Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

Mot-clé - femmes respectées

Fil des billets Fil des commentaires

mercredi 1 décembre 2021

Panthéonisation: Josephine Baker femme noire, résistante, française née américaine!

Panthéonisation de Josephine Baker femme, noire, résistante, française née américaine!

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

Josephine Baker 7.jpg, déc. 2021

L’entrée au Panthéon de Joséphine Baker, mardi 30 novembre, avec son cortège de solennité, devait offrir au chef de l’Etat l’opportunité de se présenter comme le rassembleur de ce pays meurtri par une crise sanitaire, économique mais aussi identitaire. La panthéonisation de la star du music-hall, femme, noire, résistante, française née américaine, sonne le temps de l’apaisement.

Discours du Président de la République à l’occasion de la cérémonie d’entrée de Joséphine Baker au Panthéon

Héroïne de guerre. Combattante. Danseuse. Chanteuse.

Noire défendant les noirs, mais d’abord femme défendant le genre humain.

Américaine et Française.

Joséphine Baker mena tant de combats avec liberté, légèreté, gaieté.

Fulgurante de beauté et de lucidité dans un siècle d’égarements, elle fit, à chaque tournant de l’Histoire, les justes choix, distinguant toujours les Lumières des ténèbres.

Et pourtant, rien, rien n’était écrit.

Saint-Louis, 1906.

Naître d’une mère blanchisseuse et d’un père inconnu. Habiter une cabane au toit percé.

A seulement huit ans, servir une famille riche et blanche pour nourrir la sienne, pauvre et noire.

Être battue, maltraitée. Fuir.

Assister impuissante aux émeutes raciales et à leur cohorte de morts.

Se marier à 13 ans.

Ne pas se résigner.

Danser, danser pour vivre, vivre pour danser.

A Saint-Louis, à la Nouvelle-Orléans puis à Philadelphie, envouter le public par son énergie et son humour.

Gagner Broadway, théâtre des possibles, rencontrer Caroline Dudley créatrice de revues en Europe.

Et faire lever devant soi tous les rideaux, céder toutes les portes, tomber toutes les barrières.

Paris, 1925.

Quand Joséphine Baker arrive en France, Paris est une fête. Elle n’a pas 20 ans.

Années folles. Années de danse et de musique. Années de nuits et d’ivresse où se noie Joseph Kessel ignorant qu’un jour il écrira le Chant des Partisans.

Si dans cette France partagée entre soif de liberté et préjugés coloniaux, l’enfant de Saint-Louis se distingue, c’est parce qu’elle invente, dès le fameux soir du 2 octobre 1925 au Théâtre des Champs Elysées, un numéro qui dépasse les contradictions françaises de l’époque.

Les concepteurs de la revue Nègre imaginent-ils pour elle une danse du ventre, fantasme d’exotisme sauvage ?

Elle s’y livre, mais en gonflant les joues et en écartant les genoux, de sorte que le comique détourne bientôt le sensuel.

Lui demande-t-on de danser nue vêtue d’une simple ceinture de bananes dorées ?

Elle y consent, mais écorne l’érotisme à coup de grimaces, de gestes saccadés, balaie les clichés d’un revers de hanche et raille l’imagier nègre par ses roulements d’yeux moqueurs.

Les stéréotypes, Joséphine Baker les endosse. Mais elle les bouscule, les égratigne, les tourne en burlesque sublime. Esprit des Lumières ridiculisant les préjugés colonialistes sur des notes de Sidney Bechet.

Le triomphe est immédiat.

Folies Bergères, escalier mythique du Casino de Paris, scènes de toutes les capitales européennes : les danses syncopées de la Perle noire, contrepoint insolent à la basse continue du racisme, enchantent la France et bientôt toute l’Europe à une vitesse inouïe.

La voici un jour chanteuse sur des succès de Vincent Scotto, un autre actrice devenant Zouzou et donnant la réplique à Jean Gabin, puis dévalant les Champs-Elysées, guépard tenu en laisse au volant d’un cabriolet recouvert de cuir de serpent.

