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lundi 6 avril 2020

Du Congo Belges à aujourd'hui, des Congolais "Cobayes" de différents vaccins!

Du Congo Belges à aujourd'hui, des Congolais "Cobayes" de différents vaccins!

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Hilary Koprowski.jpg, avr. 2020

Tollé planétaire sur la déclaration du Dr. Muyembe pour son vaccin test du Coronavirus-Covid 19 en République démocratique du Congo. Les Congolais ne sont pas des "Cobayes". Et pourtant, il y a eu un silence assassin et dénégation cynique sur le vaccin antipolio au Congo d' Hilary Koprowsky, virologue Polono-Américain. Son vaccin de polio au Congo est l'ancêtre du SIDA.

Freddy Mulongo-Hilary Koprowski 3.jpg, avr. 2020

Dans les années 50, la polio était une maladie qui attaque le système nerveux central et conduit à la paralysie musculaire, voire à la mort. La première inoculation de masse avec le vaccin de Hilary  Koprowski, le Polono-Américain a eu lieu au Congo en 1958. En moins de six semaines, le vaccin a été administré à plus d’un quart de million d’enfants et de nourrissons, avec les conséquences que l'on connait aujourd'hui.

Freddy Mulongo-Hilary Koprowski 6.jpg, avr. 2020

La République démocratique du Congo a toujours été un pays des Cobayes pour tous les charlatans patentés pour des tests de vaccin. Je me pose la question: Tous les Congolais des années 1955-1980 ont à leur bras gauche, une cicatrice de "Mangwele". Que nous a-t-on inoculé à l'époque ? 

Dans les années 50, les Etats-Unis sont en guerre contre la polio, ce fléau qui attaque les enfants. C’est le début d’une course au vaccin entre les plus grands scientifiques : Jonas Salk, Albert Sabin et Hilary Koprowski.-5 décembre 1916 - 11 avril 2013-, le vaccin contre la polio au Congo avait rendu  des petits enfants handicapés. Nous apprenons aujourd'hui que ce vaccin est l'ancêtre du SIDA.

Freddy Mulongo-Hilary Koprowski 4.jpg, avr. 2020 

En 1992, un groupe de scientifiques, à travers un article de Tom Curtis, propose une théorie selon laquelle le passage du VIS à l'Homme aurait pour origine une campagne de vaccination anti-polio pratiquée en République démocratique du Congo, ancienne colonie belge appelée Congo belge à l'époque. Cette dernière théorie, documentée et ayant fait l'objet de recherches, n'a jamais été acceptée par la communauté scientifique.

https://www.facebook.com/dadastone.ipoma/videos/10223075467173754/

Edward Hooper reprend cette thèse et l'étaye en recueillant documents et témoignages sur le terrain. Son travail est soutenu par le biologiste Bill Hamilton, qui l'accompagne au Congo pour recueillir des données. À l'issue de ces recherches, le livre The River, A Journey to the Source of HIV and AIDS est publié, auquel fera suite le documentaire Les origines du sida.

La thèse d'Edward Hooper s'appuie sur la proximité des premiers cas de sida avec les zones de vaccination intensive, ainsi que sur l'utilisation de reins de singes pour la production de vaccins . Le passage du VIS à l'Homme, par mutation pour donner le VIH, serait, selon l'enquête de Hooper, venu de l'utilisation de chimpanzés , notamment dans le laboratoire de Stanleyville, où une ménagerie a accueilli près de 600 chimpanzés entre 1957 et 1960. 

Février 1959. Arno Motulsky et Jean Vandepitte, deux médecins américain et belge, sont engagés dans la recherche microbiologique contre le paludisme à Léopoldville [l’actuel Kinshasa], la capitale de ce qui était alors le Congo belge. Avec l’aide des médecins locaux, ils recueillent des échantillons de sang sur le personnel médical, les patients de l’hôpital et les membres de la police. Vingt-six ans plus tard, en 1985, ces échantillons, ainsi que d’autres venus de divers endroits de l’Afrique subsaharienne, parviennent aux Etats-Unis. Le Pr André Nahmias, de l’université Emory à Atlanta, les teste pour déceler la présence d’anticorps contre le virus responsable du sida. Les analyses effectuées sur cet échantillon, le L70 ­ tiré d’un lot de 99 spécimens prélevés à Léopoldville en 1959 ­, se révèlent positives à tous les examens. Recueilli sur un homme africain inconnu, le L70 constitue le plus ancien exemplaire connu du virus de l’immunodéficience humaine, ou VIH.

