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mardi 31 mars 2020

RDC: "Coronavirus" Vidiye Tshimanga Tshipanda soigne-toi, arrête ton cirque et cesse de rechercher le buzz sur ta maladie !

RDC: "Coronavirus" Vidiye Tshimanga Tshipanda soigne-toi, arrête ton cirque et cesse de rechercher le buzz sur ta maladie !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Vidiye Tshimanga 3.jpg, mar. 2020

C'est quoi être conseiller d'un pseudo président, un non-élu bénéficiaire d'une Nomination Électorale, d'une république bananière ? Dans des nombreux pays développés, les conseillers sont des personnages de l'ombre, des "incognito" !

La présidence usurpée de Tshilombo est une calamité. A Davos en Suisse, la délégation présidentielle a oublié de payer ses chambres, tout en emportant des draps et couvertures de l'hôtel. Quelle honte pour toute une nation !

Freddy Mulongo-Vidiye Tshimanga 5.jpg, mar. 2020

C'est connu de tout. Vidiye Tshimanga Tshipanda est imbu de lui-même. Il est hautain, arrogant, suffisant, vantard, impressionniste, arriviste et parvenu. L'ancien checkuleur de Bruxelles aime l'ostentatoire, le tape à l’œil et le bling bling.
Qu'est-ce que la maladie d'un conseiller d'un président peut-elle changer dans la marche de la République ? Rien !
Vidiye Tshimanga Tshipanda n'est pas un élu ? Il n'a aucun contrat avec le peuple congolais. Il est conseiller d'Angwalima Tshilombo point barre.

Pourquoi cette théâtralisation de sa maladie ? En effet, toute la journée d'aujourd'hui Vidiye Tshimanga a martelé devant plusieurs corps médicaux, qu'il était la personnalité la plus puissante de la RDC, car dans sa caboche résidait tous les secrets d'Etat !Il est le conseiller en stratégie de Tshilombo, l'imposteur et usurpateur ! Les médecins n'ont pas bronché. Il a été refusé au Centre Médical kinois (CMK) par manque des lits et d'appareils respiratoires.
Il a refusé de se rendre à la clinique Ngaliema considérée par lui comme un mouroir. .

Il a trouvé une place à l'hôpital HJ à la première rue de Limeté, où des médecins Indiens on demandait à son ambulance d'entrer par la porte dérobée, pour ne pas dérober la quiétude des autres patients. Un Conseiller du président, c'est un homme sorti de la cuisse de Jupiter. Il a des secrets à cacher. Une fois admis, hop un tweet: "L’hôpital CMK refuse de faire le scanner des poumons d’un malade au prétexte que celui-ci est corona-contagieux. Heureusement l’hôpital HJ a finalement accepté de respecter son serment d’Hypocrate. Le COVID-19 n’ est létal que pour moins de 3% des malades."

Il avait déjà tweeté le samedi 28 mars qu'il est atteint du Coronavirus : “Le Covid-19 n’épargne personne et se soigne d’abord par la prévention. J’ai été contaminé par l’ignorance mais grâce à Dieu et à l’isolement, ma famille et mes proches sont protégés. SEUL nous serons à nouveau ENSEMBLE“!

“Attention aux hommes chauves et riches ; l'arrogance du "riche" annule souvent le charme de la calvitie.” "Trop de louange amène un chat à se prendre pour un lion" dit un proverbe africain. 

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jeudi 19 mars 2020

RDC: COVID-19, Angwalima Tshilombo se moque du peuple congolais, il doit démissionner !

RDC: COVID-19, Angwalima Tshilombo se moque du peuple congolais, il doit démissionner !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-FelixTshilombo 341.jpg, mar. 2020


La République démocratique du Congo vivait déjà sous le coronavirus de la misère, pauvreté, malnutrition, corruption généralisée, de l'insalubrité, des bébés prisonniers dans les hôpitaux et centres de santé, des hold-up électoraux, des voyages interminables du Magellan national, des conseillers pléthoriques et incapacitaires à la présidence de la République, des politicailleurs-ventriotes, des kulunas cravatés, des Miyibicrates...