Aux côtés d’un homme une nuit, aux bras d’une femme une autre, elle qui a deux amours.

En quelques années seulement, Joséphine Baker forge sa légende.

Elle épouse la scène, impose sa liberté, entre dans l’imaginaire et dans l’intimité des Français.

Par son insouciance jamais inconsciente, son courage toujours gai, cette légèreté ourlée de tristesse qu’arborent ceux qui ont déjà vécu, l’Américaine réfugiée à Paris, devient l’incarnation de l’esprit français et le symbole d’une époque.

Crèvecœur-le-Grand dans l’Oise, 30 novembre 1937.

Il y a 84 ans jour pour jour.

Joséphine revient d’une tournée difficile aux Etats-Unis. La ségrégation y est plus sévère que jamais. Elle se marie avec Jean Lion et devient alors officiellement citoyenne française.

« Les Français m’ont tout donné. Je suis prête à leur offrir aujourd’hui ma vie » : Joséphine Baker ne considère pas sa nouvelle nationalité comme un droit, mais avant tout comme un devoir, une conquête de chaque jour.

Aussi se voue-t-elle tout entière à sa nouvelle patrie et à la défense de ses valeurs.

La voici militante indéfectible de la Ligue Internationale contre l’Antisémitisme dès 1938.

Puis officier de l’armée de l’air, servant comme infirmière dans le cadre d’actions organisées par la Croix-Rouge.

Sur la ligne Maginot, elle donne des concerts mémorables en soutien au moral des troupes.

Alors que la Blitzkrieg menée par l’Allemagne nazie effraie l’Europe, Joséphine Baker, elle, veut faire plus.

Troquant les feux de la rampe pour la flamme de la Résistance, elle devient, avant même le 18 juin, « honorable correspondante ». Et sert son nouveau pays, au péril de sa vie.

Protégeant résistants et Juifs dans sa propriété des Milandes transformée en antenne radio ;

Recevant sur son lit d’hôpital à Casablanca tout ce que le Maghreb compte d’officiers de la France libre ; 

Parcourant l’Afrique et l’Europe pour transmettre des informations confidentielles écrites à l’encre sympathique sur ses partitions ou cachées dans ses robes ;

Traversant le désert en Jeep pour galvaniser les soldats préparant le Débarquement de Provence ;

Joséphine joue un rôle à ce point décisif qu’elle se voit décerner la médaille de la Résistance. Surtout, l’insigne qu’elle préférera entre tous, une petite croix de Lorraine en or reçue des mains-même du Général de Gaulle en 1943 et qu’elle finit pourtant par vendre pour reverser l’argent aux œuvres de la Résistance. Puis en 1961, la Croix de guerre avec palme et la Légion d’Honneur remise par le général Valin.

C’est cela Joséphine. Un combat pour la France libre. Sans calcul. Sans quête de gloire. Dévouée à nos idéaux.

Washington, 28 août 1963.

Alors qu’icône adulée après la Libération, elle aurait pu comme beaucoup d’autres s’installer dans la célébrité, Joséphine Baker, uniforme de l’armée de l’air en étendard, prend la parole devant les milliers de militants des droits civiques qui attendent le discours du pasteur Martin Luther King.

Ce jour-là, qu’elle définit comme le « plus beau de sa vie », est pour elle l’aboutissement d’une longue lutte.

S’avançant vers le pupitre, sans doute repense-t-elle à la petite fille qui, punie par ses maîtres blancs pour avoir cassé une assiette, s’était fait ébouillanter les mains ;

Au temps où, même la vedette qu’elle était se voyait interdire l’accès à des hôtels aux Etats-Unis.

A cette soirée où, sous les yeux de Grace Kelly qui ne l’oubliera jamais, elle s’était vue refuser le service au Storck Club, un grand restaurant new-yorkais ;

Au quartier de Harlem qui avait organisé en son honneur en 1951 un Baker Day pour la remercier d’avoir ouvert ses concerts aussi bien aux Noirs qu’aux Blancs,

Aux milliers de femmes et d’hommes qui avaient rejoint ses combats.

