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vendredi 8 mai 2020

Lucerne (Suisse): Papa Alphonse Kangafu Vingi Gudubangana, une intelligence engagée!

Lucerne (Suisse): Papa Alphonse Kangafu Vingi Gudubangana, une intelligence engagée !

Freddy Mulongo, Réveil FM InternationalFreddy Mulongo-Kangafu 1.jpg, mai 2020

En ce début du déconfinement, nous commençons à compter les nôtres. Le premier à qui nous pensons, c'est Papa Alphonse Kangafu Vingi Gudubangana. Philosophe, laborieux et intellectuel brillant, Papa Alphonse Kangafu Vingi Gudubangana a été le second directeur de l'Institut Makanda Kabobi de 1980 à 1990, après Honoré Mpinga Kasenda de 1974 à 1979.freddy-mulongo-kangafu-1

En ce début du déconfinement, nous commençons à compter les nôtres. Le premier à qui nous pensons, c'est Papa Alphonse Kangafu Vingi Gudubangana Il soutient des patriotes congolais à Lucerne, Zurich. Philosophe, laborieux et intellectuel brillant, Papa Alphonse Kangafu Vingi Gudubangana a été le second directeur de l'Institut Makanda Kabobi de 1980 à 1990, après Honoré Mpinga Kasenda de 1974 à 1979. Et le Professeur Samba Kaputo fut le directeur de cabinet de Papa Kangafu Vingi Kudumbagana. Le jour où Mobutu a démissionné du MPR-Parti-Etat, il n'était plus président de la République. 

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Le régime d'imposture et d'occupation de Kinshasa s'est entouré des Mobutistes qui sont devenus des Joséphistes. Plus mafieux dinosaures et criminels économiques que des idéologues. "Il faut travailler pour des valeurs et convictions pas pour un individu", me clame-t-il de prime à bord. Pourquoi donc ? "Dans le MPR-Parti-Etat, nous étions plusieurs à nous investir pour le Mobutisme et le 24 novembre 1990, Mobutu Sese Seko à la N'sele fait son discours précisant qu'il quitte le MPR, nous prenant au dépourvu. Or dans la Constitution, ne pouvait être Président du Zaïre que celui qui était président du MPR. Et lui quittait le MPR pour s'accrocher à la présidence (...) J'ai convoqué une réunion urgente avec Mpinga Kasenda et Kithima Bin Ramazani pour dénoncer Mobutu ! Les deux autres m'ont convaincu que nous n'avions pas d'armée " !

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Depuis Lucerne en Suisse où il réside, son combat contre la dictature continue.Le hold- Il anime des conférences et participe aux manifestations...Papa Kangafu est une figure marquante de la diaspora congolaise en Suisse. Il est de tous les combats. Sa ponctualité désarçonne. S'il te fixe rendez-vous à 10h, il est présent au lieu de rendez-vous 15 minutes avant.

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Nous l'aimons beaucoup, un homme d'une intelligence rare. On devient intelligent en parlant avec Papa Kangafu, on s'instruit. Et sa plume est philosophique. Pour Papa Kangafu, la jeune génération doit aller de l'avant et ne surtout pas baisser les bras. Sa silhouette connue et reconnue dans des manifestations est pour soutenir des jeunes Congolais.

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lundi 20 janvier 2020

Suisse: Angwalima Tshilombo "Tshintuntu-Tshifueba" va à  Davos avec 65 personnes de sa délégation !

Angwalima Tshilombo Tshintuntu va à  Davos en Suisse, pour le 50è Forum Économique Mondial qui se tient du 21 au 24 janvier 2020.

Si Tshilombo "Tshintuntu" débarque le 21 janvier au soir à  Zurich, avec sa concubine Denise Nyaketu, comme la majorité des invités, un grand problème de logistique se pose. En effet, la majorité des chambres d'hà´tel sont prises. La délégation de 65 suivis tes de Tshilombo n'ont pas de logement. Mieux encore même les véhicules de suite, les chauffeurs congolais n'ont pas de permis de conduire.

Mieux, Angwalima Tshilombo "Tshintuntu" à  demandé aux organisateurs du Forum Économique Mondial que sa participation soit discrète. Le voleur du destin du peuple congolais ne veut pas d'intervention publique !

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jeudi 10 octobre 2019

Forum Economique Mondial: Fatshi Béton ? La RDC 139è, avec sa dictature et malgré ses ressources !

Nous sommes plusieurs journalistes accrédités à  l'ONU, le lundi 7 octobre, qui nous sommes rendus à  Cologny au siège du Forum Economique Mondial, pour la publication de son rapport de la compétitivité, sous embargo. Et c'est important pour nous de savoir la situation de la République démocratique du Congo. Avec une Nomination électorale qui équivaut à  un putsch, Tshilombo que les Bena Mpuka lobotomisés surnomme "Fatshi Béton" pour ses sautes-moutons dans la capitale Kinshasa, a-t-il fait décoller la République démocratique du Congo ? Le Grand-Congo demeure est colosse aux pieds d'argile. Le Congolais vit avec-1 dollar par jour. Cela n'empêche pas Tshilombo d'effectuer une soixantaine de voyages au frais du contribuable congolais, sans aucune retombée économique pour le pays. En terme de compétitivité, la RDC, malgré toutes ses ressources, est 139è sur 141 pays.. Il ne dépasse que le Yémen, pays en guerre, un "enfer sur terre" pour les enfants, frappés par la famine (140è) et le Tchad, un pays de l'Afrique centrale, qui malgré son pétrole vit sous une dictature la plus féroce avec Idriss Déby, le Tchad est parmi les pays les plus pauvres du monde (141è).

L'Afrique continent de demain ? Le miracle tarde à  venir et à  se matérialisé. René Dumont, n'tait pas un prophète des malheurs, lorsqu'il écrivait en 1962, l'Afrique noire est mal partie. Faiblesses dans le développement, gouvernements dictatoriaux et autoritaires, des pays peinent à  atteindre un taux de croissance à  7%, la plupart sont entre 3 à  4%, même le développement gagnant-gagnant avec la Chine ne profite vraiment pas à  certains pays, même pour s'approprier la croissance verte, c'est un problème...

Depuis 1979, le Forum économique mondial publie un classement annuel des économies les mieux placées en matière de productivité et de croissance à  long terme qui passe au crible 141 pays. Cette année, la troisième marche du podium revient à  Hong Kong, qui a progressé de quatre places. Sauf que le classement a été établi avant les grandes manifestations et n'a pu en mesurer les retombées économiques.Avec un score de 84,8 (+1,3), Singapour est l'économie la plus compétitive au monde en 2019, devançant les États-Unis, qui passe à  la deuxième place. La RAS de Hong Kong (3ème), les Pays-Bas (4ème) et la Suisse (5ème) complètent le top cinq.

Les États-Unis ne sont plus l'économie la plus compétitive du monde et sont passés au deuxième rang, selon le dernier rapport sur la compétitivité du Forum économique mondial. Englués dans une guerre commerciale avec la Chine, les États-Unis se sont fait damner le pion par Singapour, qui s'est hissé à  la première place de la compétitivité mondiale. Washington paye ainsi les différents fronts ouverts avec ses partenaires commerciaux, dont la Chine. Selon les auteurs du rapport, Singapour a gagné en compétitivité parce que la cité-État a bénéficié de la guerre des tarifs douaniers entre les deux grandes puissances. Parmi les pays européens, les Pays-Bas ont progressé de deux places et se retrouvent en 4è position. A contrario, l'Allemagne, dont l'économie patine, a décroché de quatre rangs et occupe désormais la 7è position, mieux que la France qui se situe, elle, à  la 15è position.

Les économies avancées telles que la Corée du Sud, l'Italie, la France et, dans une certaine mesure, le Japon doivent développer leurs compétences et lutter contre les rigidités de leurs marchés du travail. Alors que la capacité d'innovation s'accroît dans les économies émergentes telles que la Chine, l'Inde et le Brésil, ils doivent renforcer leurs compétences et leur marché du travail afin de minimiser les risques de retombées sociales négatives. La croissance économique ne se produit pas en vase clos Une croissance économique soutenue reste le moyen le plus sà»r de sortir de la pauvreté et l`un des principaux moteurs du développement humain.

Dix ans après la crise financière mondiale, l'économie mondiale reste bloquée dans un cycle de croissance faible ou stable de la productivité malgré l'injection de plus de 10 000 milliards de dollars par les banques centrales. Le dernier rapport sur la compétitivité mondiale dresse un tableau sombre, mais il montre également que les pays ayant une approche holistique des défis socio-économiques semblent prêts à  aller de l'avant dans la course à  la frontière.

Certains des pays les plus performants de cette année semblent bénéficier des tensions commerciales mondiales dues au détournement des échanges, notamment Singapour (1er) et le Viet Nam (67ème), pays le plus amélioré en 2019. Les autres économies du G20 dans le top 10 incluent les États-Unis (2ème), le Japon (6ème), l'Allemagne (7ème) et le Royaume-Uni (9ème), tandis que l'Argentine (83ème, en baisse de deux places) est la moins bien classée parmi les pays du G20.

L'Asie Pacifique est la région la plus compétitive au monde, suivie de près par l'Europe et l'Amérique du Nord.

Les États-Unis ont peut-être perdu face à  Singapour dans l'ensemble, mais ils restent un moteur d'innovation, se classant au premier rang sur le pilier du dynamisme des entreprises, au deuxième sur la capacité d'innovation et au premier pour la recherche d'employés qualifiés.

Les pays nordiques sont parmi les plus avancés au monde sur le plan technologique, innovants et dynamiques, tout en offrant de meilleures conditions de vie et une protection sociale. Le Danemark, l`Uruguay et le Zimbabwe ont augmenté leur part des sources d`énergie renouvelables beaucoup plus que d`autres pays à  leurs niveaux de compétitivité respectifs.

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dimanche 8 septembre 2019

Aline Umutesi, courageuse et forte pour la cohésion nationale rwandaise !

C'est l`odyssée de Aline Umutesi Habyarimana pour la renaissance rwandaise. Un magnifique mariage, rempli d'amour, de joie et de couleur. C'est dans le Valais en Suisse, entourés des montagnes que nous avons été témoins oculaire de la renaissance rwandaise par le mariage du Général Emmanuel Habyriamana et Aline Umutesi. Les 23 ans de moqueries, quolibets et médisances ont été balayés par des félicitations des Rwandais: Tutsis et Hutus venus de la Belgique, Etats-unis , France ainsi que de ceux vivant en Suisse. Honorée par son mari Hutu, Aline Umutesi qui est Tutsie est entrain de tordre le cou à  la Hutuphobie ambiante étatisée par le régime Kagamé que tous les Hutus sont des génocidaires ! Le courage de Aline Umutesi est à  encourager car par son engagement, elle prouve à  dessein que Tutsis et Hutus sont d'abord Rwandais. Le Rwanda a besoin de tous ses fils et filles pour se développer. Elle se bat contre les discriminations imposées devenues des avatars d'un régime discriminatoire. Aline Umutesi est "Première Dame" qui ne divise pas ses compatriotes. Elle rassemble et fédère, Aline Umutesi veut un Rwanda construit par tous les Rwandais: Tutsis, Hutus et Twas, à  la manière du philosophe rwandais, Alexis Kagamé.

Il y a 23 ans, Aline Umutesi connue de toutes les autorités rwandaises, civiles et militaires, y compris de Paul Kagamé, président de la République rwandaise, elle acceptait de tout abandonner: situation confortable et honneurs pour suivre en exil son compagnon à  l'époque, le Général Emmanuel Habyarimana, ministre de la Défense du Rwanda. Académicien des hautes académies militaires dont l'Ecole royale militaire de Belgique, grand stratège et extrêmement intelligent, c'est le Général Emmanuel Habyarimana qui a réformé, organisé et discipliné l'armée rwandaise dont se gargarise le dictateur Paul Kagamé. Le Général Emmanuel a opposé le non catégorique à  l'autocrate de Kigali: Non à  l'encouragement d'un régime mono-ethnique tutsi et non à  l'agression de l'Est de la République démocratique du Congo par l'armée rwandaise. En homme formé et conscient, le Général Emmanuel Habyarimana a refusé en tant que Ministre de la Défense, que son nom soit sali et cité par les massacres des populations congolaises et les pillages des ressources de la République démocratique du Congo, pays qui l'a vu naître ! "J'ai réorganisé le statut des militaires et me suis opposé à  l'avancement que Kagame voulait donner à  des Tutsi ougandais, des officiers de sa famille ou des proches qui avaient du sang sur les mains, comme Fred Ibingira nommé général de la Division Kiga-Kitarama alors qu'il a été condamné pour les massacres de Kibeho. C'est aujourd'hui le bras droit du président. Je me suis aussi opposé à  la poursuite des tueries au Congo et me suis battu pour le respect des droits de l'homme, de l'Etat de droit et de la justice. Une loi qui introduisait le Forum des partis stipulait qu'un parti politique ne pouvait se réunir que sous les auspices du FPR. J'ai dit ouvertement que c'était le début du totalitarisme. Je me suis aussi opposé à  la privatisation et à  la vente à  des proches de Kagame de plantations de thé".

Il y a 23 ans ! Courageuse et forte, Aline Umutesi qui apprend que son compagnon, le Général Emmanuel Habyarimana et Ministre de la Défense, est en voie d'être arrêté par Paul Kagamé pour lui avoir tenue tête, va l'informer ! Il va sauver à  un Rwandais, l'un des plus intelligents du pays, qui est Hutu pas Tutsi. Elle aurait pu se contenter de sa vie confortable à  Kigali. Elle a risqué sa vie et pris des risques pour sauver un compatriote dont l'intelligence faisait peur à  ceux qui sont arrivés au pouvoir par des armes. Aline Umutesi, a quitté le Rwanda, deux semaines après la fuite du Général Emmanuel Habyarimana, déguisée en sœ“ur religieuse pour l'Ouganda. Dans le Valais en Suisse, Aline Umutesi a été honorée par trois mariages en deux jours: coutumier, civil et religieux. Au Rwanda, le mariage va au delà  de deux individus. C'est deux familles qui s'unissent. Le mariage coutumier nous est apparu comme un prétoire. Maître Charles, qui est avocat, du cà´té de la famille d'Aline Umutesi faisait office de procureur ! Il attaquait symboliquement le Général Emmanuel Habyarimana pour ses 23 ans d`arriérés. Et papa Samuel venu de la Belgique, un homme plein de sagesse, était l'avocat. Il répondait au tac-au-tac et défendait son client le Général Emmanuel Habyarimana. Cette passe-d'armes truffée d'humour et de jeux de mots intraduisibles a lieu en langue locale, le kinyarwanda. Elle déclenchait l'hilarité et les applaudissements de l'assistance.

Traditionnellement au Rwanda, c'est encore en vigueur dans les villages, la cérémonie de mariage se conclut par la remise à  la famille de l'épouse d'une ou plusieurs vaches, Ankolé de préférence, celle aux cornes en forme de lyre, la Roll's des bovins du cru. Dans le valet en Suisse, la dot s'est conclue par une enveloppe dont nous ne connaissons pas la somme. Durant tout le "kinzonzi", Aline Umetesi n'a pas été présente dans la salle. C'est une fois que le vétérinaire a vérifié que la vache remise par la famille du Générale Emmanuel Habyarimana correspondait au poids, à  la taille et n'était pas malade...que les danseuses ont fait leur entrée dans la salle , avec la mariée.

Le mythe kagamiste et kagamienne de tous les "Hutus sont des génocidaires" est tombé le 10 aoà»t dernier dans le Valais en Suisse. Aline Utemise, au risque de sa vie, Tutsi comme Paul Kagamé a pris l'engagement devant sa famille, devant l'Etat hélvétique et devant Dieu, de se considérer comme Rwandaise. Elle a dit oui à  son mari, qui est Hutu. Elle refuse la Hutuphobie instrumentalisée par le régime Kagamé, pour discriminer 80 % de la population rwandaise. Par son exemple, Aline Utemusi devient un exemple pour d'autres rwandaises, qui la peur au ventre, n'osent pas se marier avec leurs propres compatriotes qui sont des Hutus. Qui a dit que "Basi Batongaka Mboka Té" ? Pacifiste et de manière pacifique, Aline Utemusi se bat pour un autre Rwanda, avec ses convictions et respect des valeurs républicaines.

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jeudi 22 août 2019

Suisse: Son économie repose sur 5 piliers forts par Christian Gattiker de Julius Baer !

SUISSE: Son économie repose sur 5 piliers forts par Christian Gattiker et Julius Baer !

Le modèle économique suisse est parfois moqué, souvent admiré et régulièrement envié. Cependant, rares sont ceux qui le comprennent. Il repose sur cinq piliers essentiels qui en font un triomphe pragmatique sur le chaos et le désordre. le résultat est une économie très ouverte et `` antifragile », qui a fait - et continuera probablement de faire - prospérer les fortunes privées.

Il existe, sans doute, des sujets plus importants dans le monde que la Suisse qui méritent réflexion. Après tout, la Suisse est un tout petit pays qui n`héberge que 0,11 % de la population mondiale. Toutefois, il représente 0,4 % du produit intérieur brut (PIB) mondial et possède 1,1 % de la fortune privée mondiale (soit 4 fois et 10 fois plus que la moyenne mondiale, respectivement). Ses exploits se retrouvent également dans d`autres classements mondiaux : la Suisse est le sixième pays le plus heureux du monde (rapport mondial sur le bonheur des Nations Unies, édition 2019), le deuxième pays le plus riche en termes de PIB par habitant (Fonds monétaire international, 2017) et le pays le plus compétitif au monde (rapport sur la compétitivité 2017-2018 du Forum économique mondial). Même si ces classements peuvent varier selon la source, la méthodologie et l`année où les études sont menées, la constance avec laquelle la Suisse figure aux premières places dans les classements est assez frappante. Par conséquent, il convient de s`intéresser aux `` ingrédients secrets » de la réussite de ce petit pays.

