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mardi 21 janvier 2020

Davos,"Rien n'a changé pour le climat" déclare Greta Thunberg !

``Rien n'a été fait» pour le climat en dépit de tous les discours en faveur de l`environnement, déplore Greta Thunberg à  Davos. Le Forum économique mondial a débuté ce mardi par une prise de parole de la jeune militante. Comme une douche froide pour l`élite économique et politique réunie à  Davos, la militante du climat Greta Thunberg a déploré, mardi 21 janvier, que `` rien n`ait été fait » pour le climat en dépit de tous les discours en faveur de l`environnement.

Dans le cadre enneigé de la station de ski des Grisons (Suisse), le réchauffement climatique domine cette année le Forum économique mondial (WEF), à  l`heure où les entreprises rivalisent de promesses et les gouvernements de discours alarmistes. Greta Thunberg à  Davos, le meilleur endroit pour prà´ner le "désinvestissement". Ce mouvement, qui vise à  empêcher le financement de l'industrie des énergies fossiles, a vu son efficacité multipliée par plus de 300 en six ans. Certes, ``le climat et l'environnement sont un sujet d'actualité aujourd'hui», mais ``en pratique, rien n'a été fait», ``les émissions de CO2 n'ont pas diminué», a martelé la jeune Suédoise devant les grands patrons et responsables politiques réunis jusqu'à  vendredi dans la douillette station de ski suisse. ``Je ne peux pas me plaindre de ne pas être écoutée. On m'écoute tout le temps», a dit la militante, devenue égérie mondiale de la mobilisation des jeunes pour le climat.

``Cela fait 50 ans (que Davos existe) et depuis 50 ans les messages qui en sont sortis ont gagné. Mais ces messages ne s'imposent plus. Plus du tout. C'est en partie à  cause de la Chine et de son approche compétitive, et en partie parce que le capitalisme et la démocratie libérale perdent leur légitimité. Et ces deux sujets ne seront pas abordés ici»! Selon un rapport de Greenpeace publié mardi, dix banques régulièrement présentes à  Davos ont à  elles seules financé entre 2015 et 2018 le secteur des énergies fossiles à  hauteur de 1000 milliards de dollars. Le Forum lui-même a été parfois taxé d'hypocrisie climatique en raison du ballet de jets, hélicoptères et limousines qu'il occasionne. Cette année, il tente de montrer l'exemple en bannissant les ustensiles à  usage unique, en montant des buffets sans viande, en compensant les émissions carbone ou en prodiguant des conseils sur le carburant utilisé pour les avions privés.

à€ l`échelle mondiale, les énergies fossiles ont été subventionnées à  hauteur de 5200 milliards de dollars par les gouvernements en 2017, selon les chiffres du FMI. Et du cà´té des investisseurs privés, ce n`est pas mieux. Les 33 plus grandes banques mondiales ont financé les énergies fossiles à  hauteur de 1900 milliards entre 2016 et 2018, selon l`ONG RAN. 700 milliards de dollars ont servi directement à  financier de nouveaux projets d`extraction de pétrole, de gaz ou de charbon. L`idée du désinvestissement consiste donc à  mettre au ban l`industrie fossile en lui coupant les cordons de la bourse et en sapant sa légitimité. En moins de dix ans, le concept s`est développé jusqu`à  devenir un vrai mouvement mondial, même si le chemin à  parcourir reste énorme.

Au pays africains, de commencer déjà  de penser à  diversifier leurs économies. Ceux qui croient qu'ils ne peuvent se développer que grà¢ce au pétrole ont intérêt à  bien réfléchir.

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jeudi 10 octobre 2019

Forum Economique Mondial: Fatshi Béton ? La RDC 139è, avec sa dictature et malgré ses ressources !

Nous sommes plusieurs journalistes accrédités à  l'ONU, le lundi 7 octobre, qui nous sommes rendus à  Cologny au siège du Forum Economique Mondial, pour la publication de son rapport de la compétitivité, sous embargo. Et c'est important pour nous de savoir la situation de la République démocratique du Congo. Avec une Nomination électorale qui équivaut à  un putsch, Tshilombo que les Bena Mpuka lobotomisés surnomme "Fatshi Béton" pour ses sautes-moutons dans la capitale Kinshasa, a-t-il fait décoller la République démocratique du Congo ? Le Grand-Congo demeure est colosse aux pieds d'argile. Le Congolais vit avec-1 dollar par jour. Cela n'empêche pas Tshilombo d'effectuer une soixantaine de voyages au frais du contribuable congolais, sans aucune retombée économique pour le pays. En terme de compétitivité, la RDC, malgré toutes ses ressources, est 139è sur 141 pays.. Il ne dépasse que le Yémen, pays en guerre, un "enfer sur terre" pour les enfants, frappés par la famine (140è) et le Tchad, un pays de l'Afrique centrale, qui malgré son pétrole vit sous une dictature la plus féroce avec Idriss Déby, le Tchad est parmi les pays les plus pauvres du monde (141è).