Alors, évoquant dans son discours son invitation prochaine à la Maison Blanche, Joséphine Baker, oui, à coup sûr, se souvient de tout cela et déclare à la foule : « ce n’est pas la femme de couleur – la Noire, qui ira là-bas. C’est une femme ».

Joséphine Baker ne défendait pas une couleur de peau, elle portait une certaine idée de l’homme, et militait pour la liberté de chacun.

Sa cause était l’universalisme, l’unité du genre humain. L’Egalité de tous avant l’Identité de chacun. L’Hospitalité pour toutes les différences réunies par une même volonté, une même dignité. L’Emancipation contre l’Assignation.

En cela, en tout cela, devant le Lincoln Mémorial, médaille de la résistance agrafée sur son revers de veste, elle était plus française que jamais.

Infiniment juste. Infiniment fraternelle. Infiniment de France.

Et que nul aujourd’hui ne fasse mentir ou ne détourne son combat universel ! Ce n’était pas un combat pour s’affirmer comme noire avant de se définir comme Américaine ou Française ; ce n’était pas un combat pour dire l’irréductibilité de la cause noire, non. Mais bien pour être citoyenne, libre, digne. Complètement. Résolument.

Dordogne, 15 mars 1969.

Malgré les tournées répétées, malgré le courage et l’appel télévisé de Brigitte BARDOT, malgré le soutien de généreux donateurs, Joséphine Baker est expulsée de sa célèbre propriété du Périgord noir : le Château des Milandes. Loin des plumes et des paillettes, elle se réfugie avec ses enfants à Paris, avant de gagner, Monseigneur, la principauté de Monaco où la princesse, à nouveau, devenue sa protectrice et son amie, lui offre l’asile et l’héberge généreusement avec toute sa famille.

Ce jour de mars 1969, elle ne dit pas seulement adieu à un enracinement, à ce paysage qu’elle aime tant, à son « Château sur la lune » qu’elle adorait et occupait depuis plus de trente ans.

Elle dit adieu à un rêve fou, celui d’installer aux Milandes un « collège de la fraternité universelle » où elle souhaite que soit enseignés à des enfants venus du monde entier la tolérance, la laïcité, le goût de l’égalité et de la fraternité.

Si ce collège ne vit donc jamais le jour, l’adoption avec Jo Bouillon de 12 enfants - Akio et Teruya venus du Japon ; Luis de Colombie ; Jari de Finlande ; Jean-Claude, Moïse et Noël de France ; Brian et Marianne d’Algérie ; Koffi de Côte d’Ivoire ; Tara du Venezuela : et Stellina du Maroc, oui, ces douze enfants, cette famille permit à Joséphine Baker de prouver aux yeux du monde que les couleurs de peau, les origines, les religions pouvaient non seulement cohabiter mais vivre en harmonie. Vous êtes là ce soir. Fidèles à ses rêves.

Sa « tribu arc en ciel » comme elle l’appelait est le plus beau des manifestes humanistes. Epiphanie de l’universalisme auquel elle croyait tant.

Joséphine Baker a quitté la vie en même temps qu’elle quittait la scène, quelques heures après la seconde représentation d’une revue consacrée à sa vie. C’était à Bobino, au cœur de ce quartier de la Gaité dont le nom lui allait si bien.

Quelques jours plus tard, le 15 avril 1975, des milliers de Parisiennes et de Parisiens remontaient la rue Royale pour accompagner son cercueil, déjà drapé de bleu-blanc-rouge, vers cette église de la Madeleine où la France enterre ses artistes.

Aujourd’hui, nous sommes encore là, même bleu-blanc-rouge. Pour la faire entrer dans notre Panthéon.

Alors ce soir, Joséphine Baker entre ici avec tous ces artistes qui l’accompagnent, tous ces artistes qui ont aimé le jazz, la danse, le cubisme, la musique, la liberté de ces années.

