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samedi 18 août 2018

UNICEF: Les enfants touchés par l'épidémie d'Ebola en RDC

Les enfants représentent une proportion élevée des personnes touchées par l'épidémie d'Ebola en cours dans l'Est de la République Démocratique du Congo (RDC), a déclaré aujourd`hui l'UNICEF.

Deux enfants sont déjà  décédés de la maladie. Les centres de traitement Ebola à  Beni et Mangina prennent actuellement en charge six enfants infectés par la maladie ou suspectés de l'être. L'UNICEF a identifié à  ce jour 53 enfants orphelins d`Ebola.

`` Les enfants affectés par l`épidémie d'Ebola ont besoin d`une attention et d`une assistance particulière », a déclaré le Dr Gianfranco Rotigliano, Représentant de l'UNICEF en RDC. `` Ce sont généralement les femmes qui s`occupent des enfants, et quand elles sont infectées par la maladie, il y a un grand risque que leurs enfants et leurs familles deviennent vulnérables. »

L`UNICEF et ses partenaires ont également formé 88 travailleurs psychosociaux pour aider et réconforter les enfants dans les centres de traitement, et pour soutenir les enfants qui sont déchargés des centres et déclarés libres d'Ebola, mais risquent d'être stigmatisés au sein de la communauté. Les travailleurs psychosociaux organisent des activités de sensibilisation afin de faciliter le retour de ces enfants dans leurs communautés.

`` L'impact de la maladie sur les enfants ne se limite pas à  ceux qui ont été infectés ou suspectés de l`être », a déclaré le Dr. Rotigliano. `` De nombreux enfants sont confrontés à  la maladie ou au décès de leurs parents et de leurs proches. Certains ont perdu un grand nombre de membres de leur famille et se retrouvent seuls. Ces orphelins ont un besoin urgent de notre soutien. »

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lundi 13 août 2018

RDC: Épidémie d'Ebola, l`UNICEF mobilise des spécialistes en vaccination!

KINSHASA, 10 aoà»t 2018 - Alors que la campagne de vaccination contre la maladie à  virus Ebola (MVE) a été lancée par le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) le 8 aoà»t 2018, l`UNICEF a mobilisé des spécialistes de la communication pour informer et encourager la participation dans la campagne de vaccination des communautés locales affectées par la maladie.

"Nos spécialistes de la communication sont sur le terrain et informent les communautés concernées par la campagne de vaccination", a déclaré le Dr Gianfranco Rotigliano, Représentant de l'UNICEF en RDC. "La précédente épidémie d'Ebola a démontré que l`engagement des communautés locales est essentielle pour prévenir la propagation de la maladie et assurer sa participation aux efforts de vaccination."

Dans le cadre du Plan d`action conjoint du Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) coordonné avec l`OMS et l`UNICEF, la vaccination est proposée, gratuitement et sur une base volontaire, à  tous les membres des communautés locales ayant été en contact avec une personne infectée.

L`UNICEF a déployé douze spécialistes de la communication dans les zones touchées des provinces du Nord-Kivu et de l`Ituri pour travailler avec des agents communautaires. Ils apportent les conseils préalables aux personnes éligibles à  la vaccination ainsi que des informations de base aux communautés touchées sur le vaccin.

Ces efforts font partie de la mobilisation sociale globale et de la communication communautaire qu`UNICEF mène avec ses partenaires pour sensibiliser la population au virus Ebola et aux moyens de se protéger contre la maladie afin d`éviter sa propagation.

Avec ses partenaires, l'UNICEF a déjà :

• informé sur les messages et les gestes de prévention 60 responsables communautaires de l`aire de santé de Magina située dans la zone de santé de Mabalako;

• formé 100 travailleurs communautaires de la zone de santé de Beni pour qu'ils organisent à  leur tour des activités de sensibilisation au sein des communautés locales;

• travaillé avec 79 journalistes locaux et neuf stations de radio à  Beni et Goma pour diffuser des programmes de sensibilisation ;

• distribué des messages de prévention du virus Ebola dans 241 églises de la zone de santé de Beni.

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samedi 18 mars 2017

5 questions à  l'Unicef sur la Malnutrition en République démocratique du Congo !

