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mardi 7 avril 2020

Coronavirus en Afrique : RSF et 80 Ongs appellent à la libération des journalistes!

Coronavirus en Afrique : RSF se joint à une coalition d’organisations de la société civile pour demander la libération des journalistes emprisonnés sur le continent

Freddy Mulongo-RSF.jpg, avr. 2020

Belle initiative, de RSF et 80 organisations de défense des droits de l’homme et de la liberté de la presse ont écrit aux dix chefs d’Etat et de gouvernement des pays africains qui comptent dans leurs geôles des journalistes arbitrairement emprisonnés, pour leur demander de les libérer sans délai. Pourquoi JED de la République démocratique du Congo n'est pas signataire de cet appel?


Alors que l’épidémie de coronavirus frappe désormais de plein fouet l’Afrique qui recense désormais plus de 10 000 cas et près de 500 décès, Reporters sans frontières (RSF) et 80 organisations de défense des droits de l’homme et de la liberté de la presse ont écrit aux dix chefs d’Etat et de gouvernement des pays africains qui comptent dans leurs geôles des journalistes arbitrairement emprisonnés, pour leur demander de les libérer sans délai. 

Pourquoi donc JED de la République démocratique du Congo n'est pas signataire de cet appel ?  Aucun journaliste n'est en prison avec le régime de Tshilombo issu d'un deal avec Alias Kabila, est-il par coup de baquette magique devenu démocratique ?  C'est la question en toute liberté de Réveil FM international.

Lire l’intégralité du courrier ci-dessous :

À l’attention du :       

Président de l’Algérie Abdelmadjid Tebboune  

Président du Bénin Patrice Talon

Président du Burundi Pierre Nkurunziza

Président du Cameroun Paul Biya 

Président du Tchad Idriss Deby

Président de l’Égypte Abdel Fattah el-Sisi 

Président d’Érythrée Isaias Afwerki

Premier ministre de l’Éthiopie Abiy Ahmed Ali

Premier ministre du Maroc Saad-Eddine El Othmani

Président du Rwanda Paul Kagame
 

Par courrier électronique
 

Vos Excellences,

Nous, les 81 organisations de médias, de défense de la liberté de la presse et de défense des droits de l’homme soussignées, vous écrivons pour demander à vos gouvernements respectifs de libérer tous les journalistes emprisonnés dans vos pays, alors que la pandémie du COVID-19 se propage dans le monde. 

La semaine dernière, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a publié une lettre ouverte aux dirigeants mondiaux les exhortant à libérer immédiatement tous les journalistes emprisonnés dans le monde. Étant donné qu’un nombre considérable de ces journalistes sont emprisonnés sur le continent africain, nous réitérons cet appel lancé à vos pays respectifs en cette période extrêmement préoccupante pour la santé publique.

Selon l’enquête annuelle la plus récente réalisée par le CPJ le 1er décembre 2019, au moins 73 journalistes étaient emprisonnés en Afrique, dont 26 en Égypte, 16 en Érythrée, sept au Cameroun, quatre au Rwanda, au Burundi et au Maroc, trois en Algérie et un au BéninNigériaTchadTanzanieÉthiopieSomalieComoresRépublique démocratique du Congo et Sud Soudan.

Le 31 mars de cette année, au moins 11 de ces journalistes avaient été libérés en Somalie, en Éthiopie, en Tanzanie, au Nigeria, en RDC, en Algérie, aux Comores, au Soudan du Sud et en Égypte, selon la recherche du CPJ. Cependant, au moins six autres journalistes et travailleurs des médias ont été emprisonnés depuis le 1er décembre 2019 et se trouvaient toujours en prison le 31 mars, dont quatre en Éthiopie et un au Cameroun et en Algérie.

L’Article 16 de la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples dispose que « Toute personne a le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale qu'elle soit capable d'atteindre ». Ces droits ont été étendus aux prisonniers et détenus lorsque la Commission africaine a adopté la Résolution sur les prisons en Afrique de 1995. 

L’Organisation mondiale de la santé déclare que « Les personnes privées de leur liberté et celles qui vivent ou travaillent en milieu clos à proximité de ces personnes sont plus vulnérables que le reste de la population face à la maladie à virus COVID-19 ».

Pour les journalistes emprisonnés dans des pays touchés par le virus, la liberté est désormais une question de vie ou de mort. Les journalistes emprisonnés n’ont aucun contrôle sur leur environnement, ne peuvent pas choisir de s’isoler et sont souvent privés des soins médicaux nécessaires.

Bon nombre de ces journalistes ont été placés en détention, sans procès, pendant de longues périodes et souffrent de problèmes de santé exacerbés par des pathologies sous-jacentes et la surpopulation et les mauvaises conditions de détention dans les prisons dans lesquelles ils ont aussi contracté le paludisme, la tuberculose et d’autres maladies.

Nous vous exhortons à libérer chaque journaliste emprisonné dans vos pays respectifs et à protéger la presse libre et la libre circulation de l’information en cette période cruciale. Le journalisme ne doit pas être synonyme de peine de mort.

