embastillé”, écrivent dans une tribune commune publiée ce vendredi 13 mars par plus de 120 médias et journalistes d’Afrique de l’ouest auxquels se joint RSF. 

Le journaliste d’investigation et directeur de production de Bénin Web TV, a été condamné le 24 décembre 2019 à 18 mois de prison ferme pour “harcèlement par le biais de moyens de communication électronique”. Il avait été interpellé quatre jours plus tôt après avoir relayé sur les réseaux sociaux des propos du procureur de la République du Bénin tenus au cours d’un atelier de travail organisé par l’agence française de développement médias (CFI). La publication des déclarations exactes du procureur, révélées par un communiquéde l’agence française le 2 janvier, a permis d’établir très clairement que le journaliste a repris mot pour mot les expressions utilisées par le magistrat au cours de cet atelier, sans aucunement détourner le sens du message exprimé. 

Cet élan de soutien de la part des médias et journalistes ouest africains est le témoignage d’une grande préoccupation pour les professionnels de l’information dans la région, estime Assane Diagne, directeur du bureau Afrique de l’ouest de RSF. Pour la première fois au sein de la Cédéao, un journaliste est condamné et emprisonné pour avoir relayé sur les réseaux sociaux des propos d’intérêt public qui ont bien été tenus. Il est emprisonné pour avoir fait son métier.”

“Deux mois et demi après sa condamnation et alors que chacun a pu constater que ce journaliste n’avait commis aucune infraction, il est difficile de comprendre qu’aucun procès en appel ne se soit ouvert afin qu’il puisse être libéré, déclare Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF. Comme le soulignent les rédactions et journalistes signataires de cette tribune, la détention de ce journaliste concerne et choque bien au-delà du Bénin. Trois tweets citant une personnalité publique ne devraient pas pouvoir conduire un journaliste en prison. Sa libération devrait être une priorité pour les autorités.”

Le Bénin occupe la 96e position sur 180 au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2019.

LIRE LA TRIBUNE

SIGNATAIRES

Médias 

  1. Abidjan.net (Côte d’Ivoire)

  2. aCotonou.com (Bénin)

  3. Africafullsuccess.com (Togo)

  4. Africaguinee.com (Guinée)

  5. Al Akhbar Info (Mauritanie)

  6. Bénin Web TV (Bénin)

  7. Dépêches du Mali (Mali)

  8. Eburnie Today (Côte d’Ivoire)

  9. Faso.net (Burkina Faso)

  10. Front Page Africa (Liberia)

  11. Guineematin.com (Guinée)

  12. Icilome.com (Togo)

  13. Igfm.sn (Sénégal)

  14. Impact.sn (Sénégal)

  15. Journaldumali.com (Mali)

  16. Kunafoni.com (Mali)

  17. L’Alternative (Togo)

  18. L’Éléphant Déchaîné (Côte d’Ivoire)

  19. L'Événement (Burkina Faso)

  20. L’Investigateur (Mali)

  21. L’Observateur Paalga (Burkina Faso)

  22. Le Challenger (Mali)

  23. Le Flambeau des Démocrates (Togo)

  24. Le Quotidien de Nouakchott (Mauritanie) 

  25. La Lance (Guinée)

  26. Le Challenger (Mali)

  27. Le Lynx (Guinée)

  28. Lemediacitoyen.com (Côte d’Ivoire)

  29. LeReflet.net (Mauritanie) 

  30. Le Temps (Côte d’Ivoire)

  31. Le Populaire (Guinée)

  32. LG Infos (Côte d’Ivoire)

  33. L’Infodrome (Côte d’Ivoire)

  34. L’Intelligent d’Abidjan (Côte d’Ivoire)

  35. L’Inter (Côte d’Ivoire)

  36. L'Observateur (Guinée)

  37. Mali24.info (Mali)

  38. Maliactu.net (Mali)

  39. Malivox.net (Mali)

  40. Malizoom.net (Mali)

  41. Matin Libre (Bénin)

  42. Medianiger.info (Niger)

  43. Nord Sud Quotidien (Bénin)

  44. Observateur Paalga (Burkina Faso)

  45. Ouestaf.com (Sénégal)

  46. Pressafrik.com (Sénégal)

  47. Sahelien.com (Mali)

  48. Seneweb.com (Sénégal)

  49. Sidwaya (Burkina Faso)

  50. Soir Info (Côte d’Ivoire)

  51. Tahalil Hebdo (Mauritanie)

  52. The Point (Gambie)

  53. Togoonair.com (Togo)

  54. Togo Top News (Togo)

Organisations

  1. AfricTivistes 

  2. Association des professionnels de la presse en ligne - APPEL

  3. NJEPAG-Niger 

  4. CENOZO 

  5. Collectif #DATAGUEULE

  6. Disclose

  7. Nothing2Hide

  8. Réseau 3i 

  9. SYNPICS 

  10. UNALFA

  11. UNJCI

 