Mais le COVID-19 est foudroyant. Il n'a pas de passeport, n'a pas de traitement, il est redoutable et tueur.

Dans un pays comme la RDC qui souffre du délestage, l'électricité étant une denrée rare, voilà qu'Angwalima Tshilombo s'est fait attendre. Imposteur et usurpateur, Monsieur 15%, Tshilombo le fameux fils Tshisekedi est passé à 22 heures sur les Antennes de la RTNC alors qu'il était attendu à 20 heures. De qui se moque-t-il ? Ce président nommé et non élu, n'a pas aucun respect pour notre peuple.

Contrairement en Europe, où ils ont des médias publics, Angwalima Tshilombo devrait mixer et mobiliser tous les médias de la République: télévisions, Radios commerciales, Radios communautaires et Radio Okapi pour que le message contre le Covid-19 atteigne la majorité de notre peuple, dans les coins et recoins de toute la République. Il devrait passer son allocution dans la journée et ne devrait pas attendre 14 cas de coronavirus pour se prononcer.

Puisque le coronavirus ne s'est pas encore transmis d'un Congolais à un autre compatriote au niveau du pays, qu'il faut rester laxiste. Dès que les Etats-Unis, la France, l'Allemagne...ont commencé à fermer leurs frontières et à prendre des mesures fortes, il fallait les emboîter le pas et ne pas attendre. Il faut sensibiliser à tout va, surtout sur les mesures d'hygiènes à observer.

Des mesurettes d'Angwalima Tshilombo ne feront pas avancer le Schmilblick: interdiction de rassemblement de plus de 20 personnes, toutes activités sportives, deuils en salle ou domicile. Fermetures de : bars, boîtes, terrasses, plus écoles et universités dès ce jeudi 19/03. Tous les lieux de cultes fermés pour 4 semaines.

Pas un mot pour ses voyages ruineux pour les caisses de l'Etat. Sera-t-il confiné au pays pour les 4 semaines ? Pas un mot pour les marchés, le peuple congolais vit avec -1 dollar par jour, il se débrouille. Si les mamans ne vont pas au Wenze que vont devenir les enfants ? Comment peut-on interdire le rassemblement de 20 personnes alors que dans les transports en commun, il y a plus de 40 voire 50 personnes. Pas un mot sur les transports publics.

Les Congolais n'ont pas l'eau qui coule au robinet, mais l'hygiène passe par l'eau. Le gouvernement de Tshilombo va-t-il organiser la distribution d'eau dans des quartiers pour des familles ?

Pas un mot sur un budget spécial pour faire face à tout ça.

Depuis janvier 2020 une épidémie de Coronavirus COVID-19 (ex 2019-nCoV) s’est propagée depuis la Chine.

Qu’est-ce que le Coronavirus COVID-19 ?

Les Coronavirus sont une grande famille de virus, qui provoquent des maladies allant d’un simple rhume (certains virus saisonniers sont des Coronavirus) à des pathologies plus sévères comme le MERS-COV ou le SRAS.

Le virus identifié en janvier 2020 en Chine est un nouveau Coronavirus. La maladie provoquée par ce Coronavirus a été nommée SARS-CoV-2. par l’Organisation mondiale de la Santé - OMS.
Depuis le 11 mars 2020, l’OMS qualifie la situation mondiale du COVID-19 de pandémie ; c’est-à-dire que l’épidémie est désormais mondiale.

Quels sont les symptômes du Coronavirus COVID-19 ?

Les symptômes principaux sont la fièvre ou la sensation de fièvre et des signes de difficultés respiratoires de type toux ou essoufflement.

Comment se transmet le Coronavirus COVID-19 ?

La maladie se transmet par les gouttelettes (sécrétions projetées lors d’éternuements ou de la toux). On considère donc qu’un contact étroit avec une personne malade est nécessaire pour transmettre la maladie : même lieu de vie, contact direct à moins d’un mètre lors d’une toux, d’un éternuement ou une discussion en l’absence de mesures de protection. Un des autres vecteurs privilégiés de la transmission du virus est le contact des mains non lavées.
C’est donc pourquoi les gestes barrières et les mesures de distanciation sociale sont indispensables pour se protéger de la maladie.