Cordialement,

●      AccessNow

●      African Centre for Media and Information Literacy (AFRICMIL)

●      Africans Rising

●      amaBhungane Centre for Investigative Journalism 

●      Article 19

●      Association des Journalistes Burundais en Exil (AJBE)

●      Association des journalistes du Burkina (AJB)

●      Association des journalistes indépendants du Bénin (AJIB)

●      Association for Human Rights in Ethiopia (AHRE)

●      Bloggers Association of Kenya (BAKE)

●      Cameroon Association of English-speaking Journalists (CAMASEJ)

●      Cameroon Community Media Network (CCMN)

●      Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d'investigation en Afrique de l'Ouest/Norbert Zongo Cell for Investigative Journalism in West Africa (CENOZO)

●      Center for Civil Liberties (Ukraine)

●      Centre for Human Rights & Democracy in Africa (CHRDA) 

●      CIVICUS

●      Civil Rights Defenders

●      Coalition for Whistleblowers Protection & Press Freedom (CWPPF)

●      Committee to Protect Journalists (CPJ)

●      Community Empowerment for Progress Organization (CEPO)- South Sudan

●      Le Conseil national des patrons de presse du Togo (CONAPP)

●      Consortium of Ethiopian Human Rights Organisations (CEHRO)

●      EG Justice

●      Eswatini Editors’ Forum

●      Federation of African Journalists (FAJ)

●      Federation of Somali Journalists (FESOJ)

●      Free Press Initiative (FPI)

●      Gambia Press Union (GPU)

●      Groupe d’Action pour le Progrès et la Paix (GAPP-Afrique) (Canada, Bénin, Mali)

●      Guild of Professional Bloggers of Nigeria

●      Human Rights Network for Journalists-Uganda (HRNJ-U)

●      Index on Censorship

●      Institute for Media and Society (IMS)

●      International Centre for Investigative Reporting (ICIR)

●      International Press Centre (IPC)

●      International Press Institute (IPI)

●      International Service for Human Rights (ISHR)

●      Internet Sans Frontieres (ISF)

●      Kenya Correspondents Association (KCA)

●      Kenya Editors’ Guild (KEG)

●      Kenya Union of Journalists (KUJ)

●      La Maison de la presse du Niger

●      Laws and Rights Awareness Initiative (LRAI)

●      Ligue des journalistes Tchadiens

●      MARUAH (Singapore)

●      Media Council of Tanzania (MCT)

●      Media Foundation for West Africa (MFWA)

●      Media Institute of Southern Africa (MISA)

●      Media Monitoring Africa (MMA)

●      MENA Rights Group

●      Namibia Media Trust (NMT)

●      Nigeria Union of Journalists (NUJ)

●      Odhikar (Bangladesh)

●      Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA)

●      One Day Seyoum

●      Organisation Patronale des Médias du Gabon (OPAM)

●      Paradigm Initiative (PIN)

●      Patronat de la presse tchadienne

●      PEN Eritrea 

●      PEN Nigeria

●      Premium Times Centre for Investigative Journalism (PTCIJ)

●      Press Union of Liberia (PUL)

●      Réseau des Défenseurs des Droits de l'Homme de l'Afrique Centrale (REDHAC)

●      Réseau des Journalistes Burundais pour la CPI (RJB-CPI)

●      Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en Centrafrique (RJDH-RCA)

●      Reporters Sans Frontieres (RSF)

●      Right2Know (South Africa)

●      Robert F. Kennedy Human Rights

●      Sierra Leone Association of Journalists (SLAJ)

●      Somali Journalists Syndicate (SJS)

●      South African National Editors’ Forum (SANEF)

●      Syndicat National des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT)

●      Syndicat des Professionels de l'Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS)

●      Syndicat National des Professionnels de la Presse de Côte d'Ivoire (SYNAPP-CI) 

●      Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC)/Cameroon Journalists’ Trade Union (CJTU)

●      The African Editors Forum (TAEF)

●      Tournons La Page (TLP)

●      Union Burundaise des Journalistes (UBJ)

●      Union of Tanzania Press Clubs (UTPC)

●      Wole Soyinka Centre for Investigative Journalism (WSCIJ)

●      Zimbabwe Union of Journalists (ZUJ)

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jeudi 10 octobre 2019

Afrophobie en Afrique du Sud: Hà´tel Orchidea de la Mobutiste Nzuzi Wa Mbombo, vendu aux enchères, devient Hà´tel Once in Jobourg !

La pilule ne passe toujours pas. Les Congolais ont encore en travers de la gorge les violences meurtrières afrophobes ou négrophobes qui ont secoué récemment l`Afrique du Sud. Le pays de Nelson Mandela d'aujourd'hui, rappelle le Far-West de la fin du XIX siècle: c'est une terre d'une formidable dynamisme où tout est possible et où la criminalité est aussi brutale qu'omniprésente. L'Afrique du Sud affiche l'un des taux d'assassinats les plus élevés du monde pour un pays qui n'est pas en guerre. Les attaques négrophobes, contre les autres africains: Zimbabwéens, Mozambicains, Malawites, Somaliens, Congolais et Nigérians, sont-elles fortuites ? Le fait que 40% de la population noire soit sans emploi, explique-t-il tout ?

