Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

dimanche 22 mars 2020

RDC: Covid-19, les "Shégués" et "faseurs" de Kinshasa, premiers oubliés de Tshilombo!

RDC: Covid-19, les "Shégués" de Kinshasa, les enfants de la rue, et les adultes sans domicile fixe surnommés "faseurs", premiers oubliés de Tshilombo et son régime d'imposture !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Shégué-DominiqueViger.jpg, mar. 2020

Dans l'immense marché Gambela, les enfants des rues vivent de petits boulots, une condition pour que les commerçants les tolèrent ©Dominique Viger 

Mourir du Coronavirus et mourir de faim, c'est une double peine. Le peuple congolais est abandonné à lui-même. Les interdictions de rassemblements, les fermetures d'écoles, de bars, de restaurants, les restrictions dans les transports aériens notamment...ne vont pas empêcher le Coronavirus d'avancer.

La République démocratique du Congo n'existe que par le nom. Le Covid-19 dévoile la nudité du Grand Congo: sans infrastructures, hôpitaux, hygiènes, médecins, urgentistes, laboratoires de recherches ...Ventre affamé n'a point d'oreille, le peuple congolais doit aller chercher sa nourriture à la présidence de tshilombo. Il ne doit pas confiner les Congolais chez eux, sans nourriture, eau potable, électricité et soins contre le Coronavirus. Et lui va manger avec ses ventripotents collaborateurs à la présidence. Le Congo appartient à tous les Congolais. Pas uniquement aux imposteurs et usurpateurs en cols blancs.

Freddy Mulongo-Shégué-DominiqueViger4.jpg, mar. 2020

Les shégués, enfants des rues, enfants sorciers. Les garçons ont souvent sous leur coupe des filles qui se prostituent et tombent enceinte très jeunes ©Dominique Viger 

Monsieur 15%, Angwalima Tshilombo voleur du destin de tout un peuple, bénéficiaire d'une Nomination Électorale est un vrai incapacitaire patenté. Il s'est précipité à volé l'élection de Martin Fayulu alors que ce sans cerveau n'a pas des neurones. Il ne dirige et contrôle rien. Face à la pandémie, Tshilombo préconise des mesurettes pour lutter contre le Coronavirus. Pour les obsèques d'Etienne Tshisekedi, Tshilombo a fait décaisser 10 millions de dollars. Pour ses voyages touristiques comme Magellan national à bord de Mabundi Airways, Angwalima Tshilombo a dépensé 80 millions de dollars Et pour lutter contre le Coronavirus pour 80 millions d'habitants, Tshilombo débloque 1 million 800 mille dollars !

Freddy Mulongo-Shégué-DominiqueViger10.jpg, mar. 2020

Au marché Gambela, ce jeune garçon a nettoyé les étals du marché très tôt le matin pour gagner quelques francs congolais après une nuit passée dehors ©Dominique Viger 

La France s'occupe des Français, les Etats-Unis s'occupent des Américains, la Chine s'occupe des Chinois...La RDC abandonne sa population et Angwalima Tshilombo se pavane !

Classe politique irresponsable: Des criminels-bandits cravatés, politicailleurs, ventriotes, mangecrates inconscients qui n'ont fait que voler le peuple congolais, ils appellent au confinement d'un peuple qui n'a rien et vit au jour le jour!

Freddy Mulongo-Shégué-DominiqueViger5.jpg, mar. 2020

Au centre "ouvert" pour filles, elles s'endorment brusquement, épuisées par une journée rythmée par de petits boulots et les disputes avec les autres shégués, garçons et filles, pour sauvegarder ce qu'elles viennent de gagner et la prostitution ©Dominique Viger 

"Shégués" et "faseurs" vivent dehors, qui pensent à eux ? Que vont-ils devenir avec le Coronavirus ?

A Kinshasa, les Shégués, filles et garçons d’âges variables, peuplent nuit et jour les espaces de la mégapole. Chaque jour on peut voir des enfants de la rue qui traînent dans les vêtements élimés, souvent pieds nus, dans les rues où ils se débrouillent en mendiant. En groupe de 5 à12 personnes, ils passent des journées entières dans de grandes artères de la capitale, au quartier commercial et dans tous les petits marchés de Kinshasa.