Différent et opposé au sens commun

En tant que Suisse et économiste de formation, j`ai commencé très tà´t à  comparer le modèle économique de la Suisse à  celui des autres pays. J`ai été frappé d`emblée par le fait que de nombreuses caractéristiques du modèle économique suisse sont non seulement différentes, mais aussi bien souvent diamétralement opposées à  ce que le `` sens commun » voudrait. Qu`il s`agisse de la monnaie, de la politique, de l`administration, de la politique étrangère ou de l`éducation, l`exemple suisse recèle quelques trésors cachés qui méritent d`être explorés. Cette analyse intéressera, sans doute, les ressortissants étrangers qui peuvent apprécier les avantages qu`il y a à  sortir des sentiers battus du bon sens, mais aussi les lecteurs suisses qui, pour la plupart, ne réalisent pas à  quel point leur système est spécial tant ils y sont habitués. Alors, penchons-nous sur les cinq piliers de la réussite du modèle économique suisse.

Pilier n°1 : Le franc suisse, la monnaie la plus forte au monde, s`est avéré un atout unique!

De l`avis général, lorsqu`une économie est en difficulté, sa banque centrale doit affaiblir la monnaie. Les exportations font alors un bond, la croissance s`accélère et les salaires finissent par suivre. Cette logique est assez intuitive, mais elle ne repose sur aucun élément empirique. L`expérience récente de la zone euro est un contre-exemple notable qui souligne les limites du modèle exportateur reposant sur une monnaie sous-évaluée. L`euro a beau être sous-évalué depuis cinq ans, l`économie européenne ne semble pas avoir profité durablement de la relance orchestrée par la Banque centrale européenne. Il en va de même pour le Japon, où le même remède est employé quasi constamment depuis 25 ans. Certains économistes ont très vite souligné les limites de cette approche du `` chacun pour soi » qui ne fonctionne pas à  l`échelle de l`économie mondiale. Si tous les pays font la même chose, leur avantage compétitif relatif s`évapore et une course à  la dévaluation compétitive s`engage alors. Cependant, les exemples de la zone euro et du Japon sont particulièrement notables à  cet égard, car tous les pays du monde n`ont pas dévalué leurs monnaies simultanément. Et pourtant, les effets positifs de cette politique ont été, au mieux, temporaire dans la zone euro et au Japon.

Cela nous ramène à  la Suisse, qui illustre ce qui se passe lorsqu`un pays adopte la démarche opposée. L`histoire du franc suisse montre qu`il est la monnaie la plus stable au monde. Le pouvoir d`achat de CHF 100 en 1974 correspond au pouvoir d`achat de CHF 40 aujourd`hui. En d`autres termes, la hausse des prix des biens et des services en Suisse a grignoté 60 % de son pouvoir d`achat. Cette érosion est assez substantielle. Cependant, si on la compare à  l`érosion constatée pour d`autres monnaies, le franc s`avère extrêmement solide. En effet, le dollar américain a perdu plus de 80 % de son pouvoir d`achat sur la même période, et certaines monnaies 95 % voire plus. Dans leur ensemble, les monnaies de tous les pays de l`Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont connu une érosion d`environ 90 %.

Malgré la relance à  court terme du secteur exportateur et la croissance économique qui s`ensuit, il semble que la perte de pouvoir d`achat soit impossible à  compenser. Voilà  pourquoi une monnaie forte, contrairement aux idées reçues, est le principal atout d`une économie sur le long terme. Dans le cas de la Suisse, il s`agissait d`un argument de vente unique, indépendamment de la période examinée (pour laquelle nous disposons de données). Une monnaie forte est ce dont on a besoin pour préserver la richesse du chaos dans le monde qui nous entoure.

Pilier n°2 : La Suisse connaît un blocage politique permanent

Lorsque j`étais étudiant en économie, j`ai suivi des cours de sciences politiques comparées dans le cadre d`un module d`enseignement accessoire. Je me souviens très bien du jour où notre professeur nous a dit que, d`un point de vue comparatif, la Suisse était un régime de parti unique. Comment cela? Comme Cuba et la Corée du Nord ? Nous étions totalement perplexes. Lorsque je lui ai demandé pourquoi, sa réponse a été aussi brève qu`intrigante : `` Parce qu`en tant que citoyen suisse, vous ne pouvez pas voter pour le départ du gouvernement en place. » Il y a effectivement un fond de vérité dans cette affirmation. Petite précision pour ceux qui ne sont pas familiers du système politique suisse : il existe évidemment plusieurs partis. Néanmoins, comme la Suisse a un système de représentation à  la proportionnelle, l`alternance politique n`est pas aussi simple qu`au Royaume-Uni ou aux États-Unis, par exemple. De plus, la Suisse a un système de référendum, qui permet aux citoyens de se prononcer sur un large éventail de sujets comme l`immigration ou le fait de savoir si les vaches doivent garder leurs cornes (ce n`est pas une plaisanterie : cette question a été soumise à  référendum en 2018). Cela signifie que les électeurs ont (toujours) le dernier mot. D`ailleurs, cette possibilité oblige les partis à  faire des compromis sur chaque motion déposée, sous peine de la voir rejetée. à€ cet égard, le mot `` blocage » n`est pas usurpé. L`importance pour le système dans son ensemble est le suivant : le système bloqué est extrêmement lent et entièrement tourné vers le compromis. Par ailleurs, il n`encourage pas les virages à  180 degrés. Une situation comme celle observée aux États-Unis, lorsque Donald Trump est parvenu à  révoquer lors des six premiers mois d`importantes mesures prises par l`administration Obama, serait impensable en Suisse. Vu sous l`angle constructif : le système politique suisse est extrêmement fiable, stable et prévisible pour tous les acteurs économiques. Du moins, par rapport aux autres pays du monde.

Pilier n°3 : Décentralisation de l`administration

Dans son livre-révélation `` Antifragile » (lire les notes `` Lectures complémentaires » à  la fin pour plus de précisions), Nassim Nicholas Taleb affirme en gros que les Suisses sont les gens les plus heureux au monde, car ils n`ont pas de gouvernement central. Voilà  qui ne ravirait guère notre gouvernement central - car nous en avons un. (Toutefois, l`existence d`un gouvernement central aux compétences élargies est une évolution assez récente ; il a vu le jour après la Seconde Guerre mondiale dans le prolongement de `` l`impà´t de guerre » qui visait à  créer un organe central chargé de défendre la population contre la guerre qui faisait rage à  l`étranger.) Mais il y a du vrai dans l`observation de Taleb, qui prend la forme d`une devise centenaire que les Suisses appliquent pour administrer leur société : résoudre tout ce qui est possible à  l`échelon le plus bas de l`exécutif et déléguer uniquement ce qui ne peut être résolu qu`au niveau central. On pourrait appeler cela une `` approche décentralisée de l`administration » ou le `` principe de subsidiarité ». Indépendamment de l`appellation choisie, elle est devenue une forme d`administration publique assez efficace, comme en témoigne le niveau de la dépense publique : cette dernière représente 33 % du produit intérieur brut, bien inférieure à  celle de 46 % dans la zone euro.

Pilier n°4 : Une politique étrangère qui ne fait pas de vagues

Ce domaine est un champ de mines pour de nombreux responsables politiques suisses. La Suisse se veut un pays fort et indépendant sur la scène mondiale. Cela n`est pas surprenant dans la mesure où la Suisse était considérée comme une superpuissance avant 1515. Par la suite, l`avènement de nouvelles technologies militaires, comme les canons, a mis un terme à  la suprématie des troupes suisses sur les champs de bataille médiévaux. Malheureusement, tout le monde en dehors de la Suisse a oublié que ce pays était autrefois une superpuissance, ce qui est compréhensible. Voilà  pourquoi la politique étrangère de la Suisse consiste à  ne pas faire de vagues (chut… ne le dîtes pas à  mes concitoyens). Cela est néanmoins pragmatique, car les Suisses font de la nécessité une vertu. Invité par un cercle de réflexion à  Zurich, j`ai récemment participé à  une table ronde en compagnie de personnalités très en vue. Tous les participants se félicitaient que `` nous autres, les Suisses, ne menons pas de guerres commerciales ». J`ai contribué au débat en formulant l`observation suivante : Nous, les Suisses, nous ne menons pas de guerres commerciales pour la simple raison que nous ne pouvons pas le faire : notre pays est trop petit pour imposer ses conditions à  ses grands voisins, encore moins depuis qu`ils ont uni leurs forces. Cependant, l`agilité qui caractérise la politique étrangère de la Suisse a empêché le pays de commettre de grosses erreurs vis-à -vis de ses partenaires étrangers.

Pilier n°5 : L`apprentissage

En 2018, l`un des freins à  la croissance dans de nombreuses économies occidentales était la pénurie de main d`oeuvre qualifiée. En Suisse, deux grandes entreprises suisses ont lancé un avertissement sur résultats, invoquant ce problème dans les pays étrangers. Le fabricant d`équipement sanitaires Geberit ne parvenait pas à  trouver suffisamment de plombiers pour installer ses produits en Allemagne. L`équipementier automobile Autoneum a fait un `` copier-coller » de ses usines européennes très automatisées pour le marché américain. Hélas, il s`est avéré qu`il n`y avait pas d`ouvriers capables de faire fonctionner les machines aux États-Unis. En Suisse, le marché de l`emploi se distingue par le système dual de formation professionnelle, qui combine des apprentissages avec l`enseignement en classe dans une école professionnelle publique. Seuls 20 % des adolescents choisissent la voie universitaire. Et pourtant, grà¢ce à  ce système d`apprentissage en alternance, la Suisse dispose d`une main d`oeuvre hautement qualifiée et bien formée qui, en plus de diplà´mes de l`enseignement supérieur acquiert des compétences grà¢ce à  l`apprentissage. D`ailleurs, après l`investiture de son père en 2017, Ivanka Trump s`est rendue en Suisse pour étudier l`approche suisse. Nous n`avons pas eu d`échos de cette visite, ce qui est amusant dans la mesure où Donald Trump doit sa célébrité télévisuelle à  sa participation à  une émission de télé-réalité intitulé `` The Apprentice ». Pour une raison que j`ignore, il n`a pas développé cette idée utile en dehors du petit écran. C`est bien dommage.

Défis et menaces

Avant que vous pensiez que j`ai suivi de trop près la dernière campagne présidentielle aux États-Unis et que je souhaite créer mon propre mouvement `` La Suisse d`abord », je vous invite à  réfléchir à  ce qui suit. Évidemment, le système suisse n`a pas été imaginé sur un tableau noir il y a quelques décennies. Il est le fruit des enseignements tirés de nombreuses années de crise et de la pression que ces crises ont exercé sur les systèmes économique et politique d`une petite économie ouverte comme la nà´tre. Ces pressions existent encore aujourd`hui et continueront de hanter les nuits des chefs d`entreprises et des responsables politiques suisses.

Aujourd`hui, le principal défi pour la Suisse réside dans l`immense pression à  laquelle elle est soumise pour confirmer son soutien au projet de l`Union européenne. Sur le front économique, elle connaît également des problèmes structurels comme l`endettement extrêmement élevé des ménages. Certes, cela tombe sous le sens ; habituellement, une dette importante est perçue comme quelque chose de négatif. Je pourrais continuer à  énumérer d`autres défis, comme le bilan hypertrophié de la Banque nationale suisse, qui résulte des interventions de cette dernière destinées à  combattre la vigueur extrême du franc. Personne ne sait s`il y aura un retour de flammes à  un moment donné.

Grandir à  force de résistance

On peut argumenter que la Suisse a fait face à  ces défis et à  ces menaces d`une manière ou d`une autre tout au long de son histoire. Et ce sont ces défis et ces menaces qui ont rendu le système plus fort, plus résilient et, pour reprendre les termes de M. Taleb, plus `` antifragile ». Autrement dit, les Suisses ont créé un système qui prospère grà¢ce au chaos, au désordre et à  la volatilité. Ces sources de tension sont susceptibles de changer à  l`avenir mais il est peu probable qu`elles disparaissent et la logique voudrait qu`elles produisent les mêmes effets.

La preuve par l`investissement

La croissance à  force de résistance se vérifie également au niveau de l`investissement. Dans la mesure où les investisseurs suisses possèdent la monnaie la plus forte au monde, ils doivent calculer leur performance à  l`étranger en francs suisses. Fait étonnant, les actifs financiers suisses ont surperformé ceux des autres pays à  taux de change constants malgré l`appréciation du franc de 2 % par an en moyenne par rapport à  d`autres monnaies sur les 40 dernières années. La raison semble assez simple : les entreprises suisses ont constamment dà» s`adapter, et pas seulement lorsque cela allait mal, pour rester compétitives. Le résultat se passe de commentaires et met en évidence une allocation optimale du capital, du moins par rapport aux pays avec un régime de change plus souple. Avant d`essayer de le mettre en pratique chez eux, ce qui peut prendre des décennies, les investisseurs internationaux pourraient être tentés de prendre un raccourci. Étant donné les résultats enviables de la Suisse, ils pourraient envisager d`investir une part nettement plus importante de leur fortune dans des actifs libellés en francs suisses. En revanche, les investisseurs basés en Suisse peuvent miser sur les entreprises cotées dans leur pays pour surfer sur la vague de la croissance mondiale. Au premier abord, cela ne semble guère attirant, mais bénéficier de la monnaie la plus forte au monde est un atout qui fait toute la différence. Il est peut-être temps d`ajouter quelques actifs `` antifragiles » à  votre portefeuille.

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samedi 3 août 2019

Fête des vignerons: 1 fois par génération, 5 fois par siècle…954 journalistes accrédités!

Médias, 954 journalistes ont été à  ce jour accréditées pour la période du 8 juillet au 11 aoà»t. Plus de 80% d`entre-eux proviennent de Suisse.

C'est la 12 ème édition de la Fête des vignerons depuis 1797! Du 18 juillet au 11 aoà»t se succèdent les représentations d`un spectacle en plein air dans une arène pouvant accueillir jusqu`à  20.000 spectateurs. Au 1er aoà»t, quelque 365 000 des 400 000 billets jusqu`au 11 aoà»t ont trouvé preneurs. Ainsi, cette édition 2019 est la plus fréquentée des 12 éditions de la Fête depuis 1797, indiquent encore les organisateurs. Plusieurs milliers de figurants racontent en une vingtaine de tableaux une année dans la vie de la vigne, en commençant par les vendanges. La Fête des Vignerons à  Vevey est une fête qui ne se renouvelle pas tous les ans et pour cause, car cette tradition très helvétique est de faire la fête une fois par génération, et donc cinq fois par siècle…

A mi-parcours, les organisateurs de la Fête des vignerons dressent ``un bilan réjouissant». Dix des vingt représentations prévues officiellement ont déjà  eu lieu. Trois ont été reportées en raison de la météo, tout comme les deuxième et troisièmes grands Cortèges de la Confrérie. Ce dernier se tiendra samedi 10 aoà»t, au lieu du 3 aoà»t.

Le dispositif sanitaire a pris en charge quelque 790 patients, soit une cinquantaine de personnes par jour, principalement pour des cas bénins (malaises dus à  la chaleur et à  la consommation d`alcool). Une trentaine de transferts vers les hà´pitaux de la région ont été effectués, précisent les organisateurs.

La police et Securitas ont effectué 1200 interventions depuis le début des festivités. Elles ont principalement été le fait d`incivilités et infractions au règlement général de police (troubles à  la tranquillité publique, l`usage d`engins pyrotechniques, ou déchets jeté par terre). Des plaintes pour dommages à  la propriété et vols simples ont été enregistrées.

25'000 costumes confectionnés, par des couturiers Italiens, pour 6000 figurants (un pantalon et deux chemises par figurant notamment). Avec un budget global s'élevant à  10 ou 11 millions de francs. personne en Suisse romande n'aurait pu réaliser plus de 12'000 chemises sur mesure en deux mois.

La créatrice des vêtements de la Fête, c'est Giovanna Buzzi, qui est venue dans les bagages de Daniele Finzi Pasca, le metteur en scène. Elle utilise donc son réseau et pratiquement tous les costumes sont venus d'ateliers italiens.

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mercredi 3 juillet 2019

RDC: Motion Vérité des urnes à  Lucerne. Nous ne lâchons rien!

Chick Munduki Osonga, Freddy Mulongo, Papa Kangafu Vingi Gububangana et Paul Daniel Kisuka à  Lucerne en Suisse

La vérité des urnes, c'est le respect du souverain primaire. Le choix du peuple congolais n'a jamais été respecté depuis 1960. La crise de légitimité colle à  la peau du politicailleur congolais. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo vient d'inaugurer un autre paradigme. Le pouvoir en place fait un deal avec son dauphin qui se trouve dans l'opposition. Contre le peuple pour mieux le contourner, il y a NOMINATION ELECTORALE en lieu et place de l'élection.

Freddy Mulongo et Papa Kangafu Vingi Gububangana

Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est et demeure le plus grand Voleur et putschiste électoral de la République démocratique du Congo.

Le Vérité des urnes est l'épée de Damoclès sur la tête de l'imposteur-usurpateur Félix Pétain Bizimungu Tshilombo qui doit démissionner. Il a volé l'élection du peuple. Il ne mérite ni respect et considération.

La Motion vérité des urnes porte déjà  ses fruits . Les autorités et institutions suisses sont informées du hold-up de Monsieur 16%, président Quado et nommé. Pantin, clone, marionnette, masque et bouclier de celui qui l'a nommé: Alias Kabila.

Retrouvailles Freddy Mulongo et Papa Kangafu Vingi Gububangana

LUCERNE: Pour briser l'Empire du silence au Congo, un Manifeste pour corser la vérité des urnes ! Tshilombo Dégage !

Lancée le 19 janvier à  Lucerne en Suisse, dès la fabrication des résultats de la CENI et Cour Constitutionnelle, après deal avec Alias Kabila pour la NOMINATION ÉLECTORALE de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, la Motion Vérité des urnes-Tshilombo Dégage est toujours en vigueur.

https://blogs.mediapart.fr/…/lucerne-tshilombo-degage-la-mo…

Suite aux répressions sanglantes du 30 juin, jour sacré pour les Congolais, que le régime Alias Kabila Bis-Tshilombo a décidé de réprimer dans le sang et d'empêcher les Congolais de manifester dans la rue, contre le putsch électoral de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, le nouveau monarque-dictateur au Congo...la Motion vérité des urnes vient d'être corsée en Manifeste ! Plusieurs actions sont prévues et programmés pour mieux expliquer et agir pour la Vérité des urnes non-enjambable.