Nos compatriotes, qui voulaient s'abriter à  l'hà´tel Orchidea 2 étoiles, de la dinosaure Mobutiste Catherine Nzuzi Wa Mbombo, 60 chambres sur 6 étages, situé à  Braamfontein, à  150 mètres du marché de Neighbourgoods, ont eu la mauvaise surprise d'apprendre que l'hà´tel s'appelle désormais Once in Jobourg. En effet, la gestion de Richard Nzuzi, le fils de Cathérine NZuzi Wa Mbombo, a été catastrophique et désastreuse-non paiements des employés, des taxes étatiques (eau, électricité, taxe de séjour...), l'hà´tel Orchidea était devenu vétuste. La justice sud-africaine s'en est mêlée et le résultat ? Le gouvernement sud-africain a récupéré l'hà´tel Orchidea de NZuzi Wa Mbombo, qui a été vendu aux enchères...depuis quelques années.

Arrivée à  Kinshasa à  l'à¢ge de 19 ans, sous l'aile de Mobutu...elle sera catapultée à  22 ans comme Bourgmestre de la Commune de la Gombé, puis vice-gouverneur de la ville province de Kinshasa, la capitale congolaise. C'est comme ça que Catherine NZuzi Wa Mbombo va s'accaparer de toutes les belles maisons, villas et immeubles qu'elle a Kinshasa. Sa société Maicofroid (Maison Industrielle de Commerce et du Froid) a été pillée à  deux reprises par des Zaïrois, en 1991 et 1993, sous la dictature de Mobutu. Au moment où nous couchons ces lignes, elle recherche encore l'indemnisation par l'Etat congolais de cette période.

4 ans auparavant , c'est-à -dire en 1993, avant le délitement du régime Mobutu, Catherine Nzunzi Wa Mbombo, dinosaure mobutiste, a fait l'acquisition de l'hà´tel Orchidea à  Johannesburg, en République d'Afrique du Sud, en 1993. 60 chambres sur 6 étages, situé au 90 De Korte Street Braamfontein, Johannesburg, 2001, ZA. En plein centre de Johannesburg, à  moins de 5 minutes en voiture de Museum Africa et Johannesburg Zoo. Cette auberge de jeunesse se trouve à  4,8 km de South African Museum of Military History et à  7,5 km de Parc d'attractions Gold Reef City.

Biens mals acquis ne profitent jamais. Catherine NZuzi Wa Mbombo clame à  qui veut l`entendre qu'elle est extrêmement riche. Sans doute pour avoir pillé la République sous Mobutu. Femme forte à  tout point de vue, l`acarià¢tre est hautaine et méprisante. Le problème de Catherine Nzuzi Wa Mbombo, ex-danseuse de ventre de Mobutu, c'est son insolence outrancière. Avoir connu Mobutu, lui donne droit au mépris. Comme si Mobutu était un demi-dieu. Bénéficiaire de l'impunité depuis Mobutu jusqu'à  Tshilombo, la dinosaure Mobutiste est d'une effroyable arrogance. Elle se croit tout permis. Elle s'est permise d'insulter "Ma mère" qui ne lui a rien fait. Catherine Nzuzi Wa Mbombo est l'incarnation de l'arrogance mobutienne, un mépris pour le peuple congolais. C'est quoi réussir sa vie ? C'est en pillant la république et volant le peuple zaïrois, que les apparatchiks Mobutistes se sont enrichis. Catherine Nzunzi Wa Mbombo n'est pas du reste. Elle a été gouverneure de la province du Bas-Zaïre de 1972 à  1976 et a occupé les mêmes fonctions dans la province de Kinshasa en 1985 et 1986. Animatrice et Danseuse de ventre du dictateur tropical Mobutu Sese Seko, elle a été une dinosaure Mobutiste . Membre du Comité central, vice-président Bureau politique du MPR-Parti-Etat.

Lorsqu'on pose la question sur tous les biens immobiliers amassés sous la deuxième République de Mobutu, elle répond sans ambages, qu'elle est femme d'Affaires. Comment peut-on avoir été Membre du Bureau politique et du Comité Central du MPR-Parti-Etat de Mobutu et être femme d'Affaires ? Ce conflit d'intérêts n'effleure même pas son esprit. Quelles sont les compétences qu'avait Catherine Nzuzi Wa Bombo pour occuper toutes les hautes fonctions sans Mobutu ?

A 75 ans, repue de ses pillages des ressources de la République, l'ancienne danseuse de ventre de Mobutu continue de narguer tout le monde. Sa voracité pour s'enrichir n'a d'égale que sa volonté d'amasser, encore amasser et enfin amasser. Elle n'a rien fait pour la République ni pour le peuple congolais, elle n'a des leçons à  donner à  personne. Elle qui est une femme n'hésite pas à  insulter les "Mamans des autres". Catherine NZuzi Wa Mbombo est mal tombée.

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