Quels sont les symptômes du Coronavirus COVID-19 ?

Les symptômes principaux sont la fièvre ou la sensation de fièvre et des signes de difficultés respiratoires de type toux ou essoufflement.

Existe-t-il un vaccin ?

Il n’existe pas de vaccin contre le Coronavirus COVID-19 pour le moment. Plusieurs traitements sont en cours d’évaluation en France, en lien avec l’OMS pour être utilisés contre le Coronavirus COVID-19. Dans l’attente, le traitement est symptomatique.

En France, les déplacements sont interdits sauf dans les cas suivants et uniquement à condition d'être munis d'une attestation pour :

-Se déplacer de son domicile à son lieu de travail dès lors que le télétravail n’est pas possible ;
-Faire ses achats de première nécessité dans les commerces de proximité autorisés ;
-Se rendre auprès d’un professionnel de santé ;
-Se déplacer pour la garde de ses enfants ou pour aider les personnes vulnérables à la stricte condition de respecter les gestes barrières ;
-Faire de l’exercice physique uniquement à titre individuel, autour du domicile et sans aucun rassemblement. Pour une urgence sanitaire planétaire, prendre son temps.

Angwalima Tshilombo limite ses mesurettes à la prise en charge de ceux qui sont testés positif au coronavirus et les autres ? C'est la prise de tout le peuple congolais qui est exigé. Non seulement, il prend des mesurettes en retard en plus, c'est du gnongnon comme mesures.

A quoi sert cette présidence usurpée ? Tshilombo doit démissionner! A-t-il volé le destin du peuple congolais pour se pavaner au lieu de travailler pour lui ? Il doit démissionner. Tshilombo dégage !

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samedi 30 mars 2019

RDC: Félix Tshilombo, Gourou des Bena Mpuka est-il bénéficiaire du pacte de Ntenda?

Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, fils Tshisekedi est voleur des voix, rêves et d'espoirs du peuple congolais

Bena Mpuka, Talibans, Tribalo-Ethniques: Avocats, activistes de droits de l'homme, journalistes, politicailleurs, Wewa, étudiants ...ceux que nous estimions et respections par leur intelligence et sagesse, puisque Kasaïen dans un élan de coterie ethno-tribaliste, ce sont misent à  défendre le vol des voix du peuple congolais, la fraude-tricherie électorale qui ont abouti à  la nomination de Félix Tshiombo Bizimungu wa Kanambe, fils Tshisekedi comme président protocolaire. La révélation du deal du finaud Tshisekedi avec son prédécesseur Alias Kabila n'a pas calmé d'ardeur des Bena Mpuka. Incroyable, nous croyions défendre tous des valeurs démocratiques, nous ne savions pas que certains de nos compatriotes étaient portés par la tribu, le clan, la province. Le vol électoral est justifié au lieu d'être condamné. Sans honte, ils s'exclamaient c'est un Kasaïen, c'est donc notre tour. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est président il faut faire avec. Nous refusons et réfutons cet argument fourbe. Félix Tshilombo ne sera vraiment Président de la République démocratique du Congo, le jour qu'il gagnera l'élection présidentielle, le jour qu'il sera élu par le peuple congolais. Monsieur 16% peut toujours courir, il n'a pas été élu. Il n'est pas légitime. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, fils Tshisekedi est IMPOSTEUR et USURPATEUR ! La victoire de Fatshi n'est autre qu'une vulgaire fantasmagorie.

