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lundi 5 décembre 2016

France: 1 873 ONG africaines portent plainte contre Nicolas Sarkozy pour ``déstabilisation de l'Afrique»

L'ancien dirigeant français est dans le viseur d'un collectif d'ONG qui lui reprochent d'avoir engagé la France dans des opérations de déstabilisation de plusieurs pays africains, parmi lesquels le Gabon, la Guinée équatoriale et surtout la Libye.

Une coalition africaine, qui regroupe 1873 organisation non-gouvernementales du continent, a l'intention de poursuivre l'ancien chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, pour ``déstabilisation de la Libye, pillage, complicité de déstabilisation, tentative de déstabilisation du Gabon et de la Guinée équatoriale».

``L'Afrique a changé, l'Afrique ne se laissera plus dicter des lois de l'Occident. Nous mettrons fin aux pillages de notre continent par les Occidentaux et nous mettrons fin aux pillages des dirigeants africains irresponsables», a déclaré le représentant de cette coalition pour expliquer sa démarche.

La plainte concerne plusieurs théà¢tres d'opération : en Libye, l'implication de la France et ``la complicité de ses marionnettes» est pointée du doigt, notamment à  la suite de la mort de Kadhafi dans des circonstances encore floues, alors que des liens financiers entre Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi sont régulièrement évoqués.

Des tentatives de déstabilisation du Gabon et de la Guinée équatoriale sont également évoquées.

Aux cà´tés de Nicolas Sarkozy, on retrouve, parmi les accusés, les avocats William Bourdon et Robert Bourgui, ainsi que les ONG Sherpa et transparency International. La coalition a également annoncé avoir déposé une plainte contre l'ONU ``pour avoir cautionné la déstabilisation de la Libye, provocant jusqu'à  ce jour, des milliers de morts».

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samedi 23 mars 2013

Inculpation de Sarkozy: les acteurs de l'Affaire Bettencourt

Nicolas Sarkozy sortant du Palais de Justice de Bordeaux après son inculpation par le juge Jean Michel Gentil

LILIANE BETTENCOURT : la milliardaire au centre de l`affaire. L`héritière de L`Oréal, 90 ans, est depuis octobre 2011 placée sous la tutelle de son petit-fils Jean-Victor Meyers. Sur la foi d`une expertise, le juge Gentil fait remonter sa `` démence mixte » au mois de septembre 2006. Conséquence : tous les actes accomplis par elle ou en son nom depuis cette date sont susceptibles de s`apparenter à  des abus de faiblesse, y compris les retraits d`espèces qui, selon sa comptable, auraient été effectués, en février et avril 2007, au profit d`Eric Woerth.

CLAIRE THIBOUT : comptable et témoin clé. L`ex-comptable de la `` maison Bettencourt » est à  l`origine des soupçons de financement illicite de la campagne de Nicolas Sarkozy. Elle affirme qu`Eric Woerth, alors président de l`Association de financement pour la campagne de Nicolas Sarkozy, était le destinataire de certains retraits d`espèces effectués en février et avril 2007 à  la demande de Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de la milliardaire. Le juge Gentil en a fait son témoin clé.

PATRICE DE MAISTRE : un conseiller financier au cœ“ur des soupçons. L`ex-gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt est mis en examen notamment pour `` abus de faiblesse », `` complicité d`abus de confiance et d`escroquerie aggravés » et `` trafic d`influence actif », il est le seul à  avoir effectué de la détention provisoire. S`il reconnaît avoir ordonné à  la demande de Liliane Bettencourt le retrait de 4 M€ entre 2007 et 2009, il a toujours nié la moindre remise d`argent à  Eric Woerth.

ÉRIC WOERTH : l`ex-ministre déjà  mis en examen. `` Je n`ai jamais reçu d`argent de Patrice de Maistre », affirme l`ancien président de l`Association de financement pour la campagne de Nicolas Sarkozy. Mis en examen notamment pour `` trafic d`influence », l`ancien ministre du Budget connaît bien de Maistre, qu`il a lui-même décoré de la Légion d`honneur en 2008. Quelques mois auparavant, ce dernier avait embauché l`épouse du ministre du Budget au sein de sa société. Durant la campagne, les deux hommes ont eu rendez-vous les 19 janvier et 7 février 2007. LP/MATTHIEU DE MARTIGNAC

FRANà‡OIS-MARIE BANIER : auteur d`un journal embarrassant. Ce photographe de 65 ans, intime de la maison Bettencourt, a été mis en examen pour `` abus de faiblesse ». S`il affirme n`avoir jamais croisé Sarkozy chez les Bettencourt, il note cependant, dans son journal du 27 avril 2007, que son amie Liliane aurait accepté de donner de l`argent au candidat. Interrogé sur cette note par le juge, Banier en atténue la portée. Il devait s`agir d`un financement `` officiel », croit-il se souvenir. LP/OLIVIER LEJEUNE

PASCAL BONNEFOY : il a `` vu » l`ex- président chez les Bettencourt. Auteur des écoutes clandestines réalisées, de mai 2009 à  mai 2010, au domicile des Bettencourt, ce majordome de 49 ans a été mis en examen pour `` atteinte à  l`intimité de la vie privée ». Si Nicolas Sarkozy ne figure pas sur les enregistrements, le majordome est formel : il a `` vu » l`ex-chef de l`Etat au domicile des Bettencourt.