Elle entre ici avec tous ceux qui, comme elle, ont vu dans la France une terre à vivre, un lieu où l’on cesserait de se rêver ailleurs, une promesse d’émancipation.

Elle entre ici avec tous ceux qui ont choisi la France, qui l’ont aimée et l’aiment, charnellement, qui l’ont vue trébucher et ont continué de l’aimer, qui l’ont vue à terre et se sont battus pour la relever.

Français par le sang versé, les combats menés, l’amour donné.

Elle entre ici pour nous rappeler à tous, pour nous rappeler à nous-mêmes, qui mettons quelquefois tant d’entêtement à vouloir l’oublier, l’insaisissable beauté de notre destin collectif : nous qui sommes une Nation de combat, fraternelle, que l’on désire, que l’on mérite, qui n’est elle-même que lorsqu’elle est grande et sans peur.

Joséphine Baker,

Vous entrez dans notre Panthéon où s’engouffre avec vous un vent de fantaisie et d’audace. Oui, pour la première fois ici, c’est une certaine idée de la liberté, de la fête, qui entre aussi.

Vous entrez dans notre Panthéon parce que vous avez aimé la France, parce que vous lui avez montré un chemin qui était le sien véritable mais dont elle doutait pourtant.

Vous entrez dans notre Panthéon parce que, née américaine, il n’y a pas plus française que vous.

Et alors qu’à la fin de votre carrière, adaptant les paroles de votre plus grand succès, vous clamiez : « Mon pays, c’est Paris »,

Chacun de nous ce soir murmure ce refrain, sonnant comme un hymne à l’amour : « Ma France, c’est Joséphine ».

Vive la République.

Vive la France.


Lire la suite...

Partager sur : Partager

samedi 9 octobre 2021

RDC: A Mbanza Nzambi Kongo de Kimbangu Diantungunua, enfants et femmes respectés!

RDC: A Mbanza Nzambi Kongo de Kimbangu Diantungunua, enfants et femmes respectés! 

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

Mbanza Nzambi Kongo ou Kongo Dia Ntotila de Mvuluzi Kimbangu Diantungunua est un pays nouveau et non pas un Etat à reconstruire. Le compteur est remis à zéro sur une nouvelle alliance sincère avec les autres pays. Les ressources du Kongo doivent d'abord bénéficier aux enfants, femmes et hommes Kongo. Le deuxième Kimpwanza sera différent de la première indépendance belge mensongère.

Mbanza Nzambi Kongo ou Kongo Dia Ntotila de Mvuluzi Kimbangu Diantungunua est un pays nouveau et non pas un Etat à reconstruire. Le compteur est remis à zéro sur une nouvelle alliance sincère avec les autres pays. Les ressources du Kongo doivent d'abord bénéficier aux enfants, femmes et hommes Kongo. Le deuxième Kimpwanza sera différent de la première indépendance belge mensongère.

kimbandu-2

L'histoire du Kongo longtemps falsifiée mérite une réécriture pour être mieux enseignée aux enfants Kongol et les générations futures. Vita Kimpa, Mvulunzi Kimbangu Diantungunua, Tata Mpadi Buka Makengo NSuka, né le 25 septembre 1909, fondateur de l'Eglise Spirituelle des Noirs en Afrique (ESNAF),  le 7 septembre 1939 et a enseigné durant 52 ans de 1939-1991...doivent être enseignés dans les écoles. Dans chaque domaine de la vie: éducation, culture, économie, politique, finance...les enfants Kongo doivent savoir ceux qui ont brillé dans leurs apports pour le pays. Les enfants Kongo doivent prioritairement apprendre l'histoire du Kongo.

Cadre de vie, l'école doit être gratuite pour tous. La gratuité de l'enseignement ne doit pas être un slogan, comme actuellement avec le régime d'imposture et d'occupation de Tshilombo Tshintuntu, mais une réalité vraie. Dès le bas âge, les Kongo doivent apprendre la vraie histoire du Mbanza Nzambi Kongo ou Kongo Dia Ntotila. Aussi longtemps que les lions n'auront pas leur historien, les récits de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur.