L'Afrique continent de demain ? Le miracle tarde à  venir et à  se matérialisé. René Dumont, n'tait pas un prophète des malheurs, lorsqu'il écrivait en 1962, l'Afrique noire est mal partie. Faiblesses dans le développement, gouvernements dictatoriaux et autoritaires, des pays peinent à  atteindre un taux de croissance à  7%, la plupart sont entre 3 à  4%, même le développement gagnant-gagnant avec la Chine ne profite vraiment pas à  certains pays, même pour s'approprier la croissance verte, c'est un problème...

Depuis 1979, le Forum économique mondial publie un classement annuel des économies les mieux placées en matière de productivité et de croissance à  long terme qui passe au crible 141 pays. Cette année, la troisième marche du podium revient à  Hong Kong, qui a progressé de quatre places. Sauf que le classement a été établi avant les grandes manifestations et n'a pu en mesurer les retombées économiques.Avec un score de 84,8 (+1,3), Singapour est l'économie la plus compétitive au monde en 2019, devançant les États-Unis, qui passe à  la deuxième place. La RAS de Hong Kong (3ème), les Pays-Bas (4ème) et la Suisse (5ème) complètent le top cinq.

Les États-Unis ne sont plus l'économie la plus compétitive du monde et sont passés au deuxième rang, selon le dernier rapport sur la compétitivité du Forum économique mondial. Englués dans une guerre commerciale avec la Chine, les États-Unis se sont fait damner le pion par Singapour, qui s'est hissé à  la première place de la compétitivité mondiale. Washington paye ainsi les différents fronts ouverts avec ses partenaires commerciaux, dont la Chine. Selon les auteurs du rapport, Singapour a gagné en compétitivité parce que la cité-État a bénéficié de la guerre des tarifs douaniers entre les deux grandes puissances. Parmi les pays européens, les Pays-Bas ont progressé de deux places et se retrouvent en 4è position. A contrario, l'Allemagne, dont l'économie patine, a décroché de quatre rangs et occupe désormais la 7è position, mieux que la France qui se situe, elle, à  la 15è position.

Les économies avancées telles que la Corée du Sud, l'Italie, la France et, dans une certaine mesure, le Japon doivent développer leurs compétences et lutter contre les rigidités de leurs marchés du travail. Alors que la capacité d'innovation s'accroît dans les économies émergentes telles que la Chine, l'Inde et le Brésil, ils doivent renforcer leurs compétences et leur marché du travail afin de minimiser les risques de retombées sociales négatives. La croissance économique ne se produit pas en vase clos Une croissance économique soutenue reste le moyen le plus sà»r de sortir de la pauvreté et l`un des principaux moteurs du développement humain.

Dix ans après la crise financière mondiale, l'économie mondiale reste bloquée dans un cycle de croissance faible ou stable de la productivité malgré l'injection de plus de 10 000 milliards de dollars par les banques centrales. Le dernier rapport sur la compétitivité mondiale dresse un tableau sombre, mais il montre également que les pays ayant une approche holistique des défis socio-économiques semblent prêts à  aller de l'avant dans la course à  la frontière.

Certains des pays les plus performants de cette année semblent bénéficier des tensions commerciales mondiales dues au détournement des échanges, notamment Singapour (1er) et le Viet Nam (67ème), pays le plus amélioré en 2019. Les autres économies du G20 dans le top 10 incluent les États-Unis (2ème), le Japon (6ème), l'Allemagne (7ème) et le Royaume-Uni (9ème), tandis que l'Argentine (83ème, en baisse de deux places) est la moins bien classée parmi les pays du G20.

L'Asie Pacifique est la région la plus compétitive au monde, suivie de près par l'Europe et l'Amérique du Nord.

Les États-Unis ont peut-être perdu face à  Singapour dans l'ensemble, mais ils restent un moteur d'innovation, se classant au premier rang sur le pilier du dynamisme des entreprises, au deuxième sur la capacité d'innovation et au premier pour la recherche d'employés qualifiés.

Les pays nordiques sont parmi les plus avancés au monde sur le plan technologique, innovants et dynamiques, tout en offrant de meilleures conditions de vie et une protection sociale. Le Danemark, l`Uruguay et le Zimbabwe ont augmenté leur part des sources d`énergie renouvelables beaucoup plus que d`autres pays à  leurs niveaux de compétitivité respectifs.

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