Aux jeux des Congolais de Suisse, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un imposteur-usurpateur. Avec ses 16 %, il n'a jamais gagné l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. Il est bénéficiaire d'une NOMINATION ÉLECTORALE. Pantin, marionnette, Quado, clone, masque et bouclier...Il est Alias Kabila Bis. Seuls les Bena Mpuka fanatisés, Talibans écervelés et Tribaloethniques obptus soutiennent leur frère de Tribu, voleur du destin de tout un peuple, Angwalima, Ballados, Fakwa, Moyibicrate...

La vérité des urnes est inaliénable, incontournable pour le respect du souverain primaire. Sans légitimité on dirige par défi. Tshilombo dégage n'est pas une option, c'est la voie pour que le peuple recouvre sa souveraineté bafouée et foulée aux pieds par des mafieux imposteurs-usurpateurs, qui ont amené la mafia du business dans la politique.

Le respect du choix du peuple congolais est le point de départ pour la vraie démocratie au Congo.

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mardi 22 janvier 2019

Les Congolais de Suisse lancent la Motion "Vérité des Urnes" !

Cette déclaration qui réfute le hold-up électoral de Félix Tshilombo Bizimungu pseudo-président NOMMÉ et NON ELU, nous vient de Lucerne.

Papa Kangafu Vingi et Freddy Mulongo

Les Congolais de Suisse Les Congolais de l`étranger résident en Suisse réunis en convention populaire lancent la Motion `` Vérité des urnes », mobilisent la communauté internationale et ravivent la revendication du peuple congolais sur la transparence de ses suffrages exprimés, le 30 décembre 2018.

Daniel Mbala

Chick Munduki et Freddy Mulongo

Les Congolais se souviennent et invoquent leur contribution libératrice.

1.-Ils ont rappelé le temps du testament de Bismarck où, par récolte de la sève d`Hévéa, par l`ivoire des troupes de leurs éléphants, ils avaient assuré l`expansion de la Belgique et la prospérité de la famille royale d`alors, entre les mains de Léopold II.

2.-Ils ont évoqué le temps des guerres dévastatrices qui ont incendié l`Europe, le temps où l`Europe ravageait l`uranium des gisements miniers du Katanga qui permit à  l`Occident par les USA de disposer de la bombe atomique, arme qui aida à  anéantir l`occupation et la barbarie.

3.-Ils se sont remémorés la période de la guerre froide, où l`espace territorial de leur patrie servit de base-arrière dans le combat de l`Occident contre la virulence du communisme et la rage d`une révolution internationaliste que propageait le soviétisme bolchevique. Ces Congolais autant ranimés se sont convaincus bien s`en faut de l`immense participation de leur disponibilité à  garantir le salut de l`Occident.

Les Congolais dans cette convention, emportés par une large émotion partagée fiévreusement, ont vivement retenu les témoignages de ces massacres qui se perpétuent dans le désert de Sahara comme dans la méditerranée : à  ce jour, jeunes, les femmes et enfants, toute une population de diverses nations est engloutie dans cette mer, échoue dans ce désert, avec la détermination d`échapper à  la pauvreté, à  la mort, à  l`insécurité généralisée, à  la dictature totalitariste qui décime les habitants de ce tiers-monde subsaharien.

Les Congolais en cette convention interpellent et incriminent la responsabilité des dirigeants d`Europe qui continuent d`enrichir les auteurs connus, source de telles atrocités.

Comme ils ne cessent de s`adresser à  ces nations modernes, nées des conditions prêtées par les ressources congolaises et les invitent à  l`effort de nécessaire réciprocité qu`impose la marche de l`histoire pour une civilisation solidaire. Et, surtout, les engagent-ils à  la mise en œ“uvre de l`impératif `` devoir d`ingérence », institué comme règle d`action de diplomatie responsable, et qui soutient l`essor de promotion de civilisation de tout homme.

Causes de l`appel de la convention

Le Congo-Kinshasa, balayé hier par la vague des rébellions, disloqué par les sécessions insufflées de l`étranger, peine encore, décimé aujourd`hui par les séditieux de Lamera appuyé par les extrémistes Tutsi de FPR.

Notre patrie toujours sous occupation étrangère vient de succomber sous deux guerres outrancières qui, entretenues soigneusement, se perpétuent dans des belligérances régulièrement enflammées dans ses frontières orientales, dans ses provinces de cuvette, dans ses communes de Kinshasa, la capitale.

Ni les institutions en vigueur, ni les lois scélérates décidées : rien n`arrive à  normaliser la situation interne. Aujourd`hui, tout est sous anarchie de barbarie, sous fort illégalisme de pays sans-droit. Une volonté de violence aveugle, éprise du goà»t des honneurs et de désir de l`or ramassé sans coup férir fait prospérer un principat stalinien, faite de forfaiture éclatante dans une société en liquidation.

Sur telle régression et tel vide de perspectives, le pseudo-Kabila vient de fomenter le `` Hold-up électoral », déployé le 30 décembre 2018, après maints reflets et moult reports, et qui traîne un lourd contentieux. Cet état de choses a décidé de la réunion de cette convention des Congolais de l`étranger.

Hold-up électoral ? Oui ! Examinons les points ci-après :

a) -Sur menaces du Conseil de sécurité (déléguée USA), il était contraint d`imaginer des opérations électorales.

b) -Il s`est entêté à  manœ“uvrer des conditions de réalisation desdites opérations, pourtant refusées par les citoyens congolais : machines à  voter manipulées, de quantité insuffisante, emplacements au gré des intentions de la CENI, lieux d`accès irréguliers, isoloirs loin de permettre l`émission de bulletin libre et secret, etc...

c) -Il a décrété une loi électorale d`exclusion manifeste : fut éliminée une participation suffisante et diversifiée des forces vives de la patrie. d) -Il a expulsé toute présence d`observateurs internationaux : ni activistes de droits humains, ni experts d`enquêter sur les élections ; bref, élections générales hors de tout contrà´le, hors de tout témoin. Refus de financements nécessaires, refus de matériaux ad hoc, refus de techniciens attitrés...

D`où la pagaille a entouré la tenue de ces élections non voulues et mal venues !

C`est en fait le boycottage recherché par le délégué de l`organisation de ces élections imposées - ce dernier n`entendait point se soumettre à  la règle de mandat ni de l`alternance. Des élections boycottées par le principat Stalinien du pseudo-Kabila.

e) -Il a soustrait les fiefs électoraux importants et très peuplés, c`est-à -dire des fiefs exclus de l`élection présidentielle, cependant comptabilisés dans les législatives et les provinciales. Des candidats présidentiables sans suffrages de l`ensemble de la république ? Où sont le suffrage universel et la représentation nationale !

f) -Nulle couverture des fiefs électoraux par des observateurs avisés nationaux officiels. Seule la Cenco, le cartel des laïcs et l`ECC ont fait imprimer de manuels d`initiation aux techniques et pratiques relatives aux opérations électorales. Ces organisations ont fait même tenir des cours publics à  cet effet. Ils ont en outre dépêché sur toute l`étendue du pays des équipes d`observateurs avisés et formés. N`est-ce pas un déficit voulu expressément ?

g) -Le niveau public des résultats supposés inquiète. Nulle part on atteint à  peine les 45% de suffrages exprimés. Il est à  noter un important pourcentage d`abstention. Les conditions édictées pour ces élections n`ont pas été acceptées par les populations, car la CENI devrait être restructurée, les machines à  voter non commandées. Le futur président atteint à  peine les 35% autant dire qu`il n`a pas été élu. Un personnage boudé !

h) -La corruption politique généralisée étalée, la déstabilisation incessante des forces de progrès, le trafic éhonté manipulé par le pseudo-Kabila. Notamment l`inféodation du chef de file de l`Udps, le continuel rachat des transfuges Udps à  Pprd. C`est le jeu de phagocytage des forces organisées de l`opposition radicale. Retenons comment les législatives et les provinciales ont été concoctées. Les candidats Pprd/Fcc et alliés ont été enregistrés préalablement dans les machines à  voter ; et la publication des résultats n`a produit, élus que les seuls rangs Pprd, affilés et alliés. On se retrouve avec une future assemblée nationale reforgée des seuls représentants du parti Pprd. Donc, une assemblée monolithique : en fait le règne de l`unanimisme. Le silence et l`indifférence. Le cachet du député devient une prébende. Le peuple pris en otage est soumis en servitude. N`est-ce pas instituer un parti unique de pure obédience ?

C`est nier la lutte congolaise pour le multipartisme et l`expression plurielle des opinions. Seule la représentation unique Pprd confisque la législation. Le Congo- Kinshasa se retrouve réduit à  un monologue destructeur de `` despotisme ».

Cette manœ“uvre est un vaste recul dans l`histoire politique de notre pays, un écrasement de quelques timides avancées de l`émancipation démocratique péniblement tentées. Pprd et alliés est un combat de répression en cette veille de 3e millénaire. Nous disons : NON, trois fois NON ! Les droits et libertés du citoyen n`ont plus d`espace de lutte pour leur expression responsable.

Les positions arrêtées:

Vu l`analyse articulée ci-haut et le contentieux du hold-up électoral du 30 décembre 2018 placé dans ce contexte que balise ce départ du 3e millénaire, les Congolais de l`étranger domiciliés en Suisse, réunis en convention populaire revendiquent :

1. L`annulation pure et simple des élections tripatouillées en République démocratique du Congo. Pour cela, ils sollicitent la coopération de l`ONU dans le but d`effectuer dà»ment, selon les standards internationaux patentés, des élections transparentes et valides, dignes de la confiance des citoyens en RDC. Surtout que, certes, toutes les compétitions électorales initiées par le principat stalinien Kabila, le long de sa domination d`occupation, n`ont été que des parodies d`élection.

Le peuple du Congo s`y est soumis sur recommandations expresses des instances de l`ONU, au regard de son action de pacification et de son appel infatigable au miracle des dialogues dont les accords ont systématiquement été rabroués par le pseudo-Kabila.

Cette longue accommodation à  telles recommandations, vite fatiguée, se retourne vers l`autorité du Conseil de sécurité et vers les nations éprises de démocratie pour prononcer l`annulation des élections vécues en République démocratique du Congo, le 30 décembre 2018 et pour obtenir la neutre implication technique des agences spécialisées de l`ONU, car il faut en effet sauver la paix comme il faut notoirement protéger les populations innocentes du Congo-Kinshasa de la barbarie terrifiante des engeances du principat du pseudo-Kabila.

2 Les Congolais de l`étranger domiciliés en Suisse, réunis en convention populaire revendiquent : à  l`avantage du séditieux de Lemera, le pseudo Kabila le statut auquel est astreint monsieur Yahya Jammeh, ancien président de la république de Gambie : l`expulsion immédiate de Kinshasa et des palais nationaux de la RDC et son exil en Tanzanie, pays de ses origines. Pour les Congolais de l`étranger l`exercice de recomptage des voix réclamé par Monsieur Martin Fayulu est déjà  entaché d`irrégularités et de tripotages. Cet exercice ne ferait que conforter la confiscation institutionnelle, car les institutions corrompues du principat Kabila ne connaissent pas de séparation des pouvoirs ni de l`indépendance des cours et tribunaux. Elles n`obéissent à  aucune intime conviction. Le droit dans ce principat est essentiellement le droit de circonstance, selon les intérêts de la volonté de puissance.

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samedi 12 mai 2018

La Suisse et la diaspora congolaise: Résistants-Patriotes-Combattants !

La Suisse est l'un des pays européens où il fait bon vivre. Certains congolais n'ont pas oublié leur pays d'origine. En Suisse de Guillaume Tell, au sein de la diaspora congolaise, il y a aussi des patriotes-résistants-combattants. En 2011, lors du second hold-up électoral d'Alias Joseph Kabila Kanmbe Kazembere Mtwale, ils sont nombreux des Congolais qui s'étaient rendus à  l'ambassade de la RDC à  Berne. Ils avaient décroché l'effigie de l'imposteur et avaient chanté des chansons contre le régime d'imposture de Kinshasa, avant que la police Suisse les cueillent et entendent un à  un avec procès-verbal.

Ne pas reconnaître, l'apport des Congolais de la Suisse dans cette démarche de libération du Congo serait une erreur. La Suisse est petite mais costaud ! Elle abrite le siège des Nations-Unies et les organismes internationaux de l'ONU. Ses banques sont puissantes. Le Congo est enchevêtré dans des crises: dictature sanguinaire, crimes contre l'humanité, atteintes massives des droits humains, enrichissement illicite des oligarques et apparatchiks...En Suisse, les congolais font des marches contre le régime Kabila, écrivent et déposent des mémos...Il faut reconnaître depuis le second hold-up électoral d'Alias Joseph Kabila en 2011, on sent un émiettement, une léthargie. Faut-il se décourager pour autant ? Si Nelson Mandela, avec ses 27 ans de prison, s'était découragé, il ne jamais devenu "Président de l'Afrique du Sud ! Les Congolais se battent contre des monstres humains, des princes des ténèbres et autres principautés macabres dont le seul objectif est de piller le Congo. Ce sont des ressources qui intéressent des pillards, pas les congolais. Et ceux qui sont mobilisés ne doivent en aucun cas là¢cher prise, au risque de voir s'écrouler l'édifice qu'ils contribuent à  bà¢tir, pierre après pierre.

Pour éviter la confusion, l`instrumentalisation et l`infiltration, nous revenons à  la définition claire et simple, est:

- Résistant parce qu`il ou elle rejette toutes les aliénations sur le peuple congolais et la République Démocratique du Congo, entretenues par le pouvoir usurpateur, illégal et illégitime,

- Patriote parce qu`il ou elle aime profondément sa Patrie la République Démocratique du Congo et se sacrifie pour elle,

- Combattant parce qu`il ou elle est au front de la résistance pour le Congo libre, souverain, uni, indivisible !

La banalisation du qualificatif "combattant" fait qu`il y a mélange de genres et habille ceux qui s`en prévalent d`une connotation péjorative qui embrouille l`esprit et la nature de la lutte de la résistance et favorise l`infiltration de l`ennemi! A Kinshasa, par exemple, les kuluna sont appelés aussi ``combattants`` de l`imposteur Hyppolite Alias Joseph Kabila et du grand collabo André Kimbuta. Chaque parti dispose de ses combattants au service de leur leader ! Les politicailleurs et accompagnateurs en mal d`envergure nationale, jouent leur jeu, en face et au cà´té de ce pouvoir usurpateur, illégal et illégitime de l`imposteur Hyppolite Kanambe Kazembere Mtwale Alias Joseph Kabila! Des partis politiques sont dotés de milices tribales constituées des "Combattants tribaux et violents" qui envahissent des réseaux sociaux avec injures et insultes.

Les congolais ne doivent rien attendre de ces prétendus "Opposants" ni de tous ces partis qui satellitent autour de l`usurpateur en soutien à  son système! N`en déplaisent à  ces miliciens du statu quo, membres des partis politiques dont l`inertie constitue la nourriture roborative qui détourne le peuple congolais de la lutte contre l`occupation de notre pays ! Qu`on le veuille ou non, en République démocratique du Congo, la résistance est, aujourd`hui, le seul espoir pour réaliser le changement voulu par le peuple, pour le peuple! Pour ceux qui n`ont pas encore saisi la nuance, si les Résistants-Patriotes-Combattants congolais ne se reconnaissent pas du tout comme ``opposants`` de qui que ce soit, c`est, effectivement, parce que la Résistance populaire n`est pas l`opposition, en d`autres termes la Résistance ne s`inscrit pas dans ce système politique pervers en RDC!

La République démocratique du Congo est sous occupation. Le régime d'imposture et de prédation mis en place est pour mieux permettre à  la mafia internationale de mieux piller ses ressources. La RDC subit de plein fouet, la "Guerre des ressources" des "Conquistadors" qui ne respectent ni les peuples ni des frontières: Ils sont friands des matières premières...la RDC qui a déjà  plus de 13 millions des morts, il y a un black out total sur des divers crimes qui se commettent sur sol. Les médias internationaux qui appartiennent au grands groupes financiers sont silencieux.

Jean Kalama Ilunga, qui aimait beaucoup la Suisse résistante déclarait ceci sur Réveil FM International: "Savoir, comprendre et agir pour nous défendre ensemble », c`est la pierre angulaire de l`appel que je ne manque pas d`adresser aux congolais chaque fois qu`on m`offre l`occasion de m`exprimer! C`est l`appel à  la Résistance qui concerne chaque citoyen de la République Démocratique du Congo! J`appelle les congolais à  savoir et à  ne jamais oublier parce que on ne peut jamais résister efficacement ni élaborer des actions stratégiques voire tactiques pour un changement maîtrisé, si on navigue dans l`ignorance ! Grà¢ce au fruit du savoir et de la connaissance sur ce que nous subissons en RDC, pour nous défendre, nous avons mis en place le Front Civil de Résistance Populaire FCRP comme outil stratégique et tactique de combat pour libérer les institutions du peuple congolais prises en otage et mettre un terme définitif à  l`occupation furtive de notre pays! Cet objectif qui est considéré par certains comme une utopie aujourd`hui encore, ne peut se réaliser qu`après avoir chassé du pouvoir l`usurpateur Hyppolite Kanambe Alias Joseph ``Kabila``, coupable de haute trahison, de forfaiture, d`usurpation de titre de président de la République, exerçant par défi le pouvoir du peuple congolais, illégitimement et illégalement!".

1. Paul Kahumbu Ntumba, le lion rugissant de Lausanne !

Il est l'alter-ego de Jean Kalama Ilunga, le Grand Patriote-Résistant qui nous a quittés et a été enterré à  Nemours en France, le 30 juin2017. Jean-Kalama Ilunga et Paul Kahumbu Ntumba sont des ténors du Front Civil de Résistance Populaire. Complices en stratégies, ils ont œ“uvré ensemble dans la défense de la patrie. Pour avoir dénoncé dans en 2011, la réunion de Bruxelles entre Etienne Tshisekedi-Léonbitch Kengo wa Dondo, Paul Kahumbu Ntumba n'a pas que des amis. On ne critique pas Etienne Tshisekedi, les "Ayatollahs, Talibans et autres tribalo-ethniques veillent. Paul Kahumbu Ntumba a eu le courage de critiquer cette réunion des "Baloki Ya Congo". Arrivée à  Kinshasa, Léonbitch Kengo Wa Dondo, l'édenté de la Gare du Nord, a simplement renié le deal du soutien à  Etienne Tshisekedi. La Tutsi Power avait fait son boulot.