Journalistes 

  1. Mohamed ABDOU, blogueur, Alkachiv (Mauritanie)

  2. Charlemagne, ABISSI, Directeur général Groupe Savane Médias (Burkina Faso)

  3. Directeur général Groupe Savane Médias

  4. Aché ADOUM ATTIMER – Journaliste, porteuse du projet « Stopblabla » (Tchad)

  5. Manféi ANDERSON DIÉDRI  - Rédacteur en chef, eburnietoday.com (Côte d’Ivoire)

  6. Moussa AKSAR - Président de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation, CENOZO (Niger)

  7. Ferdinand AYITÉ – Journaliste, L’Alternative (Togo)

  8. Sileye BA – Journaliste indépendant (Mauritanie)

  9. Stéphane BAHI – Directeur de publication, L’Éléphant Déchaîné (Côte d’Ivoire)

  10. Jean-Claude COULIBALY, président de l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI)

  11. Vamara COULIBALY – Directeur général, Soir Info, L’Inter et L’Infodrome (Côte d’Ivoire)

  12. Marc BOUCHAGE – Journaliste indépendant (France) 

  13. Arnaud Paul DEGUENON – Journaliste, Bénin Web TV (Bénin)

  14. Pie DELORE NESMON - Rédactrice en chef lemediacitoyen.com (Côte d’Ivoire)

  15. David DEMBÉLÉ - Rédacteur en chef, Dépêches du Mali (Mali)

  16. Assane DIAGNE, directeur du bureau Afrique de l’Ouest de RSF (Sénégal)

  17. Souleymane DIALLO - PDG, Groupe Lynx (Guinée)

  18. Ramata DIAOURÉ - Secrétaire de rédaction, Journal du Mali, correspondant RSF (Mali)

  19. Momar DIENG - Fondateur, Impact.sn (Sénégal)

  20. Hélène DOUBIDJI – Directrice Média, Togotopnews.com (Togo)

  21. Chiaka DOUMBIA - Directeur de publication, Le Challenger, Secrétaire exécutif du Réseau malien des journalistes d’investigation RMJI (Mali)

  22. Cheikh Fall - Président, AfricTivistes (Sénégal)

  23. Modibo FOFANA - Directeur de publication, Mali24.info, Président de l’APPEL-Mali (Mali)

  24. Yacouba GBANÉ – Directeur de publication, Le Temps et LG Infos  (Côte d’Ivoire)

  25. Guillaume GBATO – Secrétaire général, Syndicat national des professionnels de la presse de Côte d’Ioire, SYNAPPCI (Côte d’Ivoire)

  26. Aliou HASSEYE – Journaliste, Malivox.net (Mali) 

  27. Augustin K. FODOU – Journaliste, Sahelien.com (Mali) 

  28. Ahmadou Bamba KASSE -  journaliste à l’agence de presse sénégalaise (APS), secrétaire général du Syndicat des professionnels de l'information et de la communication du Sénégal (Sénégal)

  29. Isidore KOUWONOU – Journaliste, Icilome.com (Togo)

  30. Sylvain LAPOIX – Journaliste et formateur (France) 

  31. Loïc LAWSON – Journaliste, Le Flambeau des démocrates (Togo)

  32. Julien LE BOT – Journaliste, auteur et réalisateur indépendant (France) 

  33. Ibrahima LISSA FAYE - Directeur de publication, Pressafrik.com, Président de l’APPEL (Sénégal)

  34. Geoffrey LIVOLSI – Journaliste, Disclose (France)

  35. Ali LMRABET – Journaliste (Maroc)

  36. Maimouna LO - Journaliste, TVM (Mauritanie)

  37. Andrea MAGNIM – Journaliste, Togoonair.com (Togo)

  38. Baudelaire MIEU - Journaliste, Bloomberg et Jeune Afrique, correspondant RSF (Côte d’Ivoire)

  39. Daouda MINE - Directeur des supports numériques, Groupe Futurs Médias-GFM (Sénégal)

  40. Joël NIANZOU – Président, Plateforme de la Presse Numérique de Côte d’Ivoire, PNCI (Côte d’Ivoire)

  41. Haiba cheikh  SIDATI – Directeur Exécutif, Al Akhbar Info (Mauritanie)

  42. Isselmou OULD MOUSTAPHA SALIHI – Membre du CENOZO, journaliste indépendant (Mauritanie)

  43. Souleymane OUMAROU BAH - Coordonnateur de l’Association nigérienne des journalistes pour l’éducation à la paix et à la bonne gouvernance, ANJEPAG-Niger (Niger)