NICOLAS SARKOZY : l'ex-président mis en examen. Placé sous le statut de témoin assisté depuis le 22 novembre 2012, l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, est finalement mis en examen pour abus de faiblesse le 21 mars.

La mise en examen jeudi à  Bordeaux de Nicolas Sarkozy pour abus de faiblesse porte désormais à  17 le nombre de personnes mises en examen, à  des titres variés, dans l'affaire Bettencourt depuis le 14 décembre 2011.

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Nicolas Sarkozy inculpé : le juge Jean-Michel Gentil, une main de fer dans un gant de… fer

De lui, on ne trouve qu'une ou deux photos. Jean-Michel Gentil n'est rien moins qu'un magistrat médiatique. Avec la mise en examen d'un ex-chef d'Etat à  son actif, jeudi 21 mars, le juge d'instruction en charge du dossier Bettencourt se retrouve au centre de toutes les attentions. Le juge d'instruction qui a mis en examen Nicolas Sarkozy se distingue par son goà»t du secret et ses méthodes musclées. Fuyant comme la peste photographes et journalistes, il continue toutefois à  se distinguer par son goà»t du secret. "Jusqu'à  la paranoia", pointent certains avocats intervenant dans des dossiers qu'il a instruits. "Il est très secret, c'est vrai", reconnaît le procureur de Marseille Jacques Dallest, avec qui il a travaillé quand les deux hommes étaient en poste en Corse. "Il a pris le pli de la distance qu'implique sa fonction", estime celui qui voit en lui "le juge d'instruction par excellence".


Sarkozy mis en examen pour "abus de faiblesse... par BFMTV

Le juge Jean-Michel Gentil a mis Nicolas Sarkozy en examen.(PATRICK BERNARD/AFP)

C'est à  ce poste que Jean-Michel Gentil a en effet effectué toute sa carrière : à  52 ans, il n'a jamais exercé d'autres fonctions au sein de la magistrature. Au fil de cette longue expérience débutée à  Dunkerque, il se forge une réputation d'intransigeance - de "cow boy", rectifient ses adversaires. A Nanterre dans les années 1990, le juge n'hésite pas à  s'attaquer à  des policiers dans une affaire de proxénétisme. Au début des années 2000, nommé à  Ajaccio, il met en examen le ténor local Antoine Sollacaro, assassiné en octobre, pour violation du secret de l'instruction.

Menottes et détention provisoire

Quand il reprend le dossier Bettencourt, dépaysé à  Bordeaux fin 2010, avec ses collègues Cécile Ramonatxo et Valérie Noà«l, le magistrat met en œ“uvre les mêmes méthodes musclées. En décembre 2011, il impose deux nuits à  la prison de la Santé et un vol Paris-Bordeaux menottes aux poings au photographe François-Marie Banier avant de l'entendre. En mars 2012, il place en détention provisoire Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, pendant près de trois mois.

Pour le moins inhabituel dans les dossiers politico-financiers. Choquant, pour les avocats qui interviennent en défense dans le dossier. "Jean-Michel Gentil instruit uniquement à  charge", dénonce l'un d'eux. "C'est ce qu'on dit toujours d'un juge pugnace", note Jacques Dallest. "Il est très imprégné de sa fonction : chercher la vérité", selon l'avocat Léon Lef Forster, qui le connaît depuis de nombreuses années.

"Travailleur, serein, méthodique", "solide sur la procédure", "qui sait ne pas manquer d'humour" en privé, mais aussi "colérique", "hautain", "ayant pris la grosse tête" : sa personnalité suscite des réactions contrastées, jusque dans les couloirs du Palais de justice de Bordeaux.

Sans étiquette

Partisans comme détracteurs s'accordent à  lui reconnaître une qualité : son indépendance vis-à -vis des cercles du pouvoir. S'il vient de mettre en examen un ancien président de droite, il n'a pas épargné la gauche par le passé. "C'est un homme qui s'est toujours battu pour que les juges aient une garantie d'indépendance", loue Léon Lef Forster.

Président de l'Association française des magistrats instructeurs (AFMI) à  la fin des années 1990, Jean-Michel Gentil ferraille aux cà´tés de l'avocat contre le projet de réforme d'Elisabeth Guigou, garde des Sceaux du gouvernement Jospin, sur la présomption d'innocence. En septembre 2011, en pleine campagne pour la primaire socialiste, c'est à  l'encontre de Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche et candidat, qu'il signe une ordonnance de renvoi en correctionnelle pour "prise illégale d'intérêt".