L'histoire de la première Kimpwanza n'a jamais existé pour le Kongo. L'indépendance du 30 juin 1960 fut une mascarade. Une grosse escroquerie des colons, coloniaux et colonialistes belges qui ont fait semblant de passer le flambeau. Les Mindele Ndombe ont pris la relève.  Ils sont Congolais mais se comportent en néo-esclavagistes, néo-coloniaux et néo-colonialistes. Ils ne sont Congolais que de noms. Ce sont des Avatars !

Avant de connaitre les histoires de Léopold II et sa Belgique, des Etats-Unis, de la France, la Grande-Bretagne, la France...les enfants Kongolais doivent apprendre le Kongo avec ses ressources et richesses,  les grandes personnalités Kongo, inventeurs Kongo,  le fleuve Kongo, Lacs Kongo, rivières Kongo. Changement de programme et paradigme. Le programme scolaire doit s'adapter à nos réalités  environnementales et climat. Pendant la saison sèche, le programme sera dense et approfondi que la saison de pluie. Les écoliers dans des zones montagneuses ne peuvent pas avoir le même programme que ceux de la plaine. Le peuple pygmée dans la forêt équatoriale doit avoir un programme spécifique et améliorer leurs conditions de vie.

Les enfants Kongo doivent apprendre la vraie histoire mais aussi par des échanges scolaires, connaître et découvrir le Kongo. Ce n'est pas Diego Ciao dont la signification du nom est "Dieu des chiens" qui est le découvreur de l'embouchure du fleuve Congo en 1482 car les habitants Kongo y vivaient et connaissaient leur histoire. 

Chaque école doit avoir une cantine scolaire pour la restauration des écoliers, une infirmerie, une bibliothèque avec des ouvrages sur le Kongo et des toilettes propres. L'école de vie Kongo. Les filles doivent profiter des enseignements spécifiques de la culture et tradition Kongo, dès le bas âge. Tout comme  les garçons. Il faut éradique le phénomène "Shégué" et "Kuluna" à Mbanza Nzambi Kongo ou Kongo Dia Ntotila ! Pas avec des bannissements et relégations à Kaniama Kasese, mais par une prise en charge des enfants Kongo. 

13 millions de Congolais vivent avec un handicap, selon la Fédération nationale des associations de personnes vivant avec handicap (Fenaphaco), soit 16 % de la population. Dans les rues des grandes villes, ils sont nombreux à mendier, aveugles ou handicapés moteurs, rampant parfois le long des axes principaux. Beaucoup ont perdu l’usage d’un membre à la suite de maladies, comme la poliomyélite, ou des conflits qui meurtrissent le pays depuis 1996, "Les Blessés de guerre" ! "Tata Alobi To Tika Bana Na Ye Ata Moko Te" ! A Kongo Dia Ntotila, les handicapés sont humains et Bena Kongo doivent être pris en charge. Ils doivent être soutenus.

Avec les ressources du Kongo, il est urgent d'instaurer un SMIC pour chaque enfant Kongo ! Un salaire minimum conventionnel (SMIC) doit être imposé. Il est inadmissible que quelques individus s'accaparent de toutes les richesses du Kongo et que la majorité vivent de rien. Le Kongo étant devenu un fromage de gruyère, plein des trous, à cause des exploitation des mines. Il faut arrêter avec des exploitations des mines. Le Kongo doit être géré pour tous et non pour quelques uns. 

Il faut alléger les travaux de femmes. Le Kongo doit nourrir son peuple. L'industrialisation de l'agriculture peut permettre d'augmenter la production tout en allégeant le travail de la femme. Aucune femme au monde ne peut accepter de voir ses enfants mourir de faim. Il faut allier travail et vie de famille.  