Paul Kahumbu et Maman Ange Banjo Kahumbu (la présidente du Baume au Cœ“ur), est le couple congolais qui résiste en duo ! Élu lors de la première assemblée générale du Conseil National de la Résistance Congolaise (CNRC), Paul Kahumbu Ntumba vient de terminer son mandat de six mois, en tant que Coordinateur du CNRC.

Résistant de la première heure en Suisse, dans son pays d'accueil et d'adoption, précisément à  Lausanne dans le canton de Vaud, Paul Kahumbu Ntumba est connu et reconnu. Cela fait plus d'une trentaine d'années que le lion de Lausanne rugit contre toutes les dictatures qui s'installent au Congo-Kinshasa, du Mobutisme au Joséphisme. Pendant dix ans, il a été le représentant de l'Udps en Suisse, parti qu'il a quitté depuis pour rentrer en résistance. Le président honoraire du Forum des étrangers et étrangères de Lausanne (FEEL) s'est battu pour l'intégration des étrangers dans son canton de Vaud, Paul Kahumbu Ntumba a siégé durant 5 ans comme conseiller municipal à  la Mairie de Lausanne. L'homme n' a pas sa langue dans la poche. Depuis des lustres, Paul Kahumbu Ntumba a déjà  choisi son camp, celui de la résistance congolaise contre la dictature totalitaire qui sévit en toute impunité en République démocratique du Congo.

2. Le brillantissime Professeur Fweley Diangitukwa

Aucun congolais de la diaspora n'a publié autant des ouvrages sur le Congo et divers sujets que le professeur Fweley Diangitukwa, qui réside à  Vevey et sillonne le monde pour enseigner. Sur son blog le 10 mai 2007, le professeur Fweley Diangitukwa écrivait: Sommes-nous conscients que nous avons le pays le plus beau, le plus magnifique, le plus riche du monde (potentiellement) et le plus convoité du monde ? Sommes-nous également conscients que nous sommes le peuple le plus naïf, le plus docile et le plus exploité du monde depuis l`époque coloniale ? Nous avons été exploités d`abord par les Arabes, ensuite par les Occidentaux avant que les pays voisins ne nous envahissent et ne nous pillent. Depuis l`indépendance, les pays colonisateurs, qui nous ont `` chosifiés » sans état d`à¢me et qui nous ont appris à  admirer leur langue et leur culture, tout en pillant nos richesses minières et nos œ“uvres d`art, c`est-à -dire notre à¢me et notre moi intérieur, s`appuient aujourd`hui sur des Congolais sans moral et sans remords. Ceux-ci se mettent du cà´té des colons d`hier et se comportent exactement comme les `` maîtres » se comportaient dans nos pays conquis. Quelle honte et quelle misère ! Comme les colons d`hier, ils tiennent les nationaux à  distance et préfèrent habiter dans les quartiers huppés loin du peuple. Ils sont toujours seuls dans leur voiture achetée avec la sueur du peuple.

Ils ne s`arrêtent pas pendant que les bus publics sont bondés à  craquer. Ils regardent le peuple avec dédain mais ils prétendent gouverner pour eux. Ceux-là , ce sont nos `` nouveaux colons », représentants attitrés des anciens colonisateurs. Ils obéissent aux ordres venus d`ailleurs et ils agissent localement pour défendre les intérêts de leurs maîtres. Ceux-là , ce sont nos dirigeants dirigés de l`extérieur qui se croient plus importants que nous mais qui sont incapables de voir plus loin que leur nombril. Voilà . Des chiens de chasse indispensables à  l`Occident pour tenir la RD Congo en laisse !

Le chien est un animal docile qui a été dompté afin de servir les intérêts de son maître qu`il ne quitte plus. Depuis qu`il a été élevé au rang de compagnon de l`homme, le chien se dresse contre sa race, contre les autres animaux qu`il chasse dans la forêt pour assouvir les appétits de son maître. Voilà  pourquoi le chien alerte toujours son maître en aboyant très fort dès qu`il voit un animal de son espèce. Mais le chien n`a jamais été plus fort que son maître, il n`a jamais été plus intelligent que son maître. Son rà´le est de trahir et de livrer sa proie à  son maître. A l`heure du festin, c`est sous la table qu`il manifeste sa présence en brandissant sa queue afin que le maître ne l`oublie pas. Si celui-ci se nourrit de la bonne viande, le chien n`a droit qu`aux os.

Il y a dans notre pays, de nombreux Congolais qui jouent le rà´le de chien. Ils applaudissent le maître en espérant qu`il les élèvera au rang de représentant, peutêtre à  celui de ministre, d`ambassadeur ou quelque chose comme ça. Ils guettent des occasions et ils sont pleins de courtoisie même lorsque les leurs sont matraqués et tués. Ils flattent et ils flattent encore jusqu`au jour où ils sont récompensés. Ils quittent alors précipitamment le quartier de leur enfance pour aller vivre dans les quartiers huppés habités jadis par les colons, là  où ils peuvent mieux se mettre du cà´té des bourreaux. Ceux-là  sont les vrais ennemis du Congo et c`est contre ceux-là  que le peuple doit agir pour priver les ennemis du Congo de leurs représentants locaux.

Depuis l`indépendance, les Occidentaux passent par les nationaux pour gouverner les pays africains et pour les piller. Il faut donc se débarrasser de ces `` chiens de chasse » pour obliger les vrais bourreaux à  négocier directement avec le peuple, car tant que le peuple ne parviendra pas à  se séparer de tous ceux qui le maltraitent quotidiennement et qui le tuent, la guerre et l`exploitation illicite des richesses du Congo se poursuivront.

Pour se libérer, il y a trois étapes : l`observation, la prise de conscience et l`engagement. La troisième phase doit être menée avec une grande détermination. Cette dernière étape peut être longue et difficile. Il faut donc recourir à  la stratégie - le discours n`étant pas toujours le seul et le meilleur moyen. Il faut également constituer des réseaux et faire en sorte que les rapports de force basculent en faveur du camp du peuple qui voudrait changer la réalité et sortir le pays de la dépendance.

Donc, après avoir observé et pris conscience, il faut agir, car sans action, on reste dans l`abstrait et dans la spéculation intellectuelle.

Concernant les frauduleuses élections en République démocratique du Congo. Après le premier hold-up électoral d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale par son poulain Louis Michel, le 22 avril 2007, le professeur Fweley écrivait "La RDC en impasse !": Celui qui croit en l`avenir de son pays défend la cause de son peuple et il le protège contre toute agression extérieure.

En Afrique, la `` science électorale » se construit et s`explique sur la base du patronage, du néo-patrimonialisme et du clientélisme. Pour gagner, il faut en plus des cadeaux, établir des alliances, nouer des amitiés solides, construire des réseaux, corrompre les représentants des électeurs et les différentes classes sociales (nobles, bourgeois, riches, pauvres, etc.) sans oublier de s`attirer la faveur des chefs spirituels - les prêtres et les pasteurs -; il faut approcher régulièrement les syndicats, les responsables des secteurs privés, les patrons d`entreprises, sans oublier les universités et la classe intellectuelle.

La possession du pouvoir se résume et se réduit à  l`art de distribuer les postes politiques les plus importants dans le cercle de ses relations, non en fonction des compétences de chacun, mais plutà´t en fonction du degré d`affinité, de soumission et de confiance envers le pourvoyeur des postes politiques. On comprend dès lors l`influence des hommes politiques sur leurs familles et dans leurs contrées.

Puissants personnages et puissants représentants du pouvoir central, riches, courtisés, jouissant du double prestige du titre et de la fortune, investis de l`autorité politique et matérielle, il leur est facile de faire sentir leur influence et d`imposer leur choix sur la population, par des promesses ou par la corruption. Les électeurs sont sous leur dépendance comme les pauvres et les ouvriers qui vivent sous la dépendance des riches et des patrons.

La `` science électorale » cherche à  expliquer le comportement électoral et le choix électoral, mais elle a également pour objet de réprimer les pratiques frauduleuses et les actes de corruption qui accompagnent les opérations électorales.

Elle exige ainsi la désignation des gardiens impartiaux, par lesquels se transmet et s`enrichit la connaissance des scrutins, qui privilégient l`intérêt supérieur de la nation, comme le Parlement de l`Ukraine l`a fait en décembre 2004 au moment où ce pays traversait les fraudes électorales les plus graves de son histoire, en rétablissant la vérité. Mais que faire lorsqu`une république bananière nomme des magistrats partiaux qui ne travaillent que pour les intérêts de celui qui les a nommés ? En d`autres termes, à  qui le peuple doit-il s`adresser s`il découvre que les magistrats de la Cour suprême de Justice de leur pays sont immoraux et iniques, qu`ils ne disent pas la justice, qu`ils travaillent pour les intérêts d`une coterie là  où ils doivent garantir la volonté générale ? Que doit faire un peuple, lorsqu`il découvre que la justice est inféodée au pouvoir exécutif et au chef de l`État et ne défend pas les intérêts des citoyens ? A qui le peuple doit-il s`adresser ? Doit-il très librement se faire justice tout en sachant qu`il sera écrasé par les chars de l`armée, que personne ne le protégera ni ne le défendra ou doit-il s`adresser à  la justice communautaire, c`est-à -dire au Tribunal international de La Haye tout en sachant que même cette instance internationale de justice peut être pervertie et protéger les intérêts des grandes puissances qui financent son existence ? Que doit donc faire un peuple

Lorsqu`il découvre que les intérêts supérieurs de la nation ne sont protégés ni par la justice nationale et ni par la justice internationale ? Devant une telle réalité, peut-on reprocher à  un peuple d`utiliser la rue ou un autre moyen pour se faire justice si les acteurs qui, par principe, doivent garantir et défendre les pratiques démocratiques, se mettent à  servir uniquement les intérêts partisans ? Pour éviter les fraudes, le favoritisme et l`impunité, ne faudrait-il pas exiger que les juges, à  tous les niveaux, soient élus au suffrage universel sur la base de leur moralité, parce que le système de nomination favorise largement le clientélisme et a déjà  montré ses limites ?

Dans un système de nomination, ne doit-on pas s`attendre à  ce que les juges décident toujours en faveur de la personne qui les a nommés ?

Avant sa mort, le cardinal Frédéric Etsou a laissé le message suivant au peuple congolais : `` Nous, pasteurs du peuple de Dieu, avons une mission délicate et difficile, celle d`être serviteurs du Logos, serviteurs du Verbe Incarné, serviteurs de la Vérité et non du mensonge. Et cela, avec courage […] Ouvrons les yeux dans les diocèses pour voir la misère de notre peuple, ouvrons nos coeurs devant plus de millions de Congolais tués par une guerre inutile d`occupation. […] Comme tout le monde, nous disposons des informations sur les vrais résultats électoraux […] Ces résultats diffèrent de loin de la mascarade politique que nous venons de vivre le mercredi 15 novembre par la déclaration de la CEI et du verdict de la Cour suprême de Justice du lundi 27 novembre 2006. Nous ne devons pas entrer dans cette grande comédie […] Nous devons fermement condamner la logique dans laquelle la communauté internationale avec la complicité de quelques Congolais nous a enfermés […] Le message que cette communauté internationale nous flanque non seulement est fallacieux, mais également subtil et dangereux et contribue à  l`hypothèque de notre pays. […] Dans les eaux troubles, les Congolais qui n`aiment pas le Congo se plaisent dans la corruption et dans un enrichissement scandaleux en dépit de la misère de nos populations. Nous, comme pasteurs, nous sommes avec le peuple et au service de la vérité. On ne peut pas, au nom de la violence et du mensonge, museler la bouche des serviteurs de la Parole qui ont le souci réel des populations congolaises si paupérisées ».

Lorsque l`armée a tiré à  l`arme lourde sur 14 Ambassadeurs du CIAT, dont celui de la Belgique, le monde politique occidental est resté indifférent. La Cour suprême de Juste n`a rien dit. Pas une seule protestation. Tout s`est passé comme si le président actuel de la RD Congo a obtenu de ses parrains un permis de tuer. Dans des circonstances analogues, l`armée a tiré sur les paisibles citoyens du Bas-Kongo, membres de la secte corruption lors des élections sénatoriales. La Cour suprême de Justice, inféodée au pouvoir, n`a vu la faute que du cà´té de ceux qui protestaient. Elle n`a pas condamné ceux qui ont organisé les fraudes. Lors des accrochages entre les milices du président et celles du sénateur Jean-Pierre Bemba, des civils ont été tués mais la Cour suprême de Justice ne s`est pas intéressée à  eux et à  leurs familles. Dans plusieurs autres circonstances, la Cour suprême n`a pas pratiqué la justice qui est sa mission.

De nombreux Congolais croupissent dans les prisons et attendent leur procès, mais l`on sait d`ores et déjà  le sort qui leur sera réservé et la protection que le pouvoir recevra. Les hommes de main du pouvoir continueront à  opérer dans l`ombre sans s`inquiéter outre mesure des conséquences des leurs actes. Dès lors, que doit-on penser de la Cour suprême de Justice en RD Congo ?

Malgré le courage du mea culpa du cardinal Frédéric Etsou, les Congolais n`ont maintenant aucun moyen de changer les résultats électoraux. Alors et encore, cette éternelle question d`ordre juridique : `` A qui un peuple doit-il s`adresser lorsqu`il découvre que le pouvoir judiciaire de son pays a cessé d`être juste, qu`il est corrompu et est au service du pouvoir politique ? »

3. Jean Claude Kalala Muayika, "Fédérateur" et le plus "Actif" !

Comme le montre cette affiche de 1997, Jean-Claude Kalala Muayika dénonçait déjà , l'arrivée de l'Afdl avec M'zée Laurent-Désiré Kabila comme d'un Mobutu Bis. Jean-Claude Kalala se définit lui-même comme un combattant au front contre la dictature. Fin des années 80, le Maréchal Mobutu nomme son homme de main, Jean-Pierre Kimbulu Moyanso wa Lokwa comme Ambassadeur en Suisse. Président des étudiants Zaïrois de Fribourg, Jean-Claude Kalala se voit remettre un discours déjà  préparé qui vante les bienfaits de Mobutu et sa dictature, qu'il doit prononcé à  l'hà´tel Intercontinental de Genève. La JMPR existe encore, le nouvel Ambassadeur veut relancer ses activités. Dans les toilettes de l'Intercontinental, Jean-Claude Kalala écrira un nouveau discours, rien à  voir avec celui lui proposé. A Paris, nous nous retrouvons dans mon petit village de Beaubourg. Zurich est le bastion des Congolais Anti-Kabila en Suisse. Simple, pacifique et révolutionnaire dans l'à¢me, Jean Claude Kalala Muayika est "Fédérateur" et le plus "Actif" organisateur des manifestations Anti-Kabila à  Zurich en Suisse.

Lorsqu'il demande une marche auprès de la police de Zurich, l'ordinateur affiche tous ses coordonnées, il n'a qu'a ajouter la date et signer. Dieu seul sait le nombre des marches pacifiques que Jean-Claude Kalala Muayika a demandé à  la police Zurichoise ? Et en Suisse, qui dit demande d'une marche, dit aussi des frais administratives de sécurité à  payer. Au mois de juin, une grande manifestation est préparation contre Glenclore le géant exploiteur des minerais congolais. L'entreprise suisse est basée à  Baar dans le canton de Zoug, qui génère un chiffre d'affaire cinquante pour cent plus important que Nestlé ou Novalis en Suisse, grà¢ce au pillage des ressources en république démocratique du Congo. Jean-Claude Kalala est un vrai "Muana Bandal", il est demeuré très attaché à  sa commune de Kinshasa ! Il n'est pas dans des coteries tribalo-ethniques mais il est très attaché à  la lutte pour la défense du Congo. Jean-Claude Kalala Muayika, catholique pratiquant, "Tata Mokambi", responsable des catholiques africains francophones dans le canton de Zurich, initiateur des marches pacifiques pour la RDC à  Zurich en Suisse.

Cette affiche d'une manifestation Anti-kabila de 2015 contre le troisième mandat d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale sur le trà´ne est toujours d'actualité.

Sebastien Mutomb Mujing, le fameux chargé d'Affaires de l'ambassade de la République démocratique du Congo en Suisse s'était empressé d'envoyer des compatriotes: Ma Mado Ntumba, Ma Evelyne Milolo, Chick Munduki Osonga et Jean-Claude Kalala au Tribunal Pénal Fédéral de Bellinzona, pour avoir réclamé la vérité des urnes en décembre 2011 à  l'ambassade de la RDC à  Berne. Photo Réveil FM International

Des Mobutistes nostalgiques et leurs affidés, des politicailleurs du dimanche, mangecrates et politiventres sont à  l'oeuvre le long du lac Léman en Suisse. Des joséphistes en quête de nominations, pour maquiller leurs turpitudes, des Mobutistes-Joséphistes, dont la majorité ont un membre de famille qui travaille et soutien le régime d'usurpation anti-peuple de Kinshasa, ont décidé avec l'appui de Sébastien Mutomb Mujing, le fameux chargé d'Affaires de l'ambassade de la RDC, de mettre en place une Convention des Congolais de Suisse.

Des Congolais collaborationnistes décidés à  mettre à  genoux le noble combat des Congolais Résistants-Patriotes-Combattants en Suisse. Pour ceux qui connaissent la Suisse avec ses 26 cantons, on est étonné que ceux qui mettent en place la Convention des Congolais de Suisse sont résidents de Genève, Lausanne, Fribourg. Les Congolais de Berne , Grisons, Zurich, Lucerne, Schaffhouse, Saint-Gall, Bà¢le-Ville, Bà¢le-campagne, Obwald, Soleure, Zoug, Tessin...sont ignorés dans cette macabre démarche.

En se faisant ami-ami avec Sébastien Mutomb Mujing, les "Conventionnistes" veulent-il faire table rase sur les marches de protestation et lobbying des Résistants-Patriotes-Combattants de Suisse ?