Sans étiquette politique donc. Une caractéristique tranchant singulièrement avec Philippe Courroye, qui dirigeait l'enquête sur le dossier Bettencourt avant lui.

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vendredi 22 mars 2013

Inculpé, Nicolas Sarkozy contre-attaque

L'ex-président de la République a mis en cause la justice française qui lui a infligé ``un traitement scandaleux». Au lendemain de son inculpation pour abus de faiblesse aux dépens de la milliardaire Liliane Bettencourt, l'ex-président français Nicolas Sarkozy, soutenu par son camp, a contre-attaqué.

Nicolas Sarkozy

L'ancien président (2007-2012) ``a considéré que le traitement qui lui était infligé» par la justice ``était scandaleux», a dit sur la radio RTL son avocat Me Thierry Herzog, s'interrogeant sur l'impartialité du juge Jean-Michel Gentil qui mène l'instruction à  Bordeaux (sud-ouest).

Nicolas Sarkozy a été inculpé pour abus de faiblesse à  l'encontre de l'héritière de l'Oréal au terme de cinq ans de procédure ayant troublé sa présidence et alors qu'il n'excluait plus un retour en politique.

``Un coup de tonnerre», jugeait l'ensemble de la presse française vendredi pour qui cette mesure fragilise cet éventuel retour. L'avocat de Nicolas Sarkozy va demander l'annulation de cette mesure devant la cour d'appel de Bordeaux.

150 000 euros

Après plusieurs heures de confrontation jeudi avec des membres du personnel de Liliane Bettencourt, Nicolas Sarkozy s'est vu notifier une inculpation ``du chef d'abus de faiblesse commis en février 2007 et courant 2007 au préjudice de Liliane Bettencourt», selon le parquet de Bordeaux.

L'affaire a été déclenchée en juillet 2010 par l'ex-comptable des Bettencourt, qui avait alors déclaré à  la police s'être vu réclamer 150 000 euros en liquide par leur ancien homme de confiance, Patrice de Maistre, début 2007. Celui-ci lui avait assuré, selon la comptable, vouloir les donner à  l'ancien ministre Eric Woerth, alors trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Des membres de l'entourage de la milliardaire ont déclaré avoir vu Nicolas Sarkozy plusieurs fois pendant cette période.

Les juges cherchent à  établir si Nicolas Sarkozy a commis un abus de faiblesse aux dépens de Liliane Bettencourt, alors à¢gée de 84 ans, en lui demandant de l'argent pour financer sa campagne.

Critique lancée par Fillon

Le délit de financement illégal est prescrit au bout de trois ans, mais pas celui d'abus de faiblesse, puni jusqu'à  trois ans de prison et 375 000 euros d'amende.

Me Herzog a réaffirmé avec force que Nicolas Sarkozy ne s'était rendu qu'une fois pendant sa campagne, le 24 février 2007, au domicile des Bettencourt, pour y rencontrer brièvement André Bettencourt, le mari de Liliane décédé en novembre de la même année.

A l'unisson, la droite dénonçait vendredi ``un acharnement des juges». L'ancien Premier ministre François Fillon a qualifié cette inculpation ``aussi injuste qu'extravagante». Et le président de l'UMP Jean-François Copé a dit ne pas comprendre les motivations de l'inculpation.

Sarkozy plébiscité

Ces attaques contre la justice ont été jugées ``insupportables» par le numéro un du Parti socialiste Harlem Désir. Il a mis en garde la droite contre toute ``pression» alors que la ministre du logement, l'écologiste Cécile Duflot, a estimé cette inculpation ``normale».

La droite se relève cahin-caha de la crise qui a failli la briser en deux cet hiver, sans faire émerger, pour le moment du moins, une personnalité incontestable en vue de la prochaine présidentielle, en 2017.

Dans ce contexte, les sympathisants de droite continuent de plébisciter Nicolas Sarkozy, qui reste, de sondage en sondage et dix mois après sa défaite face à  François Hollande, leur champion incontesté.

Autres affaires évoquées

Mais le calendrier judiciaire est loin de coller au calendrier politique.

Outre le dossier Bettencourt, Nicolas Sarkozy est menacé par deux autres procédures judiciaires susceptibles de viser ses proches, même s'il semble protégé par son statut d'ancien ministre et d'ex-chef de l'Etat.

Une enquête préliminaire a été ouverte sur des sondages d'opinion commandés par l'Elysée sous sa présidence pour un total de 9,4 millions d'euros. Et l'affaire Karachi concerne des soupçons de corruption en marge de contrats d'armement et de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, dont Nicolas Sarkozy était porte-parole.

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