  44. Mamadou OURY DIALLO – Journaliste (Guinée) 

  45. Grégoire POUGET – Président et co-fondateur de Nothing2Hide (France)

  46. Pap SAINE – Journaliste, The Point (Gambie)

  47. Moussa SAMBA SY – Directeur de Publication, Le Quotidien de Nouakchott (Mauritanie) 

  48. Gaston SAWADOGO – Journaliste, L’Evènement (Burkina Faso)

  49. Togola Hawa SEMEGA – Journaliste, Kunafoni.com (Mali)

  50. Yamoussa SIDIBÉ - Ancien directeur général de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne-RTG, ancien correspondant de France Télévisions (Guinée)

  51. Rodney Sieh, Directeur de publication de Front Page Africa (Liberia)

  52. Amadou Tidiane SY - Fondateur, Ouestaf.com (Sénégal)

  53. Seydou SYLLA - Directeur de publication, Malizoom.net (Mali)

  54. Daouda T. KONATÉ - Directeur de publication, L’Investigateur (Mali)

  55. Dominique THIERRY – Journaliste, expert en développement média (France)

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vendredi 24 janvier 2020

RSF-JED: Sous Tshilombo, 91 cas d`atteinte à  la liberté de la presse recensés en RDC !

Assassinat; menaces, agressions et arrestations des journalistes ; fermetures des médias…le bilan dressé par Journaliste en Danger (JED) à  l`occasion de l`an 1 d`accession de Félix Tshisekedi au pouvoir n`est pas élogieux. Le bilan inquiétant de la liberté de la presse sous Tshilombo.

Alors qu'Angwalima Tshilombo "Tshintuntu-Tshifueba" a célébré, vendredi 24 janvier 2020, l`an 1 de son accession au pouvoir, Journaliste en danger (JED) dresse un bilan de la liberté de la presse en RD Congo. Dans un Rapport de monitoring intitulé : `` Le bilan inquiétant de Tshisekedi sur la presse », JED a documenté près d`une centaine de cas d`attaques diverses contre les journalistes et médias dont le cas d`un journaliste assassiné au Nord-ouest du pays. Dans ces régions orientales de la RDC, journalistes et médias vivent dans un climat général de terreur entretenu par des groupes armés, y compris des éléments des forces armées de la RD Congo.

Dans ce rapport, JED fustige les promesses non tenues du nouveau Président et de son gouvernement qui n`ont rien fait pour rendre plus sà»r l`exercice de la liberté de la presse, alors que le Président Tshisekedi s`était engagé précisément à  `` promouvoir la presse et les médias pour en faire véritablement un quatrième pouvoir », et à  sensibiliser les forces de sécurité sur le respect de la presse et du travail des journalistes.

`` En RD Congo, l`année 2019 qui se termine, aura été l`année de toutes les promesses et de tous les espoirs. Et pour cause : Une alternance politique et pacifique de pouvoir ; l`arrivée d`un nouveau Chef de l`Etat, son discours de changement et la volonté exprimée par le nouveau Président de la République dès son discours d`investiture de faire des médias `` véritablement un quatrième pouvoir » ; sa présence physique pour `` honorer » les professionnels des médias à  la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse, le 03 mai… étaient autant des signaux encourageants et annonciateurs d`une nouvelle ère de la liberté de la presse, et d`une rupture avec les pratiques prédatrices connues sous l`ancien régime de son prédécesseur, de Joseph Kabila », peut-on lire dans ce rapport sur la situation de la liberté de la presse après les années de pouvoir Joseph Kabila.

JED constate qu`aucune action d`envergure n`a été prise, ni sur le plan politique, ni sur le plan judiciaire, ni sur le plan sécuritaire, pour rendre plus sà»r l`exercice du métier de journaliste. Bien au contraire : Fermetures des médias, interdictions des émissions, menaces, agressions, procédures de flagrances, emprisonnements des journalistes… étaient, au minimum, révélateurs des fausses promesses, et de l`ambigà¼ité du discours des nouvelles autorités sur la liberté de la presse.