Nul ne sait ce qu’il est advenu de cet homme, mais, dans les vingt années qui ont suivi ce prélèvement ­ et avant 1981, l’année zéro du sida, celle où les Etats-Unis ont officiellement reconnu l’épidémie ­, un certain nombre d’autres Africains et d’Européens de passage en Afrique seront contaminés par le VIH-1, la première souche de ce virus à avoir été identifiée. Ces cas, traités dans les hôpitaux et les cliniques du Congo notamment [qui s’est appelé Zaïre de 1971 à 1997], mais aussi du Rwanda et du Burundi, présentaient ce que nous reconnaissons aujourd’hui comme les principaux symptômes du sida : sarcome de Kaposi particulièrement marqué, toxoplasmose, diarrhée, tuberculose. A l’époque, la médecine était restée impuissante, mais des prises de sang furent réalisées et, des années plus tard, après les tests, les échantillons ainsi prélevés révélèrent la présence de VIH. Fait très troublant : 87 % d’entre eux ­ c’est-à-dire de tous les échantillons connus de VIH-1 provenant d’Afrique avant 1980 ­ viennent de villes où des Africains ont reçu le même vaccin antipoliomyélitique oral, entre 1957 et 1960. Absolument tous les cas connus de VIH-1 en Afrique antérieurs à 1981 se situaient à moins de 160 km de ces lieux de vaccination. Existe-t-il un lien entre le sida et le vaccin antipoliomyélitique ? Edward Hooper prétend que oui et, dans son troublant ouvrage The River : A Journey Back to the Source of HIV and AIDS* [La rivière : retour aux sources du VIH et du sida], il avance des arguments frappants et bien documentés.

L’hypothèse n’est guère nouvelle. De par le monde, au moins trois chercheurs ayant travaillé indépendamment les uns des autres ont fourni des versions légèrement différentes de la théorie avancée à la fin des années 80. L’un d’eux était Jennifer Alexander, responsable du département de microbiologie à l’université du Witwatersrand (Johannesburg), qui, avec Gerasmos Lecatsas, chercheur en virologie à la Medunsa (école de médecine d’Afrique australe), a fait état de cette hypothèse relative au vaccin antipoliomyélitique dans des lettres ­ parues dans le SA Medical Journal en 1989, puis dans la revue médicale britannique The Lancet, en 1992. Ces deux lettres suscitèrent une levée de boucliers dans les milieux médicaux. C’est à la suite d’une rencontre avec Jennifer Alexander, en 1992, qu’Edward Hooper renonça à sa carrière d’enseignant et consacra son existence à démontrer la théorie selon laquelle ce vaccin était à l’origine du sida.

Une question sous-tendait son enquête. Si, comme on en est certain aujourd’hui, le VIH remonte aux rétrovirus présents chez certaines espèces de singes africains, tels que le virus de l’immunodéficience du singe, ou VIS (qui est la forme la plus proche du VIH), comment ces derniers ont-ils pu se transmettre d’un coup ­ et non pas graduellement ­ aux humains à la fin du XXe siècle, comme le laissent entendre ceux qui considèrent le franchissement de la barrière des espèces comme une évolution naturelle ? D’après Edward Hooper, la réponse la plus évidente est la suivante : c’est parce que les médecins les leur ont inoculés en étant animés des meilleures intentions du monde.
Au Congo, Edward Hooper s’est tout particulièrement intéressé au camp de Lindi, situé sur le fleuve Congo, à quelque 14 km de Stanleyville (l’actuel Kisangani), où des singes capturés étaient enfermés dans des cages, puis sacrifiés pour leurs reins. Ces reins étaient ensuite utilisés pour obtenir des substrats ou cultures cellulaires permettant de perfectionner les vaccins. Ces derniers avaient été mis au point par l’un des pionniers américains de la virologie, Hilary Koprowski, et furent les premiers à être administrés à des humains, en 1950.