Les "Conventionnistes du Lac Léman" ignorent-ils que Sébastien Mutomb Mujing a traduit en justice les Congolais qui avaient manifesté dans l'enceinte de la maison commune, c'est-à -dire l'ambassade de la RDC à  Berne en 2011? Les Congolais qui ne réclamaient que la vérité des urnes !

En septembre 2013, Réveil FM International était présent au Tribunal Pénal Fédéral de Bellinzonna où Jean-Claude Kalala Mwayilka, Chick Munduki Osonga, Ma Evelyne Milolo, Ma Mado Ntumba avaient comparu devant les juges. Diable mais où étaient donc les "Conventionnistes" de Suisse pour accompagner des compatriotes injustement accusés par un psychopathe, marionnettiste aujourd'hui de la Convention des Congolais de Suisse ? Pour s'attirer de la bienveillance du régime d'usurpation, d'imposture qui use et abuse du terrorisme d'Etat, "Des sorciers-Bandoki" sont prêts à  tout !

A Zurich, les décisions se prennent en collégialité. Il faut dire que Bienvenu Silulundi et Achille Ibula, sont les deux compatriotes incontournables, qui s'investissent dans la réussite dans des manifestations Anti-Kabila. C'est aussi à  Zurich, que les Congolais avait mis en place un parlement pour mieux s`imprégner de la démocratie participative. On pouvait y entrer y parler autant que l'on voulait, sans que personne ne vous coupe le sifflet. Cette expérience, qui a duré quelques années, a été bénéfique pour tous.

4. Osonga Chick Mundunki Kongo Telema, héros dans l'ombre !

Il transpire l'humilité, n'aime pas que l'on parle de lui et n'a besoin d'aucune publicité. Osonga Chick Munduki-Kongo Telema est un vrai héros dans l'ombre. Il a été traduit à  la justice fédérale à  Bellinzonna par le chargé d'Affaires de l'ambassade de la RDC à  Berne. Sa caméra a été confisquée par la police de Berne. Pour une première c'est vraiment une première dans l'histoire de la diplomatie mondiale. L'ambassade de la République démocratique avait accusé ses ressortissants auprès des autorités suisses.

Le 28 juillet 2013, Jean Claude Kalala Muayika, Chick Munduki Osonga, Evelyne Milolo et Mado Ntumba Munduki s'étaient présentés au tribunal fédéral de Bellinzonna, accusés par Sébastien Mutomb Mujing, chargé d'Affaires ai de la Mission diplomatique de la République démocratique du Congo. Qu'avaient-ils fait les Congolais résidents en Suisse pour être accusé par l'ambassade qui devait les protéger ?

Chick Munduki Osonga-KongoTelema et Freddy Mulongo à  Zurich

Des congolais avaient manifesté pacifiquement dans l'enceinte de l'ambassade de la RDC à  Berne. Une ambassade fantà´me, une ambassade presqu'abandonné où les herbes folles risquaient d'abriter des serpents et scorpions.

Pour avoir chanté à  tue-tête contre le hold-up électoral, dénoncé la dictature totalitaire installé au Congo-Kinshasa et la prise en otage de ses institutions par une bande mafieuse...

Sébastien Mutomb Mujing va accuser faussement ses compatriotes congolais à  la police suisse, de violation de domicile comme si la résidence de l'ambassade était sa propriété ou celle de ses parents. Il est allé trop en insinuant que ses compatriotes avaient cassé vitres, portes et que certains documents avaient disparu !

La majorité des premières vidéos sur les congolais de la Suisse résistante ont été réalisés par Chick Munduki Osonga. Il participe à  toutes les manifestations qui ont lieu à  Zurich.

5. Justin Tshiswa Bantou Manyanga, vive le Congo !

Il est jeune, courtois et courageux. Justin Tshiswa Bantou Manyanga vient de donner un coup de pied dans la fourmilière, dans une vidéo, dénonçant les traîtres et collabos qui endormissent le combat de la libération du Congo. L'effet papillon a été immédiat. Il a la dragée haute ! La Suisse ensommeillée se réveille de sa torpeur. Mais cela lui a valu une plainte de la part d'un collabo impénitent. Justin Tshiswa Bantou Manyanga fait un peu exception à  la règle. Depuis le temps que les Congolais de Genève traficotent avec le régime d'imposture, il fallait bien que la césure se fasse un jour. Des Apparatchiks et oligarques Joséphistes qui se cà´toient dans des fêtes de mariage, "Matanga" sans "Mutakalisation", la complicité devenait évidente. Les imposteurs du régime qui viennent à  Genève, accueillis avec pompe par des gardiens de la résistance. Trop, c'est trop ! Seul Justin Tshiswa Bantou Manyanga a pu dénoncer ce mélange de genre et envoyer aux orties, ceux qui se compromettent dans la résistance. Quel est l'objectif poursuivi par ceux qui font copains-coquins avec des ventriotes et politicailleurs de passage à  Genève ?

Que Justin Tshiswa Bantou Manyanga ne se fasse pas que des amis, c'est normal et louable. Genève a perdu beaucoup de ses patriotes-résistants en cours de route. Ceux qui ont cru que la lutte serait facile et rapide, se sont mordus les doigts, les habitués de la cueillette ont vite déchanté. Les découragés de la première heure se ramassent à  la pelle à  Genève.

6. Deux religieux réveillés et debout: Pasteur Roger Puati et l'abbé Joseph Lukelu

Des Mabumucrates qui dirigent par défi, clament à  qui veut les entendre que la République démocratique du Congo est un Etat laïc. La laïcité, c`est le respect de toutes les religions et de leurs lieux de culte. Ce n`est pas la négation des religions ou l`ignorance de la foi des citoyens. Il revient à  l`Etat non pas de financer les cultes, mais de protéger le droit pour chacun de vivre sa foi librement. Depuis, le non respect des lieux de messe, des tueries par la Police nationale congolaise (PNC), de jeunes catholiques dans leurs paroisses et des arrestations arbitraires, des marches pacifiques organisées par le Comité Laïc de Coordination (CLC); mais aussi la prédication du pasteur François-David Ekofo en la cathédrale du Centenaire Protestant à  Kinshasa, le 16 janvier dernier, jour anniversaire de l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila, devant des imposteurs, arrivistes, politicailleurs et ventriotes qui ont pris en otage les institutions de la République et sévissent en toute illégitimité et impunité...le départ en exil du pasteur Ekofo, quelques jours après sa patriotique prédication ! Tous ces événements malheureux ont crée un électrochoc au pasteur Roger Buangi Puati, de tempérament calme et serein, est sorti de son mutisme. Un vrai et grand réveil. Avec intelligence, doigté et carnet d'adresse, le pasteur Roger Buangi Puati s'est mis à  secouer le cocotier du régime dictatorial et sanguinaire qui sévit impunément en République démocratique du Congo, son pays d'origine. Il a mobilisé les églises protestantes suisses pour soutenir et être solidaire avec l'Eglise du Christ au Congo (ECC) la plus grande fédération protestante au monde et la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO).

Lettre de soutien des pasteurs de l'Eglise Réformée Vaudoise à  l'Eglise du Christ au Congo (ECC- Fédération Protestante du Congo), à  la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), aux chrétiens congolais et au peuple congolais qui exigent la démission de M. Joseph Kabila et un retour à  l'ordre constitutionnel et à  la paix par une transition citoyenne en République Démocratique du Congo

Au Président de l'Eglise du Christ au Congo Dr. André Bokundoa-Bo-Libake Siège de l'ECC Kinshasa-Gombe République Démocratique du Congo

Au Président de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo Monseigneur Marcel Utembi Tapa Centre interdiocésain Kinshasa-Gombe République Démocratique du Congo

Copie conforme:

Au Président de la Confédération Helvétique Monsieur Alain Berset Bundesplatz 3 3005 Berne

Au Président des Etats-Unis d'Amérique Monsieur Donald Trump 1600, Pennsylvania Avenue NW Washington, DC 20500 Etats-Unis d'Amérique

A Sa Sainteté le Pape François PP/00120 Via del Pellegrino Citta del Vaticano

Au Président de la République Française Monsieur Emmanuel Macron 55 Rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris France

A Madame la Chancelière de la République Fédérale d'Allemagne Dr. Angela Merkel Willy-Brandt-strasse 1 10557 Berlin

Au Premier Ministre du Royaume de Belgique Monsieur Charles Michel 16, rue de la loi 1000 Bruxelles

Au Premier Ministre du Royaume-Uni Madame Theresa May 10 Downing Street, Westminster, London SW1A2AA Royaume-Uni

Au Président du Conseil Européen Monsieur Donald Tusk Rue de la Loi 175 1048 Bruxelles

Au Secrétaire Général de l'ONU Son Excellence Monsieur Antà³nio Guterres First Avenue at 46th Street New York, NY 10017 USA

Au Président de la SADC Son Excellence Monsieur Ian Khama Siège de Gaborone Botwana

Au Président de la République d'Angola Son Excellence Monsieur Joà£o Manuel Gonçalves Lourenço Luanda République d'Angola

Au Président en exercice de l'Union africaine Monsieur Paul Kagame Quartiers généraux de l'Union africaine B. P. 3243

Roosvelt Street W21K19 Addis Ababa Ethiopie

Nous, pasteurs et diacres de l'Eglise Réformée Vaudoise en Suisse, informés de la situation sécuritaire et la crise politique qui prévalent en République Démocratique du Congo, ainsi que la répression dirigée contre les chrétiens et l'ensemble du peuple congolais qui demandent pacifiquement un retour à  l'ordre constitutionnel par la démission digne et responsable de Monsieur Joseph Kabila dont le mandat est échu depuis le 19 décembre 2016 et une transition citoyenne, afin de permettre la tenue d'élections pacifiques, transparentes, crédibles et démocratiques, venons exprimer notre soutien et notre solidarité aux églises de la République Démocratique du Congo, à  leurs dirigeants et au peuple congolais tout entier dont les souffrances durent depuis de nombreuses années.

Nous attirons l'attention des autorités suisses et de la Communauté internationale sur la violence et les menaces exercées particulièrement sur les autorités ecclésiastiques protestantes et catholiques, dont certains sont contraints à  un exil forcé. Nous affirmons que seules les aspirations profondes du peuple congolais ont la primauté sur tous les autres intérêts qui minent la stabilité de la République Démocratique du Congo.

Nous exprimons notre solidarité au pasteur André Bokundoa, président de l'Eglise du Christ au Congo (ECC) et à  la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), leur adressons un salut fraternel et les portons dans nos prières face aux défis qui s'imposent au peuple congolais en ce moment.

Nous restons attentifs au développement de la situation en République Démocratique du Congo et espérons le rétablissement des principes du droit, de la justice et de la liberté qui sont, sans nul doute, le ferment de la paix, de la démocratie et du développement.

Que l'ensemble du peuple congolais trouve ici l'expression de notre soutien fraternel et de notre prière dans sa marche vers un Etat de droit dans lequel la femme congolaise et l'homme congolais recouvriront enfin leur dignité et leur liberté qui sont un don de Dieu.

Lausanne, le 8 février 2018

Signataires:

1. François Baatard, pasteur, paroisse la Sallaz-les Croisettes, Lausanne, Suisse

2. Marie-Claude Baatard, pasteure, paroisse La Sallaz-les Croisettes, Lausanne, Suisse

3. Laurent Bader, pasteur, paroisse de Vufflens-la-Ville, Suisse

4. Pierre Bader, pasteur, paroisse de Corsier-Corseaux, Suisse

5. Luc Badoux, pasteur, paroisse de la Sarraz, Suisse

6. Diane Barraud, pasteure, Point d'Appui, Lausanne, Suisse

7. Sophie Biéler, pasteur, aumà´nier à  l'hà´pital d'Yverdon-les-Bains, Suisse

8. René Blanchet, pasteur, formateur, Cossonay-Ville, Suisse

9. Pascale Guillet-Boismard, diacre, paroisse d'Aigle, Yvorne et Corbeyrier, Suisse

10. Bernard Bolay, pasteur, paroisse de Blonay-Saint-Légier, Suisse

11.François Bonzon, pasteur, Lonay, Suisse

12. Bernard Bolay, pasteur, paroisse de Blonay-Saint-Légier, Suisse

13. François Bonzon, pasteur, Lonay, Suisse

14. Magali Borgeaud dit Avocat- Sieber, diacre, paroisse de Saint-Cergue Arziez-Le Muids, St-Cergue, Suisse

15. Eric Bornand, pasteur, président de la Ministérielle, paroisse de Saint-Saphorin, Suisse

16. Dominique-Samuel Burnat, pasteur et psychothérapeute, paroisse de Bellevaux-Saint-Luc, Lausanne, Suisse

17. Maryse Burnat-Chauvy, pasteure Haut-Talent, Epalinges, Suisse

18. Olivier Buttex, pasteur retraité, Bioley-Magnoux, Suisse

19. François de Charrière, pasteur, Saint-Sulpice, Suisse

20. Nicolas Charrière, pasteur, paroisse de Vaulion-Romainmà´tier, Suisse

21. Florence Clerc Aegerter, pasteure, aumà´nerie de l`Université de Lausanne, Suisse

22. Jean Chollet, pasteur de Saint-Laurent-Eglise, Suisse

23. Alice Corbaz, pasteure, Chablais vaudois, Gryon, Suisse

24. Daniel Corbaz, pasteur, Lausanne, Suisse

25. Jean-Jacques Corbaz, pasteur, La Conversion, Suisse

26. Isabelle Court, pasteure, paroisse de Begnins-Burtigny, Burtigny, Suisse

27. Guy Delessert, pasteur retraité, Vufflens-la-Ville, Suisse

28. Michel Durussel, pasteur, Etoy, Suisse

29. Richard Falo, pasteur, paroisse de Chavannes-Epenex, Suisse

30. Georges Favez, pasteur retraité, Vallorbe, Suisse

31. Olivier Favrod, pasteur, Vevey, Suisse

32. Marc-André Freudiger, pasteur, Bex, Suisse

33. Marie-José Geneux, diacre, paroisse de Payerne, Suisse

34. Christine Girard, diacre, paroisse de Renens, Suisse

35. Sarah-Isaline Golay, pasteure, paroisse de Chailly-la Cathédrale, Lausanne, Suisse

36. Pascale Guillet-Boismard, diacre, paroisse d'Aigle, Yvorne et Corbeyrier, Suisse

37. Etienne Guilloud, pasteur de la paroisse du Pied du Jura, Suisse

38. Christian Heyraud, pasteur, paroisse de la Dà´le, Nyon, Suisse

39. Armi-Helena Hildén, diacre, paroisse du Haut-Talent, Suisse

40. André Joly, pasteur, la Cathédrale, Lausanne, Suisse

41. André Jufer, pasteur, Clarens, Suisse

42. Jacques Kà¼ng, pasteur, paroisse des Avançons, Suisse

43. Nathalie Kraehenbuehl, Diacre, ministère Ecoute et soutien, Chailly sur-Montreux, Suisse

44.Aline Lasserre, pasteure, paroisse de Prilly, Suisse

45.Guy Lasserre, pasteur, paroisse de Prilly-Jouxtens, Suisse

46.Florence Là¶liger, diacre, paroisse de l`Aubonne, Suisse

47.Gabriele Maffli, pasteure, paroisse de Vevey, Suisse

48.Corinne Méan, pasteure, paroisse Lonay-Préverenges-Vullierens, Suisse

49.Jocelyne Muller, pasteure, paroisse de Bellevaux-Saint-Luc, Lausanne, Suisse

50.Serge Molla, pasteur, coordinateur de la région Lausanne-Epalinges, Suisse

51.Jean-Philippe Noir, pasteur retraité, Les Charbonnières, Suisse

52.François Paccaud, pasteur, Région Morges-Aubonne, Morges, Suisse

53.Xavier Paillard, pasteur et président du Conseil Synodal de l'Eglise Évangélique Réformée du Canton de Vaud, Suisse

54.Pierre-Yves Paquier, pasteur, paroisse d'Aubonne, Suisse

55.François Pastoris, pasteur, paroisse de Gland, Suisse

56.Gérard Pella, pasteur, Attalens, Fribourg, Suisse

57.Marcel Piguet, pasteur retraité, Le Lieu, Suisse

58.Pierre Pouly, pasteur retraité, Grandvaux, Suisse

59.Roger Puati, pasteur, paroisse de Saint-Laurent-les-Bergières, Lausanne, Suisse

60.Antoine Reymond, pasteur, Prilly, Suisse

61.Timothée Reymond, pasteur de la paroisse de Prilly-Jouxtens, délégué au dialogue interreligieux, Suisse

62.François Rochat, pasteur, Paroisse de Payerne.Corcelles-Ressudens, Suisse

63.Virgile Rochat, pasteur, paroisse de Chailly-la Cathédrale, Lausanne, Suisse

64.Jean-Denis Roquet, pasteur, paroisse d'Aigle, Yvorne, Corbeyrier, Suisse

65.François Rosselet, pasteur, aumà´nier en soins palliatifs, Riviera, Suisse

66.Marc Rossier, pasteur responsable de la jeunesse dans l`EERV, Suisse

67.Daniel Rouzeau, pasteur, Froideville, Suisse

68.Eugène Roy, pasteur, Pully, Suisse

69.François Russillon, pasteur, paroisse de la Tour-de-Peilz, Suisse

70.Martine Sarasin, pasteure, paroisse de Nyon, Suisse

71.André Sauter, pasteur, paroisse de Gland, Suisse 72.Emmanuel Schmied, aumà´nier régional pour l'enfance et diacre de la paroisse de la Sallaz-les Croisettes, Lausanne, Suisse

73.Emmanuel Spring, diacre, Savigny, Suisse

74.Danielle Staines, diacre, paroisse de Morges, Suisse

75.Pierre Strauss, pasteur retraité, Genolier, Suisse

76.Marc Subilia, pasteur, Brent, Suisse

77.Jean-Pierre Thévenaz, pasteur retraité de Riviera-Pays-d'Enhaut, Yvorne, Suisse

78. Pascal Veillon, pasteur, Lausanne, Suisse

79.Christian Vez, pasteur, paroisse du Plateau du Jorat, Oulens-sous-Echallens

80.Pierre Vuille, pasteur, Morges, Suisse

81.Yann Wolff, diacre, aumà´nier régional pour la jeunesse et paroisse de la Sallazles Croisettes, Lausanne, Suisse

82.Lucette-Woungly-Massaga, pasteure, Lutry, Suisse 83.Alain Wyss, pasteur, paroisse Coeur de la Cà´te, Suisse

L`abbé Joseph Lukelu est un Congolais debout, qui crache la vérité sans animosités et atermoiements. Les "Congolais debout" , est un mouvement citoyen, patriote et pacifique constitué des Congolais de toute sensibilité religieuse ou politique ! Il a en son sein des femmes et hommes de qualité, qui ont un sens élevé du respect de la chose publique. On y découvre des jeunes qui aiment foncièrement le Congo. Dans ce mouvement, il n'y a pas un culte de personnalité de Sidika Dokolo, l'initiateur qui mouille sa chemise autant que les autres. Prêtre de l'Archidiocèse de Kinshasa, l'abbé Joseph Lukelu est un prêtre auxiliaire au sein de l`UP Grand-Vevey, qui comprend les deux paroisses de Vevey. Auparavant, il était prêtre auxiliaire au sein de l`UP Chasseron-Lac et s'occupait des paroisses de Sainte-Croix, Grandson et Yverdon-les-Bains. C'est sa vidéo d'engagement pour le mouvement "Les congolais debout qui touche aux triples. C'est un buzz. L'abbé Joseph Lukelu réveille le Congolais qui sommeille en chacun. Nous n'avons pas à  attendre des autres qu'ils fassent ce que chaque Congolais doit faire. Un Congolais debout est un congolais engagé pour sa patrie. Le Congo se meurt mais ne doit pas mourir. Certes, à  cause des imposteurs, corrompus, criminels, profito-situationnistes et autres ventriotes, qui ont pris en otage toutes les institutions et dirigent par défi, qui pillent, violent, assassinent et n'ont respect de rien, pas même de la vie humaine... La mère patrie est sous occupation, elle est dans un coma avancé. Le Congo a besoin de tous ses fils et filles à  son chevet pour son grand réveil. Ceux qui veulent diriger doivent aimer le Congo et respecter les Congolais.