Personne n'a demandé au Plouc Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, fils Tshisekedi de voler l'élection de Martin Fayulu ! Aucun Congolais n'a demandé au Finaud Fils Tshisekedi d'enfariner le peuple congolais, en faisant un deal avec Alias Kabila pour se faire nommer président ? Comment sommes-nous arrivés là  et pourquoi ? Pourquoi alors que le peuple congolais est allé aux élections du 30 décembre 2018, pour acter son dégagisme du régime Alias Kabila et ses apparatchiks, se retrouve avec un roublard, fourbe, dribbleur, Félix Tshislombo Bizimungu wa Kanambe , fils Tshisekedi président nommé à  la tête du Congo ? Ce dernier est devenu le masque et bouclier, de celui qui l'a nommé : Alias Kabila ! Félix Tshilombo, fils Tshisekedi est voleur des voix du peuple congolais. Il est voleur des rêves et d'espoirs de ce grand peuple congolais qui a tant souffert. Il doit assumer son vol et ses turpitudes! vient de supplier Alias Kabila de ne pas le traîner en justice pour avoir pris une décision anticonstitutionnelle: celle de bloquer la nomination du Sénat. Alias Kabila et ses apparatchiks Mobutistes-Joséphistes viennent de mettre l'imposteur-usurpateur au pied du mur. Monsieur 16% a été menacé que s'il s'opposait à  la nomination des Sénateurs, le Front des Criminels Congolais-FCC était d'abord pour le recomptage des voix en commençant par l'élection présidentielle."Il se peut que la Commission Électorale Nationale Indépendante-CENI de la République démocratique du Congo a commis l'erreur de publier un PERDANT comme VAINQUEUR à  la présidentielle. Nous sommes (nous du PPRD-FCC) prêts pour le recompte des bulletins de vote des élections sénatoriales, mais nous allons commencer avant tout par le recompte des bulletins de vote présidentiel". André-Alain Atundu ! Le Traître, Collabo et pantin d'Alias Kabila a compris et vite céder !

Le peuple congolais est fort même très fort ! Mais lorsque le peuple est très fort comme le nà´tre, des Anti-peuples s'organisent pour le contourner. C'est pour la troisième fois que le peuple congolais, devenu le dindon de la arce, se voit voler ses élections: Elections Louis Michel 2006, avec Malu Malu, abbé tricheur qui avait enfilé un gilet pare-balles et un casque onusien dans un char de la Monuc pour aller proclamer des faux résultats: Jean-Pierre Bemba avait gagné mais c'est Alias Kabila qui a été proclamé vainqueuer; Election de novembre 2011, où Etienne Tshisekedi avait gagné et Daniel Ngoyi Mulunda, pasteur fraudeur a proclamé Alias Kabila vainqueur... Avec l`élection du 30 décembre 2018, nous sommes devenus la risée du monde. La République démocratique du Congo vient de créer un paradigme qui n'a jamais existé mais risque d'être copié ailleurs: la Nomination Électorale. Le président sortant fait un deal avec celui qui l'a choisi comme successeur parmi les opposants. Il le nomme devant les caméras du 5 continents et les deux font semblants d'une passation pacifique du pouvoir. Le peuple qui est allé voter est floué. Le peuple n'a été qu'un faire-valoir. Ses voix ne comptent pas. Le marionnetiste s'est choisi un pantin au grand mépris du peuple souverain. C'est le grand coup du siècle qu'Alias Kabila vient de réaliser avec Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, fils Tshisekedi. Il est le pantin d'Alias Kabila. Il est devenu son masque et bouclier. Alias Kabila continue sa énième présidence à  travers Félix Tshilombo.

Pourquoi cette solidarité des Kasaïens à  un voleur d'élection Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambé, fils Tshisekedi ? Pourquoi cette volonté de nos frères Kasaïens de faire taire la vérité des urnes ? Alors que personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d`un vase ou ne la met sous le lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière. La vérité des urnes doit nous libérer de la tyrannie du fanatisme tribalo-Ethnique ! Le soutien à  l'imposteur, usurpateur, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, fils Tshisekedi qui est collabo, traître, Maréchal Pétain Congolais proviendrait-il du pacte de Ntenda ? C'est quoi ce pacte Ntenda dont personne n'a jamais entendu parler ? Qu'est-ce que ce pacte Ntenda vient faire aujourd'hui dans le hold-up électoral de Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, fils Tshisekedi ? Comprendre le pacte Ntenda, c'est comprendre en partie la solidarité qu'un Kasaïen ne doit jamais combattre un autre. Les aînés Kasaïens nous expliquent:

Le Congo dit belge, contrairement à  ce que beaucoup pensent, ne fut jamais un écoulement d`un fleuve tranquille pour la Belgique. La région centre du pays a donné son lot de tumultes dans l`écoulement de ce fleuve de la colonisation. Nous sommes en 1958. La Belgique, état colonial en République démocratique du Congo, organise des élections aux assemblées provinciales. C`est la première fois que les Belges convient les `` indigènes » à  cet exercice. Il faut préciser que la Belgique a créé une classe sociale dans sa colonie. C`est la classe dite des évolués : des Congolais et des Congolaises qui, après un temps d`apprentissage des us et coutumes des Europpéens, se voyaient confié un numéro d`assimilés qui faisait d`eux des évolués, une sorte de classe sociale proche des blancs et pouvant être assimilée à  ceux-ci...(sic) Lors de ces élections, la grande majorité de candidats était issue de cette classe.

A l`époque, s`exprimer en français était déjà  une grande référence dans l`échelle sociale. Parler le français, pour nos grands pères, signifiait être apte à  discuter et traiter d`égal à  égal avec le Blanc. Du moins, nos grands pères pensaient qu`une personne s`exprimant en français pouvait bien les représenter auprès du Blanc, le `` Muzungu ou Mbula Matadi ». Voyons comment ces élections provinciales se déroulèrent dans le Kasaï et à  quelle tragédie elles aboutirent…

La province du Kasaï, d`après le découpage des Belges, occupe le centre du Congo. Cette province est l`une des six qui constituaient l`ex- Congo belge. Elle avait, à  cette époque, quelques grandes villes comme Kabinda, Luebo, Muene-Ditu, Tshikapa, Luluabourg, Lusambo, Tshimbulu, Luiza Kambayi, (Sentery) actuel Lubao, Port Franqui ou Ilebo etc…Le chef-lieu de la province, fut Lusambo, dans le pays Tetela. Dans cette province, comme partout au Congo, on retrouvait le règne absolu de la trinité belge "Colon-Administrateur-Mumpe".

Après la deuxième guerre mondiale, il y eut beaucoup d`effervescence au sein de la Force Publique (Armée coloniale) de la part des autochtones, c`est-à -dire des soldats congolais. Cette agitation était conforme à  l`éveil de nos grands pères. En effet ceux-ci avaient bataillé pour le compte de la Belgique jusqu`au Moyen Orient. De cette expérience, naquit une certaine maturité et un esprit de revendication. Cette révolte se solda par une répression sans pitié de la part du colonisateur. La garnison la plus concernée par ces faits fut celle de Luluabourg. Mais ceci est une autre histoire. Mais ces faits furent parmi les éléments qui firent comprendre aux Belges que les Congolais de cette région ne se laisseront plus faire longtemps.

La ville de Lusambo, en tant que chef-lieu de la province, fut un centre de brassage de tous les peuples de la province. On y trouvait des Luba, des Tetela, des Songue, des Lulua, des Babindi, des Kuba, des Kanioka, des Tshokwe etc…C`est ainsi que Monsieur Joseph Ngalula Mpanda Njila est né dans cette ville. Le colonisateur selon ses impératifs du moment, estima que le chef lieu de la province devait être transféré de Lusambo à  Luluabourg, actuel Kananga Malandji wa Nshinga. A cet effet, les Belges organisèrent des festivités et un tournoi de football. Les équipes de Luluabourg et Lusambo croisèrent les fers. L`équipe de Luluabourg remporta ce match. Ce qui fit dire à  beaucoup que les Belges avaient mis comme enjeu de ce match, le chef lieu de la province. Et que c`est suite à  cette victoire que Kananga devint le chef lieu de la province. Ce qui n`est pas conforme aux faits. Les Belges n`en avaient cure des colonisés qu`étaient nos grands pères à  ce moment là . Seuls leurs intérêts politiques, économiques et religieux primaient.