Depuis la prise de pouvoir par le nouveau Président, en terme de statistiques, JED a déjà  recensé un total de 91 cas d`attaques ou d`atteintes à  la liberté de la presse, qui se repartissent de la manière suivante :

1 journaliste a été assassiné dans la province de l`Ituri . Il s`agit de Papy Mahamba Mumbere, journaliste de la Radio Communautaire de Lwemba tué, le samedi 2 novembre 2019, dans des circonstances non encore clairement élucidées à  ce jour;

41 professionnels des médias ont été soit menacés soit agressés dans l`exercice de leur profession en toute impunité ;

35 cas d`entraves à  la libre circulation de l`information ou censures ont été imposés aux médias et aux journalistes ; 14 journalistes ont été détenus ou interpellés dans divers services de l`Etat pendant des périodes plus ou moins longues dont un journaliste qui totalise à  présent près de deux mois de détention en prison. Il s`agit de Junior Supa, journaliste-technicien de la Radio Liberté Buta placé en détention illégale, depuis le jeudi 28 novembre 2019, à  la prison centrale de Buta pour `` outrage à  l`autorité publique.

`` Lors d`une audience avec le Président Félix Tshisekedi à  Paris, le 12 novembre 2019, et afin de faire face à  la multiplication des cas d`attaques et d`arrestations des journalistes, RSF et JED ont plaidé pour la mise en place dans un bref délai, d`un réseau des points focaux dans les différentes administrations et ministères concernés par la liberté de la presse, première étape d`un mécanisme visant à  assurer une réponse rapide et un suivi des plus hautes autorités pour renforcer la protection et la sécurité des journalistes et lutter contre l`impunité. Au cours de ces échanges, le chef de l`Etat congolais s`est également montré favorable à  la mise en place d`un moratoire sur les détentions préventives des journalistes poursuivis dans l`exercice de leur fonction, en attendant l`aboutissement du processus de la dépénalisation des délits de presse », a rappelé JED dans ce rapport.

Les conséquences des promesses non tenues par le nouveau pouvoir sont à  la base de près d`une centaine de cas d`atteintes diverses et d`attaques contre les journalistes et contre les médias enregistrées par JED à  Kinshasa et sur l`ensemble du pays. Parmi lesquelles, on peut citer, à  titre illustratif :

L`assassinat de Papy Mahamba Mumbere, journaliste de la Radio Communautaire de Lwemba, située dans la province de l`Ituri, au nord-est de la RDC, le samedi 2 novembre 2019, à  son domicile après qu`il ait animé une émission sur la riposte contre l`épidémie d`Ebola. Sa maison a été également incendiée. Aucune enquête pour connaitre le mobile ou les auteurs de ce crime n`a été menée.

La fermeture à  Kinshasa, pendant plus d`un mois, d`un média de l`opposition, la Radiotélévision par Satellite (RTV1), appartenant à  M. Adolphe Muzito, un des leaders de la coalition de l`opposition `` Lamuka » qui conteste l`élection de Tshisekedi à  la présidence de la République. Aucun motif officiel n`a été annoncé pour justifier la coupure du signal d`émission de cette chaîne.

La fermeture, jusqu`à  ce jour de la `` Radio Liberté Buta » émettant dans la province de Bas- Uele (Nord - est de la RD Congo). Cette station proche du Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, un des leaders de l`opposition, a été attaquée dans la nuit du jeudi 28 novembre 2019 vers 22 heures, par des éléments du Groupe Mobile d`Intervention de la Police Nationale Congolaise dans le but de procéder à  l`arrestation de M. Gilbert Monkoto, Vice-Président de l`Assemblée provinciale de Bas-Uele qui intervenait dans une émission consacrée, notamment à  la gestion de l`Assemblée provinciale de Bas-Uele.

La Radio Communautaire de Lwemba émettant dans le territoire de Mambassa, ainsi que d`autres médias émettant dans cette localité, ont décidé d`arrêter leurs émissions, et tous les journalistes ont pris la fuite pour éviter de subir le même sort que leur collègue assassiné. Selon Reporters sans frontières, plusieurs actes de menaces et d`intimidations, visant des journalistes ou des médias qui relaient les messages de préventions pour éviter la propagation de l`épidémie ou qui abordent les moyens de la riposte dans leurs émissions ont été enregistrés.

L`interdiction de diffusion des émissions à  caractère politique dans tous les médias émettant dans la province de l`Equateur. Cette mesure a été prise, le 27 décembre 2019, par le ministre provincial de l`Intérieur et Sécurité qui reproche aux médias de l`Equateur : `` le manque de respect de la déontologie journalistique et de professionnalisme,… ». Pour JED qui dénonce cet acte arbitraire, ce ministre n`a ni qualité ni compétence pour juger du contenu des émissions des médias.