L'enfant n'est pas un adulte en miniature. C'est pourquoi il (elle) a droit à  la protection. La malnutrition a plusieurs conséquences néfastes, dont le blocage du développement du pays et la baisse de productivité à  l`à¢ge adulte. Le Grand Congo n'est pas un pays pauvre mais bien pourvue des inommbrables ressources et richesses. Malgré son fabuleux potentiel agricole, la RDC présente le taux de malnutrition le plus élevé du monde. Parents impayés, vivant de la débrouillardise, la majorité des familles congolaises n`arrivent pas à  nouer les deux bouts du mois. Ce qui ne leur permet pas de varier les aliments dans les ménages. La République démocratique du Congo, qui a ratifié la Convention internationale des droits de l`enfant, elle est très loin de respecter Cette convention universelle : qui concerne tous les enfants du monde, dans tous les pays. Elle reconnaît à  l`enfant des droits spécifiques comme le droit à  l`identité, le droit à  la santé, le droit à  l`éducation, le droit à  la protection... La République démocratique du Congo est un État où il n`est pas bon d`être un enfant surtout si ses parents ne sont des apparatchicks du régime d'imposture qui y règne ou des seigneurs de guerre qui sévissent un peu partout. La situation des enfants en RDC est dramatique : malnutrition, violences sexuelles, enfants soldats, déplacements d`enfants, enfants shégués…Le Congo de demain c'est avec les enfants d'aujourd'hui. Si la RDC veut se relever et assurer son avenir, elle doit prendre en compte la situation des enfants qui y vivent.

Nous remercions Christophe Boulierac porte-parole de l'Unicef à  Genève qui a transmis nos questions à  l'Unicef RDC.

1. Réveil FM International : 2 millions d'enfants congolais ont souffert de malnutrition d'après l'Unicef en 2016, depuis y-a-t-il eu évolution ou involution ?

Unicef-RDC : En 2017, on estime le nombre d`enfants de moins de cinq ans qui souffrent de malnutrition en RDC en : - 6 millions d`enfants qui souffrent de malnutrition chronique ou retard de croissance

- 1.9 millions d`enfants qui souffrent de malnutrition aigue sévère

- 1.5 millions d`enfants qui souffrent de malnutrition aigue modère

Ces estimations sont faites sur base des données des enquêtes nationales qui donnent les informations sur les prévalences de différents types de malnutrition. La dernière enquête nationale date de 2013-2014. Néanmoins il existe dans le pays un système de surveillance nutritionnelle, de sécurité alimentaire et d`alerte précoce qui de manière trimestriel analyse la situation et déclare des alertes de nutrition dans le pays. Les alertes de nutrition sont définies dans une zones de santé, quand la proportion des enfants de moins de cinq ans avec malnutrition aigà¼e est élevé, quand il y a une augmentation du nombre d`admission de cas de malnutrition aigue dans les centres de santé, etc. Ces informations qui sont triangulés avec des informations relatives aux incidences des maladies, des problèmes de disponibilité alimentaire et augmentation de prix sont à  la base pour déclarer une zone en alerte nutritionnelle, qui requiert d`une réponse rapide.

En 2016, il y a eu 64 alertes nutritionnelles dans le pays dans 36 zones de santé (7% de toutes les zones de santé) du pays.

2.Réveil FM International: Si La province du Sud-Kivu semble particulièrement touchée par la malnutrition chronique qui affecte 53 % d`enfants, 10 % de plus que la moyenne nationale cela est-il dà» aux affres de la guerre ?

Unicef-RDC : 6 provinces sur 26 en RDC ont des prévalences de ce type de malnutrition au-delà  de 50%, ce qui est considéré comme un seuil d`urgence et 14 provinces sur 26 des seuils de plus de 40%. C`est un problème assez répandu sur tout le territoire du pays.

Parmi les déterminants de ce type de malnutrition, en plus du contexte socio- économique du pays, on sait que fondamentalement, la malnutrition est une conséquence de la maladie et d'un apport alimentaire inadéquat, mais beaucoup d'autres éléments entrent aussi en jeu. La pauvreté et la discrimination et la violence à  l'égard des femmes sont des causes majeures de malnutrition. Chez les enfants et les femmes, une alimentation inadéquate (monotone, peu diversifié, et de faible qualité - c`est- à  dire - qui ne contient pas les vitamines et minéraux nécessaires au moment qu`il faut), les maladies récurrents (diarrhées, paludisme…), l`environnement insalubre, l'insécurité alimentaire des ménages, l'insuffisance des services de santé et d`assainissement, et la mauvaise qualité des soins apportés aux enfants et aux femmes sont des causes.

L`index mondial de la faim (Global Hunger Index) montre qu`il existe une forte concentration des personnes souffrant de la malnutrition dans les pays en conflits ou les pays émergeants des conflits comme la RD Congo. De plus, l`insécurité alimentaire est plus prononcée. Lorsque des habitants sont forcés de fuir leurs villages ils abandonnent leurs terres et biens, mais aussi leur capital social. En plus il y a souvent une dégradation et une exploitation irrationnelle des ressources naturelles.