1. Les enfants doivent être protégés !

ecoliers

Botonga Kongo Ya  Sika Na Lolendo Nyonso ! A Mbanza Nzambi Kongo ou Kongo Dia Ntotila, les enfants  seront choyés, chouchoutés et protégés. Ils doivent être les premiers bénéficiaires du Kongo. Mama Kongo ne doit laisser aucun enfant Kongo hors du chemin.  On ne peut pas sacrifier le devenir de toute une nation , en sacrifiant la jeunesse. Tous les enfants Kongo doivent aller à l'école jusqu'à l'âge de 18 ans ! La formation doit intégrer la formation de l'agriculture, pèche et élevage. Les Shégués et Kulunas  seront éradiquer de toutes les villes du Kongo.

Il ne se passe  pas un jour sans que ces hors la loi ne blessent, ne tuent, ne violent, ne pillent, n’agressent, ne dépouillent…. dans l’un ou l’autre quartier de la ville province de Kinshasa. Aujourd’hui, avec sa population de 12 millions d’habitants qui ne cesse d’augmenter, il s’agit de la plus grande ville d’Afrique centrale. L’urbanisation s’est avérée ingérable, et la majorité des Kinois ont moins de 25 ans. D’un point de vue administratif, Kinshasa est à la fois une ville et une province. Par conséquent, elle est dirigée par un gouverneur et dispose d’une assemblée provinciale.
Les gangs de jeunes ont fait leur apparition dans les rues de la ville dans les années 1950. Connus sous le nom de Bills ou Yankees, ils ont introduit la violence juvénile dans les townships de Kinshasa. Plus tard, parallèlement au déclin politique et économique provoqué par le régime de l’ancien président Mobuto Sese Seko dans les années 1990, de jeunes chômeurs originaires des campagnes congolaises, venus en ville pour trouver du travail, ont accaparé les milieux urbains. Alors même que le pays sombrait dans une crise économique sans précédent, ils ont envahi les rues pour tenter de survivre par tous les moyens.

kuluna-1


Les Kuluna sont apparus comme un phénomène social vers l’an 2000, dans un contexte d’effondrement de l’État et de l’ordre public. Pendant cette période où régnaient l’anarchie et la guerre civile, ils sévissaient dans les rues des quartiers les plus pauvres de Kinshasa, comme Yolo, Limete, Matete et Makala. Depuis lors, malgré plusieurs mesures de répression organisées par la police à leur encontre, leur influence s’est étendue au reste de la ville mais aussi, comme évoqué plus haut, à d’autres villes.

A Kinshasa, où s’entassent dans des conditions souvent rudes près de 12 millions d’habitants, le nombre de shégués serait supérieur à 20 000, avec quasi autant de filles (46 %) que de garçons (54 %). Certains se retrouvent à la rue parce qu’ils sont orphelins, d’autres parce qu’ils sont dans une famille recomposée et qu’on ne veut plus d’eux. Il y a aussi tous ceux qui sont une charge économique trop lourde pour leurs parents. » Beaucoup aussi "prennent la rue" à cause des mouvements évangélistes ou des églises du réveil qui les accusent de sorcellerie. L’origine du terme shégué, que les jeunes n’utilisent pas entre eux, est incertaine. Certains disent que ce serait une abréviation de Che Guevara, en hommage au révolutionnaire cubain. D’autres, plus nombreux, que le mot viendrait du haoussa, une langue souvent parlée par les commerçants venus d’Afrique de l’Ouest et qui signifie « bâtard ». Entre eux, les enfants ne disent pas qu’ils appartiennent à un groupe ou une bande, mais à une écurie. Ils survivent grâce à la mendicité, de petits larcins et, pour les filles, de la prostitution si elles ne sont pas rackettées. "Pour tenir dans cet enfer, les enfants fument du chanvre ou prennent du “36 oiseaux” de la poudre de tabac appelée aussi Tumbaco. Ils sniffent de la colle et boivent du lotoko, un alcool artisanal ".