Seule la démocratie, avec le respect des droits et devoirs pour chaque citoyen peut relever le Congo, qui n'a pas besoin des femmes et hommes providentiels. Chaque Congolais doit prendre conscience que la République démocratique du Congo est le seul bien en commun pour tous les Congolais. Elle ne se partage pas, elle ne se divise pas non plus...Mais elle se lègue pour des générations futures. Les Congolais doivent se battre pour la RDC avec toutes se potentialités en ressources humaines, géologiques, avec sa superficie, sa place au cœ“ur de l'Afrique, ne continue pas à  figurer le dernier de la classe dans les classements mondiaux.

Le respect de la vie humaine est primordial. Chaque jour, voir des vies fauchées avec des kalachnikovs, machettes... devient insupportable. Ceux qui devraient protéger les Congolais se vautrent dans des magouilles et l'enrichissement rapide, illicite et mafieux. L'impunité bat son plein. Des criminels sont encensés, la population est martyrisée. Le Congolais n'a pas droit de manifester, des policiers qui entrent dans des paroisses avec des armes, bastonnent des paisibles citoyens, tirent dans la foule comme sur des bétails, gazent des nourrissons...C'est pire que le Far-West !

7. L'aîné Kangafu Vingi, pour une Transition sans Alias Kabila

Papa Kangafu Vingi participe aux différentes manifestations Anti-Kabila à  Zurich. Il est vient toujours avec ses pancartes. Le grand idéologue de l'Institut Makanda Kabobi fait de la résistance. Il écrit des ouvrages pour expliquer ce qui se passe. Consultant retraité de l'UNESCO vivant à  Lucerne continue sa lutte. Papa Kangafu Vingi fait partie du groupe d'intellectuels de la République démocratique du Congo, basé en Suisse qui souhaite la transition sans Alias Kabila, plutà´t avec le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque de Kinshasa, toujours au centre d`une campagne diffamatoire et de diabolisation de la part d'un régime des médiocres et incapacitaires. Alias "Kabila et les oligarques dont il s`est entouré doivent dégager ! "

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dimanche 6 mai 2018

La Suisse et la diaspora congolaise: Collabos et Traîtres!

La diaspora congolaise en Suisse a été à  l'avant-garde, sous la dictature du Maréchal Mobutu Sese Seko, sous M'zée Laurent Désiré Kabila et encore sous l'imposteur de Kingakati, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Mais il y a eu beaucoup des traîtres et collabos...sans doute l'à¢ge avançant la tentation de la mangeoire a été très forte. De l'opposition à  la résistance, comme au bal des faux chauves, des collabos et traîtres se révèlent seuls...

C'est en 1982, en Suisse, qu'il y eut la Confédération des partis de l'opposition (CPD) avant de créer la plate-forme Union des partis de l'opposition. Il y avait une contestation de la direction du MNC avec François Lumumba et ses acolytes Kituka Munganaga et She Okitundu. Le Parti démocratique Congolais (PDC) s'était scindé en deux en 1983: PDC aile Léonard Mulopo, Kituka Munganga, Mi-Josée Mutombo contre le PDC aile Demofike, Eddy Angulu, Muhinda Fior et Mukamata Yenye. Leurs disputes et procès pour la paternité du nom PDC furent réglés en 1984, le tribunal ayant donné raison à  la première aile. Le PDC aile Demofike changera de nom et deviendra : Alternative démocratique à  l'Horizon (ADH). Mais déjà  en 1983, pour prévenir contre les émiettement des politiciens-politicailleurs, une coordination des opposants a été mis en place à  Lausanne. Son secrétariat exécutif a été confié au Dr. Musey, un indépendant qui pouvait départager des opposants rivaux. Et le Dr. Musey a été secondé par Léonard She Okitundu, Basile Luminuku et Léonard Mulopo. Et cette coordination basée à  Genève de 1985 à  1988, se proclama "Gouvernement Zaïrois en exil" avec Léonard Mulopo, président; Muyinda Fiore (Premier ministre); des ministres: Angulu Mabengi auteur du livre "Les enfants de Mobutu et Papa Wemba", qui devint Ambassadeur de la RDC en France sous M'zée Laurent Désiré Kabila, Fidèle Sambasi, Mi-José Mutombo, Thomas Ntambu, Kasongo Kinieth...

Faux opposants vrais collabos : Léonard She Okitundu, Benoit-Christian Kambinga !

A mourir de rire. Le Vuvuzélateur national et Pinocchio de la République: Lambert Mende Omalanga se clame "Lumumbiste" puisque Tetela. Même le plus corrompu de Tetela est Lumumbiste parce Patrice Emery Lumumba était Tetela. Mais qu'ont-ils de nationaliste comme le fut Lumumba ? Rien. Léonard She Okitundu est le plus grand collabo et traître que la diaspora congolaise Suisse n'ait jamais connu. Comment quelqu'un, en exil en Suisse en 1973, qui a débuté sa carrière chez SOS-Asile Vaud et dans le comité suisse pour la défense du droit d`asile, qui pendant quinze ans (1982 - 1997), est intervenu comme expert en droit international auprès des bureaux de consultation juridique de Caritas à  Genève en Suisse, peut-il accepter l'inacceptable une fois rentrée au Congo ? Des Congolais déplacés, devenus des réfugiés dans leur propre pays ? Des femmes, hommes enfants violés ? Des Congolais tués, assassinés pour leur arracher leur terre trop riche et Léonard She Okitundu Ya She collabora avec des occupants !

La République démocratique du Congo est un enfer pour des droits de l'homme qui sont foulés aux pieds par celles-là  qui devraient le garantir: les autorités congolaises. Qui a oublié que c'est Léonard She Okitundu qui a retiré la plainte de la RDC contre le Rwanda, pays agresseur? Le 23 juin 1999, le gouvernement congolais portait plainte devant la Cour internationale de Justice (CIJ) contre le Rwanda de Paul Kagame, Hitler Africain, suite à  l`agression d`une partie de son territoire par la soldatesque rwandaises. Le 15 janvier 2001, la République démocratique du Congo, sur instigation de Louis Michel, via son Léonard She Okitundu, retirait ladite plainte. Le lendemain 16 janvier 2001, la terre entière apprenait par Louis Michel sur les médias internationaux que M'zée Laurent-Désiré Kabila était assassiné au Palais des marbres à  Kinshasa. Depuis M'zée Laurent-Désiré Kabila à  aujourd'hui, le collabo et traître est membre de tous les gouvernements d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. En 2006, She Okitundu Ya She Anaconda a loupé le perchoir du Sénat. La Tutsi power ayant préféré l'édenté de la Gare du Nord à  Paris, Léonbitch Kengo Wa Dondo, un dinosaure Mobutiste revenu d'exil.

Mutakalisé à  Londres par des patriotes-résistants congolais, Ya She Anaconda a récidivé avec un sextape sur le net qui circule au grand bonheur des dames !

Chargé d'Affaires à  la mission permanente de la République démocratique du Congo auprès de l'ONU à  Genève de 1999 à  2001, Christian Kambinga étonnait les autres diplomates africains. Au Conseil des droits de l'homme, il était défenseur du Rwanda, pays agresseur plutà´t que la RDC, son pays d'origine. Un beau jour, il a pris ses cliques et claques a rejoint le mouvement rebelle criminel pro-rwandais le RCD-Goma. Dans le gouvernement 1+4=0, il a été nommé nommé vice-ministre de la Coopération par Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Remplacé à  ce poste par Banza Wa Mukalayi Sungu par le décret no 5/159 du 18 novembre 2005, portant réaménagement du gouvernement de la transition. Christian Kambinga a été empoisonné.

Son fils Germain Kambinga, ancien photocopieur à  Royal-Gombé, est aussi traître et collabo. Galérien et crève la dalle, il est pire que les politicailleurs et enfarineurs professionnels. Germain Kambinga a oublié d'où il est venu. Il est devenu arrogant, imbu de lui-même avec un ego surdimensionné, cet autodidacte arriviste a toujours eu la prétention d'être plus intelligent que tous les Congolais. Il s'est autoproclamait le "Macron Congolais" avec quel résultat ? Il a tellement tourné sa veste qu'elle craque de tous cà´tés. Ancien conseiller de Jean-Pierre Bemba, Vice-président de la République de l'Ecofin de 2003-2006, Germain Kambinga a été nommé Porte-parole du MLC avant de trahir et de retourner sa veste. Il a été nommé Ministre de l'Industrie par Alias Joseph Kabila. Éjecté, il continue à  rouler pour Jo Kabila. Sa plate forme alimentaire le "Ventre" est une appendice du régime d'imposture, d'occupation et de prédation. Tel père, tel fils !

Convention des Congolais de l'étranger, le nid des collabos

La Convention des Congolais de l'étranger en Suisse initiée par Bafwa Mulengay n'est qu'une mascarade. Une Convention des ethno-tribalistes est maquillée en Convention des Congolais de Suisse, cela est une escroquerie intellectuelle. A la Convention des Congolais de l'étranger, il y a beaucoup des profiteurs du malheur des congolais. Quatre familles ont comptés leurs amis et connaissances et ils ont toupet de s'appeler "Convention des congolais de l'étranger.

Les Conventionnistes du Lac Léman ont dernièrement invité Marie-Ange Mushobekwa, la fameuse Ministre des droits humains pour une conférence de presse à  l'hà´tel Intercontinental de Genève qui a avorté. Comment ont-ils fait pour inviter la ministre la Ministre d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ? Il paraît que l'une des dames membres est la belle sœ“ur d'Alexis Ntambwe Mwamba, ministre de la justice. C'est elle qui a joué à  l`entremetteuse.

Les Conventionnistes du Lac Léman ont amené Noà«l Tshiani, le laquais Rwandais et faux candidat à  l'élection présidentielle, au parlement Suisse à  Berne. L'ont-ils déjà  fait à  un autre Congolais ? Non !

Hélas chez les conventionnistes du Lac Léman, il y a un mangeur à  tous les rà¢teliers, l'homme de tous les coups: Bafwa Mubengay Lwakale, un dinosaure ringard, grognard et piteux marionnettiste et tireur des ficelles !

A 64 ans, l'ethno-tribaliste Constantin Bafwa Mubengay est demeuré un fossoyeur, cascadeur, jongleur, situationniste et mangeur à  tous les rà¢telier qu'il a toujours été. Il affectionne des coups bas et il adore demeurer dans l'ombre tout en tirant les ficelles. Bafwa Mubengay, l'homme qui agit dans l'ombre, a oublié que la République n'est pas un "Ligablo" mais un pays.

Le Congo est le seul bien en commun qu'ont tous les Congolais. Si un de nous excelle, nous devons tous applaudir mais si par contre certains veulent nous amener dans leurs magouilles contre la Nation, nous devons dire: Non !

On ne peut pas être dans une pirogue en pleine rivière et voir un des nà´tres sortir sa perceuse pour trouer la pirogue, demeurer tranquille. Les fossoyeurs, fourbes, roublards, dribbleurs patentés et inconscients de la République doivent répondre de leurs actes. Et pourtant, à  64 ans, on doit pouvoir être une référence dans sa communauté, on devrait surtout commencer à  regarder dans le rétroviseur pour partager aux jeunes générations, les valeurs et convictions, pour aimer et défendre le Congo, en oubliant d'aiguiller aux jeunes les écueils et pièges à  éviter.

La République démocratique du Congo n'est pas un pays normal. Si les Congolais eux-mêmes ne font un effort, ce pays qui est un géant aux pieds d'argile, qui attire tous les vautours, charognards et prédateurs du monde entier va les échapper. Le Congo est en soin intensif, la mère-patrie est dans un coma avancé. La République a besoin de tous ses fils et filles à  son chevet.

Comme son frère de tribu "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, roublard, fourbe, dribbleur patenté, grand requin et prédateur de la liberté de la presse, qui a muselé la presse congolaise et qui a privé 60 millions de Congolais d'un débat démocratique inscrit dans la Constitution pour se faire nommer Rapporteur au Sénat par alias Joseph Kabila, voilà  qu'un dinosaure ringard et grognard Bafwa Mubengay Lwakale croit pouvoir nous titiller.

Dans un e-mail intercepté envoyé à  ses frères tribalo-éthiques, il y a quatre ans, Bafwa Mulengay Lwakale, un individu sans épaisseur, pensait réduire notre travail et qualifiait Réveil FM International de "Média pamphlétaire". Ce tribalo-éthique se trompait, Réveil FM International est un "Média indépendant, libre et citoyen mais surtout un "Média Roquet" qui aime et sait mordre les mollets".

Faire de la provocation gratuite et fortuite, empêcher Réveil FM International de faire son travail en posant des questions sur ce qui se trame dans la communauté congolaise de Suisse, c'est accepter l'intranquillité. C'est le choix qu'a fait le tribalo-ethnique Bafwa Mubengay dont les fourberies et accointances avec l'ambassade de la RDC à  Berne et les autorités illégitimes de Kinshasa ne datent pas d'aujourd'hui.

Bafwa Mubengay garde encore son vieux ordinateur des années 90 avec un logiciel extrêmement rouillé, il ne se rend même pas le monde a évolué, que Mobutu Sese Seko a été chassé du pouvoir en 1997, que les élections Louis Michel de 2006 ont placé à  la tête du Congo, un imposteur et incapacitaire, que les fausses rebellions sont orchestrées par celui qui trà´ne abusivement sur le Congo, que l`allégeance d'alias Joseph Kabila auprès des voisins agresseurs: Ougando-Burundo-Rwandais n'est plus à  démonter, que la paupérisation des Congolais devient insupportable, que le énième tripatouillage de la Constitution pour maintenir alias Joseph Kabila coà»te que coà»te au pouvoir est en marche, nos populations chosifiées, affamées, clochardisées veulent autre chose que le régime tortionnaire actuel...

Marionnettiste patenté, Bafwa Mubengay aime tirer les ficelles. Il a concocté son programme tout seul et veut le faire avaliser à  la Communauté. Il n'a invité que ses frères, cousins, neveux, nièces...Il a le culot de l'appeler "Convention des congolais de Suisse". A l'heure où la République démocratique du Congo se meurt et que les congolais originaires de toutes les 11 provinces doivent s'unir pour faire face aux enjeux du non Etat de droit, de la balkanisation, de l'illégitimité d'un régime qui dirige par défi, des assassinats programmés, arrestations arbitraires, diverses humiliations...Bafwa Mubengay a fait le choix de la coterie tribalo-ethnique.

Le changement est une démarche légitime. On ne peut pas être un pays avec autant des ressources demeurer l'un des pays les plus pauvres au monde. Le congolais vit avec 0,1 dollar par jour ! Bafwa Mulengay Lwakale est un "Marionnettiste patenté et tireur de ficelles hors pair" ! Le comble est qu'il est sournois, se cache et ne dit pas clairement c'est lui en complicité avec l'ambassade de la République démocratique du Congo qui est derrière les Conventionnistes du Lac Léman. C'est là  la malhonnêteté.

Nous revenons sur nos trois questions qui n'ont jamais obtenu de réponse:

1. La République démocratique du Congo pour se reconstruire à  besoin de tous ses fils et filles, originaires de toutes les provinces pour faire bloc. Car dit-on l'union fait la force. Un pays se construit ou se reconstruit avec tous ses enfants sans exclusion. Or les Conventionnistes du Lac Léman sont en majorité originaires du Grand Kasaï. Ils se sont auto-cooptés. Il faut sans doute parler le Tshiluba pour être un Conventionniste ! On ne peut pas boutiquer la "Convention" avec les "Bana Betu", "Tshintu Tshetu" en saupoudrant avec quelques affidés d'autres provinces. Ce n'est pas construire le Congo mais contribuer à  sa destruction.

2. La Convention des congolais de l'étranger (CCE) a-t-elle remplacé la Fédération des Congolais de l'Etranger (FCE), belle initiative qui a fondu comme neige sous le soleil? Bafwa Mubengay a toujours clamé qu'il est parmi les initiateurs de la Fédération des Congolais de l'Etranger, n'a-t-il pas de compte à  rendre à  la communauté congolaise flouée ? Lorsque les animateurs sont allés faire allégeance au régime d'imposture de Kinshasa, comme tous les ventripotents, pour chercher des postes politiques, les Congolais n'ont-ils droit à  aucune explication ? Circulez il n'y a rien à  voir. Lorsque Tshiyembe Mwayila (FCE) et d'autres pataugent et se la coulent douce dans la mangeoire joséphiste et deviennent des thuriféraires du régime, les Congolais de l'Etranger n'ont toujours pas droit de parler ?