3. Réveil FM International: 43% d'enfants congolais souffrent de la malnutrition chronique pourquoi ce taux très élévé ?

Unicef-RDC : Presque un enfant sur deux souffre de malnutrition chronique en RDC, et ceci représente 6 millions d`enfants de moins de cinq ans. La RDC est un des 34 pays au monde avec une plus grande charge (>90%) d`enfants malnutris chroniques. Les causes de la malnutrition sont multisectorielles (alimentation, santé, pratiques de soins). Ces causes sont classées en causes immédiates (niveau de l'individu), sous-jacentes (niveau du foyer ou de la famille) et fondamentales (niveau de la société), l'influence des facteurs à  un niveau se faisant sentir aux autres niveaux aussi. Les deux causes immédiates principales sont l`inadéquation de la ration alimentaire et la maladie, qui proviennent elles-mêmes de l`insécurité alimentaire des ménages, de l`insuffisance des services de santé et d`assainissement et de la mauvaise qualité des soins apportés aux enfants et aux femmes y compris les mauvaises pratiques d`alimentation du nourrisson et du jeune enfant. La mauvaise qualité des services de santé, chers, non existants, peu accessibles, entraînent de faibles taux des soins et une prise en charge inadaptée des enfants malades et malnutris. Tous les efforts des familles pour assurer une bonne nutrition peuvent être annulés par des facteurs politiques, juridiques et culturels, comme le degré de protection par la loi, les coutumes, les croyances et enfin, le contexte global comme les crises alimentaires, économiques, financières, ainsi que les changements climatiques.

Les conséquences négatives des conflits sur les perspectives de développement humain et économique sont dévastatrices et les populations sont plus exposées à  la malnutrition et à  la pauvreté.

Selon une analyse secondaire des données de l`enquête démographique et de sante 2013-2014, la malnutrition chronique est plus présente chez les garçons que les filles (même si la différence n`est pas significative), chez les enfants de plus de 24 mois d`à¢ge, vivant en milieu rural, issue des ménages pauvres ou moyens, et n`ayant pas accès à  des toilettes améliorés, avec une mère non instruite et n`ayant pas reçu une alimentation de complément adéquate. Dans certaines provinces, le fait d`avoir été mis au monde par une mère de jeune à¢ge est un déterminant de ce type de malnutrition.

4. Réveil FM International : Certaines femmes congolaises assimilent la malnutrition à  la sorcellerie ou à  la maladie alors qu'il faut simplement donner à  manger aux enfants, est-ce que c'est un problème d'instruction ?

Unicef-RDC : Effectivement, des croyances font penser qu`il s`agit de la sorcellerie. Il est clair que la malnutrition chronique est plus frequente chez les enfants des mères sans instruction. Un enfant d`une mère qui a atteint le niveau d`instruction secondaire a 20 pourcent de risque en moins d`être malnutri qu`un enfant d`une mère sans instruction (MICS 2010). Mais il ne s`agit pas seulement d`un problème d`instruction. La faible connaissance en général des parents des pratiques de soins des enfants est un facteur important. Les parents non instruits peuvent acquérir des bonnes connaissances sur les pratiques de soin et de nutrition et assurer une bonne nourriture aux enfants ainsi que des autres pratiques familiales essentielles.

5. Réveil FM International: Que fait l'UNICEF? Le gouvernement de la RDC pour pallier à  la malnutrition ?

Unicef-RDC : Il est donc important agir. Il faut prévenir les cas de malnutrition chronique et traiter les enfants victimes de la malnutrition aigà¼e sévère, pour réduire la mortalité des enfants (48% des décès des enfants de moins de cinq ans en RDC ont comme cause sous-jacente la malnutrition) et pour garantir le développement social et économique du pays (la malnutrition cause une perte en productivité du PIB de 3-11%).

L`UNICEF travaille à  cà´té du Gouvernement afin de rendre des interventions simples a plus haut impact prouvés dans la lutte contre la malnutrition, accessibles au plus grand nombre d`enfants congolais et ce malgré les nombreux défis.

Les programmes mis en œ“uvre par le Gouvernement, l`UNICEF et leurs partenaires ont permis de promouvoir efficacement certaines bonnes pratiques d`alimentation du nourrisson et du jeune enfant et de prendre en charge un nombre croissant d`enfants souffrant de malnutrition aigà¼e sévère :

- La pratique de l`allaitement maternel exclusive jusqu`à  l`à¢ge de six mois a doublé au niveau national de 24% en 2001 à  48% 2014. La pratique de l`allaitement maternel constitue une des interventions clés les moins couteuses pour la prévention et la réduction de la malnutrition chronique.

- La supplémentation en vitamine A, a augmenté de 11% à  70% les en 15 ans. Cette intervention nutritionnelle a un impact très important sur la réduction de la mortalité infantile.

- Le nombre d`enfant souffrant de malnutrition aigà¼e sévère traité dans les centres de nutrition a augmenté, passant de 4,3 à  15%. Ceci a contribué à  réduire la prévalence de la malnutrition aigà¼e globale parmi les enfants de moins de cinq ans de 16% en 2001 à  8% en 2014.

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