A l`aube de cette nouvelle année, et alors que Félix Tshisekedi a décrété l`année 2020, comme étant l`année de l`action, JED recommande aux nouvelles autorités de la RDC les actions prioritaires suivantes :

Réformer sans délai, le cadre légal répressif actuel, à  savoir, la Loi N°002 du 22 juin 1996, portant modalités de l`exercice de la liberté de la presse, en consacrant la dépénalisation des délits de presse afin que les journalistes puissent exercer sereinement et librement leur indispensable rà´le de quatrième pouvoir;

Doter la RDC d`une Loi d`accès à  l`information qui fera obligation à  tous les mandataires publics de publier toutes les informations d`intérêt général, non couvertes par le secret, pour des raisons de sécurité nationale;

Mettre fin aux arrestations des journalistes et aux suspensions arbitraires des médias en confiant à  un organe de régulation indépendant l`exclusivité des prérogatives de sanctions et en sensibilisant les forces de sécurité et acteurs du monde judiciaire aux droits et devoirs des journalistes;

Mettre en place un mécanisme national de protection des journalistes doté des moyens et des relais dans les différentes institutions afin que les exactions commises contre les professionnels du secteur ne restent pas impunies;

Mettre fin à  l`impunité des crimes commis contre les journalistes en relançant les enquêtes sur les journalistes assassinés pendant et après la période de l`ancien régime.

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mercredi 11 juillet 2018

RSF s`inquiète de la candidature rwandaise à  la tête de l`OIF!

Louise Mushikiwabo, la très Kagamiste ministre du régime de Kigali

Après avoir reçu d`importants soutiens et en l`absence d`autres concurrents déclarés, Louise Mushikiwabo, la ministre des Affaires étrangères du Rwanda, a toutes les chances de devenir la prochaine secrétaire générale de l`Organisation internationale de la francophonie (OIF). Reporters sans frontières (RSF) s`inquiète de cette candidature issue de l`un des pires régimes en matière de liberté de la presse.

Le Rwanda est en noire pour la liberté de la presse

Louise Mushikiwabo est à  ce jour la seule candidate en lice pour contester un deuxième mandat à  Michaà«lle Jean à  la tête de l`Organisation internationale de la francophonie. L`actuelle ministre des Affaires étrangères et porte-parole du gouvernement rwandais a déjà  reçu le soutien public du président français Emmanuel Macron et de l`Union africaine. Le prochain secrétaire général de l'organisation sera désigné lors d`un sommet à  Erevan en Arménie prévu les 11 et 12 octobre prochains.

Au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2018, le Rwanda est 156e. Parmi les 58 Etats membres de l`OIF, seuls cinq pays ont un bilan pire que le Rwanda en matière de liberté d`information. Censure, menaces, arrestations, violences, assassinats… Le régime dirigé d`une main de fer par Paul Kagamé depuis 2000, et dont Louise Mushikiwabo est ministre depuis près de 10 ans, dispose de l`un des pires systèmes de répression à  l`égard des médias et des journalistes. Son président occupe une place de choix dans la galerie des prédateurs de la presse constituée par RSF.

“Comment l`Organisation internationale de la francophonie (OIF) va-t-elle pouvoir favoriser le pluralisme des médias et la liberté de la presse conformément à  ses objectifs en matière de droits de l`Homme, si elle est dirigée par l`une des principales dirigeantes d`un Etat qui piétine le droit à  l`information et réprime les journalistes depuis 18 ans, s`inquiète Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. C`est la capacité de l`OIF à  défendre les médias et les journalistes libres comme acteurs incontournables du développement dans l`espace francophone qui est en jeu.”

Depuis 1996, huit journalistes ont été tués ou sont portés disparus et 35 ont été contraints à  l`exil. Ces dernières années, le nombre d`exactions enregistrées par notre organisation a baissé mais la censure reste omniprésente et l`autocensure la règle pour éviter de faire partie du tableau de chasse du régime. Les programmes très écoutés de la BBC en Kinyarwanda sont suspendus depuis 2015, après que la chaîne a diffusé un documentaire évoquant des massacres provoqués par le Front patriotique rwandais (FPR) au moment du génocide des Tutsis de 1994.

Lors du XVIe sommet de la Francophonie à  Antananarivo en novembre 2016, les chefs d`Etat et de gouvernement avaient rappelé leur engagement à  â€œgarantir la protection effective des journalistes et la liberté de la presse”.

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