3. Pourquoi cette accointance avec l'ambassade de la RDC en Suisse ? Un régime illégitime qui règne par défi, pourquoi collaborer avec lui ?

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mardi 22 janvier 2008

Fweley Diangitukwa: " Les fraudes électorales "

Fwely DIANGITUKWA, chez lui à  Vevey en Suisse

Politologue, essayiste Congolais vivant en Suisse, Fweley Diangitukwa est un écrivain prolifique. A son actif plus d'une dizaines d'ouvrages publiés sur la République Démocratique du Congo. C'est à  coeur ouvert qu'il a répondu à  nos questions. Nous avons volontairement gardé le style oral, explicatif et parfois répétif pour que l'interview soit accèssible à  tout le monde. Du point de vue scientifique le professeur Fweley Diangitukwa n'a rien à  prouver ses écrits et sa biographie parlent par eux-mêmes. Docteur en sciences économiques et sociales, mention science politique, il a enseigné au département de science politique de l'Université de Genève et à  Schiller International University à  Leysin en Suisse. Fraudes électorales: comment on récolonise la RDC est son dernier ouvrage qui vient d'être publé aux éditions L'Harmattan, à  Paris.

Réveil FM: Monsieur Fweley Dia, pensez-vous que les élections en Afrique sont caractérisées par la banalisation de la fraude électorale et l'impunité des fraudeurs ?

Fweley DIANGITUKWA: Oui, je le pense. Mais partout sur le Continent où les élections ont été organisées, le peuple et leurs leaders ont pris chaque étape au sérieux. Quant à  nous, en République Démocratique du Congo, seules quelques voix ont crié dans le désert, entre autres celle du professeur Augustin Mampuya et celle de M. Jérà´me Bonso de la Ligue nationale pour les élections libres et transparentes (LINELIT). Certains Congolais ont effectivement dit ouvertement que les élections seront truquées mais ils ne sont pas allés très loin après la proclamation des résultats. Beaucoup se sont tus depuis lors. Constater et prévenir sont une bonne chose, mais l'action est au- dessus de tout. Lorsque nous nous sommes rendu compte collectivement que les fraudes massives ont eu lieu, il était de notre devoir de protester. Nous ne l'avons pas fait et nous nous sommes laissés dominés, terrorisés par le pouvoir qui a fini par avoir raison sur le peuple. Vous savez, les pays étrangers prennent les Congolais pour des naïfs, des gens peureux et complaisants. Oui, tout a été banalisé tout au long du processus électoral. Dans mon livre, je décris les stratégies mises en place par le pouvoir pour truquer les élections alors que nous avons eu des exemples des peuples qui ont résisté contre l'arrogance du pouvoir : le peuple ukrainien en constitue un .

Aujourd'hui, nous observons des résistances populaires au Kenya, en Géorgie et ailleurs. Qu'avons- nous fait en tant que peuple pour résister contre les fraudes massives ? Pire, les anciens mobutistes qui étaient humiliés par l'AFDL qui les a chassés du pouvoir sont allés comme des enfants quémander des postes politiques et partager le pouvoir avec le PPRD. Non, il faut savoir garder sa dignité et respecter sa personne. J'affirme qu'il n'y a qu'un seul fléau en République Démocratique du Congo et il s'appelle l'`` impunité». Depuis l'époque coloniale, le peuple congolais n'a jamais cherché à  punir ceux qui pillent et déstabilisent le pays. Nous n'avons rien reclamé aux colons belges qui ont pillé le Congo et les oeuvres d'art qui gisent toujours dans les musées belges. Vous connaissez Tervuren. C'est le Congo artistique qui a été transporté en Belgique. Nous n'avons jamais condamné le régime de Mobutu qui avait publiquement pendu quatre anciens ministres au Pont Kasa-Vubu. Les enfants de ces martyrs sont traumatisés à  vie. Quelle a été la réaction du peuple congolais à  la chute du régime de Mobutu ? Rien, personne n'a demandé des comptes. Le président Laurent-Désiré Kabila a proclamé une `` révolution pardon », c'est-à  -dire la poursuite de l'anarchie. Aujourd'hui, personne ne demande de compte au pouvoir. Bienau contraire, les `` intellectuels » courent derrière le pouvoir pour solliciter des postes et une fois au pouvoir ils se comportent exactement comme les mobutistes qu'ils critiquaient encore dans l'opposition ou depuis l'étranger. C'est regrettable.

En 2006, l'ensemble des Congolais a été trompé et manipulé. L' élection était plus qu'une comédie. Le mensonge et la manipulation ont fait croire au monde entier que c'est Joseph Kabila Kabange qui a gagné. Dans mon livre, j'apporte les preuves des fraudes en rassemblant des témoignages. Autrement, qu'on procède au recensement de la population pour pouvoir comparer les chiffres avancés par les ordinateurs de M. Malu Malu et la réalité ou, dans le cas contraire, qu'on crée une commission d'enquête composée de différents partis politiques, des membres de la société civile, des Eglises. Je démontre également que la communauté internationale a participé et contribué au montage du mensonge contre les intérêts du peuple congolais. La République Démocratique du Congo est ainsi devenue un laboratoire des Nations Unies. C'est au Congo que l'on teste les recettes onusiennes avant de les appliquer ailleurs, parce que le peuple congolais est jugé naïf et peu exigeant. Il nous revient de remettre les pendules à  l'heure, car à  force de nous taire, de nous soumettre et de ne jamais manifester publiquement notre indignation et notre ras-le-bol devant les acteurs et les pays qui organisent astucieusement le retour de la colonisation en Afrique, nos pays succomberont les uns après les autres. La plupart des Congolais ignorent le travail occulte mené par des réseaux étrangers qui ne souhaitent pas l'indépendance réelle des pays africains et la libération totale de l'homme noir, car si les Africains se libèrent, qui l'Occident va-t-il encore soumettre, exploiter et dominer ? J'ai mené une analyse froide et impitoyable sur les fraudes électorales dans le but de rétablir la vérité.

Les Congolais doivent maintenant s'employer à  accéder à  la vérité sans plus chercher à  être assistés par les Etats et les firmes transnationales qui exploitent le Congo. Lorsque les pays étrangers découvriront que les Congolais sont maintenant unis et ont acquis la maturité politique et la conscience nationale, qu'ils sont devenus responsables, ils s'ingéreront difficilement dans la vie politique de notre pays. Mais cela demande un sérieux engagement de la part de chacun de nous. Nous faisons encore trop confiance aux étrangers qui, pour cette raison justement, nous considèrent encore comme des grands enfants. C'est très indigne de notre part ! Comme une maison ne peut tenir sans une bonne fondation, une nation ne peut pas construire un avenir radieux en tolérant les fraudes. Dans une telle situation les fraudeurs ou encore les usurpateurs croient qu'ils ont acquis le droit de mentir. J'en veux aux hommes de droit. Certes, sous le mobutiste, la corruption n'épargnait personne, même pas ceux qui étudiaient le droit. Elevés dans la corruption, les magistrats ferment les yeux aujourd'hui devant des pratiques éhontées et rétrogrades. C'est regrettable. C'est lorsque le Congo aura des hommes de droit intègres, qui pratiquent et respectent le droit et la justice que l'impunité disparaitra et le pays se mettra debout.

Réveil FM: Quelle similitude faites-vous entre les élections qui viennent de se dérouler au Kenya et celles de la République Démocratique du Congo en 2006 ?

Fweley DIANGITUKWA: La différence est totale. Le Kenya est à  sa deuxième expérience. Les Kenyans ont mis fin au régime tyrannique de Arap Moi en organisant ce qu'ils ont appelé la -bas `` des élections propres ». C'est donc un peuple aguerri et persévérant qui refuse de se laisser tromper. En République Démocratique du Congo, depuis l'indépendance, les hommes forts qui s'emparent du pouvoir méprisent le peuple qui se laisse soumettre. Au Kenya, c'est encore le président de la commission électorale qui, en se fondant sur l'éthique et la déontologie, a émis un doute sur le succès électoral du président Kibaki, actuel chef de l'Etat. C'est qui a donné de la force au parti de l'opposition et à  la population qui sont descendus dans la rue pour protester. Cela diffère de la complaisance dans laquelle se trouvent nombre d'hommes politiques de notre pays qui n'ont, pour la plupart, qu'un seul souci : accèder au pouvoir et jouir de ce pouvoir. Quelle que soit l'issue, le Kenya est sur la voie démocratique.

Les députés de l'opposition sont majoritaires au parlement alors que chez nous les ténors de l'opposition d'hier ont rapidement et clandestinement rejoint l'Alliance de la Majorité présidentielle (AMP -copiée sur le modèle de UMP en France). Nous ne sommes pas sérieux comparativement aux Ukrainiens, aux Kenyans ou encore aux Géorgiens. Les pays occidentaux qui connaissent parfaitement bien le comportement et la naïveté des Congolais se permettent tout dans notre pays au point de choisir eux-mêmes librement, et avant les élections, le chef de l'Etat qui leur plaisaient parce qu'ils ont estimé qu'il est plus facile d'obtenir des avantages économiques avec Joseph Kabange. Les élections étaient une comédie, une mise en scène pour faire croire et surtout pour prêter forcément de l'argent à  la République Démocratique du Congo afin de contrà´ler ensuite plus facilement l'économie de ce pays. Nous ne jouissons pas de notre souveraineté parce que nous sommes collectivement naïfs, peureux et complaisants.

Réveil FM: Les observateurs étrangers sont-ils "la garantie" pour le déroulement de bonnes élections dans un pays ?

Fweley DIANGITUKWA: Non et non. Beaucoup de pays l'ont déjà  compris à  telle enseigne qu'ils refusent la présence de ces observateurs. L'Algérie a refusé la présence des observateurs français. Que dire ? Les étrangers sont-ils plus sérieux et plus honnètes que les Congolais ? Sont-ils plus nationalistes que les nationaux ? Non. Etre observateur est un métier et celui qui est envoyé en Afrique pour observer les élections reçoit des instructions de son employeur. Il observe ce qu'on lui a demandé d'observer. Il n'est pas animé par l'éthique ou par la morale. Et ceux qui envoient les observateurs ne le font pas pour les beaux yeux des Congolais, si j'ose m'exprimer ainsi. Ils ont des intérêts et ils n'agissent pas pour jeter leur argent par-dessus la fenêtre. Un journaliste comme Stephen Smith, qui travaille normalement pour la défense des intérêts occidentaux en critiquant sévèrement les Africains afin d'affaiblir l'Afrique, a néanmoins eu le courage de reconnaître, dans son livre " Négrologie. Pourquoi l'Afrique meurt " que `` l'Organisation internationale de la francophonie est une machine huilée pour sanctifier des scrutins scandaleusement truquée comme, par exemple, la réélection d'Idriss Deby au premier tour, avec 63 % des voix en juin 2001 ». Lorsque les pays occidentaux qui vivent sur le dos de l'Afrique ont leur candidat à  `` vendre », leurs observateurs `` internationaux » répètent partout la même déclaration comme des perroquets : `` Malgré quelques manquements organisationnels, les résultats traduisent la libre expression de la volonté populaire ». Stephen Smith précise : `` Ces scrutateurs exceptionnels ne sont pas nécessairement fiables, au regard de leur indépendance de jugement. Ils tiennent en effet à  rester inscrits sur les listes de la société civile privée à  qui la Commission européenne sous-traite un travail lucratif, deux ou trois " missions " par an faisant vivre " plutà´t bien " l'observateur électoral, une profession née de la démocratisation de l'Afrique ».

Beaucoup d'observateurs sont des gens avides d'argent. Ils ne vont pas pour observer nécessairement s'il y a des fraudes mais plutà´t si les gens vont effectivement voter. C'est là  toute la différence. Ne faudrait-il pas s'appuyer plus sur des observateurs qui examinent l'existence des fraudes que ceux qui se limitent à  observer l'opération du vote ? Il n'y a qu'en Afrique que l'Occident envoie des observateurs en masse et la présence des observateurs est devenue un moyen officieux de poursuivre la colonisation, en surveillant et en contrà´lant l'Afrique de l'intérieur. C'est une forme de mépris de l'Africain, car ce sont les mêmes pays occidentaux qui soutiennent les dictateurs qui nous envoient des observateurs. Cela ne doit-il pas faire réflechir ? La véritable garantie, c'est notre propre sérieux. Nous devons apprendre à  rédiger nos propres institutions au lieu de demander aux professeurs belges de rédiger notre Constitution comme si le Congo n'avait pas de Constitutionnalistes compétents. Nous devons revendiquer la transparence. L'abbé Malu Malu a repris textuellement la stratégie qui a été appliquée au Tchad. Comme au Tchad donc, il a organisé une fraude grossière en amont en procédant par un recensement des électeurs en lieu et place d'un recensement de la population. Puis, comme au Tchad également, il a amaigri l'électorat de l'Ouest et du Centre tout en boursouflant le corps électoral de l'Est prétendument acquis au chef de l'Etat. Malheureusement pour lui, les données statistiques montrent qu'après plus de cinq millions de morts inutiles et des milliers de déplacés dans les pays voisins, l'argument d'une majorité des masses à  l'Est de la République Démocratique du Congo ne convainc personne. Donc, des fraudes d'une grande ampleur ont bel et bien eu lieu et les résultats de la CEI ne correspondent pas à  la vérité comme le cardinal Frédéric Etsou l'a publiquement affirmé. Il est de notoriété publique que l'abbé Malu Malu travaillait pour le maintien de M. Joseph Kanambe Kabange au pouvoir et il est également de notoriété publique que la Cour Suprême de Justice mise en place par l'actuel chef de l'Etat travaillait pour la défense des intérêts du chef de l'Etat.

Qu'avons-nous fait collectivement pour nous opposer au scénario des fraudes électorales ? Rien. Puis, nous demandons aux Belges, aux Américains et aux Britanniques de nous `` aider » en oubliant qu'ils ont leurs propres intérêts qui ne coïncident pas avec ceux du peuple congolais. On n'a jamais vu dans l'histoire un pays étranger développer un autre pays au détriment de son proprement développement. Les Congolais doivent revoir leur manière de juger et d'apprécier la politique étrangère des puissances qui exploitent les richesses du Congo. L'abbé Malu Malu ne s'est probablement pas rendu compte du tort qu'il a causé à  l'Eglise catholique en ne pensant qu'à  sa poche. A cause de lui, l'Eglise catholique a été humiliée à  telle enseigne que le cardinal Frédéric Etsou s'est senti obligé d'exprimer publiquement son indignation en déclarant : `` Je dis fermement non et non à  toute autre manoeuvre qui mettrait en cause le libre choix du peuple congolais, et qui risquerait de jeter le pays dans une confusion inutile. La Communauté internationale devait s'abstenir de toute tentative d'imposer au peuple congolais celui qu'il ne s'est pas choisi comme son président. Toute tentative de ce genre serait un acte grave d'irresponsabilité et pourrait hypothèquer et entamer tout ce qui fait la fierté et le prestige de l'Occident et des USA. Non donc aux manipulations frauduleuses des urnes. Non à  ce qui n'est pas la volonté du peuple congolais. Non à  toute tentative d'imposer au peuple congolais un candidat devant juste satisfaire les appétits gloutons et prédateurs de ses commanditaires étrangers des ressources du sol et sous-sol congolais. Aux responsables de la CEI, particulièrement M. l'abbé Apollinaire Malu Malu, nous vous invitons à  déclarer et à  annoncer les résultats vrais et crédibles qui reflètent le vote vrai des Congolais, gage pour une vraie paix et le début d'une ère nouvelle de reconstruction de la République démocratique du Congo, du respect de sa souveraineté et de l'unité nationale. Nous voulons par les urnes la paix. Nous voulons la paix ». Peu avant sa mort, le cardinal Frédéric Etsou a pris quelques dispositions en adressant une lettre très accusatrice aux Evêques de la CENCO. Cette lettre, qui a été reproduite dans le Journal Le Phare en date du 20 décembre 2006, dit : `` A mon frère, Son Excellence Mgr Melchisedeck Sikuli, à  qui je porte l'estime et du respect et qui connait mon engagement personnel pour la libération de notre frère Mgr Emmanuel Kataliko, d'illustre mémoire, à  qui il a succèdé à  Beni-Butembo, je dis ma désolation sur les propos que l'Abbé Malu Malu a tenus à  mon endroit sur le plateau de la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC). J'en profite pour demander à  l'Assemblée Plénière de la CENCO d'envisager à  partir de l'an 2007 et dans le futur de ne plus concéder à  aucun prêtre congolais l'autorisation de travailler dans les structures politiques au niveau national ou provincial. Il serait mieux de confier cette responsabilité directement à  la CENCO et si cela est nécessaire de désigner, à  l'unanimité, des Evêques qui peuvent en faire partie et qui seront redevables d'abord à  l'Assemblée Plénière, ensuite aux organes de l'Etat qui nous sollicitent. »

Réveil FM: Quelles sont les véritables failles de notre système électoral ?

Fweley DIANGITUKWA: Elles sont nombreuses en commençant par l'absence d'experts dans la CEI et dans les autres institutions, le recours au clientélisme, l'absence d'un personnel compétent et bien formé qui maîtrise le système électoral. Il n'existe pas une juridiction indépendante chargée du contentieux électoral. La magistrature est juge et partie. Elle n'applique pas la transparence et travaille et défend les intérêts d'une coterie. La population se retrouve ainsi sans véritable défenseur. Pareille pour la Haute Autorité des Médias (HAM). Cette institution publique n'est pas indépendante. En tout cas, pour sortir de l'impasse dans laquelle se trouve la République, il nous faut une juridiction indépendante. Les journalistes qui sont continuellement terrorisés et parfois assassinés ont peur de crier haut et fort. On se souvient du sort malheureux réservé à  Franck Ngyke Kangundu et à  Muamba Bapuwa pour ne citer que ces deux. Dans mon livre, je propose la création d'un Observatoire national de la bonne gouvernance qui s'occupera d'organiser des élections transparentes au suffrage universel. Il s'occupera également de l'éducation de la masse à  la démocratie. Cela s'entend. Il faut des femmes et des hommes intègres dans cet Observatoire. Il est regrettable de constater que les modes de désignation (ou système électoral) ne sont pas bien connus dans notre pays, même par ceux qui ont un bagage universitaire. Beaucoup ne comprennent pas le vocabulaire relatif au système électoral comme le scrutin uninominal, le scrutin de liste, le système mixte, le ballottage, etc... alors que les mots sont bien français. Les véritables failles de notre système électoral sont donc à  chercher dans le manque de transparence, dans l'ignorance du système électoral et dans le recours régulier au clientélisme et au néopartimonialisme.