De la noble intention au désir de prestige

Hilary Koprowski arriva à Lindi en 1957 pour superviser la recherche sur les vaccins, mais on ignore pratiquement tout de ses travaux dans le camp, si ce n’est que certains des animaux avec lesquels son équipe travaillait présentaient des signes évidents de maladie. “Nous ne savons pas exactement ce qui s’est passé à Lindi, écrit Edward Hooper, mais les rapports des expériences qui y ont été menées contiennent des lacunes énormes et inexpliquées, et un épais secret entoure encore à ce jour les travaux sur les chimpanzés. Nous savons en revanche que des chimpanzés de deux espèces différentes étaient en captivité dans le camp et qu’ils partageaient souvent la même cage. Nous savons également que l’on perd la trace de plusieurs centaines des chimpanzés qui sont arrivés à Lindi et que certains animaux présentaient des symptômes d’immunosuppression, ce qui laisse supposer qu’ils étaient peut-être contaminés par le VIS. En outre, il apparaît clairement qu’un lot de vaccins réalisés à partir de cultures sur des cellules rénales de chimpanzé a pu être produit à Stanleyville même.”

On estime à 330 000 le nombre d’Africains ayant été ainsi vaccinés dans l’ancien Congo belge, entre février 1957 et juin 1960, auxquels viennent s’ajouter 660 000 autres cas dans les régions du Rwanda et du Burundi ­ soit près de un million de personnes pour les anciennes colonies belges. Et tout cela avant qu’un seul Belge blanc vivant en Afrique n’ait été vacciné. Lors d’une campagne apparemment réalisée sans supervision, des Africains de la vallée de la Ruzizi [sur la frontière burundo-congolaise], au Rwanda et au Burundi, ont été les sujets des premiers essais massifs du vaccin, entre février et avril 1958. “Il n’y avait pas de supervision”, a expliqué Hilary Koprowski, sur la défensive, à Edward Hooper. “Ils en ont donné aux enfants. Ils en ont donné aux bébés. Ils se sont occupés de tout et en ont distribué 256 000 en six semaines. L’appel à cette vaccination massive se faisait… au son du tambour.” Il faut toutefois signaler pour sa défense que, à ce que l’on sait, aucun échantillon de ce vaccin n’a subi de tests pour y déceler la présence de VIH ou de VIS. Edward Hooper suggère que des recherches en ce sens soient menées dans plusieurs instituts internationaux sur l’unique échantillon originel conservé. 

Quant à l’épidémie de sida, elle se poursuit et, avec elle, le combat de la science pour en venir à bout. “Les progrès réalisés par la biotechnologie ces vingt-cinq dernières années laissent espérer de merveilleux progrès pour le développement et le bonheur de l’être humain, estime Edward Hooper. Mais ils risquent également de nous exposer aux plus grands dangers jamais rencontrés par notre espèce. Avons-nous la maturité nécessaire pour agir avec prudence et discernement, au milieu des cris d’enthousiasme bien compréhensibles des optimistes, des égoïstes, des imprudents et des désespérés, au milieu de toutes ces exigences pressantes de prendre des mesures audacieuses avant qu’il ne soit trop tard ? Ou, au contraire, sommes-nous prêts à recommencer les erreurs une fois de plus ?” Le parallèle entre le sida et la polio est flagrant. En 1959, comme aujourd’hui, on était en présence d’une maladie terrifiante frappant le monde entier et d’une pression énorme pour y trouver un remède. A l’époque comme de nos jours, les scientifiques étaient animés par de nobles intentions, mais aussi par un désir beaucoup plus égoïste de prestige ainsi que par la possibilité de faire fortune. Or, quarante ans plus tard et à cause des luttes intestines, les actions de vaccination contre la polio menées dans la République démocratique du Congo ont été interrompues. Et il est aussi paradoxal qu’effrayant de constater que, pour cette même raison, cette région est redevenue l’un des bastions de cette maladie.

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jeudi 2 août 2007

Congo-Brazzaville: Le pari de l'écrivaine Doris Kelanou !

Congo-Brazzaville: Le pari de l'écrivaine Doris Kelanou !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Lhôte-indésirable-1.jpg, mar. 2020

"L'Hôte Indésirable" est le titre d'un roman de 282 pages que vient d'écrire Doris KELANOU. L'écrivaine congolaise touche plusieurs plans socio-culturels dans son ouvrage. Elle parle de la prostitution, de l'infidélité, de l'ignorance, du VIH/SIDA, de l' enfant sorcier, de Mammon: le dieu de ce monde, viagra l'argent...tous ces thèmes sont développés et mis au banc des accusés. Mère d'une petite fille dénommée "Reine", Doras KELANOU , la trentaine bien sonnée, a étudié le Droit privé à  l'université Marien Ngouabi au Congo-Brazzaville. Avant d'arrivé en France, elle a obtenu le diplôme en anglais et bureautique en Afrique du sud. C'est à  l'âge de 13 ans qu'elle s'est mise à  l'écriture, la consécration n'est venue que quelques années après un parcours de combattant (e).