Nous devrons dire ici que tout Belge était un agent informateur pour son pays sur tout ce que pouvait dire ou faire les autochtones. En premier lieu sur tout comportement pouvant amener à  la mise en question de l`autorité coloniale belge. Dans toute la contrée du Kasaï, la classe moyenne est à  majorité belge. Et les rapports entre les commerçants belges et les autochtones ne cessaient de se dégrader. L`esprit revendicatif des Congolais devenait de plus en plus fort. C`est dans cet esprit qu`il y eut des incidents à  Kanyuka. Incidents entre Monsieur Maurice Benoît, agriculteur éleveur de son état, et les autochtones. Il y en eà»t encore d`autres en septembre 1959 à  Tshibambula et à  Ndemba. Incidents qui firent des morts. Jusque là , ces affrontements opposaient Belges et Congolais.

Nous arrivons en 1959, année des élections au Conseil de législation de la province. Il faut rappeler ici que ces élections furent organisées partout au Congo. Elles étaient une réponse à  la montée nationaliste dans tout le pays. Il faudrait dire que suite à  l`esprit revendicatif dans la province, les Belges avaient mis au point une bonne stratégie pour affaiblir les Congolais : "diviser pour mieux régner". C`est ainsi qu`il fut répandu les bruits du Muluba Lubilanji qui est venu dominer le Muluba Lulua. Le Muluba Lubilanji occupe les grandes et belles maisons de Kananga...il faut le chasser et prendre ainsi sa maison. C`est le Muluba Lubilanji qui est commis, clerc ou agent comptable du blanc. Il faut le chasser pour occuper ses emplois qu`il domine etc…

C`est dans ce climat qu`arrivent ces élections de 1959. Il faut souligner que le conflit personnel de leadership au sein du MNC, entre Albert Kalonji et Emery Patrice Lumumba, était déjà  latent. Aux aspirations à  l`autonomie, s`ajoute un climat de suspicion et de méfiance entre Luba et Lulua. Comme en toute période électorale, chaque candidat avait mobilisé ses partisans. Mais très vite, il apparut deux camps bien antagonistes entre Lulua et Luba. La visite de Lumumba à  Kananga ne fut pas pour calmer les choses. A savoir qu`Albert Kalonji briguait le poste de gouverneur. L`appui de la grande communauté Tetela aux Lulua fut interprété par Albert Kalonji comme une manœ“uvre de Lumumba contre sa personne dans leur affrontement pour le leadership du MNC.

Pour le plus grand bonheur des Belges, le climat entre les deux communautés ne faisait qu`empirer. Le verdict des urnes ne fut pas favorable à  Albert Kalonji et aux siens. Monsieur Barthélemy Mukenge Shabantu et sa coalition avait remporté la majorité. Les représentants politiques des deux communautés décidèrent de se rencontrer pour la composition du gouvernement provincial. Les Luba Lubilanji demandèrent à  ce qu`un des leurs, en l`occurrence Joseph Ngalula, soit vice-gouverneur. Mais le jeu des alliances politiques fit que ce poste échut à  un Mutetela et Ngalula fut nommé au ministère de l`intérieur. Chose que les Luba Lubilanji rejetèrent bien entendu. N`ayant obtenu que 3 ministres, les Luba lubilanji s`estimèrent lésés ! Et sous l`instigation de Joseph Ngalula, Albert Kalonji et d`autres leaders, le mot d`ordre du retour fut lancé. Il faut dire que Joseph Ngalula était revenu au Kasaï, sur le plan politique avec et en appui d'Albert Kalonji.

Une question fondamentale se posa aux Luba Lubilanji. Retour ? Mais Où ? De Kananga à  Tshikapa, de Ilebo à  Muene-Ditu, on ne s`est jamais chamaillé pour ce genre de sujet. Les Luba, toutes tendances confondues, ont toujours habité le Kasaï. Et ce depuis des temps immémoriaux où ils avaient quitté Mutombo Mukulu et Nsanga Lubanga. Et voici qu`il faille partir…Nous devons nous interroger sur cette habitude qui prévaut encore. Celle de penser que parce qu`on a trois, quatre ou cinq ministres de son patelin dans son gouvernement, on est mieux. Si cela était positif et bénéfique pour le Congo, on l`aurait vu et su depuis longtemps…Un syllogisme condamnable et nuisible.