Ils vendent de petits articles, cirent des souliers, gardent des voitures en stationnement devant les parkings. Parmi eux, on trouve des voleurs, et aussi des mendiants de longue expérience.

Au Congo, chaque enfant de rue a sa propre histoire ! Certains se retrouvent à la rue parce qu’ils sont orphelins, d’autres parce qu’ils sont dans une famille recomposée et qu’on ne veut plus d’eux. Il y a aussi tous ceux qui sont une charge économique trop lourde pour leurs parents.

Les jeunes constituent plus de la moitié la population congolaise. Le pays compte de nos jours plus de 70 000 enfants de la rue, dont environ 24 000 à Kinshasa.

La rue a ses codes, ses lois. Pendant des jours voire des semaines, les Yankees martyrisent les nouveaux venus « afin de les endurcir ». C’est un rite de passage, « le baptême », comme ils disent. « Ils les sodomisent et leur tailladent le corps avec des lames de rasoir avant d’uriner dessus »

La Convention internationale des droits de l’enfant, ou Convention relative aux droits de l’enfant, est un traité international adopté par l’Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies, le 20 novembre 1989 dans le but de reconnaître et protéger les droits spécifiques des enfants. la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) a 31 ans d’existence. Elle repose sur quatre principes :
la non discrimination ;
l'intérêt supérieur de l'enfant (l'enfant devient un "sujet de droit" et n'est plus un "objet de droit") ;
le droit à la vie, à la survie et au développement ;
le respect des opinions de l'enfant sur toute question qui le concerne.
Elle contient un ensemble de droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels applicables aux enfants dont notamment :

le droit de vivre en famille, d’être entouré et aimé ;
le droit d’avoir un nom, une nationalité, une identité ;
le droit d’être soigné, protégé des maladies et de la malnutrition ;
le droit à l’éducation ;
le droit d’être protégé de la violence, de la maltraitance et de toute forme d’abus et d’exploitation ;
le droit à un niveau de vie suffisant ;
le droit de ne pas faire la guerre, ni de la subir ;
le droit d’avoir un refuge et d’être secouru ;
le droit de jouer et d’avoir des loisirs ;
le droit à la liberté d’expression et de pensée.
Elle est complétée par trois protocoles facultatifs :

sur l’implication d’enfants dans les conflits armés ;
sur la traite de la vente d’enfants, de la prostitution et de la pédopornographie ;
sur la procédure permettant à tout enfant de déposer une plainte directement auprès du Comité des droits de l’enfant des Nations unies, lorsque tous les recours ont été épuisés dans son pays.

Voués à eux-mêmes, les "Shégués" ne bénéficient d'aucune considération de la société et sont victimes de la marginalisation.

L’origine du terme shégué, que les jeunes n’utilisent pas entre eux, est incertaine. Certains disent que ce serait une abréviation de Che Guevara, en hommage au révolutionnaire cubain. D’autres, plus nombreux, que le mot viendrait du haoussa, une langue souvent parlée par les commerçants venus d’Afrique de l’Ouest et qui signifie « bâtard ».

Entre eux, les enfants ne disent pas qu’ils appartiennent à un groupe ou une bande, mais à une écurie. Ils survivent grâce à la mendicité, de petits larcins et, pour les filles, de la prostitution si elles ne sont pas rackettées. Pour tenir dans cet enfer, les enfants fument du chanvre ou prennent du “36 oiseaux” [de la poudre de tabac appelée aussi Tumbaco]. Ils sniffent de la colle et boivent du lotoko, un alcool artisanal.

Les shégués, qui ne sortent pas de la rue avant l’âge de 15 ou 16 ans, rejoignent parfois les Kulunas, ces gangs ultraviolents qui depuis une quinzaine d’années dictent leur loi à coups de machette dans plusieurs quartiers de la capitale. Ceux qui réintègrent leur famille ou restent dans les centres de réinsertion gardent une chance de se forger un avenir.

Le Coronavirus est un virus dangereux qui tue et décime des populations. Hier, l'Italie, pays plus historique et développé a incinéré 800 morts, que dire du Congo en cas de propagation de la pandémie ?

Lire la suite...

Partager sur : Partager