Réveil FM: Quelle est la part de la diaspora dans les élections au Congo, aujourd'hui et demain ? Que pensez-vous du ministère de la diaspora ?

Fweley DIANGITUKWA: La diaspora a été exclue du processus et elle a baissé les bras. C'est bien dommage. Elle l'aurait du s'impliquer davantage. En tout cas beaucoup de pays misent sur leur diaspora pour élargir l'électorat national. C'est le cas des pays comme l'Espagne, le Portugal, les Philippines, etc. L'expérience fort négative et désastreuse pour la diaspora congolaise doit servir de leçon pour l'avenir. C'est l'Etat congolais qui donne des passeports à  ses ressortissants, comment peut-il ensuite émettre des doutes sur la nationalité de ses ressortissants au seul motif qu'ils sont à  l'étranger ! Le même Etat continue de vendre les passeports aux Congolais de l'étranger après avoir refusé leur participation dans le processus électoral, il est heureux de recevoir les véhicules et les transferts de fonds des Congolais de l'étranger. Et lorsqu'il s'agit d'une étape sérieuse comme le processus électoral, l'Etat ne reconnaît plus les siens. Ce n'est pas sérieux. C'est malheureux et honteux. Les Congolais de l'étranger ont compris leur degré de marginalisation, qu'ils tendent à  devenir plus exigeants. C'est un signe avant coureur. Il me semble que l'Etat congolais confond la notion de Congolais de l'étranger dans lesquels il ne considère que les Congolais vivant en Occident. Or, en les excluant, l'Etat a aussi exclu les Congolais vivant au Congo-Brazzaville, en Angola, au Gabon et ailleurs parce que ceux-là  font aussi partie des Congolais de l'étranger. Et dire que ce sont des intellectuels qui ont pris et prononcé la décision d'exclure les Congolais de l'étranger pour plaire à  leur chef. A l'avenir les Congolais de l'étranger doivent s'organiser pour mieux défendre leurs droits. Il existe une plate-forme qui doit être renforcée. Elle s'appelle Fédération des Congolais de l'étranger en sigle FCE. En Afrique, à  part l'Afrique du Sud, il est rare de trouver un pays qui associe ses ressortissants hautement qualifiés dans le développement du pays. Il y a certes quelques tentatives au Sénégal et au Mali. Chacun de ces deux pays a créé un ministère pour ses expatriés. Dans le cas de l'Afrique du Sud, le gouvernement considère sa diaspora comme un axe de sa politique de développement et comme un vecteur de transfert vers les secteurs du pays qui ont besoin de personnes très qualifiées. Le réseau SANSAS -South African Network of Skills Abroad- est l'un des dispositifs mis en place pour réaliser ce transfert. Ce réseau est devenu un modèle d'appui aux diasporas scientifiques et techniques sud-africaines à  travers le monde. En matière de récuperation de la matière grise expatriée, les meilleurs exemples ne sont pas en Afrique mais en Asie : en Inde, en Chine et à  Singapour. Je suis tellement choqué et chagriné de voir le mauvais traitement que la République Démocratique du Congo réserve à  ses expatriés que j'ai écrit un livre qui sortira cette année et dans lequel je livre des recettes sur le traitement adéquat à  réserver aux immigrés et la nécessité de leur insertion dans l'économie du pays. J'espère que notre vice-ministre s'occupant de la diaspora congolaise y trouvera quelques leçons utiles. Je n'ai aucune prétention, mais notre pays doit commencer à  nommer des gens compétents qui maïtrisent leurs dossiers au lieu d'avoir des hommes et des femmes qui apprennent leur métier en étant déjà  en fonction. C'est bien dommage !

Réveil FM: Existe-t-il une élite ou des élites congolaise(s) ? On dit que l'élite congolaise va souvent à  la soupe qu'est-ce que cela signifie ?

Fweley DIANGITUKWA: A la question `` Qu'est-ce qu'une élite ?», Pareto répondit : `` Supposons qu'en toutes les branches de l'activité humaine, on attribue à  chaque individu un indice qui indique ses capacités, à  peu près de la manière dont on donne des points aux examens, dans les différentes matières qu'enseignent les écoles. Par exemple, à  celui qui excelle dans sa profession, nous donnerons 10. A celui qui ne réussit pas à  avoir un seul client nous donnerons 1, de façon à  pouvoir donner 0 à  celui qui est vraiment crétin. A celui qui a su gagner des millions, nous donnerons 10. A celui qui gagne des milliers de francs nous donnerons 6. A celui qui arrive tout juste à  ne pas mourir de faim nous donnerons 1. A celui qui est hospitalisé dans un asile d'indigents, nous donnerons 0... et ainsi de suite, pour toutes les branches de l'activité humaine... Formons donc une classe de ceux qui ont les indices les plus élevés dans la branche où ils déploient leur activité, et donnons à  cette classe le nom d'élite». Pour répondre directement à  votre question, il existe dans chaque pays plusieurs élites : intellectuelle, ouvrier, politique, traditionnelle, etc. Toutes ces élites remplissent des fonctions spécifiques même si la tradition voudrait que l'on parle plus de l'élite politique et intellectuelle. Une élite responsable doit remplir la fonction de témoin de la vérité, du bien et de la justice devant sa société. Non pas une fonction de témoin passif, indifférent, mais de témoin actif. Par son témoignage, l'élite devient un artisan de son temps car elle apporte plus de vérité, de bien et de justice. C'est pourquoi les vrais intellectuels ne sont manoeuvrables par aucun pouvoir, ni politique, ni d'aucune espèce. Ils suivent la voie de leur conscience quels qu'en soient les risques. Il y a dans notre pays des hommes cultivés et instruits à  l'école occidentale (il existe aussi une élite traditionnelle qui est hélas négligée !) qui s'emparent du qualificatif `` élite » ou `` intellectuel ». Quant à  l'existence d'une élite politique qui se réfère constamment à  l'éthique de responsabilité, il m'est difficile de répondre positivement à  votre question. L'élite intellectuelle congolaise a perdu sa dignité et sa fierté. Elle utilise son statut comme moyen d'accèder à  de hautes fonctions et rarement comme une responsabilité vis-à  -vis de la société. Cela doit être réparé si elle voudrait remplir valablement sa mission.

Réveil FM: Après les élections la guerre a repris à  l'Est, doit-on donner raison à  ceux qui déclarent " après les élections est égal à  l'avant les élections en RDC ?

Fweley DIANGITUKWA: On se souviendra de cette phrase de Janssen, `` l'avant l'indépendance = après l'indépendance ». Dans l'entendement de ceux qui exploitent nos économies et qui nous exploitent maintenant indirectement, rien ne doit changer dans notre pays. N'oublions pas que sur le plan de la diversité des ressources naturelles, la RDC est probablement le pays le plus riche du monde. Les richesses de notre pays font saliver tous les princes et tous les rois de ce monde. Dans ces conditions, comment pouvaient-ils accepter que l'après les élections soit différent de l'avant ? Il nous manque de bons stratèges dans notre pays, de vrais leaders qui ne reculent pas, comme à  l'instar de Gandhi et de Mandela, c'est-à  -dire ceux qui ont déjà  compris que pour changer le destin du Congo, il ne faut pas négocier avec des sous-traitants mais qu'il faudrait négocier avec les vrais responsables. Qu'ils s'appellent Kagame, Museveni ou Kabila, ce sont tous des sous-traitants qui travaillent pour les intérêts des grandes puissances. La RDC est un grand pays sur le plan géographique et il est promis à  un grand avenir sur le plan politique grà¢ce à  l'effervescence de la jeunesse et à  la richesse de son patrimoine. Nous devons aller à  la rencontre les responsables des gouvernements étrangers qui gèrent à  distance le destin du Congo, comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France ainsi que la Belgique. La conférence de Goma est un passe-temps, car les vrais acteurs y sont absents. Pourquoi vouloir traiter avec un `` ange ?» là  où il est possible de rencontrer Dieu. Kagame pille la richesse du Congo pour le compte de qui ? Est-ce que les Congolais ne peuvent pas renverser le courant ? Devenons des bons stratèges. Dans notre pays, le chef d'Etat arrive toujours au pouvoir par un coup d'Etat et par autoproclamation. Pour une fois que les Congolais ont souhaité une transparence dans l'organisation des élections afin de garantir l'avenir, des fraudes massives ont compromis cet avenir. A l'Est de la République, et ce n'est plus un secret pour personne, il y a eu des taux de participation supérieurs à  100 %. Il y a eu des bureaux et des électeurs fictifs. Du jamais vu dans un Etat qui respecte ses citoyens. Les Congolais ne sont peut-être pas conscients. Il y a un complot contre le Congo à  cause de l'énormité des richesses que recèle notre pays. Le silence de la communauté internationale sur les 5 millions (alors que les casques bleus de l'ONU sont au Congo !) de morts est un indicateur de cette complicité. La mort des millions de Congolais n'ébranle personne, car on élimine par là  des bouches en trop, des bouches `` inutiles » qui ne réclameront plus une aide humanitaire d'urgence.

C'est vraiment honteux et pénible à  admettre. Ne devons-nous pas nous interroger sur l'étrange comportement de l'ONU, des Etats-Unis, du Royaume Uni et de la Belgique dans la gestion du conflit congolais et dans l'organisation des fraudes ? Comment ces pays se sont-ils permis de cautionner une telle comédie électorale ? Alors cette question qui fà¢che. Sommes-nous collectivement conscients que notre pays est probablement le plus riche de la planète compte tenu de la diversité en ressources naturelles ? D'où était venu l'uranium avec lequel les Américains avaient fabriqué la bombe atomique larguée sur Hiroshima et Nagasaki et qui leur permit de mettre fin à  la Seconde Guerre mondiale ? N'est-ce pas du Congo belge ? La RDC n'est pas un pays pauvre, elle est appauvrie. Voilà  un Etat qui vend les minerais les plus stratégiques et les plus chers, réclamés par toutes les grandes puissances militaires et économiques du monde, mais qui est incapable de payer correctement et régulièrement les fonctionnaires. Même l'homme le plus bête ne peut pas comprendre cela. Alors quel est le problème ? Les Congolais qui sont assoiffés d'argent facile ne savent pas négocier, ils signent des contrats léonins sans connaitre la valeur réelle (minerais du sous-sol) de ce qu'ils vendent, ils signent les documents sans se donner la peine de lire le contenu mot à  mot, sans associer une équipe de juristes et d'économistes chevronnés, car les autorité croient que c'est en cachant les contrats qu'elles signent avec les compagnies étrangères qu'elles s'enrichiront rapidement. Avec des villas achetées en Occident ou en Afrique du Sud par des compagnies minières étrangères et offertes aux décideurs politiques, ceux-ci sont prêts à  vendre leur pays ! Les Congolais sont jugés si bêtes et si naïfs que toutes les compagnies minières étrangères retournent rapidement dans notre pays pour profiter de notre imbécillité, même celles qui ont quitté la RDC depuis des lustres. On ne peut pas posséder et vendre de l'uranium, du pétrole, du manganèse, de l'or, du cobalt, du coltan, du cuivre, etc. et être incapables d'avoir une armée nationale compétitive, et être incapables de défendre le territoire national, et être incapables de construire des routes de déserte agricole, etc. Comment pouvons-nous être si ridicules ! Pour quelle raison sommes-nous collectivement incapables de remettre en question tous les contrats miniers ?

Bref, les contrats léonins doivent être dénoncés en bloc afin de contraindre les compagnies extractives étrangères de les renégocier et afin qu'elles comprennent finalement que la RDC est un pays souverain qui a des droits à  défendre et des exigences à  faire valoir. Nous avons tendance à  oublier que les ressources naturelles de notre pays appartiennent à  tous les nationaux. Ce n'est pas la richesse du président ni des ministres. Chaque citoyen a son mot à  dire. Donc si nous sommes pauvres et si les fraudes électorales ont été organisées, c'est avant tout notre faute, c'est parce que nous sommes collectivement parlant assez naïfs. Chaque individu ajuste son comportement avec l'espoir qu'il sera récuperé par le pouvoir afin de se servir, c'est-à  -dire afin d'accèder à  la mangeoire comme dit le professeur Augustin Mampuya. Alors les intellectuels font des éloges à  des individus qui ne les méritent pas. On propose des idéologies rétrogrades qui ne peuvent pas développer le pays, car elles sont dépassées ou inadaptées aux réalités congolaises. L'élite intellectuelle et politique est à  plaindre à  plus d'un titre, parce qu'elle est devenue de plus en plus complaisante. Des universitaires qui ont souffert pour obtenir leur titre académique sont prêts à  faire des courbettes à  des décideurs qui n'ont pas leur niveau et à  qui ils doivent tout expliquer. Comme c'est ignoble ! On ne doit donc pas s'étonner et s'interroger sur : `` Pourquoi après les élections est égal à  l'avant les élections en RDC ? »

Réveil FM: Quelles sont les conditions que la RDC doit remplir pour que les élections soient 100 % congolaises, libres, démocratiques et transparentes ?

Fweley DIANGITUKWA : Il faut d'abord `` construire » des hommes nouveaux. Le mobutisme avec tous ses anti-valeurs a complétement détruit la jeunesse et c'est cette jeunesse élevée dans et par la corruption qui aujourd'hui accède au pouvoir. Que peut-elle offrir lorsque le pouvoir l'a habituée à  donner et à  recevoir la corruption sans état d'à¢me ? Ce n'est pas la faute de cette jeunesse devenue aujourd'hui responsable du destin national. Elle a été une victime. Tant qu'on ne montrera pas et qu'on n'offrira pas autre chose au peuple, il sera difficile de changer la mentalité des Congolais et d'organiser des élections `` propres », c'est-à  -dire transparentes et sans fraudes. Plusieurs ressortissants de Bundu dia Kongo ont été massacrés dans le Bas Congo parce qu'ils manifestaient simplement contre le recours à  la corruption. Il faut ensuite mettre la lutte contre l'impunité au centre de la vie politique. En RDC, la politique est devenue le moyen le plus court pour s'enrichir. Depuis l'indépendance, on n'a jamais vu les hommes politiques qui détournent des millions être jugés. Le pouvoir incarcère ceux qui commettent de petits délits et les opposants et il laisse en liberté les assassins et les `` grands voleurs ». C'est regrettable. Organiser des élections à  100 % congolaises, libres, démocratiques et transparentes sera un long chemin. Mais nous n'avons pas le droit de désespérer. En tout cas, si le peuple et les leaders de l'opposition ne font rien aujourd'hui pour dénoncer unanimement les fraudes qui ont eu lieu dans notre pays, nous devrons nous préparer aux prochaines fraudes, car rien n'empêchera celui qui vient de tricher et qui n'est pas sanctionné de refaire son numéro.

Il lui suffira de réaliser quelques projets économiques et de faire croire aux Congolais qu'il est l'homme qu'il faut pour développer le pays pour que les mêmes organisateurs (nationaux et étrangers) ferment à  nouveau les yeux et facilitent sa reélection afin de continuer à  piller ensemble le pays. Soyons collectivement vigilants, nous ne l'avons pas été jusqu'à  présent. Nous devons devenir de bons stratèges, car nous sommes piégés. La guerre et l'anarchie sont voulues dans notre pays. Il est même permis de croire que les tricheries ont été planifiées et souhaitées pour plonger notre pays dans le chaos afin de montrer à  la face du monde que les noirs sont incapables de se gouverner seuls ou tout simplement pour faciliter le pillage de nos richesses en achetant nos produits à  vil prix, parce que le pays est à  court d'argent. Vu de l'Occident, les fraudes électorales sont de l'ordre du normal dans les pays africains. Les décideurs congolais doivent apprendre à  négocier avec les vrais responsables et plus jamais avec les sous-traitants. En ce qui me concerne, je suis prêt à  faire partie de cette délégation qui cherchera à  négocier avec les grandes puissances (exécutif et parlement américains, britanniques, français et belges) et avec les firmes transnationales qui maintiennent l'état d'anarchie et de guerre dans notre pays pour faciliter les pillages de nos minerais et leur achat à  vil prix. Ce sont eux les vrais acteurs qui détiennent la clé de la paix au Congo. C'est la condition pour le retour de la paix. La conférence de Goma est une autre comédie. C'est en tout cas une perte de temps - une distraction - dans la mesure où il ne sortira rien de vraiment intéressant pour l'avenir de ces provinces (les deux Kivu et Maniema). Il nous faut de braves Congolais qui sont prêts à  négocier la paix avec les `` braves » grandes puissances économiques et militaires.

Que valent Kagame, Museveni, Kabila ou encore Nkundabatware Muhigo face au pouvoir américain, britannique, français et belge qui tiennent le pouvoir africain entre leurs mains ? Ces politiciens africains ne travaillent-ils pas pour eux ? Les Congolais doivent se poser les vraies questions et aller à  la rencontre des vrais acteurs. Aussi longtemps que la RDC ne traitera pas directement avec les grandes puissances et avec les firmes transnationales, il nous sera difficile d'arrêter la guerre et l'anarchie qui leur profitent bien. Pour changer le Congo, il faut que la magistrature pratique la justice et se mette à  combattre les anti-valeurs, il faut que l'``intellectuel » change son comportement, il faut que le Congo en tant que nation, apprenne à  devenir uni et autonome, qu'il fasse respecter sa souveraineté, il nous faut apprendre à  fabriquer nous-mêmes notre richesse au lieu d'attendre les `` dons » des Occidentaux ou encore la signature des `` contrats léonins » avec les Chinois pour relancer les travaux d'intérêt public. Un bon dirigeant est celui qui développe son pays sans trop s'appuyer sur les apports financiers des pays étrangers comme cela se passe dans notre pays. Hélas !

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