Et voici que dans ce climat fort tendu, un événement aux conséquences incalculables se produisit. Un sujet belge, avec ses domestiques autochtones Luba Lubilanji surprit un notable, Lulua, de notoriété publique à  la campagne. Il s`agit du regretté Modeste Kambala Ka Mudimbi. Sous la conduite de ce belge, Modeste Kambala fut assassiné dans des conditions ignobles et innommables. Le lendemain de ce forfait les belges répandirent le bruit que les Baluba de Kalonji avaient tué Modeste Kambala. Ce qui, en partie, n`était pas faux. Mais les maitres à  penser de ce crime, c`était bien la communauté belge. Cet assassinat fut l`étincelle qui mit le feu aux poudres. Ainsi donc les mariages contractés, les amitiés, les origines communes furent oubliées…et les enfants utérins du Kasaï s`entretuèrent. Kalonji et Ngalula demandèrent aux Luba Lubilanji de rentrer à  chez eux…Mais où ? A cette époque, l`actuelle ville de Mbuji-mayi n`était qu`une bourgade, Bakwanga. C`est ainsi qu`une cohorte s`ébranla pour plusieurs destinations : Muene-Ditu, Tshibata, Bakwanga, Ngandajika, Luputa etc…Nous déplorons ici les pertes humaines de ce conflit. Au nom de toutes les victimes, nous ne citerons que deux noms pour les deux communautés : Modeste Kambala et David Odia Tshimankinda.

Mais une fois le forfait commis, l`apaisement revenu, les deux ailes luba se rendirent vite compte de la manipulation dont elles furent victimes de la part des belges. Cela se caractérisa par nombre de chansons populaires qui stigmatisèrent ce comportement félon du blanc belge…Mais cela ne ressuscita personne. Il faut d`abord réfléchir avant d`agir. Le gouverneur Barthélemy Mukenge, apprenant la situation sociale désastreuse des femmes et des enfants à  Bakwanga, par solidarité avec ses frères, organisa une assistance humanitaire d`urgence. Les services de l`ONU de l`époque furent pour beaucoup dans le soulagement de cette souffrance.

Les notables, les chefs coutumiers du Kasaï décidèrent rapidement de s`asseoir autour d`une table. De mettre la paix dans les cases et les chaumières, de se tendre la main et se tourner vers le futur. C`est ainsi qu`il se tint à  Ntenda une assemblée basée sur les coutumes Luba de réconciliation et de pardon. Ils scellèrent un pacte de sang et firent des sacrifies et élevèrent une malédiction éternelle sur quiconque, dans le futur, opposerait encore les Luba Lubilanji et les Luba Lulua. Ce fut le pacte de Ntenda ou `` Ndondu wa ku Ntenda ». Ce pacte se tint à  Ntenda et non à  (lac) Munkamba, comme beaucoup de gens le pensent. Parmi les personnes présentes à  Ntenda, il y eut entre autres : chef Lutonga, chef Kalamba, Albert Kalonji, Barthélemy Mukenge, Luakabuanga François, Ilunga Alphonse, le président Joseph Kasa-Vubu et d`autres.

Le sens du pacte de Ntenda : plus jamais les enfants de Ilunga Mbidi et de Muluba wa Kabamba ne devraient s`étriper entre eux.

Les Luba Lulua restèrent donc à  Kananga. Les Luba Lubilanji se retrouvèrent donc à  Bakwanga. Nous ne pensons pas que l`esprit du pacte de Ntenda fut tout de suite respecté. A notre avis, c`est pour la simple raison que ce conflit et d`autres, avaient pour cause les ambitions politiques des hommes. Or le pacte de Ntenda était basé sur l`organisation politique de l`empire Luba dans sa culture et sa gestion des conflits. Jusqu`aujourd`hui, il sert encore de référence comme ligne rouge à  ne pas franchir. Bien souvent, même actuellement, on retrouve les mêmes réflexes et ambitions personnelles derrière beaucoup de tentatives d`opposer les Luba. Après le départ des Luba Lubilanji, Luluabourg ne connut pas la paix…Pour les mêmes raisons de pouvoir, le conflit entre Mutombo et Katawa jeta encore la désolation, "Mvita ya Mutombo ne Katawa". Et ceux qui partirent à  Bakwanga, n`échappèrent pas, non plus, à  cette même malédiction…

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