Actuellement c'est du Bombé ! Ces dépendances, ajoutées à la violence des chocs traumatiques, peuvent laisser de lourdes séquelles psychologiques. « Il arrive que, pendant plusieurs jours, des enfants deviennent muets ou ne s’expriment que par des cris ». Les shégués, qui ne sortent pas de la rue avant l’âge de 15 ou 16 ans, rejoignent parfois les Kulunas, ces gangs ultraviolents qui depuis une quinzaine d’années dictent leur loi à coups de machette dans plusieurs quartiers de la capitale.

2. Les femmes doivent être respectées 

liputapagne-1

Luzitu ! Respect, les femmes doivent être respectées. Comme partout dans le monde,  toutes les femmes Kongo ont les mêmes préoccupations: études et formations, les enfants, loyers et foyers , et travaux domestiques.

Plus des containers de mèches, faux cils, ongles et produits dépigmentés à Kongo Dia Ntotila. Les femmes Kongo sont belles naturellement, il faut les aider et soutenir à le demeurer dans toute leur vie. Se dépigmenter la peau, c'est méconnaître Mvuluzi Kimbangu Diantungunua Nzambe Ya Bayindo. 

Hyperpigmentation, quand la mélanogène s'emballe... l’hyperpigmentation se visualise par une peau tachetée, non homogène. Elle peut être le résultat d’une activité du système immunitaire en réponse à une inflammation, à une infection et/ou de cicatrisation, mais également être le résultat d’une utilisation quotidienne de produits topiques éclaircissants contenant des substances aujourd’hui interdites en cosmétiques telles que l’hydroquinone et/ou les dermocorticoïdes.

La peau noire est paradoxale : d'un côté elle vieillit moins vite que les autres peaux mais de l'autre elle est plus fragile. La peau noire marque très facilement (taches sombres) et cicatrise mal. À long-terme, ces produits fragilisent la peau et aggravent la situation primaire. Brûlures, dépigmentation, cancer de la peau… ces crèmes ne sont pas les amies de notre peau. Les produits éclaircissants altèrent la mélanine de notre peau et favorisent les infections cutanées. Ils ne soignent pas les tâches, ils dépigmentent la peau. Dépigmenter signifie absence de mélanine. Ceci peut se conclure par un vieillissement précoce de la peau, hyperpilosité, sensibilité au soleil…

En occident, des couples se disloquent. Le mariage n'est plus gage de stabilité. Certains reprochent aux  femmes Kongo devenues de "Mutu Pasi". Elles ne respectent plus leurs maris et se comportent comme elles veulent. A Mbanza Nzambi Kongo ou Kongo Dia Ntotila, les femmes Kongo qui souffrent tant, doivent être respectées et soutenues. Nos Mamans et Yaya sont courageuses voire exceptionnelles. Depuis le 30 juin 1960 à aujourd'hui, elles n'ont pas vraiment bénéficier du Kongo. Une minorité peut-être mais la majorité est souffrante, appauvrie et précarisée. 

Des questions s'imposent: Combien de femmes Kongo connaissent, comprennent et combattent pour leurs droits ? Les femmes Kongo perçoivent-elles leur combat comme une simple « mode », un apostolat ou encore une opportunité pour une carrière politique ou plus lucrative ? Pourquoi, malgré la multiplicité des discriminations auxquelles elles font face, l’attention des activistes est focalisée sur les violences sexuelles ? Pourquoi les actions des femmes Kongo semblent-elles moins visibles que celles des hommes Kongo ?

suki-ya-maboko

Il faudra prendre des mesures courageuses d'émancipation de la femme Kongo. Des femmes formées, qui ont étudié et qui s'occupent de leurs tâches domestiques. Au delà de SMIC pour chaque femme Kongo, plusieurs mesures doivent accompagner l'encouragement des femmes Kongo:

Il faut permettre aux élèves filles et à toutes les femmes de bénéficier des serviettes hygiéniques gratuitement. Les règles sont naturelles. Elles ne doivent impliquer aucune dépense. La santé sexuelle et reproductive passe avant tout. Au cours de sa vie, une femme utilise en moyenne 11 000 protections périodiques jetables, soit en moyenne un budget de 35 euros l’année, multiplié par 30 à 40 ans environ ; une grosse somme mais également une énorme quantité de déchets non recyclés ! Selon une étude menée en 2018 par l’Unicef, "une fille sur deux (…) utilise habituellement une pièce déchirée d’un vêtement" en guise de protection hygiénique, dans les provinces de Kinshasa, du Haut-Katanga et du Nord-Kivu, en RDC. Il est difficile pour certaines personnes de se trouver chaque mois des serviettes jetables, qui valent un à deux dollars américains. Le gouvernement doit faire de la cause des Droits des Femmes un combat de tous les jours. L'inscrire au quotidien comme la quête de toutes les libertés. Enseigner systémiquement et systématiquement cette lutte dans les écoles. Il faut privilégier les femmes, les respecter pour ce qu'elles sont nos Mamans.

Les femmes Kongo doivent recouvrer leur fierté,  la repossession de leurs corps, se préservant sans produits artificiels. Des tresses en nattes, en arabes et au fil font partie de la tradition Kongo. En effet, fierté de la femme Kongo hier, les tresses, faites à la main, sur des cheveux naturels, ne sont plus du tout prisées. Les rares têtes sur lesquelles on peut encore trouver des cheveux naturels, ou tressés, appartiennent à des filles de dix ans au plus. Au-delà, on y voit que des coiffures importées, donc des « mèches » dont les femmes elles-mêmes sont incapables de dire l’origine. Comment expliquer ce mouvement collectif contre notre "culture et tradition" ?  

liputapagne-2

Il y a quelques années, la femme Kongo se distinguait par ses cheveux tressés avec art. Lesquelles tresses faisaient à la fois la fierté de celles qui les arboraient et le bonheur de celles qui en avaient le don et le secret, les tresseuses. Selon que la nature avait, ou non, pourvu la femme de cheveux, celle-ci pouvait opter pour des tresses plaquées, ondulées, ou autres, comme celles qui pendent autour de la tête. Quelles qu’elles soient, les tresses renforcent la beauté naturelle de la femme Kongo et provoquent un effet magique. À l’instar du port du bébé sur le dos, les tresses attirent souvent les étrangers, en particulier les Occidentaux, qui n’hésitent pas à les toucher du doigt ou à les photographier pour réaliser d’importantes collections d’images sur la femme africaine. D’ailleurs, ils sont les seuls, ou les rares, à disposer de telles images au point d’organiser des vernissages sur ce « trésor immatériel ». Tellement magiques les tresses au point que nombre de grandes stars, hommes ou femmes, ont pensé adopter ce look qui fascine leurs fans et les distingue d’entre tous.

L’arrivée en Afrique noire de la télévision, l’explosion des studios de photo, et la présence des journaux et magazines  dans les foyers a bouleversé les habitudes. À partir des années 1970, l’engouement des hommes et des femmes pour des personnages de films ou de magazines a été tel que tous se sont lancés dans une espèce de rivalité, disons de compétition, soutenue par la publicité pour divers produits cosmétiques : savons, eaux de toilette, laits de beauté, etc.

suki-ya-maboko-1

Le nec le plus ultra, ce sont les images placées sur les emballages desdits produits ou celles des grandes stars retransmises à la télévision : jolis cheveux tombant sur le dos, belle peau bronzée, dents blanches… Dans cette myriade d’images, encore en noir et blanc certes, la femme Kongo n’a retenu que celle des cheveux longs et lisses et celle d’une peau de rêve véhiculée par des mannequins. Commencent alors le phénomène de perruque et de dépigmentation, donc de consommation des produits qui transfigurent, et l’adoption d’une culture venue d’ailleurs. Encore timide à l’époque, la tendance a été accentuée avec l’explosion des médias, le règne de la pub, la chute des barrières qui favorisent le mouvement des personnes d’un pays à un autre et d’un continent à un autre.

Le port de pagne, les tresses de cheveux  font partie de la culture Kongo. Les produits dépigmentés cause des dégâts 

Lire la suite...

Partager sur : Partager