La fille à  son Père

Pour son premier roman publié, bien que mariée, Doris a préférée garder son nom de jeune fille: KELANOU, qui est au fait le nom de son géniteur. Ce Père décédé qu'elle aurait tant aimé qu'il soit là . " A Roger KELANOU,mon père. Vois-tu, papa, je tiens ma promesse. Du mieux que je peux, je m'attelle à  porter honorifiquement ton nom. Dans le ventre de notre mère la terre? que les termites t'apportent l'écho de ce que tu aurais applaudi mieux que quiconque. Je t'imagine fier et ça me fait pousser les ailes. Dans le firmament?. Que les anges, de retour de leur ronde quotidienne, te chantent le reflet de cet art que tu as vu émerger en moi. ta place dans mon coeur est aussi vide par ton départ que comblé par ta présence que je sais éternelle". Belle dédicace pour cette jeune écrivaine à  son père qui fut inspecteur de douane à  Pointe noire au Congo-Brazzaville.

Viodo, le sida est là 

Doris Kelanou  dépeint la société africaine avec ses valeurs mais aussi ses tares. Les hommes friqués n'hésitent pas un seul instant à  abandonner femmes et enfants pour les femmes de passage. Il arrive que ces femmes d'une nuit deviennent leur 2e, 3e ou 4eme bureau. Sans oublier les tiroirs: les amours occasionnels. Et dans son pays imaginaire "Viodo", c'est "Mammon'" le dieu argent qui parle, guide, dirige avec ses cohortes des pulsions et passions. Les infidélités, les amours non protégés, les débauches à  outrance finissent par avoir droit de vie sur les amuseurs. Lorsque l'argent est là  tout va bien. Et voilà  que la guerre frappe Viodo, le gouvernement auquel appartient le mari de Nicole-deuxième bureau du ministre, est évincée. Les insurgés s'emparent de tous les postes. Dans la panique et la fuite éventuelle, le ministre retourne vers sa femme légitime et ses enfants:ils s'en vont en exil. Nicole devient prostitué pour maintenir son standing d'ex-bureau du ministre.Elle finira par accepter des rapports sans préservatif en échange d'une grosse somme d'argent. C'est là  qu'elle contractera Le VIH/SIDA qu'elle va transmettre à  Simon. Et ce dernier après une promotion des on entreprise ne se contentera plus de Anne, son épouse. Simon va transmettre le virus à  Anne. Et le Sida va décimer la famille.

Olivier, le petit schégué victime d'un pédophile.

La nature ne l'a pas gâtée. Né avec une malformation congénitale, un bec-de-lièvre, Olivier sera accusé par le pasteur de sa mère comme étant l' "enfant sorcier". Pour mieux l'exorciser, il sera battu à  mort par Anne sa mère, les femmes et les gens de son quartier. Olivier n'aura le salut que grâce à  ses jambes. Devenu Shégué, enfant sans collier, la rue deviendra sa maison. Les shégués sont les enfants de la rue , marginaux, ils sont les laissés-pour-compte de la société. Dans la rue , il faut se débrouiller pour vivre. La rue étant sans foi ni loi pour y survivre, tous les coups sont permis et tous les moyens sont bons. Un jour voulant rendre service à  un blanc qui chercher où acheter les cigarettes, Olivier va tomber sur un pédophile dénommé Robert dont son vrai prénom est Philippe. Ce dernier aurait fui son pays d'origine pour les attouchements sur ses propres enfants. Après avoir abusé d'Olivier dans sa villa tout en ayant eu l'outrecuidance de filmer ses ébats sur un adolescent, il va l'abandonner au bord de la mer. Retrouvé par sa grande mère Brigitte, Olivier et ses copains Shégués seront recueillis par celle-ci qui va transformer sa maison " en armée du salut". Dans l'entre-temps sa mère Anne qui l'avait chassé du toit familial va agoniser puis mourir augmentant ainsi les statistiques de tout ceux qui sont atteint par la pandémie du siècle.

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